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Masonic crossroad blues

J’ai voté dimanche et comme je suis un citoyen responsable, j’ai participé au dépouillement des voix à mon bureau de vote. En raison des horaires, le dépouillement s’est fait après l’annonce des premières estimations. Le désespoir m’a alors envahi. Ce désespoir et cette fatalité que je connais si bien… Mais en bon citoyen et franc-maçon investi, j’ai accompli mon devoir, même si en rentrant chez moi, j’ai fini le nez dans un mouchoir.

Comme un certain nombre d’électeurs (dix millions, selon le CEVIPOF), je suis affligé de voir que nous n’avons pas vraiment de choix. Juste un choix entre « le pire et le moindre mal » (formule honteusement empruntée à Machiavel). Car d’un côté, nous avons un candidat ultra-libéral, aux alliances troubles, et dont la politique a mené à une politique sécuritaire délirante, de l’autre un candidat aux alliances troubles et prônant une politique nationaliste, sécuritaire, ultra-libérale… Littéralement, la peste et le choléra. L’un a été aux commandes pendant cinq ans, avec les résultats que l’on connaît : destruction des services publics, accroissement des inégalités, politique anti-sociale (on se souvient de la loi « pour la précarité »), annihilation des corps intermédiaires, absence de projet culturel, réduction drastique des libertés, emploi de ministres d’extrême-droite, ce qui implique bavures et couvertures des violences policières etc. Le parti de l’autre a été aux commandes de l’exécutif municipal de la grande ville où j’ai fait mes études d’ingénieur et le résultat a été catastrophique aussi : annihilation de la vie culturelle et étudiante, brutalités policières, tentatives d’instauration de mesures liberticides comme un couvre-feu pour les jeunes etc.

Mais outre le fait que je n’apprécie aucun des deux candidats, le plus grave est que ni les questions sociales, ni les questions environnementales, ni les questions culturelles, ni les questions de la recherche ne sont abordées par les deux candidats restants. Ceci dit, au premier tour, ces questions n’ont pas plus été abordées par les candidats. Ou alors, très partiellement.

Ce que je constate, c’est que les projets de nos candidats ne sont que matériels, en aucun cas culturels, et encore moins spirituels. Nous en sommes vraiment au stade où l’équerre domine le compas. Et pour quoi donc ? Le profit de quelques uns au détriment du bien de tous.

Il y a toutefois une différence : l’un des candidats a adopté des positions antisémites et antimaçonniques. Si cette personne passe, nous autres francs-maçons risquons d’avoir de gros, très gros problèmes. Et quoi qu’on puisse penser du candidat sortant (qui a fait beaucoup de mal, il est vrai), il me semble inconcevable d’afficher ouvertement ou d’appeler à soutenir la candidature d’un candidat fasciste, antisémite, antimaçon, bref, d’extrême-droite. Pour mémoire, l’adhésion ou la sympathie pour les mouvements extrémistes sont passibles de conseils de discipline dans certaines obédiences. Et la tolérance, exigée de tous pour la recherche de la Vérité, me demanderez-vous ? J’aurai tendance à répondre qu’en vertu du théorème d’incomplétude de Gödel, pour que le système de pensée maçonnique soit consistant, il faut qu’il soit incomplet (ce qui veut dire admettre des propositions indécidables). Autrement dit, la tolérance, oui, l’adhésion à des mouvements anti-humanistes ou obscurantistes, non. Sans cela, notre système de pensée ne serait pas consistant. Donc pour celles et ceux qui estiment avoir leur liberté de conscience et choisir les extrémistes, c’est tout simplement impossible. On ne peut pas être Franc-maçon et défendre des valeurs humanistes et voter extrême-droite.

En attendant, je suis comme le narrateur de Crossroads de Calvin Russel : je suis à un croisement, une route mène au paradis, l’autre à l’enfer, l’une à la souffrance, l’autre à la joie, l’une à la honte, l’une au sacrifice et la dernière à la liberté et chacune est identique… A ceci près que les chemins positifs, il n’y en a pas. Et là, je doute horriblement. Voter contre un candidat et ce qu’il représente serait interprété comme l’approbation du bilan de l’autre, ce que je ne veux décemment pas faire. Ne pas voter serait avantager le plus extrême des candidats, ce que je ne veux pas faire non plus. Que dire du vote nul ou du vote blanc, qui avantagerait aussi le candidat le plus extrême ?

Dans tous les cas, nous prendrons un mauvais chemin. Celui de la souffrance, de la honte et de l’enfer. Celui des passions tristes, suscitées par le mépris d’une élite autoproclamée ayant choisi ses intérêts propres au détriment de l’intérêt général. Le durcissement de la vie, suscité par ces élites est aussi à la base de la colère qui nous fait choisir les extrêmes.

Quand je vois ce monde qui émerge, je me sens presque rassuré que ma fille n’ait pas à y vivre. En attendant, je reste avec mes doutes et ma tristesse, espérant trouver une hypothétique réponse.

Allez voter, tant qu’on le peut encore.

Je vous embrasse.

La liberté comme méthode

1

Initiation maçonnique dans ses relations avec la pratique du quotidien*

L’OUVRAGE

L’initiation maçonnique a-t-elle encore des relations avec les pratiques du quotidien ? Ou encore pouvons-nous reconnaître, dans la franc-maçonnerie actuelle une identité qui puisse permettre de préparer l’avenir ? En quoi consiste la méthode de liberté que préconise cette institution historique ? Y a-t-il continuation entre une démarche spéculative spirituelle et l’opérativité de nos vies dites »profanes » ?

La mondialisation économique semble contester les conquêtes de la démocratie et la guerre actuelle dans l’EST européen en serait une confortation. Si la franc-maçonnerie entend faire perdurer ses devises de Liberté-Egalité-Fraternité comment nous aide t-elle à transmettre à nos générations futures une civilisation hautement humaine?

L’ouvrage est magnifiquement illustré par :

Jean-Luc LEGAY, l’un des derniers grands enlumineurs auteur, entre autres, de L’APOCALYPSE ENLUMINÉE (Dervy, 2018) et du MUTUS LIBER-INITIATION (Dervy, 2010).

L’AUTEUR

Alessandro Sbordoni est compositeur, essayiste et chercheur. Il a écrit plus de 80 partitions pour les formations musicales les plus diverses, de l’instrument solo au grand orchestre et au théâtre musical. Il a ensuite étendu son champ de recherche  à des thèmes philosophiques et initiatiques, conséquence naturelle de ses recherches sur l’essence du son et de l’Art.

NB/ L’indicatif musical de début et de fin de l’interview video est extrait de  son Opus  TRUE LOVE ( Point of View 2018)

Retrouvez la recension de notre Frère Yonnel en date du 30 décembre 2021 https://450.fm/2021/12/30/la-liberte-comme-methode/

La diagonale, symbole de la Franc-maçonnerie

Voici un fou ! – Mais, comment le reconnaissez-vous ? – On le reconnaît pour tel parce qu’il se déplace en diagonale sur l’échiquier !

On appelle diagonale le segment de droite qui joint les sommets non consécutifs d’un polygone dont le nombre de côtés est supérieur à trois. 

À partir de cette définition, la diagonale s’offre à notre réflexion sous deux aspects paradoxaux : premièrement, ce segment partage, sépare l’espace en deux, comme son nom l’indique  avec son préfixe «dia» que l’on retrouve dans diabolique. Deuxièmement, il joint ce qui est opposé. Troisièmement, la diagonale est aussi cet espace intermédiaire, un pont, qui permet de passer d’un point à un autre, d’une situation à une autre, enfin d’un état à un autre ; c’est la passerelle qui relie les choses entre elles. La Franc-maçonnerie est semblable à une diagonale !

1- La diagonale et les opposés

Dans une vision dualiste de l’antagonisme des contraires, la diagonale, serait comme un pavé mosaïque. La Franc-maçonnerie semble avoir admis l’influence gnostique qui affirme, au plan exotérique, que le bien s’oppose au mal, reprenant la séparation tirée à l’excès par Zoroastre, le mazdéisme et le manichéisme pour lesquels tout ce qui n’est pas le bien est négatif. Le Diable, du latin  diabolus, du grec Διάβολος, signifie «diviser» ou «séparer», il est l’esprit du mal. La même idée est exprimée différemment dès l’aube de la Franc-maçonnerie française. Dès 1749 en effet, Le Nouveau Catéchisme  de Travenol répond à la question «que venez-vous faire en Franc-maçonnerie ?», «On y creuse des cachots pour le vice et on y élève des temples à la vertu». Aujourd’hui encore on entend ce genre de réponses dualistes dans les rituels. Le dualisme sépare par un cloisonnement moral qui, trop souvent, est enseigné dans le catéchisme de formation des jeunes, leur laissant croire que le franc-maçon serait, évidemment, du côté exclusif du positif, du bien, de la pureté, de la lumière, saint parmi les saints. Cette démarche  est à l’opposé de la quête initiatique et fraternelle qui rassemble ce qui est épars.

            «La route établit la connexion entre des points qui ignorent qu’ils sont le même.»

Dans une vision duale de la complémentarité des contraires et de leur coïncidence dans l’unité, la diagonale serait le troisième terme, médian et transcendant, elle serait comme un delta lumineux. C’est l’enseignement majeur de la symbolique de tout le décor de la loge, fondement de la formation de l’apprenti. Elle est manifestée dans le ternaire qui est constitué par un principe premier dont dérivent 2 termes complémentaires, non duels mais duals. Car là même où l’opposition est dans les apparences et a sa raison d’être à un certain niveau ou dans un certain domaine, le complémentaire répond toujours à un point de vue plus profond, donc plus conforme à la nature réelle de ce dont il s’agit. C’est ce que dit le Zohar, le livre de la Splendeur de la Kabbale : «Trois sortent d’Un. Un est dans Trois. Un est au milieu de Deux et Deux embrasse celui du milieu et celui du milieu embrasse le monde». Une illustration en est donnée par la diagonale qui traverse le cercle (un diamètre joint deux points opposés sur le cercle), le divisant en deux, évoquant le ternaire alchimique du Sel, du Soufre et du Mercure qui expriment ensemble le véritable équilibre. C’est à cet équilibre que le profane doit tendre afin de se régénérer, équilibre indispensable au processus alchimique de formation de la pierre philosophale trouvée dans le cabinet de réflexion. Le sel, l’agent équilibrant le Soufre, l’énergie expansive, principe actif masculin et le Mercure, l’énergie attractive, principe passif féminin, ont pour symbole, justement, le cercle divisé en deux par une diagonale, image parfaite de l’équilibre.

Parce qu’elle divise et joint en même temps, la diagonale recouvre la même portée allégorique que le mot «schibboleth». Évoquer l’un, c’est évoquer l’autre  (voir l’article Schibboleth, ou la guerre fratricide).

Parce qu’elle a des propriétés géométriques particulières, la diagonale fut glorifiée et tenue longtemps pour un secret initiatique, tant par les opératifs que par les premiers spéculatifs ; ce secret est dissimulé dans la pierre cubique à pointe ; ce secret est aussi celui des mesures conduisant à la proportion divine.

2- La diagonale et la pierre cubique à pointe

La diagonale est le fondement d’une méthode simple pour tirer l’élévation d’un plan, secret technique des Maîtres Architectes : la dimension du côté d’un carré est la diagonale d’un carré dont la surface est la moitié du carré d’origine ; ainsi se dresse le pinacle, chaque palier étant égal à la moitié du précédent.

Depuis, ce secret, a bien sûr été découvert et révélé. C’est ce qu’a fait l’architecte Villard de Honnecourt, puisqu’on trouve deux dessins à ce sujet sur la planche 38 de son fameux carnet : l’un de ces dessins a pour commentaire :

. Par ce moyen on fait un cloître égal à son préau c’est-à-dire que la surface du carré central est égale à la surface du couloir qui l’entoure.

. Par ce moyen on fait une pierre pour que les deux moitiés soient pareilles, c’est-à-dire, car il n’est pas question de couper une pierre en deux, par ce moyen, comment diviser un carré pour en obtenir un autre qui soit égal à sa moitié.

Ce secret est dissimulé dans la forme de la bavette du tablier de l’apprenti et dans celle de la pierre cubique à pointe, moyens mnémotechniques d’un tel tracé.

La pierre cubique à pointe ne se rencontre qu’au Rite Écossais Ancien et Accepté et au Rite Français. La plupart des autres Rites, les Rites anglo-saxons entre autres, l’ignorent totalement.

Les tableaux de Loge du XVIIIe siècle représentent clairement que tout itinéraire initiatique correspond à la transformation de la pierre brute en pierre cubique à pointe. Cette image de l’ascension vers la Transcendance correspond aussi à la recherche de la pierre philosophale.

Justifiant que cette pierre soit un des bijoux immobiles, Jules Boucher nous en explique sa valeur propédeutique : «la Pierre placée sous la hache pour indiquer son caractère sacré, reste «cubique » bien que surmontée d’une pyramide qui la protège de l’Eau, comme la hache la protège du Feu (de la foudre). Cette Pierre représente l’idéal maçonnique qu’il faut sans cesse défendre contre l’Eau et le Feu ; la première représentant les forces dissolvantes, la seconde les forces par trop «sublimisantes». Le Maçon doit se tenir dans un juste milieu avec sûreté et rectitude».

Sur le tapis de loge du grade de compagnon, une hache est plantée sur la pierre cubique à pointe. La Pierre est placée sub ascia, sous la hache, pour indiquer son caractère sacré dit Jules Boucher. En alchimie, de nombreux ouvrages livrent le sens du symbole de la hache qui est le même que celui de l’épée, du poignard ou du marteau. Ces armes blanches désignent les larmes blanches du sel blanc (petites gouttes) qui hache la matière. La pierre cubique à pointe devient, par cette interprétation, l’indication pour le compagnon d’entrer dans la voie de l’alchimie.

Le sommet de la pierre cubique à pointe est assimilable à un omphalos, une représentation visible et concrète du centre du monde, point de rencontre du manifesté et du non-manifesté.

La pointe inversée, à l’intérieur, du pyramidion, points de croisement des diagonales du cube, indique le centre de la pierre.

Un des secrets des constructeurs serait de rectifier la Pierre pour essayer d’en faire un «diamant», jusqu’à en trouver le Centre. Ce Centre qui, sous une autre formulation et par simple antimétabole du langage codé des alchimistes, est peut-être ce que la symbolique appelle «la Pierre Cachée», indiquant qu’en réalité la quête consiste à rechercher «ce qui est caché dans la pierre».

3- La diagonale et la proportion divine

Le nombre d’or[1] est la proportion qui n’existe que dans la mise en relation de la dimension de deux éléments ayant un rapport d’harmonie entre eux tel que [a/b = (a+b)/a].

À partir du double carré, de nature lunaire, et de sa diagonale se construit le carré long, appelé rectangle d’or, de nature solaire. Le carré long est un carré de gestation de passage qui permet de tracer, entre autres, la spirale ; c’est un carré matrice.

Si le rectangle d’argent de dimension 1 sur 2, image du lieu de culte, formalise la communion des hommes avec le Divin, le rectangle d’or, carré long de proportion dorée, illustre une autre notion, celle de la fraternité des hommes entre eux. Si on prend un rectangle d’or et qu’on lui retire un carré construit sur son petit côté, on obtient un autre rectangle d’or plus petit mais de même proportion, duquel on pourra, encore, détacher un carré pour obtenir un autre rectangle d’or et ainsi de suite à l’infini. De même, si on ajoute à un rectangle d’or un carré construit sur le plus grand côté, on obtient un nouveau rectangle, plus grand et respectant à son tour les mêmes proportions. Par analogie, les frères et sœurs,  passés à l’Orient éternel, sont les carrés qui se détachent ; les nouveaux compagnons, avec la taille de leur pierre cubique (carré), s’incorporent à un rectangle doré pour former un nouveau rectangle doré plus grand.

Dans un triangle rectangle, le carré de l’hypoténuse,  on pourrait dire le carré de la diagonale, est égal à la somme des carrés des deux autres côtés. Ce théorème de Pythagore est inscrit, sous forme géométrique, entre les deux personnages principaux du frontispice de la première édition des Constitutions d’Anderson de 1722. Encore de nos jours,  on en retrouve la symbolique dans l’équerre du bijou porté par le Vénérable maître, témoignant, pour la diagonale, de son importance centrale dans la pensée maçonnique.

Au fait, votre fou n’est pas le seul à se déplacer en diagonale ! Le pion, la reine ou le roi peuvent le faire aussi; mais s’il est un fou, il est vrai qu’il ne peut se déplacer qu’en diagonale.


[1] Sa valeur est la racine positive de l’équation X2-X-1 = 0 soit : [(1 + √5) / 2].

VENEZUELA : Les ouvriers d’Hiram Abiff – l’œuvre maçonnique

De notre confrère vénézuélien elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM

Dans l’article précédent, j’ai dit qu’à l’intérieur de la Loge, durant une Tenue, le maçon est modeste, détaché de la vanité, de l’égoïsme et de l’orgueil. Les symboles nous donnent les repères pour travailler sur soi : l’objectif est de se connaître. Les travaux de loge représentent l’aspect le plus significatif de l’activité maçonnique. 

Dans ce processus de sensibilisation, nous passons au deuxième point : « Le Travail Maçonnique Individuel ». C’est la partie la plus importante du processus en Franc-Maçonnerie, où l’alchimie commence dans mon être, avec la connaissance que me transmettent les « Symboles Maçonniques ». C’est ce qu’on appelle l’individuel, car être un Maçon, c’est ouvrir la conscience, et ce processus ne peut être fait que par l’initié dans les Mystères d’Août. Personne ne peut faire ce travail à sa place. Ici opère la deuxième force la plus importante de l’être humain : la « Volonté », la première est « l’Amour », une condition indispensable sur le chemin, sans elle votre être continuera d’être voilé de la connaissance supérieure. Avec dévouement et effort, le chemin de la connaissance est tracé, ce qui vous mènera à la compréhension des mystères maçonniques et déterminera la valeur de l’effort dans le travail de construction de votre Temple Intérieur. 

Le Travail Maçonnique Individuel est la construction de votre Temple Intérieur, qui est au-delà du physique. Une partie de ce processus individuel est l’honnêteté, le respect de leur processus, la vérité, l’éthique, la dignité et la loyauté, envers eux-mêmes et envers la Loge. La Loge est comme l’Amour, si tu ne te donnes pas, tu ne reçois pas, il en va de même dans ton travail individuel : donne et reçois. Détachement, ce mot est le secret pour démarrer dans le processus individuel de connaissance vers la Lumière ou la vérité avec ferveur vocationnelle.

Le travail individuel est une gestation de savoir et de sagesse. Ce processus de travail individuel est un travail ardu, constant et très difficile, donc il n’est pas d’un temps déterminé ni de cycles. Si vous avez frappé aux portes du Temple maçonnique, c’est parce que vous avez traversé des cycles de vies antérieures en faisant ce processus. Mais à chaque cycle nous mettons notre grain de sable dans la construction de Notre Temple Intérieur. La qualification pour un bon travail individuel dépend aussi du fait que vous soyez issu d’une « Pierre » d’une bonne « Carrière », de roche facile à travailler, et surtout que vous soyez un homme ou une femme « libre » avec de bonnes mœurs. 

Dans le travail individuel, il y a trois points importants que l’Initié doit comprendre et méditer dans nos Mystères d’Août afin de recevoir leurs enseignements : « Frappez, on vous ouvrira. Demandez qu’il vous soit donné. Cherchez ce que vous trouverez », et ainsi la bonté prévaudra dans votre cœur. Le Travail individuel est comparé aux « Abeilles » dans leur nid d’abeilles : l’excellence du miel dépend du pollen (la connaissance) des bonnes fleurs, et le « Miel » est la parfaite compréhension de ce qui est appréhendé. Pour aller à l’intérieur de moi, là où je construis mon Temple, je dois me dépouiller de tout ce qui me rattache à ce plan illusoire, le détachement, et ainsi purifier mes pensées, mes émotions et mes sentiments, qui est le lest qui nous rattache le plus à ce plan. Le travail intérieur est comme gravir une échelle (l’échelle du rêve de Jacob) vers votre paradis intime, car la vertu, l’honneur, la miséricorde, la paix et la charité font de vous un maçon « libre » des dogmes, du fanatisme et de l’hypocrisie. Le Maillet et le Ciseau est le Symbole du Travail Maçonnique « avec soi », ils sont la Volonté et l’Intelligence, Elle est basée sur l’étude, la méditation, la réflexion, le travail et la recherche. La clé du Travail Individuel Maçonnique est le « Silence », et grandit spirituellement par l’étude, la connaissance et la méditation.

S’initier à la franc-maçonnerie n’est pas une voie de salut comme les religions, c’est un processus d’auto-clarification, d’apprentissage de ce qui est « appréhendé ». Ce travail ne peut être fait par un autre, le travail est individuel, chaque maçon est un bon architecte et bâtisseur de lui-même, et connaît les bons matériaux pour réaliser les travaux. La maçonnerie est une science de l’esprit, elle n’est pas matérielle, c’est une expression de sagesse, elle est au-delà du physique. Résumant « L’Oeuvre Maçonnique »… L’Initié est un destructeur de mondes fictifs ou d’Illusion. Il est un bâtisseur de Temples de la Vérité (Intérieur). S’initier à la Franc-Maçonnerie, c’est faire un travail de connaissance de soi, d’aller vers sa Divinité Intérieure, c’est l’identification à mon Être Suprême. Le travail maçonnique est comme une remise à zéro des programmes lourds et bas, pour réaliser un nouveau programme qui est le Monde Supérieur de Conscience. 

C’est un Ordre du Chaos. L’Œuvre maçonnique est la rencontre avec quelque chose de Supérieur qui est en moi, c’est le pas vers l’éveil de la Conscience, et « ce n’est pas un secret, c’est seulement invisible pour les profanes ». Le travail maçonnique est un art royal, se débarrassant de l’ego et laissant place à un être réel, ouvrant la conscience. Le travail maçonnique est un processus pour arrêter de croire et passer à la compréhension. Croire est relatif, Comprendre est objectif. Comprendre, c’est cesser de percevoir la morale dans les symboles, et être sensible au message initiatique. Le travail maçonnique consiste à lire derrière la lettre et à comprendre son message. seulement qu’il est invisible pour les profanes. Le travail maçonnique est un art royal, se débarrassant de l’ego et laissant place à un être réel, ouvrant la conscience. Le travail maçonnique est un processus pour arrêter de croire et passer à la compréhension. 

Croire est relatif, Comprendre est objectif. Comprendre, c’est cesser de percevoir la morale dans les symboles, et être sensible au message initiatique. Le travail maçonnique consiste à lire derrière la lettre et à comprendre son message. seulement qu’il est invisible pour les profanes. Le travail maçonnique est un art royal, se débarrassant de l’ego et laissant place à un être réel, ouvrant la conscience. Le travail maçonnique est un processus pour arrêter de croire et passer à la compréhension. Croire est relatif, Comprendre est objectif. Comprendre, c’est cesser de percevoir la morale dans les symboles, et être sensible au message initiatique. Le travail maçonnique consiste à lire derrière la lettre et à comprendre son message.

ARTE : Les chemins du sacré – 5 reportages

(1/5)L’expérience de la nature

Le philosophe, sociologue et écrivain Frédéric Lenoir voyage aux quatre coins du monde à la rencontre de femmes et d’hommes qui font, chacun à leur manière, l’expérience du sacré. Dans ce volet, il dialogue avec le préhistorien Jean Clottes, le chaman Lance Sullivan, l’ingénieur forestier Ernst Zürcher, le guérisseur péruvien Juan Flores Salazar, la guide spirituelle Lina Barrios et l’astrophysicien Hubert Reeves.

En Ardèche, à la grotte Chauvet 2, Jean Clottes, spécialiste de l’art paléolithique, dévoile le mystère des fresques millénaires. De son côté, le chaman australien Lance Sullivan communique avec les esprits de ses ancêtres aborigènes. En Suisse, Ernst Zürcher, un ingénieur forestier, décrypte l’habileté des arbres à transformer l’invisible. Au cœur de la forêt amazonienne, Juan Flores Salazar, un guérisseur péruvien, révèle le pouvoir sacré des plantes. Enfin, l’astrophysicien Hubert Reeves évoque son amour de la nature depuis sa propriété en Bourgogne.

Voyage intérieur
Au cœur de sublimes paysages, le philosophe, sociologue et écrivain Frédéric Lenoir nous invite à emprunter les chemins pluriels d’une quête universelle du sacré, aussi bien religieuse que profane. De la forêt amazonienne aux temples zen japonais, des femmes et des hommes lui ouvrent la porte de leur voyage intérieur, dévoilant chacun une expérience de la spiritualité : la communion avec la nature et ses esprits, le cheminement vers la sagesse, la recherche constante de la beauté… En cinq épisodes (déclinaisons d’un documentaire de 90 minutes diffusé par ARTE), un lumineux pèlerinage, qui mêle les voix de témoins anonymes et de personnalités comme le moine bouddhiste Matthieu Ricard ou l’astrophysicien Hubert Reeves.

Réalisation :

  • Bruno Victor Pujebet
  • Frederic Lenoir

Pays :

  • France

Année :

  • 2020

Les chemins du sacré (2/5)L’expérience de la sagesse

Le philosophe, sociologue et écrivain Frédéric Lenoir voyage aux quatre coins du monde à la rencontre de femmes et d’hommes qui ont fait l’expérience de la sagesse. Dans ce volet, il découvre les tireurs à l’arc du Kyodo, la méditation et la thérapie en pleine conscience, le yoga indien, le Qi Gong chinois, et enfin, la compassion avec Matthieu Ricard, au Népal.

À l’instar du moine zen Magami, qui pratique la cérémonie du thé, les adeptes du kyudo, le tir à l’arc japonais, s’efforcent d’atteindre la sagesse en cultivant un certain équilibre entre l’esprit et le corps. À Boston, Jon Kabat-Zinn, médecin et inventeur de la pleine conscience, a prouvé les effets positifs de la méditation sur le fonctionnement du cerveau. Celle-ci peut aider à mieux vivre et même à trouver des voies de guérison. Enfin, au Népal, le moine bouddhiste Matthieu Ricard, au parcours extraordinaire, place la compassion au sommet de toute sagesse.

Voyage intérieur
Au cœur de sublimes paysages, le philosophe, sociologue et écrivain Frédéric Lenoir nous invite à emprunter les chemins pluriels d’une quête universelle du sacré, aussi bien religieuse que profane. De la forêt amazonienne aux temples zen japonais, des femmes et des hommes lui ouvrent la porte de leur voyage intérieur, dévoilant chacun une expérience de la spiritualité : la communion avec la nature et ses esprits, le cheminement vers la sagesse, la recherche constante de la beauté… En cinq épisodes (déclinaisons d’un documentaire de 90 minutes diffusé par ARTE), un lumineux pèlerinage, qui mêle les voix de témoins anonymes et de personnalités comme le moine bouddhiste Matthieu Ricard ou l’astrophysicien Hubert Reeves.

Réalisation :

  • Timothée Janssen
  • Frederic Lenoir

Pays :

  • France

Année :

  • 2020

Les chemins du sacré (3/5)L’expérience de la marche

Le philosophe Frédéric Lenoir rencontre des femmes et des hommes qui ont fait l’expérience du sacré à travers la marche, en Éthiopie, en Inde, au Japon, et enfin sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

En Éthiopie, Rabia Hassan se rend au mausolée de cheikh Hussein afin d’être bénie. En Inde, Frooty marche pour effacer ses péchés, purifier son karma et atteindre la libération. Dans la région japonaise de Tohoku, au nord-est de Tokyo, le pèlerinage de sankan sando se déroule sur trois monts sacrés qui représentent la naissance, la mort et la renaissance. Le maître Hoshino, qui utilise la marche comme un rituel d’initiation, se consacre à la transmission du shugendo, une spiritualité millénaire.

Voyage intérieur
Au cœur de sublimes paysages, le philosophe, sociologue et écrivain Frédéric Lenoir nous invite à emprunter les chemins pluriels d’une quête universelle du sacré, aussi bien religieuse que profane. De la forêt amazonienne aux temples zen japonais, des femmes et des hommes lui ouvrent la porte de leur voyage intérieur, dévoilant chacun une expérience de la spiritualité : la communion avec la nature et ses esprits, le cheminement vers la sagesse, la recherche constante de la beauté… En cinq épisodes (déclinaisons d’un documentaire de 90 minutes diffusé par ARTE), un lumineux pèlerinage, qui mêle les voix de témoins anonymes et de personnalités comme le moine bouddhiste Matthieu Ricard ou l’astrophysicien Hubert Reeves.

Réalisation :

  • Bruno Victor Pujebet
  • Frederic Lenoir

Pays :

  • France

Année :

  • 2020

Les chemins du sacré (4/5)L’expérience de la solitude

Le philosophe Frédéric Lenoir voyage à la rencontre de femmes et d’hommes qui font l’expérience du sacré à travers la solitude : les moines bouddhistes Palden et Thupten au nord du Népal ; Abba Tesfay, 84 ans, dans le nord-est de l’Éthiopie ; le trappeur Sylvain Paquin, au nord du Québec ; et l’apnéiste Guillaume Néry, à Nice.

Au nord du Népal, dans la région du Mustang, les moines bouddhistes Palden et Thupten vont s’isoler pendant trois ans, en tentant de couper tous leurs liens d’attachement. Dans le nord de l’Éthiopie, dans la région du Tigré, Abba Tesfay, 84 ans, en charge d’une église creusée dans la montagne, mène une existence solitaire depuis des décennies. Enfin, au nord du Québec, un trappeur vit seul en symbiose avec la nature, sans électricité…

Voyage intérieur
Au cœur de sublimes paysages, le philosophe, sociologue et écrivain Frédéric Lenoir nous invite à emprunter les chemins pluriels d’une quête universelle du sacré, aussi bien religieuse que profane. De la forêt amazonienne aux temples zen japonais, des femmes et des hommes lui ouvrent la porte de leur voyage intérieur, dévoilant chacun une expérience de la spiritualité : la communion avec la nature et ses esprits, le cheminement vers la sagesse, la recherche constante de la beauté… En cinq épisodes (déclinaisons d’un documentaire de 90 minutes diffusé par ARTE), un lumineux pèlerinage, qui mêle les voix de témoins anonymes et de personnalités comme le moine bouddhiste Matthieu Ricard ou l’astrophysicien Hubert Reeves.

Réalisation :

  • Timothée Janssen
  • Frederic Lenoir

Pays :

  • France

Année :

  • 2020

Les chemins du sacré (5/5)L’expérience de la beauté

Le philosophe Frédéric Lenoir voyage à la rencontre de femmes et d’hommes qui font l’expérience du sacré à travers la beauté. Il découvre la danse soufie en Turquie, la peinture aborigène en Australie, la calligraphie à Vence, et des performances artistiques inspirées par l’eau sur l’Île de Porquerolles.

En Turquie, Omer Kilic pratique le sema, la danse sacrée des soufis, dont les rotations le font entrer en transe et s’unir à Dieu. Rana Gorgani, une jeune Franco-Iranienne, est l’une des rares femmes à pratiquer cette danse qui reflète la joie pure et mène vers l’extase. Au centre de l’Australie, dans le désert, Otto Jungarrayi Sims, 60 ans, membre de la communauté aborigène warlpiri du village de Yuendumu, peint pour sauver la mémoire de sa culture ancestrale…

Voyage intérieur
Au cœur de sublimes paysages, le philosophe, sociologue et écrivain Frédéric Lenoir nous invite à emprunter les chemins pluriels d’une quête universelle du sacré, aussi bien religieuse que profane. De la forêt amazonienne aux temples zen japonais, des femmes et des hommes lui ouvrent la porte de leur voyage intérieur, dévoilant chacun une expérience de la spiritualité : la communion avec la nature et ses esprits, le cheminement vers la sagesse, la recherche constante de la beauté… En cinq épisodes (déclinaisons d’un documentaire de 90 minutes diffusé par ARTE), un lumineux pèlerinage, qui mêle les voix de témoins anonymes et de personnalités comme le moine bouddhiste Matthieu Ricard ou l’astrophysicien Hubert Reeves.

Réalisation :

  • Bruno Victor Pujebet
  • Frederic Lenoir

Pays :

  • France

Année :

  • 2020

03/05/22 : Conférence du GM du GODF à Montélimar

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THEME : ÊTRE FRANC-MAÇON AU GRAND ORIENT DE FRANCE AUJOURD’HUI

le 3 mai 2022 Amphithéâtre de l’IFSI

Pourquoi être Franc-maçon et pourquoi au GODF, une véritable question :

ÊTRE FRANC-MAÇON AU GRAND ORIENT AUJOURD’HUI c’est être fortement attaché au principe constitutionnel de laïcité. Celle-ci offre aux citoyens la liberté de croire ou ne pas croire. La Laïcité des institutions garantit la liberté absolue de conscience . Car, le franc-maçon du Grand Orient s’oppose tout aussi énergiquement au racisme, aux fondamentalismes religieux et aux adversaires de la démocratie. Il travaille à la propagation et à l’approfondissement de l’Humanisme des lumières en abordant de nombreux sujets sociétaux.

Par exemple, lors des questions thématiques que le convent propose chaque année à toutes les Loges. Nous pouvons citer le planning familial, la jeunesse, la bioéthique, l’éducation nationale, les enjeux républicains, la paix, les solidarités, les libertés, la fin de vie dans la dignité, l’école laïque, la faim dans le monde, la démocratie, la différence, l’incivisme, la mondialisation, le partage des richesses. Toutes les questions qui contribuent à construire un humanisme et une fraternité à l’échelle de la planète.

IFSI de Montélimar.

Au-cours de cette conférence ouverte à tous sur inscription, le Grand Maître du Grand Orient de France, première obédience française, Georges Sérignac présentera ce que ce sont les multiples facettes « d’être franc-maçon au GODF « .

conferencedu3mai.montelimar@orange.fr

CHILI : Le journal El Día souligne l’anniversaire de la Loge Discrétion n ° 34 de la Vallée d’Illapel

De notre confrère chilien granlogia.cl

Le soixante-quinzième anniversaire de la Loge Discrétion n° 34, de la commune d’Illapel, dans la Région de Coquimbo, a été d’une importance particulière pour les médias, lorsqu’ils ont été publiés par le journal régional El Día. La nouvelle démontre l’importance du travail maçonnique dans la région et une reconnaissance pour 75 ans d’histoire dans la province de Choapa.

La célébration solennelle, dirigée par le président de la Loge Carlos Nuñez Collado, a été suivie par le Grand Maître, Sebastián Jans Pérez ; le Grand Expert, Rodrigo Lillo Astorga ; du Grand Délégué, Mario Bonilla Ramírez, des présidents en titre et anciens présidents des Loges de la Juridiction de La Serena ; en plus d’une grande participation des membres de l’Atelier qui a célébré 75 ans d’existence fructueuse. 

Ci-dessous le texte qui a été publié par le journal El Día :

75 ans de franc-maçonnerie dans la province de Choapa

 Le 30 mars, la Respectable Loge « Discrétion » n°34 de la Vallée d’Illapel, a fêté ses 75 ans de vie maçonnique ininterrompue.

La célébration solennelle du soixante-quinzième anniversaire de cette Loge a été suivie par le Grand Maître de la Grande Loge du Chili, VH :. Sebastián Jans Pérez, du Grand Expert de la Grande Loge du Chili, VH :. Rodrigo Lillo Astorga, du Grand Délégué Juridictionnel, VH :. Mario Bonilla Ramírez et Vénérables Maîtres et Anciens Vénérables Maîtres de la Région de Coquimbo.

L’histoire de cette Loge éloignée a commencé à prendre forme indirectement en 1910. A cette époque, le « District de Choapa » (qui deviendra plus tard une Province), était composé d’une population qui avait des taux élevés d’analphabétisme, de mortalité infantile, de pauvreté et d’abandon. C’était l’arrivée du chemin de fer Red Norte, d’abord à Illapel puis à Salamanque, qui reliait le territoire déprimé de la rivière Choapa au reste du pays, qui favorisait le développement, avec une croissance commerciale manifeste et attrayante, qui motivait l’arrivée de commerçants, de personnel administratif public et privé, de techniciens et de professionnels dans la région; ce qui a permis de générer une impulsion puissante dans les différents domaines de développement (éducation, santé, commerce, exploitation minière, agriculture, transport et autres).

La ville d’Illapel était le principal centre de développement et celui qui abritait ceux qui vivaient dans la région, qui venaient principalement de Combarbalá, Ovalle, Coquimbo et La Serena. C’était dans cette ville où ils se rencontraient, fraternisaient et réalisaient que beaucoup d’entre eux appartenaient à l’Ordre maçonnique, ayant été initiés dans différentes parties du pays.

Comme dans cette ville qui les abritait, principalement pour des questions de travail, il n’y avait pas de Loge active, ces premiers francs-maçons devaient se rendre en train jusqu’à la ville d’Ovalle, à la Respectable Loge « Acción Fraternal » n° 42, pour améliorer leur connaissance.

En 1945, Cher Frère Víctor Alarcón Arcos décrit le travail logique, « …..répondant à l’obligation de travailler dans la Loge, tous les 15 jours les Chers Frères voyagent sur le train La Calera-Coquimbo-Iquique, dans le fourgon à bagages, d’Illapel à Ovalle, grâce aux facilités fournies par le Cher Frère Navarro , pour pouvoir assister aux réunions de la Loge « Acción Fraternal » n° 42, retournant à Illapel à l’aube, selon l’heure à laquelle le train passe du nord au sud, afin de remplir ses obligations de travail. Quand nous n’allons pas à Ovalle, nous nous rencontrons dans l’entrepôt Molino, grâce aux facilités que nous donne Cher Frère Vacher, au milieu des sacs nous nous installons pour mener à bien notre travail, imprégnés de la confiance que nous allons avancer, ce que nous avons réalisé pour de bon d’Illapel et des vallées de cette importante province de Choapa ».

Enfin, le dimanche 30 mars 1947, à 10 heures du matin, dans le bâtiment situé à la rue Constitución n ° 935 dans la ville d’Illapel, la Respectable Loge « Discrétion » n ° 34 a été fondée à partir du décret n ° 328 du mois de mars 18, 1947, accordé par le Grand Maître de la Grande Loge du Chili I :. H :. René García Valenzuela.

Cher Frère Emilio Álvarez Cortés, fut le premier Vénérable Maître, qui dirigera les destinées de la Loge pendant 3 périodes consécutives (1947 à 1949).

Depuis ce moment historique, 75 ans se sont écoulés et la Respectable Loge « Discrétion » n°34 de la Vallée d’Illapel continue de fonctionner régulièrement. Aujourd’hui avec une adhésion de 52 Chers Frères des communes d’Illapel, Salamanca et Los Vilos.

75 ans de formation d’hommes au service de la province de Choapa, de la Région de Coquimbo et de tout le pays. Des hommes qui travaillent dans les domaines les plus divers du travail provincial et dans divers espaces sociaux, universitaires, commerciaux et autres, portant toujours le sceau maçonnique de l’éthique, de la morale, de la fraternité, de la liberté et de l’égalité.

ESPAGNE : Rites et Franc-maçonnerie – « Les Frères ne célèbrent ni Pâques ni Noël pour éviter toutes discussions religieuses »

De notre confrère espagnol elcierredigital.com – Par Maria Jesus Navarro

En raison de la pluralité des croyances chez les maçons, l’Institution préfère officier la cérémonie des Lumières à l’équinoxe de printemps.

Les maçons ont besoin pour leurs rites de quelque chose qui symbolise la divinité, mais qui ne les lie pas à la religion. Notre journaliste a contacté un membre de la communauté maçonnique pour clarifier les rites spécifiques que la franc-maçonnerie suit cette semaine sainte. L’une d’elles est la cérémonie des lumières qui, bien qu’elle soit célébrée autour de ces dates, n’est pas liée au catholicisme.

Pour faire partie de la Grande Loge d’Espagne « vous devez être un homme, âgé de plus de 21 ans, sans distinction de nationalité, de groupe social ou de religion, avoir une capacité minimale à comprendre les concepts philosophiques de l’Ordre et avoir une « science, l’art, le commerce ou le revenu » », explique-t-on sur son site internet. Ne se distinguant pas de la religion, la franc-maçonnerie devient un mystère quant aux rites religieux qu’elle suit. Celui qui, après tout, n’est pas ainsi.

En ces jours de Semaine sainte, la Grande Loge d’Espagne agit avec l’hétérogénéité de notre pays. Selon un franc-maçon avec qui elcierredigital.com a pu entrer en contact , les francs-maçons ne sont pas « liés à une religion, mais au concept du Grand Architecte de l’Univers « . Par conséquent, chacun accomplit les rituels religieux selon sa religion, quelle que soit la loge. « Les francs-maçons qui sont arabes en ce moment seront en Ramadan. Ceux qui sont chrétiens, eh bien, ils sortiront peut-être en procession », a poursuivi le maçon interviewé.

Le lien entre cette Institution et la religion existe pourtant. « La seule obligation que nous autres maçons réguliers avons est d’avoir dans nos rites quelque chose qui symbolise la divinité. En ce sens, une Bible peut être présente en loge, aussi bien qu’un Coran ou un texte sacré bouddhique », a expliqué le franc-maçon. Cependant, malgré l’utilisation de leurs livres sacrés, ils n’ont aucun rite spécifique de ces religions.

« Théoriquement, nous ne fêtons pas Noël. Pourquoi ? Eh bien, parce qu’il y a des frères qui sont musulmans, d’autres qui sont bouddhistes, et cela nous « confronterait » religieusement », a avoué le franc-maçon à elcierredigital.com . Bien que ne pas célébrer Noël ne signifie pas que le 25 décembre les maçons n’ont pas leurs rites spécifiques. Deux jours avant, le 23 décembre, c’est le  solstice d’hiver , et, comme le commente ce franc-maçon, ils « font la fête au solstice d’hiver et au solstice d’été. De la même manière que les Romains, sous l’Empire et la République, célébraient les Saturnales aux dates du solstice, qui étaient les grandes actions, et des cadeaux étaient offerts à la famille ».

Pluralité religieuse

On constate ainsi une large pluralité religieuse dans la franc-maçonnerie qui va du besoin de livres sacrés pour ses rites à certaines branches de son institution. Elcierredigital.com a pu apprendre à travers ce franc-maçon que les « degrés de base de la franc-maçonnerie sont apprenti, compagnon et maître » et, plus tard, une fois qu’ils ont atteint le degré de maître (correspondant au numéro trois), ils peuvent s’étendre à travers diverses branches, dits degrés supérieurs ou collatéraux : « il y en a un qui est d’une franc-maçonnerie plus chrétienne. Il y en a d’autres plus judaïques et d’autres plus philosophiques », a-t-il expliqué.

Affiche de Saturnales.

« L’une de ces branches est ce qu’on appelle le Rite Écossais Ancien et Accepté », a-t-il poursuivi, ajoutant qu’au sein de ce degré collatéral, il y a une cérémonie qui est célébrée autour des dates de Pâques, bien qu’elle ait peu à voir avec la célébration de Pâques. le rite chrétien. C’est ce qu’on appelle la cérémonie des lumières , à laquelle seuls les maçons ayant au moins le 18e degré peuvent participer.

La cérémonie des lumières

« Un franc-maçon prend des vacances pendant la semaine sainte puis chacun, selon sa religion, fait les actes qu’il considère », a expliqué ce franc-maçon à elcierredigital.com . C’est à ces dates que s’effectue également la cérémonie des lumières en communauté, un rite qui se fait « pour se souvenir de Jésus comme d’une personne décédée à l’époque et qui fut un grand pilier de ce que nous défendons en franc-maçonnerie » . Les trois piliers que défend la franc-maçonnerie (et qui font partie de sa devise, sont « la liberté, l’égalité et la fraternité , et il en a été un exemple », a ajouté le franc-maçon.

Cependant, bien que la cérémonie serve à honorer Jésus, ils le font en sa qualité de personnage historique et non d’être divin : « Nous ne pouvons pas l’honorer en tant que fils de Dieu pour une raison très simple : cela nous confronterait directement aux Francs- maçons juifs , parce que pour les juifs ou les judaïques il s’agit d’un prophète, il ne s’agit pas du fils de Dieu », a expliqué cette source à elcierredigital.com.

La franc-maçonnerie évite d’être ainsi liée à une religion spécifique, de sorte que tous les membres de l’institution à travers le monde évitent de telles confrontations et conservent leur statut de frères (comme ils s’appellent les uns les autres).

Les débuts de la franc-maçonnerie

« La franc-maçonnerie est une institution philosophique, philanthropique et progressiste au niveau international avec environ 300 ans d’ancienneté dont l’objectif maximum est de stimuler l’amélioration morale et intellectuelle des hommes et des peuples cherchant à obtenir la fraternité universelle ». C’est ainsi que la Grande Loge d’Espagne définit ce qu’est la franc-maçonnerie. Ses 300 ans d’antiquité remontent à l’année  1717 au Royaume-Uni . C’est là que les gentlemen londoniens ont fondé la Grande Loge de Londres et de Westminster devenue ensuite Grande Loge d’Angleterre, un espace dans lequel ses membres (de différentes croyances religieuses) pouvaient librement partager leurs préoccupations et leurs idées. Afin de réaliser son épanouissement personnel, la  franc-maçonnerie est divisée en groupes appelés loges, qui sont sous la protection des grandes loges nationales.

Logo de la Grande Loge d’Espagne.

En Espagne, la Grande Loge compte environ 3000 membres répartis dans 170 loges . Bien qu’en parlant d’eux, il soit nécessaire d’établir une différenciation fondamentale qui indique qui peut appartenir à chacun d’eux :  les loges régulières et les loges irrégulières.

La Grande Loge d’Espagne fait partie de celles considérées comme des loges régulières , c’est-à-dire qu’elles sont régies par la Grande Loge Unie d’Angleterre, dont elle fait partie. C’est ce type de loge qui marque une exigence claire pour y entrer. « Pour être membre, vous devez être un homme, âgé de plus de 21 ans, sans distinction de nationalité, de groupe social ou de religion, avoir une capacité minimale pour comprendre les concepts philosophiques de l’Ordre et avoir une « science, art, commerce, ou revenu », précise le site du GLE.

C’est cette différenciation entre les deux types de loges qui fait croire à la croyance populaire que la franc-maçonnerie n’admet pas les femmes. Cependant, il existe des lodges masculins, féminins et mixtes . Ces deux dernières sont celles qui font partie des loges dites irrégulières , dans lesquelles ses membres ne sont pas exclusivement des hommes. Dans ces loges, en plus, les athées sont acceptés, ce qui n’arrive pas dans les loges régulières. L’une des loges féminines est la Grande Loge Féminine d’Espagne , sur le site de laquelle elles déclarent exister depuis le début de la franc-maçonnerie.

Du mal, le bien

Soyons poètes un instant : Imaginons-nous, nés d’un arc-en-ciel. L’humanité devient ainsi une grande boîte de crayons de couleur. Chacune, chacun de nous en est un. Droit comme le « » de l’innocence, symbole même de candeur en notre premier matin du monde.

Nous sommes en arrivant, ni bons, ni mauvais, ni gentils, ni méchants. Si nous ne pleurons pas la nuit, nous sommes le plus doux, le plus adorable des bébés. Si nous montrons quelque agitation le jour, nous affirmons un caractère. Son excès nous vaut l’étiquette de rebelle. Que nous soyons crayon bleu ou crayon rouge, s’impose l’apprentissage de la communauté : Moi et l’autre, les autres. Nous devons faire mine d’être à l’aise en entrant dans le théâtre de la comédie humaine.

Sans en avoir vraiment conscience au départ, nous voici graphistes du bien et du mal, ces deux « valeurs » entremêlées dont les applications vont occuper notre temps de vie. Il s’agit, au fil de notre écriture – suite de scènes vécues – d’être reconnus, considérés même, dans un jeu pas toujours distinctif. Au gré de nos pleins et déliés, un trait d’humour peut être fin pour l’un et épais pour l’autre.

Filant la métaphore, nous passons ainsi dans les taille-crayons successifs de la culture. Ils nous donnent, selon les jours, bonne ou mauvaise mine ! Nous devenons affinés ou cassants, pointus ou « arrondis ». Pour continuer de tracer notre sillon sur le grand livre de la vie…

Nous sommes des êtres d’imitation et de répétition. Jusqu’à calquer notre comportement sur des modèles idéalisés, parents, proches ou médiatiques. Au risque de reproduire et non produire, de notre propre raisonnement, adolescents puis adultes devenus. Le bien et le mal ne sont pas innés. L’influence, bonne ou mauvaise, elle, est acquise.

« Dessine-moi un mouton… » dit le Petit Prince à l’aviateur en panne dans le désert. Nous avons besoin de rêves…et d’un crayon, nous confirme Saint-Exupéry. La franc-maçonnerie ne nous dit pas autre chose : le mythe, la légende, l’allégorie, le conte, autant de fables nous sont nécessaires – comme de pain et d’eau – pour vivre. Le bon et le méchant se côtoient dans la mythologie personnelle que nous constituons progressivement. Car l’un ne va pas sans l’autre. Pas d’aventure, pas de récit ! Pas de danger, pas de héros. Et pas d’identification possible. D’où le succès des « illustrés » hier, des « bandes dessinées » aujourd’hui. Le crayon, prolongement de la main, offre souvent des croquis bien plus réalistes qu’une photographie.

Sans réponse au « pourquoi » de notre existence sur terre, nous cherchons sans cesse à lui donner du sens. La fiction rend possible cette addition : ajouter au sempiternel « Qui suis-je ? » un pertinent « Que suis-je ? ».

L’identification, le fait de se confondre avec la personnalité choisie, en l’occurrence à travers un dessin, est à même de permettre de s’auto- construire, de tenir debout seul. De trouver sa place au sein de la société humaine. « Dis-moi quel est ton conte de fée préféré et je te dirai qui et ce que tu es ! » affirme le psychologue Bruno Bettelheim.

Imaginons encore : un matin ensoleillé d’avril, dans l’allée d’un marché aux fleurs. Un mendiant assis sur un cageot, à côté de l’étalage d’un fleuriste, agite tristement sa sébile vide, devant les badauds distraits. Près de lui, par terre, une pancarte précise : « Aveugle de naissance ». Un passant, ému par l’infirme, s’arrête, dépose son obole et saisit discrètement l’écriteau en carton. Il le retourne, sort de sa poche un crayon, et écrit quelques mots en lettres capitales, avant de s’éloigner, le carton reposé. Dès cet instant, l’aveugle stupéfait, ravi, entend une succession de pièces tinter dans sa sébile soudain alourdie…

…A la fin du marché, son voisin le fleuriste lui explique la raison de cette générosité inespérée. Le passant a juste marqué sur la pancarte : « C’EST LE PRINTEMPS ET JE NE LE VOIS PAS ! ».

Cette simple phrase née de la créativité généreuse de ce passant, a rappelé aux promeneurs leur bonheur de voir.

En les rendant conscients dans un environnement floral du plaisir de la vue – dont l’aveugle est privé – cette simple phrase n’a pu que les émouvoir. Elle a aussitôt provoqué en eux, empathie, compassion et élan charitable.

Quatre mots qui figurent la conquête de l’homo sapiens, notre qualificatif d’aujourd’hui. Grâce à l’évolution puis à la civilisation, un homme doté d’une conscience de lui-même et des autres. Un homme respectueux qui peut choisir de pratiquer le bien plutôt que le mal. En l’espèce, grâce à un crayon. Mine de rien !

CHILI : Interview de Sebastián Jans Pérez, Grand Maître de la Grande Loge du Chili

De notre confrère chilien granlogia.cl

Le Grand Maître de la Grande Loge du Chili, Sebastián Jans Pérez, a été interviewé par le journal La Región de Coquimbo, profitant de la visite de l’autorité maçonnique dans la région. Voici une transcription de l’interview :

Sebastián Jans, chef de la franc-maçonnerie au Chili :

« La Convention fait le travail qui lui a été confié, et s’il y a des avis différents, cela nous semble positif »

 En visite dans la région, le Grand Maître de l’ordre a parlé de politique, notamment des mythes et légendes qui ont entouré une institution par laquelle sont passés les présidents de la nation. Et il a aussi parlé de football…

Pendant des siècles, on a dit qu’ils étaient une institution sombre, pleine de rituels, d’occultisme et de pouvoir. C’est qu’il y a beaucoup de croyances autour de ce groupe et des hommes qui ont eu dans leurs rangs d’anciens présidents du Chili et des intellectuels de divers secteurs.

« Il y a beaucoup de transversalité », répond Sebastián Jans (68 ans), le Grand Maître de la franc-maçonnerie chilienne, essayant peut-être d’expliquer la variété des professions, des pensées politiques et des croyances religieuses que partagent les francs-maçons.

Il est à la tête d’une institution composée de 12 000 membres, qui se réunissent en loges réparties dans toutes les régions du pays sous la devise « liberté, égalité et fraternité ».

« Actifs nous sommes comme 12 mille, et c’est ce qui compte pour nous. Bit? Ce qui se passe, c’est qu’il y a un niveau de demande dans le travail de formation et c’est précisément pour trouver les bonnes personnes, même si notre souhait n’est pas d’avoir une institution renflée.

Cependant, je crois que nous devons faire des efforts pour augmenter le nombre de membres, car il y a beaucoup d’intéressés et il y a des formulaires d’inscription sur le site Web et nous recevons un grand nombre de candidatures », souligne-t-il.

« Avec les membres de notre institution à Coquimbo, une loge assez ancienne et maintenant Sebastián Jans, leader de la franc-maçonnerie au Chili : (hier) nous sommes allés à la commune d’Illapel, une loge qui fête ses 75 ans. Dans ce contexte, nous nous promenons et cela fait partie de notre tâche de visiter les loges et de parler avec nos membres », explique-t-il.

Il est en fonction depuis 2018, succédant au « frère Luis Riveros », à un poste élu par l’assemblée de la Grande Loge, « qui est composée de tous ceux qui ont été présidents de loge. Nous avons 246 loges dans le pays, donc environ deux mille personnes votent et la période dure quatre ans », explique-t-il.

Ils disent pratiquer des rituels médiévaux. Qu’ils se reconnaissent par des gestes et qu’ils ont leur propre langage, toujours chargé de symbologie. Cependant, aujourd’hui, ils ont des pages Facebook et même un site Web pour ceux qui veulent entrer et peuvent lire leurs bases et postuler.

Qui sont les maçons ?

«Le maçon par essence est un citoyen qui a une préoccupation fondamentale pour ce que signifie la condition humaine à chaque époque historique, pour laquelle nous sommes très préoccupés par ce qui assure la condition humaine et les valeurs fondamentales pour garantir la protection de l’être . Nous sommes donc essentiellement une institution éthique qui promeut ses membres.

Avez-vous un plan dans la société?

« La franc-maçonnerie n’a pas de projet à réaliser dans la société, si ce n’est de l’enrichir de grandes valeurs transcendantales, puisqu’on parle toujours de la trilogie : liberté, égalité et fraternité. Mais nous avons aussi toujours fortement promu la justice sociale, la tolérance, et ces valeurs fondamentales sont adossées à ce que signifient l’évaluation et l’évolution des différentes conditions qui marquent le développement des sociétés.

Quelles sont les conditions à remplir pour être maçon ?

« Pour être franc-maçon, la seule exigence est d’avoir le désir de l’être et d’avoir la volonté d’étudier, car on ne naît pas franc-maçon, mais on le devient. Nous sommes des gens très réfléchis, donc la connaissance est essentielle pour nous, en dehors d’une discipline dans le but de pouvoir suivre nos processus d’enseignement.

Pour le reste, il y a beaucoup de transversalité, puisqu’il y a toutes les positions politiques, religieuses et philosophiques. En tout cas, ce qui nous importe c’est essentiellement d’être une institution fraternelle et cette diversité doit s’exprimer dans le respect de chacun, pour que nous n’aimions pas seulement vivre la fraternité, mais aussi la projeter».

Mais quand on parle de franc-maçonnerie, on parle d’occultisme, d’ésotérisme…

«Nous avons un concept ésotérique qui vient de l’école de la sagesse ancienne, en ce sens que les processus de formation se déroulent dans la conscience, et en ce que nous générons un espace favorable et avec nos formules de travail, mais il n’est pas caché, puisqu’il a son siège identifié avec ses symboles et il n’y a pas non plus de secret. Il y a une conception de l’ésotérisme et bien sûr, dans le respect du processus de formation que chacun vit et en vertu de nos valeurs et principes, vous avez le droit de dire si vous êtes maçon ou non. En fait, les loges accueillent généralement des personnes que tout le monde connaît, il n’y a donc rien de caché.

Existe-t-il des femmes maçonnes ?

« Oui, et elles sont organisées dans la Grande Loge Féminine. En raison de facteurs historiques et du droit qu’elles considèrent, elles ont construit leur propre organisation mais nous entretenons une relation étroite. Il existe aussi une franc-maçonnerie mixte dirigée par une femme, et en terme d’importance, du fait des circonstances historiques, la société a ses défauts et ses évolutions au fil du temps.

Est-il vrai que beaucoup entrent en franc-maçonnerie en pensant au pouvoir ?

« Ce qui se passe, c’est qu’il y a des gens qui peuvent avoir cette aspiration, mais notre processus d’entrée est un filtre très rigoureux, et si quelqu’un parvient à contourner ce filtre à temps, bien sûr, il se rendra compte qu’il n’a pas grand-chose à chercher. . »

Que fait la loge quand il y a un membre qui a fait une erreur ?

« Généralement quand il y a des situations déontologiques, il y a des tribunaux maçonniques où n’importe quel frère peut porter plainte et le processus est suivi comme dans n’importe quel système d’administration de la justice. Mais s’il y a une accusation grave, évidemment qu’il perd la qualité de maçon, c’est-à-dire qu’il est expulsé de l’ordre».

Cela vous dérange-t-il qu’on parle de la franc-maçonnerie comme d’une secte ?

« Beaucoup de choses ont été dites et en général on le prend avec humour.

Mais il y a beaucoup de professionnels exceptionnels, d’universitaires, de scientifiques et de libres penseurs qui ne sont pas ici pour faire partie d’une idée sectaire. Mais pour être une secte, il faut avoir une vérité unique et la franc-maçonnerie n’a pas une vérité unique, car chacun construit sa vérité sur la vie, le monde, comment il l’interprète, et dispose d’un environnement de liberté pour exprimer ses idées. » .

Concernant la Constitution, quelle contribution concrète apportez-vous ?

« Nous l’apprécions comme une conséquence d’un processus qui découle d’un accord pour la paix et nous soutenons fermement cet accord et la nouvelle Constitution, car après un moment dramatique pour notre pays, c’était la formule pour canaliser un débat civilisé et démocratique, et où les idées doivent être l’élément de la discussion et non de la violence. En ce sens, la Convention fait le travail qui lui a été confié, et s’il y a des avis différents, des débats, cela nous semble positif».

Mais qu’attendent-ils d’elle ?

« Nous espérons qu’ils nous conduiront à une solution qui contribuera à la paix, à la justice sociale et, bien sûr, à une meilleure démocratie. Malgré tout, nous sommes préoccupés par le problème de la violence dans le pays, en particulier dans les écoles. Je pense qu’il faut être conscient, il faut construire le respect nécessaire pour les institutions, pour les personnes qui jouent un rôle de service public…».

Que fait un Grand Maître de loge un dimanche matin ?

« En général, je vois des problèmes maçonniques, car c’est un poste 365 jours par an et il y a toujours des choses à résoudre, des raisons de s’inquiéter. C’est un poste qui demande un dévouement à cent pour cent, c’est un travail permanent, surtout en ces temps.

Regarder la télé, faire du sport…

« Je laisse toujours un espace pour au moins regarder un match de football. »

Ne me dis pas que tu aimes Colo – Colo.

«(Rires) Oui, je suis un colocolino, mais ne le mettez pas dans le titre parce qu’ils m’ont beaucoup critiqué l’autre fois quand je l’ai dit…».