Francis Wolff, né en 1950 à Ivry-sur-Seine, est un philosophe français. Il est professeur émérite à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, Paris.
Francis Wolff fait ses études au lycée de Saint-Cloud puis au lycée Louis-le-Grand (Paris). En 1971, il entre à l’École normale supérieure (ENS) de la rue d’Ulm et y obtient l’agrégation de philosophie en 1974. À la demande de Louis Althusser, il bénéficie d’une cinquième année d’ENS, pendant laquelle il est chargé de cours d’agrégation. À sa sortie de l’ENS, il enseigne la philosophie à l’école normale d’instituteurs de Laon (1977-1980) ; puis il est élu à l’université de São Paulo (Brésil) de 1980 à 1984 ; il occupe, succédant à Gilles Gaston Granger et à Gérard Lebrun, la dernière « chaire permanente » de l’université française du département de philosophie. Il y enseigne la philosophie ancienne et mène ses recherches sous la direction de Pierre Aubenque.
À son retour, il enseigne comme professeur agrégé aux lycées d’Hénin-Beaumont (1985) puis de Plaisir (1985-87), tout en étant chargé de cours à l’université d’Aix-en-Provence, à celles de Paris-I Panthéon-Sorbonne et de Lille III. Après un rapide passage comme professeur de première supérieure (khâgne) à Versailles (1988-89), il est nommé maître de conférences de philosophie à l’université de Reims Champagne-Ardenne (1989-1992), puis à l’École normale supérieure (1992-1999).
Habilité à diriger des recherches en philosophie en 1998, il est nommé professeur des universités (chaire de philosophie ancienne), à l’université Paris-X Nanterre en 1999, où il dirige le Centre Festugière d’Histoire de la Pensée Ancienne. Revenu en mai 2001 à l’École normale supérieure, pour y exercer les fonctions de directeur adjoint (lettres et sciences humaines), il a été nommé professeur des universités de cette institution, en 2004, au département de philosophie, dont il a exercé la direction pendant trois ans (2004-2007). Il est membre du conseil scientifique du Centre européen de musique.
Il compte parmi les défenseurs de la tauromachie, et plus particulièrement de la corrida sur laquelle il a publié deux ouvrages, un grand nombre d’articles de presse et participé à de nombreuses conférences. Il a aussi collaboré à la rédaction du document qui a permis d’inscrire la corrida à l’inventaire général du patrimoine culture.
Philosophie
Spécialiste de philosophie antique, membre du centre Léon-Robin, il a publié des travaux sur la sophistique, sur Socrate et le socratisme, sur Platon, sur l’épicurisme et surtout sur Aristote. Il a aussi travaillé sur l’histoire de la « dialectique » ancienne ou sur l’histoire de l’axiomatique » ancienne (comparaison Aristote/ Euclide). Concernant Aristote, il a publié sur la physique, l’éthique, la poétique et surtout sur la Métaphysique, et la Politique sur laquelle il a écrit un ouvrage d’analyse qui compte comme une introduction critique de référence. Sa méthode de lecture des textes anciens privilégie le repérage des « problèmes », lesquels donnent un sens philosophique général à des textes pourtant indissociables de leur contexte historique ; elle s’appuie sur la notion de « figure de la pensée ».
Son engagement en faveur du renouvellement de la « philosophie générale » l’a conduit à ériger la simplicité des idées et la force des arguments en une méthode philosophique mise en œuvre dans son séminaire « Positions et arguments » à l’ENS de la rue d’Ulm, devenu depuis « Les lundis de la philosophie »: les positions philosophiques y sont exposées et discutées pour elles-mêmes, indépendamment de toute exégèse historique, de tout thème préétabli et de toute école constituée. Francis Wolff est alors leur répondant.
Cette position de principe, au-delà de toute fracture entre « philosophie continentale » et « philosophie analytique », se trouve illustrée par son ouvrage Dire le monde, dont les thèses principales sont reprises et complétées dans la plupart de ses travaux ultérieurs (sur l’humanité, sur le mal, le temps, la musique, etc.).
Il distingue trois « langage-mondes » : le nôtre est prédicatif (on y distingue ce dont on parle, des choses, et ce qu’on en dit, des prédicats), et il est enserré entre deux autres, imaginaires, mais nécessaires à fonder le nôtre : celui, immuable, des « choses pures » et associées à des noms, et celui, infiniment mobile, des « événements purs » associés à des verbes. Une ontologie descriptive et immanente permet en effet de distinguer entre des choses (réglées par le principe de contradiction), des événements (réglés par le principe de causalité), et des personnes (définies comme des « choses » qui sont causes d’événements, appelés ainsi des actes). Aux personnes est donc associé un autre type de rapport au monde, irréductible aux trois « langages-mondes », la « parole-monde », lequel implique des déictiques (notamment le « je ») et un concept propre d’action, irréductible à l’essence des choses et à la relation de causalité entre événements. C’est là le fondement de toute éthique, dont la formule première (antérieure à l’impératif catégorique) est l’interrogatif éthique :
« Est-ce que, en ce moment, je n’agis pas ? »
Cette thèse le mène à défendre un humanisme critique, articulé à une définition néo-aristotélicienne de l’homme, comme « animal doué de logos » (pris au double sens de langage et de rationalité). L’universalité vers laquelle tend ce logos est théorisée comme « troisième pli de la pensée », qu’elle soit théorique ou pratique.
Pourquoi la musique ? se présente à la fois comme un travail autonome et comme le volet esthétique d’un diptyque dont Dire le monde formait le volet logique. Ce livre prolonge aussi l’investigation anthropologique de Notre humanité puisqu’il se demande pourquoi la musique (et, secondairement, les images et les récits) est consubstantielle à l’humanité. Partant de la musique comme « art des sons », l’auteur est conduit à sa définition comme « représentation d’un monde idéal d’événements purs » qui lui permet de reprendre la question des universaux musicaux, celle des effets de la musique sur le corps, de la nature et de la source des émotions musicales et des rapports sémantiques de la musique et du monde. Il retrouve finalement l’ontologie triadique de Dire le monde (choses, événements, personnes) dans le triangle des arts : arts de l’image – représentations de choses sans événements –, arts musicaux – représentations des événements sans choses, arts du récit – représentations de personnes agissantes.
Il a également pris position contre le concept de « droits des animaux » en général. Il distingue les devoirs que les hommes ont vis-à-vis des animaux selon le type de rapports noués avec eux et les « dettes » que ceux-ci impliquent: ne pas rompre les échanges affectifs avec les animaux de compagnie; ne pas rompre le pacte moral qu’implique la domestication des animaux « de rente » (utilisation contre protection et bien-traitance); respecter les équilibres écologiques et la biodiversité vis-vis des animaux sauvages .
Indéniablement sablier, crâne et coq sont des symboles du cabinet de réflexions évoquant le temps qui passe, celui sur lequel nous glissons, celui de notre éphémère, celui de l’alternance des jours et des nuits.
« Les horloges à eau, à sable et à feu ne sont pas des instruments de mesure cosmique, comme le soleil. Ce sont des appareils telluriques, qui tirent parti des éléments, eau, terre et feu, mais non de la lumière universelle. La mesure se fonde, non sur le rayon, mais sur la masse et le poids de la matière. Il faut qu’elle prenne appui sur des formes matérielles, des récipients pansus, des lampes, des verres, qui laissent s’écouler ou recueillent un contenu. De telles horloges ne sont pas moins utilisables quand se ferme le ciel des astres.» (Ernst Junger, Le traité du sablier).
Présent dans le cabinet de réflexion, généralement formé de deux fioles transparentes, le sablier laisse s’écouler entre elles une matière visible granuleuse. Le contenu peut être de la poussière de marbre ou du sable, matériau le plus courant aujourd’hui. Le sable s’écoule de la partie supérieure vers la partie inférieure, verticalement, comme une perpendiculaire reliant le ciel,le spirituel dans la fiole du haut, à la terre, la matière dans la fiole du bas et justifiant la gravitation de Newton.
Le mouvement du sable indique un pôle d’attraction. La liaison entre ses deux sphères n’est qu’un étranglement, une difficulté à franchir, une porte étroite qu’il faut traverser pour changer de plan, parvenir à un autre monde, s’approcher de la pierre cachée que l’on trouvera au bout du voyage à l’intérieur de la terre. Cette porte étroite est à la fois l’inversion, les fioles retournées, le bas devenant le haut et le haut devenant le bas, l’analogie avec les dualités obscurité/lumière, mort/naissance. Pour arrêter le mouvement l’intervention humaine est une nécessaire manifestation de la volonté de changer le cours des choses. C’est bien là le sens du verbe « couler », provenant d’un entonnoir, le colum de glace,sur lequel les romains versaient le vin pour le rafraîchir et qui par suite désigna le filtre du lait frais utilisé par les paysans. Il y a avec ce mot l’idée de séparation du moins bon au meilleur (voir à partir de la page 38, Les origines de la géométrie par Michel Serre, éd. Champs, Flammarion, 1993).
D’un point de vue matériel, le sablier du cabinet de réflexion, attribut de Saturne, symbolise le temps qui s’écoule inexorablement, qu’on ne peut pas arrêter mais qui ne disparaît pas, conduisant cependant vers la mort comme l’indique, aussi, le crâne. Ils sont donc à considérer comme une projection psychique ou métaphysique.
Le sable, formé de minuscules pierres roulées et taillées par les eaux qui les rassemblent dans un matériau composite polymorphe, pourrait être une allégorie de la Franc-maçonnerie.
Mais n’oublions pas qu’un sablier se renverse pour nous souvenir de la Table d’Émeraude : «ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour accomplir les miracles de l’Un seul». Ainsi la mort serait à son tour une naissance !
Un collectionneur de sabliers est un sabulométrophile.
Le Crâne
« Contemple cette ruine : c’est un crâne. Jadis, recelant des esprits éthérés, ce réduit étroit était le siège de la vie, cet espace était le lieu mystérieux des pensées. Quelles images chatoyantes ont pu traverser ces orbites ? Des rêves de plaisir maintenant oubliés… Aucune joie, aucun sentiment d’amour, aucune crainte n’ont laissé de trace ici, seule subsistera l’espérance. Dans ces trous inertes, furent les yeux vifs d’un regard parfois lumineux. Dans cette caverne sinistre était pendue une langue prompte à la parole, déliée, et bonne pour chanter les événements heureux. Contemple les arches brisées, les parois sinistres, les cavités désertes… cavités aveugles, muettes, évidées… Oui ! Voici ce qui reste du palais chimérique des utopies et des ambitions, de ce dôme de la pensée, de ce temple de l’âme…» (Rite Standard d’Écosse, 3ème degré)
Le crâne évoque la mort physique, symbole de la mort du profane qui renaît à la vraie vie par l’Initiation.
Présent dans le cabinet de réflexion, il rappelle le thème alchimique de la putréfaction. Dans cette demeure alchimique, le crâne possède encore un autre secret qui n’apparaît qu’au moment délicat de la sublimation alchimique, c’est celui du Caput mortem, lorsqu’il faut couper la tête, afin de voir apparaître le cygne blanc, thème alchimique de la putréfaction, c’est le résidu terreux des expériences dont on ne peut plus rien tirer après avoir ôter le soufre et le mercure.
« On notera que c’est sur la fontanelle du crâne que nombre de cérémonies maçonniques imposent l’apposition de l’épée flamboyante en vue de la transmission. La fontanelle est rouverte l’instant d’un éclair par l’épée/rayon. Le crâne est la clef de voûte et pierre du dôme, lieu du croisement de l’épée sur la tête. C’est aussi un chakra axial qui fait le lien entre la terre et le ciel. Il est intéressant de souligner que la voûte protectrice des regards profanes est présente dans certains grades supérieurs. Dans les légendes européennes et asiatiques, le crâne humain est un homologue de la voûte céleste. Il est une caverne en miniature qui, elle-même, est une représentation en miniature du Ciel. »
Le crâne est souvent représenté entre deux tibias croisés en X, formant une croix de saint André, symbole de l’écartèlement de la nature sous l’influence prédominante de l’esprit, symbole de perfection spirituelle.
C’est surtout au 4ème degré du REAA qu’est interrogé le symbolisme de cette « boîte d’os » associé au secret qui y est contenu et dont il faut trouver la clef.
Le crâne, placé devant le Vénérable, avec l’approche symbolique et les psychodrames de renaissance et de résurrection successives qui interrogent et répondent sur la mort, est une juste indication d’un des rôles de la Franc-maçonnerie: apprendre à mourir.
Tout homme éclairé doit sonder chaque observance en une recherche approfondie afin de faire passer de la puissance à l’acte, ainsi il séparera la vie cachée de la mort apparente.
La tête de mort, le crâne, le point de l’interrogation, la perplexité au plus intime de nous-mêmes ! Le grand oui, c’est le oui à la mort, on peut le proférer de plusieurs manières. La vie, est-elle comme pour Bichat l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort, ou bien selon Cioran, l’ensemble des fonctions qui nous y entraînent ? Je dirai comme Bichat, parce que cela permet l’espérance, dans cette résistance à toutes les morts, de se constituer un excédent d’être, auquel la Franc-Maçonnerie peut contribuer.
Vanité des vanités dit Qohéleth. Vanité des vanités, tout n’est que vanité. Mais, le dernier paragraphe du texte précédent l’Ecclésiaste, à savoir la fin du Cantique des cantiques, dit aussi : L’amour est aussi fort que la mort.
Les vanités sont des tableaux du XVIIIe siècle, sur lesquels se retrouvent quelques symboles communs : le crâne, le sablier, une nature morte. La beauté immobile, dans un contact presque sensuel de la mort ressentie en artiste, comme une plénitude de tact et de goût, annonce l’agonie triomphante. C’est alors fixer notre pensée sur le macabre stérilisé et enjolivé, et nous détourner de l’usure de nos glandes, de la puanteur et des immondices de notre dissolution.
« Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme,Ce beau matin d’été si doux :Au détour d’un sentier une charogne infâme Sur un lit semé de cailloux, Les jambes en l’air, comme une femme lubrique,Brûlant et suant les poisons,Ouvrait d’une façon nonchalante et cyniqueSon ventre plein d’exhalaisons.Le soleil rayonnait sur cette pourriture,Comme afin de le cuire à point,Et de rendre au centuple à la grande NatureTout ce qu’ensemble elle avait joint ;…Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,À cette horrible infection, étoile de mes yeux, soleil de ma nature,Vous mon ange et ma passion ! » Charles Baudelaire
Mais, ne nous laissons pas piéger par l’esthétisme de la mort car tout ce que la chair m’enseigne m’abolit sans recours. La chair ne peut à elle seule dicter une philosophie, ne répugne-t-elle pas à l’illusion. ? Ne vient-elle pas, en interprète de nos cendres, contredire à tout moment nos espoirs ?
Alors la mort c’est aussi ce que nous propose Pascal : «Vous avez deux choses à perdre, le vrai et le beau et deux choses à engager, votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude ; et votre nature a deux choses à fuir : l’erreur et la misère. Votre raison n’est pas plus blessée en choisissant l’un ou l’autre, puisqu’il faut nécessairement choisir. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte en prenant choix que Dieu est. Estimons les deux cas ; si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc que Dieu est sans hésiter». Ainsi en est-il de ce pari dit ridicule par Prévert.
Un Pascal, un Baudelaire, circonscrivent la mort ; l’un la réduit à nos terreurs physiologiques, l’autre à notre quête du salut. Si la mort écrase l’homme, elle n’en demeure pas moins à l’intérieur de l’humain. Tout à l’opposé, les élisabéthains ou les romantiques allemands en firent un devenir cosmique, un devenir orgiaque, un néant qui vivifie, une force où il s’agit de se retremper et avec laquelle il importe d’entretenir des rapports directs.
Pour le français, ce qui compte ce n’est pas la mort elle-même, mais notre comportement en face de nos semblables, la stratégie des adieux, la contenance que nous imposent les calculs de notre vanité, l’attitude en un mot. Tout l’art du français est de savoir mourir en public. Saint-Simon ne décrit pas l’agonie de Louis XIV, de Monsieur ou du Régent, mais les scènes de leur agonie. Les habitudes de la cour, le sens de la cérémonie et du faste, tout un peuple en a hérité ; épris qu’il est d’appareil et soucieux d’associer un certain éclat au dernier soupir. Mitterrand, grand prêtre solitaire de la République, a inauguré son premier septennat dans les fastes d’une visite au tombeau.
L’approche symbolique, les psychodrames de renaissance et de résurrection successifs nous interrogent et nous répondent sur la mort. La Franc-Maçonnerie nous apprend à mourir.
Séduction, l’anti-crâne
Cependant de toutes les réponses à vivre pour apprivoiser la mort, il en est une qui n’est jamais de l’ordre du naturel mais celui de l’artifice, jamais de l’ordre du réel mais de celui du signe et du rituel : la séduction. La séduction représente la maîtrise de l’univers symbolique, alors que le pouvoir ne représente que la maîtrise de l’univers réel. La séduction en tant que stratégie des apparences s’oppose radicalement à l’anatomie comme destin, à la mort en tant que crâne.C’est un processus circulaire réversible de défis, de surenchère de mort symbolique et de renaissance. Il s’agit de produire un simulacre en pleine conscience du jeu et de l’artifice, en mimant et en outrepassant l’effet du réel et en s‘en dessaisissant à travers l’excès même des apparences de ce réel, comme une ironie du trop de réalité. La séduction par le chant, par l’absence, par le regard ou par le fard, par la beauté ou par la monstruosité, par l’éclat, mais aussi par l’échec, par le masque et par la folie, par le sublime, c’est mourir comme réalité et c’est se produire comme symbole, donc comme langage.La séduction est ésotérique et initiatique. La séduction est dans le règne des signes, éprouvant la relation, pour en faire surgir des volumes éthiques, des épaisseurs métaphysiques.La prodigalité de l’être est une des vertus de la séduction.
La mort donne le prix ; elle fixe le sens de ce capital qui est la vie. Mais ce feu qui consume ne vise pas la cendre, il vise l’énergie dégagée, la royauté de la lumière qui embrase : L’éclat comme mode d’apparition ! L’éclat, en tant que séparé, mais aussi en tant que brillant de son reflet de lumière. Ce que veut la séduction, c’est la métamorphose de l’existence en territoire permettant l’expérimentation pour des myriades d’actualisations, pour du temps au présent animé. La séduction vise l’œuvre ouverte, jamais déterminée, toujours en mouvement. Elle est une philosophie de l’esthétisme, pour l’invention de nouvelles possibilités de vie, pour magnifier l’instant et construire des situations où le débordement de l’être soit manifesté et magnifique. L’existence devenant la trace du signe !
Dans la vielle logique du même et de l’autre, on s’en doute, la séduction est du côté de l’autre ; de la différence, et par une sorte d’effet de retour, elle modifie l’être qui le met en «je». La séduction comme la politesse est aux interstices, aux articulations, dans l’ombre d’un souffle, dans la transparence de l’ineffable ou de l’indicible. Elle scrute le moindre geste, le moindre signe ; elle veut l’extrême clairvoyance dans les domaines les plus exigeants, en finesse. L’ensemble du corps est en jeu, la totalité des sens est convoquée. Il s’agit de voir l’invisible, d’entendre l’inaudible, de percevoir l’infime et de distinguer la multiplicité des variations dont sont capables une lumière, une couleur, un son, une voix. C’est l’art des enquêtes microscopiques par lesquelles il est possible d’aboutir au savoir des intentions de l’autre, du moins à l’idée que l’on se fait, pour une prescience du plaisir d’autrui. C’est d’évidence une relation hédoniste mais aussi eudémoniste. Manquer à l’autre, oublier son plaisir, le négliger, c’est produire à terme sa propre éviction. À ne pas savoir écouter, on s’expose à ne pas être entendu ! L’hédonisme est prévenances manifestes, non dans l’hypothèse et l’illusion, mais dans la pratique et la réalité, même et surtout si la relation s’exprime sur des passerelles de symbolisme.
Séduire, se déduire, non pour se réduire, mais bien pour révéler de nouveaux visages, le sien et celui de l’autre. L’interprétation de l’autre n’est pas seulement la perception de l’autre, mais c’est aussi une constitution de sens en lui donnant un visage, en dévoilant de l’être.
Et ce débordement est une bénédiction, un dit qui est bien à dire, qui dit du bien, qui déploie des modes possibles d’être ; une ouverture sur des avènements, un recommencement. Dans la séduction se mesure la résistance à son propre totalitarisme. C’est un temps où la relation n’est ni une affirmation de soi, ni une saisie de l’autre. C’est le temps de l’expérience de l’altérité comme étrangeté de l’autre, non comme mêmeté, mais comme ipséité et, comme le nomme Lévinas, cela s’appelle caresse et s’oppose à la griffe. Entendre, s’interpeller, se surprendre et s’interroger, invite à une réponse qui doit se situer dans la même dimension que le questionnement : être une question elle-même. Ce n’est pas le dialogue qui fait la relation, mais la relation qui fait le dialogue et la séduction, cette relation-symbole advient comme langage dans cet inter-dit, je dirai plus, comme une éloquence.
La séduction c’est comme une lecture de l’autre, lettre à lettre, et non comme un mot complet ; c’est un « je ne sais ni lire ni écrire », je ne sais qu’épeler structurant lettre à lettre l’espace de la signification. Chaque lettre est un monde, chaque mot un univers. Lire lettre après lettre, c’est comprendre la constitution des choses selon leur essence, c’est saisir le balbutiement du langage qui se crée, qui éclot à la lumière du monde. Lire les mots, c’est s’enfermer dans la totalité, sans avoir parcouru le chemin difficile de l’assemblage d’une lettre à l’autre, sans comprendre le cheminement secret du passage de l’une à l’autre, de la création du sens qui s’ajoute à chaque lettre dans sa relation aux autres. Dans cet entre-deux, le rapport introduit le non-repos, l’inquiétude, la remise en question. Il s’agit d’être ébranlé, mis en échec, débordé, de vibrer à ses limites. C’est le refus de me rendre maître de la liberté de l’autre pour que, par son libre arbitre, il puisse me reconnaître à son tour. C’est un ternaire qui échappe à la synthèse : un ternaire non pas clos par le définitif comme dans la pensée maïeutique, celle qui présuppose une vérité à découvrir et où thèse et antithèse se confondent dans l’accomplissement du Un de la certitude détenue par Platon. Non, c’est un ternaire ouvert sur la relation elle-même, non pas immanente mais transcendante et qui laisse à chacun, dans la relation, sa capacité réciproque d’être un devenir. Les relations sont alors des incarnations de l’autre inné dans l’autre rencontré, et ce face à face qui ne fait rien pour nous conserver en vie, nous donne cependant le pressentiment de l’éternité; car toute rencontre n’est ni l’initialisation ni le terme du chemin ; elle en est éternellement le milieu.
La séduction c’est comme la parole de Rabbi Nahman de Braslaw : « Il est interdit d’être vieux » ; il est interdit d’être un crâne, achevé et immuable. Alors, la Franc-maçonnerie peut être considérée comme un voyage de vie dans de semblables directions.
Le Coq
Assistant d’Esclépios, le dieu de la médecine, le coq en devient l’un de ses attributs avec le caducée.
Par son chant, le coq chasse la ténèbre et permet au soleil de se lever et de briller. Il incarne l’Initié qui renaît après la mort initiatique de la nuit à la lumière d’une vie nouvelle et purifiée de toutes les souillures.
Jadis, les compagnons bâtisseurs utilisaient le coq pour exorciser leurs constructions. C’est un compagnon qui allait placer le cochet, la girouette en forme de coq, au sommet du clocher des églises à la fin de leur construction. Attesté depuis le début du VIe siècle par saint Eucher, son rôle est de désigner les églises orientées, c’est-à-dire tournées vers l’Orient, le soleil levant, l’Est. Si l’édifice n’est pas tourné vers l’Est pour un motif particulier, le coq est absent du clocher. Il est remplacé, par exemple, par une étoile ou un croissant de lune, ou encore par un globe ou un soleil flamboyant. Ainsi l’étoile indique que l’église a été bâtie dans l’axe d’une étoile fixe ou d’une planète. Aujourd’hui encore, les couvreurs de toit marquent la fin de l’œuvre avec une girouette ou un drapeau.
Présent dans le cabinet de réflexion, veillant dans les ténèbres et annonçant la lumière qui peut surgir à tout moment dans le monde physique et dans le monde spirituel, c’est l’allégorie de la vigilance et de la persévérance, exemples dont l’apprenti doit s’inspirer. On le dit oiseau de Mercure, ce qui justifie sa place dans cet espace alchimique. La présence de ce gallinacée, dont le symbole est celui du vitriol en alchimie, indique que c’est avec l’acide gallique, tiré de la pomme du chêne, qu’il faut nettoyer le sel des alchimistes.
L’abraxas, symbole des gnostiques de l’École d’Alexandrie au IIe siècle, est une chimère à tête de coq, au corps humain et aux jambes serpentiformes (voir l’article À l’abri d’Abraxas)
Quand il est censé évoquer l’esprit gaulois, il n’est plus un symbole mais un emblème.
L’Alectryomancie (ou Alectromancie) est la divination par le moyen du coq, usitée chez les Anciens.
Coup dur pour les Francs-maçons du Togo. Ignace Anani Kokouvi Clomegah, le Grand Maître de la Grande Loge Nationale du Togo (GLNT) depuis septembre 2018, est décédé mercredi dernier.
Ignace Clomegah
Expert comptable de formation, le désormais feu Ignace Clomegah avait plusieurs cordes à son arc. Il était notamment, le conseiller financier du président togolais, Faure Gnassingbe, le président du Conseil d’administration de la société nationale des phosphates du Togo (SNPT) et membre du Conseil d’Administration d’Ecobank.
Après avoir passé 25 ans à la tête des opérations du groupe américain ARTHUR-ANDERSEN en Afrique de l’Ouest et du Centre, le vétéran franc maçon a quitté le cabinet d’audit et de fiscalité pour reprendre la filiale togolaise du cabinet d’audit Deloitte.
Fondateur de AAC (Afrique Audit Consulting depuis 1978), le cabinet couvre des opérations d’audit auprès de sociétés intervenant dans le Marché Financier de l’Uemoa et de la Cemac.
Pour l’heure, la cause du décès reste inconnue. Nous souhaitons donc un repos éternel au disparu !
La Journée internationale des droits des femmes est chaque année l’occasion pour le DROIT HUMAIN d’honorer la figure et les combats humanistes de Maria Deraismes devant sa statue du square des Épinettes à Paris.
En cette année de commémoration du 130ème anniversaire de la création de la première loge mixte par cette figure importante du féminisme et du combat laïque, diverses puissances maçonniques amies se joindront à la Fédération française du DROIT HUMAIN pour témoigner de l’unité dans la diversité de leurs engagements pour l’égalité des droits.
Nous serions ravis que vous puissiez vous joindre à ce rassemblement (avec cordons) du
mercredi 8 mars 2023 à 17h00
au Square des Epinettes – 9 rue Maria Deraismes – 75017 PARIS
Les membres d’une loge des francs-maçons de Paignton ont fourni des aides financières indispensables à deux bonnes causes. Rowcroft Hospice et Woodside Animal Welfare Trust ont reçu des dons de Courtland Masonic Lodge. Une soirée de banquet pour dames organisée par W. Bro Steve Almond et sa partenaire, Patricia, à l’hôtel Redcliff en novembre a permis de recueillir 1 000 £ pour Rowcroft.
Steve Almond et Phil Greenway, intendant caritatif de Courtland Lodge, ont remis le chèque de 1 000 £ à Debbie Shotton, responsable de la collecte de fonds communautaire à Rowcroft.
Les francs-maçons du Devonshire et leur siège social à Londres, la Masonic Charitable Foundation (MCF), sont des partisans de longue date de Rowcroft Hospice et, y compris les dons faits par bon nombre des 124 loges du Devon et en collaboration avec la MCF, ont fait don de plus de £ 107 000 depuis 2000.
Debbi Shotton a déclaré : « Nous sommes très reconnaissants du soutien continu des francs-maçons. Nous prenons soin de plus de 2 000 patients et de leurs proches chaque année sur les 300 miles carrés du sud du Devon. En plus de notre unité d’hospitalisation, nos infirmières spécialisées en soins palliatifs et nos équipes communautaires visitent les patients à leur domicile, offrant des soins et de la compassion là où ils sont le plus nécessaires.
«Il en coûte actuellement plus de 8 millions de livres sterling pour gérer les services étendus de Rowcroft et nous devons collecter plus de 70% nous-mêmes. Nous comptons beaucoup sur l’incroyable générosité de la communauté locale et d’organisations telles que les francs-maçons. »
Pendant ce temps, les membres de Courtland Lodge, qui se réunissent sur Courtland Road près de Victoria Park à Paignton, ont présenté 350 £ à la superviseure du chenil Woodside, Cora Harvey.
Le chèque a été remis par Phil Greenway, qui était accompagné de David Froud, qui possèdent eux-mêmes des chiens de sauvetage – de nombreux autres membres de la Loge sont ou ont été membres des services et comprennent des maîtres-chiens.
Courtland Lodge, Paignton, a fait don de 350 £ à Woodside Animal Welfare Trust.
Le don sera dépensé en nourriture pour les chiens pris en charge par Woodside Animal Welfare Trust à Elfordleigh, près de Plymouth.
La fiducie enregistre le plus grand nombre d’animaux dont elle s’occupe depuis avant la pandémie de Covid. Actuellement, 192 animaux sont pris en charge.
Carole Bowles, qui a fondé la fiducie il y a 40 ans, a déclaré que l’augmentation était « très inquiétante » et a suggéré qu’elle était due à la crise du coût de la vie.
La fiducie est gérée principalement par des bénévoles, mais encourt toujours des coûts énormes pour les soins vétérinaires et la nourriture nécessaires aux chiens, chats, lapins, cobayes, moutons, cochons et autres animaux dans le sanctuaire animalier de la fiducie.
Carole a également déclaré que le nombre croissant de petits et de grands animaux au refuge est l’une de leurs plus grandes préoccupations car ils comptent pour plus de la moitié du nombre d’admissions. Elle a également déclaré qu’après la propre expérience du sanctuaire et en examinant les statistiques nationales, les lapins continuent d’être l’un des animaux de compagnie les plus négligés.
Si l’apport augmente encore, Carol a déclaré que le sanctuaire « se débattrait » à la fois financièrement et avec de l’espace, ce qui a inspiré les membres de Courtland Lodge à faire leur don.
De notre confrère anglais devonlive.com – Par Lewis Clark
Les francs-maçons ont soutenu les stars de théâtre en herbe à Tiverton. Lors du succès de l’école de rock du Tiverton Junior Operatic Club (TJOC), le club a reçu un chèque de 1 000 £ d’Andrew Auger des francs-maçons de Tiverton. M. Auger était présent à la représentation de jeudi où il a rencontré les acteurs et a remis le chèque à James Mogford, qui jouait le personnage principal Dewey Finn.
Viv Curtis du TJOC a déclaré : « Le TJOC était ravi d’avoir été choisi pour recevoir le don de la Franc-maçonnerie. Ces derniers ont choisi un groupe local, et comme les francs-maçons locaux assistent chaque année au spectacle TJOC, ils ont décidé que le club bénéficiera de cet argent. Ce club tient justement à remercier les francs-maçons de Tiverton
« Le club est très reconnaissant de recevoir un don aussi gentil et généreux. Chaque année, le coût de notre spectacle annuel augmente et nous travaillons très dur pour collecter des fonds au cours des 12 mois précédant notre spectacle. »
« Notre adhésion ne coûte que 50 £ par an. Les coûts de nos productions comprennent la location de The New Hall, les redevances, les costumes, les lumières, les décors, les honoraires du réalisateur et du directeur musical ; la liste continue. »
« Pour cette production de la School of Rock, nous n’avions que 21 membres au casting, âgés de 11 à 21 ans. Ils ont travaillé sans relâche depuis septembre 2022 aux côtés de notre pianiste répétiteur/chef de chœur Dan Kilshaw et de notre directeur, Kev Behan. »
« Nous tenons à remercier tous nos assistants dans les coulisses et notre public qui a rempli la salle la semaine dernière. Enfin, nos remerciements reconnaissants aux francs-maçons de Tiverton pour ce don qui servira à soutenir les jeunes membres de Tiverton et de la région. »
Le Tiverton Junior Operatic Club reprendra le jeudi 9 mars, alors qu’ils commenceront leurs répétitions pour leurs concerts d’été annuels en juillet. Ils se rencontrent entre 19h et 21h à Aston Manor à Howden Road. Les nouveaux membres sont les bienvenus. Pour plus d’informations contactez contacttjoc@gmail.com
Les répétitions de la production 2024 All Shook Up commencent en septembre 2023.
la Franc-maçonnerie est-elle réservée aux riches ? Ce dossier réalisé sur 450FM par Alain Bréant le 6 février a interpellé JISSEY. Si les 13 indicateurs de pauvreté listés dans ce dossier ne sont pas atteints, rien n’empêche d’user d’un TEST N°14 = consulter un psychanalyste…. il y a des THÉRAPIES pour toutes les pauvretés.
– Je suis Franc-Maçon et très heureux de l’être …. – OK on va arranger çà !
L’école de samba « Unidos de Vila Maria » a tenu à marquer sa reconnaissance envers les Francs-maçons lors du carnaval de Sao Paulo de 2023. En effet, comme vous le verrez sur la vidéo ci-dessous à la minute 15:30, la Franc-maçonnerie est mise à l’honneur. Il s’agit d’une reconnaissance pour l’aide apportée à l’école.
Union de Vila Maria
Le Grêmio Recreativo Cultural Social Escola de Samba Unidos de Vila Maria est une école de samba du Groupe Spécial du Carnaval de São Paulo, basée dans le quartier de JardimJapan , dans le quartier de Vila Maria. C’est l’une des associations les plus traditionnelles des célébrations de São Paulo. Avec une communauté participative passionnée par l’école, l’entité a un vaste projet social appelé « Vila Maria – Um Caso de Amor ». Chaque année, près de 11 000 personnes sont assistées dans son tribunal social. Commencé en 2001, avec juste une école de football, il propose aujourd’hui de nombreux cours professionnels et culturels, en plus des soins de santé. Au cours des presque 19 années du projet, plus de 180 000 personnes en ont bénéficié, dont beaucoup d’autres quartiers et villes.
Dani Bolina, marraine de la batterie Cadencia da Vila.
Ce projet offre des services de santé gratuits tels que la dentisterie pédiatrique, la thérapie, la psychologie, l’équithérapie et la physiothérapie. Elle propose également des formations professionnelles en pose de sols, maçonnerie, plomberie, boulangerie artisanale, couture et modelage, coiffure, décoration et accessoires, son et son, photographie, des stages d’incitation artistique tels que le théâtre, la danse (ballet, samba, samba-rock et zumba), de la musique (musique pour enfants, chant, guitare, cavaquinho) et du sport avec des cours de capoeira, de karaté et une école de football qui regroupe environ 200 enfants et adolescents.
La batterie d’Unidos de Vila Maria, nommée Cadencia da Vila, est l’une des plus connues et des mieux interprétées des carnavals récents. Son école est l’une des plus recherchées par ceux qui veulent apprendre à jouer d’un instrument et faire partie de la batterie.
L’association possède également une école de samba junior, Mulekada da Vila, avec une équipe de chanteurs, un comité de tête, un maître de cérémonie et un porte-drapeau, des danseurs et des tambours. Le casting est formé d’enfants qui apprennent et font leurs premiers pas dans le monde du carnaval. La vieille garde de l’école est composée de grands bastions de la samba de São Paulo et dispose d’un groupe qui se produit lors d’événements et de spectacles à l’extérieur et sur le terrain. Parmi les chansons du groupe, « Je ne vis pas du passé » et « Old Guard, une lumière qui ne s’éteint pas » se démarquent.
Histoire
Unidos de Vila Maria a été fondée en 1954, à partir d’un groupe d’amis qui vivaient dans la partie supérieure du quartier de Vila Maria et ses environs, qui se sont réunis pour jouer au carnaval dans les rues du quartier, de Vila Munhoz à Vista Alegre. Ainsi, en 1950, l’école de samba Unidos do Morro da Vila Maria (nom qui restera jusqu’en 1971) apparaît en 1950, officialisée le 10 janvier 1954. Cette première année, Vila Maria prend la deuxième place du premier concours de auquel il a participé.
Au départ, comme les autres écoles de la ville, Vila Maria ne défilait pas avec des ailes formalisées, parcourant les rues, comme l’Avenida Celso Garcia, à Brás, et l’Avenida São João, dans le Centre, avec sa batterie, le but Zé Caxambu et Claudete, une passista qui a « scandalisé » pour être sortie en maillot de bain devant la batterie.
Son premier siège était la maison de Mané Sabino, et les rares ressources ont été obtenues grâce aux contributions des commerçants de la région et des membres eux-mêmes pour l’achat de tissus pour les costumes. Une figure importante dans l’histoire de l’école est João Franco, Xangô da Vila Maria, acteur, chanteur, compositeur, l’un des premiers membres de l’école, l’un des premiers artistes à rejoindre le mouvement noir, et l’un de ceux honorés par Leci Brandão dans la musique « Pardonnez-moi poète » (sur l’album « Dignidade », 1987) écrite par elle avec Reinaldo « o Príncipe do Pagode ».
Selon les archives personnelles de Xangô, une caractéristique de l’école, évoquée par certains des membres les plus anciens, est que pendant longtemps, seuls les Noirs faisaient partie de Vila Maria. Certains disent que cela s’est produit parce que les Blancs ne voulaient pas être impliqués dans ce type de réjouissances, tandis que d’autres disent qu’il y avait même des préjugés de la part des Noirs. Mais cette pratique fut bientôt abandonnée et tous ceux qui le souhaitaient furent accueillis en communauté.
Tout au long des années 1950 et une partie des années 1960, l’école a défilé dans de petits défilés dans les rues du quartier et certaines régions de la ville. Avec l’augmentation de la popularité du parti, certains membres des écoles existantes à l’époque ont sollicité le pouvoir public pour demander du soutien et organiser des défilés plus structurés. Les années 1960 ont vu de nombreuses associations se développer, avec une grande importance sur la scène de São Paulo pour Unidos do Morro de Vila Maria. En 1965, le carnaval fait un premier pas vers la professionnalisation : avec l’adhésion de Moraes Sarmento , les défilés sont diffusés et commentés sur les radios et gagnent respect et place dans les institutions culturelles de la ville. Au milieu de 1967, le maire de l’époque, José Vicente Faria Lima(carioca, né à Vila Isabel et amateur de samba) réglemente les défilés de l’Avenida São João et, en 1968, officialise le parti en signant la loi nº 7.100/67, destinée à réglementer la promotion du carnaval par la municipalité de São Paulo , et réglementé par le décret nº 7.663/68. Dans les trois années suivantes, un autre troisième championnat pour Nenê de Vila Matilde.
En 1968, lors du premier défilé officiel de la ville, Vila Maria a remporté le titre de Groupe 2 (actuellement Grupo de Acesso), avec un complot qui parlait de Villa Lobos. L’école a défilé avec 300 composants et une autre aile junior.
Toujours dans les années 1960, Vila Maria a reçu du maire Faria Lima le sifflet d’or, un prix décerné aux meilleures batteries des écoles. À l’époque, le Mestre responsable de la batterie était Mestre Batucada, un autre grand nom de la samba de São Paulo. En 1976, déjà avec 600 membres, et sous la présidence de Benedito Nascimento, l’école se dote d’un nouveau siège. Cependant, ce n’est que dans les années 1990, lorsque le président honoraire de la Velha Guarda, Vadinho, et quelques amis ont décidé de reprendre l’école, que le village a retrouvé de bons résultats. Pendant de nombreuses années, l’école a maintenu son siège social sur la rue Kaneda, à JardimJapan.
En 1993, l’école comptait 410 membres (70 percussionnistes). En 1998, avec le complot « Uma Viagem a Atlântida », Vila obtient le titre de Groupe 2 (actuellement Groupe 1 de l’ UESP ) et avec cela, en 1999, elle défile dans le Groupe 1 de l’UESP. En 2000, l’association remporte le vice-championnat et garantit une place dans le groupe Access. En 2001, sous la présidence de Marcelo Müller, arrive enfin le titre de Groupe Access, qui lui confère le droit de figurer parmi les grandes écoles l’année suivante. En 2001, le thème du défilé était les feuilletons télévisés.
Les débuts dans le groupe spécial ont eu lieu en 2002, présentant le thème « Intolerância Não! Viva e Let Viver » en terminant à la 11e place et en garantissant la permanence dans le groupe spécial. La samba, considérée comme l’une des anthologies du carnaval de São Paulo, est chantée lors de leurs répétitions et attire l’attention sur les paroles qui prêchent l’égalité.
En 2003, l’école a parlé de l’autoroute Presidente Dutra, qui relie la ville de São Paulo à Rio de Janeiro. Le défilé a abordé les différents aspects du parcours. La commission avant a été mise en évidence, avec des composants représentant les agents de la circulation.
En 2004, déjà parmi les principales écoles du carnaval de São Paulo, Vila Maria s’est dotée d’un nouveau tribunal, la plus grande des écoles de samba de São Paulo. Malheureusement cette même année, avant le Carnaval, l’école et la communauté perdent l’un des directeurs de l’association, Eriverto Sabino de França, dit Veto, assassiné le 11 janvier 2004. Veto est issu d’une famille traditionnelle de l’ école L’école de samba Vila Maria, et son fils, Herik Lopes de França, occupe actuellement le poste de directeur laissé par son père. Malgré ce revers, l’école s’est bien comportée et s’est classée 6e au concours du carnaval.
En 2007, avec un complot sur la renaissance écologique de la ville de Cubatão, Vila Maria a surpris le public avec un défilé grandiose et un complot de samba passionnant, considéré par beaucoup comme le meilleur complot de samba de l’année, remportant le vice-championnat, meilleur placement de votre histoire.
En 2008, avec une intrigue sur les 100 ans de l’immigration japonaise au Brésil, l’école a battu le record du plus long char de carnaval (120 mètres) et était l’une des favorites pour le titre et si elle avait reçu au moins deux 10 au catégorie maître de cérémonie et porte-drapeau, l’école aurait été championne au critère de bris d’égalité mais le couple n’a obtenu qu’une seule 10e année et deux 9e et demi, et l’école s’est retrouvée à la 3e place.
En 2009, l’école a présenté l’intrigue De la survie à la luxure, de l’illusion à l’hallucination. Argent, mythe, histoire et réalité , terminant à la 8e place.
En 2010, l’école a présenté une intrigue sur le minerai de fer ; « L’industrie qui manipule le fer est la mère de toutes les autres » par le créateur de carnaval Fábio Borges. Un défilé scolaire grandiose était attendu, avec des allégories de grandes proportions atteignant la limite de hauteur maximale de l’Anhembi Sambódromo, cependant, l’école a obtenu un résultat en deçà des attentes, le complot de samba, qui a subi de sérieuses critiques lors de son choix, n’a pas collaboré à la performance de l’école étant l’un des facteurs de grand poids dans l’échec de l’école cette année.
En 2011, il a défilé avec un complot sur le Teatro Amazonas et la ville de Manaus, dans un contexte historique qui englobait le passé, le présent et le futur, intitulé « Teatro Amazonas – Manaus em Cena » du créateur de carnaval Fábio Borges, avec l’un des meilleurs défilés de la nuit ont réussi une 3ème place derrière le surprenant Tucuruvi et le champion Vai-Vai.
Pour le carnaval de 2012, l’école avait un nouveau dessinateur de carnaval, l’expérimenté Chico Spinosa , qui a remplacé Fábio Borges. Le célèbre interprète Nêgo de Rio de Janeiro est également arrivé . L’école a défilé avec l’intrigue : « La force infinie de la création – Vila Maria faite à la main », obtenant la 5e place.
L’année suivante, Chico Spinosa est resté à l’école et a préparé l’intrigue sur les 50 ans d’immigration coréenne au Brésil. Le défilé était très luxueux et l’école a été citée comme l’un des favoris, mais en raison de problèmes externes, le créateur du carnaval n’a pas défilé avec l’école. Lors du calcul, l’école a reçu des notes très basses dans plusieurs aspects, tels que Mestre-Sala et Porta-Bandeira, et s’est retrouvée à la 14e place (dernière place), subissant une relégation au Groupe d’accès, après douze carnavals se battant pour le Groupe titre Spécial (2002 à 2013).
En 2014, Vila Maria a montré l’histoire des jouets, reprenant des personnages classiques qui ont marqué la mémoire de nombreuses personnes, l’intrigue « Dans mes 60 ans de joie – je suis Vila Maria, et je fais la fête en sauvant les jouets et les jeux du temps de Enfant ». C’était le Champion du Groupe Access, obtenant le score maximum de 270 points, revenant ainsi au Groupe Spécial du Carnaval en 2015.
Pour le carnaval 2015, l’école a apporté le thème « Seuls les diamants sont éternels dans la chimie divine! » écrit par l’artiste carnavalesque Lucas Pinto. L’école a terminé à la 10e place, restant dans l’élite du carnaval de São Paulo.
En 2016, l’école a honoré la municipalité insulaire d’Ilhabela, située sur la côte nord de l’État de São Paulo, en dévoilant des contes sur l’histoire de la ville jusqu’à nos jours, avec l’intrigue : « Le village de Famosa est plus beau, Ilhabela la Fantaisie ». Il a eu un spectacle sophistiqué, technique et impeccable, garantissant une 5e place.
En 2017, la1717.enl’école a défilé sur le thème du troisième centenaire de l’apparition de l’image de Notre-Dame sur la rivière Paraíba. Le choix du thème a été très bien accueilli par la communauté et la grande majorité des fidèles, même s’il a également suscité des protestations d’une minorité. L’école a eu une bonne performance en général, mais a laissé à désirer dans certains aspects tels que Allegory et Front Commission, qui ont totalisé une perte de 0,8 point, laissant l’école à la 7e place du classement général.
Pour 2018, l’école Zone Nord a choisi d’emmener le Mexique sur l’avenue, montrant les peuples mayas et aztèques, l’art de Frida Kahlo et des passages importants de l’histoire du pays, et rendra également hommage à Roberto Bolaños et ses personnages, parmi les les faits saillants sont le gang Chaves et Chapolin Colorado . Des problèmes avec le fantasme du premier maître de cérémonie et du couple porte-drapeau, et de faibles notes dans les questions, la commission avant et l’intrigue, ont laissé l’école avec seulement la 9e place au concours.
En 2019, il a honoré le Pérou au Carnaval avec le thème « Sur les ailes du grand oiseau, le vol de Vila à l’empire du Soleil », le thème montrera la culture et les beautés naturelles du pays sud-américain. Pour le développement de l’histoire a amené le concepteur de carnaval Cristiano Bara. L’école a terminé à la 4e place.
En 2020, l’hommage était rendu à la Chine, une nation géante et millénaire. Le défilé a été très apprécié pour le plastique. Sans aucun doute, ce fut l’un des plus grands défilés de l’histoire. L’école, qui en 66 ans d’histoire a gagné le respect du « monde » du Carnaval, a eu la force de sa communauté pour revenir au défilé des champions, avec la 5e place.
Pour le Carnaval 2021, elle apporte l’un des ingrédients fondamentaux de l’existence humaine. L’amour dans ses différentes manières d’aimer (l’amour du père et de la mère, l’amour mutuel entre les êtres et l’amour cybernétique des temps modernes). Avec les défilés reportés aux 22 et 23 avril 2022, l’école a maintenu l’intrigue et le carnavalesque Cristiano Bara. Désigné pour être la cinquième école à défiler le premier jour du carnaval hors saison, Unidos de Vila Maria a organisé un défilé technique et magnifique, avec de bonnes allégories et costumes et même pas le retard de près de 45 minutes dû à un fuite d’huile d’une allégorie de l’école précédente, Tom Maior , a pris la joie des paradeurs, qui n’avaient pas mis les pieds à Anhembi depuis deux ans, en raison de la pandémie mondiale du coronavirus, l’école a eu un problème d’éclairage dans l’aile, qui a été rapidement résolu. Dans le calcul, il a pris la 5e place.
Pour la laïcité, pour la République ! – Conform édition, N°7, 2022, 160 pages, 14 €
Présentation de l’éditeur :Fondé en 2011, le Collectif laïque national est un regroupement informel d’obédiences maçonniques et d’associations agissant pour la laïcité et les Droits de l’Homme. Chacune de ces organisations (actuellement 38) est libre de signer ou non les communiqués et rapports élaborés collectivement.
Chaque année, depuis 2014-2015, ce Collectif produit un rapport faisant l’état des lieux de la laïcité en France, et regroupant les communiqués qu’il a publiés.
L’objet de ce rapport est de contrer aussi bien les tendances de certains organismes à sous-estimer les atteintes à la laïcité, que les manipulations de l’extrême-droite cherchant à l’instrumentaliser contre les musulmans. Si la radicalisation, l’islamisme, ou le terrorisme relèvent de la sécurité publique, la laïcité, comprise et transmise, peut contribuer à isoler ces fléaux en confortant les fondements de la République.
Liberté-Égalité-Fraternité
Les 17 chapitres du rapport font le tour des différents secteurs concernés, de l’école publique à l’Europe, en passant par le féminisme universaliste, la manipulation islamiste de « l’islamophobie », les idéologies « woke » anti-universalistes, l’Alsace-Moselle et les territoires privés de laïcité, l’Université, la neutralité dans le sport, ou à l’entreprise…
Sans angélisme mais sans alarmisme, le rapport du collectif n’a cessé d’appeler les Pouvoirs publics à la vigilance. L’édition 2022, faisant suite aux élections présidentielle et législatives, est d’autant plus d’actualité.
Sommaire :
1. Former à la laïcité
2. La citoyenneté commence à l’école
3. Développer l’école publique laïque, un « devoir » constitutionnel de l’État
4. Sorties scolaires : pour une loi garantissant le principe de laïcité de l’école publique et la liberté de conscience des élèves
5 La question des cantines scolaires
6. Appliquer la loi de 1905 sans chercher à la contourner
7. Respecter la neutralité religieuse des bâtiments et terrains publics
« Liberté, Égalité, Fraternité » par Shepard Fairey
8. Crèches privées : la neutralité religieuse est conforme au droit
9. La laïcité, condition de l’égalité femmes-hommes et du respect des droits des femmes
10. Laïcité de l’enseignement et de la recherche à l’Université
11. Défendre l’universalisme, la laïcité et la liberté d’expression à l’Université et dans la culture
12. Les territoires de la République privés de laïcité : une incongruité
13. Le cas particulier de l’Alsace et de la Moselle : Concordat, statut scolaire local, cours de religion
Campagne autour des valeurs républicaines
14. Poids des comportements communautaristes dans les entreprises
15. Laïcité à l’hôpital public
16. Sport et neutralité religieuse
17. Europe
Annexes/Communiqué/Présentation des associations participant au Collectif laïque national.
[NDLR : Nous commencerons donc par la fin, en citant les différentes associations membres du Collectif, à savoir : Grand Orient de France, Fédération Française du Droit Humain, Grande Loge de France, Grande Loge Féminine de France, Grande Loge Mixte Universelle, Grande Loge Mixte de France, Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité, Union des Familles Laïques (Ufal), Egale, Laïcité Liberté, Fédération Nationale des Délégués Départementaux de l’Education Nationale (D.D.E.N), AWSA – France, Association Européenne de la Pensée Libre (A.E.P.L) Ile-de-France, Libres MarianneS, C.A.E.D.E.L.–Mouvement Europe et Laïcité, Regards de Femmes, Femmes Contre les Intégrismes, Ligue du Droit International des Femmes, Conseil National des Associations Familiales Laïques (C.N.A.F.A.L), Le Chevalier De La Barre, Observatoire de la Laïcité de Provence (O.L.P.A), l’Observatoire de la Laïcité de Saint Denis (O.L.S.D), Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise – Forces Laïques, Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (L.I.C.R.A.), Association des libres penseurs de France (A.D.L.P.F), Comité 1905 Auvergne-Rhône-Alpes, Comité 1905 de Draguignan, Comité 1905 de l’Ain, Viv(r)e la République, AD3L, Union rationaliste, Unité Laïque.
Chacune étant brièvement présentée – objectifs, valeurs, moyens de communication –, des pages 138 à 160. En sachant que toutes ont essentiellement pour but la promotion et la défense de la laïcité, de la liberté de conscience et d’expression.
En revenant sur la dernière citée, Unité Laïque, qui a organisé le samedi 18 février dernier, Palais du Luxembourg, un colloque sure « Les étrangers dans la Résistance : Missak Manouchian ». En vue de la panthéonisation, souhaitée de ce rescapé du génocide arménien, ouvrier et poète, tombé sous les balles nazis le 21 février 1944 au fort du Mont-Valérien.
Quel est donc ce Collectif laïque national ? Il fait suite au Collectif laïque créé en 2011. C’est un regroupement informel d’obédiences maçonniques et d’associations agissant pour la laïcité et les droits de l’Homme. Chaque association est libre de signer ou non les communiqués et rapports élaborés collectivement. Les divers communiqués figurant en annexe, de la page 123 à la page 137, ne portent pas toutes les mêmes signatures et aucune association n’est obligée de signer le rapport annuel, même s’il est adopté à la majorité la plus large possible après débats et amendements. Ainsi est préservé l’autonomie de chaque participant sans nuire à l’expression collective ni à la coordination des actions. Nous constatons que les principales obédiences maçonniques en font partie et sont généralement signataires.
Nous avons particulièrement apprécié les textes sur « Développer l’école publique laïque, un « devoir » constitutionnel de l’État », « Respecter la neutralité religieuse des bâtiments et terrains publics », « Défendre l’universalisme, la laïcité et la liberté d’expression à l’Université et dans la culture » et « Poids des comportements communautaristes dans les entreprises ». Évidemment, les 17 textes ont tous leur importance.
Hommage du GODF. Face à la Sorbonne, ce square est choisi par le Conseil de Paris en 2021 pour rendre hommage à Samuel Paty (1973-2020). Photo GODF.
Quant aux annexes, c’est celui sur « Se montrer fidèle à l’action de Samuel Paty ». Daté du 10 octobre 2022, ce texte nous invite à ne pas oublier la lâche attaque terroriste islamiste perpétrée le 16 octobre 2020 à l’encontre de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie. Mais aussi et surtout de garder à l’esprit que l’École est le principal vecteur de la transmission des principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité qui fondent notre République « indivisible, laïque, démocratique et sociale ».
Cet ouvrage vient couronner une année 2022 qui aura vu à la fois les élections présidentielles et législatives ainsi que la suite du procès du 13 novembre 2015 mais aussi celui en appel des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper cacher la même année, ainsi que l’ouverture du procès de l’attentat de Nice, en 2016. Tout cela pour nous rappeler la permanence et la persistance de la menace terroriste islamiste. Le 12 août 2022 d’ailleurs, nous n’oublierons pas non plus l’odieux attentat contre l’écrivain Salman Rushdie, objet, en 1989, d’une fatwa de l’ayatollah Rouhollah Khomeini à la suite de la publication d’une narration fictionnelle, son roman intitulé Les Versets sataniques. Ceci confirmant le caractère mondial de la menace islamiste ! Le préambule nous parle aussi du port du voile islamique, en Occident notamment, sur ce signe d’oppression des femmes ? Mais au-delà de l’islamisme, d’un cléricalisme d’atmosphère qui menace en permanence les progrès acquis en matière de liberté, de conscience, de laïcité et de droits des femmes.]
Depuis que le Libéria a été fondé en tant que nation indépendante en 1847, la plupart des chefs d’État, passés et présents, ont fait partie de l’Ordre maçonnique, une organisation fraternelle basée sur les principes de la franc-maçonnerie de Prince Hall. Quinze des vingt-cinq chefs d’État à ce jour, dont le président George Weah, en sont membres.
Le rapport de GNN met en lumière les dirigeants libériens qui ont servi de « Maître Maçon » qui se sont concentrés sur leur propre construction en tant que personnes intègres et ont également promis de fournir la structure pour aider à atteindre cet objectif.
Selon le rapport, être franc-maçon donne aux membres un sens du but, les soutenant et les guidant dans leur voyage à travers la vie, collectivement, les membres sont liés par une compréhension de l’unité et de l’équité.
Cette fraternité rassemble les gens indépendamment de leur race, de leur religion ou d’autres différences perçues qui peuvent diviser les gens en tant que société. Les membres doivent être de haute moralité et sont encouragés à parler ouvertement de l’organisation.
La gentillesse et les dons de bienfaisance sont profondément ancrés dans les principes de la franc-maçonnerie et de l’organisation, fournissent la structure permettant aux membres d’apporter des contributions positives à leurs communautés et à diverses causes par le biais d’événements de collecte de fonds ou de travail bénévole. Les individus peuvent apporter une contribution importante au niveau local, national et mondial en donnant à la fois leur temps et leur argent.
Il y a quatre valeurs importantes qui aident à définir leur chemin dans la vie : Intégrité, Amitié, Respect et Charité. Dans le monde d’aujourd’hui rempli d’incertitudes, ces principes sonnent aussi vrais aujourd’hui qu’ils l’ont été à n’importe quel moment de l’histoire de l’organisation.