Nos Colonnes, ou l’histoire de 3 frangins qui révolutionnent le marché des décors maçonniques. Ouvert tout l’été, toute l’année ! Ils ont accordé à 450fm une interview exclusive.Afin que nul ne l’ignore…et que nos lecteurs découvrent un site novateur qui monte, qui monte !
450 : Nos Colonnes, qui êtes-vous ?
Nos Colonnes : En 2020, nous avons créé Nos Colonnes, qui est devenu en 2023 le site de référence pour les décors maçonniques sur le marché francophone mondial.
Nous sommes 3 frères entrepreneurs avec 10 ans d’expérience dans le domaine du marketing digital. Après un constat, nous avons remarqué qu’il était difficile de trouver des décors maçonniques en seulement trois clics et, qui plus est, de bénéficier d’une livraison directe à domicile partout dans le monde.
Les 3 frangins.
Nous avons été motivés à relever ce défi, avec pour objectif d’offrir aux sœurs et frères du monde entier la possibilité de commander tous les décors et accessoires de loge directement à leur domicile, leur permettant ainsi de travailler dans des conditions optimales.
450 : Comme tout maçon, vous avez et mettez en œuvre des valeurs. Quelles sont -elles ?
Nos Colonnes : Nos valeurs d’entreprise : Passion – Excellence – Intégrité. À cela, nous affichons notre devise qui est « Tous rites, tous grades et obédiences sans distinction ».
Notre mission essentielle étant de rendre l’accès aux décors maçonniques facile aux sœurs et aux frères répandus sur toute la surface de la Terre.
450 : Pourquoi choisir Nos Colonnes ?
Nos Colonnes : Nous proposons tous les décors maçonniques pour les Apprentis, Compagnons et Maîtres ainsi que pour les Officiers et Vénérables Maîtres. Les hauts grades, ordres et chapitres sont également disponibles. Parmi nos produits, nous avons des gants, tabliers, sautoirs, baudriers, chapeaux, cravates, équipements de loge, robes, épées, livres, bijoux, décorations, tarots maçonniques, etc.
450 : Et cela disponible quel que soit le rite ?
Nos Colonnes : Exactement. Voici quelques rites maçonniques disponibles sur la boutique en ligne maçonnique Nos Colonnes : Rite Écossais Ancien et Accepté (R.E.A.A.), Rite Français (Traditionnel, Moderne et Groussier), l’Arche Royale, Rite Écossais Rectifié (R.E.R.), Rite Memphis-Misraïm, Rite d’York, Rite Émulation ou encore le Rite Standard d’Écosse (R.S.E.), etc.
450 : Mais vous proposez aussi des ouvrages maçonniques, n’est-ce pas ?
Nos Colonnes : Bien sûr. D’ailleurs, voici notre sélection littéraire pour cette rentrée littéraire 2023 :
Hervé H. Lecoq – Mes premières questions sur la Franc-Maçonnerie
Francis Frankeski – Je planche donc je suis
Franck Fouqueray – Les Clés d’une nouvelle Franc-Maçonnerie par le Corps
450 : Quelles sont les spécificités de Nos Colonnes ?
Nos Colonnes : C’est tout d’abord un site Internet ergonomique, facile d’utilisation disponible en français et anglais.
« Une de nos missions est de faciliter l’expérience d’achat en ligne de nos sœurs et frères », déclare Oscar cofondateur.
Puis, un catalogue riche de plus de 5000 décors et accessoires maçonniques :
Décors maçonniques pour les Loges bleues et hauts grades (gants, tabliers, sautoirs, robes, capes, chapeaux, toques, bijoux maçonniques.) ;
Bijouterie maçonnique, avec une sélection de produits fabriqués en France par nos artisans joailliers.
Équipements de loge et accessoires (maillets, tapis de loge, chandeliers, bannières, outils en bois, etc.) ;
Librairie maçonnique et ésotérique avec plus de 300 ouvrages disponibles. Nous travaillons en partenariat avec les maisons d’éditions : LOL, Numérilivre, Cépaduès, Borrégo, Shekinah ou directement avec des écrivains tel que Hervé H. Lecoq, membre de l’Académie de Vaucluse.
« Nous mettons un point d’honneur à mettre en avant nos sœurs et frères écrivains sur nos réseaux sociaux, site internet et newsletters afin de faire découvrir leurs ouvrages tout au long de l’année », Vincent, cofondateur.
450 : De plus, il me semble que vous offrez certains services…
Nos Colonnes : Effectivement, nous offrons différents services, tels que :
Message à destination des Obédiences
Nos Colonnes a établi plusieurs partenariats avec des obédiences de par le monde.
Les obédiences sont désireuses de pouvoir offrir des services complémentaires à leurs membres et nous répondons positivement à ce challenge en leur proposant :
o Un service dédié pour leurs commandes,
o Des personnalisations sur une large gamme de produits,
o Des tarifs préférentiels,
o Mise en avant de leurs évènements sur nos supports de communication.
Nous pouvons annoncer en exclusivité sur 450.fm que le prochain partenariat signé est avec le Grand Orient de Suisse (G.O.S.) et débutera en septembre.
« La majorité de nos produits sont personnalisables », Kevin, cofondateur.
450 : Votre secret aussi, ne serait-ce pas vos exclusivités ?
Nos Colonnes : Oui, et elles ont nombreuses ! Nous proposons des promotions exclusives Nos Colonnes. En surfant sur nos pages, vous découvrirez une catégorie « Bonnes affaires » disponible tout au long de l’année avec des offres limitées et exclusives que nous vous invitons à découvrir sur le lien suivant : https://www.nos-colonnes.com/collections/bonnes-affaires
450 : Mais Nos colonnes, c’est aussi un blog.
Nos Colonnes : Le Blog Maçonnique Nos Colonnes permet, en effet, de retrouver des interviews d’auteurs, des articles uniques sur le symbolisme, les rites maçonniques, les signes francs-maçons, les jeux concours et bien plus ! Notre dernière interview « À la rencontre d’Yves Hivert-Messeca ».
450 : Parlez-nous de votre newsletter.
Nos Colonnes : Elle est quotidienne. Elle comporte plusieurs parties, dont :
– Les événements maçonniques de la semaine ;
– Des articles exclusifs rédigés par notre équipe d’écrivains sur des sujets divers et variés : les origines du rite de Memphis-Misraïm, R.E.A.A., les Arts Libéraux et l’Art Royal, la lettre G…
– Les interviews de nos partenaires.
C’est ainsi que vos lecteurs pourront découvrir prochainement « Tubalcaïn », « Kadosch » ou encore « la franc-maçonnerie et les femmes »… Pour cela, c’est simple, il suffit de s’abonner maintenant sur www.nos-colonnes.com
450 : Et vos jeux concours ?
Nos Colonnes : Chaque semaine, Nos Colonnes offrent l’opportunité de gagner des cadeaux maçonniques exclusifs. Ces concours renforcent notre lien avec nos abonnés sur nos réseaux sociaux et leur font découvrir une expérience unique et enrichissante.
450 : Les 3 frères, quelle belle équipe ! Merci à Kevin, Oscar et Vincent.
Nos Colonnes : Merci à vous et rendez-vous sur Nos Colonnes pour une expérience client unique ! Contactez-nous dès aujourd’hui pour préparer votre rentrée maçonnique !
Le nouveau conseil d’administration de la loge maçonnique traditionnelle União de Manhuaçu a récemment pris ses fonctions. Aux côtés de son conseil d’administration, José Geraldo Moreira s’est vu officiellement confier la mission de guider les voies de l’institution pour un mandat de deux ans.
Outre le vénérable maître José Geraldo Moreira, ont prêté serment : Thiago dos Reis Vasconcelos (1er surveillant) ; João Pessoa Cunha (2e Garde); Jeremias José Mayrink (Orateur); Erivelton Nunes de Oliveira (secrétaire); Michel Ângelo Ferreira de Oliveira (Trésorier); Carlos Almiro Queiroz de Lacerda (Chancelier).
La position a été transmise par l’ancien vénérable Rubens José de Souza. Le nouveau vénérable (poste équivalent à celui de président), José Geraldo, a remercié la confiance et le soutien des maçons de sa loge, ainsi que sa famille.
« Je suis sûr qu’avec l’union et l’aide des frères, nous ferons de nouveaux progrès dans la franc-maçonnerie et continuerons à contribuer à la société de Manhuaçu« , a souligné le nouveau vénérable, qui assume le poste pour la deuxième fois.
Maçonnerie
La franc-maçonnerie est une société discrète, dans laquelle des hommes libres de bonnes mœurs, s’appelant frères, vénèrent la liberté, la fraternité et l’égalité entre les peuples. La franc-maçonnerie n’est pas une religion. Ses principes sont la tolérance, la philanthropie et la justice. En tant qu’association privée et discrète, elle enseigne la poursuite de la Vérité et de la Justice.
Suivez les réseaux sociaux de la Loge Maçonnique União de Manhuaçu
De notre confrère expartibus.it – Par Chrétien de Rosemunda
Ô Grand Esprit, dont j’entends la voix dans les vents et dont le souffle donne la vie au monde entier, écoute-moi.
Je viens devant toi, l’un de tes nombreux enfants.Je suis petit et faible. J’ai besoin de ta force et de ta sagesse.Laissez-moi marcher parmi les belles choses et laissez mes yeux admirer le coucher de soleil rouge et or.
Que mes mains respectent ce que tu as créé et que mes oreilles soient aiguisées pour entendre ta voix.Rends-moi sage, afin que je connaisse les leçons que tu as cachées dans chaque feuille, dans chaque rocher.
Je cherche la force, non pour être supérieur à mes frères, mais pour pouvoir combattre mon plus grand ennemi : moi-même.
Rends-moi toujours prêt à venir à Toi, avec des mains propres et des yeux droits, afin que lorsque la vie s’estompe, comme la lumière déclinante, mon esprit puisse venir à toi sans honte. Prière du chef indien Sioux Yellow Lark
Cette ancienne prière est la synthèse de notre être. Nous nous retrouvons tous sur une rive à partir de laquelle nous devons nous transporter jusqu’à l’autre rive, où il n’y a pas de contingences de naissance, de vieillesse, de mort. Dans la traversée entre le monde du devenir et celui de l’être, cependant, il existe de nombreux obstacles et dangers, que nous devons surmonter pour atteindre notre destination.
C’est pourquoi nous, francs-maçons, sommes tenus de faire preuve de beaucoup de calme, de délicatesse, d’autorité et de finesse de conscience. Si nous ne suivons que ce que nous voyons sur les écrans de télévision de nos maisons, sur nos téléphones portables, avec la vie banale et vulgaire de la société d’aujourd’hui et de tous les temps, nous n’arriverons à rien, nous continuerons à tourner dans ce vortex et nous fera naufrage.
Il y a une autre façon d’exister. Seuls quelques-uns ont réussi à découvrir cette réalité intérieure : ce sont les prophètes, les vati, les clairvoyants, les grands maîtres, qui, après avoir perçu une autre essence, ont eu le courage de briser toutes les chaînes et d’acquérir cette émancipation intérieure qui est la vraie liberté de l’homme. Nous, francs-maçons, sommes invités à nous inspirer de ces enseignements.
Il ne s’agit pas de liberté démocratique, ni de libertinage ou de permissivité ; la Voie est une, tandis que les erreurs sont nombreuses.
Ce n’est qu’après avoir parcouru ce difficile chemin en montée que nous serons peut-être capables de comprendre le sens des paroles prononcées par de grands initiés, tels que Jésus de Nazareth, Krishna, Bouddha, Pythagore, Plotin, Platon et bien d’autres grands Maîtres du passé.
Cet enseignement est une voie d’émancipation progressive, d’illumination mentale, de libération des cœurs, afin que l’on puisse se tenir sur des bases solides pour ne plus être conditionné par des facteurs extérieurs. Ce n’est qu’ainsi que l’indépendance intérieure sera atteinte, ce qui nous permettra de voir les choses telles qu’elles sont réellement et non telles qu’elles nous apparaissent.
Jusqu’à ce que nous comprenions cette réalité profonde en nous, nous continuerons à tâtonner dans le noir, sans jamais trouver un rayon de lumière qui puisse nous montrer l’essence et donner de la valeur à la vie.
Nous devons continuer à chercher et il viendra un temps où notre cœur battra à l’unisson avec le cœur de l’Univers.
Une fois que nous aurons réussi à découvrir l’étincelle divine qui est en chacun de nous, nous devrons être vigilants à maintenir allumée cette torche intérieure, qui deviendra notre guide, notre étoile polaire guide, la boussole qui indique le chemin sur lequel nous devons marcher. Personne de l’extérieur ne peut nous montrer le chemin, tout doit se passer en nous.
Si nous commençons à comprendre, très simplement, que personne n’est parfait et a ses propres limites, nous aurons l’opportunité de nous améliorer grâce à la comparaison continue avec les autres.
« Connais-toi toi-même » gravé sur le fronton du temple de Delphes était à la base de la connaissance initiatique des mystères ; se connaître signifie comprendre combien il y a en nous des trois grandes énergies de notre pensée – Discrimination, Jugement et Compréhension – qui aujourd’hui se confondent dans l’échelle des fausses valeurs qui nous entourent.
Le but de notre cheminement est de nous construire avec l’aide et les conseils d’un Maître Intérieur et Extérieur, à l’écoute de sa propre perception, des critiques que chacun de nous se fait « consciemment« .
Cette attitude responsable, cet effort individuel pour se construire et construire un monde meilleur, pour développer et vivre l’idéal de fraternité avec pour devise « Il n’y a pas de religion supérieure à la Vérité », me semble, encore aujourd’hui, la finalité de la Franc-Maçonnerie.
Les francs-maçons soutiennent que ce sont les actions qui font avancer le monde. Alors notre devoir est « d’agir », dans la vie profane et dans la vie initiatique, mais de le faire avec le coeur, qui ne peut jamais nous trahir, malgré l’esprit, qui peut nous tromper.
Les actions peuvent être classées en deux grandes catégories : les actions raisonnées, qui sont menées pour un gain personnel, pour plaire à quelqu’un avec quelque chose afin d’obtenir un avantage ; et puis il y a ceux qui sont spontanés, faits par amour, par altruisme, pour servir les autres, sans attendre aucune récompense en retour.
Les actions spontanées font naître en nous la plénitude de joie, cet état d’esprit difficile à décrire mais qui nous satisfait et donc nous n’attendons plus rien de personne.
Ce n’est pas l’action elle-même qui peut être définie comme plus ou moins belle, mais c’est la façon dont elle naît, c’est l’amour qui la rend belle et épanouissante pour nous-mêmes.
L’esprit doit être éduqué, et c’est ce que fait un franc-maçon ; l’action n’a pas besoin d’être grande ou petite, clinquante ou cachée, matérielle ou spirituelle, il suffit qu’elle soit belle, qu’elle vienne du cœur et qu’aucun retour ne soit attendu.
Ce n’est que lorsque l’esprit et le cœur sont en harmonie avec les choses qu’il y a beauté, donc seule l’harmonie peut donner lieu à un véritable résultat final.
Quand un Frère est en harmonie avec lui-même, il attire ses semblables, les rapproche et les conduit vers cet état d’esprit intérieur qui fait aimer son prochain, le rend meilleur.
La Fraternité Universelle est, en fait, un état d’esprit intérieur, qui n’est vécu et ressenti que si notre Être intérieur libère cette lumière qui dégage de la chaleur et attire d’autres Êtres également motivés comme nous.
Pourquoi les cathédrales, même sous obédience protestante, ne pourraient-elles pas être parfois remplies par de séculiers messages de fraternité et d’amour, par des rythmes et des musiques profanes? Ce pari, Laurent Voulzy le relève depuis cinq ans, du Mont-Saint-Michel à Chartres, en passant par Beauvais. Et la Romandie aussi aura droit à ces laïques cantiques.
Alléluia! Voulzy viendra chanter à la cathédrale Saint-Pierre de Genève en octobre. Il est même possible qu’il fasse aussi un crochet par la cathédrale de Lausanne. Les réservations ont démarré de manière fracassante. Car Voulzy et ses chansons, on ne peut qu’adorer. L’artiste est aussi modeste que talentueux, ses couplets aussi mélodieux que thérapeutiques. Rencontre dans la Vieille-Ville de Genève avec un éternel ado de 74 ans, passionné d’ésotérisme et de Moyen Age, dont les airs alchimiques transforment tout en or durant quelques minutes.
– «Le cœur grenadine», «Belle-Ile-en-Mer», «Rockollection», «Karin Redinger», «Le soleil donne», «Désir, désir», «Les nuits sans Kim Wilde», «My Song of You», «Le pouvoir des fleurs», «Bubble Star», «La fille d’avril»… En on ne cite pas les tubes d’Alain Souchon dont vous avez composé la musique. Une de vos chansons sur dix au moins est à jamais inscrite dans la mémoire musicale collective. Quel est le secret de votre effarante efficacité? – Laurent Voulzy: Je n’en sais rien. Mais ce n’est en tout cas pas grâce aux progrès de l’intelligence artificielle, car j’ai commencé bien avant. Cela dit, j’ai écouté cette chanson «à la manière Beatles» entièrement composée par un programme d’intelligence artificielle et qui a fait le buzz. J’ai trouvé ça plutôt marrant, pas nul du tout. Mais bon, pour en revenir à mon travail, je n’ai pas de recette ni d’explication sur le succès de certaines de mes chansons.
– Le plus important, dans une chanson, c’est la mélodie, les harmonies, les arrangements ou les paroles? – Même avec des paroles un petit peu insipides, même avec des mots racontant des banalités, du genre «on marchait dans la rue…», il est possible de créer une belle chanson. En revanche, un très beau poème d’un très grand auteur mis en musique sans grand talent, cela ne peut pas devenir une chanson séduisant un large public. La musique est donc primordiale dans la chanson. Mais la qualité des paroles est bien sûr essentielle pour qu’une belle chanson devienne une grande chanson.
– Vous avez attendu quelques années avant de rencontrer le succès. Ces premières années ont-elles été formatrices? – Oui, je pourrais dire ça comme ça. J’avais 29 ans, en 1977, quand j’ai connu mon premier succès avec «Rockollection». J’avais déjà sorti cinq autres 45 tours, un par année, depuis 1972, qui étaient tous passés inaperçus. Mais avant «Rockollection», j’avais déjà signé trois tubes avec et pour Alain Souchon: «J’ai dix ans», «Bidon», «Y’a d’la rumba dans l’air». J’étais déjà très content d’entendre mes musiques à la radio.
– C’est cette rencontre en 1974 avec Alain Souchon qui a tout changé? – Oui. On a eu de la chance. En fait, c’est même un miracle de s’être connus. Des fois, Alain m’appelle et me dit: «On a eu du bol de se rencontrer», et il raccroche.
– Et cinquante ans d’amitié et de collaboration sans le moindre nuage? – On s’est disputés une fois durant quinze secondes et on s’est bouclé le téléphone au nez. C’est tout. Quinze secondes de fâcherie en un demi-siècle, c’est raisonnable.
– Passons à votre tournée dans les cathédrales, que vous avez entamée en 2018, qui a été interrompue par le covid et qui vous amènera à Genève et peut-être à Lausanne dans trois mois. D’où est venue cette idée de se produire dans des édifices religieux? – Depuis mon enfance, je suis attiré par l’histoire et le Moyen Age. J’ai toujours aimé les contes de fées et les légendes. Ensuite, à l’adolescence, s’est ajoutée une fascination pour l’invisible, l’ésotérisme, tout ça… Et, plus tard, j’ai lu un livre qui s’appelait « Les mystères de la cathédrale de Chartres ». Je me suis intéressé aux religions, à la spiritualité. Bon, attention! Pour éviter qu’on me colle une étiquette d’illuminé, je précise que j’aime plein d’autres choses, moins austères, comme les guitares électriques, l’amour, la plage… Mais cet intérêt pour le mysticisme, le Moyen Age, le gothique et les légendes m’a amené en 2011 à faire tout un album, «Lys & Love», là autour. Et, durant la tournée qui a suivi, j’ai joué dans trois églises et ça m’a marqué. L’ambiance était très différente de celle des salles. Alors quand, en 2017, un gars, qui m’avait entendu parler de ma passion pour l’architecture gothique, m’appelle pour me proposer une tournée dans les cathédrales, j’ai accepté avec enthousiasme.
– Une tournée dans les cathédrales et même un livre sur les cathédrales gothiques, en 2021, aux Editions Stock, écrit avec Laurent Joffrin, l’ex-directeur du journal «Libération». Vous vous reconvertissez peu à peu en médiéviste? – Pas du tout. Ce livre, c’est le fruit du hasard, d’une rencontre avec une éditrice, Sylvie Delassus. Elle m’a poursuivi pendant deux ans pour que j’écrive ce livre. Il n’en était pas question, parce que je ne me sentais pas légitime dans cet exercice. Je suis un simple passionné d’architecture gothique, pas un spécialiste. Mais c’est justement ce qu’elle trouvait intéressant. Elle a fini par m’inviter à manger et me présenter son mari, le journaliste Laurent Joffrin. A la fin du repas, après quelques verres de vin, j’ai accepté l’idée d’un essai, pour voir si j’en étais capable. Avec Laurent Joffrin, nous sommes donc allés à la cathédrale de Sens, dans laquelle j’avais joué deux mois auparavant. Une semaine après, il avait écrit six pages, moi rien. Je me suis fait violence pour pondre en vitesse un texte. Et c’était parti. Lui, dans le livre, il parle du visible et moi, de l’invisible.
– Pour ces concerts, vous avez dû faire une sélection méticuleuse des chansons de votre répertoire? – Oui, sinon je n’aurais pas fait cette tournée. Certaines des chansons que je chante dans ce cadre sont particulièrement adaptées, comme « Jésus », «Jeanne», «Caché derrière», «Ta plage Beach Boy», puisqu’elles sont inspirées par la spiritualité. Il fallait interpréter des chansons appropriées à ces lieux, sinon l’aventure ne m’aurait pas intéressé. Pas question par exemple de faire « Rockollection » ou « Les nuits sans Kim Wilde » à fond la caisse. Je fais quand même vingt secondes de « Rockollection » seul à la guitare acoustique, mais c’est pour un petit intermède durant lequel j’évoque Alain [Souchon], qui trouve que le monde va très mal alors que moi, je conserve une lueur d’espoir. Dans ce sketch, je fais un petit medley avec ses chansons de déprime pour lui tailler un costard: « On est foutus on mange trop », «Bidon», «Ultra moderne solitude», «Le dégoût»… Et je finis avec vingt secondes de «Rockollection» pour démontrer ironiquement que moi, je suis un optimiste.
– Avant de vous produire dans ce haut lieu du protestantisme qu’est la cathédrale Saint-Pierre de Genève, quel rapport entretenez-vous avec la Suisse? – J’avais depuis tout petit une conception fantasmatique de la Suisse. Quand j’avais 5 ans, je faisais du précathéchisme chez des bonnes sœurs. Elles avaient projeté un jour des diapositives de dessins de la Suisse. Ces images représentaient des paysages bucoliques avec des petites bergères. J’ai très longtemps conservé cette imagerie d’Epinal, ces clichés, ce côté paisible. Puis, vers 12 ans, ma mère, qui m’élevait seule et qui travaillait, me faisait garder par une famille dont le père et les enfants étaient très durs, mais dont la mère était très douce. Et cette femme était Suissesse. C’était comme une confirmation. Enfin, dès la fin des années 1970, je venais régulièrement à Genève participer à des émissions de télévision et j’adorais ça, car je n’y rencontrais que des gens sympas. J’adorais cette ambiance, si différente de Paris, et j’adorais aussi ce grand lac.
– Mais vous n’avez pas pour autant choisi l’exil fiscal sur les rives du Léman comme beaucoup de vos compatriotes. – Non, et si je m’étais exilé ici, ma motivation n’aurait pas été d’ordre fiscal. Je n’ai jamais été motivé par l’argent pour écrire des chansons. Ce qui me fait persévérer dans cet exercice, c’est la quête de ce petit bout de mélodie qui nous fait vibrer. Les deux seules choses qui auraient pu m’attirer en Suisse pour y vivre, c’est la paix ou l’amour, pas l’argent.
– Vous êtes décidément un saint! – Oh non! J’ai beaucoup de défauts. Je suis lent. Je déteste devoir me presser. Et puis, à part dans la musique, où je peux être forcené pour obtenir un résultat, j’ai une tendance certaine à la paresse.
– Comment occupez-vous votre paresse quand vous lâchez votre guitare? – Quand je vais en Guadeloupe, par exemple, je peux rester seul sur une plage déserte avec un petit casse-croûte, un ananas, un morceau de poulet boucané. Je me trempe dans l’eau, je sors, je me retrempe dans l’eau, je ressors, et ainsi de suite, pendant des heures. Et j’adore ça. Oui, je sais très bien ne rien foutre.
– S’il fallait remercier le Ciel de vous avoir inspiré une chanson, ce serait laquelle? – Je remercie plutôt le Ciel de m’avoir accordé le don de trouver des mélodies qui font mouche. La musique a changé ma vie et je me le rappelle tous les jours. Il y a quand même deux chansons qui me font un effet bizarre: «Paradoxal système» et «Jeanne». Ces deux chansons m’inspirent une sorte de sentiment de transcendance.
– Et de manière générale, quel rapport entretenez-vous avec vos chansons? Vous êtes plutôt critique ou plutôt satisfait? – Cela dépend des chansons. Pour une émission de Drucker, on nous avait demandé, à Alain et moi, de préparer un petit medley des titres que nous avions écrits ensemble. En redécouvrant certaines chansons, on s’était dit qu’il y en avait qui étaient pas mal du tout. Ce n’était pas de l’autosatisfaction, plutôt une bonne surprise. L’inverse est tout aussi vrai. Il m’arrive de faire une maquette d’une nouvelle chanson jusqu’à tard la nuit en me disant que c’est excellent, puis je l’écoute le lendemain au réveil et tout est en fait à jeter.
– Comme compositeur, avez-vous pleinement apprivoisé le développement gigantesque de la musique numérique? – Ah oui, c’est fabuleux, le confort de travail actuel offert par les technologies digitales. Il y a plus de cinquante ans, quand j’ai commencé à faire des maquettes, je n’avais qu’un métronome et un enregistreur quatre pistes. Je jouais d’abord la partie guitare, puis je faisais la batterie en tapant sur des bottins de téléphone et des coussins, puis la basse et, enfin, les voix. Maintenant, je dispose de milliers de sons sublimes de batterie, de basse, d’orchestre symphonique au bout des touches d’un clavier.
– Et qu’est-ce que vous écoutez comme musique aujourd’hui? – Des chants médiévaux a cappella. Je suis un fan de la compositrice allemande Hildegarde de Bingen, une mystique, savante et sainte du XIIe siècle. C’est une musique austère, avec deux voix seulement, mais magnifique. J’en écoute matin et soir. Et entre deux, je prends ma guitare pour composer mes chansons.
La couleur bleue a longtemps occupé une place importante dans le domaine du symbolisme maçonnique. En tant que teinture des anciens diplômes d’artisanat, il rappelle l’amitié et la bienveillance universelles.
Adoptée par de nombreuses cultures et religions anciennes, la couleur bleue symbolise divers concepts, tels que la vérité, la perfection, l’espoir et l’immortalité. Dans cet article, nous explorons les racines de la signification de la couleur bleue dans le symbolisme maçonnique et comment son influence a évolué au fil du temps, en explorant les différentes façons dont la couleur bleue est utilisée dans la franc-maçonnerie.
Le bleu : une symbolique universelle et séculaire
Religions et cultures anciennes
L’histoire des traits holistiques associés à la couleur bleue remonte à certaines des civilisations les plus anciennes, car la couleur était vénérée pour ses qualités et son symbolisme distincts.
Dans le judaïsme, par exemple, le bleu faisait partie intégrante des cérémonies et des vêtements religieux. De même, les druides et les égyptiens tenaient la couleur bleue pour symboliser la vérité et la pureté.
À Babylone, le bleu était utilisé pour orner les idoles, signifiant sa nature sacrée. Les Chinois associaient le bleu à l’énergie divine, le considérant comme un équilibre entre des forces antagonistes.
Le dieu hindou Vishnu est souvent représenté en bleu céleste, représentant la sagesse et la divinité. Pour les chrétiens médiévaux, le bleu symbolisait la vie éternelle et l’amour divin, créant une association de longue date entre la couleur et la transcendance spirituelle.
Tradition maçonnique
En franc-maçonnerie, la couleur bleue est une représentation symbolique de l’amitié et de la bienveillance universelles. Il sert à rappeler aux pratiquants que ces vertus doivent remplir le cœur de chaque frère, car le ciel expansif englobe le monde entier.
Le bleu est utilisé de manière proéminente dans les rituels maçonniques, les insignes et les diplômes, forgeant un lien inséparable entre la couleur et l’artisanat.
Le bleu en franc-maçonnerie : degrés et symbolisme
Diplômes d’artisanat ancien
Les trois degrés de la franc-maçonnerie artisanale ancienne, c’est-à-dire Apprenti entré, Compagnon et Maître maçon, ont le bleu comme teinture principale. Dans ces degrés, c’est la seule couleur autre que le blanc utilisée pour les décorations, illustrant le rôle symbolique clé que joue le bleu dans la franc-maçonnerie.
Apprenti entré
Première étape du parcours d’un Franc-Maçon, le diplôme d’Apprenti Entré introduit le candidat dans le monde de la Maçonnerie, un monde paré de la couleur bleue. Dans ce degré, le bleu représente la vérité que le candidat recherche, ce qui entraîne le développement de la conscience morale et spirituelle.
Compagnonnage
Dans le degré Fellowcraft, la signification de la couleur bleue s’approfondit, soulignant les progrès qu’un franc-maçon doit entreprendre pour atteindre une plus grande illumination. Cette étape met l’accent sur l’étude des arts libéraux et des sciences tout en favorisant une compréhension de la sagesse divine, le bleu servant de rappel constant et d’encouragement à la poursuite de la connaissance.
Maître Maçon
En tant que diplôme le plus élevé de la franc-maçonnerie artisanale ancienne, le diplôme de maître maçon imprègne la couleur bleue d’un symbolisme encore plus profond. Ici, le bleu représente l’universalité de la franc-maçonnerie, symbolisant l’idée que l’amour fraternel doit s’étendre au-delà des frontières et des cultures.
Dans cette dernière étape des diplômes d’artisanat, la couleur bleue est utilisée pour souligner la nature globale de la franc-maçonnerie et solidifier ses fondements dans des principes universels.
Diplômes de rite écossais
Bien que le bleu porte son symbolisme principal dans la franc-maçonnerie artisanale ancienne, il apparaît également à divers degrés du rite écossais, où il a plusieurs connotations nuancées.
Grand Pontife
Au dix-neuvième degré du rite écossais, connu sous le nom de degré de Grand Pontife, le bleu est la couleur prédominante. Le bleu symbolise ici la gentillesse, la fidélité et la douceur que les francs-maçons doivent faire preuve les uns envers les autres, incarnant les principes fondamentaux de l’amour fraternel et de l’unité.
Grand Maître de toutes les loges symboliques
Le diplôme de Grand Maître de toutes les loges symboliques combine le bleu et le jaune, faisant symboliquement référence à la rencontre entre Moïse et Jéhovah sur le mont Sinaï. Dans ce cas, le bleu agit comme un symbole historique plutôt que moral, soulignant l’inspiration divine au cœur de l’allégorie maçonnique.
Prince du Tabernacle
Au sein du Vingt-quatrième Degré, connu sous le nom de Prince du Tabernacle, la tunique et le tablier portés par les pratiquants présentent une couleur bleue, représentant la nature céleste de leur dernière demeure céleste. Dans ce contexte, le bleu symbolise l’ascension des contraintes terrestres à une existence spirituelle au-delà des limites mortelles.
Conclusion
La couleur bleue est un élément essentiel de la tradition maçonnique depuis sa création, porteuse d’une riche histoire et d’un symbolisme qui évoque les valeurs et principes fondamentaux de la franc-maçonnerie.
Avec ses racines dans les civilisations anciennes et les pratiques spirituelles, la signification de la couleur bleue est évidente dans de nombreux aspects de l’artisanat, des diplômes fondamentaux de l’artisanat ancien au rite écossais complexe.
Dans ses diverses manifestations, le bleu est un symbole puissant de l’amitié universelle, de la bienveillance et de la poursuite de la sagesse et de la vérité, un phare guidant les francs-maçons dans leur cheminement vers la perfection morale et spirituelle.
ARTICLE D’Albert G. Mackey
Albert Gallatin Mackey (1807 – 1881) était un médecin et auteur américain.
Il est surtout connu pour ses livres et articles sur la franc-maçonnerie, en particulier les Masonic Landmarks.
En 1849, il fonde The Southern and Western Masonic Miscellany, un magazine maçonnique hebdomadaire.
Il a été Grand Maître de Conférences et Grand Secrétaire de la Grande Loge de Caroline du Sud, ainsi que Secrétaire Général du Conseil Suprême du Rite Écossais Ancien et Accepté pour la Juridiction du Sud des États-Unis.
C’est en parcourant son Traité sur l’intolérance publié en janvier dernier, lui aussi chez Grasset, et qui nous éclaire sur l’origine – du VIIe et le XIe siècle – et la nature du Coran, que nous avons, pour notre plus grand profit et plaisir, relu ce remarquable ouvrage de Richard Malka, qui est et restera comme un véritable éloge du droit au blasphème avec Le droit d’emmerder dieu.
L’éloge est bien un discours prononcé ou écrit vantant les mérites, les qualités de quelque chose, et ici, du droit de blasphémer. Si à l’origine la notion de blasphème désigne le fait de « parler mal de quelqu’un, injurier, calomnier » ; elle prend progressivement un sens plus restreint pour ne plus concerner que l’injure appliquée au fait religieux. Ainsi, le dictionnaire Larousse définit le blasphème comme « une parole ou discours qui outrage la divinité, la religion ou ce qui est considéré comme respectable ou sacré ».
Pour beaucoup, Richard Malka, qui commence sa carrière en 1992 – et déjà avocat du journal Charlie Hebdo – dans l’ancien cabinet de Georges Kiejman est devenu, grâce à sa défense de la crèche Baby Loup – obtenant du conseil de prud’hommes la validation du licenciement d’une salariée voilée –, le chantre de la laïcité et de la liberté. Cette affaire qui reste plus qu’un symbole !
En 2019, Les éditions Grasset – près de six mille cinq cents titres à leur catalogue ; publication d’ environ 160 nouveautés par an – éditent un recueil des plaidoiries prononcées par Richard Malka et Georges Kiejman en défense de Charlie Hebdo dans le procès des caricatures de Mahomet, sous le titre Éloge de l’irrévérence.
Le droit d’emmerder dieu est tout d’abord paru en grand format, chez Grasset, dont nous vous invitons à lire la quatrième de couverture (cf. infra), puis aux Éditions Points, une maison d’édition de poche généraliste (littérature, policier, documents, poésie, thriller, sciences humaines…).
Rappelons qu’en 2022, Richard Malka, qui est aussi scénariste de bandes dessinées et romancier, reçoit le 31e prix du Livre politique pour Le droit d’emmerder dieu, décerné par un jury composé de journalistes présidé par l’historien Pascal Ory, membre de l’Académie française et remis par le président de l’Assemblée nationale d’alors, Richard Ferrand.
L’ouvrage relate la plaidoirie de Maître Malka lors du procès des attentats perpétrés en janvier 2015 contre Charlie Hebdo, une policière à Montrouge et de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes à Paris – attaque terroriste islamiste et antisémite, qui s’est tenu au tribunal judiciaire de Paris de septembre à décembre 2020 devant une cour d’assises spéciale.
Mais avant, gardons en mémoire que l’attaque terroriste contre le journal satirique Charlie Hebdo du a fait de nombreuses victimes. C’est le premier et le plus meurtrier des trois attentats de janvier 2015 en France.
«La France a été touchée dans son cœur. Chaque Français aujourd’hui est touché, horrifié », a déclaré Manuel Valls, Premier ministre à cette époque.
Lieu de l’assassinat du gardien de la paix Ahmed Merabet.
Qu’il nous soit permis de les citer. Huit membres de la rédaction de Charlie Hebdo : Cabu, (76 ans) dessinateur ; Charb, (47 ans) dessinateur et directeur de la publication ; Tignous, (57 ans) dessinateur ; Honoré, (73 ans) dessinateur ; Wolinski, (80 ans) dessinateur ; Bernard Maris, (68 ans) économiste et chroniqueur ; Mustapha Ourrad, (60 ans) correcteur ; Elsa Cayat, (54 ans) psychanalyste et chroniqueuse. Les autres victimes sont : Frédéric Boisseau, (42 ans) un responsable des opérations de la société Sodexo chargée de la maintenance dans l’immeuble ; Michel Renaud (69 ans) invité de la rédaction, qui était venu de Clermont-Ferrand pour rendre certains de ses dessins à Cabu ; Franck Brinsolaro, (48 ans) le premier policier tué officier du service de la protection — le SDLP — chargé de la protection personnelle de Charb et abattu en même temps que lui ; Ahmed Merabet, (40 ans) le second policier tué, gardien de la paix du commissariat du 11e arrondissement, blessé puis assassiné sur la voie publique après avoir tenté d’empêcher la fuite des tueurs.
Bernard Maris, son visage sur une fresque d’hommage à Charlie Hebdo.
Dans cette affreuse et lâche tragédie, le Grand Orient de France a perdu deux de ses frères. Le premier est Bernard Maris. De son vivant, notre frère Bernard n’avait pas souhaité faire son coming-out maçonnique. Il avait reçu la lumière en 2008 au sein de la loge « Roger Leray ». Le second franc-maçon qui a perdu la vie est notre frère Michel Renaud, ancien journaliste à Europe 1 et au Figaro. Michel avait été initié en 1986 au sein d’une loge de la Fédération Française du DROIT HUMAIN. Il avait depuis rejoint la loge « Lux Perpetua », une loge du GODF, à l’orient de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
Michel Renaud, en 2010.
C’est en 2019, lors du désormais traditionnel Rassemblement pour la République, pour la défense de la Laïcité et en hommage aux Martyrs de la Commune de Paris, un certain 1er mai au cimetière du Père Lachaise, que le Grand Orient de France, organisateur de cet événement, a rendu hommage à différentes personnalités, maçonnes ou non, dont Tignous. Tout comme les communardes et les communards, Tignous a payé de sa vie son engagement.
Tignous, « petite teigne », un surnom qui aurait été choisi par sa grand-mère, est diplômé de l’École Boulle.
Ce que nous apprend la 4e de couverture de l’ouvrage grand format : « C’est à nous, et à nous seuls, qu’il revient de réfléchir, d’analyser et de prendre des risques pour rester libres. Libres de nous engager et d’être ce que nous voulons. C’est à nous, et à personne d’autre, qu’il revient de trouver les mots, de les prononcer, de les écrire avec force, pour couvrir le son des couteaux sous nos gorges.
À nous de rire, de dessiner, d’aimer, de jouir de nos libertés, de vivre la tête haute, face à des fanatiques qui voudraient nous imposer leur monde de névroses et de frustration – en coproduction avec des universitaires gavés de communautarisme anglo-saxon et des intellectuels qui sont les héritiers de ceux qui ont soutenu parmi les pires dictateurs du XXe siècle, de Staline à Pol Pot. »
Ainsi plaide Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo, lors du procès des attentats de janvier 2015. Procès intellectuel, procès historique, au cours duquel l’auteur retrace, avec puissance, le cheminement souterrain et idéologique du Mal. Chaque mot pèse. Chaque mot frappe. Ou apporte la douceur, évoquant les noms des disparus, des amis, leurs plumes, leurs pinceaux, leur distance ironique et tendre. Bien plus qu’une plaidoirie, un éloge de la vie libre, joyeuse et éclairée.
Le droit d’emmerder dieu – avec un ‘’d’’ minuscule – explore donc les questions de liberté d’expression – oh combien importante de nos jours et hélas, trois fois hélas, parfois remises en cause – et de laïcité à travers sa plaidoirie du 4 décembre 2020. Une version écrite plus logue que son très beau discours prononcé ce jour-là en fin de soirée. Un choix délibéré, en accord avec son éditeur.
Au-delà, en fin d’ouvrage, de la «Chronologie des événements 2004 – 2020 » commençant avec l’assassinat du réalisateur néerlandais Theo van Gogh (1957-2004), un meurtre tout aussi lâche et ignoble perpétré par un islamiste ayant provoqué un émotion considérable aux Pays-Bas, nous retenons aussi le chapitre « Ceux qui ont soufflé sur les braises » qui cite celles et ceux qui ont soufflé sur la mèche allumée par les imans danois en 2006, tels Pascal Clément, ministre de la Justice,
A gauche, la une de «Charlie Hebdo» avec le prophète Mahomet («Charia Hebdo»), le 2 novembre 2011. A droite, la une du 14 janvier 2015.
Philippe Douste-Blazy, Jean-Marie Le Pen, Marielle de Sarnez, Robert Ménard, Franco Frattini, commissaire européen à la Justice et à la Sécurité, Éric Raoult , vice- président de l’Assemblée nationale, mais aussi le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), le PIR (Parti des Indigènes de la République), Christine Delphy, Rokhaya Dialo,Jean-Marc Ayrault, Rachida Dati, Pascal Boniface, Donia Bouzar, Disiz la Peste, Virginie Despentes… Espérant n’avoir oublié personne. Oui, « Charlie vivra… » écrit Richard Malka !
Le titre n’est pas provocateur mais reflète, fort justement, l’idée de défendre la possibilité de critiquer, remettre en question ou même « déranger » certaines croyances sans craindre de représailles. Oui, en démocratie en général et en France en particulier, on peut tout dire. Le livre aborde donc un sujet important lié à la liberté d’opinion et de pensée…
Après tout, depuis la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, la France, souvent appelée « la patrie des droits de l’homme », en raison de la vocation universelle de cette première déclaration des droits humains. De ce surnom de la France reflète bien son rôle historique et son influence dans le développement et la promotion des droits humains et des valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité. Un triptyque devise de notre République qui ne manque pas d’être écrit dans nombre de constitutions d’obédiences en France qui, au total, représentent plus de 80 % des membres.
Alors Richard Malka, un maçon sans tablier ? Il existe tellement de tabliers sans maçons…
Un livre à lire de toute d’urgence, si ce n’est déjà fait. Contre l’obscurantisme, la tyrannie, l’ignorantisme… Car, « Mes chers Frères, allez donc en paix jouir du repos que le travail vous a mérité, et portez parmi les autres hommes les vertus dont vous avez juré de donner l’exemple »…
Le droit d’emmerder dieu
Richard Malka–Éditions Points, 2021, 118 pages, 5,90 €
Le Parfait Maçon-Les débuts de la maçonnerie française (1736-1748)
C’est grâce à Martinès de Pasqually que j’ai rencontré Johel Coutura (1946-1995) au début des années 90. Enfin, plutôt à travers la remarquable Société Martinès de Pasqually, société de recherches historiques, fondée en 1989, , dont le siège se situe au cœur d’une magnifique région viticole et ville portuaire, Bordeaux.
Puis, de la librairie du Glorit à celle du très beau Musée d’Aquitaine, notamment lors de l’exposition sur « La Franc-maçonnerie » en 1994, nous avons pu échanger. Le catalogue de cette exceptionnelle exposition temporaire, dont le succès dépassa nos frontières, témoigne encore de son savoir, de son érudition mais surtout de son désir de transmettre. Il en fut le principal rédacteur
Bordeaux, mascaron situé 9 rue de Mexico.
Chercheur et historien, animé par une belle passion, sans cesse en quête d’archives, grand spécialiste de la maçonnerie en pays bordelais, nous lui devons, entre autres, une histoire des Francs-maçons de Bordeaux au XVIIIe siècle (Marcillac, 1988), une vaste Bibliographie générale des sources imprimées de la Franc-Maçonnerie française au XVIIIe siècle (1992), une remarquable anthologie de textes anciens sur les débuts de la maçonnerie française (1736-1748) sous le titre général Le Parfait Maçon (1994). C’est cet ouvrage que Classiques Garnier, une collection datant de 1896 ayant
pour objet les littératures françaises, francophones et étrangères ainsi que les sciences humaines, réédite, y compris en relié, pour notre plus grand profit et plaisir.
Bordeaux, le port de la Lune en 1758 par Vernet.
La collection « Lire le dix-huitième siècle » est dirigée par le spécialiste de la littérature française du XVIIIe siècle qu’est Henri Duranton qui travaille sur les milieux érudits du XVIIIe siècle. 2023 voit donc la réédition d’un indispensable que tout maçon se doit de (re)lire. Le paysage maçonnique français actuel connait-il encore son origine ? Le moins que nous puissions dire, c’est qu’il le reflète mal.
Le Parfait Maçon nous remémore, à travers la littérature maçonnique, les origines de l’art royal en France. Il offre au lecteur ce que les ouvrages de l’époque permettaient de connaître sur la confrérie et ses mystères… Sept textes sont soumis à notre réflexion, à savoir :
Le Parfait Maçon ou les véritables secrets des quatre Grades d’Apprentis, Compagnons, Maîtres ordinaires et Écossais de la franche maçonnerie, Le secret des francs-maçons mis en évidence (par M. Uriot membre des loges de l’Union et de l’Égalité), première et seconde lettres, l’Apologie de l’ordre des francs-maçons, Le secret des francs-maçons entièrement découvert à une jeune dame de dix-sept ans, La Franc-Maçonne ou Révélations des mystères des Francs-Maçons (Bruxelles, 1744), L’école des Francs-Maçons (Jérusalem, 1748) et lesConstitutions Histoires, lois, charges, règlements et usages de la très vénérable confrérie des acceptés francs-maçons. Il s’agit de la première traduction en français des célèbres Constitutions d’Anderson de 1723, traduites de l’anglais par Jean Kuenen, député grand maître des loges régulières en Hollande. Des Constitutions pour être lues à la réception d’un nouveau frère, suivant que le maître ou ses surveillants l’ordonneront. Elles furent imprimées en 1736 par Corneille Van Zanten, imprimeur ordinaire à La Haye.
La littérature maçonnique d’avant 1750 se doit de rester, pour l’initié d’aujourd’hui, un sujet fascinant. C’est justement ce que précise Johel Coutura dans sa préface. En effet, la littérature maçonnique reflète l’évolution de la franc-maçonnerie et de sa culture au cours de cette période. Ce qu’en savent les maçons et comment les profanes perçoivent la fraternité.
Une littérature permettant de mieux comprendre l’histoire, les croyances et les valeurs de la franc-maçonnerie naissante.
Le Manuscrit Halliwell dit Regius.
Bien au-delà des premiers documents maçonniques remontant donc au début du XVIIIe siècle, rappelons-nous que le premier document maçonnique imprimé est le Manuscrit Regius (vers 1390-1425), qui présente des poèmes en moyen anglais décrivant les principes de la maçonnerie. Le plus célèbre d’entre eux reste peut-être, quelques années plus tard, le Manuscrit Cooke (vers 1410-1450), qui décrit les devoirs et les responsabilités des maçons.
Cependant, la période entre 1600 et 1750 a vu l’émergence et la formalisation de rituels, de symboles et d’organisations maçonniques plus cohérents. Une partie importante de la littérature maçonnique d’avant 1750 est constituée de manuscrits et de « Constitutions ». Les Old Charges (Anciens Devoirs)
et les Constitutions of Freemasonry (Constitutions de la Franc-maçonnerie) sont des textes qui ont, bien évidemment, contribué à établir les usages et les pratiques de la franc-maçonnerie à mesure qu’elle se développait. Il faut bien noter que la littérature maçonnique d’avant 1750 met en évidence l’importance des rituels et du symbolisme dans la franc-maçonnerie. Les textes maçonniques de cette période contiennent des descriptions de cérémonies d’initiation, de grades et de symboles qui sont toujours présents dans la franc-maçonnerie moderne. Les profanes, en achetant ces ouvrages peuvent se faire ainsi passer pour des initiés et tenter, déjà, d’en usurper tous les avantages… Là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie !
Revenons sur trois des sept textes publiés et bien détaillés dans la préface de Johel Coutura.
Ouvrage maçonnique écrit par Louis Travenol et publié pour la première fois en 1744, Le Parfait Maçon ou les véritables secrets des quatre Grades d’Apprentis, Compagnons, Maîtres ordinaires et Écossais de la franche maçonnerie est considéré comme une pièce importante de la littérature maçonnique et a contribué à la diffusion des rituels et des enseignements de la franc-maçonnerie à cette époque. Structuré en quatre parties, chacune correspondant à l’un des grades mentionnés dans le titre et en expose les enseignements, les symboles et les rituels spécifiques à chaque grade. L’auteur prétend révéler les secrets de la franc-maçonnerie, ce qui a suscité à l’époque des réactions variées au sein de la communauté maçonnique.
Quant au Le Secret des Francs-Maçons mis en évidence » publié en 1745 – à Francfort-sur-le-Main mais se trouve à La Haye chez le libraire Antoine Barrau – par M. Joseph Uriot – un pseudonyme ? –, l’ouvrage est une satire et une parodie de la franc-maçonnerie de son temps. Il prétend révéler les secrets et les rituels des francs-maçons de manière humoristique et satirique. Se moquant des cérémonies, symboles et pratiques maçonniques, tout en mettant en lumière les absurdités et les exagérations qu’il perçoit dans la confrérie, l’auteur joue sur le mystère et l’ésotérisme entourant l’art royal, ainsi que de ses prétendus secrets. Œuvre de fiction et simple divertissement satirique… Une forme artistique ou littéraire qui se sert de l’humour et de la moquerie pour dénoncer certaines choses, comme il en existe tant dans ce siècle !
Enfin, Apologie pour l’Ordre des Francs-Maçons est, par contre, une sorte de plaidoyer en faveur de la franc-maçonnerie, dans lequel l’auteur, franc-maçon resté anonyme, en huit observations et quelques questions et réponses cherche à réfuter les accusations de subversion, d’hérésie et d’antireligion qui étaient souvent portées contre la franc-maçonnerie à cette époque, notamment par l’Église catholique.
Rappelons aussi que le siècle de la raison, cette période des Lumières a eu, elle-aussi, une influence significative sur la littérature maçonnique. Les idées de rationalité, de liberté et de tolérance qui ont émergé pendant cette période ont été incorporées dans la franc-maçonnerie et ont influencé les textes maçonniques de l’époque. C’est ainsi qu’au fil du temps, la franc-maçonnerie, visant l’entraide et la bienfaisance, a évolué vers une société plus spéculative, axée sur la philosophie et la morale. Elle devient véritable sociabilité gagnée aux principales idées du siècle des Lumières. Les détracteurs diront même qu’elle en est à l’origine. Des valeurs essentielles défendues par les maçons, en France puis dans toute l’Europe, que sont la tolérance, la liberté et l’égalité. Des valeurs qui déboucheront ensuite sur la définition de nouveaux droits naturels et sur une séparation des pouvoirs politiques.
Logo Classiques Garnier.
Cette littérature d’avant 1750 témoigne, aussi, des débats et des controverses qui ont entouré la franc-maçonnerie à ses débuts. Certains textes mettent en évidence les discussions sur la nature de la société, ses objectifs et son organisation interne.
En somme, cet ouvrage regroupe les essentiels de la littérature maçonnique d’avant 1750. Il donne un aperçu précieux de l’évolution de l’art royal dès l’origine. La franc-maçonnerie vit avec son temps, elle est de son temps. Pour nous, il est important de connaître cette histoire, celle de nos grands ancêtres maçons, fiers d’appartenir, sans doute, à quelque chose qui les dépasse. De la maçonnerie, cette très belle institution qui a plus de 300 ans, sachons garder son enseignement et faire prospérer l’esprit des pionniers de la première heure. Cette édition critique de notre frère Johel Coutura est de plus utiles.
Le Parfait Maçon-Les débuts de la maçonnerie française (1736-1748)
Un arcenciologue dites-vous ? Un terme rare définissant un chercheur étudiant les arcs-en-ciel.Pour le maçon, ce photométéore qu’est l’arc-en-ciel est chargé de symbolisme.
La Bible ne nous parle-t-elle pas de cette autre Alliance survenue après le déluge quand l’Éternel s’adresse à Noé ainsi en Genèse 9, 13 :
« J’ai placé mon arc dans la nuée, et il servira de signe d’alliance entre moi et la terre. »
C’est au cœur de cette grande et belle région historique du centre-est de la France, à Dijon, préfecture du département de la Côte-d’Or, que l’Académie Maçonnique de Bourgogne invite les sœurs et les frères maîtres maçons (et plus si affinités) à assister à une matinée de conférences sur le thème des symbolismes des couleurs.
Une réception interobédientielle avec comme seul dress code une tenue de ville simple.
René A. SPITZ.
Le programme :
9h30 – Accueil autour d’un café et petits gâteaux
10h – René A. SPITZ, Président de l’Académie Maçonnique de Bourgogne :
Philippe FAGOT.
Présentation rapide des conférences menées sous l’égide de notre frère Philippe FAGOT, membre de la Grande Loge de France, arcenciologue et formateur spécialiste de la couleur, », avec pour thème conducteur : LES SYMBOLISMES DES COULEURS
développés à plusieurs voix par des SS & et des FF qualifiés, dont :
o symbolique chromatique en général, et de l’arc en ciel en particulier ;
o les 12 pierres précieuses dans l’Apocalypse de St-Jean ;
o symbolique des vitraux ;
o « où va le blanc quand la neige fond ? » (Citation attribuée à Shakespeare) ;
o les couleurs et l’alchimie ;
o symbolisme du bleu dans la Kabbale ;
o le mandala et ses couleurs dans le Bouddhisme tibétain
interventions courtes, questions après chaque sujet : possibles et souhaitées.
12h30 – Apéritif, suivies d’Agapes conviviales (réservation obligatoire avec le bon ci-dessous)
Le symbolisme des couleurs est l’ensemble des associations mentales entre les différentes couleurs et des fonctions sociales et des valeurs morales. Ce symbolisme varie d’une société à l’autre, dans le temps et dans l’espace Venez nombreux découvrir pourquoi le bleu apaise, inspirant calme et sérénité ; pourquoi le jaune donne de l’énergie, de la confiance en soi et provoque de l’enthousiasme ; et le rouge, couleur ambivalente, qui peut à la fois inspirer l’amour, la luxure et la mort, le sang ou la colère ; quant au vert, il représente la nature et évoque l’équilibre, l’harmonie.
Réservation obligatoire – Inscription
Nom : …………………. Prénom : …………………. Mobile : ………………………….
• participera à la conférence du 26 août (forfait d’organisation, café et apéritif : 5 € / pers.)
Je suis adhérent à l’Académie Maçonnique de Bourgogne, par la cotisation 2023 versée à l’Académie Maçonnique de Lyon : accès inclus dans la cotisation. Je suis non adhérent, et souhaite adhérer à l’Académie Maçonnique de Bourgogne (Adhésion 20 € pour 2023).
• sera accompagné(e) de ………………………………………… (nom & prénom) RL…………………………..
ayant le grade de Maitre pour l’accès aux conférences.
• participera au déjeuner du 26 août
Accompagné(e) de …… personne(s)
N.B. : les conjoint(e)s même non maçon(ne)s sont les bienvenu(e)s au repas.
Montant à régler sur place directement, au restaurateur.
Pour vous inscrire ou pour tout renseignement
Rue Berbisey – 21000 Dijon.
Infos pratiques
Samedi 26 Août 2023
Temple, 83 rue Berbisey – 21000 Dijon
Le code d’entrée sera donné lors de la confirmation de votre inscription
Après le magazine d’actualité hebdomadaire Marianne qui, l’an dernier – le 2 mai 2022 très précisément –, avait, sous la plume d’Antoine Cargoet, publié l’article « Spiritisme, magnétisme, ésotérisme : pourquoi les croyances occultes cohabitent avec le progrès », c’est au tour deL’Express, un des grands hebdos lui aussi de dimension nationale de faire, cette fois-ci, sa couverture avec ce mot valise et polysémique ‘’Ésotérisme’’…
En effet, il titre : « Oracles, chamanes, sorcières, médiums… Esotérisme : Un essor inquiétant-<ces stars qui promeuvent les pseudo-sciences. »
Livres-Hebdo, lui-même, média français publié par Electre S.A., filiale du Cercle de la Librairie et destiné aux professionnels du livre, principalement aux libraires, aux éditeurs et aux bibliothécaires et comptant plus de 12 000 abonnés, avait consacré en 2015 – « Dossier Esotérisme et spiritualité : pendules à l’heure », en 2016 – « Dossier Esotérisme et spiritualité : cartes en main ». Trois articles « Dossier ésotérisme et spiritualité » au total dont le dernier, en 2017, dû à Oliver Dion, débutait ainsi : « Dossier Esotérisme et spiritualité : fini l’ésotérisme honteux ! L’édition d’ésotérisme et de spiritualité séduit un public toujours plus large. Elle mise désormais sur les ouvrages pratiques en proposant aux lecteurs de développer leurs propres capacités… »
Femme Actuelle, le mag avec son « Ésotérisme : découvrez ces pratiques qui séduisent de plus en plus de jeunes » de Cyrine Ben Romdhane, publiait en février 2021 cet article, mis à jour le 3 août dernier.
L’Express n° 3762-3763 – Numéro double – du 10 au 23 août 2023 répond aux attentes de plus exigeants sur le sujet.
Dans la rubrique « L’œil de L’Express », le papier de la journaliste Stéphanie Benz intitulé « Face à la montée des croyances irrationnelles, défendons la raison et l’empereur et le progrès ». Nous comprenons immédiatement qu’il s’agit d’introduire un dossier des plus responsables et sérieux. Elle introduit donc le dossier car, pour elle, « L’engouement pour les pratiques ésotériques doit être pris au sérieux, car il n’est pas dénué d’implication politique ». Allons bon !
La journaliste Stéphanie Benz.
Amusant, juste avant ledit dossier sous la rubrique « En couverture », l’excellent article de l’essayiste Sylvain Fort sur les « Ovnis : nous sommes rationnellement prêts à croire en l’irrationnel », dont nous serions tenté de déduire que tout objet volant non identifié (OVNI) n’entrerait donc pas dans une catégorie ésotérisme, énigmes, phénomènes inexpliqués…, ne peut qu’aiguiser notre curiosité et nous pousser à aller plus loin. Tant dans la lecture où « Les aliens ont cette vertu immense de nous faire rêver de civilisations lointaines et avancées » que dans notre imaginaire.
Pas moins de 25 pages et 16 articles nous entretiennent d’ésotérisme. Afin de préciser les choses, donnons de l’ésotérisme la définition de John G. Sullivan dans son Let There Be Light-A Masonic Lexicon, soit Que la lumière soit-Un lexique maçonnique (Grande Loge Unie de Victoria, 1988) : « Le terme ésotérique s’appliquait aux enseignements des philosophes de l’Antiquité car ils étaient entourés de secret et réservés à des cercles relativement restreints. »
Souvent, nous citons aussi notre frère Littré (1801-1881), alors qu’il écrivit son « Dictionnaire de la langue française» (1863-1872) avant qu’il ne reçoive la lumière – reçu en 1875 au sein de la célèbre loge du GODF « La Clémente Amitié » –, qui nous donne la définition suivante de l’ésotérisme : « Principe qui consistait à garder secrètes certaines connaissances pour ne les transmettre qu’à des initiés, et qui fut appliqué par certaines organisations ou philosophies anciennes puis par des sociétés secrètes. »
Reconnaissons que dans ce dossier, nous ne trouvons que peu de références aux Rose-Croix, loges maçonniques ou autre sociétés initiatiques comme la société théosophique. Ce qui n’est finalement pas plus mal !
16 articles, donc, pas moins. Fort heureusement, tout bon initié connait la valeur du nombre 16 dont la vibration est le signe de la maîtrise, de l’intériorisation et de la méditation. Nous serons donc plus que clairvoyant. Exactement ce que ce dossier soumet à notre réflexion et sagacité.
Car quand nous abordons les notions de développement personnel, nous ne sommes pas loin, parfois, de la dérive sectaire…
« L’inquiétant essor de l’ésotérisme » et les nouvelles spiritualités ouvrent le bal ! Coécrit avec sa consœur de L’Express Alexandra Saviana, Stéphanie Benz ouvre le champ de tous les possibles – réseaux, influenceurs, infiltrations, évolution, etc.
Le lecteur sera particulièrement intéressé par l’article de Donatien Le vaillant, ‘’patron’’ de la Miviludes, qui met en garde contre les dérives d’un secteur des plus nébuleux. Par contre, ceux qui apprécient l’histoire prendront énormément de plaisir à lire l’article intitulé À la poursuite d’un monde occulte qui nous fait voyager du Moyen Âge, où se développent les sciences occultes comme la magie, l’astrologie et l’alchimie, à cette nébuleuse mystico-ésotérique, selon la sociologue Françoise Champion, qu’est le New Age, ce courant spirituel occidental né au XXe siècle se carctér, caractérisant par une approche individuelle et éclectique de la spiritualité. Un « bricolage » syncrétique de pratiques et de croyances, d’après le plus sérieux sociologues…
Les Brigandes – La Loge des Jacobins.
Les autres articles sont consacrés à « L’ésotérisme : les signes de l’engouement », sous forme de tableaux et de portraits fort explicites, puis « Quand l’écologie mène à l’irrationnel » traitant aussi du chamanisme, « Les pièges du ‘’féminin sacré’’ », où « certaines féministes et thérapeutes prônent une conception archaïque de la femme, aux antipodes de leurs vœux d’émancipations, où nous pouvons trouver beaucoup de sorcières – mais pas de sorciers ? – , « Des liens privilégiés avec l’extrême droite », où l’on reparle des Brigandes et autres communautés telle celle de « La Rose et l’épée » – qui reconnaissons-le pourrait faire un fort joli nom de loge –, là où des occultistes et des complotistes se fédèrent autour d’un discours antisystème extrémiste. L’article consacré à Patricia Darey permettra de découvrir la star des médiums et de d’appréhender cet ésotérisme mondain chic et discret où existent une foultitude de stars fans de l’occulte…
Rappelons que tous ces médiums, voyants et autres devins n’ont jamais vu venir ni la Seconde Guerre mondiale ni la pandémie de Covid-19 ni même l’agression de la Russie envers l’Ukraine.
Mais le danger viendrait plutôt de l’entrisme et des coachs spéciaux à l’assaut des entreprises. Sournoisement, par le biais de formation et autres théories de développement personnel.
Un beau dossier. À lire, absolument ! pour ne pas se faire piéger par tous ses nouveaux marchands de maraboutisme et autres charlataneries.
Quand on sait à quel point il est difficile pour un Vénérable de Loge de faire l’unanimité dans son Atelier de 30 personnes, on se demande comment font les Grands Maîtres avec 30 000 et plus ? Une autre question plus énigmatique encore est celle du pouvoir de la Fraternité dans les sphères politiques, économiques, sociales… enfin, tout ce qui touche à notre monde matériel ?
Aujourd’hui, nous allons passer à l’échelle supérieure, c’est à dire : l’espace !
En effet, les francs-maçons sont soupçonnés, non seulement de contrôler le monde d’en bas, mais aussi le monde d’en haut. Comme vous pourrez le constater avec le bref reportage ci-après, on prête aux maçons le pouvoir de contrôler la Nasa et d’éliminer tous les opposants qui viendraient faire obstacle au décollage des Frères dans l’espace.
Ce film de 5 minutes est un condensé d’antimaçonnisme primaire :
Le site biélorusse de la Loge Michal Kleofas Oginski nous offre ci-dessous un article nettement plus exhaustif et plus crédible. Cela va nous changer un peu des accusations habituelles
“La Lune n’est pas un mauvais endroit, de toute façon. Elle mérite certainement une courte visite”, – c’est ce que Neil Armstrong a déclaré aux journalistes lors de la conférence de presse qui a suivi son retour sur Terre. Mais l’humanité a payé un prix élevé pour cette brève visite en ressources et même en vies humaines. Trois astronautes américains du projet “Apollo-1” ont brûlé vifs un mois avant le vol prévu. Armstrong lui-même a miraculeusement survécu, alors qu’il a dû s’éjecter d’une hauteur de seulement 60 mètres pendant son entraînement.
Malgré tous ses efforts et un nombre considérable de sessions de formation, au moment du lancement d’Apollo 11, le centre de contrôle de vol de Houston ne donnait pas au gouvernement américain de garanties fermes de succès. Le président Richard Nixon, qui voulait à tout prix mordre l’Union soviétique dans la course à l’espace, a délibérément pris un risque considérable.
Au moment du lancement d’Apollo, l’agitation autour du vol lunaire avait atteint sa plus grande intensité. La diffusion en direct du lancement, le 16 juillet 1969, s’est faite dans 33 pays. Environ un million de personnes supplémentaires se sont rendues à Cap Canaveral pour assister à ce lancement historique. Ce fut un moment fantastique où trois astronautes représentaient non seulement leur pays mais aussi l’humanité tout entière. Les ambassadeurs de 135 pays ont donne leur drapeaux nationals pour les emmener a la Lune. Des médailles honorant la mémoire des cosmonautes soviétiques récemment décédés, Vladimir Komarov et Youri Gagarine, leur ont également été remises.
Buzz Aldrin, le pilote de l’équipe d’astronautes, portait lui aussi un autre drapeau. C’était un drapeau qui n’était pas celui d’un pays. C’était le seul drapeau qu’il avait avec lui pour la marche lunaire – le drapeau du Conseil suprême du rite écossais, juridiction du Sud des États-Unis.
Drapeau du Conseil suprême du rite écossais, juridiction du Sud des États-Unis.
Le deuxième homme sur la Lune, le colonel Buzz Aldrin, a mis le pied sur la surface lunaire 15 minutes après Neil Armstrong. Il avait de quoi s’occuper pendant son promenade sur la Lune. Les tâches d’Aldrin comprenaient le déballage et l’installation des instruments scientifiques qui devaient rester sur la Lune.
Cependant, l’astronaute a trouvé le temps et l’occasion, après avoir reçu la permission du Centre de Contrôle de Vol, de réciter une courte prière et d’effectuer un service de communion rapide. En tant qu’ancien de l’Église presbytérienne, il avait tout à fait le droit de le faire. Les objets nécessaires à la prière, tels que le calice (la coupe du sacrement), le vin et le pain pour apporter les dons, étaient préparés d’avance.
Buzz Aldrin décharge les appareils lors d’une promenade lunaire.
“J’aimerais demander à tous ceux qui m’écoutent en ce moment, qui qu’ils soient et où qu’ils soient, de prendre un moment pour me remercier des événements de ces dernières heures”, a déclaré Buzz Aldrin. Sans aucun doute, ce fut le moment le plus significatif qu’une personne ait jamais eu pour faire une prière.
Au moment où Aldrin a posé le pied sur la surface lunaire, il était membre de deux loges maçonniques : “Montclair Lodge n°144” dans le New Jersey et “Clear Lake Lodge n°1417” à Seabrook, Texas, où il fut invité à servir au Haut Conseil et fut ordonné dans le 33ème degré du Rite Écossais Ancien et Accepté.
C’est lors d’une réunion du Haut Conseil de la Juridiction du Sud que Buzz a été accusé d’avoir apporté le drapeau maçonnique sur la Lune. Heureusement, il est de très petite taille, pas plus grand qu’un brassard maçonnique traditionnel, il n’a donc pas été difficile de le placer dans sa combinaison spatiale.
Le Grand Maître de la Grande Loge du Texas, John Guy Smith, reprend le drapeau de la Loge qui était sur la Lune.
Il s’est avéré que, contrairement aux nombreux drapeaux des États, qui, à leur retour sur Terre, se sont transformés en objets exotiques (“…Et ici, dans notre musée, se trouve le drapeau national, qui était sur la lune …”), un fanion maçonnique compact devait accomplir une mission secrète et critique. L’emportant avec lui lors de la première marche lunaire, Buzz Aldrin a procédé à la consécration de la première loge maçonnique sur la Lune, s’assurant ainsi le droit d’ouvrir une branche – la Grande Loge Lunaire Provinciale – sur la Lune. L’atterrissage du module lunaire s’est fait dans la mer du Calme. La nouvelle loge a donc reçu le nom de “Tranquility Lodge” et a obtenu le numéro 2000. C’etait bien sûr également très logique.
Les astronautes ne doutaient pas qu’en 2000, il y aurait une base lunaire permanente et qu’il ne serait pas plus difficile de s’y rendre que de voler de San Francisco à Boston. Ce ne serait qu’un point de transfert sur la route de Mars ou des anneaux de Saturne. Étant donné le nombre de francs-maçons dans l’équipe d’astronautes de la NASA, il était tout à fait logique d’ouvrir une loge spéciale pour eux.
Aujourd’hui, du point de vue du XXIe siècle, ces actions paraissent enfantines et exotiques. Pour comprendre ce qui a guidé les francs-maçons américains, il faut se souvenir de ce qui était l’esprit du temps à la fin des années 60s. La population de l’URSS, par exemple, ne doutait pas qu’en 1980, le communisme serait construit dans le pays. Après tout, c’est Nikita Khrouchtchev qui vient de l’annoncer officiellement lors du congrès du Parti communiste.
Dans le reste du monde, en revanche, la situation était précaire. L’Amérique ne s’est pas encore remise de l’assassinat de John Kennedy en 1968. Robert Kennedy et Martin Luther King ont également été assassinés, ajoutant au choc de la psyché nationale. La guerre du Vietnam faisait toujours rage. La crise des Caraïbes a presque amené le monde au bord de l’anéantissement nucléaire, et la guerre froide a continué. Aux États-Unis même, la bataille de la population noire pour les droits civiques était à son apogée. La Guerre de Six jours au Moyen-Orient entre Israël et les pays arabes environnants a déclenché une nouvelle vague de violence. Après une série de coups d’État militaires, l’Inde et le Pakistan se sont activement engagés sur la voie de la course aux armements nucléaires. L’Europe a été choquée par la révolution étudiante française de 1968. Des millions de jeunes du monde entier protestaient contre le militarisme, rejoignaient le mouvement hippie et participaient activement aux manifestations de masse contre la guerre.
Sur fond de tous ces bouleversements, un vol vers la Lune a permis de réunir la planète entière déchirée par les conflits. Les célèbres paroles d’Armstrong sur le petit pas de l’homme et le grand saut de l’humanité ont été entendues en direct par 680 millions de personnes dans le monde entier. Les journaux télévisés du monde entier, dans la plupart des langues de la planète, parlaient de la paix dans le monde. Un panneau laissé sur le site d’atterrissage disait : “Ici, les habitants de la planète Terre ont posé le pied sur la Lune pour la première fois en juillet 1969. Nous sommes venus en paix pour toute l’humanité”.
Le monde entier a pu voir la retransmission en direct de la Lune sur de faibles écrans de télévision en noir et blanc.
Dans ce contexte complexe, les maçons de la Grande Loge du Texas ont pensé que la Loge lunaire maçonnique pouvait remplir une mission unique – établir l’Harmonie sur Terre. Il s’agissait d’un plan audacieux, tourné vers l’avenir. Dans ce contexte, le nom de la Loge – Tranquility – a pris une signification profonde particulière.
Le 4 juillet 1969. Le centre de contrôle de vol vient d’apprendre que l’équipage d’Apollo-11 est revenu sur Terre en toute sécurité.
Le blason de la “Tranquility Lodge” ne montre que trois objets graphiques : l’équerre et le compas maçonniques traditionnels, une carte de l’État du Texas et le lever de la Terre tel qu’il semblait lorsque vous l’observiez depuis la Lune. Le chevron pour les combinaisons de marche lunaire, qui a été conçu par Michael Collins, montre un aigle américain s’approchant de la surface de la Lune, mais pas avec les griffes nues comme d’habitude, mais avec un rameau d’olivier du monde.
Les armoiries de la loge “Tranquility”, un chevron sur un costume et le tablier maçonnique d’Aldrin Base, aujourd’hui conservé au musée.
La Loge Provinciale “Tranquility Lodge n°2000” a été créée pour fournir une assistance fraternelle à toute organisation maçonnique et autre organisation caritative digne de ce nom afin de rendre la vie meilleure pour tous les habitants de la Terre.
Le Grand Maître du Texas John Guy Smith s’est montré assez prudent pour garder secrètes les informations concernant la mission maçonnique sur la lune. Policier de profession, patrouilleur routier de l’État du Texas, il jouissait d’une grande autorité parmi les maçons. Il avait la réputation d’être un leader implacable et efficace. Il a fait une annonce à la presse juste avant l’anniversaire de l’atterrissage sur la lune. Les chercheurs impliqués dans l’histoire de l’exploration spatiale, ayant reçu cette information entièrement nouvelle, ont vécu un véritable choc.
Mais l’essentiel dans cette histoire est que le “Tranquility Lodge n°2000, fondé en juillet 1969, est toujours en activité. Comme il n’est pas encore possible de se réunir sur la Lune pour des raisons techniques, elle est basée au Texas sous la Grande Loge de la Juridiction du Sud. Ses membres soulignent toujours que “c’est tellement juste pour l’instant”.
“Tranquillity Lodge” accepte comme membres des maîtres maçons du monde entier et ne leur propose pas de diplômes supplémentaires. Les membres de la Tranquility Lodge se réunissent tous les trimestres dans différentes villes du Texas, mais une assemblée générale annuelle a lieu chaque année en juillet à Waco, au Texas. Le 50e anniversaire de l’alunissage a été célébré par une réunion et un banquet festifs qui se sont tenus directement au Centre spatial de Houston.
Pour cet anniversaire, le centre de contrôle des vols a été reconstruit à Houston tel qu’il était en 1969.
“La Loge compte environ 1 200 membres du monde entier”, explique Phil Morehead, responsable de la Loge. “Il y a des francs-maçons d’Allemagne, du Japon, des Pays-Bas. Cependant, nous devons avoir au moins dix milles membres pour réaliser nos projets caritatifs actuels. La Loge collecte des fonds pour des bourses d’études en science et technologie, pour des enseignants et des scientifiques impliqués dans l’aéronautique et l’exploration spatiale. L’organisation soutient également financièrement la Fondation Conrad, etablie en mémoire de cet astronaut-maçon”.
Aujourd’hui, le drapeau “lunaire” en soie de la Grande Loge du Texas est exposé dans le temple maçonnique de Washington, DC.
Edwin Eugene “Buzz” Aldrin, Jr. est né le 20 janvier 1930 dans une petite ville de Glen Ridge, près de Montclair, dans le New Jersey. Il est diplômé de l’Académie militaire des États-Unis en 1951 et sert dans l’aviation.
Dans sa ville natale, Buzz Aldrin est devenu membre de l’Ordre des francs-maçons. Le 21 février 1956, il est élevé au rang sublime de maître maçon, dans la “Loge Montclair n°144”. En 1971, à son retour de la Lune, l’astronaute reçoit la plus haute distinction maçonnique de la Grande Loge de l’État de New York.
En 1969, lors de son vol vers la Lune, Buzz Aldrin était l’un des pilotes les plus expérimentés de l’équipe d’astronautes.
En 1959, Aldrin est allé au Massachusetts Institute of Technology. En 1963, il est devenu docteur en philosophie pour l’amarrage des vaisseaux spatiaux et a été admis dans le groupe des astronautes de la National Aeronautics and Space Administration des États-Unis.
Aldrin a été le premier astronaute à plonger dans l’eau dans une combinaison spatiale pendant son entraînement. Il a piloté le vaisseau spatial “Gemini-12” en tant que copilote en novembre 1965, avec John Lovell. Pendant le vol, il a effectué une sortie dans l’espace qui a duré deux heures et dix minutes.
L’affiliation d’Aldrin avec les francs-maçons était marquée en philatélie par deux enveloppes spéciales.
Aldrin a été directement impliqué dans le développement de la technologie de rapprochement pour les vaisseaux spatiaux ”Apollo” et “Gemini”. En mémoire de ces réalisations, un cratère sur la face arrière de la Lune porte le nom d’Aldrin.
Buzz Aldrin a été le premier franc-maçon à visiter la Lune, mais pas le premier frère dans l’espace. Il a été précédé et suivi par de nombreux frères dignes d’intérêt:
Wally Schirra
– Walter Schirra (12.03.1923 – 3.05.2017), membre de la Loge “Canaveral n°339”, Floride, capitaine de premier rang de la marine américaine, a été le premier au monde à effectuer trois missions spatiales d’une durée totale de 12 jours et 7 heures.
Gordon Cooper
– Gordon Cooper (6.03.1927 – 4.10.2004), membre de la Loge “Carbondale n°82”, Colorado, maçon de rite écossais du 33e degré, lieutenant-colonel de l’armée de l’air, est devenu le premier astronaute au monde à effectuer deux vols spatiaux orbitaux.
Edgar Mitchell
– Edgar Mitchell (17.09.1930 – 4.02.2016), membre de la Loge “Artesia n°28”, New Maryland, capitaine de premier rang de l’US Navy, docteur en sciences aéronautiques et astronautiques, 1-10 février 1971 dans l’équipe avec A. Shepherd, S. Mitchell et S. Rusa s’est envolé pour la Lune comme pilote du module lunaire d’”Apollo-14″, devenant ainsi le sixième homme sur la Lune.
Thomas Stafford
– Thomas Stafford (né le 17.09.1930), membre de la Loge “Western Star n°138”, Oklahoma, général de brigade de l’armée de l’aviation, licencié en sciences, directeur de l’école de formation des pilotes pour la recherche aérospatiale, auteur de plusieurs livres sur les engins spatiaux, a effectué un vol spatial sur le “Gemini-6” les 15 et 16 décembre 1965. 18-26 mai 1969 Stafford s’est rendu sur la Lune en tant que commandant d’”Apollo-10”. Au cours du vol suivant, du 15 au 25 juillet 1975, il amarre à deux reprises le vaisseau spatial “Apollo” avec le vaisseau soviétique “Soyouz-19”.
Virgil Grissom
L’astronaute Virgil Grissom était également un mason, qui est mort dans un incendie qui a éclaté lors d’un vol d’essai à bord d’”Apollo-1”.
Edwin “Buzz” Aldrin a fêté son 90e anniversaire le 20 janvier 2020.
Aujourd’hui, malgré son âge, Buzz Aldrin est impliqué dans le développement des vols vers Mars. Il est plein d’énergie et prêt à voler.