Mardi 21 septembre 2021, le Suprême Conseil de France (SCDF) et les Organisations Écossaises amies ont décerné les Prix de thèse et accessits pour les années 2020 et 2021, lors d’une cérémonie qui s’est tenue dans le Grand Temple de la Grande Loge de France (temple Pierre-Brossolette), qu’une nombreuse assistance avait très largement rempli, la cérémonie de l’an dernier n’ayant pu être organisée en raison des restrictions sanitaires.
En voici les lauréats :
Suprême Conseil de France
Prix de thèse 2020
à Madame Angélique Ferrand pour sa thèse de doctorat en histoire de l’art sur « Du zodiaque et des hommes. Temps, espace, éternité dans les édifices de culte entre le IVe et le XIIIe siècle » (Université de Bourgogne Franche-Comté, 2017).
Prix de thèse 2021
à M. Florian Audureau pour sa thèse de doctorat en histoire et sémiologie du texte et de l’image sur « Le ciel et ses puissances dans les rituels magiques d’époque romaine » (Université Paris-Diderot, 2020)
Accessit 2020
à Madame Barbara Otal pour sa thèse de doctorat en littérature américaine sur « L’âme divisée : interconnexion des notions de temps, de mort et de destinée dans l’œuvre d’Edgar Allan Poe » (Université de Bordeaux-Montaigne, 2018).
Accessits 2021 ex-aequo
à Mme Judith Langendorff pour sa thèse de doctorat en études cinématographiques et audioviduelles sur « Le nocturne comme catégorie esthétique en photographie et cinéma contemporain » (Université Sorbonne-Nouvelle, 2018).
à M. Gianmarco Minesi pour sa thèse de doctorat en philosophie sur « Dialectique et mathématique dans le Parménide de Platon » (Sorbonne Université, 2018).
Grande Loge de France
Accessit 2020
à Monsieur Anthony De Araujo Rousset pour sa thèse de doctorat en philosophie sur « Figures françaises de Dante : un mythe romantique » (Université Jean-Moulin Lyon-III, 2018).
Accessits 2021 ex-aequo
à Mme Lucile Roche pour sa thèse de doctorat en histoire de l’art moderne sur « L’ombre de Dieu : représenter la Création du monde en France (1610-1789) » (Université Paris-1 Sorbonne, 2018).
à Mme Mercè Prats pour sa thèse de doctorat en histoire sur « Le teilhardisme : réception, adoption et travestissement de la pensée de Teilhard de Chardin, à la croisée des sciences et de la foi, au cœur des « Trente Glorieuses » en France (1955-1968) » (Université de Reims-Champagne-Ardenne, 2019).
Suprême Conseil Féminin de France
Accessit 2020
Madame Aurélie Tsakas pour sa thèse de doctorat en Langue et littérature française
« Les essais de Montaigne : un exercice spirituel ? » (Université d’Aix Marseille, 2018).
Accessit 2021
Madame Audrey Pennel pour sa thèse de doctorat en histoire de l’Art sur « Femme et dame de courtoisie dans les manuscrits enluminés en France aux XIVe et XVe siècles » (Université Bourgogne Franche-Comté, 2019).
Suprême Conseil de Belgique
Accessit 2020
Madame Helena Canadas Salvador pour sa thèse de doctorat en Sciences de l’art : « Visions de l’âme : du sublime et du « numineux » dans l’œuvre de Mark Rothko » (Université Paris-Nanterre et Universitat Pompeu Fabra de Barcelone, 2017).
Accessit 2021
M. Francis Lacroix pour sa thèse de doctorat en philosophie, textes et savoirs sur « Plotin. Traité 6 (IV 8) Sur la descente de l’âme dans les corps : introduction, traduction et commentaire » (Université Laval à Québec et EPHE Paris, 2019).
Suprême Conseil des cultures et de la spiritualité
Accessit 2020
Madame Anne-Clothide Bossenec-Méaudre pour sa thèse de doctorat en philosophie : « De la vanité à la sagesse : introduction à la traduction du commentaire sur l’ecclésiaste de Saint Bonaventure » (Sorbonne Université, 2019).
Accessit 2021
Madame Perrine Rodrigues pour sa thèse de doctorat en histoire sur « Le discours des vices et des vertus aux époques carolingiennes et ottonienne. De l’écrit à l’image (IXe-XIe siècles) » (Université Jean-Moulin Lyon-III, 2018).
Depuis 2017, le Suprême Conseil de France remet des prix à des thèses de doctorat dont la nature ou les effets peuvent stimuler, dans l’enseignement supérieur, la recherche autour des valeurs illustrées par le Rite Écossais Ancien et Accepté.
Comme le palmarès l’indique, le Suprême Conseil de France est accompagné par quatre puissances maçonniques écossaises qui remettent chacune un ou plusieurs accessits.
Les thèses primées couvrent de multiples champs de recherches, s’étendant de la philosophie à l’histoire et de l’histoire de l’art à la littérature, aux époques et aux lieux les plus divers ; elles témoignent de la volonté de saluer des travaux qui contribuent, par la variété de leurs sujets et de leurs méthodes, comme par celle de leurs styles et de leurs inspirations, à approfondir et à renouveler des approches exigeantes éclairant l’humanisme qui nourrit la recherche académique à son niveau le plus élevé. C’est ce que veut ainsi encourager, à la rencontre de ses propres valeurs, la Franc-maçonnerie définie comme un Ordre initiatique traditionnel et universel fondé sur la Fraternité, dans le droit fil du Rite Écossais Ancien et Accepté, le plus pratiqué sur la planète.
Dans un monde trop souvent prompt à considérer la franc-maçonnerie comme une force obscure, ces prix et accessits n’ont pas immédiatement reçu le chaleureux accueil qu’ils obtiennent aujourd’hui, au sein d’une communauté universitaire qui manque, elle aussi désormais, d’une pleine reconnaissance, dans une société dominée par des réactions à courte vue et des intérêts étroits, soit dit pudiquement.
L’athmosphère solennelle, certes, mais tout aussi bien emprunte d’humour et de complicité, qui a marqué la cérémonie, a réjoui une assistance nombreuse qui mesure de plus en plus les enjeux communs de toutes les recherches approfondies, qu’elles soient menées dans un cadre initiatique ou dans un cadre universitaire. L’afflux spontané des travaux signalés à l’attention de ce Prix le manifeste chaque année davantage. Il est donc heureux de constater que ce Prix occupe une place légitime dans le panorama des distinctions.
