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27/05/23 : « La Franc-Maçonnerie au 21ème siècle » – Conférence publique à Poissy en présence du Grand Maître

Dans le cadre de la commémoration des 250 ans de l’appellation du Grand Orient de France, la Loge « Les Sept Frères d’Héliopolis » organise une conférence publique gratuite et ouverte à tous sur le thème « La Franc-Maçonnerie au 21ème siècle ».

L’événement aura lieu le Samedi 27 mai 2023 à 15h00 à Poissy (78).

L’intervenant de cette conférence sera Georges Serignac, Grand Maître du Grand Orient de
France, la principale obédience maçonnique en Europe continentale avec plus de 50 000
membres et 1200 loges, qui peuvent être mixtes depuis 2010.

Cette conférence offrira au public l’opportunité de mieux comprendre la Franc-Maçonnerie, son histoire, son rôle au sein de la République et sa place actuelle dans le débat public et face aux enjeux contemporains.

L’occasion idéale également pour se renseigner, sans tabou, sur le fonctionnement d’une
Obédience, le quotidien des francs-maçons, la vie en Loge ou encore les modalités pour y
adhérer… Et d’échanger directement avec celui qui préside la plus vieille Obédience française mais également avec des maçons de votre région.

Georges Serignac est disponible pour des interviews en amont de l’événement.

Conférence « La Franc-Maçonnerie au 21ème siècle »:

Samedi 27 mai 2023 à 15h00 Centre de Diffusion Artistique, 53 avenue Blanche de Castille 78300 POISSY.

Entrée libre, Pré-inscription recommandée à l’adresse mail : 7fheliopolis@gmail.com
Pour plus d’informations sur la conférence, veuillez contacter la Loge « Les Sept Frères
d’Héliopolis » à l’adresse suivante : 7fheliopolis@gmail.com ou 06 07 63 56 20

La franc-maçonnerie a rejeté la promotion d’une messe par la direction de Vilardebó et l’a accusée de « non-respect » de la Constitution

De notre confrère uruguayen ladiaria.com.uy

L’organisation a exhorté toutes les agences de l’État à « se conformer strictement » à l’article 5 de la Magna Carta, qui établit que « l’État uruguayen ne soutient aucune religion ».

La Grande Loge de la franc-maçonnerie uruguayenne a publié ce dimanche une déclaration concernant la réouverture de la chapelle à l’intérieur de l’hôpital de Vilardebó, avec une messe de l’archevêque de Montevideo, le cardinal Daniel Sturla , qui a eu lieu ce samedi après-midi.

Dans le texte, l’organisation rappelle que depuis l’approbation de la Constitution de 1918, l’Etat uruguayen « ne soutient aucune religion ». En ce sens, il a rejeté la « violation de cette règle » par la direction de l’hôpital et a exhorté « tous les organismes de l’État à se conformer strictement » à l’article 5 de la Constitution de la République, qui reconnaît que « tous les cultes religieux sont libres en Uruguay » et que « l’État uruguayen ne soutient aucune religion ».

Dans cette ligne, la franc-maçonnerie a exhorté à « la promotion d’espaces dans les hôpitaux publics à travers le pays, afin que tous ceux qui souffrent puissent avoir un lieu de réflexion personnelle ou spirituelle ».

Daniel Sturla, lors de la réouverture de la chapelle de l’hôpital Vilardebó, le 29 avril, à Montevideo.Photo: Mauricio Zina, adhocfotos

L’invitation de la direction de Vilardebó à ses fonctionnaires à participer à la réunion religieuse a relancé le débat sur la laïcité de l’État. Le député du Colorado, Ope Pasquet, a été l’une des personnes qui s’y sont opposées et a annoncé qu’il promouvrait un appel au Parlement pour que les autorités du ministère de la Santé publique et de l’Administration des services de santé de l’État soient sur cette question .

Concernant la proposition de Pesquet, Sturla a remis en cause les déclarations du député et a justifié la messe parce que « nous sommes ici depuis avant que le pays ne soit né  » . « Si nous sommes des faussaires de la patrie, si en termes de soins de santé, de charité, l’Église est présente dans ce pays », a déclaré l’archevêque dans des déclarations à Azul FM .

Ce samedi, Sturla a partagé sur son compte Twitter quelques images de la messe qui a eu lieu.

Promenade mentale

Le cerveau, ce mystérieux continent

Parmi les « parts d’ombre » qui demandent à être éclaircies dans le cerveau humain (où il y a encore tellement à découvrir, de l’avis même des spécialistes !) se situe le vaste domaine du « croire ». Pour tenter d’en savoir un peu plus sur cette « disposition », il est judicieux de se reporter au postulat de Freud, à savoir l’existence dans ce cerveau de trois instances, par lui nommées le ÇA (réservoir de l’énergie psychique) le MOI (lieu de la conscience) et le SURMOI (espace de censure). Elles sont constituantes de notre appareil mental. Cette hypothèse demeure toujours pertinente, puisqu’aucune autre à ce jour n’est venue démentir le « père de la psychanalyse ».

Après l’élaboration de plusieurs modèles, Freud a définitivement retenu un Moi « poreux »   en deux parties : le Moi préconscient (donc en partie inconscient) et le Moi conscient (entité vigile, nommée aussi le Moi-corps). Parmi de multiples fonctions, le MOI est à la fois le siège, pour le préconscient, de nos identifications imaginaires et symboliques, et pour le conscient, de la raison et du « bon sens », de notre perception d’être et de la réflexion (autrement dit la vie de l’esprit, l’une des définitions de la spiritualité).

Le MOI est ainsi une instance mouvante, en perpétuelle réélaboration, pris en tenaille entre le ÇA (noyau de notre être, siège « hors du temps » de l’inconscient, c’est à dire des instincts reptiliens, pulsions, passions, intuitions, plaisirs, etc.) et le SURMOI (siège du « juge interne », de la morale, de la culture – donc des croyances- de la civilité, des interdits, de la tradition) en soi « la voix de la conscience ». De la « grosse voix », résume Freud.

Autrement dit, le Moi, cet « évaluateur permanent » tente de gérer au cas par cas, au jour le jour, le rapport entre «   le principe de plaisir » (cet instinct de satisfaction, propre au ÇA, qui cherche toujours à dominer en nous) et « le principe de réalité », que les circonstances du vécu, ici et maintenant, nous impose. Pour faire image, le MOI a ainsi pour mission d’élargir sans cesse la conscience du sujet, avec la machette de la raison, sur son chemin de vie, en écartant les ronces du ÇA d’un côté et les buissons du Surmoi de l’autre. Car dans la jungle de la société des hommes, le chemin n’existe pas (même si nos voies sont maçonniquement tracées !), chacun de nous le crée en marchant devant lui !

La puissance de l’imaginaire

Puisque le premier homme n’est pas né d’un autre être humain, mais du processus de la vie, notre imaginaire – en mal d’origine – a voulu combler ce manque. Il a précisément supposé des « forces supérieures », à partir de ces impressionnants (voire terrorisants) phénomènes naturels que sont les quatre éléments en mouvement continu (air, eau, feu, terre). En quelque sorte, pour les conjurer, il a ainsi créé au fil du temps, la magie, les mythes, les légendes, les allégories puis les religions et leurs paraboles (si l’on peut dire, tout respect gardé, « avatars » de la magie primordiale, premier système de pensée de l’hominidé). A noter que les mythes sont à « fin ouverte », pour pouvoir être prolongés et « complémentés » indéfiniment (comme la légende d’Hiram, qui au vrai, avec la suite qui lui a été donnée par les degrés des rites maçonniques, est donc un mythe !) contrairement au roman, qui lui, est clôturé par le mot FIN.

Partant, depuis « la mise en place de la pensée et de l’imaginaire », s’est enracinée dans notre cerveau, une disposition aux croyances. Le domaine du croire précité se décline en « tenir pour vrai », auto-persuasion, autosuggestion (cf. méthode Coué, si moquée en France !), convictions, opinions, etc., autant de mots pour désigner les mécanismes qui ont « confectionné »   la certitude individuelle. Celle-ci établie – par adhésion personnelle, religieuse ou philosophique – peut s’exercer sans la preuve par le fait : les notions de Dieu, de divin, de divinités, d’Etre suprême, de principe créateur, de Grand Architecte de l’Univers, ces créations humaines poétiques, en sont le meilleur exemple. Les « forces de l’esprit » peuvent même, à l’extrême, conduire le sujet, au gré de rites lancinants et répétitifs, à des « états modifiés de conscience », tels l’extase et la transe. Il s’agit de fait ici, d’une forme d’autohypnose, provoquée notamment par l’irruption dans le sang de diverses hormones, dont nos propres « opiacés » circulants (entre autres, inducteurs d’euphorie à fonction antalgique).

Nous le savons, les théories freudiennes (valorisées par Lacan) doivent beaucoup aux légendes de la Grèce antique et à ses philosophes. Lesquels nourrissent toujours notre franc-maçonnerie. Ces derniers, pour leur part, avaient postulé avec lyrisme, que nous sommes habités par trois fées turbulentes qui se disputent en nous, mais inséparables : raison, intuition, imagination. Elles sont toujours d’actualité et nous pourrions d’ailleurs les masculiniser en trois lutins modernes, avec pour nom : le Logicien (rigoureux), l’Expert (averti) et le Poète (rêveur).

Constat : nous ne pourrions pas vivre sans notre imaginaire (siège de l’imagination, du rêve, de la création, de l’invention, de l’innovation, de l’enthousiasme). Et cet imaginaire n’est autre que l’irrationnel (à comprendre non comme le contraire de la raison mais n’en relevant pas : les mythes, les légendes et les religions relèvent évidemment de l’irrationnel !).

Certes l’irrationnel a son mauvais versant, et sa mauvaise réputation (superstition, passion excessive, violence, folies meurtrières dont les guerres, etc), mais il est incontestable que ce même irrationnel a également la faculté « d’amplifier l’esprit » (l’esprit souffle où il veut !). Sans l’irrationnel, la raison s’assècherait : aucune grande réalisation (scientifique ou autre) ne peut faire l’économie de l’imagination et de l’intuition. Sans l’imaginaire, la franc-maçonnerie, campée sur son socle mythique, n’existerait pas ! Einstein le confirme : « l’imagination est plus importante que la raison ! ».

La peur et la perte

Il n’est pas étonnant que de ce milieu psychique en « interactions » permanente, émerge en nous des doutes, des hésitations, des craintes. Alors même que nous devons gérer au quotidien notre peur existentielle, elle-même constitutive de notre Moi. Nous apprenons cette peur dès notre irruption au monde, avec l’intériorisation d’un dispositif de défense propre au vivant : l’instinct de conservation. Puis, en grandissant et adultes devenus, nous avons constamment peur, de la crainte de traverser la rue à celle de tomber malade, donc de souffrir, de mourir. Puis encore, nous avons peur de perdre nos proches, conjoint, enfants, parents, amis. Nous sommes aussi taraudés par les peurs « modernes » qui vont de la perte d’emploi au manque d’argent, de la privation de nourriture à la disparition du confort matériel. Et partant, nous craignions de ne plus exister aux yeux des autres, car indépendants par nature, nous sommes dépendants par nécessité ! En vérité, l’être humain n’est pas conditionné à « la perte », comme la plupart des animaux. Nous le constatons aussi en loge, lorsqu’un de nos frères nous quitte.

Dès lors, exposés comme tout un chacun aux aléas de l’existence, comment prétendre à quelque certitude, à une « vérité vraie » ?! Même les modèles mathématiques les plus sophistiqués sont tous contestables et remplaçables par d’autres. Il vaudrait donc mieux parler de réduire la part d’incertitude (théorie du modèle et de l’écart). Ainsi pour nous francs-maçons, qui nous inter-enseignons le doute, il convient de nous méfier et même de nous éloigner de toute « attitude de surplomb ». Qui consisterait (au fil de nos degrés encore trop souvent confondus avec des grades !) à nous donner hiérarchiquement en loge des leçons assorties de bons ou mauvais points, et en ville revenus, à vouloir y jouer à toute force l’exemplarité ! A une époque où est mieux accueilli le « passeur de désirs »   que de formats ou modèles.

Pour faire image encore, je pense en matière de surplomb précisément, que « notre vérité », ne réside pas dans l’aplomb du fil mais dans ses oscillations « métaphoriques » : c’est à dire, dans le « tic-tac » du balancier de la vie même et donc dans notre comportement entre la frustration et la satisfaction, la maladie et la guérison, l’orgueil et l’humilité, de la colère à l’apaisement, de la haine à l’amour ! Tout comme notre lutte quotidienne pour devenir meilleurs est dans l’angle entre les deux branches mobiles du compas. Comme le chemin entre notre besoin éperdu d’être aimé et d’autres êtres à aimer que soi est dans l’espace séparant les deux branches de l’équerre. Ou encore, quand il est question de la recherche de l’âme sœur , le parcours menant de la solitude à la rencontre est dans la distance entre le maillet et le ciseau ! Pour créer l’œuvre ensemble. Bref, nos tentatives d’accès à la certitude sont dans le mouvement productif, non dans le « regardez-moi », la domination, l’attente ou l’immobilisme !

C’est en sortant du paraître, que l’on finit par être !

Ainsi, il s’agit, selon la règle psychologique des 3P, empruntée à l’Analyse Transactionnelle (Puissance, Protection, Permission) de se donner les moyens de penser et d’agir, de prendre soin de soi et de s’autoriser à être et à faire. Ainsi, il n’y a pas meilleure autorité pour contrôler, que soi-même ! Au nom de l’estime de soi et des autres. Alors et seulement l’appréhension et l’angoisse font place à la confiance en soi, la culpabilité s’efface devant la responsabilité, et le sens de la vie devient enfin le sens de ma vie !

Parce que la seule véritable certitude que nous ayons est celle de notre finitude. Donc un encouragement, un engagement, à vivre le mieux possible notre éternité sur terre.

La mort des autres, bien entendu, nous renvoie sans cesse à la nôtre. Faut-il la craindre ? Rappelons-nous, en guise d’apaisement, la belle et noble formule d’Epicure : « La mort ne nous concerne ni morts ni vifs. Vifs, parce que nous sommes, morts, parce que nous ne sommes plus! ».

Le dessin de… Jissey « Thérapie »

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Certains francs-maçons pensent que la démarche initiatique tient beaucoup à la psychanalyse. Dans son article du 4 mai 2023 , Gil Garibal précise que les évolutions historiques anglaises et françaises diffèrent. Il établit, d’ailleurs que « la Franc-Maçonnerie française est devenue dynamique de groupe, avec ou sans Dieu »

Jissey en a profité pour « croquer » un regard ironique sur la situation et merci à notre soeur Judith pour la traduction anglo-saxonne de la légende.

Les déportations de francs-maçons dans l’Italie fasciste

De notre confrère espagnol nuevatribuna.es – Par EDOUARD MONTAGUT

La question de la franc-maçonnerie et du fascisme italien est extrêmement curieuse, comme l’a montré Aldo Mola, abandonnant mythes et légendes, à son sujet. Mussolini n’aurait pas développé une politique répressive intense sur la franc-maçonnerie, et il était loin de ce que Franco a fait en Espagne, où, comme on le sait, il a déclenché une persécution obsessionnelle, systématique et extrêmement cruelle contre les francs-maçons.

Sans nous écarter des enseignements de Mola, nous avons trouvé des témoignages de persécution, et nous avons voulu les partager avec les lecteurs dans ce court article. Le Boletín del Grande Oriente Español s’est fait l’écho du « Diario de Colonia », qui aurait déclaré que les déportations de francs-maçons se poursuivaient. Giuseppe Meoni, ancien vice-grand maître et grand secrétaire du Grand Orient, âgé et retiré de la vie publique, avait été déporté.

La publication détaillait la méthode d’expulsion. Le déporté est gardé à la préfecture de la ville où il habite où il comparaît devant une sorte de commission composée du préfet, du commissaire de police, du secrétaire du Fascio local et d’un avocat du ministère de l’Intérieur. L’accusation était de collaborer ou d’avoir des relations avec l’émigration antifasciste et, par conséquent, il a été déporté sur l’île de Lipari.

En une seule année, quelque 1 200 condamnations ont été prononcées, avec des exilés non seulement à Lipari, mais aussi dans d’autres îles. Et les nouvelles faisaient allusion à des membres éminents de la politique, à l’intelligentsia, à d’anciens fascistes ou à des personnages qui gênaient certains responsables. Le transport se faisait par chemin de fer avec les mains menottées ou avec des chaînes aux pieds. Il se trouve que sur l’île de Lipari, il y avait aussi des criminels de droit commun.

Le témoignage personnel de Francesco Nitti, neveu de l’ancien homme politique et président du Conseil des ministres, a également été fourni et a été publié par différents journaux britanniques et nord-américains. Enfin, fait allusion à la déportation du Grand Maître Domizio Torrigiani et de son secrétaire. Mais toutes ces informations sur les déportations étaient liées à ce que d’autres personnages ont subi pour leurs idées politiques et leur opposition plus ou moins active au fascisme, donc la thèse de Mola serait confirmée, c’est-à-dire qu’il n’y aurait pas de politique systématique spécifique contre la franc-maçonnerie, bien que contre certains personnages maçonniques en raison de leur importance ou de leur signification politique ou publique. Ainsi, la situation italienne ne serait pas comparable, encore moins avec la situation espagnole.

Notre principale source a été le Boletín del Grande Oriente Español dans le numéro du 10 novembre 1930, qui peut être consulté dans les archives numériques des journaux de la Bibliothèque nationale. À ce sujet, le lecteur en espagnol peut consulter l’ouvrage du susmentionné Aldo Mola, l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire de la franc-maçonnerie italienne, intitulé « Franc-maçonnerie et fascisme en Italie (1917-1943) », publié dans REHMLAC, Vol. 8 , Non. 2, décembre 2016 – avril 2017/1-13, et que nous pouvons aborder en ligne.

Christian Pons, élu Président des Compagnons du Devoir et du Tour de France

De notre confrère lemondedesartisans.fr

Il devient le 7e Président de l’association, à l’issue d’une élection qui s’est tenue le 21 avril dernier à Toulouse. Il succède à Jérémie Mosnier, qui avait été élu en 2018.

Un parcours moulé dans les valeurs de l’association

Entré chez les Compagnons du Devoir et du Tour de France (AOCDTF) en tant qu’apprenti pour préparer un CAP en charpente et construction bois à Toulouse, Christian Pons y est resté jusqu’au brevet professionnel.

Après son « traditionnel » Tour de France, il a embrassé plusieurs missions en tant que salarié pour l’association (formateur, responsable de la maison de Compagnons du Devoir d’Angers et formateur des formateurs) avant de devenir directeur du patrimoine, puis directeur général des activités.

 2017 : après 26 années passées au sein des Compagnons du Devoir, il a rejoint le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) en tant que directeur immobilier et moyens industriels pour les sites de Champs-sur-Marne et Paris.

 2020 : il devient responsable des immeubles, en charge des transformations environnementales, sécuritaires et énergétiques des bâtiments, en région angevine, pour l’organisme CNP Assurances.

Permettre à chacun de s’accomplir, dans et par son métier

Chaque année, plus de 11 000 jeunes se forment dans une des quatre filières proposées par l’association : bâtiment et aménagement, technologies de l’industrie, matériaux souples et métiers du goût.

Les Compagnons du Devoir proposent un parcours de formation en alternance allant du CAP à l’Executive Master, et dont la spécialité est la mobilité en France et à l’étranger.

Romoli (ALAM) : 1er mai, fête du Travail et progrès de l’homme dans une société inclusive

De notre confère européen agenparl.eu

 ROME, le 29 avril 2023 – « Le travail rend l’homme libre, il collabore à l’élévation de l’être, c’est un effort individuel et collectif qui engage les bras mais aussi le cœur. Si elle est pratiquée dans le respect des valeurs, elle révèle les secrets de la nature, trouvant son pôle d’attraction et son sens le plus profond dans le bien commun. Le monde productif est en évolution rapide, marqué par des besoins croissants de protection et l’émergence envahissante de nouveaux droits, c’est pourquoi nous devons revenir à la question de la dignité du travail, qui pour nous maçons est un facteur anthropologique essentiel, à travers lequel le niveau de progrès de la communauté à laquelle nous appartenons.

La Grande Loge d’Italie ou Grande Loge d’Italie des maçons libres et acceptés (Gran Loggia d’Italia degli ALAM – Antichi Liberi Accettati Muratori) est une obédience maçonnique mixte italienne fondée en 1910 à la suite d’une scission avec le Grand Orient d’Italie (GOI).

[NDLR : nous avions traité le 8 décembre 2021 de la Grande Loge d’Italie et Luciano Romoli arrive à Foggia.]

Nous devons célébrer le 1er mai en ouvrant notre capacité d’observation à toutes les phénoménologies qui modifient les structures économiques et les équilibres géopolitiques, sans préjugés, avec un esprit constructif, démontrant que nous sommes prêts à surmonter les anciennes barrières idéologiques, désormais hors du temps. Le travail s’est technicisé, l’intelligence artificielle est entrée dans la chaîne de valeur, les organisations ont changé de visage, investir dans la formation et dans l’acquisition de nouvelles connaissances est la voie à suivre pour ne pas être déconcerté. Si nous n’essayons pas d’élever le niveau des compétences qui alimentent le capital de l’intelligence humaine, nous ne pourrons pas prétendre être des protagonistes sur la scène internationale ».

Le Grand Maître Luciano Romoli, à l’occasion des célébrations du 1er mai, fait entendre sa voix. Son analyse identifie le sens de cet événement historique projeté dans une « lumière » positive, pleine de spiritualité et d’avenir. « Nous devons changer de rythme, en termes de culture et d’approche du travail, en nous rappelant que nous sommes avant tout une « entreprise de personnes », dans laquelle chaque individu ne peut renoncer à avoir un impact sur les structures organisationnelles des entreprises et des institutions. Je voudrais que celle que nous nous apprêtons à célébrer soit une fête de l’inclusion, le nombre de « neets » est encore trop élevé, qui sont les centaines de milliers de jeunes en perpétuel stationnement, qui restent en marge des circuits de production, sans chercher une place dans le monde, tout comme la fracture des inégalités économiques et territoriales que génère le modèle capitaliste dominant est trop grande. Quelque chose est cassé, le corps collectif doit prendre en charge ces blessures,”.

En termes de pauvreté et d’emploi, on escompte les retards italiens les plus graves dans l’agenda de l’ONU pour 2030. La possibilité d’atteindre 78 % du taux d’emploi des 20-64 ans d’ici 2030 semble lointaine, alors que la pandémie a arrêté la tendance positive à la réduction de l’écart entre les sexes.  » Difficile de parler de durabilité, de développement, de progrès – poursuit l’analyse de Romoli – si on ne fait pas  » le pas de géant» en réduisant les niveaux de pauvreté et d’inégalité qui affligent la planète, comme nous le recommandait le document Earth4All à l’occasion de la journée universelle de la terre, aucune lueur de croissance ne pourra se faire jour. Je crois qu’il faut se battre pour un 1er mai de la prise de conscience, de la confiance, en mettant les conditions pour que le décompte des morts au travail s’arrête une fois pour toutes, que la sécurité ne soit pas une utopie ou une pratique bureaucratique stérile, mais un moyen d’être, de respecter l’autre » La liberté dans l’univers du travail, écrivait Vittorio Foa, est un grand objectif, nous sommes encore loin de l’avoir complètement atteint, nous sommes sur ce terrain délicat. Il existe et a, dans la vision de la Grande Loge d’Italie des ALAMune valeur suprême est la « spiritualité » du travail, c’est-à-dire donner sens et sens à l’application de notre intelligence dans les domaines les plus variés de l’activité humaine, hier comme aujourd’hui. L’article 3 de la Constitution nous le rappelle : il est du devoir de la République de lever les obstacles économiques et sociaux au plein épanouissement de la personne.  » Nous venons de célébrer le 25 avril, jour de la Constitution – conclut Romoli – faisons du 1er mai le moment de la Constitution mise en œuvre dans un pays démocratique, plus cohérent, dans lequel liberté et égalité peuvent enfin trouver un équilibre harmonieux ».  

Pour célébrer son 70e anniversaire, Acácia Amarantina (Brésil) a inauguré son club maçonnique

De notre confrère brésilien canal121.com.br – Par Diogo Costa

La cérémonie d’inauguration du club maçonnique a eu lieu aujourd’hui (29/04). L’événement a été animé par son chef et comprenait une lecture de l’histoire de la franc-maçonnerie dans la municipalité, la présentation des membres et un dîner de fraternité. Le nouveau Club est situé dans le quartier de Novo Amarante

Étant un nouvel environnement pour se rencontrer et discuter de questions liées à la fraternité, la Loge Amarantina a également souligné les fondamentaux de la franc-maçonnerie lors de la cérémonie. 

Utilisant le moment du discours, le président de la Chambre, Rogério Macedo, a déclaré que « Nous sommes une famille, une fraternité qui cherche à embrasser tout le monde et à transformer l’environnement dans lequel nous sommes ici. Nous suivons nos fondations maçonniques et une chose qui me touche énormément c’est que désormais nous sommes dans la vie publique et nous avons réussi à y apporter notre devise de vie. » 

Après la cérémonie, les membres ont procédé à un dîner de fraternité pour socialiser et célébrer l’ouverture du nouvel espace avec de la musique live.

Le Temple

Les compagnons font revivre le moulin de Cuq (Tarn)

De notre confrère ladepeche.fr

Depuis deux samedis, les jeunes, futurs compagnons du Tour de France, œuvrent à la remise en état des différents éléments du moulin. Ils travaillent d’arrache-pied sur la fabrication de l’arbre de couche.

Cette pièce maîtresse est taillée dans une pièce de chêne de 10 mètres de long sur 50 cm de tombée, pour un poids de 1,6 tonnes. Ce chêne bicentenaire a été prélevé dans les forêts de Dordogne.

Datant du XVIIe siècle, le moulin tour au toit orientable fait la ferté des habitants de Cuq.

L’arbre de couche est la pièce essentielle au fonctionnement du moulin. Ils ont façonné les axes pour la rotation de l’arbre, ils ont fait les lumières dans lesquelles vont venir s’insérer les ailes, ainsi que le rouet, cet engrenage en bois qui va faire tourner les meules. Il va sans dire que ces tâches doivent être effectuées avec une très grande précision.

L’expérience au service de l’œuvre

Alex, originaire de Saint-Gaudens, a trois ans de compagnonnage, il est déjà passé par Tours, Nantes et Agen, il travaille à Condom. Lucas, un Savoyard, a plusieurs étapes à son actif, Toulouse, Arras, Lyon, Marseille, Pau et maintenant une terre agenaise, il est employé dans l’entreprise SCA de Boé, il arrive à la fin de son parcours. Dan, de Nice, découvre pour la première année le compagnonnage, Agen est sa première ville étape. Guillaume, compagnon depuis une année, arrive de Libourne, il a roulé sa bosse en passant par Arras, Lyon, Grenoble, Annecy, Nantes et Agen. Maintenant il est connu sous le nom de Guyenne Cœur Joyeux. Toute cette petite bande travaille, échange au côté de Gaston la Fidélité, ce Compagnon Fini (c’est le grade le plus élevé) qui n’est autre que Joël Guatta, le maire de Cuq. Et ces jeunes sont très heureux d’apporter leur collaboration à la sauvegarde de patrimoine fabuleux. Ils y apprennent les gestes ancestraux, qui ne sont plus guère utilisés de nos jours.

Blason de Cuq, commune située dans le Tarn, en région Occitanie (D’or aux deux tourteaux de sinople rangés a la verticale).

De la théorie à la pratique

Pour eux, c’est une grande découverte ainsi que la mise en application de théorie acquise au cours de leur formation. Ils sont avides de recevoir ces méthodes de l’ancien temps et surtout de pouvoir les transmettre par la suite et leurs gestes sont précis, ils utilisent avec une grande maîtrise et beaucoup de précisions tous les outils nécessaires, tronçonneuses, bisaiguë (long ciseau à bois)… Ces jeunes futurs compagnons sont en emplois dans différentes entreprises, rentrent le soir à la fédération départementale, pour prendre le repas, puis à partir de 19h30 jusqu’à 21h30, ils participent aux cours de traits, mathématiques et français et avant de rejoindre leur lit, ils travaillent sur leur maquette.

À la fin du week-end, l’arbre de couche sera prêt pour sa mission. Dans une quinzaine de jours, les meules neuves vont être livrées et dans la première quinzaine de mai, le chapeau sera de nouveau remis en place sur le mur du moulin. Il restera deux mois pour les dernières mises au point et pour les réglages avant le jour J : dernier week-end de juillet, pour voir les premiers kilos de farine sortir du moulin de Cuq.

Yahoo Actu pose la question : « Qui sont vraiment les francs-maçons ? »

De notre confrère fr.news.yahoo.com – Yahoo Actualités

Depuis leur création il y a plus de 300 ans, les francs-maçons sont au coeur de nombreux fantasmes.

« Les francs-maçons gouvernent le monde », « une secte qui menace les droits des peuples »… créée il y a plus de 300 ans, la franc-maçonnerie fait l’objet de nombreuses rumeurs, fréquemment agitée dans la société. On estime qu’en France, il y a environ 150 000 francs-maçons, et plus de deux millions dans le monde, dont des personnalités célèbres : des écrivains, des hommes politiques, des musiciens, des scientifiques, mais aussi des anonymes.

Dans la franc-maçonnerie, on retrouve toutes les classes sociales. « Des pharmaciens, des notaires, des menuisiers, des ouvriers… Toutes les corporations sont représentées », explique par exemple à Lorraine Actu, Denis, franc-maçon depuis 20 ans et qui tient une librairie ésotérique à Nancy.

Comment devient-on franc-maçon ?

La franc-maçonnerie est divisée, en France, en loges maçonniques, au niveau des villes où elles sont implantées, qui se regroupent cinq obédiences maçonniques principales sur tout le territoire : le Grand Orient de France, le Suprême Conseil de France, la Fédération française de l’Ordre maçonnique mixte international le Droit humain, la Grande Loge de France et la Grande Loge nationale française.

Pour devenir franc-maçon, il y a plusieurs étapes à respecter, chacune propre à chaque loge, mais de nombreuses étapes sont communes. Par exemple, pour intégrer La Grande Loge de France, l’une des principales dans l’Hexagone, soit l’on est parrainé par l’un des membres, soit l’on fait acte de candidature.

L’épreuve du « passage sous le bandeau »

Ensuite, des « enquêtes » sont menées par trois membres de la potentielle future loge avec le candidat, lors de trois rencontres distinctes avec le candidat pour évaluer ses motivations. Ces enquêtes sont ensuite lues à l’ensemble de la loge, avant l’étape suivante, appelée le « passage sous le bandeau » durant laquelle le candidat est interrogé, bandeau sur les yeux pour préserver l’anonymat des personnes présentes.

Cette étape est ensuite soumise au vote, s’il est favorable alors le candidat est convoqué pour une Initiation et devient un Apprenti. Durant son évolution, il peut ensuite devenir Compagnon, puis Maître.

Julien Giry, docteur en Science politique dont une des thématiques de recherche est la théorie du complot/conspirationnisme…

Un culte du secret

Chaque grande loge a ses propres règles. Par exemple, la Grande Loge de France est réservée aux hommes, d’autres loges exigent de croire en Dieu par exemple. « Il n’y a pas de pensée franc-maçonne en tant que telle, il n’y a pas de pensée monolithique. Il y a des grands principes que l’on peut retrouver : la laïcité, le respect du pluralisme, la défense de l’esprit critique, le rationalisme », explique Julien Giry, docteur en science politique à France Culture.

S’il existe de multiples rumeurs autour des francs-maçons, le culte du secret qui anime leur groupe entretient les interrogations. Ainsi, si un franc-maçon peut librement révéler son appartenance, il lui est interdit de dévoiler l’identité d’autres francs-maçons, n’ayant pas à décider à leur place.

Que font les francs-maçons ?

Autre élément source de multiples fantasmes, les symboles francs-maçons, comme l’équerre, qui rappelle à l’initié que toutes ses actions doivent être mues par la droiture et la justice, ou encore le compas, qui représente l’esprit et les gants blancs, obligatoires lors de la réunion rituelle d’une loge afin de gommer les différences entre les membres et qui symbolisent l’égalité entre eux, ainsi que la pureté de leurs intentions.

Présentés par ses membres comme club philosophique, créateur de liens fraternels, lieu de solidarité, les obédiences sont l’occasion d’échanger, de réfléchir sur des sujets de société, mais aussi de peser dans les débats politiques sur certaines questions : la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905, l’abolition de la peine de mort et plus récemment le soutient apporté à la PMA lors d’une audition à l’Assemblée, ou encore des prises de positions sur la question de la fin de vie.