
La Franc-maçonnerie demain : Réussir vraiment à embrasser, dès les parvis
La Sœur Zélande, arrive sur les parvis. Une dizaine de maçons bavardent. Et Zélande, tout sourire, agite la main et clame à tout vent : « Bonsoir tout le monde ! ». Puis elle se dirige vers Marie-Désiré qu’elle aime bien. Et les bévues continuent ! Elle lui claque, dans le vide, trois baisers secs. Ce n’est pas tout ! Car elle est affectueuse, Zélande !
Voici Aïcha qui se retourne tout sourire vers elle. Cela mérite bien une accolade furtive, un bras autour des épaules, surtout sans trop appuyer ; de petites tapes de ci de là ; résultat : Zélande se sent bien accueillie. La tenue peut commencer Et bien pas du tout, ma Sœur ; Tu « embrasses » comme la majorité le faisait en 2025. La si triste accolade ! Il faut revoir tout ça car le corps parle très fort et tu l’as oublié. Ce faisant tu n’es pas bien prête pour la Tenue. Car justement elle commence sur les parvis !
Embrasser, c’est toucher
Toucher physiquement l’autre pour le toucher dans son cœur. Mais pas n’importe où et n’importe comment. Observons maintenant cette promesse d’affection échangée grâce à des gestes soigneux. Voici Maldoror et Isidore. D’abord, ils serrent leur corps l’un contre l’autre. Ça ce n’est pas venu tout seul pour Isidore, gêné par le contact des bas-ventres. Mais ça y est, il a pigé. Puis ils s’enlacent avec un bras sur l’épaule de l’autre. Ils soulignent bien la pression. C’est essentiel pour ressentir la protection affectueuse. Enfin ils s’embrassent les joues trois fois chacun. Pour de vrai ; Pas de petit frôlement en fantômes de lèvres sur les pommettes figées. Par leur étreinte fraternelle Maldoror et isidore sont dès lors plus proches Oh ce n’est pas par les mots ; ils le ressentent physiquement sans s’en douter !
L’enfant nait par la peau touchée.
Toute initiation, sous la mise en scène de son époque – les symboles, les mythes, les rites- bégaie depuis la nuit des temps, l’aventure initiale : le ventre et sa sortie. La revivre es le point d’éclosion quantique de la vie. Et cela commence par le corps tiré aujourd’hui de sa couveuse électronique. Avant c’était l’expulsion brutale ; aujourd’hui c’est l’accueil par le toucher des mains du naisseur. Mais, dans les deux cas le toucher qui diffuse le bien-être au petit corps.
Les embrassades sur les parvis sont les conditions indispensables pour tous. Ils, elles entrent en état inconscient et bien réel d’affection fraternelle partagée.
Zélande, ma Sœur, tu arrives sur les parvis – ta renaissance commence : embrasse., embrasse, embrasse ; Tu te sentiras confusément nouvelle, Zélande !
(VIDEO) Mélusine, une fée féministe
De notre confrère France-Culture
Mi-femme, mi-serpent, la fée Mélusine a traversé les siècles pour devenir une figure féministe. Le mythe qui l’entoure a même fait d’elle un personnage merveilleux, dont d’illustres familles européennes se réclament encore aujourd’hui. Joanna Pavleski s’y est intéressée dans le cadre de sa thèse de littérature médiévale, elle nous conte la légende de la fée Mélusine.
Mélusine est un personnage féminin légendaire anguipède du Poitou, d’Alsace, de Lorraine, de Champagne, du Luxembourg et d’Allemagne souvent vue comme fée, et issue des contes populaires et chevaleresques du Moyen Âge. En France, elle peut se retrouver sous les noms de Merlusse (Vosges), Mère Lousine (Côte d’Or), Merluisaine (Champagne)… : ce nom renvoie plusieurs grands thèmes légendaires, comme par exemple la nymphe des eaux, l’être de terroir, le génie qui habite un certain lieu, le succube qui vient du monde diabolique s’unir charnellement avec un homme, l’annonciatrice de mort, la vouivre ou encore la sirène.
Très ancienne, elle est pour les mythologues la « mater lucina » romaine qui présidait aux naissances, ou une divinité celte, protectrice de la Font-de-Sé (fontaine de la soif). Il pourrait également s’agir de la Lyké des Grecs, de la Mélugina des Ligures ou de la Milouziena des Scythes, dont le peuple serait issu d’Héraclès et d’Échidna, elle-même a une queue de serpent et des ailes de chauve-souris. Les Scythes dits « Taïfales » auraient en effet pris pied avec l’armée romaine dans le Poitou où ils auraient fondé la ville de Tiffauges. Pour les Gaulois, elle serait plutôt une sorte de Parque du nom de Mélicine (la tisseuse), d’où le thème de la destinée, très présent dans le mythe de Mélusine.
L’une des évocations les plus anciennes de la figure de Mélusine nous vient de Walter Map (né aux alentours de 1140 ; † entre 1208 et 1210). Dans son livre De nugis curialium (Contes pour les gens de cour), on trouve aux côtés de contes d’origine celtique un dit nommé Henno cum dentibus (Henno à la dent) qui rapporte la rencontre d’Henno avec Mélusine qui devient son épouse. La mère de Henno surprend le secret de Mélusine qui se transforme en dragon quand elle se baigne.
Gervais de Tilbury développe dans Otia imperialia (Le Livre des merveilles)3 le thème de Mélusine qui apparaît dans une vision médiévale du monde. Le texte est daté de 1211/14, et est dédicacé à Otton IV du Saint-Empire.
Son histoire est immortalisée en prose par Jean d’Arras, dans son roman Mélusine ou la noble histoire des Lusignan qu’il offrit le 7 août 1393 au duc Jean de Berry, frère du roi Charles V et à sa sœur Marie de France, duchesse de Bar. Vers 1401, la légende est à nouveau contée, en vers cette fois, par Couldrette, dans son Roman de Mélusine qu’il écrivit pour Jean II de Parthenay-l’Archevêque, sire de Parthenay. En 1698, François Nodot propose une adaptation du roman d’Arras. On trouve aussi une évocation de Mélusine dans Les Très Riches Heures du duc de Berry (mois de mars). Mais l’histoire de Mélusine est bien plus ancienne : la littérature latine du xiie, xiiie siècle produisait déjà des contes se rapportant à une fée semblable à Mélusine. Pierre de Bressuire, prieur à l’abbaye Saint-Éloi et secrétaire de Jean II le Bon, écrivait au début du xive siècle, dans son Reductorium Morale, une histoire similaire à celle de Mélusine bien que la fée du conte ne soit pas nommée.
Pour allez plus loin…
Qui est la fée MÉLUSINE ? (France Culture, 1997) Durée : 2:20
(VIDEO) À Louxor, l’Égypte inaugure son musée « à ciel ouvert » lors une cérémonie grandiose
De notre confrère huffingtonpost.fr
Les temples et les sphinx de Karnac rénovés ont fait l’objet d’une inauguration magnifique, après que la crise sanitaire a beaucoup affecté le tourisme égyptien.
Vieux de 3500 ans, les centaines de sphinx à tête de bélier et corps de lion de Louxor ont retrouvé une nouvelle jeunesse sur l’allée qui mène au temple de Karnak, dans le sud de l’Égypte.
Jeudi 25 novembre au soir, lors d’une cérémonie grandiose dont l’Égypte du président al-Sissi est friande, le chef de l’État a inauguré l’allée de statues rénovées qui mène au temple du dieu Amon, l’une des principales divinités du panthéon égyptien.
L’objectif, assure le ministère du Tourisme, est de faire des lieux “un musée à ciel ouvert” dans un pays où le secteur touristique emploie deux millions d’Égyptiens et génère plus de 10% du PIB.
“La grande allée avec plein des statues”
La procession pour la réouverture de la route qui court sur trois kilomètres, du temple de Karnak à celui de la Thèbes antique -capitale de l’Égypte au Moyen et au Nouvel Empire et ville du dieu Amon- comprenait une reconstitution de l’ancien festival d’Opet, où des statues de divinités thébaines défilaient chaque année à l’époque du Nouvel Empire pour célébrer la fertilité et la crue du Nil. Des chars pharaoniques et plus de 400 jeunes artistes vêtus de costumes pharaoniques ont défilé le long de l’avenue.
Vieille de 3400 ans, cette allée également connue sous le nom de route des béliers ou d’avenue des sphinx, est bordée de centaines de sphinx à tête de bélier ou d’homme, bien qu’au fil des ans, beaucoup aient été érodés ou détruits. Elle a fait l’objet de plusieurs efforts de restauration depuis sa découverte en 1949, et le dernier a commencé en 2017.
Suite de l’article et photos sur huffingtonpost.fr

temple des Ramsès à Louxor
(VIDEO) Cartomancie et Franc-Maçonnerie
Explorez une nouvelle facette de l’univers des cartes à jouer. Partez à la rencontre avec Pierre Mollier, historien, spécialiste de l’histoire de la franc-maçonnerie et Directeur du Musée de la Franc-Maçonnerie du Grand Orient de France. Pierre Mollier a étudié l’imagerie symbolique. Il raconte les relations étroites et histoires communes entre la Franc-Maçonnerie et la cartomancie.
De l’esprit et de la lettre
Le politiquement correct militant, ça commence à devenir vraiment n’importe quoi. J’en veux pour preuve le fait que nous commençons à utiliser des expressions douteuses pour ne pas risquer de heurter la sensibilité des uns et des autres et ce au détriment de l’intelligence.
Bon, je ne vais pas m’étendre sur l’entrée du pronom iel et de son pluriel iels dans la nouvelle édition du Petit Robert (que je propose de renommer Petit.e Robert.e pour rester dans l’air du temps). Je me demande juste comment on va l’accorder pour rester dans les règles usuelles du français…
Le principe du langage est de nommer les choses : chaque « objet » a un « nom » bien précis auquel il se rapporte. Prenons un exemple : le chat. Le terme général renvoie à l’espèce Felix sylvestris, le félin que nous connaissons et qui conspire pour nous grand-remplacer. Le chat qui m’a fait l’aumône de sa maison a un nom précis : Pépette. Il est un représentant de l’espèce féline. De la même manière, le chat de ma sœur, Rantanplan (le chat, pas ma soeur), est d’une espèce différente, mais reste un chat. Nous avons donc un concept : le chat. Le mot chat est un signifiant, et Pépette et Rantanplan sont deux signifiants qui ramènent la réalité de nos chats respectifs. En revanche, le signifié ramène au concept du chat. Il faut bien comprendre que le rapport entre le signifiant (le mot chat) et le signifié (l’immonde bestiole à poils longs qui se jette sur mon piano la nuit ou bouffe mes maquettes Gundam ou la peluche vivante qui n’a pas compris le principe de chatière) est purement arbitraire. Le signifié peut avoir plusieurs signifiants et réciproquement. C’est ainsi que fonctionne le langage : un signe a des signifiants et des signifiés, le rapport entre les deux étant purement arbitraire mais accepté par tous pour une meilleure compréhension et surtout pour une meilleure transmission.
Concernant le symbole, c’est un peu différent : le lien entre signifiant et signifié est motivé, mais le signifiant et le signifié se rapportent à une idée, et non un concept.
Ainsi, le concept de chat ramène bien à la bestiole qui fait miaou, mais la figure du chat symbolise bien des choses : grâce, douceur, discrétion, malhonnêteté, chapardage élégant etc. Le lien entre signifiant et signifié dans la portée symbolique est motivé par l’idée que je me fais du chat : sale bête mais pourtant fascinante. Pour le reste, je vous invite à consulter les cours et travaux de Mme Céline Bryon-Portet, professeur des universités exerçant à l’Université Paul Valéry de Montpellier.
Ce rappel théorique étant fait, j’en arrive au coeur du problème dans le langage aujourd’hui, et les actions de militants aux motivations douteuses : depuis quand ne doit-on plus dire femme enceinte mais personne enceinte, et surtout depuis quand doit-on parler de personne sexisée pour parler des femmes ?
Premièrement, l’adjectif (ou le participe passé, ce n’est pas clair) sexisé n’existe pas. Je suppose qu’il doit avoir le même genre de sens que le terme racisé et renvoyer à ce qui n’est pas un épouvantable mâle blanc dominant. On est racisé dès lors qu’on n’est pas un homme urbain, bourgeois, occidental. Et donc je suppose qu’on est sexisé dès qu’on n’est pas un homme hétérosexuel, cisgenre, non binaire, typé occidental (les circonlocutions, ça rallonge les textes, dommage que je ne sois pas payé à la ligne, je ferais fortune).
Vous me pardonnerez ma conception basique et binaire du langage, mais il me semble qu’on est homme ou femme, avec de subtiles nuances entre les deux, certes, mais qu’on n’est pas homme ou sexisé.
Si j’en reviens à ma construction de langage, le concept de femme et les signifié et signifiant associés sont rendus invisibles dans le langage engagé des militant.e.s divers.e.s et varié.e.s. Autrement dit, au nom de leurs convictions pour je ne sais quelle minorité, ils sont prêts à rendre les femmes invisibles. J’étais déjà perplexe avec l’emploi de l’expression « personne enceinte » en lieu et place de femme enceinte, mais avec l’emploi de ce nouveau mot, sexisé, j’ai l’impression qu’on atteint un nouveau palier. En tout cas, cette expression montre bien une chose : la volonté claire par des militants de faire disparaître les femmes en les faisant disparaître du langage.
Dans les années 1990, l’humoriste Guy Bedos se moquait déjà de cette tendance au politiquement correct avec son célèbre : « Il n’y a plus de cons, il n’y a plus que des mal-comprenants ». Trente ans plus tard, il n’y a plus de femmes, il y a des personnes enceintes et des personnes sexisées…
Nous autres Francs-maçons, du moins ceux qui ne sont pas fourvoyés avec leurs Mauvais Compagnons ou dans la pseudo-Régularité, sommes supposés défendre une certaine idée de l’universalisme, même ceux de mon obédience, pourtant monogenre. Mais j’attends le moment où nous devrons parler de Grande Loge Sexisée de France ou de Grande Loge Mâle Blanche Dominante Non-mixte sexisée de France… Ou sur le frontispice de l’ancien hôtel de Maria Deraismes, devra-t-on écrire en lieu et place de la devise du frontispice :« Dans l’humanité, la femme a les mêmes devoirs que l’homme. Elle doit avoir les mêmes droits dans la famille et la société » une nouvelle devise comme « Dans l’humanité, la personne sexisé.e a les mêmes devoirs que le mâle dominant cisgenre du système patriarcal. Iel doit avoir les mêmes droits dans le groupe familial à tendance cogénétique et le système patriarcal. ».
S’il faut chercher l’esprit derrière la lettre, je dirais qu’il se trouve dans ce paradigme une trop grande sophistication du langage pour être honnête. Pire, cette formulation est univoque et ne laisse plus aucune place à l’interprétation, empêchant le lecteur d’exprimer sa subjectivité en le privant de la possibilité d’interpréter le texte.
Cette trop grande sophistication est également factrice de chaos, celui-ci prenant naissance dans une trop grande quantité d’information. Le problème est qu’il en résulte une pensée confuse et un langage aussi illisible qu’inintelligible. Et même si cette confusion doit en satisfaire certains, il n’est pas sûr qu’elle serve la cause des vrais opprimés (qu’elle rend invisibles en les noyant dans ce gloubiboulga linguistique).
Certes, nous autres Maçons savons épeler, mais dans le monde profane, il est mieux d’avoir des textes clairs, non ? Et nous attachons aussi une grande importance à la portée symbolique d’un texte. C’est cette lecture du symbole qui permet une certaine autonomie d’interprétation (et qui permet la visibilité de tous dans l’interprétation du lecteur). Retirer la portée symbolique d’un texte, le réduire à une simple dimension littérale en en retirant les portées culturelles ou subjectives, c’est tuer l’esprit derrière la lettre. Et ça, pour un Franc-maçon, c’est inadmissible.
Bon, sur ce, je vous laisse, je vais préparer ma réunion bi-mensuelle en non-mixité sexisée, on va justement parler de choses consensuelles comme l’universalisme et je sens que je n’ai pas fini de rigoler.
Je vous embrasse.
Tragédie des croyances communes : perte de rationalité et anti-Lumières
Des études sociologiques ont montré que dans les groupes les opinions professées et les arguments support ont tendance à s’aligner : c’est la tragédie des croyances communes . Elle est une composante du post-modernisme qui cherche à détruire les Lumières.
Connais ton ennemi et tu pourras le vaincre : sous-cultures, boucs émissaires, certains rites de passage…
Pour ceux qui n’en sont pas convaincus, et pourtant Freud a fait une belle carrière grâce à ça, il faut savoir que des tests l’ont désormais démontré : notre désir nous gouverne, et notre cortex sera le fidèle serviteur de nos envies, calculant probabilités, fournissant des prétextes et justifications. C’est cette dernière fonctionnalité du cortex qui me fait dire que la raison n’est pas exclue de la salle de commandement.
Dans quelques cas idéaux il naît du dialogue un gagnant-gagnant différent de l’expression initiale du désir. Mais ça peut aussi se compliquer lorsque, en cours de dialogue, il faut « peser » l’importance d’un élément et que les deux parties ont des valeurs morales différentes. Il peut s’agir d’interversions sur l’échelle des valeurs (exemple : en matière d’écologie, le souci du bien-être collectif à l’échelon de la planète prime l’autonomie individuelle…ou l’inverse »).
Un autre cas fréquent, hélas, plusieurs divergences proviennent de notre liste personnelle de boucs émissaires : multinationales cyniques, banquiers cupides, fonctionnaires bureaucrates, politiciens menteurs, complotistes incultes qui « la ramènent », juifs etc.
On observe la formation de groupes de pensée avec une certaine homogénéité, en fait ce qu’aux US on a pu nommer « sous-cultures » (des courants de pensée, quoi), par exemple la sous-culture progressiste et laïque d’une part, et la sous-culture religieuse et conservatrice d’autre part. En observant les foules enfiévrées dans un meeting politique, on constate que l’intérêt de la vérité disparaît très vite au profit des aspects identitaires : c’est le triomphe de l’expression de soi sur la recherche de la vérité. Notre cœur maçonnique saigne !
Les théoriciens ont nommé ce phénomène d’alignement des opinions et arguments « tragédie des croyances communes ». Bien sûr les taux d’occurrence faiblissent à mesure que le niveau d’instruction des personnes concernées augmente : obtenir qu’un intello s’aligne sur une proposition toute faite n’est pas facile ; une meilleure maîtrise des notions statistiques suffit déjà à hausser la qualité des réponses. Mais ce n’est visiblement pas le seul paramètre en jeu.
Aux USA on a nommé « seconde culture » la sphère professionnelle que nous nommerions « littéraire », incluant la philosophie, la sociologie, la politique, le journalisme, etc. Dans ce monde, les membres se sont dans leur cursus peu frottés à la dureté des lois physiques de l’univers ; il n’est donc pas étonnant que « tout est possible » figure dans leur vocabulaire, ce qui peut faire prendre des positions anti-science baignées de « yaka » . De plus, il faut reconnaître que les écrivains occupaient partout jusqu’au début du 20e siècle la place la plus médiatique dans le cercle des intellectuels. Ce ne serait pas fort éthique, mais ce serait compréhensible que certains rêvent en douce de voir certains scientifiques tomber de leur piédestal.
Bref retenons que des groupes sous-culturels s’affrontent « pour avoir raison ». Nous avons tous eu un ami qui brusquement s’est mis à prendre une position anti-Lumières ( ou post-moderniste ), sur base de quelques éléments (vite démontés comme manipulés) afin d’aller dans le sens de la thèse désirée. Personnellement, les revirements de ces personnes me laissent profondément perplexe. Comment les expliquer ?
Un indice nous est constitué par les effets bénéfiques fournis par les religions à leurs ouailles, et en particulier l’effet anxiolytique de l’angoisse de mort.
En étudiant ces phénomènes le juriste américain Dan Kahan est arrivé à une conclusion surprenante.
Il rappelle qu’il existe une seconde angoisse qui taraude l’humain : c’est l’exclusion du groupe, laquelle au temps jadis menait à la mort. En faisant passer un test d’irrationalité à des personnes de divers niveaux intellectuels, il lui est apparu que les plus obtuses des réponses d’un groupe sous-culturel étaient fournies par les participants au niveau le plus sophistiqué….et le schéma était identique chez les penseurs de gauche comme chez ceux de droite.
Petite parenthèse en passant : le chercheur a avec ses équipes analysé la justesse de prédiction d’événements possibles à moyen terme dans l’espace public. Le résultat fut que les commentateurs idéologues, tant de gauche comme de droite, ont obtenu le plus mauvais score de tout le panel. Les meilleurs scores de prédiction furent obtenus chez les nerds ou geeks , peu farcis d’idées préconçues mais costauds en statistiques et interrogation de bases de données, et à l‘écoute de tous les avis.
Mais revenons à nos moutons frappés de croyances communes . Les sous-cultures, ce sont donc des groupes qui pratiquent un corpus de croyances soutenu par un argumentaire, et/ou un narratif. On adore qu’on nous raconte des histoires, ça nous endort ou, plus exactement, cela endort notre crainte d’être éjecté du groupe.
Les rites de passage, vous connaissez ? Eh bien cela existe aussi dans les sous-cultures. Pour être admis, le postulant doit réussir une épreuve. Comme on sait bien qu’avec un niveau d’instruction croissant on tient de plus en plus à la vérité, on soumettra le candidat intello au test de défendre dans l’espace public un truc gros comme une maison. Une fois le candidat membre du groupe, il recherchera et consommera, comme les autres, des nouvelles qui viendront renforcer/exacerber ce qu’ils ressentent comme fans du groupe, et non plus pour étayer plus leur opinion. C’est ce qu’on appelle aux US faire des mensonges solidaires ( blue lies ).
L’ennemi de la raison dans l’espace public n’est donc pas exactement la prolifération des fake news, mais plutôt la conjugaison des forces dans les sous-cultures, religieuses ou idéologiques. La mauvaise nouvelle est que le débordement de testostérone impliqué par les croyances communes et leurs spirales aggravantes mène aussi les membres de ces groupes à participer plus nombreux que les autres aux élections… populistes en vue.
Bon, tout n’est pas perdu, notamment grâce aux efforts héroïques de la franc-maçonnerie ; foin de blagues, le nombre d’athées et des rationalistes ( Bronner, Pinker, Dennett, et plein de scientifiques ) est en expansion dans le monde, et des membres des obédiences traditionnelles supportent aussi l’humanisme. Il existe quelques autres éléments positifs dans les réflexes de l’habitant moyen de nos pays occidentaux : par exemple, pas mal de journalistes n’acceptent une dépêche que lorsqu’elle est accompagnée du fact-checking adéquat .
On compte sur vous pour porter nos valeurs dans la société civile !
La Kabbale IV – La Guématrie, une mystique des nombres
Du grec Guematria (mot résultant de la contraction de geometria et grammametria), la guématrie est une méthode d’interprétation de la Torah ; elle s’appuie sur une propriété remarquable de l’alphabet hébreu, l’attribution d’une valeur numérique à toute lettre. Son emploi ne se limite pas à l’alphabet hébreu, puisque Chinois, Arabes et Grecs connaissaient et utilisaient également cette technique. Ils étudiaient déjà le sens des mots en considérant la valeur numérique des lettres qui les composent. Cette méthode a été introduite en Israël sous le nom de Guématria à l’époque du troisième Temple, dit Temple d’Hérode (dont la construction a débuté vers l’année 20 av. J.-C. et s’étendit sur plus de 80 ans). Ce procédé fut appliqué par les grecs sous le nom d’isopséphie et par les musulmans sous celui de Hisab al Jurnal.
Pour la kabbale, l’équivalence des lettres à des nombres obéit à des règles précises. Ainsi aux 9 premières lettres de l’alphabet hébreu sont attribués les neuf (9) premiers nombres, aux 9 suivantes les dizaines et aux quatre dernières les centaines. Cela permet, par un jeu des chiffres et des lettres, de trouver des congruences sémantiques entre des mots écrits avec des lettres dont la somme mathématique est la même.Si deux mots ont la même valeur numérique, simple résultat de l’addition de la valeur des lettres qui les composent, l’un pourra se substituer à l’autre afin de donner un autre sens à une phrase de la Torah.

Comme l’explique Éric Daniel El-Baze, le pluriel du mot guématrie (guématrioth) ne fut pas choisi au hasard, il était déjà gravé de façon cachée dans le verset Deut. 32, 46-47: Moïse y exhorte les hébreux à étudier les Lois de la Thora : «car ce n’est pas pour vous chose indifférente, c’est votre existence même» ; ki lo-davar req hou mikem. Cette phrase a la même valeur numérique 679 que le mot «Guématrioth» (גימטריאות). Quant au nombre réduit du mot «Guématrioth», égal à 22 (6+7+9), il dévoile et contient l’Essence même des 22 lettres de la Création
Prenons quelques exemples.
– Le Sefer Yetsira est le premier texte dans l’histoire de la pensée à avoir fait l’hypothèse que le monde s’explique comme une langue. Il dit clairement que le monde est structuré comme un langage. Voyons cela avec le mot «mère» en hébreu, (אִמָא) «ima», qui se décompose en «im» et «ma». «Im», équivalent de «Mi» en guématrie, nous pouvons dire que le mot mère en hébreu est fait des questions qui («mi» qui renvoie au sujet) sur quoi («ma» qui renvoie à l’objet). Ima, le «qui-quoi?» est le rapport interrogatif du sujet à l’objet. Le mot mère, en hébreu, est donc le lieu fondamental du questionnement sur l’origine et du rapport de l’homme au monde.
– Le mot «Mère» qui s’écrit aussi em (aleph, mem) vaut 41 et le mot «père» qui s’écrit ab (prononcé av, aleph, beth), vaut 3. Ce qui est intéressant, c’est que le mot «enfant», yeled, s’écrivant yod, lamed, daleth (דלי), équivaut par la somme de ses lettres (10+30+4) à 44. La mère ET le père, ensemble (41 +3), structurent le mot «enfant»
– Le mot de substitution utilisé pour remplacer le Nom imprononçable (le tétragramme), Adon, a la même valeur guématrique réduite que «Passer sous silence» (272+817 = 1089) = 9 ; Adon : Aleph+daleth+vav+noun final (אדון) = 1+4+6+700 = 711 en valeur réduite 9.
– En culture algébraïque le nom se dit chems’écrit chin, mèm, (שם) avec shin =300 et mèm = 40. Pour atteindre le nom (des choses ou de vous-mêmes, le nom qui fait exister) il faut parcourir 260 en guématrie différentielle, cela s’écrit samekh, rech (סר , 60 + 200) et peut se lire sarqui signifie écart, révolte, détournement. Le cœur du nom qui fait exister la chose c’est l’aptitude à la rencontre, la capacité d’ouverture à l’événement. Pour se détourner, il faut être, en entendant toute la valeur de verbe exister, ex-istere, sortir de…
– Si, comme en guématrie simple on ne donne pas une valeur particulière aux lettres finales, Jakin (יָכִין, yod, kaph, yod, noun soit 10+20+10+50) vaut 90 ; Boaz (בֹּעַז, beth, eïn, zaïn soit 2+70+7) vaut 79. Entre les deux il y a une différence, une présence de 11. Qu’est-ce que cette présence ? La guématrie peut en apporter une réponse en regardant les énergies des trois séphiroth avec lesquelles le premier temple fut construit par Betsaléel et que l’on trouve en Exode 31,3 : «Je [dieu] l’ai rempli de l’esprit d’Élohim en sagesse, en intelligence et en savoir». On retrouve ces vertus en Hiram dans I Roi 7, 14 «rempli de sagesse, d’intelligence et de savoir». Ces trois vertus, concepts, attributs divins, types de forces, niveaux de conscience des processus à l’œuvre dans des structures vivantes, sont aussi les 3 séphiroth : Hokhmah, la sagesse, (חכםה, heith, kaph, mem, hé, soit 8+20+40+5 = 73) ; Tébouna (alias Binah), l’intelligence (תְבונה, tav, beith, vav, noun, hé soit 400+2+6+50+5 = 463) et Daath, le savoir, la connaissance (דַּעת,daleth, eïn, tav soit 4+70+400 = 474). L’ensemble des 3 vertus : 73+463+474 égale 1010 soit en réduction 11. On peut dire que ces trois vertus séparent et unissent, c’est-à-dire définissent, l’entre-deux des colonnes Jakin et Boaz.
– Il est dit que les archanges Raphaël et Gabriel, qui gardaient les portes du paradis pour que les humains n’y retournent pas[1], se déplacèrent pour soutenir les nouveaux piliers de l’entrée du Temple, Yakin et Bo’az, marquant ainsi l’accès à un nouveau paradis, celui de l’arbre des séphiroth.
Yakin (avec noun final) + Bo’az = 740 + 79 = 819, en valeur réduite = 9.
Gabriel גבריאל + Raphaël ראפאאל : en valeur pleine puis réduite (apparition, dissimulation)[2] = 73+412+510+20+11+74 = 1180 et 510+111+81+111+111+74 = 998 soit 1180+998 = 3178, en valeur réduite = 9
– De l’importance de la polysémie des sens. Une fois Dieu l’a énoncé, deux fois je l’ai entendu, Psaumes 62,12.

La racine trilitère des mots de l’hébreu contient tout une panoplie de sens d’où l’impossibilité de déterminer le sens d’un mot, en raison d’un brouillage morpho-syntaxique : la construction de la phrase peut laisser apparaître deux ou plusieurs interprétations différentes et concurrentes. L’amphibologie permet de surnommer les mots pour comprendre le dynamisme de leurs fonctions dans la réalité (existence) en sortant de leur désignation statique d’objet (être). L’amphibologie est performative, c’est comme en programmation orientée objet, ce qui fait d’un seul mot une classe (la coque sémantique) contenant la définition, les attributs et les méthodes.
Si la polysémie et l’homonymie nécessitent une interprétation pour lever l’ambiguïté des significations et la réduire à l’un des sens (l’indécence), l’amphibologie, elle, ne réduit pas à un seul sens environnemental, mais laisse la jouissance du double (ou plus) sens hyper-dialectique en produisant l’équilibre de la tension entre eux. L’amphibologie est la méthode Si la polysémie et l’homonymie nécessitent une interprétation pour lever l’ambiguïté des significations et la réduire à l’un des sens (l’indécence), l’amphibologie, elle, ne réduit pas à un seul sens environnemental, mais laisse la jouissance du double (ou plus) sens hyper-dialectique en produisant l’équilibre de la tension entre eux. L’amphibologie est la méthode essentielle pour aborder le Texte biblique hébraïque, tous les mots de cette langue, sans exception, ayant au moins une double signification. Par analogie, les différents niveaux d’interprétations des symboles ne s’excluent pas, mais se complètent ; il convient de n’en rejeter aucun (Marc-Alain Ouaknin, L’écoute à la source du texte biblique et Des amphibologies à méditer
«Les homonymes tacites constituent l’esprit des Écritures et servent de types au langage mystique de la lettre, dont les valeurs conditionnelles disparaîtront à mesure qu’on aura apprécié leurs termes correspondants» (Goulianof [Chevalier Ivan Aleksandrovitch de], Archéologie égyptienne, tome.III , p.563), cité par Frédéric Portal dans Les symboles des égyptiens comparés à ceux des hébreux, p. 129 :
Il y a «une jouissance du sens» de la Franc-maçonnerie à connaître par l’approche de ses différents rites.
Pour lire une nouvelle – que j’ai écrite – narrant l’installation des deux colonnes du Temple de Salomon avec un regard guématrique se reporter à :
[1] – Genèse 3:24 : «il chassa l’homme, et plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame de l’épée qui tournait çà et là, pour garder le chemin de l’arbre de vie».
[2] [La valeur développée s’obtient par accumulation des énergies de chaque lettre qui permettent de prononcer son phonème. Par exemple, la lettre aleph peut prendre la valeur de aleph+lamed+phe soit 1+30+80 =111 ; la lettre daleth vaut ainsi daleth + lamed + tav soit 4+30+400 = 434…]. Nous employons ce procédé pour le calcul des mots se référant à toutes les énergies (qui apparaissent dans les mondes séfirotiques d’émanation, création, formation) et la guématrie simple pour les éléments du monde de l’action (ou réalisation), lieu où les éléments prennent forme, s’élèvent, résistent et se dégradent.
ESPAGNE : La franc-maçonnerie ouvre son siège à Lugo pour la première fois depuis la guerre civile
De notre confrère espagnol lavozdegalicia.es
Les légendes, les secrets et les tabous sur la franc-maçonnerie sont progressivement levés. Mais ça coûte. Pas en vain, en Espagne, les francs-maçons ont subi pendant des décennies une féroce persécution parrainée par le régime franquiste. Et se libérer de cet imaginaire collectif resté dans la société n’est pas chose aisée. Maintenant, le nombre de partenaires ou « frères et sœurs », comme ils s’appellent, a commencé à croître même à Lugo, où ils ont près de trente membres et où ce dimanche ils ouvriront un quartier général ou un temple pour la première fois depuis la guerre. Civil.
Concrètement, l’acte de demain sera la première session ordinaire d’ouverture du Chapitre Britonia, qui appartient à l’Ordre International Mixte Maçonnique Le Droit Humain, présent dans plus de 150 pays.
QU’EST-CE VRAIMENT QUE LA FRANC-MAÇONNERIE ?
Un groupe de personnes « avec des préoccupations spirituelles », explique Ricardo Aldao, président de l’Institut d’études maçonniques de Galice. Ce n’est pas une organisation à caractère religieux ou politique, en tout cas, ce serait plutôt de type philosophique . En fait, ses membres ont la « liberté de conscience », c’est-à-dire qu’ils peuvent professer la religion qu’ils veulent, ou aucune, ou toute sorte d’inclination politique. Les francs-maçons se réunissent pour partager leurs idées, leurs préoccupations et leur vie quotidienne , et aborder des questions liées au présent ou à l’essence humaine.
L’ éducation est un pilier fondamental de la franc-maçonnerie. En fait, Aldao explique qu’au cours des siècles, ils ont préconisé l’éducation universelle, même jusqu’aux endroits les plus humbles. L’une de ses prémisses est en effet « l’éducation et l’instruction », même si la formation académique n’est pas une condition requise pour faire partie de l’institution : « En Galice, nous avons des personnes ayant des études universitaires, des travailleurs sans formation supérieure, des personnes conservatrices, de centre, gauche… ».
Ouvert aux hommes et aux femmes
Concernant la présence des femmes, Aldao rappelle que le premier Ordre maçonnique mixte Le Droit Humain au monde a proclamé l’égalité des sexes en 1860 et que de nombreuses femmes font partie de l’organisation de l’institution. Même ainsi, certaines loges n’admettent pas les femmes.
QUELLES SONT LES CONDITIONS À REMPLIR POUR ÊTRE FRANC-MAÇON ?
« Etre un homme ou une femme libre de bonnes mœurs, sans casier judiciaire et avec une vie honorable qui ne peut gêner la fratrie, en plus de payer une redevance mensuelle qui oscille entre 15 et 20 euros par mois », poursuit Aldao.
A Lugo, le nombre de maçons augmente depuis des années et il y a quelques semaines s’est formé ce que l’on appelle le Triangle Lucus Augusti , composé d’un apprenti, qui ne parle pas et est en train d’apprendre ; un collègue, qui peut déjà faire ses présentations ; et un enseignant, qui a atteint la « plénitude maçonnique ». C’est le germe d’une loge.
Le triangle dépend administrativement d’une loge, qui doit compter un minimum de sept membres. Dans le cas de Lugo, cela dépend de la Loge Ourense . Il y a trois personnes en charge du triangle de Lugo : le président, un haut fonctionnaire de l’Administration qui souhaite garder l’anonymat ; Juan Carlos Mejut o et Henrique Fernández-Mon . Dans ce cas, ils organiseront des réunions hebdomadaires ou bimensuelles.
Pour les adultes, s’ouvrira demain le premier Chapitre Rose Croix, autre type d’organisation maçonnique réservée aux hauts degrés, indépendante du triangle et dont l’entrée est réservée à ceux qui ont une invitation. Dans ce cas, 22 frères des loges de Galice, des Asturies et d’Euskadi y participeront , et il sera présidé par le réalisateur Gonzalo Tapia. Le profil moyen de ses membres est composé d’hommes et de femmes, d’environ 39 ans avec des études universitaires.
Le chapitre s’intitule Britonia , honorant « le diocèse qui existait du IVe au VIIe siècle, qui regroupait les grands mouvements migratoires celtiques arrivés sur les terres galiciennes, avec leurs coutumes anciennes et porteurs d’une riche tradition symbolique », explique Aldao. Le chapitre est organisé en degrés philosophiques, une échelle que ses membres gravissent au fur et à mesure qu’ils acquièrent des connaissances. Dans le cas de Lugo, il suit le Rite Écossais Ancien et Autorisé et est composé de membres allant du quatrième au 33ème degré. rapports. Dans ce cas, les réunions seront bimensuelles.
Secret
En tout cas, l’organisation n’a pas voulu révéler l’emplacement du siège. Mais pourquoi ce secret continue-t-il à prévaloir ? «Il faut garder à l’esprit que dans le reste du monde, c’est presque une fierté d’être maçon, mais en Espagne la franc-maçonnerie a été exterminée par le franquisme , avec une répression brutale et où les maçons ont même eu leurs biens saisis, et cela est resté dans l’imaginaire collectif. Et ça dure encore. Pas en Galice, mais dans d’autres communautés, comme Madrid, les graffitis menaçants sont fréquents à notre siège », explique Aldao.
Symboles

La symbologie joue un rôle très important dans la franc-maçonnerie, de l’équerre et du compas au triangle delta. Dans l’image, l’emblème ou le bijou de la Rose-Croix Chevalier du 18e degré du Rite Écossais Ancien et Accepté.

La franc-maçonnerie galicienne se taille son avenir
Passage solennel en avançant entre les colonnes qui délimitent le temple. De l’Est, d’en haut, tout est observé par l’œil du Grand Architecte de l’Univers, encadré dans son triangle delta. Manuel Souto, vénérable maître de la Loge Renacimiento 54 (La Corogne), nous accueille avec un tablier et des gants blancs. La franc-maçonnerie conserve des rites et des symboles du XVIIIe siècle car sa finalité n’a pas changé : « C’est une voie de perfectionnement -explique Souto-, l’habitude de tailler chaque jour la pierre brute pour la transformer progressivement en cubique », symbole vital.
Le maçon veut se polir en tant que personne, et cela va bien avec la « philanthropie », avec le besoin d’être « bon envers les autres ». En Galice, alors que deux cents ans se sont écoulés depuis la fondation de la première loge (la Corogne constitutionnelle de la Réunion espagnole), une centaine de maçons regroupés en une demi-douzaine de confréries suivent ce chemin, qui entrent à leur tour dans un labyrinthe d’obédiences et de rites. . Mais toujours avec une devise commune, « Liberté, égalité et fraternité ». Quatre de ces confréries appartiennent à la Grande Loge d’Espagne : Renacimiento, à La Corogne ; Atlántica, à Vigo, et Curros Enríquez et Saint Jacques, à Compostelle.
BRESIL : Régularité maçonnique
De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br
Il est donc important de clarifier les critères qui définissent si oui ou non une organisation maçonnique est « régulière »
Nous avons alerté les personnes intéressées par l’Ordre maçonnique légitime que, en particulier dans l’environnement virtuel, il existe des personnes malveillantes utilisant le nom de la franc-maçonnerie pour tirer profit de la fraude, et, pour plus de certitude et afin qu’il n’y ait pas de mal ou de regret futur, la prudence est de mise. toujours nécessaire de savoir si l’information vient vraiment de la franc-maçonnerie régulière.
Il est donc important de clarifier les critères qui définissent si une organisation maçonnique est ou non « régulière », et pourquoi, comme nous l’avons déjà indiqué, au Brésil, seul le Grand Orient du Brésil – GOB (fédéré au Paraná) sont réguliers pour le Grand Orient du Brésil – Paraná – GOB-PR), la Confédération de la franc-maçonnerie symbolique du Brésil – CMSB (au Paraná, Grande Loge du Paraná – GLP) et la Confédération maçonnique du Brésil – COMAB (au Paraná, Grand Orient du Paraná – GOP). « La régularité est un concept concret, absolu, qui ne laisse place à aucun doute, une fois qu’une analyse minutieuse de certains documents est effectuée.
Ainsi, partout dans le monde, seules les entités maçonniques qui respectent pleinement certaines règles d’origine et de fonctionnement claires sont considérées comme « régulières ». De même, les entités maçonniques qui ne suivent pas toutes ces règles sont « irrégulières ». Même s’ils n’observent pas une seule règle de l’ensemble, ils ne seront pas réguliers et pourront être considérés, en termes assez profanes, comme incomplets. « Irrégulier (…) serait toute personne ou institution qui ne respecte pas les règles ou règlements établis, bref, qui encourt une ou plusieurs irrégularités. »
Une plus grande prudence doit cependant être réservée aux organisations dites « fausses », c’est-à-dire qui ne sont en aucun cas authentiques ou légitimes, et qui utilisent le nom de « franc-maçonnerie » sans aucun scrupule, et le plus souvent à des fins malhonnêtes. . « Le faux (…) désigne ce qui est illégitime, falsifié. En d’autres termes, cela implique une activité illégale, quelque chose d’absolument différent du simple fait de ne pas répondre à certaines exigences. Ainsi, (…) toute fausse organisation est nécessairement irrégulière, bien que toute irrégulière ne puisse pas être classée comme fausse, car elle implique des problèmes autres que les principes de base de la régularité.
Et quelles seraient ces règles ? Il existe quelques différences de forme entre les pratiques maçonniques ancrées en Angleterre, en France ou aux États-Unis, mais « mis à part des variations mineures et des différences de style d’écriture, les principes de base qui guident le concept de puissance maçonnique régulière sont les mêmes dans le monde entier ».
Aussi brièvement que possible dans cet espace, ces principes, ou exigences, sont divisés en « origine » et « opérationnel ». C’est une règle « d’origine » que l’entité est constituée, c’est-à-dire créée, par un Grand Orient Régulier (ou Grande Loge), ou par trois Loges Régulières, dans un territoire indépendant, et doit toujours être souveraine dans son administration. Bref, un habitué n’est que quelqu’un qui descend d’un autre habitué. Et ce sont des « règles de fonctionnement », par exemple, la croyance en un Être Supérieur ; le secret ; le symbolisme opératoire ; la division seulement en trois degrés ; le serment devant le Livre Saint ; l’investigation de la Vérité ; l’interdiction des discussions politico-partisanes et religieuses, entre autres. Une fois qu’elle remplit toutes les exigences, une fois qu’elle suit tous les principes, l’organisation maçonnique est incontestablement régulière.
En termes numériques, au Brésil, les trois grands groupes maçonniques réguliers (GOB et ses Grands Orients d’État fédérés, COMAB et CMSB et leurs entités confédérées respectives) totalisent 50 pouvoirs maçonniques symboliques réguliers, tandis que des enquêtes récentes ont identifié qu’il existe au moins 61 pouvoirs irréguliers. avec une action nationale, et d’autres qui restreignent sa zone d’influence à une région spécifique. Et, en plus, d’innombrables entités et personnes fausses.
Par conséquent, encore une fois, il convient de noter que la franc-maçonnerie régulière du Paraná est constituée uniquement de Loges liées au Grand Orient du Brésil – Paraná, la Grande Loge du Paraná et le Grand Orient du Paraná, organisations que l’on peut trouver sur ce lien : https://maconariadoparana.org.br.
D’après des articles de RO dos Anjos, dans le magazine et le blog Ciência & Maçonaria O Ponto Dentro do Círculo ; et K. Ismail sur le blog No Esquadro.
Responsable : Perseverance Store (store159@fgsia.com) – Jorn. Fernando Gerlach (DRT-PR n°2327)
