mer 27 octobre 2021 - 13:10

Suprême Conseil de France (SCDF) et les Organisations Écossaises amies ont décerné les Prix de thèse et accessits

Mardi 21 septembre 2021, le Suprême Conseil de France (SCDF) et les Organisations Écossaises amies ont décerné les Prix de thèse et accessits pour les années 2020 et 2021, lors d’une cérémonie qui s’est tenue dans le Grand Temple de la Grande Loge de France (temple Pierre-Brossolette), qu’une nombreuse assistance avait très largement rempli, la cérémonie de l’an dernier n’ayant pu être organisée en raison des restrictions sanitaires.

En voici les lauréats :

Suprême Conseil de France

Prix de thèse 2020

à Madame Angélique Ferrand pour sa thèse de doctorat en histoire de l’art sur « Du zodiaque et des hommes. Temps, espace, éternité dans les édifices de culte entre le IVe et le XIIIe siècle » (Université de Bourgogne Franche-Comté, 2017).

Prix de thèse 2021

à M. Florian Audureau pour sa thèse de doctorat en histoire et sémiologie du texte et de l’image sur « Le ciel et ses puissances dans les rituels magiques d’époque romaine » (Université Paris-Diderot, 2020)

Accessit 2020

à Madame Barbara Otal pour sa thèse de doctorat en littérature américaine sur « L’âme divisée : interconnexion des notions de temps, de mort et de destinée dans l’œuvre d’Edgar Allan Poe » (Université de Bordeaux-Montaigne, 2018).

Accessits 2021 ex-aequo

à Mme Judith Langendorff pour sa thèse de doctorat en études cinématographiques et audioviduelles sur « Le nocturne comme catégorie esthétique en photographie et cinéma contemporain » (Université Sorbonne-Nouvelle, 2018).

à M. Gianmarco Minesi pour sa thèse de doctorat en philosophie sur « Dialectique et mathématique dans le Parménide de Platon » (Sorbonne Université, 2018).

Grande Loge de France

Accessit 2020

à Monsieur Anthony De Araujo Rousset pour sa thèse de doctorat en philosophie sur « Figures françaises de Dante : un mythe romantique » (Université Jean-Moulin Lyon-III, 2018).

Accessits 2021 ex-aequo

à Mme Lucile Roche pour sa thèse de doctorat en histoire de l’art moderne sur « L’ombre de Dieu : représenter la Création du monde en France (1610-1789) » (Université Paris-1 Sorbonne, 2018).

à Mme Mercè Prats pour sa thèse de doctorat en histoire sur « Le teilhardisme : réception, adoption et travestissement de la pensée de Teilhard de Chardin, à la croisée des sciences et de la foi, au cœur des “Trente Glorieuses” en France (1955-1968) » (Université de Reims-Champagne-Ardenne, 2019).

Suprême Conseil Féminin de France

Accessit 2020

Madame Aurélie Tsakas pour sa thèse de doctorat en Langue et littérature française

« Les essais de Montaigne : un exercice spirituel ? » (Université d’Aix Marseille, 2018).

Accessit 2021

Madame Audrey Pennel pour sa thèse de doctorat en histoire de l’Art sur « Femme et dame de courtoisie dans les manuscrits enluminés en France aux XIVe et XVe siècles » (Université Bourgogne Franche-Comté, 2019).

Suprême Conseil de Belgique

Accessit 2020

Madame Helena Canadas Salvador pour sa thèse de doctorat en Sciences de l’art : « Visions de l’âme : du sublime et du « numineux » dans l’œuvre de Mark Rothko » (Université Paris-Nanterre et Universitat Pompeu Fabra de Barcelone, 2017).

Accessit 2021

M. Francis Lacroix pour sa thèse de doctorat en philosophie, textes et savoirs sur « Plotin. Traité 6 (IV 8) Sur la descente de l’âme dans les corps : introduction, traduction et commentaire » (Université Laval à Québec et EPHE Paris, 2019).

Suprême Conseil des cultures et de la spiritualité

Accessit 2020

Madame Anne-Clothide Bossenec-Méaudre pour sa thèse de doctorat en philosophie : « De la vanité à la sagesse : introduction à la traduction du commentaire sur l’ecclésiaste de Saint Bonaventure » (Sorbonne Université, 2019).

Accessit 2021

Madame Perrine Rodrigues pour sa thèse de doctorat en histoire sur « Le discours des vices et des vertus aux époques carolingiennes et ottonienne. De l’écrit à l’image (IXe-XIe siècles) » (Université Jean-Moulin Lyon-III, 2018).

Depuis 2017, le Suprême Conseil de France remet des prix à des thèses de doctorat dont la nature ou les effets peuvent stimuler, dans l’enseignement supérieur, la recherche autour des valeurs illustrées par le Rite Écossais Ancien et Accepté.

Comme le palmarès l’indique, le Suprême Conseil de France est accompagné par quatre puissances maçonniques écossaises qui remettent chacune un ou plusieurs accessits.

Les thèses primées couvrent de multiples champs de recherches, s’étendant de la philosophie à l’histoire et de l’histoire de l’art à la littérature, aux époques et aux lieux les plus divers ; elles témoignent de la volonté de saluer des travaux qui contribuent, par la variété de leurs sujets et de leurs méthodes, comme par celle de leurs styles et de leurs inspirations, à approfondir et à renouveler des approches exigeantes éclairant l’humanisme qui nourrit la recherche académique à son niveau le plus élevé. C’est ce que veut ainsi encourager, à la rencontre de ses propres valeurs, la Franc-maçonnerie définie comme un Ordre initiatique traditionnel et universel fondé sur la Fraternité, dans le droit fil du Rite Écossais Ancien et Accepté, le plus pratiqué sur la planète.

Dans un monde trop souvent prompt à considérer la franc-maçonnerie comme une force obscure, ces prix et accessits n’ont pas immédiatement reçu le chaleureux accueil qu’ils obtiennent aujourd’hui, au sein d’une communauté universitaire qui manque, elle aussi désormais, d’une pleine reconnaissance, dans une société dominée par des réactions à courte vue et des intérêts étroits, soit dit pudiquement.

L’athmosphère solennelle, certes, mais tout aussi bien emprunte d’humour et de complicité, qui a marqué la cérémonie, a réjoui une assistance nombreuse qui mesure de plus en plus les enjeux communs de toutes les recherches approfondies, qu’elles soient menées dans un cadre initiatique ou dans un cadre universitaire. L’afflux spontané des travaux signalés à l’attention de ce Prix le manifeste chaque année davantage. Il est donc heureux de constater que ce Prix occupe une place légitime dans le panorama des distinctions.

Christian Roblin
Christian Roblin est directeur de la rédaction de 450.fm. Il a exercé, pendant trente ans, des fonctions de direction générale dans le secteur culturel (édition, presse, galerie d’art). Après avoir dirigé la rédaction du Journal de la Grande Loge de France pendant, au total, une quinzaine d'années, il est aujourd'hui président du Collège maçonnique, association culturelle regroupant l’Académie maçonnique et l’Université maçonnique. Son activité au sein de 450.fm est strictement personnelle et indépendante de ses autres engagements.

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2 Commentaires

  1. Concernant la thèse de Mme Angélique Ferrand “Du Zodiaque et des hommes : temps, espace, éternité dans les édifices de culte entre le IVe et le XIIIe siècle”, prix de thèse 2020 du Suprême Conseil de France, en voiic le résumé sur le site du serveur TEL (thèses-en-ligne) :
    “Cette thèse porte sur la question de la figuration des signes du Zodiaque entre Antiquité et Moyen Âge et en particulier dans les églises entre le XIe et le XIIIe siècle. Le cœur de cette thèse est l’analyse d’un corpus de 260 occurrences des signes du Zodiaque et Occupations des mois, qu’ils soient associés ou non, au sein de la décoration ecclésiale entre le XIe siècle et la fin du XIIIe siècle. Cette période correspond à la « renaissance » et à l’essor de la figuration du Zodiaque dans un tel contexte. L’étude est organisée en trois parties. La première est consacrée à l’historiographie, à la présentation du corpus réuni, puis aux origines, réappropriations et transmissions de la tradition zodiacale entre Antiquité et Moyen Âge. La deuxième partie envisage la répartition du Zodiaque dans l’édifice ecclésial. Sa place dans le décor extérieur et en lien avec le thème de la Porta coeli est discutée avant de passer à sa place dans la structuration du décor intérieur. Du sol à la voûte en passant par les chapiteaux, piliers et arcs, la distribution des signes du Zodiaque dans l’espace ecclésial est analysée au regard des dynamiques liées aux notions de transitus et d’iter et à une certaine polarisation du lieu ecclésial. La troisième partie commence par aborder les enjeux de la figuration des signes zodiacaux dans leurs rapports dynamiques avec les Occupations des mois. Ensuite, la re-sémantisation chrétienne de chacun des signes du Zodiaque est observée grâce à une mise en série des occurrences du corpus. Enfin, l’ensemble se conclut par une approche synthétique mettant en lumière les articulations entre ciel et terre traduites par le biais des signes zodiacaux et leur pendant mensuel/terrestre. Leur insertion dans un contexte iconographique plus large lié à l’histoire chrétienne et selon une perspective eschatologique est considérée afin de montrer que les signes du Zodiaque sont comme des opérateurs entre terre et ciel, à la fois dans le lieu ecclésial tendu vers son modèle céleste et dans un contexte iconographique articulant charnel et spirituel, humain et divin.”

  2. Quant au prix 2021 de M. Florian Audureau, en voici le résumé
    À la fin de l’Antiquité, en un temps marqué par la recomposition du religieux et par
    d’intenses interactions culturelles en Méditerranée, astrologie, magie et philosophie entretiennent
    des rapports étroits, et parfois confus. À ce titre, le corpus des Papyri Graecae
    Magicae (PGM) permet d’étudier comment l’univers céleste et les dieux du ciel
    sont intégrés à des dispositifs rituels. Menée dans la perspective combinée de l’histoire
    des religions, de l’histoire des savoirs et de l’anthropologie des rituels, l’analyse montre
    que les pratiques religieuses « magiques » sont peu perméables au paradigme conceptuel
    de l’astrologie hellénistique mais qu’elles peuvent néanmoins en exploiter les outils
    de manière ponctuelle, une fois reformulé leur mode d’emploi en conformité avec les
    techniques « magiques ». En outre, l’écriture des rituels comprend des transformations
    notables qui donnent à des procédures divinatoires de nouvelles orientations religieuses
    et en font, avec la théurgie néoplatonicienne, des témoins importants pour documenter
    la mise en place d’un imaginaire de la « mystique ». L’univers du « magicien » apparaît
    donc comme un monde en soi, connecté aux anciennes cosmologies comme à l’évolution
    intellectuelle contemporaine.”
    J’aimerai bien savoir si des éditeurs vont publiés tant le prix 2020 que celui-ci…
    Ce sont des sujets qui ne peuvent que nous enrichir.
    Merci et bravo au SCDF d’avoir récompensé des deux thésards !

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