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Connaissez-vous « La prière de l’artisan » ?

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Merci à notre confrère la Chaîne : Blog 357

Apprends-moi, Grand Architecte de l’Univers, à bien user du temps que tu me
donnes pour travailler et à bien l’employer sans rien en perdre.

Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées sans tomber dans le scrupule
qui ronge.

Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter, à imaginer l’oeuvre sans
me désoler si elle jaillit autrement.

Apprends-moi à unir la hâte à la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la
paix. aide-moi au départ de l’ouvrage, là où je suis le plus faible. aide-moi au
coeur du labeur à tenir serré le fil de l’attention. Et surtout comble Toi-même
les vides de mon oeuvre.

Grand Architecte de l’Univers, dans tout le labeur de mes mains laisse une
grâce de Toi pour parler aux autres et un défaut de moi pour me parler à moimême. Garde en moi l’espérance de la perfection, sans quoi je perdrais coeur.

Garde-moi dans l’impuissance de la perfection, sans quoi je me perdrais
d’orgueil. purifie mon regard: quand je fais mal, il n’est pas sûr que ce soit mal
et quand je fais bien, il n’est pas sûr que ce soit bien.

Grand Architecte de l’Univers, ne me laisse jamais oublier que tout savoir est
vain sauf là où il y travail. Et que tout travail est vide sauf là où il y a amour. et
que tout amour est creux qui ne me lit à moi-même et aux autres et à Toi.

Que si je fais par goût du profit, comme un fruit oublié je pourrirais à
l’automne.

Que si je fais pour plaire aux autres, comme la fleur de l’herbe je fanerai le soir.
Mais si je fais pour l’amour du bien, je demeurerai dans le bien.
Et le temps de faire bien et à ta gloire, c’est tout de suite.
Amen


Texte anonyme du XIIe siècle

Justice maçonnique au GODF… et fortes rumeurs de manifestation rue Cadet des pro-Zemmour

Selon nos informations, la Chambre Suprême de Justice Maçonnique (CSJM) du GODF se réunissait rue Cadet à Paris ce vendredi matin, afin de statuer sur un cas d’exclusion d’un membre actif de Reconquête! le parti d’Éric Zemmour, candidat à la présidentielle.

Il semblerait que la manœuvre passe mal du côté des sympathisants du candidat, puisqu’une manifestation, en guise de protestation, était attendue ce vendredi entre 10h et midi devant le siège du GODF, rue Cadet dans le 9e arrondissement de Paris.

Le service de sécurité étaitrenforcé. Les commerçants alentours étaient invités À rester très vigilants en cas de dérapage.

Nous évoquions hier le cas de Jade Escoffier, ex-membre de la GLMF exclue pour appartenance à un parti incompatible avec son obédience. Cet article faisait d’ailleurs suite à un autre, paru ce week-end dans les colonnes de 450.fm, se référant au papier du Canard enchaîné de la semaine dernière, concernant le boycott de Zemmour et de Le Pen rue Cadet durant la campagne présidentielle (avant, pendant et après d’ailleurs).

Le Grand-Maître du GODF Georges Sérignac reste ainsi sur sa ligne, dont il avait dévoilé les contours lors d’une interview au journal Le Monde du 3 Octobre dernier en affirmant « Tout discours antirépublicain est à combattre » et en rajoutant, concernant les deux candidats Zemmour et Le Pen : « On aura une position très claire. Pendant la campagne, on proposera aux candidats d’échanger avec nous. À l’exclusion de ceux d’extrême droite, comme les deux personnes que vous citez. »

La campagne s’annonce donc houleuse ! Pour ceux qui pensaient que la Franc-maçonnerie sociétale s’était assoupie durant la période COVID, ils vont en avoir pour leur capitation.

Georges Serignac, Grand Maître du GODF à Roanne ce soir

De notre confrère le-pays.fr

Georges Serignac, Grand Maître du Grand Orient de France, est à Roanne, ce vendredi 21 janvier, pour une conférence publique donnée à l’occasion du 180e anniversaire des Écossais Roannais. Il rencontrera, le lendemain, les responsables des loges de la région 6 lors du congrès régional organisé à Roanne, lui aussi.

Quel regard porte le Grand Orient de France sur la situation actuelle du pays ? 

On peut dire que nous sommes dans une période très compliquée sur le plan national, avec l‘échéance présidentielle qui arrive, les différentes séquences comme les Gilets jaunes, les réformes de retraite, en plus de la pandémie…

Un risque de flambée du vote extrême avec l’extrême droite traditionnelle, mais aussi cette espèce de « néopétainisme maurrassien zemmouriste ». Nous, francs-maçons, nous avons, dans cette période, à la fois un rôle à jouer et en même temps beaucoup d’interrogations à nous poser sur ce que nous sommes.

Vous parlez de rôle à jouer ; quel peut-il être ? 

Si on élargit la focale, on peut dire que depuis que la franc-maçonnerie existe, en tout cas en France, telle qu’elle a évolué en se différenciant de la franc-maçonnerie anglo-saxonnne régulière, elle a eu essentiellement un rôle d’accompagnement et de mise en place de la République très important, affiché et affirmé. De ce rôle historique nous devons aujourd’hui tirer les leçons.

Vous venez à Roanne pour fêter les 180 ans des Écossais Roannais ? Avez-vous un autre message à faire passer ? 

Dans ma venue à Roanne, il y a plusieurs aspects. Le premier est de fêter une loge, et j’insiste sur ce point : les loges sont la seule réalité de la franc-maçonnerie. La maçonnerie se passe en loge, et seulement en loge. Il y a donc cette reconnaissance de la loge, dans son aspect historique, dans ce qu’est la franc-maçonnerie.

Une conférence publique « pas destinée aux francs-maçons »

Deuxièmement, je viens faire une conférence publique pour que le Grand Orient puisse extérioriser ses valeurs, la principale étant la République, auprès d’un public le plus large possible, avec une intervention qui n’est pas destinée aux francs-maçons. J’en profite pour coupler cette conférence avec une rencontre au sein du congrès régional de la région 6, qui permet de rendre compte de l’action de l’exécutif et de dresser un état des lieux de l’obédience, avec les responsables des loges de la région.

Pratique : Conférence publique de Georges Serignac, Grand maître du Grand Orient de France, vendredi 21 janvier, à 18 h 30, à l’espace conférence du centre Pierre Mendès-France.

Pass sanitaire obligatoire.

Quand dans le « corps on a virus »…

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« Tout le malheur des Hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre »

En ce début de printemps 2020, personne n’avait spécialement en tête cette pensée de Pascal. A bien la lire, nous pourrions déduire que ce sont plusieurs semaines de bonheur qui nous ont été prescrites – disons plus justement ordonnées ! – quand le confinement nous a soudain maintenu au logis ! Pour qui veut bien y voir quelque philosophie, cette sorte d’« arrêt sur image » du film sociétal et social nous a surtout offert l’opportunité de marquer une pause et de penser la vie. Et même sa vie.

Qu’en est-il de l’être humainen ce début de siècle ? Depuis sa sortie du berceau africain, il y a quelque trois millions d’années, il poursuit l’écriture de son histoire au fil de l’évolution et de l’expansion démographique. Avec la curiosité comme moteur, c’est à dire la créativité permanente de son intelligence novatrice, dans tous ses domaines d’activité. Le prodigieux développement des moyens de communication et de déplacement qui a lui-même engendré un système économique mondial, a fait de la terre aujourd’hui, un village de sept milliards d’habitants.

Ce qu’on appelle « la mondialisation » a produit « l’Homme unidimensionnel », tel que l’a nommé le philosophe Herbert Marcuse. Et l’instantanéité de l’information procurée par ses objets nomades (téléviseur, ordinateur, smartphone, etc.) lui a donné l’impression de supprimer les distances et l’illusion de la maîtrise de l’espace et du temps. L’homo numericus se reconnaît dans les accessoires de ses semblables et trouve son âme dans son véhicule. En schématisant, il se réduit ainsi à l’état de consommateur insatiable et à un mode de vie uniforme ! Image même d’une société à repenser !

L’implantation des firmes multinationales active en permanence les liaisons marchandes entre gens d’affaires. De leur côté, le transport aérien à bas coût et les croisières à bord des villes flottantes favorisent sur l’ensemble du globe, le tourisme de masse. Et avec cet ensemble en connexion s’opèrent tout à la fois les transferts technologiques, la rencontre des cultures, le divertissement en tous genres…et la circulation virale ! A preuve ce « Coronavirus » qui, par les transporteurs express que nous sommes, agresse subitement l’humanité entière !

Un constat découle de la « magie technologique » et de cette culture distractive tous azimuts : Par l’esquive depuis la dernière guerre – et les « trente glorieuses » qui ont suivi – notre civilisation centrée sur le loisir s’ingénie à nous faire oublier notre statut individuel d’« être provisoire ». C’est à dire de mortel ! Notre hôte indésirable, tueur en série s’il en est, est en train de nous le rappeler ! Ce signal est d’autant plus brutal que l’Homme est guidé tout au long de sa vie par le fondamental « principe de plaisir », évoqué ci-dessus. Mais le plaisir ne peut être constant. Rattrapés par le « principe de réalité », en l’occurrence l’actuelle funeste contagion, avions, bateaux, trains et voitures – nos bottes de sept lieues – doivent temporairement ralentir leur marche locale et intercontinentale, jusqu’à nous faire songer à l’impensable : l’immobilité.

 Avec qui passons-nous le plus clair de notre temps ? Avec nous-même, bien entendu ! Et de fait, ces contraintes nouvelles nous renvoient bel et bien à notre individualité. Une excellente raison pour nous rencontrer et « auto-dialoguer »! Une bonne occasion de passer ainsi du « Moi social », notre devanture si je puis dire, au « Soi profond » notre espace intime, que francs-maçons nous nommons notre « temple intérieur ». Du Moi au Soi : c’est au vrai, le passage du « Qui suis-je ? » au « Que suis-je ? » Quelles sont ma place et mon action en tant qu’être humain inscrit dans un récit, familial, amical, professionnel, associatif. Bref, quel sens je donne ou je peux donner à ma vie ?

Il n’y a pas d’urgence, il n’y a que des gens pressés ! Sauf exception vitale, certes, rien ne nous oblige à l’accélération en toute chose, signe de notre époque. Nous le remarquons dans les médias et même en loge, le « parler » est souvent trop rapide. Les intervenants ne prennent pas toujours le soin de bien articuler. Ils débitent parfois leur planche, sans virgules entre les phrases, au grand dam de celles et ceux dont l’âge durcit l’oreille ! Assourdissement qu’accentue maintenant, en prime, un masque sournois. Nez en moins, dira l’humoriste.

Au vrai, profitons-nous de cette « expérience » inattendue ? Davantage à notre domicile, nous sommes à même en ce moment, avec la patience et le bienfait du silence, de bénéficier de la longueur du temps ! Cette pause devrait nous permettre ainsi de retrouver la présence à soi, en vivant vraiment le présent. Car, comme le mot l’indique, le présent est un cadeau !  

Alors que, nourrissons, nous dormions pendant des heures, nous avons vite cherché en grandissant à bien occuper nos heures de veille. Adultes devenus, nous ne cessons de nous activer pour répondre à cette question essentielle : Que faire quand je ne dors pas ? Ce désir de structuration du temps correspond davantage à notre soif éperdue de contacts sociaux – physiques ou par écrans interposés – auxquels nous a habitués la vie moderne !

Même si, paradoxalement, nous communiquons de plus en plus …en nous parlant de moins en moins ! Bien sûr, l’existence de cet agresseur invisible – champion de la transmission « micronisée » ! – est inquiétant. Et l’information continue n’est pas rassurante en désignant tous les jours ses nouveaux lieux possibles d’hébergement. Jusqu’à imprégner l’inconscient collectif angoissé et y inscrire en forme de jeu de maux lacanien interrogatif, que chacun, chacune, allez savoir, dans notre « corps on a virus » !

Heureusement, la médecine – avec le dévouement admirable de ses chercheurs, praticiens et praticiennes sur toute la planète – se bat de toutes ses forces contre cette dictature de l’invisible. Et sans nul doute, finira par l’éradiquer, comme elle a vaincu les épidémies précédentes. Dans le même temps, au long de nos rues, les croix vertes des quelque 22 000 pharmacies de France continuent de palpiter comme des cœurs. Autant de sentinelles de vie qui oublient la leur pour préserver la nôtre. Autant de héros du quotidien, comme le sont policiers, pompiers, infirmières, caissières, livreurs, commerçants de proximité, vaillant peuple désormais masqué lui aussi, à son poste et son office. Pour notre sécurité et subsistance.

 En ce qui nous concerne, également acteurs de la cité – retenus dans nos élans – même si ce freinage nous protège, voire nous régénère avant de reprendre vraiment contact avec nos familles, amis et activités – nous ressentons maintenant le vif besoin de nous donner ou redonner un horizon. Au bout des jours et des nuits qui s’étirent…

…Quand le brouillard hivernal n’est pas de service, le clair de lune me fait lever la tête. Puis m’attire certains soirs à ma fenêtre. La ville décoiffée de son voile de pollution habituel, les lumières y scintillent à nouveau. Mon œil devient regard et prend de la hauteur. Ô surprise ! Le ciel aussi a rallumé un semis d’étoiles. Telle une promesse. Je fixe la plus brillante pour, qui sait, en capter l’énergie !

  Actuellement, le plus court chemin d’un point à un autre, c’est le rêve. Avec celui d’un premier matin du monde.

Décryptage de la notion de responsabilité universelle prônée par le Dalaï-lama

De notre confrère Entre deux Rives

Le Dalaï-Lama déplore profondément que les religions soient souvent devenues des sources de conflits majeurs. À l’origine, toutes les grandes traditions religieuses ont eu pour but d’améliorer l’homme, non de lui nuire. On retrouve dans toutes les spiritualités la notion d’amour du prochain, même si cet idéal a été maintes fois démenti par les faits. 

Selon le Dalaï-Lama, une telle perversion se produit lorsque l’on brandit la religion comme un drapeau, qu’on la transforme en diktat, sans en comprendre ni en pratiquer le sens profond.

Il propose quatre démarches qui peuvent contribuer à l’élimination de ces dissensions :

1 – Rencontrer les érudits appartenant à des confessions différentes afin d’apprendre à mieux connaître les fondements philosophiques des autres religions.

2 – Rencontrer des contemplatifs afin de partager les expériences spirituelles.

3 – Organiser des rencontres inter religieuses, comme celle qui s’est tenue à Assise en 1986, permettant aux chefs religieux de développer un respect mutuel et de trouver ensemble des remèdes aux tensions entre les différentes communautés.

4 – Organiser des pèlerinages auxquels participeraient des fidèles de différentes confessions, car en se rendant dans ces endroits exceptionnels, chaque pèlerin exprime ce qu’il a de plus noble en lui-même, facilitant ainsi un climat d’ouverture et d’entente.

C’est ainsi que le Dalaï-Lama s’est notamment rendu, en compagnie de représentants des autres religions, à Jérusalem, à Lourdes, à Fatima, à Bénarès, au Kumba Mela d’Allahabad (où 70 millions d’hindous se sont retrouvés en 2002).

La Responsabilité Universelle

La Notion De « Responsabilité Universelle » Est L’une Des Notions Les Plus Importantes Que Développe Le Dalaï-lama. Elle Est Fondée Sur Le Concept De L’interdépendance Qui Est Au Cœur De La Réalité Et De La Philosophie Bouddhiste.❞

Notre vie entière est intimement liée à un très grand nombre d’êtres et notre bonheur passe nécessairement par celui des autres. Vouloir construire notre bonheur sur la souffrance d’autrui est non seulement amoral, mais irréaliste.

En effet, tout changement important qui se produit quelque part dans le monde a des répercussions sur chacun d’entre nous. Nous devons donc nous sentir concernés dans nos pensées et nos actes par le bien-être de tous les êtres.

D’où l’importance essentielle de la notion de non-violence entre les hommes, non-violence à l’égard des animaux et non-violence encore à l’égard de l’environnement.

Matthieu Ricard

ITALIE : Franc-maçonnerie et l’art de bien penser

De notre confrère italien expartibus.it

Vénérable Maître : « Dans quel but nous réunissons-nous ? »
1er Surveillant : « Pour construire des Temples à la Vertu, creuser des prisons sombres et profondes pour le vice et travailler pour le Bien et le Progrès de l’Humanité. »
(Rituel d’ouverture du premier degré
)

Le multifacette Vittorio Dublin, conteur numérique et producteur d’effets visuels, nominé à plusieurs reprises et lauréat d’un David di Donatello, dans un brillant article sur Facebook, parle de la soi-disant « règle du dixième homme », trivialement connue sous le nom d’approche de l’avocat du diable , technique qui sert à contrer les effets néfastes de la pensée dite de groupe qui risque souvent de devenir une pensée conventionnelle, ou, pire, dans nos sociétés de masse, une pensée unique.

Il écrit d’ailleurs :

« La pensée de groupe émerge dans des situations de communauté sociale composée de personnes qui se caractérisent par des échelles de valeurs similaires, les personnes au sein du groupe « s’aiment » et ont tendance à rejeter toute initiative perçue comme un élément potentiel de perturbation dans le maintien de l’équilibre du Groupe ; les membres individuels du groupe ne veulent pas voir couler le bateau, car cela pourrait nuire aux relations personnelles qu’ils entretiennent avec les autres membres du groupe. C’est pourquoi, il n’est pas rare d’observer des tentatives visant à ridiculiser les pensées de contestation. »

L’observation, très intéressante, parce qu’absolument focale et pertinente sur le caractère potentiellement formateur de la voie latomiste, est une bonne occasion d’élargir le thème et d’essayer de comprendre. En résumé, la franc-maçonnerie est-elle aujourd’hui capable de se situer, comme elle l’a fait déjà dans le passé, en tant que think tank opérationnel, en s’appuyant sur son propre noyau initiatique ? Peut-elle apporter l’innovation de la pensée à la croissance du monde contemporain ?

Dans cet approfondissement « éclair » , j’aborderai le sujet des pré-requis psycho-aptitudes nécessaires pour concrétiser cette possibilité dans la relation de groupe.

Le sens critique interne/externe (dixième homme, conscience de soi, observation de soi, conscience-miroir, exercice de l’arrêt de la mémoire gurdjieffienne) est fondamental dans le développement initiatique du « projet homme ».

Chaque élément des composantes constitutives de l’être humain doit s’équilibrer dans une recherche continue d’équilibre dynamique. La « pensée de groupe », comme l’illustre Dublin, est un exemple clair d’un « métal » conditionnant, d’une pensée commune aplatie et faussement rassurante. L’emprunt d’un psychisme « étranger », coulé et installé dans les recoins les plus cachés de l’esprit.

Heureusement, il existe la pensée des individus qui entrent dans une relation saine et fructueuse les uns avec les autres. cela permet de se transformer en contamination constructive, où chacun accueille et élabore, en respectant sa propre identité. Il respecte les positions, les idées, les différents points de vue, pour construire une pensée plus large, plus créative et plus avancée, selon le modèle bien connu du trinôme hermétique père – mère – fils.

Le seul danger réel est la rencontre, dans la Loge, avec une pensée compétitive, clivante, agressive, anarchique et débridée, générée par des individus à faible degré de développement évolutif. Un fruit très amer et une condition très répandue provenant de dysfonctionnements éducatifs, de paresse mentale, d’infantilisme, de paranoïa et de solipsisme égoïste.

Autant de facteurs qui minent la capacité à raisonner et à travailler ensemble pour le bien commun. L’enjeu aujourd’hui plus que jamais, est primordial, dans un contexte tel que celui actuel où nous sommes menacés par des catastrophes collectives susceptibles de mettre en péril la survie de l’humanité elle-même.

D’où la nécessité d’accueillir au sein du groupe initiatique des Ordres avec des pré-requis rigoureux pour un développement sain, ou du moins acceptable, du moi.

Comme l’écrit Rémi Boyer dans « La Franc-Maçonnerie – Une spiritualité vivante » :

Certaines sociétés initiatiques sont thérapeutiques. Mais pas ceux de type maçonnique. En ce qui concerne les ordres maçonniques ou apparentés, il ne faut jamais accepter, même dans une structure extérieure, une personne en difficulté, une telle personne relève de la compétence de la psychothérapie ou de la psychiatrie.

D’autre part, une société initiatique externe a une fonction de conciliation. Elle contribue à aider la personne à se réconcilier avec elle-même, son environnement, le monde, son univers.

Supposons qu’il soit plus facile d’aborder la recherche lorsque la personne est stabilisée, lorsque le « moi » est construit. Avant de vaincre la personne, la même chose doit être complétée. (…) Une loge résiste mal à l’entrée d’un déséquilibré. C’est un catalyseur, un dynamiseur de dysfonctionnements potentiels dans le groupe.

Jamais comme dans ce passage historique, dans un monde de plus en plus connecté, global, interdépendant, où « le moindre battement d’ailes d’un papillon est capable de provoquer un ouragan à l’autre bout du monde », n’est-il indispensable d’équilibrer le sens de l’ab-la liberté résolue et narcissique, avec le sens du bien commun pour élaborer ensemble des solutions nouvelles et efficaces.

Aujourd’hui même, j’ai été frappé par une phrase citée par un site français consacré aux études maçonniques :

Et si la liberté et l’égalité se font la malle N’oubliez pas… il nous reste la Fraternité.

Et si la liberté et l’égalité se blessent, n’oubliez pas… nous avons toujours la Fraternité.

Mais cette Fraternité, nous n’avons pas à l’appliquer à une seule Loge, à une famille, ou à un groupe particulier fermé et autoréférentiel. Il faut le faire à toute l’humanité afin de fabriquer l’Universel Adam Kadmon. Personne ne se sauve seul.

(VIDEO) La grande Maîtresse

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L’OUVRAGE

En 2045 le monde maçonnique, s’il continue à être en perte de vitesse, devra t-il se déterminer par rapports aux évolution sociales et sexuelles de nos environnements ?

Si l’égalité entre les hommes et les femmes semble ne plus être contestée la différence de genre et l’orientation sexuelle des individus ne recueillent pas toujours l’assentiment de le population. Le Grand Orient de France sera-t-il innovateur dans ces domaines.

Voici une fiction écrite par un ancien  hiérarque de la franc-maçonnerie adogmatique qui relate comment LEA SABY, la cinquantaine, transgenre basco-landaise va vivre avec ses amis des événement exceptionnels. Saura t-elle maîtriser ses émotions ? les soupçons, trahisons, homophobie, amour, violence… des situation auxquelles cette future Grande Maîtresse ne s’était pas préparée ? La connaissance des arcanes politiques  d’une grande obédience éclairent ce parcours d’un regard lucide. Fiction ou prophétie ? aux lecteurs de choisir.

L’Auteur

Jean Philippe Marcovici vit à Tours. Docteur en chirurgie dentaire, il adhère au Grand Orient de France en 1998 dont il devient le N° 2 en 2011-2012. Il est à l’origine d’expositions internationales autour de la Franc-Maçonnerie. Il a écrit deux ouvrages maçonniques dont l’un, en co écriture avec François Cavaignac, historien connu de l’édition.

Aufrey Desplanques, la préfacières de l’ouvrage,  est actuellement psychologue clinicienne et la première femme élue au Conseil de l’Ordre dans l’histoire séculaire du Grand Orient de France

(INÉDIT) Le documentaire « Enquête de vérité – Dans les secrets des francs-maçons »

Dans le genre « série documentaire – Société », RMC Story nous propose un inédit le mardi 25 janvier à 21H05

Le résumé de « Enquête de vérité – Dans les secrets des francs-maçons » :

On les reconnait grâce à l’équerre et au compas. Un symbole qui identifie l’une des confréries les plus anciennes et mystérieuses de l’Histoire : les Francs-maçons. Deux millions de membres sur la planète, 175.000 en France, les Francs-maçons ont érigé le secret au rang de dogme. Adeptes de légendes bibliques, ils pratiquent des rituels qui intriguent.

Depuis leur apparition au 18ème siècle, les Francs-maçons et les règles qu’ils s’imposent dérangent. Encore aujourd’hui, ils sont soupçonnés par leurs détracteurs les plus farouches d’être une secte au service de forces qui nous dépassent, à la tête d’un complot cherchant à dominer le monde.

Pour démêler le vrai du faux, des Francs-maçons Français et Britanniques ont accepté de témoigner et de nous ouvrir les portes de leurs temples les plus prestigieux à Paris et à Londres, pour prouver que la Franc-maçonnerie accepte aujourd’hui de s’ouvrir au grand public. Ils ont accepté de nous de raconter le fonctionnement de leurs loges de l’intérieur, de nous faire découvrir la signification de leurs étranges tenues ou de leurs symboles et de nous raconter l’incroyable histoire de cette société secrète vieille de plusieurs siècles.

Léa Schlesinger

Un documentaire réalisé par Léa Schlesinger et présenté par la journaliste Samira Ibrahim.

Diffusion RMC Story les mardis 25 janvier à 21H05 et 1er février 2022à 22H55

RMC Story est une chaîne de télévision française généraliste appartenant à la société Diversité France TV1 (groupe Altice Média). Elle fut lancée le 12 décembre 2012 sous le nom de Numéro 23, puis devient RMC Story le 3 septembre 2018 peu après son rachat par le Groupe NextRadioTV2. Depuis 2018, elle a pour slogan « La chaîne des histoires vraies ».

Source : https://tvmag.lefigaro.fr/

Un Maçon libre dans une Loge libre, chiche !

Impossible dans une réflexion sur le passé et l’avenir de l’Ordre, de ne pas se référer à la devise porte-bannière, en titre de cet article. Le questionnement est si ample que je lui ai consacré un chapitre complet, dans mon ouvrage « Une Loge maçonnique en 2050, la Boulomie ».

            Une tenue est un lieu de soumission, certes dans la meilleure des intentions avouables. Elle est garantie, sans sourciller, grâce à la discipline initiatique. Sinon ce serait l’anarchie ! Ce faisant, la liberté de groupe est bien coincée dans la cage des usages, des arcanes et des rites, aussi nobles soient-ils. Une nécessité, une fatalité ? Dans le cas actuel, mieux vaut ne pas trop se prévaloir de cet idéal de liberté, mis en avant et pauvre de réalités actuelles. Mais demain ?

Que répondre à la question : Comment la Franc-maçonnerie démontrerait-elle qu’elle met en œuvre la fière devise. Mon ouvrage apporte des réponses possibles. Voici les chemins que j’ai empruntés.

La Voie maçonnique nous apprend d’abord à obéir, sans discuter. Nos cerveaux ne s’y opposent pas : c’est toujours bon de bêler avec les moutons ; et les humains vivent en meute naturellement. Obéir est le premier volet, mais il ne suffit pas : obéir ensemble, c’est le volet complet. C’est se sentir bien protégé des dangers tant extérieurs qu’intérieurs. L’enjeu est colossal pour la société humaine. C’est une loi de nature. La Franc-maçonnerie, entre autres, l’a superbement mise en exergue avec l’invention intuitive des tenues. La méthode de prise de parole ramasse, à elle seule, le génie de nos Anciens : je parle et je me sens libre mais dans un cadre rituel collectif. Et le groupe m’aime : j’en veux pour preuve qu’il m’écoute. Chacun se sent libre de penser ce qu’il veut ; mais interdiction lui est faite de se manifester sans une autorisation des dépositaires de l’ordre, les Surveillants et le Vénérable. Un dosage, non point subtil, mais très clair pour que chacun se soumette, en pleine liberté individuelle. Passer sous les fourches caudines de la loi !

            Les temps changeront radicalement. Les organisations, aujourd’hui, fonctionnent quasiment toutes sur le modèle pyramidal de la distribution des pouvoirs. Demain ce système répondra de moins en moins aux attentes de liberté individuelles et collectives. Déjà, depuis les années 70, des modèles alternatifs claironnent, avec une résonance encore modeste, d’autres manières du vivre ensemble, dépoussiérés de notre obéissance atavique. Un peu partout dans le monde, les fleurs des libertés, poussent et éclosent. La Voie maçonnique a pressenti tout cela en dessinant à l’horizon : « Un Maçon libre dans une Loge libre ». Alors soyons les dignes continuateurs des Frères Joseph Proudhon, Maçon d’un soir !, Élisée reclus, Francisco Ferrer, Léo Campion et d’autres dont votre serviteur. Des Loges n’ont pas attendu. Les Frères se sont rassemblés et entraimés, dans les lueurs prochaines d’une anarchie non fantasmée mais réelle, tangible et peu à peu démontrée. Comme une petite phrase fondatrice l’a toujours affirmé. Elle deviendra un flambeau pour allumer les feux de libertés accrues : « L’ordre sans le pouvoir ».

Et l’organisation maçonnique alors, dans ce tourbillon qui peut rendre hagarde la société humaine ? Qu’elle se regarde, elle-même, toute dénudée des oripeaux historiques, placardés en tradition de béton. Entre soumission et libération, les obédiences seront-elles donc des supports de vie ou au contraire… ? L’organisation d’une Loge, nos méthodes de travail en tenue, plus carcan ou plus envol ? Le vent souffle ; qu’il renforce toujours la fraternité !

Visiter le site de Jacques Fontaine

JADE ESCOFFIER exclue de la GLMF : selon l’Incorrect, « La Franc-maçonnerie milite contre le Rassemblement national »

NDLR : Dans notre édition de dimanche dernier, nous consacrions un article sur le thème des «Candidats à la présidentielle en loge : pour ou contre ?» mettant le projecteur sur les amalgames qui sont faits entre maçonnerie et politique extrême de droite ou de gauche. Nous relations justement le cas d’une Sœur récemment exclue de son Obédience pour son militantiste dans un parti classé à l’extrême droite. Cette semaine, le mensuel français de tendance conservatrice l’Incorrect, consacre un droit de réponse à cette Sœur.

Nous vous proposons, les 2 premiers paragraphes de ce texte dont l’intégralité est réservée aux abonnés du mensuel :

De notre confrère lincorrect.org – Rémi Carlu

Candidate affiliée RN aux départementales de 2021 dans le Vaucluse, Jade Escoffier a été exclue à la fin de l’année par son obédience maçonnique. La Grande loge mixte de France juge que l’engagement politique de son ex-membre, ayant choisi le camp de la « haine » et de la « discrimination », est incompatible avec ses valeurs. L’intéressée ne l’entend pas de cette oreille et attaque l’obédience en justice. Entretien.

Du fait de vos opinions politiques, vous avez été exclue de votre obédience maçonnique fin 2021. Pouvez-vous nous détailler les faits ?

J’étais vénérable maître d’une loge maçonnique dans le sud de la France. J’ai décidé de me présenter aux élections départementales en binôme avec une personne qui fait partie du Rassemblement national. Moi, j’étais sans étiquette mais affiliée au mouvement de La Droite populaire, puisque je connais Thierry Mariani depuis près de vingt-cinq ans. Quand des membres de La Droite populaire sont venus me chercher, j’ai accepté volontiers et me suis dit que ce pouvait être une expérience intéressante, dans la mesure où je suis déjà élue dans ma commune depuis 2014.

L’ayant appris, la hiérarchie de votre obédience a décidé de vous exclure. Comment cette exclusion s’est-elle déroulée ?

Début mai par écrit, j’ai signalé ma candidature à mon obédience, la Grande loge mixte de France, parce que je sais effectivement que la franc-maçonnerie n’est pas forcément encline à apprécier les gens du Rassemblement national. Ils m’ont convoqué par visioconférence pour me demander des explications, ce que j’ai fait bien volontiers. Assez rapidement, ils m’ont accusée d’incitation à la haine et de discriminations. Si le début de l’entretien était relativement agréable, la fin l’était donc beaucoup moins. Ils ont souhaité m’entendre en juin, ce que j’ai refusé : à deux semaines des élections, j’avais autre chose à faire ! Finalement, ils m’ont convoqué début octobre pour un entretien afin de m’exclure. Personnellement, je n’avais pas du tout l’intention de me retrouver face à eux pour un échange qui aurait été une diatribe accusatoire.