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Suprême Conseil de France (SCDF) et les Organisations Écossaises amies ont décerné les Prix de thèse et accessits

Mardi 21 septembre 2021, le Suprême Conseil de France (SCDF) et les Organisations Écossaises amies ont décerné les Prix de thèse et accessits pour les années 2020 et 2021, lors d’une cérémonie qui s’est tenue dans le Grand Temple de la Grande Loge de France (temple Pierre-Brossolette), qu’une nombreuse assistance avait très largement rempli, la cérémonie de l’an dernier n’ayant pu être organisée en raison des restrictions sanitaires.

En voici les lauréats :

Suprême Conseil de France

Prix de thèse 2020

à Madame Angélique Ferrand pour sa thèse de doctorat en histoire de l’art sur « Du zodiaque et des hommes. Temps, espace, éternité dans les édifices de culte entre le IVe et le XIIIe siècle » (Université de Bourgogne Franche-Comté, 2017).

Prix de thèse 2021

à M. Florian Audureau pour sa thèse de doctorat en histoire et sémiologie du texte et de l’image sur « Le ciel et ses puissances dans les rituels magiques d’époque romaine » (Université Paris-Diderot, 2020)

Accessit 2020

à Madame Barbara Otal pour sa thèse de doctorat en littérature américaine sur « L’âme divisée : interconnexion des notions de temps, de mort et de destinée dans l’œuvre d’Edgar Allan Poe » (Université de Bordeaux-Montaigne, 2018).

Accessits 2021 ex-aequo

à Mme Judith Langendorff pour sa thèse de doctorat en études cinématographiques et audioviduelles sur « Le nocturne comme catégorie esthétique en photographie et cinéma contemporain » (Université Sorbonne-Nouvelle, 2018).

à M. Gianmarco Minesi pour sa thèse de doctorat en philosophie sur « Dialectique et mathématique dans le Parménide de Platon » (Sorbonne Université, 2018).

Grande Loge de France

Accessit 2020

à Monsieur Anthony De Araujo Rousset pour sa thèse de doctorat en philosophie sur « Figures françaises de Dante : un mythe romantique » (Université Jean-Moulin Lyon-III, 2018).

Accessits 2021 ex-aequo

à Mme Lucile Roche pour sa thèse de doctorat en histoire de l’art moderne sur « L’ombre de Dieu : représenter la Création du monde en France (1610-1789) » (Université Paris-1 Sorbonne, 2018).

à Mme Mercè Prats pour sa thèse de doctorat en histoire sur « Le teilhardisme : réception, adoption et travestissement de la pensée de Teilhard de Chardin, à la croisée des sciences et de la foi, au cœur des « Trente Glorieuses » en France (1955-1968) » (Université de Reims-Champagne-Ardenne, 2019).

Suprême Conseil Féminin de France

Accessit 2020

Madame Aurélie Tsakas pour sa thèse de doctorat en Langue et littérature française

« Les essais de Montaigne : un exercice spirituel ? » (Université d’Aix Marseille, 2018).

Accessit 2021

Madame Audrey Pennel pour sa thèse de doctorat en histoire de l’Art sur « Femme et dame de courtoisie dans les manuscrits enluminés en France aux XIVe et XVe siècles » (Université Bourgogne Franche-Comté, 2019).

Suprême Conseil de Belgique

Accessit 2020

Madame Helena Canadas Salvador pour sa thèse de doctorat en Sciences de l’art : « Visions de l’âme : du sublime et du « numineux » dans l’œuvre de Mark Rothko » (Université Paris-Nanterre et Universitat Pompeu Fabra de Barcelone, 2017).

Accessit 2021

M. Francis Lacroix pour sa thèse de doctorat en philosophie, textes et savoirs sur « Plotin. Traité 6 (IV 8) Sur la descente de l’âme dans les corps : introduction, traduction et commentaire » (Université Laval à Québec et EPHE Paris, 2019).

Suprême Conseil des cultures et de la spiritualité

Accessit 2020

Madame Anne-Clothide Bossenec-Méaudre pour sa thèse de doctorat en philosophie : « De la vanité à la sagesse : introduction à la traduction du commentaire sur l’ecclésiaste de Saint Bonaventure » (Sorbonne Université, 2019).

Accessit 2021

Madame Perrine Rodrigues pour sa thèse de doctorat en histoire sur « Le discours des vices et des vertus aux époques carolingiennes et ottonienne. De l’écrit à l’image (IXe-XIe siècles) » (Université Jean-Moulin Lyon-III, 2018).

Depuis 2017, le Suprême Conseil de France remet des prix à des thèses de doctorat dont la nature ou les effets peuvent stimuler, dans l’enseignement supérieur, la recherche autour des valeurs illustrées par le Rite Écossais Ancien et Accepté.

Comme le palmarès l’indique, le Suprême Conseil de France est accompagné par quatre puissances maçonniques écossaises qui remettent chacune un ou plusieurs accessits.

Les thèses primées couvrent de multiples champs de recherches, s’étendant de la philosophie à l’histoire et de l’histoire de l’art à la littérature, aux époques et aux lieux les plus divers ; elles témoignent de la volonté de saluer des travaux qui contribuent, par la variété de leurs sujets et de leurs méthodes, comme par celle de leurs styles et de leurs inspirations, à approfondir et à renouveler des approches exigeantes éclairant l’humanisme qui nourrit la recherche académique à son niveau le plus élevé. C’est ce que veut ainsi encourager, à la rencontre de ses propres valeurs, la Franc-maçonnerie définie comme un Ordre initiatique traditionnel et universel fondé sur la Fraternité, dans le droit fil du Rite Écossais Ancien et Accepté, le plus pratiqué sur la planète.

Dans un monde trop souvent prompt à considérer la franc-maçonnerie comme une force obscure, ces prix et accessits n’ont pas immédiatement reçu le chaleureux accueil qu’ils obtiennent aujourd’hui, au sein d’une communauté universitaire qui manque, elle aussi désormais, d’une pleine reconnaissance, dans une société dominée par des réactions à courte vue et des intérêts étroits, soit dit pudiquement.

L’athmosphère solennelle, certes, mais tout aussi bien emprunte d’humour et de complicité, qui a marqué la cérémonie, a réjoui une assistance nombreuse qui mesure de plus en plus les enjeux communs de toutes les recherches approfondies, qu’elles soient menées dans un cadre initiatique ou dans un cadre universitaire. L’afflux spontané des travaux signalés à l’attention de ce Prix le manifeste chaque année davantage. Il est donc heureux de constater que ce Prix occupe une place légitime dans le panorama des distinctions.

(VIDEO) Alice et L’Initiation maçonnique

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Les Aventures d’Alice au pays des merveilles (titre original : Alice’s Adventures in Wonderland), fréquemment abrégé en Alice au pays des merveilles, est un roman publié en 1865 par Lewis Carroll, nom de plume de Charles Lutwidge Dodgson. Le livre a été traduit en français pour la première fois en 1869 par la même maison d’édition (Macmillan and Co)1.

À l’origine, lors de sa première écriture, le livre n’était pas destiné aux enfants. L’écriture fut reprise une seconde fois pour les enfants en conservant les personnages merveilleux qui la rendaient si attrayante pour ce jeune public. Le roman foisonne d’allusions satiriques aux amis de l’écrivain et aux leçons que les écoliers britanniques devaient mémoriser à l’époque. Le pays des merveilles, tel qu’il est décrit dans le conte, joue sans cesse avec la logique.

Le livre a connu une suite intitulée De l’autre côté du miroir. Les adaptations cinématographiques combinent souvent des éléments des deux livres.

L’ouvrage reste populaire au xxie siècle, aussi bien auprès des enfants que des adultes. L’écrivain américain Martin Gardner a publié The Annotated Alice (non traduit en français) qui regroupe Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir accompagnés des poèmes victoriens que Lewis Carroll parodia dans le corps du texte.

INTERVIEW DE JISSEY : Kadosh – Templiers Francs-Maçons

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André Kervella – Editions Numérilivre

L’OUVRAGE

Le grade de Kadosh est le plus controversé des grades maçonniques. Longtemps, son origine exacte a été méconnue. Et son rituel, fondé sur l’idée de vengeance, a fait l’objet d’une prohibition solennelle par une équipe dirigeante de la Grande Loge de France en 1766. Prohibition non suivie d’effet à long terme puisqu’il est, de nos jours, intégré dans plusieurs systèmes pratiqués dans le monde.

Pour bien connaître et appréhender ce degré, il faut comprendre comment il est apparu et s’est développé. De plus, l’objet de ce livre insiste sur le concept sociopolitique qui inspirait les francs-maçons du 18 eme siècle. Il rappelle également les méprises et les extrapolations aventureuses dont ce degré a fait l’objet dans la littérature. Que cette littérature ait été favorable ou opposée aux loges maçonniques.

L’AUTEUR

André KERVELLA, docteur ès lettres est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages consacrés à la Franc-Maçonnerie.

Il a aussi publié des études sur la seconde guerre mondiale. Entre autres, sur l’action de l’Intelligence Service britannique en France.

UTILE OUTIL

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Le verbe *uti n’a pas d’étymologie connue ni de champ sémantique hors du domaine strictement latin. Il définit tout ce qui relève de l’usage, de l’emploi, de la possession. Ce dont on jouit, par usufruit, qu’on a à sa portée, qui s’avère utile, usuel, peut-être inusable.

Ainsi une société élabore-t-elle un ensemble de comportements qui forment son ciment collectif, ses us et coutumes.

Chacun en usera parfois jusqu’à l’abus, en les détournant de leur usage, en déflorant abusivement leur valeur initiale.

Abus de biens sociaux, langage dont on mésuse. Comment, dès lors, ne pas être désabusé, parce qu’on se voit revenu de toutes les illusions dont on s’était fortifié ? L’idéal est au bord de l’usure, dans la sensation amère d’une usurpation, comme si on s’était fait avoir par les mirages d’un usurier.

*Usitilium, outil, outillage, ustensile.

La Franc-Maçonnerie, qui se veut opérative par héritage des chevaleries et spéculative par son évolution symbolique, use d’un arsenal d’outils matériels et conceptuels, à manier et à commenter, parfois jusqu’à l’abus des images ainsi ressassées. Maillets de pouvoir et d’autorité, ciseau de tailleur de pierre, équerre, compas, levier et règle de bâtisseurs architectes, épées de sauvegarde défensive et flamboyante.

Il reste à s’interroger sur l’utilisation métaphorique de tels outils. Dépassent-ils toujours le consensus un peu naïf, ésotérique, mais si rassurant, d’un jeu rituel qui se nourrit de métaphores revendiquées comme universelles ?

La cathédrale ou le tournoi maçonniques résisteraient-ils à n’importe quel assaut, définitivement inusables ?

Utile, inutile, il ne s’en faut parfois que d’une syllabe… Seule l’utopie résiste à l’usure. Peut-être…

Annick DROGOU

Angleterre : Plus de 100 francs-maçons initiés dans un temple maçonnique

De notre confrère london-post.co.uk

Pour la première fois dans l’histoire de la franc-maçonnerie, plus de 100 membres ont été initiés dans un temple maçonnique en une journée. La province du Buckinghamshire a franchi le pas symbolique pour la franc-maçonnerie le 12 septembre dernier.

Au cours de l’événement, les 24 temples du pavillon ainsi que le Grand Temple ont été utilisés par les francs-maçons du Buckinghamshire pour les cérémonies, avec un total de 700 francs-maçons présents pour l’événement.

Les lodges ont réalisé des cérémonies individuelles ou doubles tout au long de la journée à partir de 10h30. Le déjeuner et le dîner de célébration ont été servis dans la suite de la galerie et le vestibule à l’extérieur des portes du Grand Temple. Tout au long de la journée, chacune des loges du Buckinghamshire a procédé à l’initiation de nouveaux membres. À 15h30, chaque loge s’est ensuite réunie dans le Grand Temple avec leurs membres nouvellement initiés.

Le Grand-Maître de la franc-maçonnerie du Buckinghamshire, John Clark a déclaré :

« C’est une journée mémorable et historique à la fois pour le Buckinghamshire et pour la franc-maçonnerie dans son ensemble. En 300 ans d’histoire, il n’y a jamais eu autant d’initiations se déroulant en un même lieu et en un même jour. Nous sommes fiers d’avoir cette opportunité, après près de deux ans de retards dus à la pandémie, de faire venir de nouveaux membres dans l’organisation, et cet événement ouvre une nouvelle phase dans nos vies où nous espérons nous retrouver et nous amuser à nouveau. »

Au cours de la célébration, M. Clark a ouvert la réunion et tous les nouveaux initiés ont reçu l’ancienne charge (Old Charge), un document datant de 1723, énonçant les principes fondamentaux du franc-maçon. Après la fermeture des travaux, les 700 membres se sont ensuite retirés pour déjeuner dans le cadre architectural magnifique, un chef-d’œuvre Art déco qui sert de siège à la franc-maçonnerie anglaise.

Pendant la pandémie, les lodges du Buckinghamshire ont continué à s’engager avec leurs communautés respectives. Les œuvres caritatives menées dans toute la province ont suscité beaucoup d’intérêt. Les activités, la collecte de fonds, le bénévolat sont devenus un élément de travail régulier pour beaucoup et à cause de cela, les demandeurs sont venus frapper à la porte.

Une équipe dédiée de 26 membres a été formée pour capter l’afflux de questions et ce fut l’occasion de s’engager avec des personnes plus jeunes et désireuses de tirer parti de nos membres. Les candidats potentiels ont contacté l’équipe d’adhésion via un lien dédié sur le site Web, et l’équipe a ensuite évalué les candidatures et les a mises en contact avec des loges appropriées en fonction de l’emplacement, de la disponibilité et des intérêts. Les candidats ont ensuite été invités à une réunion pour discuter davantage de leur intérêt. Lorsque les restrictions de verrouillage ont été assouplies, des réunions informelles ont commencé à avoir lieu en personne avant que des entretiens plus formels ne soient organisés, aboutissant à l’événement historique d’aujourd’hui.

Point de vue : À propos des religions

par Serge Toussaint, Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

Serge Toussaint, Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix, pense que les religions sont amenées à disparaître graduellement au profit, espère-t-il, d’une spiritualité non religieuse. Êtes-vous de cet avis ?

Tout d’abord, et comme cela est suggéré dans le « code de vie du Rose-Croix », il me semble important de préciser que je respecte toutes les religions, dans ce qu’elles offrent de meilleur à leurs fidèles pour vivre sereinement leur foi. Si l’on inclut celles qui dérivent des plus anciennes et des plus importantes, je pense notamment au Judaïsme, au Christianisme, à l’Hindouisme, au Bouddhisme et au Taoïsme, il en existe de nos jours des centaines à travers le monde. Chacune possède un enseignement qui lui est propre, tant sur le plan doctrinal que moral. De même, elles ont des rites spécifiques, que ce soit dans la pratique individuelle ou collective. Toutes ont en commun d’admettre l’existence d’un Principe divin à l’œuvre dans la Création et dans l’homme lui-même, assimilé respectivement à Dieu et à l’âme.

La religion

Au cours des dernières décennies, les religions ont vu leur nombre de fidèles diminuer dans des proportions relativement importantes, et la plupart d’entre elles éprouvent de nos jours les plus grandes difficultés à trouver des “volontaires” pour exercer les offices. En Occident, cela est particulièrement vrai pour l’Église chrétienne, tous courants confondus, où le nombre de prêtres et de pasteurs ne suffit plus pour assumer les cérémonies et rituels de base : messes, mariages, baptêmes, etc. Les autres religions, pour l’instant dans de moindres proportions, sont également touchées par ce phénomène. De mon point de vue, il y a deux raisons majeures à cela : 1) la société en général est de plus en plus matérialiste et se détourne de la spiritualité, que celle-ci soit d’ailleurs religieuse ou non. 2) l’enseignement transmis par les religions est fondé sur des dogmes qui ne répondent plus aux questions existentielles que se posent ceux et celles qui cherchent à mener une quête de sens, notamment chez les jeunes. À cela s’ajoutent les graves dérives de certains de leurs serviteurs et représentants.

Sans vouloir offenser quiconque, je pense que le XXIe siècle verra, sinon la fin, du moins un déclin très prononcé de toutes les religions. Ce qui est à craindre, c’est que le matérialisme qui sévit actuellement s’accroisse de manière exponentielle et finisse par étouffer toute forme de spiritualité. Si l’on en vient un jour à cette extrémité, le vide spirituel qui en résultera ne fera qu’accélérer la déliquescence des mœurs et conduira l’humanité à disparaître tout ou partie sous l’effet de ses instincts les plus destructeurs. Sous l’impulsion de l’âme qui l’anime, l’être humain a autant besoin de nourriture spirituelle que de nourriture matérielle. Lorsque ce besoin n’est pas satisfait, ce sont ses tendances et ses penchants les plus égotistes qui s’expriment à travers son comportement, tel le désir de posséder, de dominer, de s’emparer des biens d’autrui, d’imposer ses idées par la force d’exclure les autres… Malheureusement, c’est cette tendance qui prévaut aujourd’hui, ce qui explique l’état chaotique du monde.

La spiritualité

Si les religions ont perduré aussi longtemps, c’est parce que les êtres humains ont toujours eu besoin de croire en “quelque chose de transcendant”, et que durant des siècles, ils se sont contentés des dogmes religieux pour satisfaire ce besoin. Mais les générations actuelles sont moins superstitieuses et moins manipulables, plus cultivées et plus critiques, de sorte qu’elles n’adhèrent plus à ces dogmes. De nos jours, ceux et celles qui sont en quête de sens se tournent plutôt vers des spiritualités dites “laïques”, c’est-à-dire n’ayant aucun caractère religieux ou ne se rattachant pas à l’une des religions existantes, dans leur forme exotérique. Si je précise « exotérique », c’est parce que certaines d’entre elles intègrent des courants ésotériques auxquels les Rose-Croix se sont toujours intéressés, je pense notamment au Gnosticisme pour le Christianisme, au Kabbalisme pour le Judaïsme et au Soufisme pour l’Islam. Ces courants ésotériques ont en commun de proposer une approche mystique de l’existence et de la destinée humaine.

Si l’humanité veut se donner un bel avenir, elle doit rompre avec le matérialisme ambiant et se donner une orientation, non pas religieuse, mais spirituelle. Cela suppose que les êtres humains, dans leur grande majorité, en viennent à s’interroger sur le sens profond de la vie et à rechercher les valeurs qui concourent au bien-être et au bonheur de tous, sans distinction. Une telle démarche implique pour eux de se recentrer sur l’essentiel et de privilégier la dimension intérieure de leur être, en l’occurrence leur âme. Elle nécessite également de faire de la connaissance, et non de la croyance, le fondement de leur quête, et ce, dans tous les domaines de l’existence, y compris les plus matériels a priori. Cela suppose notamment que la science
elle-même en vienne à rompre avec son approche matérialiste des choses et se donne une orientation spiritualiste.

Élections au sein de deux (grandes) loges francs-maçonnes

De notre confrère La Croix par Xavier Le Normand (avec AFP)

La Grande Loge mixte de France et la Grande Loge de France ont chacune tenu des élections samedi 18 septembre pour désigner leur grand maître respectif. Une ancienne ministre wallonne a ainsi été élue à la tête de la première tandis que la seconde a reconduit celui qui est son grand maître depuis 2018.

Journée d’élections pour les loges franc-maçonnes françaises. Samedi 18 septembre, deux d’entre elles, la Grande loge de France (GLDF) et Grande loge mixte de France (GLMF), ont choisi leur grand maître (dirigeant de l’ordre) respectif.

Le choix de la continuité à la GLDF

Revendiquant 34 000 membres, appelés « frères », ce qui en fait la seconde loge maçonnique du pays, le GLDF a fait le choix de la continuité en réélisant à sa tête Pierre-Marie Adam, élu pour un premier mandat en juin 2018. Il a réuni 84,22 % des voix des députés des 927 loges. Âgé de 75 ans, il a été initié en 1983. Sa carrière professionnelle s’est déroulée dans l’administration publique, notamment comme fonctionnaire de police aux renseignements généraux.iPourquoi lire La Croix ?

Selon un communiqué du GLDF, le grand maître réélu a, à cette occasion, évoqué la pandémie du Covid-19, temps de « confinement spirituel ». Il s’est agi d’une « période complexe pendant laquelle les portes des temples ont été fermées » mais qui aura « permis de continuer à travailler sur l’amélioration de la vie des Loges et l’avenir de la Grande Loge de France ». Ces dernières années, a-t-il également rappelé, l’ensemble des membres du GLDF ont été consultés, ce qui permet à l’obédience de se « projeter dans le monde d’après et de rendre compatible la tradition avec les légitimes exigences de la société moderne ».

Une ministre belge élue grand maître de la GLMF

Autre obédience, autre élection : samedi 18 septembre, la GLMF a également élu son grand maître. Créée en 1982 et revendiquant un peu plus de 5 000 membres en 250 loges, cette institution mixte a fait le choix d’une femme, Christiane Vienne. Initiée en 2008 au sein de la branche lilloise, âgée de 70 ans, elle avait été premier grand maître adjoint pendant deux ans, de 2018 à 2020. Unique candidate, elle succède à l’avocat Édouard Habrant.

Bien qu’elle prenne la tête d’une obédience maçonnique française, Christiane Vienne est de nationalité belge et vit outre-Quiévrain. Elle est d’ailleurs particulièrement impliquée dans la vie politique de son pays. Membre du Parti socialiste belge, elle a en particulier été ministre wallonne de la santé, de l’action sociale et de l’égalité des chances entre 2004 et 2007. Au niveau fédéral, elle a été députée de 2010 à 2014.

Préoccupée par la « radicalisation de la société »

Christiane Vienne a confié sa vision de sa nouvelle mission dans une déclaration à l’AFP. Après une période « très démotivante » en raison de la pandémie, elle veut permettre à la franc-maçonnerie de « retrouver une nouvelle dynamique dans l’après-Covid, avec des conférences, des rencontres pour recréer du lien ». Au-delà des cercles maçonniques, elle estime que la « radicalisation de la société, notamment autour de l’identité française », le « populisme politique » sont des sujets sur lesquels « la franc-maçonnerie ne peut rester aveugle ».

La France compterait environ 160 000 francs-maçons, répartis en plusieurs loges. La plus importante, le Grand Orient de France, compte un peu plus de 52 000 membres. Élu en février dernier, son grand maître est actuellement Georges Sérignac.

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ITALIE : L’éthique du franc-maçon

De notre confrère italien expartibus.it par Rosmunda Cristiano

L’Alliance maçonnique est une association d’hommes libres, dont l’origine remonte aux guildes et confréries maçonniques du Moyen Âge.

Elle reconnaît encore aujourd’hui, comme moyens d’enseignement et lignes directrices, les prescriptions alors en vigueur et conservées dans divers documents, notamment dans « Les anciens devoirs (Old Charges) du franc-maçon de 1723 » de James Anderson, ainsi que dans les rituels qui nous ont été transmis.

Le titre des Constitutions d’Anderson se lit comme suit :

Un maçon est tenu par sa condition d’obéir à la loi morale ; et s’il comprend bien l’Art, il ne sera jamais un athée stupide ou un libertin irréligieux.

Si l’un des premiers devoirs d’un franc-maçon est d' »obéir à la loi morale » et bien d’autres références à la morale sont contenues dans les Chartes constitutives de la Franc-maçonnerie, ainsi que dans celles de bien d’autres obédiences maçonniques. Il est évident que le Frère, à ce titre, s’engage à adhérer à une conduite fondée sur la distinction consciente entre le bien et le mal qui découle d’un système de valeurs spécifique.

Dans notre tradition culturelle, les termes Éthique et Morale sont souvent considérés à tort comme synonymes.

Leurs origines étymologiques se prêtent déjà à ce malentendu : en effet, l’Éthique dérive du terme grec « ethos » , coutume, comportement, et équivaut au latin « mos » , d’où Morale.

Vers la fin des années 1700, Hegel introduit une distinction entre les deux mots.
Le philosophe allemand désigne par moralité une sphère de lois universelles qui sont présentes dans l’homme indépendamment des conditions historiques, sociales et culturelles. Il est donc universel et formel, dépourvu de contenu ; ses lois peuvent s’appliquer à n’importe quel contexte, puisqu’elles limitent l’action, pour ne pas la suggérer. Le lieu de la morale est le rapport entre personne et communauté : l’individu ne vit et n’agit pas seul et pour lui seul, mais toujours en relation avec l’environnement socio-culturel dans lequel il exerce son action.

Si la Morale se veut universelle, nécessaire, absolue et peut être définie comme le système de règles suivies dans la vie privée et publique, l’Éthique, en revanche, est un système de règles inséré dans un contexte, donc historique et fini, et cela représente quelque chose de plus externe, ce qui implique un comportement contextualisé dans la communauté.

Ayant établi l’importance de l’éthique pour le franc-maçon, il semble inévitable de se poser des questions à son sujet.

De quel système moral parlons-nous ? Existe-t-il un ensemble de règles concernant les ordres moraux déjà existants, cherchant peut-être le plus petit dénominateur commun ?

Un aspect d’un intérêt particulier est constitué par la valeur que l’éthique assume, ainsi que dans la vie quotidienne, surtout dans l’essence maçonnique. Avant d’être Initié, on est membre de la communauté à laquelle on appartient et l’Institution se reconnaît comme partie intégrante de la société dans laquelle elle opère à travers ses Loges.

Dans la conception profane de l’Éthique, les choix moraux sont analysés ou évalués de l’extérieur, impliquant souvent un jugement ou un conditionnement sur les choix d’autrui. Contrairement à cette vision, la conception maçonnique voit à concentrer et à orienter le chemin éthique et initiatique vers soi ; le cercle dans lequel se déroule ce processus est en tout cas celui où l’individu opère, ou social.

Le chemin initiatique ne vise pas la vérité et l’esprit.

Puisque le Frère vit et travaille dans le monde profane, il convient que l’Éthique maçonnique ait une base partageable et partagée de la société civile, et c’est précisément celle-ci qui détermine le heurtoir qui, ne connaissant pas toutes les implications philosophiques de l’Institution, partage ses fondements, en quelques principes essentiels, qui constitueront la plateforme de son développement dans un contexte maçonnique et qui l’accompagneront tout au long de son cheminement.

Cette pierre angulaire s’identifie aux notions d’irréprochabilité, de respectabilité et d’intégrité, implicites dans le principe de «l’homme libre et les bonnes mœurs» .

« Homme libre » qui n’est pas esclave de l’étroitesse d’esprit, des préjugés et des croyances, mais avec un esprit ouvert, tolérant, impartial, désireux de rechercher toutes les sources possibles de connaissance et de vérité, prêt à modifier les idées précédentes, à étudier et à expérimenter, désireux comme il l’est pour passer des « ténèbres à la lumière ».

De « bonnes mœurs » ou doté de qualités physiques, psychiques et spirituelles qui non seulement le mettent en harmonie avec le monde des relations dans lequel il vit et travaille, mais, plus encore, l’orientent vers le développement de l’intelligence intuitive qui lui permettra faire ce saut qualitatif d’un individu mû par l’égoïsme et l’ambition, à une personne qui entend intégrer son propre être au rythme de la Loi Universelle de l’Évolution et de l’Amour.

La présence de ces principes essentiels, qu’il faut reconnaître dans le frappement, est peut-être la seule condition pour laquelle la franc-maçonnerie, dans son esprit de profond respect d’autrui, s’érige en jugement sur l’existence ou non de préalables indispensables pour qu’elle s’approche à la porte du Temple ; comme pour évaluer si, comme prémisse à l’ébauche de la pierre brute, il existe au moins une pierre sur laquelle effectuer ce travail.

L’éthique comportementale du Franc-Maçon ne peut être qu’une référence abstraite, un rituel de paroles creuses ou une référence formelle aux Devoirs Anciens, mais doit être la marque de la manière d’agir des Frères : si les règles morales, l’éthique et les attitudes qui non conformes à l’éthique maçonnique étaient introduits dans le Temple et dans le monde extérieur, alors non seulement nous risquions de nous égarer, mais aussi les travaux rituels deviendraient vides, perdant le sens même de l’appartenance initiatique.

La Libertà e la Tolleranza sono valori comunemente accettati dall’eticità profana: la condotta massonica li ha resi dei punti cardine che reggono da sé il comportamento del Fratello, attraverso l’accettazione ed il rispetto del prossimo, delle altrui idee, nella negazione di dogmi e di regole condizionanti la propria libertà ed il proprio rispetto di individuo. Ecco come da uno spunto comune tra mondo esterno e Massoneria, quest’ultima abbia approfondito ed elaborato tali concetti elevandoli a Principi Universali del proprio comportamento e della propria scala di valori.

Le même symbolisme du monde extérieur caractérise le rituel maçonnique, utilisant des éléments qui rappellent le concept éthique de la vie latomistique, tels que le fil à plomb, les gants blancs, le tapis à carreaux du Temple, les colonnes, le tablier, ou encore le même pierre brute à équarrir, lisser et rendre cubique, grâce au sautoir et au ciseau.

Si jusqu’à présent nous avons pu trouver des éléments communs, nous devons nous demander s’il existe aussi une Éthique maçonnique qui caractérise notre alliance et qui la différencie de la société profane.

S’il s’agit d’un ensemble de valeurs qui caractérisent l’individu dans son contexte social et historique, il est soumis à une évolution constante, commune à la conception des valeurs qui jalonnent le territoire dans lequel elles se développent. Cela n’a donc aucun sens de se demander si c’est cela qui influence la société ou vice versa, cette dernière étant un système ouvert et dynamique, soumis à une transformation continue.

Si la croissance individuelle imprègne toute la conception maçonnique, alors il n’est pas possible d’affirmer l’existence d’une éthique particulière, sinon on définirait a priori un principe éthique absolu, circonscrirait un code de conduite à respecter strictement, arriverait à établir une éthique maçonnique. dogmatisme, qui, en lui-même, nous conduirait à contredire et à avilir les principes cardinaux de l’institution elle-même.

Je ne crois pas qu’il existe une éthique maçonnique caractérisée et différenciée de l’éthique sociale, je crois qu’il existe des valeurs auxquelles la franc-maçonnerie se conforme, grâce à une recherche perpétuelle de croissance et d’amélioration, dont nous ne devrions jamais être payés pour évoluer .

Il serait plus juste de parler d’une éthique du franc-maçon, c’est-à-dire d’une norme de comportement à laquelle il s’adapte et s’adapte par nature.

Ce processus individuel intérieur, joint au besoin infatigable et indéterminable de progresser, le poussera, inexorablement, sur le chemin de la perfection. Cela signifie que d’une part le chemin constant sur le chemin initiatique est déterminé et, d’autre part, la limite de l’Éthique maçonnique est également tracée, car chaque Frère aura toujours son propre filtre individuel. C’est pourquoi la Loge et la Fraternité maçonnique, la transcendance et l’usage des symboles, s’élèvent à des valeurs fondamentales.

Nous sommes conscients du caractère temporaire de notre vie et l’Ordre nous aide à concevoir chaque vérité et chaque valeur sociale avec un esprit ouvert et libre. C’est pourquoi, dans ce contexte, l’éthique est un instrument de la perception de la réalité, un moyen de sa propre croissance et de son développement spirituel et non un dogme à accepter avec insouciance et sans esprit critique.

Être franc-maçon, ce n’est pas seulement être membre d’une filiation, mais bien suivre entièrement ses chemins cognitifs, sans jamais oublier que cette appartenance est de nature initiatique et, à ce titre, requiert son propre cheminement intérieur, un effort incessant visant aussi à contrôler son propre émotivité, et d’éviter toute forme de personnalisme et de toujours utiliser la raison et l’intellect comme guide pour évaluer les actions des autres, afin de pouvoir contribuer à la construction du Temple, à la Gloire du Grand Architecte du Univers.

Dans le domaine spirituel, il travaille directement sur le caractère et la sensibilité, visant à développer la pensée et l’intuition de ses adeptes, de sorte qu’il n’impose aucune limite à la recherche de la vérité. Et c’est pour garantir cette liberté à tous qu’elle exige la Tolérance de tous.

Elle enseigne, à travers les symboles présents dans le Temple, que lorsqu’on travaille avec l’esprit, il faut se détacher du monde profane et préparer l’âme à accueillir les vérités qui surgissent peu à peu, sans préjugés.

Libre de préjugés et de superstitions, l’Initié, comme le Sage du Tarot, armé du bâton de prudence, protégé par le manteau du silence et du secret, illuminé par la lanterne de la raison, avance avec assurance et rapidité dans son devenir.

La franc-maçonnerie possède en elle tous les éléments les plus purs et les plus élevés pour la satisfaction des désirs spirituels. Les restes humains attestent de la mort de l’existence physique et conduisent à méditer sur la perpétuation du monde de la pensée : s’initier, c’est s’engager dans une toute nouvelle vie spirituelle.

RUSSIE : Recteur de l’IKBFU Kant – à propos des francs-maçons : il s’agit d’une structure non officielle dans laquelle se rassemblent des personnes influentes

De notre confrère russe klops.ru – Par Marina Selivanova

La franc-maçonnerie continue d’exister aujourd’hui en tant que structure non officielle. Le recteur de l’IKBFU* en a parlé dans une interview avec Business FM – Kaliningrad. I. Kant Alexandre Fedorov. 

Le travail scientifique du directeur de l’université est consacré à la franc-maçonnerie. 

« La franc-maçonnerie, dans le sens où elle est apparue au 17ème siècle, la franc-maçonnerie européenne puis sa continuation – la franc-maçonnerie russe – est un phénomène historique très contextuel. Il avait une mythologie très claire, un système très intelligible et réfléchi de références aux sources historiques, de la Bible aux apocryphes et aux œuvres des philosophes modernes et c’était un système idéologique et philosophique-anthropologique très curieux »

a déclaré le recteur. .

Selon le scientifique, « la franc-maçonnerie se sentait très bien en Russie au début du XXe siècle » : les membres de la communauté ont pris une part active à la révolution de 1905. 

«Ensuite, tout a commencé à décliner, et pas seulement en Russie, mais aussi dans le monde. L’environnement a changé, le type d’esprit historique s’en fut transformé, une autre époque est arrivée. Surtout si nous regardons la dernière vague mondiale que l’on peut situer dans les années 70 du XXe siècle. C’était une Grande Loge italienne qui régnait pratiquement sur tout le pays. Presque tout le monde en était membre – du Premier ministre au chargeur dans le port », a expliqué Fedorov.

Le patrimoine des communautés historiques est aujourd’hui préservé, a ajouté le responsable de l’IKBFU. Kant. 

« Si la franc-maçonnerie historique appartient désormais au passé, elle est devenue un accessoire. En revanche, la forme d’organisation communautaire fermée, de type « secrète », a disparu. Cela existe, probablement, depuis la création du premier État, que l’humanité a inventé. Cela existera probablement toujours. Il s’agit d’une structure non officielle, que nous ne voyons pas, dans laquelle se rassemblent des personnes influentes et qui trouvent des moyens de contrôler les situations de diverses manières. Maintenant, je ne parle pas seulement de situations politiques, culturelles, de recherche d’intérêts communs, etc. », a ajouté Fedorov.

  • * L’Université fédérale de la Baltique Emmanuel Kant, anciennement connue sous le nom d’Université d’État russe Immanuel Kant, ou en bref l’Université de Kant et l’Université d’État de Kaliningrad, est une université de la ville russe de Kaliningrad

Autopsie des fantômes – Une histoire du surnaturel

Philippe Charlier ; Tallandier, 2021, 320 pages, 20,50 €

Présentation de l’éditeur :

Dans une enquête inédite sur les terres du spiritisme, l’auteur nous mène de la tombe d’Allan Kardec au culte des âmes du Purgatoire. De Rome à Paris, en passant par le Vietnam et l’Ecosse, il interroge les archives et les adeptes de ceux qui refusent de voir la mort comme une inéluctable fin. Pourquoi les spectres, les fantômes ou les revenants continuent-ils de passionner ? Comment la science a-t-elle tenté d’enregistrer le son des morts, de photographier les fantômes ou les pensées ? Quel a été le rôle des médiums dans cette communication d’outre-tombe, entre sincérité et escroquerie ? Comment le surnaturel, qui défiait initialement la science, est-il devenu lui-même, au cours du XIXe siècle, un véritable objet d’étude ? Et surtout, à qui profitent les revenants et leurs manifestations ? Cette histoire du surnaturel est une invitation à voyager dans l’autre monde, à la rencontre de ceux qui croient aux fantômes, ceux qui réfutent leur existence, et ceux qui cherchent la vérité.

Biographie de l’auteur :

Philippe Charlier est docteur en médecine (médecine légale et anatomo-pathologie), docteur ès-lettres (archéo-anthropologie) et docteur ès-sciences (éthique biomédicale). Il dirige le département de la recherche et de l’enseignement au musée du Quai Branly-Jacques Chirac.

[NDLR : La première de couverture est déjà des plus fascinantes. Elle illustre « l’expérience de photographie spirite. Réalisé à Nice le 5 août 1941. 3 visages apparaissent dans la formation ectoplasmique entourant le médium. Original sur plaque de verre ». Copyright collection IMI/Agence martienne.

Le plus anciens se souviennent sans doute de l’émission de télévision « Mystères » adaptée d’un format américain, « Unsolved Mysteries » – « phénomènes inexpliqués » -, et diffusée sur TF1 entre 1992 et 1994 et son corollaire d’émissions similaires telles que L’Odyssée de l’étrange, La soirée de l’étrange, Les 30 histoires les plus mystérieuses, Les Enquêtes extraordinaires.

Un ouvrage qui ne peut laisser le maçon indifférent. L’auteur y aborde Allan Kardec, la Théosophie et nous parle aussi de Conan Doyle (1859-1930) qui consacra les 30 dernières années de sa vie à l’étude du spiritisme, c’est-à-dire la croyance d’une communication possible avec les morts,

Ou encore de l’astronome Camille Flammarion (1842-1925) membre très actif de maintes sociétés savantes et d’associations pour la vulgarisation des sciences positives dont le côté mystique et spirite de certaines de ses œuvres a ajouté à la notoriété de son nom.

C’est dire que les histoires de surnaturel passionnent depuis toujours un large public.]