Une vingtaine de formules extraites du Livre des morts de l’Égypte ancienne sont réparties en 11 chapitres qui composent les étapes majeures d’un cheminement vers la lumière, mis en évidence par l’auteur au travers de ses commentaires.
La collection de textes hiéroglyphiques que l’on appelle communément Le Livre des morts s’intitule en réalité Formules pour sortir au jour et s’adresse autant aux vivants en quête d’initiation qu’aux défunts « justes de voix ». Ces textes sont d’une richesse inépuisable pour qui recherche une vie en esprit, mais difficiles d’accès en raison de leur formulation souvent énigmatique une fois traduits dans nos langues modernes.
Pour parer cet écueil et extraire la substantifique moelle de ce riche matériau, qui est l’une des sources importantes de la symbolique de l’initiation maçonnique, Pierre Dangle a sélectionné et commenté dans cet essai un certain nombre de formules qui décrivent les étapes majeures d’un cheminement vers la Lumière dont la nature est intemporelle.
Biographie de l’auteur :
Écrivant sous pseudo, il nous appartient donc de respecter la volonté de cet écrivain bien connu aux multiples facettes, y compris celle de sa véritable identité…
[NDLR : Habituellement de 128 pages, ce numéro exceptionnel de la toujours très intéressante et fort utile collection « Les Symboles Maçonniques » – de plus financièrement très abordable-, en comprend 192. Les Sœurs et Frères aiment y puiser matière à réaliser leurs Travaux. Non, je ne prendrai pas mon calame de scribe pour vous écrire ces quelques lignes. Notons sue la quatrième de couverture la mention « Symboles maçonniques – Symboles universels ».
Et c’est exactement cela que représente les symboles de l’Égypte qui n’en finissent pas de peupler notre imaginaire. Cette Égypte antique, ancienne civilisation du nord-est de l’Afrique, concentrée le long du cours inférieur du Nil, dans ce qui constitue aujourd’hui l’Égypte, nourrit toujours en les mêlant mythes et figures divines. Le Maçon s’y référant souvent. Ne dit-on pas qu’en Loge il faut se tenir assis comme dans le symbolisme de la statuaire.
C’est donc à partir de ce texte vieux des plus de 4000 ans le « Livre des Morts des anciens Égyptiens » – nombreux textes funéraires aux formules rituelles-, que Pierre Dangle nous fait découvrir ce grand voyage vers l’au-delà et ses secrets. Cette « Bible de l’ancienne Égypte, servait à guider le défunt et pour les initiés, détenteurs d’une science initiatique et magique, la mort physique n’était que le début d’une série de métamorphoses de la conscience…
L’auteur a sélectionné et commenté un certain nombre de formules de ce « Livre des Morts », dont le vrai titre en égyptien est « Livre de la Sortie au Jour », texte le plus connu que nous ait laissé l’ancienne Égypte. Il nous décrit, en onze chapitres, les étapes majeures d’un cheminement vers le Lumière.
Par ailleurs, un numéro 100 est toujours un numéro anniversaire. Après tout, le nombre 100 recèle un symbolisme riche, en lien étroit avec le chiffre 10. N’évoque-t-il pas complétude, intégrité, perfection cosmique, homme éveillé et même retour à l’unité ?]
Par Serge Toussaint, Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix
Si l’on en croit la Tradition, l’hermétisme est un enseignement ésotérique qui remonterait à Hermès Trismégiste, personnage probablement mythique qui aurait vécu en Égypte au IIIe millénaire avant notre ère, et auquel on attribue un ensemble d’écrits appelés les «Hermetica». Sur le plan étymologique, ce nom est issu de Thot, dieu égyptien de l’écriture, de la connaissance et de la sagesse, que les grecs assimilèrent à Hermès, messager des dieux, inventeur des poids et des mesures, gardien des routes et des carrefours. Pourquoi «Trismégiste», c’est-à-dire «Trois fois grand» ? Au-delà des diverses interprétations données à cette expression, Hermès aurait lui-même déclaré : «Je suis possesseur des trois parties de la philosophie du monde entier».
L’hermétisme
Qu’en est-il donc de cette philosophie dite «hermétique» ? Pour répondre à cette question, il faut se reporter aux «Hermetica», textes qui remonteraient traditionnellement à Hermès Trismégiste, mais dont certains ne furent écrits qu’à partir du Ier siècle de notre ère. On peut les diviser en deux groupes : le premier réunit des traités de magie, d’astrologie, d’alchimie et de médecine ; le second regroupe des textes purement philosophiques, parmi lesquels le célèbre «Corpus Hermeticum». On pense que leurs auteurs furent, soit des Égyptiens hellénisés, soient des Grecs égyptianisés. C’est ce qui explique pourquoi on dit de l’hermétisme qu’il est «gréco-égyptien».
Comme vous le savez certainement, l’un des textes les plus connus des «Hermetica» est la célèbre «Table d’émeraude», où il est dit notamment «Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, afin de faire les miracles d’une seule chose». Cette formule résume bien la philosophie hermétique, dans son approche des mystères de la vie. Elle laisse entendre que le macrocosme, monde de l’infiniment grand, est le reflet du microcosme, monde de l’infiniment petit, et inversement. En vertu de ce principe, l’homme, qui appartient au mésencosme, c’est-à-dire au monde intermédiaire entre les deux infinis, peut et même doit les étudier en relation l’un avec l’autre, au moyen de la «loi des correspondances».
L’alchimie
Comme je l’ai rappelé, l’alchimie est indissociable de l’hermétisme. Dans l’absolu, elle est fondée sur l’idée que l’homme peut accélérer les processus que suit la nature pour transmuter ses éléments composants, notamment les minéraux. C’est ainsi que les alchimistes se sont employés pendant des siècles à obtenir de l’or au moyen d’opérations successives effectuées sur une «Materia prima» soumise, à la fin du processus, à une mystérieuse «Pierre philosophale». Rien ne permet d’affirmer qu’ils aient réussi une telle transmutation. Ce qui est certain, c’est que leurs travaux ont contribué à l’émergence de la chimie. Il faut savoir également que la plupart d’entre eux menaient en parallèle une quête purement spirituelle.
Les Rose-Croix se sont toujours intéressés à l’hermétisme et à l’alchimie. En témoigne, entre autres, la «Rose-Croix hermétique», créée aux environs de 1888. Cette Rose-Croix réunit les trois grands principes alchimiques (soufre, sel, mercure), les sept planètes alchimiques (Soleil, Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus, Saturne) et les quatre éléments (terre, eau, air, feu). Sa particularité est d’intégrer en son centre une Rose-Croix plus petite, placée au milieu d’une rose dont les vingt-deux pétales sont marqués d’une lettre hébraïque. Malheureusement, ce symbole ésotérique que je trouve très beau a parfois été dévoyé à des fins occultes, voire théurgiques et même magiques.
Plongée dans les coulisses de la reconstruction de #NotreDameDeParis en découvrant les compagnons qui sont au chevet de la #Cathédrale. Un reportage de A. Marguet / Y. Dorion / S. Brunn / F. Mathieux / M. Renier / R. Chartier
Symbole révolutionnaire important, « La Marseillaise » est un symbole fort de la République. Composée en avril 1792 par Claude Rouget de Lisle, officier en poste à Strasbourg, à la suite de la déclaration de guerre de la France à l’Autriche, « La Marseillaise » fut ensuite diffusée massivement par l’intermédiaire des volontaires marseillais qui entonnèrent ce chant lors de leur marche vers Paris. C’est la foule parisienne qui nomma ce chant « La Marseillaise » ! Composée au moment où fusionnent l’esprit révolutionnaire et l’amour de la nation offensée, « La Marseillaise » obtient un grand succès et prend le statut de chant national, le 14 juillet 1795. Sous l’Empire, elle est souvent jouée aux armées, même si le Chant du Départ ou « Veillons au salut de l’Empire » lui est préféré par Napoléon. La Marseillaise est par exemple jouée par la musique de la Garde (donc en présence de Napoléon) à la bataille de la Moskova. « La Marseillaise » reparaît ensuite lors des révolutions de 1830 et 1848, et redevient hymne national sous la IIIe République en 1879, au cours d’une séance de l’Assemblée nationale présidée par le Frère Gambetta. La Chambre des députés adopte alors « La Marseillaise », qui devient l’hymne national de la République restaurée.
Officier d’artillerie et poète à ses heures, Claude Joseph Rouget de l’Isle, ou de Lisle (1760-1836) appartint au début des années 1780 à la Loge « Les Frères discrets de Charleville ». C’est par la franc-maçonnerie qu’il connut Philippe-Frédéric de Dietrich, le maire de Strasbourg. À la demande de celui-ci, il compose plusieurs chants patriotiques dont « Le Chant de guerre pour l’armée du Rhin », le 25 avril 1792, chanté par Philippe-Frédéric de Dietrich lui-même pour la première fois en public dans son salon. Celui-ci connaît un certain succès. Quand l’Assemblée déclare la « patrie en danger », ce sont des fédérés marseillais gagnant le front qui entonnent et répandent sur leur chemin le chant de Rouget de l’Isle – qui devient donc « La Marseillaise ».
Rouget de Lisle (1972)
Dans le célèbre « Dictionnaire de la Franc-Maçonnerie » de Daniel Ligou, nous pouvons lire : « Rouget de Lisle (Claude Joseph), 1760-1836. Le célèbre auteur de La Marseillaise a appartenu à la loge Les Frères Discrets, Orient de Charleville. Plusieurs membres de sa famille ont appartenu à la loge L’Intimité, Orient de Niort. »
Retrouvez notre article du 24 octobre 2021 intitulé « LA MARSEILLAISE, au musée de Strasbourg » https://bit.ly/3HzfZPn
Proposition d’une nouvelle Marseillaise
Pour une modification des paroles de l’hymne national français
En 2005, la loi Fillon impose l’apprentissage des paroles de La Marseillaise dans toutes les écoles de France. En apprenant cela, car jugeant les paroles de la Marseillaise « belliqueuses » et « racistes », Graeme Allwright* est « choqué » que l’on puisse enseigner ces « paroles épouvantables » à de jeunes enfants à l’école.
Il propose alors de nouvelles paroles pour l’hymne national français, et en enregistre une version en compagnie de Sylvie Dien.
Il milite depuis lors pour que les paroles de La Marseillaise soient changées. Ainsi au début de chacun de ses concerts, où plusieurs générations se retrouvent avec enthousiasme, il propose au public d’entonner cet hymne connu de tous, mais avec des paroles nouvelles comprenant un message d’amour et de paix, ajoutant
Graeme wright* : né le 7 novembre 1926 à Lyall Bay (Nouvelle-Zélande) et mort le 16 février 2020 à Couilly-Pont-aux-Dames (Seine-et-Marne), est un chanteur auteur-compositeur-interprète franco-néo-zélandais.
Pierre Mollier, directeur de la bibliothèque du Grand Orient de France et conservateur du musée de la franc-maçonnerie, sera en dédicace ce mercredi à partir de 17h.
Pierre Mollier
Profitez-en aussi pour (re)découvrir ces deux derniers ouvrages sur le Rite Français, à savoir :
Le Régulateur du Maçon – Les grades symboliques du Rite Français – Histoire et textes fondateurs (DERVY, 2018), préfacé par Alain Bauer ;
Les hauts grades du Rite Français – Histoire et textes fondateurs – Le Régulateur des Chevaliers maçons ( DERVY, 2017) préfacé par Philippe Guglielmi.
Jiri Pragman intitule son ouvrage L’antimaçonnisme actuel et, dès cette promesse, il se lie les mains. Car le mot « actuel » n’est pas un vernis, c’est un contrat, presque un serment profane, qui oblige à revenir, à corriger, à reprendre souffle lorsque l’époque change de visage.
Or ce livre, publié en 2014, porte déjà en lui une étrange fatigue du présent.
Comme si la matière qu’il traque, mouvante, virale, opportuniste, avait gagné la partie contre la forme imprimée. Nous ne lisons pas seulement une enquête sur l’hostilité, nous lisons aussi la difficulté qu’il y a à fixer l’ombre, à la clouer sur une page, alors qu’elle se déplace à la vitesse des rumeurs, des plateformes et des emballements collectifs.
Le travail de Jiri Pragman procède d’une intuition juste
L’antimaçonnisme n’est pas un simple désaccord, il est une fabrique de soupçons, une industrie du raccourci, une passion triste qui préfère l’explication totale à l’inconfort du réel. Le livre recense, classe, compare, met en regard, et cela peut rendre service au lecteur qui cherche des repères. Nous y retrouvons les vieilles matrices, les accusations qui se contredisent et pourtant cohabitent sans scrupule, la franc-maçonnerie tour à tour dénoncée comme anticatholique, antichrétienne, sioniste, antimusulmane, sataniste, sectaire, affairiste, criminelle, et parfois même « inutile » comme si l’inutilité, dans un monde obsédé par la rentabilité, constituait un crime métaphysique. Cette litanie a une fonction, elle nous montre que l’ennemi n’a pas besoin d’être cohérent, il a besoin d’être persuasif, et la persuasion se nourrit moins de logique que de répétition.
Pourtant, plus nous avançons, plus une gêne s’installe
Ce livre veut déminer, mais il aligne tellement de mines qu’il finit par dessiner le champ
Il veut désamorcer, mais il donne parfois l’impression de fournir un inventaire prêt à l’emploi. L’antimaçonnisme adore les listes, les noms, les signes, les rapprochements, les « preuves » par collage, les coïncidences érigées en architecture. Or la méthode choisie par Jiri Pragman, qui ressemble souvent à une documentation serrée, presque à une archive imprimée du web, reproduit malgré elle la grammaire de ce qu’elle prétend combattre. Nous reconnaissons cette mécanique parce qu’elle est la mécanique même du soupçon. Elle empile, elle juxtapose, elle suggère. Le lecteur averti y voit la manœuvre et s’en défend. Le lecteur moins armé peut y trouver, à l’inverse, une matière à fantasme. Ce point est décisif, car l’antimaçonnerie est un organisme parasite. Elle vit de ce qu’elle ingère. Elle transforme tout en combustible, y compris ce qui la critique.
Ce trouble est d’autant plus saillant qu’une voix liminaire vient donner au projet un vernis de connivence littéraire
La préface d’Éric Giacometti installe d’emblée un jeu de miroirs. Éric Giacometti se présente sans détour comme profane, donc non-maçon, et revendique pourtant une proximité affective et narrative avec l’imaginaire maçonnique, allant jusqu’à se dire « maçon friendly ». Le procédé est habile. Il dédramatise par l’humour, convoque la figure de Léo Taxil comme repoussoir historique, rappelle la puissance romanesque des grands complots fantasmés, et fait mine de désamorcer la machine antimaçonnique par une ironie de thriller, avec ce clin d’œil sur les « frères au 33e degré de la Banque mondiale » capables d’accorder un prêt miraculeux. Cette entrée en matière a une vertu, elle dit au lecteur que nous avons affaire à un territoire où l’imaginaire travaille autant que le fait, où la peur aime se déguiser en intrigue. Mais elle a aussi un coût. En installant une tonalité de plaisanterie maîtrisée, elle risque de rendre l’antimaçonnisme savoureux, presque folklorique, alors qu’il est aussi une mécanique de haine, parfois d’appel à la violence, et qu’il ne se contente pas de jouer avec des symboles, il vise des personnes, des lieux, des libertés.
Le livre s’arrête longuement sur la question du secret, ce cœur battant du malentendu Jiri Pragman rappelle que le « secret maçonnique » est devenu, dans la bouche des adversaires, un mot-valise où l’on jette pêle-mêle la discrétion des travaux, la réserve des rites, l’intimité d’un chemin, et l’idée fantasmatique d’un pouvoir caché. Là, nous touchons une profondeur que le livre effleure plus qu’il ne pénètre. Car le secret, dans une tradition initiatique, n’est pas le contenu d’un coffre, il est une discipline du temps. Il protège moins une information qu’une transformation. Il garde un silence pour que quelque chose mûrisse. L’antimaçon, lui, ne supporte pas cette lenteur. Il la prend pour un aveu. Il ne voit pas que le silence peut être une éthique, et que la parole donnée n’a de sens que si elle accepte de ne pas tout exhiber à la première injonction. En restant souvent au niveau du démenti et de l’explication, Jiri Pragman manque l’occasion d’une mise au point plus haute, presque spirituelle, où le secret apparaît comme une pédagogie du voile et non comme une cachette.
Cette limite devient plus nette encore lorsque le livre aborde ce que nous pourrions appeler le grand malentendu de l’appartenance
La question n’est pas seulement de savoir si un franc-maçon « doit » dire qu’il l’est, la question est de comprendre ce que signifie exiger une transparence totale dans une société qui, par ailleurs, tolère mille opacités plus dangereuses. Les pages consacrées aux débats sur la déclaration d’appartenance dans certains métiers, notamment dans la magistrature ou dans la fonction publique, cherchent à articuler droit, éthique, impartialité, soupçon de collusion. Le sujet est sérieux, et l’auteur a raison de ne pas l’évacuer. Pourtant, l’écriture donne parfois le sentiment d’un dossier rapporté, plus que d’une pensée conduite. Nous aurions aimé que l’analyse prenne davantage appui sur une idée simple et redoutable, l’obsession de l’appartenance maçonnique fonctionne comme un révélateur de nos peurs politiques. Elle vise moins la faute réelle que la possibilité imaginaire d’une fraternité qui échappe au contrôle immédiat.
Lorsque Jiri Pragman traite de l’Italie, de la Loge P2, du climat de suspicion, des interdictions et des obligations déclaratives, le livre retrouve un nerf historique, parce que l’antimaçonnisme y a pris des formes institutionnelles et traumatiques. Là, le sujet impose une gravité qui dépasse la caricature. Mais, même dans ces pages, une sensation persiste, celle d’un montage qui s’appuie beaucoup sur des sources en ligne, sur des renvois, sur des cas, sans toujours proposer ce qui manque le plus au lecteur, une hiérarchie intérieure, une manière de distinguer le structurant des écumes, les faits qui ont une portée politique de ceux qui relèvent du folklore haineux.
Ce folklore, justement, occupe une place importante, et c’est l’un des points où l’ouvrage devient à la fois efficace et fragile.
Les pages sur les « logos » et le décryptage sauvage des symboles décrivent une pathologie moderne, l’œil qui voit partout, l’œil qui projette partout, l’œil qui transforme une étoile, un triangle, un cercle, une mandorle, un simple motif graphique, en signature satanique, illuminatiste ou maçonnique.
Jiri Pragman a raison de rappeler la polysémie des formes et l’ignorance crasse de ceux qui prétendent détenir un dictionnaire universel du mal. Il a raison de montrer comment le soupçon fonctionne par morphing mental, comment un symbole devient inquiétant simplement parce qu’on le désigne comme tel. Mais il s’expose à un effet pervers, car détailler ces listes, c’est aussi enseigner une méthode à ceux qui n’attendaient que cela. Nous savons comment l’antimaçonnerie procède, elle récupère, elle découpe, elle extrait, elle réemploie. Elle ne lit pas, elle prélève. Dans un livre qui combat la lecture prédatrice, il faut parfois refuser de nourrir le prédateur.
Les pages sur les « signes de reconnaissance » et les récits de mains cachées, de gestes supposés, de photographies interprétées, révèlent un autre aspect du phénomène.
L’antimaçonnisme contemporain est une exégèse de pacotille qui rêve d’être herméneutique
Il veut du symbolique mais sans l’initiation, il veut de l’énigme mais sans l’épreuve, il veut des clés mais refuse la porte intérieure. Il fabrique donc une pseudo-gnose où chaque image devient preuve, où chaque posture devient aveu, où chaque coïncidence devient rituel. Jiri Pragman démontre l’absurdité, et pourtant, là encore, l’accumulation finit par ressembler à une galerie. Nous préférerions une écriture qui tranche davantage, qui montre la structure psychique du délire, la jouissance d’appartenir à ceux qui « savent », le mimétisme grotesque d’une anti-initiation qui invente ses grades noirs, ses mots de passe, sa chaîne d’union inversée faite de ressentiment.
La partie consacrée aux médias, aux couvertures, aux titres, aux emballements, dit quelque chose de plus politique
Elle montre que l’antimaçonnisme ne vit pas seulement dans des marges ridicules, il se glisse aussi dans des dispositifs éditoriaux qui aiment le frisson, la connivence, le sous-entendu, l’ombre portée. Le livre pointe cette ambiguïté, il montre comment l’idée maçonnique sert de décor commode au récit de pouvoir, comment l’accusation peut devenir une facilité narrative. Pourtant, là encore, nous restons sur une impression de compilation plus que de critique littéraire des mécanismes. Nous attendons une analyse plus incisive de la phrase médiatique, de son art du soupçon rentable, de sa manière de fabriquer de la présence par insinuation. Nous attendons aussi une réflexion plus ferme sur la responsabilité, car il ne suffit pas d’écrire que la presse « joue un rôle », il faut dire comment elle le joue, et pourquoi elle le joue, et de quel profit symbolique elle se nourrit lorsqu’elle fait scintiller l’équerre et le compas comme un signe de coulisse.
Dans ce livre, le plus troublant n’est pas ce qui est dit des antimaçons, c’est parfois ce que le livre révèle malgré lui sur la franc-maçonnerie elle-même, non pas sa réalité profonde, mais sa vulnérabilité publique.
Une institution initiatique devient, aux yeux du monde, un écran de projection
Plus elle se tait, plus on parle pour elle. Plus elle protège l’espace intérieur du travail, plus on l’accuse de cacher des manœuvres. Plus elle revendique l’éthique, plus on lui prête des complots. C’est injuste et c’est ancien, et Jiri Pragman le montre. Mais nous avons besoin d’une leçon plus forte, et cette leçon pourrait être formulée ainsi. L’antimaçonnisme est un contresens spirituel. Il prend le symbole au pied de la lettre, il confond le signe et la chose, il inverse la finalité. Là où le rituel vise une rectification de soi, il voit une stratégie de domination. Là où la chaîne d’union signifie la fraternité dans l’effort, il imagine un réseau de collusion. Là où la lumière désigne un travail de conscience, il fantasme un éclairage de plateau au service des puissants. Il confond l’architecture intérieure avec une architecture de pouvoir.
C’est pourquoi nous jugeons sévèrement l’absence de mise à jour.
Nous écrivons en février 2022, et déjà, l’écosystème a muté
Les réseaux ne sont plus seulement un canal, ils sont une forge, ils récompensent la surenchère, ils transforment la rumeur en identité. L’antimaçonnisme se mélange à d’autres mythologies, il se branche sur des colères sociales, il prend des accents plus violents, il circule dans des espaces où le passage à l’acte n’est plus impensable. Un livre qui se dit « actuel » et qui reste figé devient un document, mais il cesse d’être une arme de discernement. Nous le regrettons d’autant plus que Jiri Pragman possède, par son travail de veille en ligne, la matière pour prolonger, corriger, préciser, distinguer. La nuance est le contraire du complotisme. Or le temps récent réclame plus que jamais une nuance tranchante, une nuance qui ne flatte pas, une nuance qui sépare les franges marginales des structures, les cris de la stratégie, l’injure du programme.
Il faut aussi parler de l’objet-livre, et ce point n’est pas une coquetterie, il touche à l’éthique de la transmission
La typographie choisie, la taille des caractères, et plus encore celle des notes, rendent la lecture pénible pour un lecteur mûr, et nous savons combien la maçonnerie compte de lecteurs qui ont beaucoup lu, longtemps, et dont les yeux méritent autre chose qu’un parcours d’obstacles. À force de réduire la police, l’ouvrage donne l’impression de vouloir tout faire tenir, tout caser, tout compresser, comme si l’abondance documentaire devait se gagner au détriment du confort. C’est une erreur.
La clarté est une politesse
Quand Jiri Pragman aura pris quelques années de plus, il comprendra très concrètement ce que signifie ce détail apparemment secondaire, parce qu’il n’est pas secondaire du tout. Il engage une question presque ironique, faut-il lire ce livre avec une loupe. Quand les notes, elles aussi, se dérobent au regard, la lecture devient une initiation au sens profane, une épreuve de vue, et nous ne sommes pas certains que ce soit l’effet recherché.
Cette question matérielle rejoint une autre faiblesse, plus profonde, celle du rythme
Le livre veut tout embrasser. Il empile tellement qu’il fatigue.
Il oublie parfois que la pensée a besoin d’air, que la démonstration a besoin de pauses, que la critique doit choisir ses cibles pour frapper juste. L’antimaçonnisme est déjà une saturation. Lui répondre par saturation, c’est risquer de se laisser contaminer par sa forme. Nous attendons, chez un auteur qui se veut démystificateur, une économie plus souveraine. Nous attendons un art du silence, une capacité à dire moins pour faire comprendre davantage.
Pour autant, nous refusons de réduire l’ouvrage à ses défauts. Jiri Pragman rend un service réel en prenant l’antimaçonnisme au sérieux comme phénomène culturel, politique et psychologique. Il rappelle que la haine ne disparaît pas parce que nous la méprisons. Il montre que les mêmes vieux mythes se recyclent, que les mêmes archétypes reviennent, que les mêmes obsessions se transmettent. Il met en évidence le fonctionnement d’une pensée qui veut absolument un responsable, parce qu’elle ne supporte pas la complexité du monde. Et, au fond, il force la franc-maçonnerie à se regarder dans le miroir qu’on lui tend, non pour s’y complaire, mais pour y lire une exigence. Tant que le monde réclamera des boucs émissaires, la franc-maçonnerie restera une silhouette commode, parce qu’elle est discrète, symbolique, et parce qu’elle a, dans son langage même, de quoi alimenter les imaginations faibles.
C’est ici que notre critique se fait plus initiatique. Le véritable antidote à l’antimaçonnisme n’est pas seulement l’argument, ni le démenti, ni le factuel, même si ces armes sont nécessaires. L’antidote est une tenue. Une tenue dans la cité, une tenue dans la parole, une tenue dans l’éthique. Le complotisme prospère sur les failles, sur les contradictions, sur les compromissions. Il suffit de quelques affaires pour salir une tradition entière. Nous ne disons pas cela pour excuser les antimaçons, nous le disons pour rappeler que la lumière ne se revendique pas, elle se prouve par la rectitude, et qu’un travail initiatique qui ne débouche pas sur une exigence de comportement devient, malgré lui, un prétexte offert à l’ennemi.
Dans cette perspective, L’antimaçonnisme actuel apparaît comme un livre de veille, pas comme un livre de transmutation
Il éclaire des zones, il rassemble des matériaux, il dessine des lignes, mais il ne forge pas encore l’outil intérieur qui permettrait de transformer cette matière noire en discernement stable. Il manque une respiration philosophique plus ample, une colonne vertébrale spirituelle qui ramènerait chaque accusation à ce qu’elle révèle, non de la franc-maçonnerie, mais de ceux qui la haïssent. Il manque aussi une souveraineté d’auteur, une voix qui tranche, une écriture qui refuse la contagion de l’inventaire.
Nous pouvons donc conclure ainsi, sans ménagement
Ce livre est utile, parfois précieux, souvent irritant, et paradoxalement fragile. Il combat l’ombre, mais il joue trop avec ses silhouettes.
Il veut démystifier, mais il fournit parfois des motifs à la mythologie qu’il attaque. Il se dit « actuel », mais il se condamne lui-même dès qu’il cesse de se réviser. Il ouvre des portes, mais il laisse le lecteur faire seul le pas intérieur qui manque, celui qui consiste à comprendre que l’antimaçonnisme est une haine du symbole, une haine de la lenteur, une haine de la transformation, et que répondre à cette haine exige plus qu’une documentation, exige une ascèse du vrai. Et si nous restons sévères, c’est parce que le sujet ne pardonne pas la tiédeur. Quand la rumeur devient méthode, quand le soupçon devient identité, le moindre défaut de rigueur, le moindre confort offert à l’ennemi, devient une brèche.
Jiri Pragman a derrière lui un travail considérable de veille et de compilation, porté par une présence sur la scène maçonnique, numériquement parlant. C’est sa force, et c’est aussi sa tentation. Ici, cette tentation déborde parfois la pensée. Le livre gagnerait à être repris, resserré, réécrit*, enrichi, et surtout réorienté vers ce qu’il promet sans l’accomplir pleinement, un instrument de discernement qui ne se contente pas de montrer les masques, mais qui apprend à reconnaître la main qui les fabrique, et la faiblesse intérieure qui consent à les croire.
À la fin, pourtant, il manque une pierre de fermeture
Car à force de vouloir déminer, Jiri Pragman finit par dresser le plan du champ de mines : l’analyse se retourne, l’inventaire devient mode d’emploi, et la mécanique du soupçon trouve, dans la liste, une nourriture involontaire.
C’est exactement ce nous pointons… Où le livre, censé contenir l’ombre, en reproduit parfois la grammaire.
C’est là qu’aurait été décisive une postface d’un maçon – d’un vrai, non pas pour cautionner, mais pour rectifier la juste distance, rappeler l’éthique de la parole, la pudeur des signes, et surtout la différence entre comprendre l’hostilité et lui fournir ses accessoires.
Une postface de Jacques Ravenne aurait eu ce poids particulier : celui d’un auteur qui sait tenir ensemble le goût du symbole et la responsabilité du récit…
D’autant que, avec Éric Giacometti, nos grands spécialistes du thriller ésotérique publiait en 2021 Résurrection, tome 4 de La Saga du Soleil Noir (14 avril 2021), preuve qu’on peut manier l’imaginaire du secret sans tomber dans la fabrique du soupçon.
*Réécrit, sûrement… car depuis 2014, le livre de Jiri Pragman demeure inchangé alors même que le paysage s’est durci, déplacé, et parfois matérialisé.
Ce décalage justifie aujourd’hui une réédition augmentée, car il ne suffit plus de décrire des thèses recyclées, il faut intégrer la bascule d’un antimaçonnisme surtout discursif vers des épisodes où l’hostilité se montre, se crie, se filme, se traduit en dégradations, puis se recompose. Il convient d’abord de distinguer le mouvement des Gilets jaunes, hétérogène et peu structuré, de franges marginales qui ont réactivé un vieux fonds complotiste. Il n’y eut pas de stratégie nationale contre la franc-maçonnerie, mais des faits documentés, qui révèlent un mécanisme social plus vaste.
Le 1er décembre 2018, à Poussan, au péage de l’A9, l’inscription « mort aux francs-maçons » surgit comme une injure brute, condensant en quelques mots tout un imaginaire de bouc émissaire. Dans la nuit du 9 au 10 mars 2019, le temple maçonnique de Tarbes est saccagé. Entre ces faits, l’essentiel circule surtout par le discours, l’hiver 2018–2019 voyant une visibilité accrue de récits complotistes, parfois judéo-maçonniques, davantage faits de rumeur que d’action coordonnée. Il faut aussi remettre les chronologies à leur place, l’épisode nantais le plus marquant relevant d’août 2017, avec tags néonazis, avant l’émergence des Gilets jaunes, ce que l’amalgame adore effacer.
Si l’antimaçonnisme « estampillé Gilets jaunes » paraît moins visible depuis 2019–2020, ce n’est pas disparition, mais déplacement, le mouvement s’essoufflant quand la menace la plus lourde se concentre davantage dans des sphères complotistes d’ultradroite et néonazies, plus susceptibles de s’organiser et de se projeter vers le passage à l’acte. En 2021, un dossier venu de l’Est de la France rappelle brutalement cette mutation, des néonazis étant soupçonnés d’avoir envisagé un projet d’attentat visant une loge, signe que la loge n’est plus seulement un symbole commode mais une cible possible.
Dès lors, l’absence de mise à jour d’un ouvrage publié en 2014 devient un manque réel, et une réédition devrait intégrer cette bascule, pour replacer les faits, trier les amalgames, distinguer franges et structures, et mesurer comment l’antimaçonnisme contemporain a quitté la seule scène de la rumeur pour s’avancer, par moments, vers celle de la menace.
L’antimaçonnisme actuel
Jiri Pragman – Préface d’Éric Giacometti/Édition Télélivre, 2014, 208 pages, 19,90 € / Le site de Télélivre
Depuis près de 5000 ans, le 1er jour de la 2ème lunaison après le solstice d’hiver, est traditionnellement le début de l’année chinoise ; cette année, cela tombe le 1er février !Nous rentrons dans l’année Tigre-Eau-Yang : Quelle prévision pour la santé ?
La particularité du calendrier chinois, c’est qu’il est depuis le règne du mythique Empereur Jaune Houang-Ti, le support de la pensée taoïste dans son application énergétique.
Sans vouloir rentrer dans les détails, l’énergétique taoïste définit un mouvement perpétuel fondé sur une alternance des influences terrestre et céleste.
L’influence céleste décline six énergies et l’influence terrestre cinq éléments ; chaque énergie et chaque élément sont bipolaires (polarités yin et yang).
Globalement, il y a donc trois cyclologies :
A base 2 pour les polarités yin et yang
A base 6 pour les énergies
A base 5 pour les éléments.
La combinaison de ces trois cyclologies aboutit à la définition du siècle chinois qui comprend 60 années. Avec cette nouvelle année nous abordons la 38ème année du siècle débuté le 2 février 1984.
Les 6 énergies sous les polarités yin et yang deviennent 12 branches terrestres symbolisées par les 12 animaux traditionnels (par ordre le rat, le buffle, le tigre, le chat (ou lièvre ou lapin), le dragon, le serpent, le cheval, le bouc (ou mouton ou chèvre), le singe, le coq, le chien et le cochon)
Les 5 éléments sous les polarités yin et yang deviennent les 10 troncs célestes (par ordre le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau)
Comme toutes les cyclologies démarrent en l’an 2637 avant JC , chaque année chinoise est sous l’influence d’un triptyque : caractère yin ou yang, énergie (symbolisée par un des 12 animaux) et un des cinq éléments.
Et c’est ainsi que cette nouvelle année chinoise est sous l’influence du Tigre, de l’Eau et de la polarité Yang.
Ces cyclologies se retrouvent aussi dans le fonctionnement du corps humain sur le plan énergétique ; la médecine chinoise y fait référence aussi bien en acupuncture qu’en phytothérapie.
L’astrologie énergétique chinoise n’est pas une astrologie prédictive événementielle ; elle donne des tendances énergétiques aussi bien pour les êtres vivants que pour la planète.
Pour comprendre cette démarche il faut rappeler les grandes lignes de la logique taoïste en rapport avec les trois cyclologies évoquées précédemment.
L’être humain est situé entre le Ciel et la Terre, comme un microcosme dans le macrocosme.
Chaque être humain est naturellement en harmonie avec les tendances énergétiques de son année de naissance., et cette « imprégnation » durera jusqu’à sa mort !
Schématiquement on peut considérer la matière vivante et donc l’être humain comme un substrat organique animé par une énergie qui le met en mouvement.
Si les trois polarités, le yin et le yang, les douze énergies, et les éléments sous leurs dix aspects, constituent une sorte de modèle logique de fonctionnement de tout ce qui concerne la vie, placer un individu sous l’influence d’une trilogie particulière en rapport avec son année de naissance aboutit à faire d’une existence un ensemble forcément déséquilibré par une « empreinte » particulière.
Donc fondamentalement dans la pensée taoïste, tout être humain est vulnérable et fragile et il n’y a pas de « super héros » ; cette reconnaissance de notre incomplétude existentielle explique notre vulnérabilité et notre obligation de nous protéger !
Dans cette relation conflictuelle sur le plan énergétique, nous aurons à gérer des énergies perverses (liées soit à des événements, ou à une mauvaise alimentation ou à des conflits psychologiques mal gérés) capables de nous fragiliser voir d’attenter à notre santé, et des énergies saines, celles qui nous habitent depuis la naissance et celles que l’on peut engranger selon notre mode de vie.
Mais revenons à notre année 2022
Elle est donc placée sous l’influence des composantes des trois cyclologies évoquées appliquées à cette année : Le caractère Yang, l’énergie symbolisée par Le tigre (appelée en chinois l’énergie Tae Yin) et l’élément Eau sous sa forme yang.
Le caractère Yang donne une tonalité active avec une capacité d’extériorisation et une prédisposition au changement. L’énergétique chinoise considère que tout est en binôme : ainsi pour les êtres humains, la femme représente le pôle Yin et l’homme le pôle Yang ; mais si on s’intéresse à un couple homosexuel, il y aura aussi un élément Yin et l’autre, Yang. Il est facile de prendre conscience de cette réalité lorsqu’on aborde des personnes de sexe féminin nées une année Yang ou des personnes de sexe masculin nées une année Yin.
Les filles nées cette année auront une tonalité Yang !
L’énergie Tae Yin sous sa polarité Yang (symbolisée par le Tigre) est une énergie qui facilite la cohésion du groupe ; il y a une tonalité sociale naturelle. Cela peut être une excellente prédisposition aussi bien pour les êtres nés durant cette année que pour les événements qui se produiront.
L’élément Eau sous sa forme Yang renvoie à ce qui est en rapport avec la forme végétative, la mémoire et la tradition. Ce n’est qu’un détail, mais les êtres nés cette année auront une excellente mémoire et ce sera un atout important dans leurs trajectoires. Au niveau planétaire, cela peut aussi être corroboré par la survenue d’événements planétaires pouvant être marquants.
L’influence des trois cyclologies concerne ce que l’on appelle les énergies saines mais le déséquilibre énergétique inhérent à notre existence nous expose à une fragilité concernant les carences concomitantes :
La polarité Yang de l’année nous expose à une vulnérabilité en rapport avec l’énergie Yin perverse
L’énergie Tae Yin sous sa polarité Yang (symbolisée par le tigre) nous expose à une vulnérabilité en cas d’exposition perverse à son homologue (voir le schéma) en l’occurrence l’énergie Tae Yang sous sa forme yang.
L’élément Eau sous sa forme Yang fragilise l’élément Feu et facilitera une vulnérabilité à un Feu pervers. (voir le schéma).
La prédominance d’une influence énergétique sur une année (pour 2022 par exemple, l’énergie Tae Yin yang et l’élément eau) implique une relative faiblesse énergétique dans les autres énergies ; cela peut favoriser une faiblesse des défenses natirelles en cas d’atteinte par des énergies perverses homologues ; en ce qui concerne 2022 on observe :
Une faiblesse énergétique pour l’énergie Tae Yang : celle-ci concerne la réaction de l’organisme au surmenage, aux agressions et aux traumatismes ; il y aura dans ces domaines en 2022 une certaine vulnérabilité en cas par exemple de tremblements de terre ou de catastrophes naturelles.
Un vide énergétique pour les éléments Feu et Terre : cela peut entraîner une détérioration de la cohésion et aussi un déficit dans la capacité à créer de la l’intelligence de l’art ou de la beauté.
L’astrologie énergétique chinoise ne prétend pas annoncer un événementiel prédictif ; elle propose, à partir de l’analyse énergétique taoïste, des pistes de réflexions sur les potentialités et les points faibles aussi bien pour les êtres humains que pour les collectivités.
2022 peut se révéler comme une année de cohésion sociale et de résistance ! Dans un sens c’est plutôt une bonne nouvelle !
Pour informations , l’exemple de deux autres années Tigre Eau Yang avec leurs faits marquants :
1962 :
18 mars : accords d’Évian accordant l’indépendance à l’Algérie (effective le 5 juillet).
11 octobre : ouverture du concile Vatican II.
16-28 octobre : crise des missiles de Cuba.
5 novembre : la commission politique de l’ONU se prononce en faveur de l’arrêt de tous les essais nucléaires à compter du 1er janvier 19634.
14 janvier : lors du premier « marathon » agricole de Bruxelles au sein de la CEE, le Conseil adopte les grandes lignes de la Politique agricole commune (PAC) et du Fonds européen d’orientation et de garantie agricole (FEOGA)114.
4-9 septembre : première visite du général Charles de Gaulle à Bonn, qui scelle la réconciliation franco-allemande128.
1902 :
8 mai : éruption de la montagne Pelée.
31 mai : le traité de Vereeniging met fin à la Seconde Guerre des Boers.
4 juillet : fin de la guerre américano-philippine.
21 novembre : le traité de Wisconsin met fin à la guerre des Mille Jours en Colombie.
6 mai : éruption de la Soufrière à Saint-Vincent-et-les-Grenadines ; environ 3 000 morts19.
8 mai, Antilles françaises : éruption tragique de la Montagne Pelée en Martinique, la ville de Saint-Pierre est complètement détruite20 (30 000 morts) du fait d’une nuée ardente.
La franc-maçonnerie du XVIIIe siècle réserve bien des surprises. Ainsi, non seulement de nombreux ecclésiastiques ont été Maçons, mais il a même existé des loges dans des monastères comme dans les abbayes bénédictines de Clairvaux ou de Fécamp. La loge Le Tendre Accueil a été créée le 20 juin 1770 au sein de l’abbaye bénédictine de Saint-Maur-sur-Loire. Sur les dix Frères présents, quatre sont des moines de l’abbaye et cinq sont des chanoines du chapitre de la cathédrale d’Angers. En 1773, elle demande son intégration au Grand Orient de France. Le Vénérable est alors Dom Jean Legrand, supérieur de la communauté, et l’orateur l’abbé Waillant de la Motte, le brillant «théologal» de l’évêché. En 1783, il est parmi les plus actifs fondateurs de l’autre loge historique d’Angers, Le Père de famille, où il occupe différents offices jusqu’à la Révolution.
En 1928, des Francs-Maçons notables, parmi lesquels figuraient le secrétaire général de la Grande Loge de New-York, Ossian Lang, et le philosophe viennois le Dr Kurt Reichl, eurent une entrevue à Aix-la-Chapelle avec le jésuite qui s’était montré jadis l’adversaire le plus irréductible de la «secte» ; le Père Gruber. S’entendre sur les principes. C’était là une tâche impossible à laquelle les interlocuteurs se durent de renoncer assez vite. Mais la réunion eut néanmoins ce remarquable résultat : «les deux partis se montraient prêts à restreindre beaucoup leur polémique réciproque, et à s’abstenir en particulier, à l’avenir, de toute imputation haineuse et propre à dénaturer les faits.»
Pour illustrer cette démarche, voici un spicilège des réflexions d’Albert Lantoine[1] extraites de sa Lettre au souverain pontife, préface par Oswald Wirth , lettre écrite en 1937 dans l’espoir d’un rapprochement spirituel[2].
« On se penche sur les réalités, non plus pour les étudier et les ennoblir, mais pour s’y mêler et prendre parti. C’est l’agonie d’une grande chose. Vous voulez nous empêcher de penser, nous ne voulons pas vous empêcher de croire. Dans le monde moderne livré aux appétits, la Franc-Maçonnerie et les religions demeurent des spiritualités. Débarrassez-les de leurs scories, et les principes demeurent, d’une indiscutable beauté. Elles ne pourront jamais s’entendre, je le sais. L’Église a mis à la vérité une borne surnaturelle que nous déplacerons éternellement. Mais, s’il n’y a pas de pont entre leurs vertus particulières, elles peuvent, chacune sur leur rive, ascensionner sans haine vers leur lumière (p.160).
Il est une région supérieure où la Connaissance et la Foi peuvent non pas se rencontrer mais se tolérer. À ceux qui recherchent l’une et à ceux qui possèdent l’autre, elles donnent la même volupté et une angoisse égale. Il y a autant de pureté et autant de grandeur dans la parole des philosophes que dans le verbe du Rédempteur (p.168).
La clarté infuse en les ruines du Parthénon demeure aussi vivace que le chœur flamboyant des cathédrales (p.169).
Ne la confondons pas avec l’intolérance spirituelle. Celle-ci ne se discute pas, elle est fonction de leur croyance. S’ils ne la possédaient pas, ils subiraient aussi l’emprise douloureuse et voluptueuse du Doute, et nous nous rejoindrions tous en esprit. Vouloir qu’ils conçoivent une vérité faisant abstraction de leur Dieu, c’est vouloir provoquer chez eux, contre toute raison et même contre toute justice, une abdication de leur volonté qui serait une trahison de leur conscience (p.172).
La seule différence est que vous vous adressiez aux âmes, c’est-à-dire au sentiment, alors que la Franc-Maçonnerie faisait appel aux esprits, c’est-à-dire à la raison (p.175).
La croyance est à double tranchant. N’ayant point la logique comme point d’appui, elle peut changer ses adorations sous l’empire des circonstances, de sophismes intéressés ou de consolants mensonges. Elle a les fluctuations de la mer. Aujourd’hui elle caressera de son flot les murailles de votre palais, demain elle ne laissera sur son bord que la bave de son amertume »[3].
[1] Pour faire connaissance avec ce remarquable poète, romancier, essayiste franc-maçon du début du XXe siècle : <jlturbet.net/2018/02/albert-lantoine-le-franc-macon-ecossais-l-historien-le-poete-le-romancier-l-homme-exceptionnel.html>
[3] Comment ne pas penser à la portée prédicative de cette phrase, notamment aujourd’hui, avec les massacres des chrétiens d’Orient ou à l’assassinat du père Jacques Hamel dans l’église de St Étienne du Rouvray.
« Allan Kardec ? Non, vraiment je ne vois pas qui c’est, je ne vois pas de qui vous voulez parler. Il est français, dites-vous ? » dit le Français. « Mais oui », répond le Brésilien, « tout le monde le connaît ici au Brésil, c’est même le Français le plus connu chez nous, bien plus que Zidane ! C’est le père du spiritisme. » « Le quoi ? » s’étonne le Français.
13.000 centres spirites dans tout le Brésil
C’est un grand malentendu franco-brésilien. Les Français ignorent qui est Allan Kardec, Hyppolyte Léon Denizard Rivail de son vrai nom, né à Lyon en 1804 et mort à Paris en 1869. Ils ont aussi complètement oublié le spiritisme, qui fut pourtant une philosophie importante en France au XIXe siècle : Victor Hugo était spirite, par exemple. Au Brésil, au contraire, le spiritisme a prospéré et est désormais considéré comme une vraie religion, qui a plus de quatre millions d’adeptes. La grande majorité des spirites sont issus de la classe moyenne éduquée et aisée des grandes métropoles du Sud et du Sud-Est. C’est une religion très ouverte qui cohabite œcuméniquement avec le catholicisme et les religions afro-brésiliennes. Depuis longtemps, les centres spirites jouent un rôle social essentiel au Brésil, que ce soit pour la santé, l’aide sociale ou l’éducation : ils sont donc vus d’un très bon œil par les autorités politiques. Il y aurait aujourd’hui 13.000 centres spirites répartis dans tout le pays.
Communication avec les esprits
Les deux piliers spirituels du spiritisme sont la communication avec les esprits et la réincarnation, mais il incorpore aussi un socle chrétien, avec un accent mis sur la charité. Sa devise est inscrite sur la célèbre tombe, en forme de dolmen, de Kardec au cimetière du Père-Lachaise : « Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse. » L’activité religieuse n’est pas à proprement parler un culte, mais est constituée de lectures en commun, de conférences, de débats, d’ateliers. Ces lectures se basent sur les cinq livres qu’Allan Kardec a consacrés à la « codification » du spiritisme, vendus à plus de 30 millions d’exemplaires au Brésil. Il y est certainement l’auteur français le plus lu !
Un autre aspect du spiritisme est extrêmement connu et populaire au Brésil, mais aussi controversé : les médiums guérisseurs, tels Chico Xavier dans le passé et João de Deus aujourd’hui, mondialement renommé, qui reçoit d’innombrables patients à Abadiânia, près de Brasilia.
Ne manquez pas la suite par France Culture :
Épisode 2 :
Allan Kardec, le français le plus connu et célébré du Brésil
Je m’appelle Danielle Legras, je suis une journaliste franco-brésilienne et Allan Kardec – de son vrai nom Hippolyte Léon Rivail (1804-1869) – fait partie de ma vie depuis que je suis toute petite. Je dirais même que ce « philosophe spirite » français est presque un membre de ma famille.
Il est peut être nécessaire de préciser que j’ai baigné dans un univers imprégné par un syncrétisme où le catholicisme jonglait allègrement avec le spiritisme (doctrine fondée à la fin du 19ème par Allan Kardec).
Je me suis tout de même interrogée sur le fait que ma famille – composée essentiellement de professionnels libéraux très pragmatiques – avait une grille de lecture qui passait systématiquement par le spiritisme.
D’où mon envie de me consacrer à ce sujet…
Tribune du premier congrès spirite mondial en 1948 à Brasilia, sous le portrait d’Allan Kardec• Crédits : Wikimedia Commons
2nd épisode : Allan Kardec, le français le plus connu et célébré du Brésil
Aujourd’hui, des millions de brésiliens, aussi bien des scientifiques que des intellectuels, s’identifient à ce spirite français.
La plus grande nation spiritiste de la planète fédère 3,8 millions de pratiquants et 20 millions de syncrétistes qui naviguent entre spiritisme et catholicisme.
Selon la Confédération Spirite Brésilienne, il y a actuellement 14 000 centres spirites dans le pays. Et si l’on se penche sur les chiffres de la production éditoriale kardeciste, on constate que l’affaire passe vite du spirituel au matériel. Le pays comptabilise environ 200 maisons d’édition spiritistes. Les livres consacrés à ce thème étant toujours parmi la liste des ouvrages les plus vendus. Ce marché a enregistré une augmentation de 85% durant la dernière décennie.
Plus proche de nous, Chico Xavier (1910-2002), médium (et disciple de Kardec) a été nommé deux fois au prix Nobel de la paix. Il a publié 451 titres spiritistes. Ses livres se sont vendus à 50 millions d’exemplaires. Le biopic qui lui a été consacré est le plus grand succès de la production cinématographique brésilienne. Mais ce n’est pas tout car au Brésil, il existe une jurisprudence unique au monde permettant au « désincarné » de venir témoigner en faveur de l’ « incarné » lors des procès. Incroyable, mais vrai !
Avec :
– Bertrand Beyern, écrivain, conférencier et auteur des plusieurs ouvrages sur les cimetières français, notamment « Le guide des tombes célèbres ».
– Claudia Bonmartin, présidente du CESAK
– Guillaume Lazara, membre du CESAK
– Jorge Godinho, président de la Fédération Spirite Brésilienne
– Charles Kumpf, spirite français ayant vécu au Brésil
– Vivianne Perret, auteure du livre « Esprit, es-tu là »
Un documentaire de Dani Legras, réalisé par François Teste. Archives INA : Christelle Rousseau et Marie Chauveau.Documentation et recherche : Annelise Signoret. Collaboration : Némo Camus.
ÉcouterRéécouter Reportage Samy Simon sur séance de magie à Rio extrait de « Journal des voyages », Chaîne Parisienne 21/10/19505 MINReportage Samy Simon sur séance de magie à Rio extrait de « Journal des voyages », Chaîne Parisienne 21/10/1950ÉcouterRéécouter Annonce de la mort du médium Chico Xavier au Brésil / France Inter Planète Est-Ouest Nord-Sud 10/07/20021 MINAnnonce de la mort du médium Chico Xavier au Brésil / France Inter Planète Est-Ouest Nord-Sud 10/07/2002
Émission : Tabou / France Inter (02/11/1986) « Conversation avec l’au-delà »
Émission : Histoires possibles et impossibles / France Inter (23/10/2005) « Allan Kardec, le père du spiritisme »
« Le droit de mourir dans la dignité, pour une loi laïque et républicaine », tel était le thème de l’intervention de Pierre Juston
Représentant l’A.D.M.D.*, Pierre Juston est intervenu à Pradines le 18 janvier 2022, à l’invitation de la loge Gambetta du Grand Orient de France, où pour l’occasion l’assemblée était ouverte aux députés, à des personnalités extérieures et même à la presse.
« Le droit de mourir dans la dignité, pour une loi laïque et républicaine », tel était le thème de cette conférence publique, tenue au Temple de Pradines, à l’invitation de la loge Gambetta, dans le cadre de ses manifestations dites de « Tenue blanche ouverte », sous la présidence de Bernard Delpech, Vénérable.
Doctorant en droit public, spécialisé sur les questions de laïcité et de complotisme, Pierre Juston est également engagé depuis plusieurs années au sein de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (A.D.M.D.), dont il est délégué pour les départements de Haute-Garonne et du Gers, et administrateur national. Pierre Juston a publié de nombreuses contributions sur cette question, estimant qu’il s’agit d’un « combat laïque, humaniste et émancipateur important ».
Actu : Quelle est la nature du message que vous souhaitez faire passer, en plaidant pour le droit de mourir dans la dignité ?
Pierre Juston : Le premier message que je tiens à faire passer vise à démontrer qu’il s’agit d’un combat laïque et humaniste. Évidemment la question de la dignité est une question complexe, philosophiquement, politiquement et juridiquement. Aussi, convient-il d’envisager cette question de la dignité sous deux aspects ; celui de la dignité qui s’attache à la personne, qui choisit pour elle-même ce qui est digne et ce qui ne l’est pas. Chacun de nous peut avoir une vision qui lui est propre et c’est normal dans une démocratie animée par le pluralisme des idées et des conceptions. Au-delà de la perception de chacun, il y a une dignité nécessaire pour empêcher un certain nombre de choses, qui relève du collectif, de la morale, qui est globale et qui doit s’imposer à tous les individus.
« L’objectif est de permettre que la loi laisse à chacun la liberté de choisir du moment et de la manière de partir. » Pierre Juston
C’est dans cet interstice, entre ces deux dignités, que se situe à mes yeux la question de la fin de vie et la question du droit de mourir dans la dignité que je défends en tant qu’administrateur de l’A.D.M.D..
Même si l’approche juridique de la fin de vie a grandement évolué ces dernières années, elle ne serait pas arrivée à son terme selon vous ?
P. J. : Non, elle n’est pas arrivée jusqu’au bout, puisque contrairement au nôtre, tous les États Européens autour de nous légifèrent, l’Espagne dernièrement, le Portugal, sans parler de la Suisse, de la Belgique… et même à l’international de nombreux pays avancent sur cette question, car ils voient bien qu’il n’y a aucun intérêt à faire souffrir plus longtemps des personnes qui ne le veulent pas ou des personnes en fin de vie, atteintes d’une maladie incurable, à leur imposer une manière de mourir : soit d’attendre la mort ou de mourir tout simplement. Or, l’important selon nous, c’est de respecter le choix des personnes, et ne pas leur voler leur liberté de choix. Oui, la France doit aller plus loin, oui, il faut que la France avance, car elle est à la traîne sur ce sujet. Nous avons tous été marqués par la situation de Vincent Lambert. Or des Vincent Lambert, il y en a plein à travers le territoire national et on constate qu’il y a un afflux de gens qui dans ces situations doivent quitter la France, ce qui prouve bien encore une fois que la France doit avancer sur cette question.
Permettre à chacun de pouvoir user d’une liberté de choix face à la mort, tel est selon vous l’objectif à atteindre ?
P. J. : L’objectif est de faire en sorte que les personnes ne soient pas entravées dans leur choix et que sous certaines conditions bien définies, lorsqu’elles sont en fin de vie, elles puissent décider du moment et de la manière de partir. Il s’agit de faire en sorte que ce ne soit pas, ni leur famille, ni les médecins sur qui on fait porter de lourdes charges, ni le reste de la société qui décide à la place de ces personnes. Chacun de nous doit pouvoir choisir en toute connaissance de cause !
« La France doit avancer sur cette question qui nous concerne tous »Pierre Juston
Mais alors à qui comptez-vous vous adresser pour ce passage à l’acte ?
P. J. : Il faut simplement reconnaître ces personnes dans leur droit ; c’est-à-dire le droit de choisir ce qu’elles veulent lorsqu’elles sont dans cette situation de fin de vie. Cela concerne de très nombreuses personnes. L’approche de la mort, nous interpelle tous. Quand on a conscience de sa propre mort, lorsqu’on réfléchit sur cette question-là, on vit beaucoup mieux après.
Selon vous, la question de ce choix de la mort, préoccupe-t-elle beaucoup de monde ?
P. J. : Si l’on observe les sondages, la question de l’aide active à mourir intéresse 90 % des Français, quelles que soient leurs confessions, qu’ils n’aient pas de confession et quelles que soient leurs opinions politiques. La proposition de loi d’Olivier Falorni qui malheureusement n’est pas passée l’an dernier, avait réuni des députés de toutes tendances politiques. Tous souhaitaient que la France avance sur cette question en faveur d’une loi républicaine, laïque et humaniste, qui est celle du droit de mourir dans la dignité.
*A.D.M.D. : Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité
A retrouver l’intégralité du reportage, dans La Vie Quercynoise de jeudi 27 janvier 2022
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