Le monarque nouvellement couronné du Royaume-Uni est l’un des rares non-pratiquants après avoir refusé d’être franc-maçon à l’âge de 18 ans, comme son frère Andrés.
Samedi dernier, Carlos III a été couronné et est devenu l’un des rares monarques à ne pas pratiquer la franc-maçonnerie. Ses origines remontent à l’année 1717 au Royaume-Uni et tout au long de ces trois siècles d’histoire, peu de monarques britanniques n’ont pas été francs-maçons selon Javier Sierra. L’écrivain déclare que bien que le prince Charles se soit vu proposer de devenir franc-maçon à l’âge de 18 ans, il a refusé « au grand étonnement du duc d’Édimbourg ».
Carlos III a été couronné samedi 6 mai dernier comme roi du Royaume-Uni après lamort de la reine Elizabeth II d’Angleterre en septembre dernier. Et bien que la cérémonie du sacre ait eu lieu samedi, les célébrations ont été prolongées jusqu’au lundi 8, déclaré fête nationale.
Après son couronnement, Carlos III devient le troisième roi sous ce nom et l’un des rares monarques britanniques qui, selon l’écrivain Javier Sierra dans COPE , n’est pas franc-maçon. Selon l’écrivain de la station de radio, « le prince Charles s’est vu proposer d’être franc-maçon à l’âge de 18 ans avec le prince Andrew. Tous deux ont refusé au grand étonnement du duc d’Édimbourg, qui était grand maître de la franc-maçonnerie en Grande-Bretagne. »
Superstitions pour un roi qui n’est pas franc-maçon
Sierra a également déclaré que le fait qu’il rejoigne la petite liste des monarques britanniques qui n’ont pas été francs-maçons aurait pu être l’une des pièces maîtresses des « malheurs » et des « campagnes d’image contre lui« que l’actuel roi du Royaume-Uni. « Ils auraient même pu être parrainés par les maçons qui ne voulaient pas d’un roi non-maçon sur la couronne. Cela fait partie de la pègre, des rumeurs et des histoires qui étaient présentes à la cérémonie du sacre », selon ses dires.
Le roi George VI, en Tenue de Franc-maçon.
En plus d’avoir refusé de faire partie de la franc-maçonnerie britannique, Carlos III a également décidé de contourner la malchance d’avoir choisi Carlos III comme nom de monarque. Selon l’écrivain, « les Anglais sont superstitieux et croient que le nom de Carlos leur portera malheur car les deux précédents n’ont pas eu un bon destin » . Charles Ier d’Angleterre a été décapité et Charles II a vécu en exil une grande partie de sa vie, en plus de faire face à des problèmes tels que des pestes et des incendies dans la capitale.
Bien que la vérité soit que lors du couronnement de samedi dernier, toutes les précautions possibles ont été prises pour augurer une longue vie d’un monarque qui restera dans l’histoire comme l’un des rares non liés à la franc-maçonnerie mais aux causes sociales et à l’environnementalisme.
Les débuts de la franc-maçonnerie en Angleterre
La Grande Loge de la franc-maçonnerie espagnole dérive directement de la franc-maçonnerie britannique dont les monarques de différentes générations ont fait partie. La franc-maçonnerie actuelle a été créée en 1717 au Royaume-Uni , lorsque des gentlemen londoniens ont fondé la Grande Loge d’Angleterre . Un espace dans lequel ses membres (avec des croyances religieuses différentes) pourraient librement partager des préoccupations ou des idées. Dans le but de réaliser son épanouissement personnel, la franc-maçonnerie est divisée en groupes appelés loges qui sont sous la protection des grandes loges nationales.
Amando Hurtado , un franc-maçon appartenant à la branche française de la franc-maçonnerie – plus précisément à la Grande Loge traditionnelle et symbolique de France – a expliqué à elcierredigital.com comment la franc-maçonnerie s’est poursuivie au Royaume-Uni et comment, plus tard, elle s’est divisée entre les courants britannique et français.
« En 1751, à Londres , des membres de la Grande Loge d’Angleterre préviennent que la franc-maçonnerie se déchristianise, ils adoptent donc le nom ‘Les anciens’ , bien qu’ils aient été plus modernes que les premiers, mais ils le prennent parce que les modernes l’avaient déformé. christianisme », a-t-il dit.
L’ancêtre : la British Royal Society
Ces deux loges, séparées pendant des années, « ont fusionné en 1813 à la suite des guerres napoléoniennes . La position anglaise était complètement anti-napoléonienne et le besoin d’une fusion s’est fait sentir parce que « les anciens » étaient appelés pro-napoléoniens parce qu’ils étaient comme la franc-maçonnerie en France », a commenté Hurtado. En conséquence, la Grande Loge de l’Angleterre unie est formée , qui est l’actuelle loge dirigeante de la franc-maçonnerie régulière britannique.
Grande Loge Unie d’Angleterre, Londres.
Le franc-maçon a expliqué que le début de la franc-maçonnerie découle directement de « la British Royal Society, avec Newton, et quelle est la pensée de la liberté et de la communauté possible entre différentes opinions. Et c’est un mouvement œcuménique » dont la forme de réflexion se fait « à travers des symboles, parce que le symbole favorise l’imagination et est très élastique. Un symbole peut avoir deux interprétations, mais il peut en avoir vingt. »
D’autre part, Antonio Hurtado a expliqué que la franc-maçonnerie en France remonte à l’ exil de Jacques II du Royaume-Uni vers les terres gauloises . Cette franc-maçonnerie française est celle qui s’est implantée en Espagne et qui, après la mort de Franco — qui fut l’un des grands détracteurs de la franc-maçonnerie —, est passée au courant britannique en 1982. La franc-maçonnerie britannique à laquelle la majorité des monarques anglais à quelques exceptions près et Carlos III, est celui qui a donné naissance à l’actuelle Grande Loge d’Espagne , comme l’a confirmé Hurtado.
Notre confrère de France 3 nous informait il y a quelques jours qu’une procession en vue d’implorer la pluie dans la région était organisée. La rédaction a attendu quelques jours afin de vérifier et vous annoncer que le miracle s’est bien produit.
Ce dimanche 7 mai, des centaines de personnes ont répondu à l’appel de la paroisse de Draguignan pour assister à une procession à travers la ville pour « demander la pluie ».
Suffirait-il de l’appeler pour la faire venir ? La paroisse de Draguignan renoue en tout cas avec une vieille tradition, celle des processions provençales destinées à invoquer une météo clémente.
Organisée ce dimanche 7 mai à partir de 16h30, cette procession s’est tenue en présence et à l’initiative de l’évêque de Fréjus-Toulon, Monseigneur Dominique Rey, pour « demander la pluie ».
« Urgence sécheresse. Nous allons reprendre les traditions de nos anciens et processionner pour demander au Ciel de penser à nous », explique sur sa page la paroisse.
Voici la météo d’hier qui prouve que ça a marché !
La procession est partie du jardin Anglès pour se terminer au domaine Saint-Hermentaire, sous quelques gouttes de pluies. Parmi les élus présents, le maire de la commune, Richard Strambio (DVC), et le député du Var et conseiller municipal de la commune de Draguignan, Philippe Schreck (RN).
Une procession religieuse a également eu lieu lundi 1er mai dans le sud de l’Espagne, à Jaén, en Andalousie. La région fait face à une sécheresse historique et a connu fin avril des températures anormalement élevées pour la saison. Des milliers d’habitants ont défilé dans les rues de la ville pour implorer la pluie avec « El Abuelo » (« Le Grand-père »), une statue ancienne du Christ portant sa croix qui n’était pas sortie pour des rogations demandant la pluie depuis 1949.
L’amandier est le premier arbre fleuri du printemps qu’il marque avec faste, renaissance et jeunesse. Le ciel pur de cette saison de l’année est le bleu et sans nuage. Bleu comme la pureté de l’infini ou l’infinie pureté ?
Vie et fécondité : l’amandier et ses amandes ! Un éveil pour croquer la vie nouvelle, alors que les autres plantes dorment encore dans l’étreinte de l’hiver ! Chaleur naissante et bienfaisante sous les premiers rayons du soleil qui traversent les branches vertes…. Et hum, ce goût exquis du fruit de l’arbre qui se fait attendre et désirer et que des doigts pressés dégagent de ses gangues avant de le glisser dans la bouche et le croquer avec conviction !
Verte à l’extérieur, blanche à l’intérieur, si elle n’avait pas cette lumière dehors et dedans, l’amande ne saurait être amande. Sans air pas d’énergie, une énergie que le fruit de l’amandier, né du feu de la terre mère est allé puiser de ses racines imputrescibles jusqu’au centre des ténèbres.
Près de Lutz – une ville mystérieuse dont nous tairons la situation géographique –, un amandier, appelé Luz en hébreu (est-ce là un indice ?) possède à sa base un creux par lequel on pénètre… Il faut ramper, avec douceur et sans hésiter. Puis, après avoir dégringolé dans un couloir sombre, on arrive à une ville cachée d’une beauté radieuse, une beauté céleste, « une cité bleue », d’une « douce couleur de saphir oriental » !
Lutz est son nom et dans la Génèse (XXVIII, 19) il est dit que Jacob l’a bien vue en songe. Il en fut tellement ébloui qu’il l’appela la « maison de Dieu » et fit de Luwtz le nom de l’amandier !
Le même nom, Luz, est le nom donné à une particule corporelle, indestructible, représentée symboliquement comme un os très dur auquel l’âme demeurerait liée après la mort et jusqu’à la résurrection. Comme le noyau contient le germe et l’os contient la moelle, ce luz dispose de tous les éléments virtuels nécessaires à la restauration de l’être. Une restauration qui s’opère sous l’influence de la « rosée céleste », qui revivifie alors les ossements desséchés.[1]
Le Luz, étant impérissable, est dans l’être humain, le « noyau d’immortalité », et ce même nom désigne un lieu caché comme étant par excellence « le séjour de l’immortalité ».
Un secret à vous confier ? À la Grande Loge Féminine de France, à l’Orient de Paris, une loge (Numéro 94) porte, comme titre distinctif, « L’Amandier ». Une passée Grande Maîtresse compta parmi ses fondatrices et ses membres réguliers. Elle illuminait la loge de sa présence, sa joie et enchantait les tenues de sa gaîté. Beaucoup s’en souviennent encore. Merci Pauline pour le fruit craquant que tu nous as laissé !
[1] Source : René Guénon, Le Roi du monde, Chapitre Luz ou le séjour d’immortalité.
Et s’il fallait repenser ce mouvement nommé humaniste pour qu’il cesse de s’affronter au mouvement écologiste ? C’est un livre de « philosopheur » qui s’adresse aux nouveaux humanistes, qu’ils soient francs-maçons ou non. Le tablier vert c’est celui de l’œuvrier qui veut construire un monde nouveau, plus protecteur du vivant. Le chevalier Franc-Maçon c’est celui qui porte un tablier à la fois pour construire et pour défendre.
L’Auteur
Pierre Gandonnière est Docteur en Information et Communication, il a rédigé une thèse sur l’Ecologie de l’Information et plusieurs publications scientifiques. Il est journaliste, auteur, universitaire et travaille sur les questions d’écologie depuis 1990. Responsable régional des Verts pendant 13 ans il est, par ailleurs membre du Grand Orient de France et du Grand Chapitre Général. Il participe aux travaux de la Commission sur le Développement Durable et a contribué à plusieurs ouvrages collectifs dont : République & Ecologie & Récits pour le Futur.
La Franc-maçonnerie spéculative née en Angleterre au 18ème siècle est depuis, nous le savons, une longue histoire de traditions et donc de transmissions qui a le noble projet, par le biais des savoirs et connaissances échangés, de rendre meilleur tout ce qui forme l’Homme, l’Humain, l’Humanité. La loge maçonnique – sa représentation matérielle, qui s’est multipliée à travers le monde et vécue comme centre de formation, – est un « foyer de sens » pour les Initiés (es) qui, précisément s’y succèdent. Ils, elles entretiennent sa flamme et en maintiennent ainsi continuellement l’existence, au moyen de leurs travaux symboliques et pratiques.
Paradoxalement, les « chercheurs de lumière » qui frappent à sa porte, dûment enquêtés, reçoivent d’abord l’obscurité avec le bandeau noir qui leur voile les yeux avant d’être interrogés sur leurs motivations et opinions. Puis après les épreuves d’une initiation aux phases volontiers mouvementées, les récipiendaires deviennent Apprentis (es), astreints au silence pendant plusieurs mois. Pour mieux écouter, mieux observer puis bien interpréter les échanges verbaux, régulés par le Vénérable Maître, animateur du groupe. Et enfin, de Compagnonnage en Maîtrise, vient pour les initiés (es) le temps d’une maçonnerie de plein exercice, inter-fraternelle, avec bien entendu ses joies et ses peines, ses ouvertures et ses obstacles.
Si ce processus graduel, emprunté à la hiérarchie de nos cousins, les vaillants bâtisseurs de cathédrales médiévaux, ne relève plus d’aucun mystère à force d’être raconté et commenté par les médias, il est en revanche moins fait de cas de la vie, à la fois émotionnelle et relationnelle du franc-maçon, de la franc-maçonne contemporains. Quid de leurs ressentis, de leurs désirs, de leurs manques ? Car, à n’en pas douter, la franc-maçonnerie, tout en s’attachant à les perfectionner, à en faire des « mémorants » et des éclairés, des altruistes et des passeurs, est bel et bien pour lui, pour elle, certes un lieu d’épanouissement, mais aussi – ne nous le cachons pas – de résistance aux frustrations diverses maintenues par l’exigeante tradition ! Le bandeau qui prive brutalement de la vue et le silence imposé – sont les deux premières contraintes à accepter et à considérer comme précieuses et enrichissantes, pour la suite du parcours.
Longtemps fixée et fermée sur elle-même – comme l’Eglise son modèle religieux – persuadée de son auto-suffisance avec son système rituélique, la franc-maçonnerie, par l’apport même desdits initiés (es), commence à s’ouvrir vraiment à la modernité et à sa technologie au début de ce 21ème siècle. Le risque sectaire de divers obscurantismes – qui a plané un moment sur le symbolisme maçonnique – est évité de nos jours par l’introduction dans son fonctionnement des saines et diverses sciences humaines. Au judicieux « Connais-toi toi-même » de Socrate, répondent maintenant en écho complémentaire les injonctions « Deviens qui tu es » de Friedrich Nietzsche et « Au commencement était l’action » de Sigmund Freud. A la philosophie gréco-romaine et à la psychanalyse théorique, s’ajoute même aujourd’hui à son programme le concours de la si pratique Analyse Transactionnelle d’Eric Berne, lequel nous rappelle qu’« Il n’est d’être humain qu’en relation ».
Pourquoi communiquer
La question se pose en effet. Réponse qu’il est bon de méditer en loge et au dehors : Parce qu’à l’exemple de la nourriture, indispensable à sa survie, le petit d’homme – dès sa venue au monde et longtemps encore – a besoin de marques d’attention. De ses parents ou leurs substituts d’abord, de son entourage ensuite. Le bébé reçoit les « signes de reconnaissance » attendus sous forme tactile (étreintes, caresses, baisers). Leur manque peut entraîner la mort, comme l’ont montré en 1945 les travaux du psychanalyste américain René Spitz, précisément rappelé par le précité Eric Berne.
Fondamental dans la prime enfance, ce rapport cutané est moins recherché plus tard. Le regard, le sourire, le geste, la parole, l’écrit, entre autres manifestations, sont progressivement reçus des autres comme des gratifications sociales de remplacement. En ce sens – entrons ici en loge – ce n’est pas un hasard si ses concepteurs initiaux ont placé les rangées de bancs, face à face. Je me sens exister en loge parce que mes yeux rencontrent ceux de mon frère, de ma sœur, en face de moi. Et son regard, son sourire, son accueil en somme, agrémentent, renforcent, confirment cette fraternité, cette sororité.
Partant, on le voit, c’est le cas de le dire, la satisfaction de cette soif de stimulations à distance, par sa sincérité même, se révèle capitale. Au manque de considération, et pire, à l’indifférence (ça arrive, même en maçonnerie, de la part de membres « dans la lune », comme figés dans leur pensée !) les grands enfants que nous sommes restés, peuvent parfois préférer les contacts dévalorisants du type « reproches ». Lorsque, c’est regrettable, mais possible, un conflit nous oppose ! L’essentiel est de communiquer. De se parler, même des yeux !
La neurologie et la psychologie nous ont donc appris que nous avons un besoin vital de ces signes de reconnaissance comme autant de nutriments psychiques pour notre développement. Notre cerveau est « agi » par le « principe de plaisir » et il a besoin de récompenses. Les gratifications, du simple mot « MERCI » à la réception d’une distinction (médaille maçonnique pour assiduité, par exemple), déclenchent la circulation d’hormones bienfaisantes dans notre corps.
Les Américains nomment « strokes », ces stimuli, positifs ou négatifs, qui, tout au long de notre vie, nous sont nécessaires. Il y a aussi une vie sociale, au sortir de la loge, du remerciement reçu lorsque nous cédons notre place dans le métro, au reproche à coup de poing dans le mur mitoyen du revêche voisin de palier, pour le son trop fort de notre téléviseur, lorsque nous rentrons à l’appartement, dynamisés par une tenue joyeuse ! Enfin une réaction de ce locataire d’habitude très distant !
Pour l’Analyse Transactionnelle, il existe quatre types de signes de reconnaissance » qu’elle qualifie de stimulations. Les dialogues de divers films à succès nous offrent bien à propos de célèbres exemples, que nous gardons en mémoire :
Stimulations inconditionnelles positives (Un amoureux à sa belle : « Tu es un soleil !»)
Stimulations inconditionnelles négatives (Fernandel à son interlocuteur dans le film « le Schpountz » : « Non seulement, tu n’es bon à rien, mais tu es mauvais en tout »
Stimulations conditionnelles positives (Jean Gabin à Michèle Morgan dans le film « Quai des brumes » : « T’as d’beaux yeux, tu sais »)
Stimulations conditionnelles négatives (Une femme à son mari : « Tu es ridicule avec une cravate à pois sur ta chemise rayée).
Autant de mots qui sont des caresses ou des projectiles, autant de signes de reconnaissance, positifs ou négatifs, pour celui ou celle qui les reçoit. Le cinéma nous le confirme : Il s’agit d’être « reconnu », d’une façon ou d’une autre, plutôt qu’ignoré !
« Etre reconnu », ne concerne pas seulement les célébrités passant dans la rue ! C’est aussi et surtout, en tant qu’être humain anonyme, en même temps bénéficier de la confiance de quelqu’un ou d’un organisme et lui accorder la sienne, en termes de valeurs. Il est d’ailleurs curieux et même émouvant de constater que les postulants accordent aujourd’hui majoritairement leur confiance à des Obédiences, sans vraiment les connaître (candidatures spontanées) alors qu’il n’y a pas si longtemps un « parrainage » par un maçon ou une maçonne constituait le processus normal. Lesdites Obédiences (un mot, remarquons-le, qui contient le verbe « obéir ») s’imposent d’entrée en « maîtres du jeu » qui, en quelque sorte accordent à un demandeur la faveur de l’accueillir en leur sein.
Sans conclure qu’il « il n’est pas d’instance de pouvoir qui ne trouve immédiatement ses soumis », il convient toutefois pour le postulant d’être prudent et de s’enquérir dans quelle organisation il s’engage. Trop de candidats s’aperçoivent après-coup qu’ils n’ont pas frappé à la bonne porte… et plus de 30% quittent la franc-maçonnerie dès la première année de leur entrée. L’obligation de servitudes, le ressenti de bizutage, le sentiment d’infantilisation, la progression « à la tête du client » autant de faits, avérés ou non, autant de motifs mal vécus, incitant parfois à prendre la fuite ! Il vaut mieux d’ailleurs descendre du train dès la prochaine gare quand une sage prémonition annonce une traversée interminable dans un morne « transsibérien » ! Les paysages du symbolisme en marche ne conviennent pas à tous les regards.
L’avant-dernier article du Code Maçonnique (19ème siècle) qui précise entre autres recommandations : « Ne blâme point et loue encore moins » (quand on aimerait lire aujourd’hui « Blâme si besoin et loue à raison ») a pu faire penser qu’on ne doit pas flatter en maçonnerie. C’est à dire qu’on n’admire pas, qu’on ne complimente pas, qu’on ne remercie pas en maçonnerie. Ce qui est un contre-sens, une ingratitude, et du coup pour certaines âmes sensibles, une nouvelle frustration. Cette coutume n’est évidente pas du goût du frère ou de la sœur qui a « sué sang et eau » sur la rédaction d’une planche. Et n’étant pas un ou une « littéraire » y a mis tout son cœur. Au vrai, un élan bien plus beau qu’un vocabulaire ampoulé et pas forcément sincère !
Il y a fort à parier que cette consigne du non-remerciement vient d’un temps pas si vieux – les religions ont ici leur part de responsabilité – où l’on s’interdisait de montrer ses émotions, (j’ai entendu des maçons confirmés me conseiller fortement cette conduite dans les années 80) de manifester quelque plaisir, de montrer quelque signe de bonheur !
Raison de plus – revenons ensemble quelques secondes en enfance – pour rire aux éclats en cachette à l’école ou au catéchisme. L’interdiction vaut permission ! Qui pourrait croire que Jésus ne plaisantait pas avec Marie-Madeleine et ses apôtres ?! Rappelons-nous avec Rabelais cette fois que : « Mieux vaut écrire des choses drôles que tristes parce que le rire est le propre de l’Homme ! Reste à savoir par quelle bizarrerie de la langue française, qui adore les contradictions, on remercie aussi quelqu’un …pour le congédier ! Lui dire « Merci » serait alors mauvais signe, en le gratifiant pour le service rendu antérieurement mais en lui annonçant dans la même phrase son renvoi prochain ! La perfidie de la simultanéité !
L’utopie maçonnique
Utopia a longtemps été le nom de l’étoile la plus éloignée de la terre. Aujourd’hui, le télescope le plus perfectionné vient de détecter un astre encore plus lointain dénommé Icare. Mais le nom de la première étoile a été conservé pour désigner par « Utopie » un idéal, une vue de l’esprit irréalisable, parce que ne tenant pas compte de la réalité. Un doux délire en somme.
Or, n’oublions pas qu’il a été longtemps utopique de penser que des hommes iraient un jour sur la lune. « Ce que tu peux rêver, tu peux le réaliser ! » a dit un autre jour le président John Fitzgerald Kennedy. Et le 21 juillet 1969, Neil Armstrong et Buzz Aldrin (un franc-maçon) deux des trois astronautes de la mission Apollo 11, entraient dans l’Histoire en devenant les premiers hommes à se poser et marcher sur la Lune !
Si nous raisonnons cette fois en francs-maçons réalistes, c’est à dire en soldats pacifiques et les mains ouvertes, demandons-nous d’abord si notre fraternité est vraiment effective et totale en loge ? Si ensuite elle peut être universelle ? Si nous pouvons éradiquer toutes les maladies et la faim dans le monde ? Si nous sommes à même de stopper les conflits qui le meurtrissent ? Et si au final, il est de notre pouvoir de répandre l’Amour parmi les Hommes ? La réponse est évidemment NON !
Nous ne sommes pas omniscients et ne pouvons aimer la terre entière ! Et pourtant, nous nous engageons, tenues après tenues, à notre mesure, avec notre bonne volonté en bandoulière et le souci de l’autre en ligne de mire ! Parce que malgré tout, l’espoir d’un monde plus adulte, plus responsable, plus chaleureux, nous anime. Parce qu’en nous, une petite voix nous dit que l’utopie est l’antichambre du réel. Et parce que nous nous efforçons aussi d’écouter à l’extérieur du Temple ces autres voix de personnalités encourageantes et persuasives.
Tel Lanza del Vasto :
« Tiens-toi droit et souris ! Je vous le dis, celui qui sait faire cela en tout temps, par la tempête comme par beau temps : garder envers et contre tous droiture et bienveillance, celui-là, c’est un saint, un enfant pour l’éternité. »
Carl Gustav Jung
Et aussi Carl Gustav Jung :
« Tu veux un monde meilleur, plus fraternel ? Eh bien, commence à le faire : fais-le en toi et autour de toi, fais-le avec ceux qui le veulent. Fais-le en petit et il grandira. »
Alors, en marcheurs optimistes et solidaires que nous sommes, nous avançons, à notre rythme ! En prenant soin de ne laisser personne sur le bord du chemin. Les cathédrales sont construites, il ne s’agit plus d’élever des murs mais de jeter des ponts devant nous, pour rejoindre nos frères et nos sœurs des autres rives. Nous le savons, l’ange et le démon sont en chacun de nous. Nous nous ennuierions si nous étions parfaits ! Si nous n’avions pas à combattre cette agressivité, à neutraliser cette violence, à chasser cette bestialité encore en nous ! Pour devenir plus Homme et faire œuvre d’Homme sur une planète qui est en manque précisément, d’humanitude. C’est de conquêtes sociales et non de territoires dont nous avons besoin. C’est de partage et non d’appropriation que nous manquons. C’est la liberté, l’égalité et la fraternité, ces valeurs à nous si chères comme à tout citoyen qui sont toujours à répandre, et non la domination, la soumission et la peur qui, elles, sont à combattre et dissoudre !
Dans toute utopie, il y a une grande part d’impossible et une petite part de possible. Penser à la concorde universelle, à la fédération des peuples, à un gouvernement mondial, c’est sans doute relever de la mégalomanie et être saisi d’hubris (la démesure) des grecs anciens. Aider les mal-voyants à traverser la rue, faire les courses de personnes âgées et seules, initier ce frère ou cette sœur à l’informatique, inviter ce voisin de palier un peu bourru à prendre l’apéritif chez soi, s’attendrir devant un violoniste qui fait la manche dans le métro et lui donner une pièce, sont les gestes individuels, bien plus modestes mais à notre portée. C’est transformer quelque peu, petit à petit, cette fameuse utopie en actes concrets du quotidien.
Améliorer à sa façon la condition humaine, n’est-ce pas finalement devenir meilleur soi-même ?! La franc-maçonnerie est une tradition qui, espérons-le, a de l’avenir. Nous ne cessons de vénérer avec raison et respect dans nos planches les frères et les sœurs célèbres qui en ont ouvert les chantiers et sont maintenant passés à l’Orient Eternel. Ce n’est pas leur faire injure que de fréquenter un peu moins les cimetières où ils reposent pour continuer un peu plus chaque jour la route qu’ils ont tracée. Et penser ainsi davantage à l’Art royal de demain. Il convient maintenant de monter sur nos propres épaules, à la fois pour grandir et découvrir l’horizon. Parce que l’Homme, ne l’oublions pas, est aussi un projet.
Bienvenue dans cette vidéo consacrée à l’histoire fascinante des lettres patentes et des loges sauvages dans la franc-maçonnerie. Découvrez comment ces documents importants ont permis aux loges de se légitimer et de se développer, malgré les pressions et les interdictions. Nous explorerons également le phénomène des loges sauvages, qui ont émergé en réponse aux réglementations strictes de l’organisation.
À travers des anecdotes et des exemples concrets, cette vidéo vous transportera dans l’univers mystérieux de la franc-maçonnerie et vous fera découvrir comment les lettres patentes et les loges sauvages ont contribué à forger l’histoire de cette organisation séculaire.
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Jacques Oréfice*, coprésident des Imaginales Maçonniques & Ésotériques (IM&E) d’Épinal (Vosges) nous présente l’édition 2023, dixième du nom. Autour d’un thème qui parle aux maçons : « Rituel, rituels ».
« Au commencement était le Rite »
Fidèles à leur tradition devenue décennale, les Imaginales Maçonniques et Ésotériques ont choisi de proposer un thème de réflexion interrogeant des praxis communes à tous les humains. Cette année 2023, l’invariant anthropologique qu’est le Rituel et les pratiques qui en découlent, les rituels, vient s’ajouter aux thèmes précédents qui figurent dans ce dossier.
Car, « Au commencement était le Rite ».
Ce titre est emprunté au livre trop méconnu d’Arthur Maurice Hocart qui lui avait donné comme sous-titre « De l’origine des sociétés humaines ».
Il y démontrait que :
– les institutions qui fondent toutes les sociétés humaines sont d’origine cultuelle et magico-religieuses,
– les rituels, dans leurs structures comme dans leurs fonctions, sont identiques et permettent la conservation et la prospérité des communautés dont ils constituent la culture,
– les rituels ont tous la même origine, un Rituel premier qui s’avère être l’intronisation royale dont procèdent tous les rituels depuis le néolithique,
– les premiers rois furent des rois morts ; en effet, étaient rois les victimes sacrificielles .
Le sacrifice est ce qui rend sacré, le roi mort lors de la cérémonie d’intronisation renaissait en un Dieu, ce qui en fait un être double avec toutes les conséquences.
Ce rite de mort et de renaissance a servi de modèles aux rites de passage comme aux rites sacerdotaux d’ordination. Et par extension à la modélisation de tous les rituels existants et donc à leur mondialisation.
Réglés et respectés par tous, les rituels ont pour objectifs d’assigner à chacun sa place et son rôle dans le groupe humain auquel il appartient.
Car personne ne pratique un rituel pour son seul usage personnel sauf dans une pathologie compulsive de type obsessionnel.
Le rituel est communautariste par essence. En tant qu’infrastructure du tissu social, il constitue une « fabrique » du lien. Il participe d’une religion au sens premier de « ce qui relie ».
C’est la ritualisation de la socialisation qui génère la sociabilité, c’est à dire les espaces de neutralité qui donnent la possibilité des échanges et des réciprocités. Donc de l’indispensable dialogue.
Temple de la rue de Provence.
Les rituels élaborent un langage commun qui est connu par tous les participants. Il est aussi le moyen de la reconnaissance des participants. Cette reconnaissance permet l’inclusion de proche en proche, y compris des inconnus et des méconnus qui connaissent ces rituels. Ou le rituel comme modalité du dialogue et comme remède à la Babélisation du Monde.
L’objectif des rituels est d’exclure la violence du groupe, ou à tout le moins de la réguler et de permettre la survie et donc la reproduction du plus grand nombre possible de ses membres.
Et en dernière analyse de permettre la survie du groupe qui les pratique. Nous ne vivons et ne survivons que grâce au rituel.
Cette dixième édition se tiendra, en marge des Imaginales et de la Fête de l’Image du 25 au 28 mai 2023 au Temple Maçonnique, 7 rue de Provence à Epinal.
Entre ritualité et ritualisme, qu’ils soient religieux ou laïques, les rituels seront explorés sous toutes leurs faces dans le cycle des 14 conférences proposées.
Les intervenants, entre auteurs à succès internationaux, auteurs vosgiens, authentiques spécialistes présenteront des sujets soigneusement sélectionnés pour permettre à chaque auditeur d’élargir sa compréhension du monde.
Les uns sont des fidèles depuis dix ans comme Éric Giacometti, Jacques Ravenne, Laurence Vanin, Claude Vautrin, Frédéric Vincent.
D’autres sont venus les rejoindre au cours de ces dix dernières années : Kadder Abderahim, Jack Chollet, Lauric Guillaud, Anne-Claire Scebalt.
Georges Bertin (OE).
Seul Georges Bertin, double Prix Cadet Roussel, ne viendra plus, car trop tôt décédé. Il fut l’infatigable inspirateur des colloques du CERII (Centre d’Etudes et de Recherches Internationales sur l’Imaginaire).
Enfin, cette année sont venus s’associer à la centaine d’intervenants qui nous ont accompagnés pendant cette décennie : Éric Badonnel, Toussaint Djeguedé, Yonnel Ghernaouti, Raphaël Liogier, Annie Tremsal.
Éric Badonnel, Prix Cadet Roussel 2023.
Leur présence, nouvelle ou renouvelée, témoigne de leur intérêt constant pour une manifestation unique qui rend visible ce qui est habituellement invisible, c’est le sens du mot « Ésotérisme ».
Les Imaginales Maçonniques et Ésotériques mettent la raison au service de l’imagination et l’imagination au service de la raison, ce qui est la seule modalité de mettre la joie dans les esprits et dans les cœurs.
Qu’ils soient remerciés ici de leur présence agissante.
Reste à souhaiter à tous de merveilleuses Imaginales Maçonniques et Esotériques qui ne restent séparées des Imaginales d’Epinal que par la rue de Provence.
Reste aussi à espérer que cette dixième édition des Imaginales échappe aux manifestations antimaçonniques qui ont émaillé l’édition 2022.
Rappelons simplement que la Maçonnerie a été interdite, dans l’histoire, sous tous les régimes totalitaires et que pour ne faire aucune référence à des pays actuels, elle a été interdite en France sous le régime de l’Etat Français de Vichy, dans l’Allemagne nazie, dans tous les pays de l’orbite soviétique, etc.
La trace en reste au fronton du Temple : l’équerre et le compas qui y figuraient ont été martelés en 1941. Ils n’ont jamais été remplacés, leur absence témoigne de l’antimaçonnisme.
L’antimaçonnisme est trop souvent le prélude à la suppression de la liberté d’expression. Ce à quoi tendaient les manifestations 2022. Elles n’ont pas honoré qui s’y est livré.
Il me reste à remercier, en dernier, ceux qui sont en fait les premiers, à savoir les membres de l’Association organisatrice que je copréside. Depuis un an, depuis dix ans, ils travaillent avec zèle constance et dévouement pour la réussite de ces trois jours qui ne se dément pas depuis dix ans. »
Le prix Cadet Roussel
L’association des lmaginales Maçonniques & Ésotériques remet chaque année depuis 2014 un Prix Cadet Roussel dont l’image d’Epinal intègre son logo. Cadet Roussel observe le monde à travers son face-à-main indiquant par-là la distance et la présence qu’il convient d’observer en tous temps et en tous lieux. À proximité de l’équerre et du compas qui permettent toutes les Géométries, Cadet Roussel s’aventure sur un damier fait de pavés noirs et blancs marquant la coïncidence des opposés.
Bandeau Facebook des Imaginales.
Cette année, Éric Badonnel sera couronné pour son livre Franc-Maçon !
L’auteur est né à Épinal. Spécialiste des politiques de santé et de protection sociale, il travaille dans le service public pour des établissements sanitaires et médico-sociaux qui accueillent des personnes en situation de handicap. Son livre est préfacé par Christophe Habas (OE), docteur en médecine et docteur en sciences cognitives, Grand Maître du Grand Orient de France de 2016 à 2017.
Un salon labellisé Institut Maçonnique de France (IMF)
Temple de la rue de Provence.
Infos pratiques : IM&E du 26 au 28 mai 2023
Temple Maçonnique, 7 ave de Provence – 88000 ÉPINAL
Jacques Oréfice.
*Jacques Oréfice est membre du Grand Orient de France depuis 1971 et ancien Secrétaire de la Conférence Maçonnique Européenne et ancien Grand Maître adjoint aux Relations Internationales (GODF). Il a été Grand Commandeur du Grand Collège des Rites Écossais – Grand Orient de France, et, de 2016 à 2020, directeur des publications de l’Association Maçonnique des Hauts Grades – Les Essais Écossais et Rencontres Sources.
Venez en discuter avec Georges Troispoints Moselle !
Les francs-maçons égorgent des poulets lors de leurs réunions secrètes. Ils brûlent des enfants, des chats noirs, sautent au travers de buchers diaboliques lors des nuits du solstice. Certains boivent le sang de jeunes vierges. Les francs-maçons dirigent le monde. Ils contrôlent les banques, le parlement, les affaires.
Les francs-maçons sont initiés aux mystères de la nature, ils connaissent les secrets alchimiques de la transformation du plomb en or, ils savent qui est qui, et peuvent se reconnaître sans se parler. Ils portent sur eux des signes spéciaux.
Les francs-maçons utilisent des outils symboliques, travaillent dans l’ombre. Ils sont les descendants des templiers, gardent jalousement leur trésor. Ils ont conçus des cathédrales, des pyramides et même des soucoupes volantes.
Il y a autant d’idées reçues au sujet de la Franc-maçonnerie que d’individus. Les médias en relaient régulièrement. Mais qu’en-est-il réellement ?
C’est tout l’intérêt des cafés maçonniques. Faire se rencontrer des francs-maçons et le public profane pour échanger sur la réalité. L’association Georges Troispoints, composée de Francs-maçons initiés au Droit Humain, s’est fixé un but : présenter la Franc-Maçonnerie en général et le Droit Humain de France en particulier, de manière simple et sans détours. A cela de multiples raisons : peu ou pas informés, beaucoup s’interrogent à propos de ce que font les francs-maçons au cours de leurs réunions, alors que les francs-maçons, eux-mêmes, se demandent comment le faire savoir pour dissiper les préjugés tenaces.
Le 2 juin prochain, de 18h30 à 20h00, Georges Troispoints Moselle vous donne rendez vous au café les 2 Marronniers situé au 30 rue de Queuleu à Metz.
Nous aborderons toutes ces représentations, et d’autres! Alors venez nombreux ! L’entrée est libre et gratuite, il n’est pas nécessaire de s’inscrire pour participer.
« Il semble donc indispensable de faire connaître « au dehors », dans le monde « profane », qui sont vraiment les francs-maçons et surtout qui ils ne sont pas.» Blog de Georges TroisPoints
Le musée du Compagnonnage, site culturel du département de Saône-et-Loire, met à l’honneur un enfant du pays, le Mâconnais Pierre Sommereux (1962-2017).
Fils d’un dessinateur industriel, Pierre Sommereux a fait ses armes à l’école des Beaux-Arts de Lyon. Navigant entre post-punk et new wave, cet artiste contemporain influencé par les courants artistiques des années 80 réinvente le noir qui se révèle à la lumière. Il semble chercher désespérément la couleur, exprime ses émotions avec force « en représentant des formes croisées, des assemblages imposants, des constructions qui flottent dans l’espace ». Il travaille sur de grands formats, de vieilles planches, des portes récupérées ou du métal rouillé qui constituent la première couche d’une narration bien plus complexe qu’il n’y paraît. Une première couche sur laquelle se superposent différentes approches de matière qu’il travaille à coups de collages, de papiers froissés, de cendres, de charbon, de goudron, mais aussi cet isolement noir et brillant qu’il trouve dans les tranchées de canalisation et qu’il broie. « Les volumes qu’il peint entrent en stade nymphal, signe d’une métamorphose ».
Un questionnement sans cesse remis sur le plan de travail. Curieux, avide d’expériences nouvelles, Pierre Sommereux s’installe à Paris, non loin du cimetière du Père-Lachaise, en 1986, puis à Saint-Ouen et Asnières avant de revenir au pays, à Charnay-lès-Mâcon, dans la maison que lui laisse sa grand-mère. L’atelier qu’il installe dans le garage, sous la maison, permet de continuer les grands formats. Il renoue le contact avec « les gens d’ici « qui lui permet une suite d’expositions dans la région : Chardonnay, Saint-Jean-des-Vignes, Mâcon entre 1996 et 1998, et là s’amorce un changement dans la peinture de Pierre Sommereux. En 1998, il s’installe à Tourrettes-sur-Loup, un village de l’arrière-pays niçois, avec sa compagne Véronique et leurs trois enfants. C’est là qu’il entamera sa dernière série, Les lunes, avant de s’éteindre en décembre 2017, à la suite d’une chute accidentelle dans son dernier domicile, à Saint-Jeannet.
Il laisse derrière lui une œuvre profonde qui mélange mystère, introspection et émotions brutes sur fondS de formes épurées.
« Pierre Sommereux les fait se croiser en des volumes apparemment lourds, mais flottant dans l’espace […] Il perce le réel pour emmener le regardeur vers l’infini », explique le catalogue de l’exposition.
Infos pratiques : Tous les jours de 14 heures à 18 heures, jusqu’au 31 mai au Musée départemental du compagnonnage, 98 rue Pierre-François Guillon Romanèche-Thorins. Tel : 03.85.35.22.02.
Le musée départemental du compagnonnage est situé sur la commune de Romanèche-Thorins en Saône-et-Loire. Il est accessible depuis l’autoroute A6 sortie Mâcon sud (à 20 km) ou par l’autoroute A6 sortie Belleville-sur-Saône (à 12 km).
Gabriel Adolphe Magnien, né le 5 janvier 1836 à Chalon-sur-Saône et mort le 8 septembre 1914 à Plottes, est un homme politique français, député de Saône-et-Loire.
Avocat, puis avoué à Autun, il est maire de la ville de 1876 à 1879 et conseiller général à partir de 1878. Il est député de Saône-et-Loire de 1885 à 1898, siégeant à la gauche radicale. Il s’occupe d’organisation judiciaire, et préside la commission spéciale sur la loi de réorganisation du Conseil d’État. Sénateur de 1898 à 1914, il siège à la Gauche démocratique, et s’investit dans la commission des pétitions, qu’il préside à partir de 1900.
Il est membre des loges maçonniques « Les Arts réunis » et « Cosmos n°288 » de la Grande Loge de France dont il est le grand-maître de 1895 à 1898.
Député depuis 1885, il est né à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) le 5 janvier 1836. Il se fit inscrire au barreau d’Antun, puis il servit comme volontaire pendant la guerre de 1870 dans l’armée de Garibaldi, qui le nomma ensuite Président de la cour martiale. Ensuite, il acheta une étude d’avoué à Autun, dont il devint maire de 1876 à 1879. Puis il devint Conseiller général d’Autun en 1878, Président de la Société de Secours Mutuel. Il fut porté aux élections du 14 octobre 1885 sur la liste radicale de Saône-et-Loire. Il fut élu au second tour, le 9e et dernier, par 79293 voix sur 140 510 votants et 174 124 inscrits.
Il fit partie de la gauche radicale et de l’extrême gauche, vota avec ce groupe, fut membre de plusieurs commissions, et s’occupa surtout des questions d’organisation judiciaire. II se prononça pour l’expulsion des princes, et, dans la dernière session, pour le rétablissement du scrutin d’arrondissement (11 février 1889), contre l’ajournement indéfini de la revision de la Constitution, pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes. Il fut contre le projet de loi Lisbonne restreignant la liberté de la presse, pour les poursuites contre le général Boulanger.
Gabriel Magnien épousa Mademoiselle Gudin du Pavillon, fille de l’ancien député de la Nièvre