La rédaction de 450 fm est tombée sur une nouvelle perle (sacrée).
Quiconque peut postuler sur Internet pour devenir Illuminati ! Les avantages sont nettement plus nombreux qu’en intégrant une Loge maçonnique.Décidément le ridicule repousse sans fin ses limites.
Morceaux choisis :
« Les Illuminati sont une organisation d’élite de dirigeants mondiaux, d’autorités commerciales, d’innovateurs, d’artistes et d’autres membres influents de cette planète. Notre coalition réunit des influenceurs de tous horizons politiques, religieux et géographiques pour favoriser la prospérité de l’espèce humaine dans son ensemble. »
La suite ne manque pas de piment :
L’origine des illuminati n’est pas humaine, mais extraterrestre.
Les hommes et les femmes âgés de 18 ans et plus qui croient en un Être suprême et remplissent les conditions et les normes d’adhésion sont éligibles pour demander l’adhésion. Nous accueillons des hommes et des femmes de tous pays, religion, race, âge, revenu, éducation et opinion.
Les Illuminati exigent que l’on ne puisse pas être contraint de rejoindre notre Fraternité et qu’il ou elle doive chercher l’admission sur la base de son “libre arbitre et de son propre gré”. Par conséquent, il doit passer par un registraire
Le processus d’adhésion est géré sur notre plateforme en ligne. La première étape vers l’adhésion consiste à contacter un registraire via WhatsApp ou l’adresse e-mail fournie sur notre site Web.
Comme vous le savez peut-être, l’une de nos valeurs fondamentales est la discrétion. Les informations que vous fournissez ne seront utilisées que pour vous fournir des mises à jour et des ressources personnalisées. Votre vie privée est importante pour nous !
Voyez les avantages obtenus :
Avouez que ça donne envie, non ?
Un conseil, ne démissionnez pas tout de suite de votre Loge, il se pourrait fort que cette proposition soit une escroquerie
L’association Georges Troispoints invite dans les salons de la mairie de Metz la poète et dramaturge Claude BER le 9 novembre prochain à 19h00. L’objet de cette rencontre ouverte à tous, maçons et profanes, est de prendre le temps de réfléchir à ce qu’est la fraternité. Si chacun de nous a une idée de ce que représente la fraternité, on s’aperçoit rapidement qu’il n’est pas aisé de la définir, de rendre concret ce par quoi elle agit. Et pourtant, il s’agit bien d’un socle de la République, c’est donc un concept important pour les groupes sociaux. Les francs-maçons partagent ce point de vue. Mais comment vivent ils la fraternité ?
Georges Troispoints s’est fixée un but : présenter la Franc-Maçonnerie en général et le Droit Humain de France (dont ses fondateurs sont membres) en particulier, de manière simple et sans détours.
Fondée en 2016 et inscrite au Tribunal de Grande Instance de Metz, l’association « mère », Georges Troispoints Moselle, accompagne toutes les actions locales de ses « filles » sur le territoire national.
En effet, l’association, a grandi, s’est développée (Auvergne, Alpes Maritimes, Touraine, Vosges, Ile de France….) et s’étend à d’autres régions de l’Hexagone et des Outre-Mer. Vous pouvez donc nous contacter en vue d’organiser des Cafés maçonniques ou autres événements dans votre région, votre ville, au sein de vos Orients. Georges Troispoints partagera avec vous ses expériences, sa communication, ses conseils, sur un socle fondateur de valeurs communes, avec pour seule ambition de présenter la Franc-Maçonnerie en général et le Droit Humain de France (dont ses fondateurs sont membres) en particulier, de manière simple et sans détours loin des idées reçues et des préjugés.…Un de ses objectifs est de faire connaître « au dehors », dans le monde « profane », qui sont vraiment les francs-maçons. Nous sommes fiers de notre idéal. Partageons-le.
Pour mémoire, en plus du blog sur ce site, «Georges Troispoints Moselle» organise un café maçonnique par trimestre et une ou plusieurs conférences annuelles sous le titre « Les grands Rendez-Vous de Georges ». A bientôt ici ou là …et continuez à nous suivre sur ce site ou sur notre page Facebook !
« Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. »
Voila ce que se demandait Saint Augustin. Pour la fraternité, c’est pareil. Il s’agit là d’un concept fondamental.
De notre confrère italien nanopress.it – Par Claudia Marcotulli
La franc-maçonnerie existe depuis des siècles mais tout le monde ne sait pas ce que c’est, surtout les jeunes, même s’ils en entendent souvent parler.
Son histoire est liée à certaines des transactions les plus louches de l’histoire de l’Italie, mais elle exerce encore aujourd’hui un grand charme et de plus en plus de personnes demandent à intégrer les loges.
Les loges de la franc-maçonnerie en Italie
Dans notre pays, il y a plus de 40 000 membres de la franc-maçonnerie et leur nombre augmente depuis quelques années maintenant. Mais qu’est-ce que c’est en fait ? Commençons par dire qu’elle est divisée en différents groupes, appelés loges, en fait, ou obédiences. Le principal est le Grand Orient d’Italie , qui compte 23 000 membres : tous des hommes.
En effet, les femmes ne sont pas admises en groupe mais en ont un à part composé principalement des épouses des francs-maçons qui font partie de cette obédience.
La deuxième plus grande est la Grande Loge d’Italie des Anciens Maçons Libres Acceptés qui compte 9000 membres mixtes, en fait il y a aussi des femmes ici. Bien qu’il n’y ait pas de données précises à ce sujet, il semble qu’au moins 34% soit composé de la gent féminine, avec des questions, entre autres, toujours croissantes.
La troisième obédience la plus répandue sur notre territoire est la Grande Loge Régulière d’Italie, née d’une scission de la première, également abrégée du terme GOI, qui compte actuellement 2500 affiliés.
Ce sont les principales loges italiennes, mais il en existe de nombreuses autres mineures telles que le Centre des Activités Maçonniques Acceptées, la Grande Loge Unie d’Italie et la Grande Loge Féminine d’Italie ouvertes uniquement aux femmes.
Jusqu’à il y a quelques années, la franc-maçonnerie ne s’occupait que de questions d’actualité alors qu’aujourd’hui c’est une forme d’organisation méconnue de beaucoup et apparemment marginale. Pour ceux qui sont loin de cette réalité, il n’est pas facile de comprendre et de s’orienter dans un monde complexe, fait de serments et de rites pour gravir l’échelle sociale des différentes associations maçonniques.
Les obédiences, aussi appelées communions, ont désormais des sites Internet et sont présentes sur les réseaux sociaux. Il est donc très facile d’entrer en contact avec ces personnes qui pourtant, en même temps, bien qu’elles aient suivi l’ évolution des temps, gardent toujours le même principe du secret du passé. . Et en effet, c’est le principe fondamental depuis la création de la franc-maçonnerie en Angleterre au 18e siècle.
Pourquoi les gens rejoignent-ils la franc-maçonnerie ?
Ce n’est pas une question simple à répondre et dans les différents livres sur le sujet qui ont été écrits au fil des ans, les hypothèses sont variées.
Symbole de la franc-maçonnerie – Nanopress.it
Le plus accrédité, également souligné par Massimo Rizzardini qui a écrit le livre « All’Oriente d’Italia. Les fondements secrets de la relation entre l’État et la franc-maçonnerie », indique que les personnes qui s’inscrivent souhaitent élargir leurs connaissances sur le lieu de travail.
En fait, la plupart de ceux qui postulent sont des professionnels. Mais une autre motivation est aussi celle de la fascination exercée par ce monde où l’on agit loin du soi-disant profane, c’est-à-dire non-maçon.
La franc-maçonnerie a survécu pendant des siècles parce qu’elle est restée fidèle à ses rites qui la font ressembler à un grand jeu de rôle dont les contours sont flous.
Ferruccio Pinotti , auteur du livre « Pouvoir maçonnique. La confrérie qui commande l’Italie : politique, finance, industrie, médias, justice, crime organisé », estime que rejoindre la franc-maçonnerie n’est pas seulement une entraide dans le travail, mais aussi un moyen pervers d’activités impures. Dans le même texte, les propos de la chercheuse Eleonora Salina sont cités, indiquant le besoin de spiritualité et la recherche de réponses aux questions existentielles parmi les raisons d’adhérer aux loges.
Une autre raison est le désir de faire des affaires et donc d’avancer dans sa carrière en entrant en contact avec des personnes importantes qui peuvent aider à cet égard.
Les francs-maçons s’appellent avec le terme frères et en fait c’est une véritable confrérie qui vise à approfondir des thèmes de nature différente tels que culturels, ésotériques, scientifiques, historiques mais aussi actuels.
Les loges tissent des relations avec le monde profane pour les intérêts de leurs affiliés, c’est le parfait résumé de cette organisation de plus en plus ancrée dans notre pays, il suffit de penser que dans les années soixante elle comptait 4000 membres, en 1998 il y en avait plus de 12 000 et en 2007 ils étaient 18 000. Maintenant, cependant, ils dépassent 40 000.
L’idée est universelle : l’homme créé un être vivant selon son image et à sa ressemblance. Cette idée s’exprime par des histoires, contes et légendes et sous les voiles des symboles et des allégories de tous les peuples et de toutes les cultures.
Cette idée est contenue dans la légende du GOLEM, associée par la rumeur publique à un grand sage d’Israël : le Haut Rabbi Loew de Prague, appelé aussi le Maharal.
Nous sommes au XVIème siècle, ou la rose fleurit dans le baroque. Des personnages tels que Copernic, Tycho Brahé, Giordano Bruno et Képler entrèrent dans la scène. Nous sortons de ce Moyen-Age magique pour nous fondre le temps florissant des sciences secrètes à la Cour de l’Empereur Rodolphe II de Habsbourg, l’âge d’or pour la magie, l’alchimie, la Kabbale et le charme mystérieux du ghetto de Prague. J’y trouve la trace d’un monde aujourd’hui disparu, celui de mes origines.
Le mot Golem est bien plus ancien, il en est question dans la bible, dans le Talmud et dans la littérature juive médiévale. Il est transmis justement par les Hébreux, ceux qui comme l’indiquent leur nom ont pour mission de traverser.
La mention du Golem se trouve dans la Bible, dans le récit de l’exode et dit :
Affiche du film Le Golem réalisé par Paul Wegener en 1920.
« Vous accueillerez l’étranger, vous l’aimerez comme s’il était l’un des vôtres, car vous étiez étrangers dans le pays d’Egypte »
« Tendez vos paumes et choisissez votre destin, mais ne comptez pas que le Saint Nom vous épargne le devoir de l’accomplir ».
La création du Golem c’est la création d’une chose informe, d’un corps sans âme. C’est la création d’une RESISTANCE par la croyance, la foi, le spirituel.
Le contexte géo-politico-spirituel de l’époque est tel, que les juifs sont poursuivis, persécutés et souvent exécutés. Ils ne peuvent vivre que proches d’une ville, dans un lieu retranché, fermé la nuit : un ghetto.
Existent également des guerres intestines entre chrétiens, catholiques et protestants.
L’histoire du Golem se moule dans le thème de l’apprenti sorcier justement à l’époque où la Renaissance italienne pénètre l’Europe entière et répand le message humaniste : connais-toi toi-même et reconnais-toi comme une PERSONNE, cette notion de se reconnaître comme un HOMME avec un grand H, je dirais aussi comme un véritable ETRE HUMAIN en possession de tous ses moyens, de toutes ses qualités, de tous ses potentiels…est aussi universelle, on la retrouve dans beaucoup d’autres cultures. Dans la culture ASHKENAZE, il y a un mot en yiddish pour définir ce que tout être humain doit devenir : un MUNCH (homme en allemand et même mot en yiddish).
Se reconnaître comme une PERSONNE et non plus seulement comme membre anonyme d’une corporation ou d’une famille et signe tes œuvres, C’est-à-dire prends tes responsabilités.
La Renaissance inscrit son message dans le lieu de vie : à chacun de se reconnaître comme un homme libre, digne de produire un destin personnel. C’est le message de l’humanisme. L’homme médiéval se reconnaît dans un groupe, famille, corporation, église. Au contraire, la Renaissance montre la beauté et le sens des Anciens, c’est à dire de ce qui a été produit par l’homme avant que le christianisme constitue la référence unique.
Représentation du rabbin Loew et de son Golem, par Mikoláš Aleš (1899).
Rabbi Loew dit Le Maharal arrive à Prague en 1573 et s’y éteint en 1609, âgé de 97 ans. Sa réputation ne cesse de grandir depuis sa mort. 300 années s’écoulent et dans le Prague de Franz Kafka, de Rainer Maria Rilke, d’Arnold Schonberg et de Max Brod, l’artiste tchèque Ladislav Saloun élève la statue du Maharal dans une grande niche de l’entrée monumentale de l’Hôtel de Ville. Il est montré debout, la tête légèrement inclinée à gauche et agrippée à son bras, se tient Eva, sa petite fille.
Il y a toujours une autre lecture possible de la réalité. Chaque lecture, enseigne le Maharal, n’exclut pas l’autre, mais s’ajoute. Produire du sens n’exclut pas le sens pré-éxistant.
Il convient d’insister sur le fait suivant : jamais le Maharal ne s’est lui-même attribué un pouvoir de cette nature. Jamais il n’a parlé du Golem. Le mythe du Golem se développe après sa mort, autour de lui, comme s’il s’agissait de représenter son souvenir.
Le sens original du Mythe s’enracine dans le mot grec qui signifie mensonge. Le Mythe est le mensonge qui dit la vérité voilée sous l’apparence.
La création de l’homme par l’homme, illustrée par la légende du Golem s’inscrit dans l’idée selon laquelle le but de l’homme est la domination de l’Univers grâce à son industrie.
Le Maharal était un savant et un sage. Il rayonnait. Reconnu et recherché par le pouvoir en place incarné en la personne de l’empereur Rodolphe, il était ce qu’il est convenu de nommer un homme d’influence. C’est pourquoi la rumeur publique, ce phénomène étrange de la psychologie collective, lui a attribué le pouvoir de créer un robot anthropomorphe.
Rabbi Loew de Prague est aussi l’auteur des règles (takkanot en hébreux) d’une société charitable qui prend en charge les sépultures des membres de la communauté, analogue aux confréries de pénitents dans le monde chrétien. Ces règles seront confirmées par le gouvernement autrichien et appliquées du XIIème au XXème siècle. Elles concernent aussi l’impôt, la participation aux frais, la fabrication des tombes et leur entretien, la répartition et la définition des fonctions. Contrairement à la plupart des docteurs juifs de l’époque le Maharal n’a pas laissé une Ecole, avec des disciples qui cultivent son enseignement. Il est un penseur solitaire et produit une philosophie originale. C’est un kabbaliste ouvert et non dogmatique qui voit dans la vérité un projet et non une « chose » déjà dite.
Un personnage important dans l’histoire du Golem est EVA, la petite fille chérie du Maharal, à laquelle il a transmis son savoir, rompant ainsi les préjugés à la mode dans certains milieux arriérés qui excluaient les femmes de la science et les reléguaient dans les tâches serviles.
Le Rabbi Loew s’est mis à fabriquer un être de boue, ayant eu un rêve qu’il considérait comme une inspiration divine. Il a été fabriqué en mars 1580 dans une tuilerie désaffectée du sud-ouest de Prague. Le Rabbi a été assisté par deux aides, dont un a représenté l’élément feu et l’autre l’élément eau. Et le Rabbi représentait l’élément air, symbole de la parole et le Golem représentait l’élément terre.
Le rituel a commencé à la lueur des flambeaux vers quatre heures du matin. D’abord ce fut une statue en argile d’à peu près un mètre et demi, couchée sur le dos puis il a été procédé au rituel en tournant en rond autour de la statue en cercle, 7 fois.
C’est l’assistant Katz, représentant l’élément feu qui a commencé en récitant une formule magique Kabbalistique. Ensuite, en sens inverse, en contournant la statue, l’assistant Sasson, représentant l’élément eau, a procédé de même en récitant le même texte. La statue devenait humide et de la vapeur en sortait. Pour terminer le rabbi Loew l’a contourné lui-même sept fois et a mis sous sa langue une combinaison secrète de 72 mots, signifiant le nom ineffable de Dieu, puis a inscrit sur son front le mot VERITE, EMETH en hébreux. Finalement, en s’inclinant tous vers les 4 points cardinaux, ils ont récité ensemble le 7ème verset de la Genèse et le GOLEM devint vivant. Le Rabbi lui a ordonné de se lever, il l’a vêtu et lui a indiqué son nom : Josille.
Le devoir du Golem était de découvrir les pièges que certains tendaient aux juifs, afin d’avoir des prétextes pour justifier leurs persécutions.
Le Golem, privé de la parole travaillait et s’occupait surtout de la sécurité des habitants du ghetto. Un vendredi, le Rabbi a oublié d’ordonner au Golem ce qu’il avait à faire pour assurer la sécurité. Le Golem n’ayant pas reçu d’ordre a montré son essence vitale grossière et s’est mis dans une rage folle. Il était d’autant plus immaîtrisable qu’à cause de sa croissance rapide, il mesurait alors plus de 2 mètres. Le Rabbi fut prévenu et interrompit son office pour se hâter afin de maîtriser le Golem.
Avant de se retrouver face à sa créature, il dénoua le lacet d’un de ses souliers. Une fois devant le Golem il lui ordonna d’en refaire le nœud. Le Golem s’agenouilla afin d’atteindre le soulier. Le Rabbi se trouvait alors à portée de main du visage du colosse et put effacer la première lettre du mot EMETH qui était inscrite sur son front. Il en changea ainsi irrémédiablement le sens. Sur le front du Golem on lisait désormais le mot METH c’est à dire MORT et l’être artificiel redevint dans l’instant une statue d’argile inanimée.
La légende prétend que le corps du Golem repose toujours dans le sous-sol de la vieille synagogue de Prague.
C’est ainsi que le Rabbi Loew créa le Golem, sous la pression des juifs du ghetto de Prague qui étaient dans un état d’épouvante…. Après toutes les persécutions qu’ils avaient subies. Ce Golem arrêta les Gentils qui venaient tuer les juifs, la force de cette boue était phénoménale et bien qu’il repoussât l’ennemi, personne ne pensa à crier victoire, car cette puissance créée pouvait échapper à son créateur.
Que représente le Golem ? et que représente-t-il pour nous Francs-maçonnes et Francs-maçons ?
Gustav Meyrink écrivain allemand qui a romancé le premier l’histoire du Golem, dénonça toute sa vie la léthargie, l’état de sommeil dans lequel évoluait l’humanité. « L’Homme est fermement convaincu qu’il veille », déclare-t-il, mais en réalité, il est prisonnier d’un filet de sommeil et de songes qu’il a lui-même tissé !
L’initiation est d’une certaine manière notre premier acte de volonté. Elle nous a permis de quitter la dépouille de la « vieille femme » ou du « vieil homme » que nous étions et de passer à un autre état, celui de l’éveil.
Dégrossir la pierre brute signifie alors travailler à transformer notre Golem en femme nouvelle ou homme nouveau, celle ou celui qui, d’éveil en éveil, tend vers la Lumière et la Vérité, celle qui peut être sauvée comme le déclarent les Anges dans la seconde partie du Faust de Goethe :
« Celui qui sa vie durant essaie de se dépasser, celui-ci sera sauvé ».
Se dépasser, oui il me semble que cela fait aussi partie de notre chemin Maçonnique. Non pas uniquement pour être sauvé, mais pour mieux apprécier le parcours, pour tendre vers une certaine liberté de conscience, pour découvrir à chaque T. ce qui nous constitue, pour trouver notre place de femme ou homme libre dans le monde.
Il n’est pas anodin que le Golem soit composé d’argile, une des matières minérales les plus malléables qui soient. Si la vérité est inscrite sur son front, elle est absente de son cœur. Dénuée de libre-arbitre, aucune pierre brute ne résiste aux assauts de sa volonté. Evitons également l’adoration d’un autre être ou d’une chose, le danger peut être grave d’une influence négative ou bien même d’une influence de quelque nature qu’elle soit.
Etre façonné à loisir par d’autres, c’est bien le contraire de la liberté absolue de conscience dont nous parlons en Loge.
Qui est en quête de vérité donnera du sens à sa vie….
On peut voir que lorsque le Golem représente l’être perfectible que nous portons en nous, il devient notre double symbolique sur le chemin de l’Initiation.
Le Rabbi a été victime de sa certitude de créer un être parfait. Le Golem n’est qu’une image de son créateur, l’image d’une de ses passions qui grandit et risque de l’écraser.
Pour me défaire de mes propres certitudes, je médite sur le précepte d’un autre Rabbi que j’apprécie beaucoup, le Rabbi Naham de Braslav qui dit : « Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui te connaît, car tu ne pourras pas t’égarer ».
On peut voir dans cette histoire, que les persécutions subies par les juifs les ont amenés à vouloir se défendre. Le peuple juif aujourd’hui n’est plus ainsi menacé mais je voudrais donner des précisions concernant les descendants du peuple juif et plus largement les descendants de génocides :
Ce dont a, peut-être hérité, le peuple juif après toutes les persécutions, de cette époque dont je viens de parler jusqu’à aujourd’hui, en passant par la shoah qui a été le summum dans leur histoire, c’est d’une certaine sensibilité et non pas sensiblerie qui permet aux descendants des survivants, d’être plus vigilants, d’être plus à l’écoute des prémices du rejet de l’autre, car cela commence par une parole désagréable voir malencontreuse et blessante pour finir par des actes barbares… L’Histoire nous l’a bien démontrée…
Me concernant, cette sensibilité s’est affinée après plusieurs années de travail au sein de l’association du Wagon souvenir des Milles. Travail en équipe avec d’anciens déportés et d’anciens résistants. La vigilance était le maître mot, informer et transmettre les suivants…
Il n’y a, d’ailleurs pas que le peuple juif, car malheureusement, les rwandais et les arméniens ont également eu leur lot de génocides. Peut-être faut-il penser que les générations qui ont subies ces génocides, sont plus attentives et plus à l’écoute pour éviter que cela ne se reproduise.
Et pour aller un peu plus loin, ne pourrait-on penser que cette vigilance nous concerne toutes et tous et que nous devons être des sentinelles toujours prêtes à réagir ?
Peut-être est-ce en exprimant un peu nos doutes que nous parviendrons à faire vivre une parcelle de vérité…
Le roman de Gustav Meyrinck, mais également l’Histoire Etrange du Golem de Daniel Béresniak, ainsi que le roman de Mareck Alter « Le kabbaliste de Prague » sont des lectures indispensables sur ce thème.
Situé au 10 rue Saint-Front à Périgueux, ville du sud-ouest de la France en région Nouvelle-Aquitaine et chef-lieu et préfecture du département de la Dordogne depuis 1791, l’immeuble de style mauresque balkanique* – monument historique inscrit MH en 1975 (façades nord et ouest édifiées au XIXe siècle et toitures) – que nous devons à l’architecte Antoine Lambert**, est enserré entre la rue Saint-Front et celle des Francs-Maçons.
Dans le secteur sauvegardé du centre-ville de Périgueux, à l’angle de la rue Notre-Dame, il est à moins de cent mètres au nord de la cathédrale Saint-Front.
Histoire
Labellisée « 4 fleurs », Périgueux, connue aussi pour sa célèbre Félibrée – fête populaire occitane inspirée par l’écrivain et lexicographe provençal de langue d’oc Frédéric Mistral (1830-1914) – est la capitale culturelle et touristique du Périgord blanc***. C’est à la fin du XVIIIe siècle qu’une salle de comédie s’implante dans les locaux d’une ancienne auberge, dans un îlot urbain au nord de la cathédrale Saint-Front, classée monument historique depuis 1840 et au Patrimoine mondial en 1998, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Elle devient le premier « théâtre » de Périgueux, insalubre et fonctionnant dans des conditions de sécurité douteuses. De 1836 à 1838, la ville de Périgueux fait construire un nouveau théâtre digne de ce nom sur les boulevards par l’architecte Jean Baptiste Louis Godard, dit Louis Catoire.
Les locaux devenant libres, ils sont loués en 1841 à une loge maçonnique qui aménage le lieu dès 1842. Cinq francs-maçons, François Bellé, Alexis Clerveaux, Ferdinand Millet-Lacombe, Émile Picot et Jean Régnier, achètent le bâtiment à la veuve du docteur Renaud, après 1858. Ce bâtiment correspond à la partie centrale du bâtiment actuel.
En 1858, la ville décide de créer la rue Saint-Front au nord de la cathédrale et cède à la loge, trois ans plus tard, côté ouest, un terrain en bordure de la nouvelle voie. Les travaux de la nouvelle façade, œuvre de l’architecte Alexandre Antoine Lambert6 et du sculpteur Grasset1, s’effectuent en 1868 et 1869. L’inauguration du nouveau bâtiment a lieu le 4 juillet 18694.
Les parties du temple maçonnique situées de part et d’autre de la partie centrale sont achetées en 1885 et 1887 par les francs-maçons Jean Bardon, Ernest Lacoste, Ferdinand Pouyadou et Ernest Sirventon : le 30 septembre 1885, ils acquièrent le bâtiment du côté de la rue Notre-Dame à la barre du tribunal civil et le 27 janvier 1887, le bâtiment de la boulangerie des époux Bonnefon, côté rue de la Constitution.
En 1891 est constituée la société anonyme immobilière dénommée « L’Orient de Périgueux » qui reçoit le temple déjà construit et les deux bâtiments achetés en 1885 et 1887.
Du côté de la rue Notre-Dame, l’extrémité du temple maçonnique a été élevée entre 1885 et 1901. Le symétrique qu’il était prévu de construire, rue de la Constitution, n’a pas pu être édifié car les « Amis Persévérants et l’Étoile de Vésone Réunis » n’ont pu acquérir le bail commercial de la boulangerie.
Rue des francs-maçons
La loi du 14 août 1940 a supprimé la franc-maçonnerie. Les sculptures représentant les emblèmes maçonniques sont détruites début 1941 sur ordre du Régime de Vichy et ne sont reconstituées qu’en 1987.
Architecture
Les façades de la rue Saint-Front, à l’ouest, et de la rue Notre-Dame, au nord, offrent une architecture de style mauresque balkanique avec à l’étage des fenêtres masquées de moucharabiehs. Sur la façade principale, les fenêtres du rez-de-chaussée sont surmontées de sculptures d’outils emblématiques du compagnonnage et de la franc-maçonnerie, (équerre, compas, fil à plomb, truelle, maillet…) Le portail est surmonté d’un tympan abondamment décoré de feuillages, au centre duquel se trouve une étoile à cinq branches. Au-dessus, une fenêtre encadrée de pilastres, est elle-même surmontée d’un fronton triangulaire. Toujours sur les façades, des frises géométriques soulignent le bord inférieur des toits.
Reconstitution
*Le « style mauresque » est un style architectural et ornemental élaboré en Europe, à partir du XVIIIe mais surtout au XIXe siècle, par imitation de celui des anciens Maures d’Espagne, créateurs de l’art hispano-mauresque, ou à partir de connaissances éparses des différentes architectures islamiques et des arts de l’Islam. Il s’est développé principalement dans l’architecture, en continuité de l’architecture mauresque, mais aussi en peinture ou en sculpture. Au tournant du XIXe siècle et du XXe siècle, ce style d’imitation est l’objet d’interprétations plus libres, mêlées d’éléments stylistiques européens, et s’inscrivant dans la lignée du « style néo-mauresque », aux tournures arabisantes, développé à partir de techniques plus modernes, notamment au Maghreb, durant la période coloniale.
**Alexandre-Antoine Lambert (1836-1919) est un architecte fils et petit-fils d’architectes périgourdins. Il a été élève de l’école des beaux-arts de Paris et inspecteur des travaux exécutés par Paul Abadie à Bordeaux entre 1860 et 1866 pour l’église Sainte-Croix, la tour Saint-Michel, l’église Saint-Ferdinand, l’église Sainte-Marie de La Bastide et les sacristies de la cathédrale Saint-André.
À Périgueux, il a gagné le concours pour la reconstruction de l’église Saint-Martin et la construction du temple maçonnique. Il a rédigé des notices pour les travaux d’Aymar Pierre Verdier, Adolphe Lance et Eugène Viollet-le-Duc et sur les monuments historiques au préfet de la Dordogne.
***Il existe, pour des raisons historiques, culturelles, touristiques et économiques, quatre Périgord : le noir, le blanc, le vert et le pourpre.
Le Périgord noir est sans doute la plus ancienne des appellations qui existait avant même le département de la Dordogne. La couleur noire fait référence aux chênes verts très sombres qui sont très présents dans cette partie de la Dordogne et qui donnent au paysage une belle couleur sombre. Le noir ajoute une touche de mystère qui plait beaucoup à ses habitants et aux touristes.
Le Périgord blanc tire son nom des plateaux calcaires de cette partie de la Dordogne et couvre la partie centrale du département. Historiquement, il comprenait le Riberacois qui a préféré depuis quelques années rejoindre le Périgord vert porteur de plus d’authenticité. Le Périgord blanc héberge, notamment, Périgueux.
Le Périgord vert. L’appellation aurait été trouvée par Jules Vernes lors d’un séjour dans le nord du Département. Cette couleur pleine d’espoir vient de la nature luxuriante, arrosée par les nombreux cours d’eau qui couvrent ce territoire.
Château de Monbazillac, Monument historique par arrêté du 20 février 1941, entouré d’un vignoble réputé, au bord d’un plateau dominant la Dordogne, face à Bergerac
Le Périgord pourpre est sans aucun doute de la couleur la pluscontestée car elle répond avant tout à des considérations touristiques et non pas à une réalité historique. Apparu dans les années 90, le pourpre fait référence au vignoble qui est très présent dans cette partie au sud-ouest du département autour de Bergerac, berceau du célèbre vin. Ce Périgord est riche d’une grande variété paysagère et d’un patrimoine célèbre en particulier pour ses bastides.
Paillettes d’or de l’Isle à Coulaures (Dordogne)
Certains ajoute que le Périgord, c’est de l’or. Car OR est présent tout aussi bien dans DORdogne que dans PérigORd et que cela souligne la richesse à tous les niveaux de ce magnifique territoire…
Cette année, c’est au cœur de la cité Phocéenne que la Grande Loge Mixte Nationale organise son Convent annuel les 12 et 13 novembre 2022 au Centre d’Affaires, World Trade Center Marseille Provence.
Jean-Marc MILAN Grand Maître de la Grande Loge Mixte Nationale
À cette occasion, le Sérénissime Grand Maître Jean-Marc MILAN et l’ensemble du Conseil Fédéral de la Grande Loge Mixte Nationale proposent, dans le cadre d’une totale transparence, d’ouvrir exceptionnellement la totalité de son convent à l’ensemble des obédiences françaises et les invite à mandater un représentant pour assister en tant qu’observateur à l’Assemblée Générale du Samedi 12 et à la cérémonie de clôture le dimanche.
La Grande Loge Mixte Nationale (G.L.M.N.), créée le 31 juillet 2010 par des Francs-Maçons expérimentés, désireux de créer une Obédience dont l’objectif est le respect de la Tradition Maçonnique, se situe actuellement au rang des dix premières obédiences françaises.
Elle propose une Franc-maçonnerie mixte, symbolique, traditionnelle et indépendante vis-à-vis des pouvoirs politiques ou religieux, en dehors de tous courants ou pensées dogmatiques, et considère que son devoir est d’enseigner les valeurs fondamentales qui permettent de recréer ou d’améliorer un monde privilégiant la recherche et l’amélioration de l’Être, dans le respect et la compréhension de l’Autre et de soi-même.
Sceau GLMN
La Grande Loge Mixte Nationale est une obédience à taille humaine structurée sous forme de Fédération de Loges (ou d’associations) qui offre un choix entre loges masculines, féminines ou mixtes. Actuellement, forte d’une centaine de loges, elle offre de travailler à différents rites dans le respect le plus absolu des spécificités de ceux-ci : le Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA 1804 et 1829), le Régime Écossais Rectifié mixte ou non (RER), le Rite Écossais Primitif (REP), le Rite Opératif de Salomon (ROS), le Rite Opératif de Salomon Ampliatif et de Tradition (ROSAT), le Rite Français et Rite Français Moderne, le Rite d’York, le Rite Émulation, le Rite Ancien et Primitif de Joseph Cerneau et différents rites égyptiens (RAPMM, RM, RPMM).
De notre confrère expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, qui parcourez la mer et la terre pour faire un prosélyte et, l’ayant obtenu, faites-en deux fois plus fils de la Géhenne que vous Mt 23:15
Dans ce verset de l’Evangile le problème pointé n’est pas le prosélyte en lui-même, ni le fait qu’on soit allé loin pour en faire un, mais ce qu’il devient à cause de celui qui l’a « obtenu ». En fait, au sens étymologique, ce n’est autre que quelqu’un qui « s’est rapproché ». Souvent, dans plus d’une loge, j’ai entendu répéter l’expression « prosélytisme » et je me suis souvent demandé comment les francs-maçons pouvaient le faire.
J’ai toujours pensé que c’étaient les hommes de foi qui s’en occupaient, que cela équivalait, d’une certaine manière, à « le communiquer ». Puis, cependant, ce terme a commencé à circuler de plus en plus souvent aussi dans les loges maçonniques.
Mais je n’arrivais pas à trouver un lien entre le prosélytisme et la franc-maçonnerie ! Il est difficile de trouver un thème plus controversé et un mot plus ambigu.
La franc-maçonnerie n’est ni une religion, ni une secte, ni une société secrète.
Je préfère le définir, si besoin est, comme une démarche spirituelle basée sur la liberté de chacun et donc sur la tolérance mutuelle. Elle admet des membres de tout horizon spirituel.
Il s’agit d’une association officiellement reconnue dont l’existence et les objectifs sont publiquement déclarés, de même que les listes de membres.
Il ne traite pas d’occultisme, car ses œuvres consistent en la réflexion collective de ses membres et le partage d’une expérience commune des outils utilisés : les symboles.
Elle ne peut être réservée à une « élite » de personnes socialement éminentes ou économiquement aisées, puisque sa richesse réside dans la diversité de ses membres.
Ce qui est demandé aux gens, c’est de s’engager à travailler sincèrement et constamment à leur propre amélioration. On espère que ce travail sur soi affectera favorablement l’ensemble de la société, mais ce ne sera que la conséquence et non le but en soi.
Toute l’organisation maçonnique est conçue de manière à ce que chacun puisse tracer son chemin personnel en s’enrichissant de la diversité des expériences et des opinions, mais en aucun cas de l’adhésion forcée à des opinions qui prétendent posséder une vérité unique.
La franc-maçonnerie est donc une « école de vie », une manière d’être et d’exister… Les vraies richesses, c’est le monde, la vie et la façon dont on la vit, rien d’autre !
Par tradition ancienne, l’Institution maçonnique n’engage pas du tout ses adeptes dans la recherche de nouveaux membres, car elle croit que l’on devient franc-maçon spontanément et de manière désintéressée, presque par vocation, sans poussées ni suggestions. Il n’y a pas de diktats spécifiques qui réglementent le « prosélytisme » dans la franc-maçonnerie, mais il reste faux et ridicule de penser qu’elle pratique une sorte de cooptation clandestine et exclusive de ses membres.
Frère Franc-Maçon « ne pousse » personne à frapper à la porte du Temple. Selon une norme non écrite dans le monde maçonnique, il peut cependant informer, indiquer les possibilités et les pratiques d’accès à l’Ordre à ceux qu’il juge sensibles et aptes au cheminement initiatique de la maçonnerie.
La franc-maçonnerie ne fait pas de prosélytisme.
Ceux qui se sentent appelés à partager le chemin des maçons le font librement, sans être influencés par qui que ce soit. Celui qui le devient le veut parce qu’il ressent le besoin d’évoluer dans un esprit d’ouverture qu’il a remarqué chez des personnes qui se sont fait connaître comme Frères.
Communiquer ses convictions aux autres est indispensable et se pratique dans tous les domaines, du scientifique au politique en passant par le religieux. Pour cette raison, peut-être, il semble difficile, voire impossible, de séparer la liberté d’expression du prosélytisme, c’est-à-dire de ce désir de donner aux autres ce dont nous sommes convaincus et pourquoi.
Cette « liberté de persuader » est non seulement éloignée de tout prosélytisme mais elle est l’épine dorsale d’une carrière maçonnique correcte, longue et prospère.
Un organisme de bienfaisance basé à Eastbourne qui soutient les personnes sourdes et malentendantes dans l’East Sussex a reçu un coup de pouce bienvenu.
East Sussex : Hearing a reçu le don de 200 £ du Verity Masonic Lodge de la ville, qui fait partie des francs-maçons – l’une des plus anciennes organisations sociales et caritatives laïques au monde. Le don a été fait en guise de remerciement pour le travail accompli par l’organisme de bienfaisance auprès de certains membres de la loge au cours des derniers mois.
Le PDG d’East Sussex Hearing, David Rowan, a reçu le chèque de l’officier de Verity Lodge, David Hancock. Il a déclaré : « Nous sommes extrêmement reconnaissants envers les membres de Verity pour leur soutien et leur appréciation du travail que fait notre organisme de bienfaisance dans la communauté, en aidant les personnes malentendantes. Ce don généreux nous aidera à poursuivre notre travail vital. »
Le « pistolet fumant », preuve de la présence de la franc-maçonnerie derrière la marche, vient grâce à l’étude de quatre ans menée par Tony Saccucci, réalisateur, scénariste, enseignant.
Rome – Il y avait la franc-maçonnerie derrière la marche sur Rome qui, le 28 octobre 1922, amena Benito Mussolini au pouvoir en Italie.
100 ans après la marche, les tests sont sortis. Jusqu’ici on savait le soutien direct du grand maître Raoul Vittorio Palermi à Mussolini, ses sympathies même après 1922. De même que, d’autre part, on savait que le pouvoir des maçons tout court représentait le dernier rempart démocratique à gravir du jeune Mussolini. C’est précisément pour cette raison qu’en 1925, le Duce a interdit la franc-maçonnerie et certains représentants ont mal fini, certains ont même été tués.
Ce dont personne n’a eu la preuve jusqu’à présent, c’est que Palermi lui-même était présent à la marche sur Rome et a défilé avec le petit groupe de futurs ministres et sous-secrétaires du premier gouvernement Mussolini, qu’il n’est pas superflu de rappeler regorgeant de non- fascistes (il suffit de penser à Gronchi, futur président de la République italienne).
Le « pistolet fumant », preuve de la présence de la franc-maçonnerie derrière la marche, arrive aujourd’hui grâce à l’étude de quatre ans menée par Tony Saccucci, réalisateur, scénariste, professeur (il continue toujours d’enseigner l’Histoire et la Philosophie au lycée classique Mamiani à Rome), auteur de ‘March on Rome‘, le film réalisé par le réalisateur irlandais Mark Cousins qui a ouvert les Journées des auteurs lors de la dernière édition du Festival du film de Venise et est actuellement en salles.
Saccucci, le 19 septembre dernier, parlait de sa thèse de doctorat en science politique intitulée « Le film de la marche ». Un doctorat qui a obtenu les meilleures notes et distinctions, dont l’exposition a également été suivie par le professeur Fulvio Conti, l’un des plus grands historiens de l’histoire de la franc-maçonnerie en Italie.
L’utilisation du cinéma comme source historiographique « L’utilisation du cinéma comme source historiographique est l’avenir de la recherche historique. C’est la contribution majeure de mon étude à la science historique », a déclaré Saccucci à l’agence Agi. Le matin du 28 octobre 1922, Raoul Palermi avec Ernesto Civelli était chez le roi à 7h30 – lit-on dans le doctorat – et c’est lui qui le convainquit de ne pas signer l’ordre d’état de siège qui aurait empêché la marche. Cet épisode est bien connu et est également raconté dans le film de Cousins, mais ce qui est tout à fait nouveau, c’est que Raoul Palermi a ensuite participé à la marche sur Rome au premier rang, aux côtés de ceux qui deviendront plus tard les ministres de la gouvernement fasciste…
L’aide de la technologie La découverte de cette présence parmi les dirigeants fascistes et libéraux de ce premier gouvernement Mussolini n’est survenue que cet été et a été le résultat d’une opération complexe de haute technologie. Un procédé de reconnaissance faciale sur quelques centaines d’images du film d’Umberto Paradisi intitulé ‘ A Noi ! De la fête de Naples au triomphe de Rome ‘ où il y a les seules images de l’événement.
« J’ai démonté et remonté les 64 945 images qui composent les 436 scènes de ‘A Noi!’ – dit Saccucci – puis grâce à la Faculté d’Ingénierie de l’Université ‘La Sapienza’ de Rome (à l’équipe du professeur Francesca Campana) et au studio Morgana (avec le DOP Filippo Genovese), les profils de certains démonstrateurs ont été ‘assortis’ avec des photos légendées trouvées dans des journaux américains et la présence de nombreux francs-maçons connus a été découverte ». Parmi celles-ci, la découverte la plus importante concerne Raoul Palermi. Sa présence est ce qu’on appelle le « pistolet fumant ». Une présence physique jamais expérimentée auparavant. Pourtant, il était là, dans ces cadres, depuis un siècle.
Le Grand Maître de la franc-maçonnerie , dont le fils Hamlet avait une association artistique et avait été associé de Paradisi jusqu’au 13 octobre 1922, fut la première personne que Mussolini rencontra après avoir été chargé par le roi de former le gouvernement. Il existe des preuves documentaires de cela. Tout comme il est prouvé que de nombreux maçons ont défilé avec Mussolini (le célèbre Balbo à part), dont Giacomo Acerbo, sous-secrétaire et bras droit du Duce, auteur de la loi portant son nom qui, avec 25 % des voix, donne à Mussolini 66 % des sièges au Parlement. Acerbo a été initié par Palermi lui-même au 32e degré du « rite écossais » le 6 novembre, une semaine après avoir pris ses fonctions de sous-secrétaire, alors qu’il rédigeait déjà les procès-verbaux des réunions du Conseil des ministres. Après cent ans, donc, grâce à cette étude monumentale et à l’aide des technologies modernes de l’Université de Rome, un morceau important de l’histoire italienne est ajouté. Palermi par le roi Vittorio Emanuele III pour le convaincre de ne pas signer l’ordre d’état de siège. Palermi, le premier à rencontrer Mussolini après avoir reçu le poste. Palermi, posant pour la photo habituelle avec le gouvernement.
Un « parrain » puissant qui, cependant, comme d’autres personnalités illustres, en premier lieu le souverain, n’obtint pas ce qu’il espérait . Pendant toute la durée du fascisme , Raoul Palermi écrivit des centaines sinon des milliers de lettres au Duce – on peut le lire dans le long ouvrage de Saccucci – et, après avoir tenté de se suicider en 1929, il percevra une pension de 3 000 lires par mois jusqu’en avril 1943.
Dans les archives de l’État, il y a une résolution datée du 25 juillet 1943 , c’est-à-dire le jour du Grand Conseil qui a déposé Mussolini, dans laquelle l’annuité pour Palermi est renouvelée. Une fin peut-être pas honorable pour ce qui était en 1922 l’un des hommes les plus puissants d’Italie (du moins il semblait l’être cet automne-là).
Un ange est une créature surnaturelle dans de nombreuses traditions, notamment dans les trois religions abrahamiques et dans l’Avesta. Ce terme désigne un envoyé de Dieu, c’est-à-dire un intermédiaire entre Dieu et les hommes. Il transmet un message divin ou agit lui-même selon la volonté divine. L’ange est normalement invisible, mais lorsqu’il se laisse voir, lors d’un rêve ou d’une vision, il a une apparence humaine, transfigurée par une lumière surnaturelle.
Le mot ange vient du latin angelus, emprunté au grec ancien ἄγγελος / ággelos signifiant « messager ». En proto-sémitique *malʾak- signifie « ange » et « messager ».
L’angélologie est l’étude des anges, de leur nom, de leur place dans la hiérarchie divine et de leur rôle.
Ancien Testament
Dans la Bible hébraïque, les anges sont des messagers qui originairement effectuent des tâches bonnes ou mauvaises. Selon certains historiens, la fréquentation des dieux assyriens et babyloniens lors de l’exil à Babylone par les rédacteurs de la Bible aurait introduit dans le monde testamentaire une spécialisation avec des anges, agents du Bien et des démons, anges déchus.
Les anges sont mentionnés à plusieurs endroits, dans la Genèse lors de la Création, et ensuite en lien avec les hommes :
Dans la Genèse sont notamment mentionnés les chérubins qui gardent l’arbre de vie (Genèse 3, 24), un ange qui arrête Abraham sur le point de tuer Isaac (Genèse 22, 12), les anges du songe de l’échelle de Jacob où celui-ci voit des anges monter et descendre sur une échelle dont l’extrémité touche le ciel (Gn 28, 12), la lutte de Jacob avec l’ange, les anges qui viennent prévenir Loth de la fin de Sodome sous une forme humaine que ce dernier reçoit dans sa maison et l’ange Raphaël, qui accompagne Tobie sur la route. Michel devient l’ange du prophète Daniel. Le nom des anges comporte souvent la syllabe El, qui désigne Dieu : ce sont des noms théophores.
Principaux livres de l’Ancien Testament où des anges apparaissent :
Livre de la Genèse : Hospitalité d’Abraham
Les chaldéens considèrent aussi les anges comme des créatures bienfaisantes leur apportant joie, protection et plaisir.
Livre de Tobie : Archange Raphaël.
Livre de Daniel : Archange Michel.
Judaïsme
Dieu a créé les anges (malakh) et les constellations et tout ce qu’elles contiennent et tout ce qui est au-dessous d’eux et tous ont besoin de Lui pour exister. Maïmonide dit que l’intelligence des anges est plus grande que celle des hommes. Il les appelle « Intelligences » (comme les sphères qui ont mis le monde en mouvement et les astres), conception proche de celle d’Aristote. En hébreu le pluriel de « saba », « sabaoth », signifiait « astres » et « armées » (angéliques). Ce mot fut repris par l’Église catholique durant des siècles : « Deus Sabaoth » : le « Dieu des Armées ». Il soutient que l’ancienne tradition juive comptait 10 degrés ou ordres d’anges appelés aussi « Intelligences » et affirme que cette croyance est la seconde après Dieu. La croyance dans les anges est une croyance commune entre juifs, musulman et chrétiens, mais celle de Maïmonide semble se rapprocher de l’Univers des idées platoniciennes en disant qu’à chaque brin d’herbe correspond une étoile dans le Ciel.
Enluminures tirées d’une haggada séfarades avec des anges sur des thèmes bibliques : échelle de Jacob, Sacrifice d’Isaac, hospitalité d’Abraham…, xiiie siècle. Haggadah dorée, British Library.
Classes : Maïmonide enseigne qu’il y a deux classes d’anges : les « permanents » et les « périssables ». Idem pour Judah ha-Lévi (1085-1140), fameux poète et théologien juif du xiie siècle, qui différencie les anges « éternels » et les anges créés à un moment donné. Il enseigne dans Le Livre de Kuzari (IV) qu’il y avait deux classes ou espèces d’anges. Il écrit :
« Comme pour les anges, certains sont créés à un moment donné à partir de subtils éléments de matière (comme l’air et le feu). Certains sont éternels (c’est-à-dire existent depuis l’éternité et pour l’éternité), et ce sont peut-être les intelligences spirituelles dont parlent les philosophes. »
Et il poursuit :
« Il n’est pas certain que les Anges vus par Isaïe, Ezéchiel et Daniel appartiennent à la classe d’anges créés à un moment donné, ou à la classe d’essences spirituelles qui sont éternelles ». Qu’étaient-ils alors ? Saadia ben Joseph pensait qu’ils étaient des visions. »
Propriétés : Maïmonide dit que les anges sont invisibles : ce sont des formes spirituelles, des esprits, des Intelligences. Si on leur prête une forme et une allure humaine, c’est par « accommodation à la faiblesse de l’intelligence commune. Si on leur a donné des ailes, c’est parce que le vol est le plus parfait et le plus noble d’entre les mouvements locaux de l’animal, qui permet de s’approcher et de s’éloigner en un clin d’œil ». De même; il est écrit dans le Zohar (Vayera 101a) : « Quand Abraham souffrait encore des effets de la circoncision, Celui qui est Saint lui envoya trois anges, de forme invisible, pour s’informer de sa santé ». Et le texte poursuit : « Vous pourriez vous demander comment les anges peuvent être visibles, puisqu’il est écrit « Qui des esprits fait ses anges » (Psaume 104:4). Cependant Abraham les vit assurément, pendant qu’ils descendaient sur Terre sous la forme d’hommes. Et, en effet, chaque fois que les esprits célestes descendent sur Terre, ils s’habillent d’éléments corporels et apparaissent aux hommes sous forme humaine ». Mais il est bien difficile de concilier ce qui précède avec la déclaration du Livre des Jubilés (15:27), à savoir que « tous les anges de la présence et tous les anges de la sanctification » étaient déjà circoncis quand ils furent créés.
Substance : Selon le Zohar, Gabriel a pour mission de briser l’orgueil (donc l’ange de l’humilité) et de contrecarrer les projets du démon (il dégage de l’eau qui met le démon en fuite). L’ange Michel doit rallumer le feu sacré dans le cœur de l’homme et ranimer la foi affaiblie. Raphaël (dont le nom signifie celui qui guérit) guérit les malades (cf. Piscine de Siloë du Nouveau Testament) et dégage de l’air, symbole de la vie. Abraham reçoit ces trois anges chez lui, dans l’épisode des chênes de Mambré de la Genèse. Dans le livre de Daniel ou de Tobie, sont mentionnés sept anges qui sont sans cesse devant la face de Dieu. Mais, d’après le Talmud, les noms des anges vinrent avec les Israélites de Babylone et seraient un emprunt à la religion perse ; les anges furent créés le second jour, et leur substance est moitié eau et moitié feu.
Fonction : Chaque ange a un office particulier : Michel garde les enfants d’Israël, Gabriel rend force et courage, Uriel (Dieu est ma Lumière) éclaire les hommes dans les ténèbres de la nuit, Raphaël a soin de notre santé physique et spirituelle.
Les anges de la tradition judaïque sont à la racine de la tradition chrétienne : les sept archanges leur sont communs dont trois sous le même nom : Michel, Gabriel et Raphaël.
Fêtes : Pendant le Yom Kippour, chaque juif doit faire comme s’il était un ange : ni boire ni manger. « Shalom Aleichem » est une chanson chantée avant de commencer le repas du Shabbat. Un midrash (légende) veut que chaque juif soit accompagné le soir du vendredi par deux anges. Si les chandelles brûlent, le bon ange donne une bénédiction, mais si elles ne brûlent pas c’est le mauvais ange qui donne la bénédiction.
Christianisme
Représentation d’un ange, fresque de l’église Santa Maria Antiqua, Rome, v. 705-707.
Dans le Nouveau Testament, certains passages mentionnent la présence des anges. L’ange de l’Annonciation : l’ange Gabriel apparaît à Zacharie dans le Temple (Luc 1), à la croisée du chemin entre l’Ancien Testament et le nouveau, puis à Marie à Nazareth, entrant chez elle, et la saluant « pleine de grâces » (Annonce faite à Marie, Évangile de Luc, 1) lui annoncer la bonne nouvelle de sa conception virginale et l’incarnation du Verbe. La naissance de Jésus, appelé Fils de Dieu, est accompagnée d’une vision de légions d’anges en fête par les bergers et leurs troupeaux. Dans sa prédication, Jésus parle peu des anges : il cite surtout les bons anges (par exemple Matt 22, 30 ; Matt 25, 31 ; Luc 15, 10 ; Luc 20, 36), les anges des enfants (les « chérubins »), qui voient toujours la face du Père dans les cieux (Matt 18, 10), et les anges de la Justice divine.
Durant son agonie, un ange appelé « Ange de la Consolation » lui apparaît au Jardin des Oliviers : lui montrant un calice dont il ne veut boire : cette scène de Gethsémani a été peinte par de nombreux artistes chrétiens durant des siècles. Enfin lors de la Résurrection, ce sont des anges qui apparaissent aux Femmes, et qui leur parlent, pour leur annoncer la Résurrection de Jésus, anges décrits cette fois « blancs comme neige » ou « vêtus comme l’éclair » alors qu’auparavant dans les Évangiles, aucune description des anges n’était faite, seuls les artistes nous les représentant avec une fleur de lys ou une paire d’ailes (le blanc est devenu le Symbole de la Résurrection en liturgie). Dans l’Apocalypse, Jean rapporte la vision de l’ange Michel et ses légions d’anges qui combattent et remportent la victoire de Dieu, définitive contre l’« antique serpent » qui égarait la Terre depuis des siècles.
La « messe des Anges » (Missa de angelis) se disait jadis devant le cercueil des jeunes enfants ; elle daterait du xiie siècle.
L’Hymne des chérubins (Cheroubim) ou Chérouvikon est chanté à l’offertoire dans la divine liturgie byzantine :
« Nous qui, mystiquement, sommes l’icône des chérubins, et qui en l’honneur de la Trinité vivifiante chantons l’hymne trois fois sainte, déposons tout souci du monde afin d’accueillir le Roi de toutes choses escorté par les ordres angéliques, Allélouia »
Les principaux rôles traditionnellement dévolus aux anges dans l’imagerie médiévale sont ceux d’intermédiaire ou d’agent de l’au-delà, de gardien de l’ordre divin, de célébrant de la liturgie céleste.
Islam
Malāk (ملاك, « qui se possède, contrôle son âme ») (au pluriel malāʾika) (ملائكة) est le terme arabe pour désigner les anges. Les anges occupent une place de choix dans la tradition coranique. Le Coran parle très souvent des anges, et en donne une description dans la sourate 35 :
Image de l’Archange Israphil (raphaël) ANGÉLUS
« Louange à Allah, Créateur des cieux et de la Terre, qui a fait des Anges des messagers dotés de deux, trois ou quatre ailes. Il ajoute à la création ce qu’Il veut, car Allah est Omnipotent. »
Dans la plupart des cas, les anges interviennent en tant que messagers de Dieu auprès des prophètes ou de personnages déterminés, notamment Abraham, Zacharie, Marie, la mère de Jésus. Dans d’autres cas, les anges sont envoyés pour soutenir les croyants contre leurs ennemis. Il est aussi question des « anges gardiens » ou « anges scribes ». Selon les traditions, chaque être humain serait accompagné de deux anges : un « ange de la droite » écrivant ses bonnes actions et un « ange de la gauche » qui inscrit les mauvaises.
Le Coran cite nommément quelques anges. Certains sont désignés par une fonction, sans être nommés, comme l’ange de la mort. Ce sont surtout les commentaires et la prédication populaire qui se sont chargés de nommer et décrire la plupart des êtres angéliques.
Gabriel (Jibrīl) est le plus important des anges. Il est souvent surnommé l’Esprit fidèle. D’après la tradition s’appuyant sur l’interprétation de deux passages du Coran, la révélation coranique a été transmise à son prophète Mahomet par l’ange Gabriel dans la grotte du mont Hirā. Le Livre de l’Échelle de Mahomet relate l’ascension jusqu’à Dieu de Mahomet sous la conduite de l’ange Gabriel. Il est traditionnellement l’ange qui annonce les naissances, et, bien que le Coran ne le précise pas, selon les traditions, il a annoncé la naissance de Jean-Baptiste (Yaḥyā) au prophète Zacharie (Zakariyyā), ainsi que la naissance de Jésus (ʿīsā) à la Vierge Marie (Maryam). Mikaël (Michel ou Michael) est nommé dans le Coran. C’est un des anges du Jugement dernier chargé de la « pesée des actes ». Selon les traditions, il serait aussi l’ange chargé de la pluie et de la végétation. Izrāʾīl (ou Azraël) est cité dans le
Coran de manière anonyme. Il est l’Ange de la Mort (Malāk-Al-Mawt) qui est chargé d’ôter l’âme aux corps des défunts. Il apparaîtrait terrifiant aux impies et consolateur aux fidèles. Les assistants de l’ange de la mort sont de deux sortes ; les Anges de miséricorde et les Anges du supplice. Le Coran cite aussi la mécréance des Égyptiens lorsque Dieu leur avait envoyé les prophètes Moïse et Aaron et précise aussi que, pour les punir, il abattit sur eux l’ange de la mort. Au commencement, Dieu l’aurait envoyé prendre un peu de terre. Riḍwān (Redouane, Radwane, Ridohan) n’est pas nommé dans le Coran mais est chargé de garder le Paradis. C’est le plus grand de ses serviteurs. Les gardiens du Paradis sont innombrables, « seul le Seigneur peut délimiter leur nombre » d’après le Coran. Bien d’autres anges, qui ne sont pas mentionnés dans le Coran, ont été nommés et abondamment décrits avec de nombreuses variantes par les prédicateurs populaires s’inspirant des commentaires coraniques et de récits divers. Par exemple, deux anges célèbres, Munkar et Nakir, sont les anges de « l’interrogatoire du tombeau », et dont l’aspect suscite la terreur. Ils auraient pour tâche d’interroger dans leur tombeau l’infidèle et le croyant qui a commis de grandes fautes. Israfil : Israfil est l’Archange qui soufflera dans la trompe afin de mettre un terme à la vie d’ici-bas. La tradition veut que Israfil ait déjà sa bouche sur l’embouchure de la trompe et attendant L’ordre de Dieu pour souffler. Il soufflera deux fois. la première fois sera pour prendre la vie de tous les êtres vivants. La deuxième fois sera lors du réveil des âmes pour annoncer le début du Jugement dernier :<>. Malik, le gardien de l’enfer, est nommé dans le Coran, et ne sourit jamais à cause de sa création.
Bien que « Ismah » (Infaillabilité) soit appliqué aux anges, cela n’implique pas qu’ils ne font aucune erreur. Ils n’ont tout simplement aucun désir de pécher. Les circonstances peuvent affecter les anges (comme le savent les hadiths, comme l’odeur), les faisant se tromper.
Selon un hadīth, Dieu aurait créé l’ange à partir de la lumière, le djinn à partir du feu et l’homme à partir de terre. Comme dans les autres traditions, les anges n’ont pas de sexe et ne se reproduisent pas, contrairement à l’être humain et aux djinns.
Hiérarchie angélique
Les neuf chœurs des anges
Première hiérarchie :Premier chœur : Séraphins Deuxième chœur : Chérubins Troisième chœur : Trônes Deuxième hiérarchiePremier chœur : Dominations Deuxième chœur : Vertus Troisième chœur : Puissances Troisième hiérarchie :Premier chœur : Principautés Deuxième chœur : Archanges Troisième chœur : Anges
Les neuf hiérarchies sont de nature différente et s’élèvent graduellement de l’homme vers Dieu. Selon le Pseudo-Denys l’Aréopagite (vers 490), les neuf chœurs sont regroupés en trois hiérarchies. La première hiérarchie est constituée par les Séraphins, les Chérubins et les Trônes ; viennent ensuite les Dominations, les Vertus, les Puissances ; puis les Anges, les Archanges et les Principautés14. Selon Lambert de Saint-Omer, auteur du Liber floridus (1120), la hiérarchie est légèrement différente et s’énonce ainsi : anges, archanges, vertus, puissances, principautés, dominations, trônes, chérubins et séraphins. Lambert associe chacun de ces ordres à une pierre précieuse : sardoine, topaze, jaspe, chrysolite, onyx, béryl, saphir, escarboucle et émeraude.
Deux anges de bois polychrome, art gothique, couvent Sainte-Agnès, Prague. Les anges sont les messagers de Dieu. Basile le Grand dit que chaque personne vivante possède un ange gardien. La représentation des anges ailés n’apparaît qu’au ive siècle (abside de l’église Sainte-Pudentienne à Rome). L’ange décrit dans le livre de Daniel 3:25, quant à lui, ne porte pas d’aile. Mais son pouvoir sur le feu permet de sauver Schadrac, Méschac et Abed Nego de la fournaise. La Bible ne parle pas de la nécessité pour les anges de manger pour se maintenir en vie. Elle dit pourtant qu’à certaines occasions, les anges, sous forme humaine, ont mangé de la nourriture (Gn18.1-5 et Gn19.3).
Ils sont nombreux : Apocalypse 5.11 décrit la louange de nombreux anges devant le trône de l’Agneau de Dieu : leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers ; Douze légions d’anges étaient à la disposition du Seigneur (Matt 26.53) ; Hébreux 12.22 parle aussi de myriades d’anges ; À la fin des temps, le Seigneur apparaîtra au milieu de ses saintes myriades (Jude14) ; Daniel 7.10 nous dit que « mille milliers servaient l’ancien des jours et que des myriades de myriades se tenaient devant lui » ; Luc 2.13 nous parle de la « multitude de l’armée céleste » ; La Bible parle d’eux comme d’une armée (Ps148.2), mais ni ils se marient, ni ne sont même sexués, ni ne meurent (Mt 22.30 ; Marc 12.25 ; Luc 20.34-36). Ils sont plus puissants que les hommes : Paul parle des anges et de la puissance de Dieu (2 Th1.7) et Pierre dit qu’ils sont supérieurs aux hommes en force et en puissance (2 Pe 2.11). Un seul ange extermina tous les hommes forts et vaillants de l’armée de Syrie, assemblée contre Ezéchias (2 Chr 32.21). Un seul ferma la gueule des lions au temps de Daniel (Dan 6.22). Un ange roule la pierre du sépulcre de Jésus sans difficulté (Mt 28.2). Un ange ouvre les portes des prisons et libère les apôtres (Ac 5.19) et Pierre (Ac12.7). Un seul ange prendra Satan et l’enfermera dans l’abîme (Ap 20.2). Ils ont des pouvoirs guérisseurs : Jean 5:4 L’Ange guérisseur de La Piscine de Siloé, guérissant un pauvre aveugle avec son sang. Ils sont comparables à des esprits : « Ne sont-ils pas tous (les anges) des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ? » (Hébreux 1 : 13-14) ; « Pour les anges, il a cette parole : celui qui fait de ses anges des esprits et de serviteurs une flamme de feu » (Hébreux 1 : 6-7) ; « L’ange du Seigneur s’adressa à Philippe. (…) L’esprit dit à Philippe : avance et rattrape ce char » (Actes 8 : 26-29). Ils ne sont pas omnipotents : Ni Michel (Jude 1.9), ni Satan (Job 1.12 ; 2.6) n’ont une puissance illimitée ; Le chef de Perse résiste vingt-et-un jours à l’envoyé de Dieu qui doit être aidé par Michaël (Dan 10.13) ; En Apocalypse 12, il y a un combat entre les bons et les mauvais anges.
Archanges
Un archange est un chef parmi les anges, et peut être chef des armées (Apocalypse 12.7). Dans la Bible, est évoqué un archange, Michel (ou Michaël).
Le terme archange ne se trouve que deux fois dans le Nouveau Testament : Michel מיכאל (celui qui chassera Satan dans l’Apocalypse), Jude 9 : « Michel l’archange » ; 1 Thessaloniciens 4.16 : une voix d’archange : une voix de chef d’armée.
Chérubins
Les chérubins, ou kéroubim, sont représentés dans l’imagerie populaire sous les traits de bébés ailés. Toutefois, la Bible donne aux chérubins une position élevée différente des séraphins. D’après le Livre de la Genèse, les chérubins, avec « la lame flamboyante d’une épée », après le péché d’Adam, interdirent à l’homme l’accès à l’arbre de vie.
Séraphins
Séraphins à six ailes, Homélies de Jacques de Kokkinobaphos, enluminure byzantine du xiie siècle, Bibliothèque nationale de France.
Les séraphins, dans la Bible, ont six ailes dont ils se couvrent le corps :
« L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes ; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l’un à l’autre, et disaient : Saint, saint, saint est le Seigneur des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée. Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur des armées. Mais l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu’il avait prise sur l’autel avec des pincettes. Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié. »
Langue des anges
La langue des anges est évoquée par Paul dans le chapitre 13 de la Première épître aux Corinthiens : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit. »
Il est possible que les anges, étant de purs esprits, n’aient pas besoin de langage pour communiquer les uns avec les autres. Les êtres humains communiquent avec des mots, qui sont des représentations symboliques de la pensée. Peut-être les êtres purement spirituels peuvent-ils transmettre leurs pensées dans un état pur, sans besoin de médiation ou de signes16.
Dans la tradition islamique, et selon Ahmed ibn Moubarek, disciple d’Abd al-‘Aziz al-Dabbagh, il existe une langue des anges nommée langue « siryanîte », proche de la langue des oiseaux.