Démission de masse aux USA, défiance croissante vis à vis des entreprises et du management, crise du recrutement, métiers en tension, absence de projet et de vision sur les finalités du travail, rejet du modèle productiviste et consumériste… Le travail est de plus en plus questionné.
Quel sens accorder à une activité qui mobilise une part importante de notre vie ?
Il semblerait que l’on s’éloigne de plus en plus de l’assertion de Kant selon laquelle “on travaille pour l’estime de soi”.
Alain SUPIOT, juriste et professeur émérite au Collège de France tentera de répondre à nombre de questionnements sur le sens du travail aujourd’hui.
En effet, la crise sanitaire de 2020, caractérisée par de longues périodes de confinement, a conduit nombre de nos concitoyens à reconsidérer leur rapport au travail. Si les techniques de travail à distance et les mesures sanitaires ont permis de maintenir l’activité économique pour la satisfaction des besoins élémentaires, le nombre important des démissions remet à l’ordre du jour le sens du travail.
Au cours de cette conférence, seront abordées différentes thématiques comme : l’évolution du travail et sa signification au cours de l’histoire, la transformation du travail liée aux progrès de la science et des techniques, la globalisation de l’économie et la dérégulation du travail, les risques liés aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, la corrélation entre modes de management, évolution technologique et perte de sens, les nouveaux maux liés au travail, la remise en cause des modes de production et de consommation au regard de l’impératif environnemental et climatique, l’adaptation du monde du travail aux nouveaux enjeux (raréfaction des ressources, réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, pollutions diverses, risques sanitaires, …).
Organisée par la Loge Guépin de la Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN, cette conférence publique se déroulera
le lundi 19 juin 2023 à 20h à la Manufacture des Tabacs de Nantes (ligne 1 du tram, arrêt station Stalingrad). L’entrée est libre.
En clôture de cet évènement, Georges VOILEAU, ancien Grand Maître National, apportera un éclairage sur le travail maçonnique au sein des ateliers du DROIT HUMAIN.
Planche du site officiel de la GLIF – Notre Très Cher Frère Jean G. nous offre une réflexion sur l’ouverture pour l’homme de la pensée johannique. Il écrit :
Cet objet d’étude est tellement vaste, que nous ne prétendons, ni le couvrir dans son entier, ni en être les dépositaires uniques. Nous ne pouvons ici qu’en fournir des éléments contextuels qui dessinent plus un cadre que son fond. Nous sommes nés dans une culture, héritière des trois monothéismes, de la philosophie grecque, de la loi latine. Comme le dit Jean Luc Perillié, (professeur de philosophie à Montpellier), nous sommes les porteurs de trois « evangelion ».
Pour lui « l’heure serait maintenant venue non pas d’attendre ou de produire un nouvel evangelion (ceux-ci ne surgissent pas à la demande et les manifestations déjà apparues devraient suffire amplement), mais de réorganiser notre patrimoine et d’établir une synthèse »
Le Greco (1609, Musée du Prado)
Le Johannisme est soutenu par la « bonne nouvelle » délivrée par le prologue ésotérique de Jean. Écrit en grec, il est lié à la philosophie antique. Se référant aux mythes agraires, il utilise le matériel symbolique des premiers cultes et traditions. Juif par l’origine des hommes dont il décrit la vie et le message, il se place dans le droit fil testamentaire, dans son héritage et sa compatibilité. Hellénistique, historiquement, il baigne dans la gnose, l’hermétisme, l’essénisme, les influences égyptiennes. Romain, par la réalité de l’époque qui l’a vu naître, il s’inscrit décisivement dans le monde de la manifestation même s’il se réfère à la plus haute spiritualité.
Les champs lexicaux les plus représentés dans l’évangile de Jean sont dans l’ordre décroissant de leur occurrence :La tradition au sens le plus spirituel, le cosmos/nature, la connaissance, l’ontologie, le témoignage, la vérité, l’amour, la vie….
British Library
Le prologue n’est pas le temps zéro de ce qui conviendrait d’appeler Johannisme, même si cela ne manque pas d’être paradoxal. Il est plutôt une charnière, un jalon, certes fondamental, en tant que synthèse, objectivation, « révélation », au sens apocalyptique de Jean de Patmos. Il illustre une pensée qui existait bien avant lui. L’ésotérisme du prologue est constitué par les innombrables voiles qu’il nous propose d’écarter avec discernement, respect et prudence. Nous ne pouvons affirmer détenir la clef du sens qu’il porte. Le Rite[1] offre ses degrés pour l’approcher. Les yeux ne peuvent se dessiller que progressivement, même si dès la porte franchie du temple tout nous est offert. Mais si la contemplation peut se suffire à elle-même, notamment dans une démarche individuelle, la conscientisation dans une visée de transmission traditionnelle et collective est nécessaire. Les degrés sont indispensables, autant pour protéger le sens que les adeptes. La protection vise l’initié plus que le profane, qui lui de toute façon, quand bien même il accède aux rituels (matériellement à la portée de tout un chacun de nos jours) ne peut en décrypter les arcanes. L’initié a besoin de temps pour s’orienter dans la pensée labyrinthique du sens. Il est en pèlerinage et doit se séparer du subsidiaire pour accepter d’envisager l’essentiel. Il doit remettre en cause des convictions plus ou moins fermes, et cela suppose parfois d’assumer des crises personnelles qui seraient destructrices pour lui et les autres si elles lui étaient transparentes d’emblée. Il ne s’agit pas qu’il se renie ou adopte des idées toutes faites qui ne seraient que des préjugés nouveaux inculqués par d’autres. Il s’agit qu’il se dévoile lui-même à lui-même. Le processus est lent et caché, mais à l’œuvre, constitue l’Art Royal.
Le Johannisme est une « élévation » de l’humain au milieu du cosmos, dans la « conviction de l’Espérance »[2], que ce monde ne se suffit pas à lui-même, qu’il est l’objet d’une volonté et d’un désir qui le dépassent et le transcendent.
JG, 05/2023.
[1] En particulier les « rites johanniques », tel que le REAA dans son ensemble et le Rite Français, dans les loges qui citent le Prologue de Jean à l’ouverture de la loge. [2] Affirmation en apparence contradictoire.
Comment lire l’invisible des jardins de Versailles ? L’auteur, via un jeune visiteur nous apprend à analyser la symbolique de la statuaire de ces jardins. Les parterres, bosquets, statues et fontaines, pièces d’eau et terrasses sont une base de données artistiques, historiques politiques mais aussi ésotériques. L’ouvrage en est à sa troisième édition avec une reliure et des illustrations de toute beauté qui en constituent un magnifique livre à retenir comme une pièce de collection
L’Auteur
Jean Erceau, docteur ès sciences et physicien de formation a beaucoup voyagé et exploré de multiples domaines. Il a dirigé de nombreux chercheurs en Intelligence artificielle ainsi qu’en sociologie et en psychologie. Expert en transmission des connaissances entre les robots et les hommes. Il s’est finalement spécialisé en prospective et en intelligence scientifique. Confronté aux sciences occultes et aux voies initiatiques, son approche reste celle de la rationalité la plus vigilante.
Le sociologue Michel Maffesoli est un habitué des plateaux de télévision et des radios. Il est généralement invité afin de s’exprimer sur les concepts de sociologie qui ont fait de lui un personnage public. Lorsqu’il lui reste un peu de temps libre, il gratifie nos lecteurs de 450.fm de quelques articles sur les thématiques qui lui sont chères.
Son nouveau livre, à paraître le 17 août prochain aux Éditions Trédaniel, risque de faire couler beaucoup d’encre. Il s’attaque à une institution maçonnique et le titre est suffisamment évocateur pour comprendre qu’il s’agit d’un brûlot :
Le Grand Orient : « Les Lumières sont éteintes »
Le 17 avril dernier, il a accordé une interview à Éric Verhaeghe le fondateur du Courrier desStratèges, ancien élève de l’ENA et ancien administrateur de la sécurité sociale.
Nous vous livrons un extrait de ce reportage concernant ce nouveau livre à paraître.
Née à Londres, au début du XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie fera rapidement des émules dans les principaux pays d’Europe.
Il ne s’agissait pas d’une société secrète, comme il en existait déjà plusieurs à l’époque, mais d’un réseau de sociabilité regroupant des aristocrates, des artistes, des scientifiques, des artisans partageant le même but. Ils voulaient œuvrer à la construction d’un temple idéal, c’est-à-dire d’une société rationnelle, rassemblant des individus libres, égaux et éclairés. Soucieux de se tenir à distance des passions et des intérêts du monde dans lequel ils vivaient, les francs-maçons imposaient à leurs membres un devoir de réserve, en cultivant d’emblée des rituels perçus comme ésotériques pour les non initiés.
La franc-maçonnerie fut condamnée par le pape Clément XII. Ce qui déclencha une vague de persécutions dans les pays européens les plus soumis à l’autorité de Rome. En France, malgré quelques condamnations à des peines légères, les francs-maçons continuèrent à se réunir, sous la protection de personnalités de la haute noblesse, comme le duc d’Antin. Voilà pourquoi, au XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie française fut principalement composée de catholiques. La Révolution française marqua une première étape dans l’histoire du divorce entre maçons et chrétiens. C’est à ce moment-là que les Jésuites publièrent les premiers écrits affirmant que les francs-maçons avaient activement préparé la révolution de 1789, ce qui accrédita l’idée d’un complot maçonnique.
Au XIXe siècle, un nombre croissant de francs-maçons s’engagèrent dans les mouvements révolutionnaires. En 1848, tous les membres du gouvernement provisoire, mis en place après le renversement de Louis-Philippe, étaient francs-maçons à l’exception de Lamartine et de Ledru-Rollin. En 1871, beaucoup d’entre eux s’impliquèrent aussi dans la Commune de Paris. (…)
André Douzet explique comment a pris fin l’Ordre du Temple en France, et quelles sont les différentes hypothèses de survie du légendaire trésor des Templiers.
https://youtu.be/leb6I7JnvKY
La franc-maçonnerie templière au xviiie siècle
Les premières loges maçonniques apparaissent tout à la fin du xvie siècle en Écosse puis en Angleterre (voir les Statuts Schaw), et se répandent en Europe dans la première moitié du xviiie siècle. Elles se réclament d’une origine ancienne, remontant aux origines supposées des « loges opératives » (c’est-à-dire de véritables artisans maçons), ainsi qu’aux origines de l’art de bâtir lui-même et donc, dans un environnement profondément marqué par le christianisme, au mythe biblique de la construction du Temple de Salomon.
Vers 1725, apparaît à Londres le troisième grade de la franc-maçonnerie. Sa légende fait de l’artisan bronzier Hiram, mentionné dans la Bible, l’architecte de ce chantier. En 1736, dans son fameux discours, le chevalier de Ramsay (1686-1743) rattache la franc-maçonnerie aux croisés, et plus spécifiquement aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, mais pas aux templiers1.
Dans les années 1740 apparaissent en France de très nombreux nouveaux grades maçonniques, nommés hauts grades maçonniques. L’un des plus anciens d’entre eux, dénommé « Chevalier d’Orient et de l’Épée », développe sa légende symbolique propre sur le thème de la reconstruction du Temple de Jérusalem au retour de la captivité de Babylone. Il fait des chefs hébreux de cette époque des chevaliers-maçons, qui arborent dans l’iconographie symbolique du grade la truelle du maçon dans une main et l’épée du chevalier dans l’autre en référence au passage de la Bible Ne 4:13-23. Ce grade connut un grand succès en France puisqu’il y eut dans les années 1750 plusieurs loges de « Chevaliers d’Orient » dans la seule ville de Paris et qu’il devint le grade terminal de plusieurs systèmes maçonniques dans les années 1760. La légende de ce grade n’évoque cependant pas les chevaliers de l’ordre du Temple, mais seulement des chevaliers-maçons qui reconstruisent le Temple de Jérusalem.
Dans cette première moitié du xviiie siècle, apparaissent par ailleurs en Allemagne des cercles alchimistes, sous le nom générique de Rose-Croix d’Or, et reliés entre eux par une doctrine assez floue, plus ou moins inspirée des mystérieux manifestes Rose-Croix du siècle précédent (1614 et 1615)4. Sans être à proprement parler maçonniques, ces conventicules sont en relation avec les loges.
C’est probablement dans ces milieux qu’apparaît l’idée de l’origine templière de la franc-maçonnerie, reliant la chevalerie de Ramsay à la légende du Temple d’Hiram. C’est là aussi qu’apparaît la légende d’un conseil suprême de Supérieurs Inconnus des Rose-Croix, ne comprenant que 9 membres, idée qui sera reprise dans la légende templière. Elle s’est propagée dans les milieux maçonniques allemands et protestants, alors que le pape Clément XII8 s’était élevé contre la franc-maçonnerie dans la bulle In eminenti apostolatus specula (1738).
En 1750, le premier grade initiatique templier attesté apparaît dans des loges de Poitiers et Quimper, sous le nom de Sublime Chevalier Élu9. Il s’inscrit dans la famille des grades de vengeance, dit aussi d’Élu (Élu des IX et Élu des XV, voir l’article REAA), qui révèlent au frère initié qu’Hiram a été vengé par les autres maîtres du chantier du Temple de Salomon. Dans la légende des cahiers de Quimper et de Poitiers, Molay est associé à Hiram, sa mort étant aussi injuste que celle de l’architecte de Salomon. Les templiers ayant survécu au massacre se seraient réfugiés dans les montagnes d’Écosse, et se seraient cachés sous les insignes de la franc-maçonnerie ; c’est la première version connue d’une association entre Templiers et francs-maçons.
Un manuscrit des environs de 1760 trouvé à Strasbourg, intitulé Deuxième Section, de la Maçonnerie parmi les Chrétiens, relie templiers, Rose-Croix et francs-maçons dans une tradition immémoriale d’une société secrète, hermétiste et occultiste. Ce texte complète la retraite templière en Écosse où Beaujeu, neveu de Jacques de Molay, aurait restitué l’Ordre du Temple. Les Grands Maîtres secrets, Supérieurs Inconnus, se seraient succédé depuis ce temps-là. Un autre manuscrit, hongrois, les associe en 1761 aux Argonautes de l’antiquité.
Mais c’est surtout la Stricte Observance Templière du baron von Hund (1722-1776) qui, à partir de 1750, va populariser l’idée au sein de la franc-maçonnerie, ainsi que dans les hauts grades maçonniques. Une nouvelle légende prend forme, en partie basée sur la Deuxième Section, en partie remodelée :
« Après la catastrophe, le Grand Maître provincial d’Auvergne, Pierre d’Aumont, s’enfuit avec deux commandeurs et cinq chevaliers. Pour n’être pas reconnuS, ils se déguisèrent en ouvriers maçons et se réfugièrent dans une île écossaise où ils trouvèrent le grand commandeur Georges de Harris et plusieurs autres frères, avec lesquels ils résolurent de continuer l’Ordre. Le jour de la Saint-Jean 1313, ils tinrent un chapitre dans lequel Aumont, premier du nom, fut nommé Grand Maître. Pour se soustraire aux persécutions, ils empruntèrent des symboles pris dans l’art de la maçonnerie et se dénommèrent Francs-Maçons. […] En 1631, le Grand Maître du Temple transporta son siège à Aberdeen et par la suite l’Ordre se répandit, sous le voile de la franc-maçonnerie, en Italie, en Allemagne, en Espagne et ailleurs»
Cette légende permet de relier les Templiers avec les origines écossaises de la franc-maçonnerie. La branche française, le Rite Ecossais Rectifié, est fondée en 1778 à Lyon par Jean-Baptiste Willermoz, qui reprend la légende dans le discours inaugural des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte :
« Trois de nos ancêtres, possédant le grand secret, trouvèrent le moyen d’échapper aux recherches générales et particulières que l’on fit contre eux. Ils errèrent dans les bois et les montagnes, de royaume en royaume ; enfin ils se retirèrent dans des cavernes proches de Herdown en Écosse où ils vécurent, servis et secourus par les chev.•. de Saint-André du Chardon, les anciens amis et alliés des Templiers. Ces trois templiers firent une nouvelle alliance avec les chev.•. de Saint-André…»
Le caractère historique de la filiation templière fut cependant rejeté lors du convent maçonnique de Wilhelmsbad en 1782, pour devenir « symbolique » et « spirituel » au sein du Rite écossais rectifié :
« Après plusieurs recherches curieuses sur l’histoire de l’ordre des Templiers, dont on dérive celui des maçons, qui ont été produites, examinées et comparées dans nos conférences, nous nous sommes convaincus qu’elles ne présentaient que des traditions et des probabilités sans titre authentique, qui puisse mériter toute notre confiance, et que nous n’étions pas autorisés suffisamment à nous dire les vrais et légitimes successeurs des T[empliers], que d’ailleurs la prudence voulait que nous quittions un nom qui ferait soupçonner le projet de vouloir restaurer un ordre proscrit par le concours de deux puissances, et que nous abandonnions une forme qui ne cadrerait plus aux mœurs et aux besoins du siècle. »
Dès lors, les groupes « néo-templiers » se développeront en marge de la franc-maçonnerie.
Au cours des derniers mois, j’ai été à Osimo in Marche, où j’ai découvert des personnes et des cercles qui, fascinés par l’ésotérisme, visitent même des lieux sacrés qui nous sont précieux, tels que des églises, des cathédrales et des sanctuaires mariaux, dans un esprit ésotérique ou gnostique et réinterprètent. Diverses études montrent que la ville d’Osimo possède un humus ésotérique profond qui se voit clairement dans les sous-sols du centre historique… Voici quelques-uns des résultats de mes recherches.
Le 9 octobre 2014, Roberto Mosca est décédé d’une leucémie à l’âge de 55 ans à l’hôpital de Pesaro .Né à Osimo en 1958, l’entrepreneur, archéologue et écrivain a conçu et fondé la section Osimo de l’ Archéoclub . Passionné par l’Hypogée d’Osimo, il fonde le groupe Osimo Sotterranea (Osimo Underground ) et œuvre pour la promotion culturelle de la ville et de ses souterrains, qu’il connaît dans le détail.
Regardons quelques-uns des livres de Mosca, l’ingénieur plasturgiste passionné d’histoire et d’archéologie, et de ses collègues chercheurs.
1. Grottes, chevaliers, loges
En 2006, la maison d’édition Osimo Edizioni publie le livre de Roberto Mosca et Angelo Renna (architecte, alors vice-président de l’association culturelle Osimo Sotterranea) : « Le Grotte , i Cavalieri, le Logge » ( » Les Grottes , les Chevaliers, les Loges » ). Un thriller policier captivant. Au dos de la couverture se trouve un résumé de cette étude sur la ville d’Osimo : « Sculptures et représentations allégoriques dans un vaste labyrinthe souterrain utilisé par des personnalités influentes de la vie sociale et politique, mais qui ont été obligées de se rencontrer en secret, loin des regards et des oreilles indiscrets, dans une ville des États pontificaux qui était autrefois la ville la plus importante de Piceno et un centre de cultes orientaux, puis était un repaire des Templiers ».
À la page 5, les auteurs remercient également le professeur Fabrizio Bartoli. Nous retrouverons ce nom.
Dans l’introduction, les auteurs montrent peu de connaissance et d’appréciation de la foi catholique et de la théologie catholique : Ils voient une « contradiction » dans le fait que « les évangiles conventionnels, qui ont été écrits au moins un siècle après la mort de Jésus, ne contiennent pas la moindre référence bibliographique… » (p. 7). En fait, les Evangiles sont antérieurs et ne nécessitent pas de bibliographie puisqu’ils en sont la source première.
Osimo est l’un des anciens sites templiers d’Italie (voir p. 15). Dans la section « Osimo et les Templiers », on lit que dans les souterrains de la vieille ville, « dans un incroyable labyrinthe de tunnels et de grottes », se trouvent des symboles et des sculptures qui rappellent l’ancienne religiosité païenne et aussi ésotérique. Puis la petite église de San Filippo in Contrada Casenuove (Osimo) est mentionnée (cf. pp. 22-25), sur laquelle je reviendrai dans le dernier paragraphe de cet article.
Dans le chapitre « La quintessence de l’ésotérisme », Osimo est qualifiée de « ville culte pour les amateurs d’ésotérisme » (p. 63), car il existe une sorte de « chemin mystérieux » dans les passages souterrains (Via Campana, Via Pompeiana. ..). Sous le Palazzo Simonetti, il y a aussi des symboles des Templiers. La famille Simonetti, qui tout au long de l’histoire a produit « des cardinaux, des érudits, des carbonari et une enrichetta, épouse de Cesare Gallo, membre de la Loge maçonnique Gioseffina de Milan, de rite écossais » ( p . 65) . Les auteurs écrivent, et je pense qu’ils ont raison : « La raison la plus probable de l’existence de ces allégories et symboles semble être des réunions de cercles secrets » (p. 68).
Dans le chapitre « Le tellurisme et la Vierge noire », les auteurs établissent un lien entre le culte de Marie et le culte païen de la Grande Mère, la déesse Cybèle. Les hypogées, qui symbolisent le ventre de la mère, sont des lieux d’énergies « magiques » (cf. p. 91s). Cybèle était « la divinité tellurique par excellence, la Grande Mère de la Fertilité » (p. 92). A propos de la Fête du Covo en l’honneur de la Madone de Campocavallo (hameau d’Osimo), il est dit : « Dans cette fête on peut voir les restes de pratiques et de cultes très anciens. L’offrande de grain à la Madone évoque l’offrande de grain faite par les anciens en l’honneur de la déesse Cybèle » ( p. 93).
Mosca-Renna affirme que les armoiries de la première page du codex des statuts médiévaux d’Osimo représentent précisément la déesse Cybèle (cf. p. 93), qui était vénérée dans l’Osimo préchrétien (cf. pp. 93- 95). Les auteurs suggèrent un certain lien entre la Vierge noire de Lorette, la Grande Mère ou Isis, et la gnostique Marie-Madeleine, qui aurait transmis les vrais mystères de Jésus (cf. pp. 104-107). La « déesse universelle » porte de nombreux noms : « Cybèle , Diane, Isis » … Les Madones noires sont associées aux hypogées, qui sont des lieux d’énergies telluriques qui ont « des effets thérapeutiques et thaumaturgiques ».» aurait dû (cf. p. 107).
Pour éviter tout doute, je voudrais souligner qu’en réalité la Fête del Covo de Campocavallo a commencé en 1939, a lieu en août, a ses origines dans la dévotion chrétienne et mariale des paysans croyants et n’a absolument rien à voir avec l’ancienne Cybèle. Le culte de la Madone n’est en aucun cas une continuation des cultes matriarcaux des temps païens.
Dans le chapitre « Sociétés secrètes et les nouveaux templiers », nous lisons qu’au XVIIe siècle la secte quiétiste du prêtre Don Giacomo Lambardi et au XIXe siècle les adhérents de la franc-maçonnerie et de la carboneria étaient actifs à Osimo (cf. pp. 112-117 ). L’hypogée du Palazzo Campana contient des représentations qui remontent aux idées alchimiques et rosicruciennes et probablement à des rites d’initiation incompatibles avec l’orthodoxie religieuse. Les auteurs rappellent que le secret était alors indispensable pour ne pas être victime de la stricte Inquisition (cf. p. 122f).
Mosca-Renna écrit que les « templiers locaux modernes » avaient leur siège « dans le centre historique » d’Osimo et utilisaient l’ancienne église templière de S. Filippo de Plano (cf. p. 124).
En février 2006, Roberto Mosca a interviewé deux Néo-Templiers : Fabrizio Bartoli d’Osimo, Chevalier du SMTHO, et Gabriele Petromilli d’Ancône, responsable de la région des Marches du SMTHO (Supremus Militaris Templi Hierosolymitani Ordo, Ordre Suprême des Chevaliers du Temple de Jérusalem) ( cf. p. 125).
2. Ceinture triple paroi
En 2008, la maison d’édition Terra Nuova à Florence a publié le livre de Roberto Mosca et Alfonso Rubino: » La Triplelice Cinta « ( » La ceinture à triple paroi. La géométrie de la beauté dans les œuvres des maîtres de tous les temps ») . Les auteurs remercient également Fabrizio Bartoli (cf. p. 4). Mosca se dit agnostique (voir p. 5). L’agnostique est intrinsèquement quelqu’un qui affirme l’impossibilité de connaître l’existence d’un Dieu personnel. Avec l’ingénieur Rubino, qui est connu comme le » savant de la géométrie sacrée‘ est présenté, mais Mosca croit à l’existence d’« énergies telluriques », énergies cosmiques associées aux lieux… De même, la « géobiologie » et la « divination » sont évoquées (cf. p. 5f).
Ce livre parle aussi d’Osimo, reprenant les thèmes familiers (hypogées, symboles ésotériques, rites et groupes d’initiation) mais avec une « nouveauté », puisque le sanctuaire marial de Campocavallo, conçu par l’architecte Costantino Costantini en 1892, évoquerait aussi des idées de la « Géométrie Sacrée » (cycles solaires, etc.), un savoir que les Templiers connaissaient aussi et auraient conservé (cf. p. 7f). Tant pis!
Mosca fait référence à Fabrizio Bartoli, « un Templier de l’association OSMTH ( Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani, Ordre Suprême Chevaleresque du Temple de Jérusalem ; avait il entre-temps changé d’affiliation ?) d’Osimo » (p. 43), qui dans son vie profane » physicien , professeur d’informatique, érudit de philosophie orientale et écologiste de toujours » (p. 43).
Représentation de la soi-disant « triple ceinture » dans les parties souterraines de la vieille ville d’Osimo
Rubino précise que dans les espaces sacrés construits selon la « Géométrie Sacrée », il est possible » d’entrer en contact avec l’intelligence cosmique » (pp. 66, 76).
Un symbole important de la « géométrie sacrée » est la « triple ceinture », semblable à un labyrinthe, dont le centre est fondamental : c’est le « centre sacré » ou « omphalos » ( cf. p. 70).
Rubino voit la ville d’Osimo comme un « symbole » du dualisme « ombre-lumière », ajoutant : « La partie souterraine est la Terre Mère, Isis. La partie surnaturelle est le Père Soleil, révélé dans le modèle par l’obélisque-Osiris (principe masculin) » (p. 79).
Rubino voit Osimo comme une cité ésotérique : les » Osimans du passé » ont combiné la lumière et l’obscurité, l’intelligence masculine et féminine, pratique et cosmique, de sorte qu’Osimo est « un lieu sacré » (p. 92).
Le « Secret des Templiers » était le « Secret de la Triple Ceinture » : trois carrés s’emboîtant l’un dans l’autre, qui avaient un centre commun, l’omphalos, et correspondraient à l’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci (cf. pp. 80- 83). Rubino revendique la « triple ceinture » dans l’Osimo souterrain et dans la Sainte Maison de Loreto, le célèbre sanctuaire marial à quelques kilomètres (cf. pp. 83-87).
Selon Rubino, » l’Eucharistie naît de l’idée que l’humanité est le corps du Christ » (p. 88) et le modèle géométrique-sacré de la triple ceinture/Homme de Vitruve » intègre le masculin et le féminin dans le masculin et le féminin » ( p.89 ); une telle intégration favorise « l’évolution de l’homme » (cf. p. 89).
Le 27 avril 2007, Mosca et Rubino ont visité le Sanctuaire de Campocavallo, dont ils ont publié plusieurs photos. Ils ont même reçu par courriel les plans du sanctuaire de la firme d’ingénierie chargée de la restauration (voir pp. 101-103). Selon Rubino, ce sanctuaire reflète la géométrie sacrée de l’homme de Vitruve, et dans certains détails architecturaux, Mosca pense voir des références à « l’arbre séphirotique » de la « kabbale juive » (voir p. 106).
Je me demande : est-ce une réalité scientifique ou n’est-ce pas plutôt une fantaisie gnostique et ésotérique ?
Selon les auteurs, la « Géométrie Sacrée » trouve son origine dans l’Égypte ancienne et s’est transmise en secret par « des cercles d’origine maçonnique et mystérieuse » (cf. p. 119).
Ivano (un ami de Mosca), « pionnier de la bioarchitecture », « sourcier «à succès chercheur en géobiologie » (voir p. 146) se rend au sanctuaire de Campocavallo et s’arrête au centre de l’étoile à six branches portant l’inscription » Fidelium Impensis » représenté sur le sol sous le dôme. Là, Ivano se sent « comme dans un condenseur de deux grandes forces opposées, l’une d’en haut, l’autre d’en bas » (p. 146).
Selon Mosca, l’architecte du Sanctuaire de Campocavallo, Costantino Costantini, a voulu dépasser le dualisme Église-Franc-Maçonnerie en proposant une architecture templière inspirée de la « Géométrie Sacrée » pour une « croissance spirituelle de l’humanité » (cf. p. 203) . Mosca amène le lecteur à supposer que Costantini était un franc-maçon du Rite Écossais Ancien et Accepté (voir p. 229).
Ainsi, selon les auteurs, la « triple ceinture » est liée au « tellurisme » : « Cela signifie que là où la triple ceinture est présente, vous « sentez » une énergie plus forte. Des temples, des autels, des chapelles, des églises, des monastères, des basiliques ont souvent été érigés en ces lieux ou, selon la tradition populaire, ce sont des lieux particulièrement importants pour leur pouvoir thaumaturgique » (p. 223 ).
3. Vers la lumière dans l’ombre
En mai 2014, Mosca a publié son livre, écrit avec Alberto Mazzocchi, » Alla luce nell’ombra » ( » À la lumière dans l’ombre. Templiers dans le centre de l’Italie de 1167 à nos jours ») dans sa propre maison d’édition Spring Color à Castelfidardo, basé à Castelfidardo . Le livre reproduit les informations et les théories des deux livres mentionnés ci-dessus. Alberto Mazzocchi, un dentiste de Bergame, fait la navette entre Bergame et Osimo et est le propriétaire de l’ancienne église templière et préceptorium de San Filippo de Plano à Osimo. Le livre contient la « présentation » de Fabrizio Bartoli, qui, à partir de l’Hypogée d’Osimo, propose » une vision holistique » qui inclut le « enseignements hérétiques distincts de la culture chrétienne catholique canonique » (cf. p. 3f).
Dans le troisième chapitre, « La Maison de Nazareth à Lorette et la Philosophie Gnostique », Mosca-Mazzocchi relie le culte marial de Lorette et de Campocavallo au culte des anciennes déesses et « Grandes Mères » du paganisme, dont la déesse Cybèle, qui était également à Osimo et ses environs étaient vénérés (cf. pp. 52-59).
Selon Mosca-Mazzocchi, le crucifix de la cathédrale d’Osimo est aussi « gnostique » (p. 60), puisqu’il représente l’union des principes masculin et féminin » (p. 64) : à savoir, il a des « traits féminins ». », « un corps de femme », « des bras et des jambes fuselés et une poitrine bien développée » (cf. p. 66). Dans ce contexte, Mosca-Mazzocchi écrit : « Osimo était probablement le siège de philosophies hérétiques et de doctrines hétérodoxes, comme en témoignent les centaines de sculptures et de bas-reliefs qui peuplent les tunnels de la partie souterraine de la ville, […]. En ces lieux auraient pu se développer des enseignements gnostiques, qui furent d’abord répandus même au sein de l’Église, puis considérés comme hérétiques et même persécutés, comme dans le cas des Cathares […] » (p. 67) .
» C’est peut-être de cet environnement et de ces idées que l’idée du Crucifix d’Osimo est née, puisque pour les Gnostiques l’Un divin contenait à la fois le principe masculin et le principe féminin » (p. 68) .
Dans le quatrième chapitre, « Architecture gothique et géométrie sacrée », les auteurs font référence à la géobiologie, au « feng shui », à « un « sentiment » qui liait les bâtisseurs médiévaux à ceux des anciens édifices païens » (p. 70). Même les édifices gothiques, par la « sensibilité aux champs électromagnétiques, aux courants telluriques » etc., « refléteraient des protocoles codifiés avec un mélange de sagesse, d’art et de magie » ( p. 70), avec la « tâche d’unir les diverses énergies, pour équilibrer ceux qui venaient d’en bas avec les énergies « hautes », cosmiques et spirituelles(p. 70). Les maîtres bâtisseurs et les templiers gravent les symboles de la « géométrie sacrée », de la philosophie gnostique et de la magie dans les édifices cultuels, les églises et les cathédrales (cf. p. 71).
Le cinquième chapitre traite des ordres néo-templiers. Il est également fait mention de l’OSMTH, qui a une commanderie à Osimo dont Fabrizio Bartoli est membre (cf. p. 93, 95).
Le septième chapitre est consacré au Sanctuaire de Campocavallo (pp. 125-135) et reprend ce qui est contenu dans le livre précédent de Mosca-Rubino. Mosca-Mazzocchi dépeint à nouveau l’architecte du sanctuaire presque comme un franc-maçon ou comme un templier ésotérique : « Costantino Costantini, de quel côté était-il ? Avec la hiérarchie ecclésiastique ou avec la franc-maçonnerie ? Il n’a probablement pas pris parti, mais il a essayé d’utiliser un langage universel utilisé par les anciens maîtres de l’art et de l’architecture qui, comme lui, voulaient sortir de la logique des dualismes pour parvenir à une croissance spirituelle de l’humanité » p.134f).
Costantini » comme les Templiers sont allés au-delà du jeu des factions au fil des ans, tentant d’employer un langage universel utilisé sous diverses formes pour une croissance spirituelle de l’humanité par divers maîtres de l’histoire » (p. 138) .
Une annexe est consacrée à la petite église de San Filippo de Plano dans le hameau de Casenuove à Osimo. Les Mosca-Mazzocchi estiment que cette église est située dans l’un des » hauts lieux « , » doués d’énergies spéciales » , « d’énergies subtiles » capables de générer du bien-être chez ceux qui y séjournent (cf. p. 139f). Les Mosca-Mazzocchi mélangent la piété chrétienne avec des croyances de nature magique et païenne : « énergies positives » , « résonance profonde entre ciel et terre et entre âme et corps », « génie loci ».» (cf. p. 144). Enfin, ils mentionnent l’Evangile Gnostique de Philippe, qui enseigne que l’humanité était à l’origine » androgyne «
4. A propos de Saint Philippe de’ Plano : Energies, Templiers, Tarot, Kabbale
En mai 2020, l’ Associazione Culturale S. Filippo ( Association culturelle de Saint-Philippe, Casenuove, Osimo) a publié la brochure de 49 pages « Le energie di un Luogo Alto » (« Les énergies d’un haut lieu. Hypothèses et études : Église de San Filippo de’ Plano ‘), écrit par Alberto Mazzocchi (voir chapitre précédent) et Agnese Mengarelli, ‘ journaliste environnemental ‘, ‘ ésotériste passionné ‘, ‘ sourcier et géobiologiste ‘, ‘ expert en domothérapie , feng shui ‘, auteur du blog ‘ La Sibilla del Conero» (voir au dos de la brochure).
Mazzocchi-Mengarelli écrivent que l’Église Templière est un lieu « de grande énergie » , « d’ énergies », avec une « atmosphère magique » (cf. p. 1) ; c’est un lieu de » courants d’énergie très forts, capables d’affecter la santé humaine » ( p . 4). C’est le lieu des « énergies électromagnétiques et des énergies subtiles » ou « telluriques » perceptibles par les « radiesthésistes » (voir p. 15).
Les deux auteurs parlent d’ « énergies cosmiques et telluriques » , de « divination », de « radioesthésie » (cf. pp. 20-21 ), de « réseau de Hartmann », de « rayonnement » (cf. pp. 26-27 ) .
L’église de San Filippo de’Plano, appartenant à l’ancien précepte templier
Selon Mazzocchi-Mengarelli, tous les édifices sacrés, du menhir à la cathédrale, sont « toujours érigés dans des lieux marqués par de fortes énergies cosmiques-telluriques. Les constructeurs de temples de tous âges ont affiné leurs techniques pour manipuler, diriger et canaliser les énergies à des points spécifiques. Ce rayonnement produit des effets importants chez les croyants, améliorant leurs perceptions et leurs prières et leur procurant un état général de calme et de bien-être profond que les non-croyants éprouvent également » (p. 32) .
En réalité, la prière chrétienne ne dépend pas d’énergies telluriques cosmiques supposées mystérieuses, mais de la grâce de Dieu et de la foi catholique des croyants.
Selon Mazzocchi-Mengarelli, il existe des lignes d’énergie, les « Ley Lines » : « comme de grands courants d’énergie sur lesquels les formes-pensées et les idées voyagent autour de notre planète, créant un réseau de communication entre les mondes, les étoiles et les galaxies partout où la complexité de la vie est présent » (p .33).
Les théoriciens des lignes telluriques incluent l’occultiste anglais Dion Fortune et l’écrivain chaman Carlos Castaneda (voir p. 34).
Mazzocchi-Mengarelli émet l’hypothèse qu’une ligne tellurique relie la Sainte Maison de Loreto, le Sanctuaire de Campocavallo et l’Église de San Filippo de’ Plano (cf. pp. 36-40).
Concernant l’étoile à six branches placée sur le sol du sanctuaire de Campocavallo, juste sous le dôme, Mazzocchi-Mengarelli écrit qu’en restant quelques minutes au centre de l’étoile, « on peut percevoir une forte énergie qui, selon notre expérience certains jours, il est purifiant et soulageant, d’autres jours, il est édifiant et centré spirituellement » (p. 40).
Selon les auteurs, des expériences énergétiques plus intenses pourraient être perçues dans l’église de San Filippo de’ Plano : » de nombreux points énergétiques « , » une énergie élevée « , » un chemin énergétique que l’on peut suivre en priant, en méditant ou simplement en s’écoutant « , « 12 tours dans le sens inverse des aiguilles d’une montre », » poser les mains sur l’autel pour retrouver l’équilibre » (cf. p. 43)… Entrer dans l’église des Templiers » améliore énormément leur niveau d’énergie » (p. 43 ) .
Pourquoi douze rounds pour activer le « chemin de l’énergie spirituelle » ? Les deux auteurs expliquent le nombre douze et citent comme autorités, entre autres, Oswald Wirth et René Guénon (cf. p. 46), tous deux ésotéristes et francs-maçons… Et puis ils se réfèrent à l’Arcane 12 du Tarot (Le Pendu : « Initiation passive ou mystique »), le Grand Travail Alchimique, les 7 chakras et les 5 sens (cf. p. 47), le lien entre les 22 arcanes du Tarot et les 22 lettres de l’alphabet hébreu et donc « la Kabbale » ( cf. p . 48).
Pour finir, le texte de Mazzocchi-Mengarelli regorge également de convictions ésotériques. La recherche ésotérique d’expériences ou de courants d’énergie dans les églises et les sanctuaires recèle le danger que des visites apparemment culturelles ou dévotionnelles deviennent des actes ou des rituels ésotériques, superstitieux ou même magiques. Les adhérents ou sympathisants de l’ésotérisme (chrétiens ou non-chrétiens, théistes ou agnostiques) comprennent notre foi et notre dévotion chrétiennes comme une couverture extérieure ou exotérique pour ce qui est plus important, intérieur ou ésotérique pour eux et ce que nous appelons « GNOSE ».
Dans la première partie J’ai examiné trois livres et une brochure publiés entre 2006 et 2020, à partir desquels on peut déduire la présence à Osimo et ses environs de personnes et de milieux fascinés par l’ésotérisme et le symbolisme et/ou la structure attribuent des significations ésotériques et gnostiques au sacré. lieux, églises et sanctuaires locaux. Ainsi, ceux qui visitent de tels lieux avec un esprit ésotérique et gnostique peuvent ne pas viser principalement la curiosité culturelle ou la prière dans l’esprit de la foi catholique, mais plutôt l’expérience de prétendues énergies cosmiques et telluriques. Dans ce cas, nous aurions affaire à une sorte de magie
Je tiens à préciser que lorsque je parle des Templiers et de l’ésotérisme, je ne sous-entends pas que les anciens Templiers étaient des ésotéristes et des gnostiques, je veux simplement montrer que certains Néo-Templiers modernes sont en accord culturel ou en affiliation avec le milieu maçonnique, tels sont.
5. « Le tarot de pierre du Palazzo Campana à Osimo » (1997)
Dans la bibliographie du livre de Roberto Mosca et Angelo Renna, « Le Grotte, i Cavalieri, le Logge » (« Les Grottes, les Chevaliers, les Loges », Osimo Edizioni, 2006), à la page 189, il y a aussi le livre de Franco Copparo et Fabio Filippetti, » I Tarocchi di pietra del Palazzo Campana di Osimo. Guida ai misteri delle grotte » (« Le tarot de pierre du Palazzo Campana à Osimo. Un guide des mystères des grottes », publié en 1997 par l’ Istituto Campana per l’Istruzione Permanente – Osimo .
Au verso, vous pouvez lire que Franco Copparo, né à Osimo en 1952, est directeur administratif du service de santé publique d’Ancône, chercheur en ésotérisme et alchimie et professeur du cours «Sous le signe du mystère» au lycée populaire d’Ancône dans le année académique 1995/96. Fabio Filippetti, né à Ancône en 1958, est médecin et scientifique spécialisé en parapsychologie et ésotérisme.
Copparo-Filippetti voient les grottes, « les entrailles de la terre », dans une tonalité « ésotérique », comme un lieu de « regressus ad uterum », de mort et de renaissance initiatiques (cf. p. 8), comme une « porte d’entrée vers le monde des enfers », et la descente en bas est suivie de la montée en haut (cf. p. 9)
« Dans la tradition, l’inframonde est un réservoir d’énergie matérielle salutaire, d’énergie tellurique, associée aux puissances chtoniennes, les divinités de la terre, de la mort et de la germination » (p. 9).
Les Grottes d’Osimo sont un « chemin initiatique » (p. 21) qui s’inscrit dans la « longue chaîne initiatique » (p. 22) et « transmet l’enseignement secret qui ne devait pas être révélé aux profanes sous peine de la mort » (p. 22) .
Ce qui suit est une explication des sculptures ou « pierres de tarot » à la lumière de la mythologie et de l’alchimie ésotérique. Je ne signalerai que la sculpture de « l’illuminé », c’est-à-dire celui qui a reçu la lumière, l’illumination spirituelle. Il est le guide des initiés (le mystique de l’antiquité) qui a atteint la sagesse holistique et dont la sagesse repose sur l’arbre desséché, et il est aussi l’incarnation de la science mystique et mystérieuse des fils d’Hermès » (p. 81 ). Hermès ou Mercure est « un messager des dieux des enfers » (cf. p. 85).
À la fin du livre se trouve la postface de Renucio Boscolo (p. 96-101), lui aussi passionné d’ésotérisme. Boscolo interprète la » descente aux enfers »» (p. 96) que le « VITRIOL » (p. 96) des alchimistes, c’est-à-dire la « visite » « à l’intérieur de la terre » pour découvrir le « ReBis, la pierre cachée » (cf. p. 97). Par conséquent, « avant de monter au ciel, il faut descendre aux enfers, passer par le Ianua Inferi, puis en sortir libéré et libéré des peurs de l’inconscient et de l’obscurité. Seuls ceux qui ont traversé cette porte de panique et de ténèbres infernales peuvent renaître […] » (p. 99). Bref, c’est une pensée gnostique, très éloignée de notre foi catholique.
6. Fabrizio Bartoli : physicien, ésotériste, OSMTH Templier, franc-maçon du Grand Est de l’Italie
Dans la première partie, j’ai jeté un coup d’œil à une figure très importante qui, en quelque sorte, unit les trois premiers textes que j’ai étudiés, en ce sens que leurs auteurs respectifs (Roberto Mosca et Angelo Renna, R. Mosca et Alfonso Rubino, R. Mosca et Alberto Mazzocchi) le mentionnent et le remercient. Il a écrit l’introduction du dernier livre de Roberto Mosca (1958-2014), co-écrit avec Alberto Mazzocchi, Alla luce nell’ombra ( À la lumière dans l’ombre», SpringColor, Castelfidardo 2014). Fabrizio Bartoli est physicien diplômé, ancien enseignant dans des lycées techniques, de 1998 à 2005, il a été directeur du Musée des sciences naturelles de la province d’Ancône «L. Paolucci”, chercheur ésotérique et auteur de plusieurs livres. Il est Grand Officier de l’ Ordre des Templiers OSMTH
À l’été 2020, Bartoli, alors adjoint au maire d’Offagna dans la province d’Ancône, a participé à un documentaire de la BBC Reel à Londres montrant les grottes des Templiers à Osimo. Dans la vidéo de cinq minutes et demie , Bartoli pointe du doigt la figure dans les grottes représentant « Hermès Trismégiste », ajoutant : « Ainsi, Hermès Trismégiste faisait partie de la culture dite gnostique, que les Templiers appréciaient naturellement » ( Min. 3:36 -3:49).
Regardons quelques livres du professeur Fabrizio Bartoli.
En 2012, l’ Accademia degli Alethofili von Osimo a publié un livre de son président, Fabrizio Bartoli, intitulé » Le sculture misteriose delle grotte del Palazzo Campana di Osimo simboli della cultura illuminista ed esoterica » ( » Les sculptures mystérieuses dans les grottes du Palazzo Campana à Osimo , symboles des Lumières et de la culture ésotérique »). Le livre comprend une introduction par un conseiller de quartier qui espère que « cet héritage souterrain que nous avons dans notre Osimo pourra bientôt être visité par tous » (p. 3).
Bartoli illustre des sites, des symboles et des concepts ésotériques, ainsi que des phénomènes historiques et culturels, qui sont pour l’essentiel déjà évoqués dans les textes que j’ai examinés dans les sections précédentes : Grottes, Alchimie, Hermétique, Hermès Trismégiste, Templiers et Néo-Templiers, Rose-Croix , Carboneria du XIXe siècle, Franc-maçonnerie du XVIIIe siècle à nos jours.
Je ne citerai que quelques innovations ou réalisations Gnostiques et Hermétiques :
a) Le voyage initiatique (alchimico-hermétique) dans les viscères ( l’intérieur) de la terre (VITRIOL) et dans notre être intérieur est nécessaire pour découvrir en nous l’étincelle divine qui nous rend divins (cf. p. 71f) .
b) L’« initiation » mystérieuse et maçonnique est la « MORT INITIALE » (p. 75), le profane « doit laisser mourir son ego » (p. 75).
c) Concernant les « Traditions Initiatiques » et les « Confréries du Mystère et de l’Initiation » : « Trahir un ‘frère’ ou révéler les mystères, rites et cérémonies liés à la doctrine ‘réservée’ a toujours été considéré comme une grande trahison punie avec l’expulsion et plus tôt aussi avec la mort » (p. 78).
d) « Hermès – Mercure », ou « le dieu Thot », ou « Hermès Trismégiste » avec son bâton de caducée, maître de « sagesse » et de « lumière » (cf. pp. 89-101).
e) Les principes de la « Tradition Hermétique », du « Corpus Hermeticum » (pp. 102-104) et leur but : retrouver son « étincelle divine » ou « essence intérieure » et « renouer avec l’harmonie cosmique ». ( p. 104).
f) Connaître/expérimenter/« conquérir » « l’unité de toutes choses » (« vision holistique », « RÉSEAU UNIVERSEL », « contexte énergétique »); dans chaque molécule réside l’omniscience et l’omniprésence de l’infini (cf. p. 111).
g) Outre l’hermétisme, la « tradition gnostique », le christianisme « gnostique-johannéen », la « voie gnostique » est importante (cf. pp. 121-136). Il n’est pas difficile de comprendre que Bartoli est du côté des gnostiques et de l’hermétisme et non du côté du christianisme catholique, romain et orthodoxe. Jésus est réduit à un maître spirituel, gnostique, qui nous apprend à reconnaître notre divinité intérieure, à nous sentir comme égaux à Lui (cf. pp. 124-129). L’étudiant éclairé d’Hermès et de la Gnose expérimente le « Démiurge », le « Dieu », le « Nous » en lui (cf. p. 103s).
h) Le Tarot ou les Arcanes Majeurs, comme figures d’initiation à l’alchimie, les Soufis et les Templiers (cf. pp. 140-144).
Dans les « Conclusions », Bartoli explique que l’ordre néo-templier auquel il appartient, l’OSMTH, a organisé des conférences et des conférences sur la signification des symboles ésotériques et templiers dans les grottes d’Osimo (cf. p. 147). Bartoli a accompagné des « personnes importantes » dans les grottes, dont le Grand Maître de la franc-maçonnerie du Grand Orient d’Italie (GOI), Gustavo Raffi, et Sir Ian Sinclair, Grand Prieur des Templiers écossais (néo) (voir p. 147).
En première page, Bartoli remercie « Maître Raphaël » car il a appris de lui « le véritable enseignement traditionnel, qui conduit aussi à l’amour et à la sagesse » (p. 1). Raphaël est une sorte de maître néo-hindou .
6.2. Templiers gnostiques
En 2014, la maison d’édition Tipheret du groupe médiatique Bonanno ( Acireale – Rome) a publié un recueil d’études sur l’Académie des Templiers du Grand Prieuré d’Italie de l’OSMTH (Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani) : » Les Templiers et leur Environnement. Études de l’Académie des Templiers » . Dans le post « Secretum Templi(pp. 159-168) Fabrizio Bartoli présente les Templiers comme porteurs de l’ancienne Gnose. Bartoli explique que les anciens gnostiques vénérés par Basilide, « Abraxas », « un dieu qui intègre des contraires qui se complètent, une divinité qui transcende la dualité du bien et du mal ». Selon certains savants, la signification des deux serpents au lieu de jambes, semblables aux deux serpents du caducée, fait référence à la complémentarité des contraires » (p. 161).
Selon Bartoli, les Templiers ont assimilé la gnose juive, essénienne, néoplatonicienne et soufie (cf. p. 166). Bartoli explique que « le dieu des Gnostiques Abraxas » « terre et ciel, sacré et profane, humain et divin, positif et négatif, masculin et féminin, matière et esprit, l’évolution et l’involution rassemble l’observateur et le phénomène en lui-même » ( p. 167).
Bartoli est gnostique : « L’Esprit infini ‘ de la même substance que le Père ‘ est aussi présent en nous, de sorte que se connaître soi-même, au niveau le plus profond, c’est en même temps connaître Dieu. C’est le secret de la Gnose : l’union entre l’intérieur et l’extérieur, entre le ciel et la terre, entre le microcosme et le macrocosme. Seule la conception d’un Dieu non dualiste et impersonnel pourra « unir ce qui est épars», rassemblant les grandes philosophies et religions de l’histoire (égyptienne, hindoue, pythagoricienne-platonicienne, bouddhiste, juive, chrétienne, musulmane, etc.) ; ils pourront s’unir à cette vision holistique pour s’élever au ciel, fusionnant les uns avec les autres et unissant en une seule philosophie-religion unifiée, une seule et unique conscience universelle, une vision globale de toutes les visions partagées de Dieu. Véritable œcuménisme. C’est le grand espoir dans nos cœurs de Nouveaux Templiers » (p. 168).
En 2018, l’éditeur Nisroch de Macerata (AN) a publié le livre » La Dea Eterna « ( » La Déesse Éternelle « ) de Michele La Rocca avec un essai de Fabrizio Bartoli en annexe. Le livre contient une introduction de Dom Salvatore Frigerio(cf. p. 5f), un moine camaldule de Fonte Avellana. La Rocca est d’avis que l’élite des Templiers comprenait également les adorateurs de la déesse égyptienne Isis (cf. p. 87) et semble préférer Isis à la Sainte Mère des Chrétiens (cf. pp. 86-89). Selon La Rocca, Jésus ne s’est jamais qualifié de Dieu; seule l’Église de Rome le définissait comme tel (cf. p. 115)… Bartoli parle aussi de la déesse Isis, Cybèle, la Grande Mère, qui est également vénérée dans les Marches, à Sirolo, Osimo, etc. (cf. .p .158-238).
En 2021, Verlag Nisroch a publié un autre livre de Michele La Rocca et Fabrizio Bartoli, « L’ Ordine del Tempio oltre il velo. I Templari e la Gnosi » (« L’ Ordre du Temple dévoilé. Les Templiers et la Gnose« ). Les auteurs louent les enseignements gnostiques et les templiers gnostiques. Dans la préface (p. 5-9), Claudio Bonvecchio fait également l’éloge du Gnosticisme et l’attribue aux anciens Templiers (cf. p. 8f). La Rocca et Bartoli pensent que l’élite templière était gnostique (voir p. 18f). Les deux auteurs résument les études sur le gnosticisme menées par Paolo Galiano, Claudio Bonvecchio et Marco Rocchi (cf. pp. 21-28). La Rocca et Bartoli croient que le sceau des Templiers était « Abraxas », le dieu gnostique qui est au-delà du bien et du mal, au-delà de dieu et du diable, Abraxas le « dieu métaphysique » qui unit tous les contraires (cf. p. 113-133) .
6.3. Templiers et francs-maçons (GOI)
En décembre 2019, Nisroch a publié le livre La Loggia Mother Kilwinning No. 0. La Madre Loggia di Scozia » (« La Kilwinning Mother Lodge No. 0. La Mother Lodge of Scotland ») de Fabrizio Bartoli et Michele La Rocca. Le livre contient une préface (p. 3) de Paolo Nicola Corallini Garampi [OSMTH] et une préface de Claudio Bonvecchio, qui a obtenu son titre de Grand Maître Associé du Grand Orient d’Italieci-joint (page 6). À la page 55, Bartoli et La Rocca écrivent : « Lors d’un voyage en Écosse en 2002, nous avons visité la Kilwinning Mother Lodge avec d’autres frères », et ci-dessous se trouve une photo de quatre hommes dans cette loge maçonnique, les noirs et blancs sur la photo sol en damier et posez votre main droite sur votre cœur. Parmi ces quatre figurent Paolo Corallini et Fabrizio Bartoli.
En mars 2019, Nisroch a publié le livre Templari e Liberi Muratori Antichi Confratelli (« Templiers et francs-maçons – Vieux Frères ») de Paolo Nicola Corallini Garampi et Fabrizio Bartoli, qui se présentent ouvertement comme des dignitaires de l’Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani (OSMTH) et attribuent aux anciens templiers des croyances gnostiques, un « christianisme gnostique » (p. 95) et le culte de « Baphomet » (p. 96). Apparemment, Bartoli et Corallini ne montrent aucune aversion pour le gnosticisme.
Les auteurs insinuent que « l’alphabet énochien » de John Dee [c’est-à-dire la magie « angélique »] a alimenté le rosicrucianisme et la franc-maçonnerie du rite écossais ancien et accepté (AASR) (voir pp. 149f). Les derniers degrés du REAA, du 30e au 33e degré, sont à caractère templier (cf. p. 168).
En août 2015, le Collège de Circonscription des Maîtres du Grand Est de l’Italie Marche a tenu une session sur les Templiers. Bartoli et Corallini ont participé et dans leur livre, ils rapportent les discours de l’ancien président du Collège de circonscription des maîtres du GOI Marche, Fabrizio Illuminati, du grand orateur du GOI Claudio Bonvecchio et du grand maître du GOI Stefano Bisi (cf. pp. 172-198 ).
Au dos du livre, on lit que Corallini est Grand Prieur de l’OSMTH, Chevalier de l’Ordre Souverain de Malte – celui reconnu par le Saint-Siège – et aussi de l’Ordre des Saints Maurice et Saint Lazare.
Bartoli est membre de l’OSMTH depuis 2002, dont il est Grand Officier et Grand Maître émérite du Grand Prieuré d’Italie.
À Osimo, l’OSMTH a une mention qui s’appelle San Filippo de’ Plano, du nom de l’église templière que j’ai mentionnée dans la première partie.
Le 28 mai 2022, cette Venue a tenu son Chapitre à Filottrano (Ancône). Sur la photo prise pendant le chapitre il y a des symboles maçonniques évidents (est-ce l’intérieur d’une loge ?) : Sur le mur derrière le Commandant OSMTH d’Osimo il y a un triangle avec un œil ouvert à l’intérieur et on peut voir les Inscriptions A.-.G .-.D.-.G.-.A.-.D.-.U. voir. [En l’honneur du grand Architecte de l’Univers] et « Liberté, Egalité… ». Le troisième mot, « Fraternité », est obscurci par le Commandant. Ce sont des écritures typiques des loges du Grand Orient d’Italie.
Dans le numéro 10/2014 de l’Académie des Templiers de l’OSMTH, nous lisons à la page 32 que Paolo Corallini Garampi est également membre de l’Ordre Royal d’Écosse .
Bartoli et La Rocca écrivent qu’auparavant il suffisait d’être Maître Maçon pendant au moins cinq ans pour appartenir à l’Ordre Royal d’Ecosse , alors qu’aujourd’hui il faut être 32ème Degré du Rite Écossais Ancien et Accepté ou Templiers de l’Ordre. York Rite (cf Bartoli – La Rocca : La Loggia Mother Kilwinning n° 0 , op.cit., p.74). Le Rite d’York et le REAA sont pratiqués par les Maîtres Maçons du Grand Est de l’Italie.
Dans Erasmus News (Newsletter du Grand Orient d’Italie), n° 15-17, du 15 et 30 septembre et du 15 octobre 2010, on peut lire que la Loge De Hominis Dignitate n° 1314 de Senigallia (Ancône) en obéissance à le Grand Orient d’Italie , a tenu une conférence le 22 mai 2010 dans la Salle du Conseil de la Municipalité de Corinaldo (Ancône) intitulée « Les principes masculins et féminins : amour et connaissance » . L’article énumère quelques-uns des francs-maçons du Grand Orient qui ont assisté à la conférence :
« Parmi les frères de la salle du conseil se trouvaient le conseiller Paolo Nicola Corallini Garampi, le juge de circonscription Fabrizio Bartoli, les vénérables maîtres Mario Massacesi de la Loge Misa ( 1313 ) à Senigallia et Alessandro Martire de la Loge Michelangelo (112) à Florence [… ] » (p. 27, c’est moi qui souligne).
Dans ce contexte, Corallini et Bartoli ne sont pas mentionnés comme Templiers de l’OSMTH, mais comme « frères » du Grand Orient.
J’ai trouvé que Michèle La Rocca (voir ci-dessus et paragraphe 6.2) est aussi un « frère » du Grand Orient. En fait, sur le site Web du GOI, vous pouvez lire qu’à l’occasion de la troisième édition des Segnalazioni Editoriali Victor Hugo 2017 , une initiative de la Loge Victor Hugo 1893 d’Urbino (GOI), le 1er décembre 2017 à Pesaro en présence de le Président du Collège des Maîtres du GOI Marken, Fabrizio Illuminati, « Frère Michele La Rocca » et « Frère Luca Guazzati, entre autres, pour la publication » La Massoneria nella provincia di Ancona » ( » Franc-maçonnerie dans la Province d’Ancône » , Éditeur Pixel, Ancône 2015 .
Eh bien, dans le livre du franc-maçon Luca Guazzati, il y a une préface du Grand Maître du Grand Orient, Stefano Bisi (p. 5f) et aussi un important essai de Fabrizio Bartoli, « OSIMO, il clima culturale alla fine del 1700 e agli inizi del 1800″ (« OSIMO, le climat culturel à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle », pp. 107-136), qui décrit la franc-maçonnerie et la carboneria à Osimo à cette époque.
Je me concentre plutôt sur le chapitre de Luca Guazzati sur la franc-maçonnerie à Ancône (pp. 15-44). Depuis 1870 « la franc-maçonnerie d’Ancône a eu vie, voix et espace (…) dans le journal républicain ‘Lucifero’ » (« Lucifer », p. 22). Dans le Lucifero et d’autres journaux socialistes, « l’esprit révolutionnaire et subversif » était très présent (p. 24). Au début du XXe siècle, le journal Lucifero , porte-parole d’une « culture urbaine démocratique », renforce les rédactions provinciales, dont celle d’Osimo (cf. p. 26). Il y avait « une grande symbiose » entre « le noyau maçonnique et l’équipe éditoriale de Lucifero » (cf. p. 26).
Guazzati pointe l’anti-maçonnerie de Monseigneur Rodolfo Ragnini (1865-1958), qui accusait la franc-maçonnerie d’être une « secte satanique » et de pratiquer le « satanisme » (cf. p. 29f). Mais quelle surprise quand, quelques lignes plus loin, Guazzati lui-même attribue des sympathies lucifériennes aux maîtres maçons :
« Le diable, c’est-à-dire Lucifer ou comme on voudra l’appeler, est pour les maîtres maçonniques versés dans l’ésotérisme non seulement le symbole de la lumière maçonnique, mais aussi de la rébellion contre les dogmes catholiques à la manière de l’Enfer de Dante. Mais Lucifer – et c’est là toute l’importance révolutionnaire du célèbre journal républicain d’Ancône, fondé en 1870 par un comité de rédaction plein de francs-maçons – est aussi une interprétation du principe magique nécessaire pour connaître et atteindre Dieu, la Lumière (p. 30 , c’est moi qui souligne).
Je dois noter que le passage du franc-maçon Guazzati (2015) cité ci-dessus reproduit clairement certaines phrases d’une de mes études publiées en 2007 dans la Fides Catholican (Partie 1) » (pp. 15-82) puis (entre 2011 et 2012) repris par un certain nombre de sites Web qui ont au moins crédité l’auteur du texte. Je me demande : Guazzati a-t-il pris mon étude de Fides Catholica ou d’un site Internet, ou quelqu’un la lui a-t-il transmise sans citer la source et l’auteur ?
En 2007, j’ai écrit (les mots que j’ai soulignés sont reflétés dans l’extrait de Guazzati ci-dessus):
« Pour les Maîtres Maçons versés dans les Sciences Initiatiques Ésotériques (et ayant reçu des diplômes supérieurs, ex : REAA), Lucifer peut (est) non seulement le symbole de la Lumière Maçonnique, de la rébellion contre le dogme catholique, mais aussi de l’être esprit de lumière , […]. ‘Lucifer’ (ou le ‘Diable’) est également interprété par les Maîtres Maçons comme un principe magique nécessaire pour connaître et atteindre Dieu, la Lumière » (p. 45f). Eh bien, peu importe si « frère » Luca Guazzati ne m’a pas délibérément cité, le fait demeure important qu’en adoptant mes passages, il les a approuvés et partagés, confirmant ainsi ce que je sais depuis des années sur la « sympathie » du maître maçon.
* Le Père Paolo Maria Siano appartient à l’Ordre Franciscain de l’Immaculée (FFI); le docteur en histoire de l’Église est considéré comme l’un des meilleurs experts catholiques de la franc-maçonnerie, à laquelle il a consacré plusieurs ouvrages de référence et de nombreux essais. Dans sa dernière publication, il s’attache à prouver que la franc-maçonnerie contenait dès l’origine des éléments ésotériques et gnostiques qui justifient à ce jour son incompatibilité avec la doctrine de foi de l’Église.
Traduction : Giuseppe Nardi Image : Corrispondenza Romana
La franc-maçonnerie est l’une des organisations fraternelles les plus anciennes et les plus respectées au monde, avec une histoire qui remonte au début du XVIIe siècle ou même avant. Au fil des siècles, l’organisation a été entourée de mystère, d’intrigue et de fascination, car ses membres sont connus pour occuper des postes importants dans la société, la politique et les arts.
Bien que l’attrait de la franc-maçonnerie soit indéniable, de nombreuses personnes ne sont pas conscientes du processus et des exigences nécessaires pour rejoindre cette confrérie estimée. Le but de cet article de blog est de fournir un guide complet pour devenir franc-maçon, de la compréhension des principes fondamentaux et de la structure de l’organisation aux étapes à suivre pour rejoindre une loge locale.
À la fin de cet article, vous aurez une compréhension claire du voyage qui vous attend dans le monde de la franc-maçonnerie et des expériences enrichissantes qu’il a à offrir.
Comprendre la franc-maçonnerie
Avant de se lancer dans le voyage pour devenir franc-maçon, il est essentiel d’acquérir une compréhension fondamentale de l’organisation, de ses valeurs fondamentales et de sa structure. Cette connaissance vous aidera non seulement à décider si la franc-maçonnerie est la bonne voie pour vous, mais vous permettra également d’apprécier l’importance de la fraternité que vous souhaitez rejoindre.
Valeurs et principes de la franc-maçonnerie
La franc-maçonnerie repose sur trois valeurs fondamentales, souvent appelées les « trois principes principaux » de l’organisation. Ces valeurs guident les francs-maçons dans leur vie personnelle et leurs interactions avec les autres.
Amour fraternel : Ce principe souligne l’importance de traiter toutes les personnes avec gentillesse, respect et compréhension. Les francs-maçons s’efforcent de développer de solides liens d’amitié et de soutien au sein de la fraternité, transcendant les différences sociales, politiques et religieuses.
Secours : les francs-maçons se consacrent à aider les personnes dans le besoin, tant au sein de leur communauté qu’au-delà. Le principe de secours encourage les membres à pratiquer la charité, à fournir de l’aide et à offrir une assistance aux moins fortunés.
Vérité : La recherche de la vérité est au cœur de la franc-maçonnerie. Les membres recherchent la connaissance, la sagesse et l’auto-amélioration pour s’améliorer et améliorer leurs communautés. L’intégrité, l’honnêteté et le comportement éthique sont des aspects essentiels d’une vie guidée par la vérité.
Structure de la franc-maçonnerie
L’organisation de la franc-maçonnerie est hiérarchique, avec des éléments locaux, régionaux et internationaux.
Loges Locales : Le fondement de la Franc-Maçonnerie est la Loge Locale. Ces loges servent de lieu de rencontre principal pour les membres, où ils participent à des rituels, des cérémonies et des événements sociaux. Chaque loge fonctionne de manière indépendante, mais elles suivent toutes une structure similaire et adhèrent aux mêmes principes de base.
Grandes Loges Régionales : Les Loges Locales sont organisées sous la juridiction d’une Grande Loge, qui régit généralement une région géographique spécifique. Les Grandes Loges supervisent l’administration des Loges relevant de leur juridiction et s’assurent qu’elles adhèrent aux règles et règlements de la franc-maçonnerie.
Organisation mondiale : Bien qu’il n’y ait pas d’organe directeur unique et centralisé pour la franc-maçonnerie dans le monde, diverses organisations et conférences internationales aident à maintenir les liens et la coopération entre les Grandes Loges et leurs membres.
Diplômes en franc-maçonnerie
La franc-maçonnerie est organisée en une série de degrés progressifs, chacun avec ses propres rituels, enseignements et responsabilités.
Apprenti Entré : Le premier degré de la Franc-Maçonnerie, les Apprentis Entrés commencent leur parcours en apprenant les bases de l’organisation, son symbolisme et ses leçons de morale.
Fellowcraft: Le deuxième degré, Fellowcrafts approfondit les enseignements de la franc-maçonnerie, explorant l’importance de la connaissance et des arts libéraux et des sciences.
Master Mason: Le troisième et dernier degré, les Master Masons ont terminé leur formation maçonnique initiale et sont désormais considérés comme des membres à part entière de la fraternité. En tant que maîtres maçons, ils sont éligibles pour participer à tous les aspects de la vie de la loge et peuvent explorer davantage des diplômes supplémentaires et des organes annexes au sein de la franc-maçonnerie.
Conditions requises pour devenir franc-maçon
La franc-maçonnerie est une organisation qui accueille des personnes de tous horizons, mais certaines conditions doivent être remplies pour s’assurer que les membres potentiels conviennent bien à la fraternité. Avant de vous lancer sur la voie pour devenir franc-maçon, il est crucial de comprendre et d’évaluer si vous répondez à ces exigences.
Condition d’âge
L’âge minimum pour rejoindre la franc-maçonnerie varie selon la juridiction. Dans la plupart des cas, l’âge requis est de 18 ou 21 ans. Il est important de vérifier auprès de votre Lodge ou Grand Lodge local pour déterminer l’âge spécifique requis dans votre région.
Croyance en un être suprême
L’un des principes fondamentaux de la franc-maçonnerie est la croyance en un être suprême. Les membres potentiels doivent reconnaître leur foi en une puissance supérieure, quelles que soient leurs croyances ou affiliations religieuses spécifiques. La franc-maçonnerie encourage la tolérance religieuse et ne défend aucune religion ou dénomination particulière.
Bon caractère moral
Les francs-maçons sont censés respecter les normes éthiques les plus élevées dans leur vie personnelle et professionnelle. Les candidats à l’adhésion doivent démontrer une histoire de bonne moralité et être en mesure de fournir des références pour attester de leur réputation. De plus, la plupart des juridictions exigent que les candidats n’aient pas de condamnations pour crime ou d’autres infractions pénales graves à leur dossier.
Engagement envers la croissance personnelle et le service communautaire
Les membres potentiels doivent avoir un véritable intérêt pour la croissance personnelle, l’amélioration de soi et la contribution à leurs communautés. La franc-maçonnerie est une organisation qui valorise l’apprentissage tout au long de la vie et encourage ses membres à rechercher la connaissance et la sagesse.
Elle met également l’accent sur l’importance du service communautaire et de la philanthropie, de nombreuses loges participant activement à des activités et initiatives caritatives. Les candidats doivent être prêts à s’engager envers ces principes et à s’engager dans la poursuite continue de l’amélioration personnelle et sociétale.
Étapes pour devenir franc-maçon
Une fois que vous avez déterminé que vous remplissez les conditions requises pour rejoindre la franc-maçonnerie, l’étape suivante consiste à suivre le processus pour devenir membre. Voici un aperçu des étapes que vous devrez suivre pour devenir franc-maçon :
Faites des recherches et découvrez l’organisation
Avant de prendre des mesures formelles vers l’adhésion, il est essentiel de mener des recherches approfondies sur la franc-maçonnerie. Lisez des livres, explorez des ressources en ligne réputées et parlez aux francs-maçons actuels pour mieux comprendre l’organisation, ses valeurs et ses traditions. Cette connaissance vous aidera à prendre une décision éclairée quant à savoir si la franc-maçonnerie vous convient.
Trouver une loge locale
Pour rejoindre la franc-maçonnerie, vous devez d’abord identifier une loge locale dans votre région. Vous pouvez généralement trouver des informations sur les Loges locales et leurs horaires de réunion sur le site Web de la Grande Loge qui régit votre région. Alternativement, vous pouvez consulter les annuaires locaux ou demander des recommandations à des amis ou connaissances déjà membres.
Assister à des événements sociaux et à des réunions ouvertes
De nombreuses loges organisent des événements ou des réunions ouvertes accessibles aux non-membres. La participation à ces événements offre l’occasion de rencontrer des francs-maçons actuels, d’en savoir plus sur l’organisation et de se faire une idée de l’atmosphère et de la culture de la Loge. Profitez de ces événements pour poser des questions et créer des liens avec des sponsors potentiels.
Poser sa candidature
Demande d’adhésion : Pour faire officiellement une demande d’adhésion, vous devrez soumettre une pétition ou une demande à la Loge que vous souhaitez rejoindre. Ces formulaires nécessitent généralement des informations personnelles, des détails sur votre parcours et une explication de votre intérêt à rejoindre la franc-maçonnerie.
Parrainage par des francs-maçons actuels : la plupart des loges exigent que votre candidature soit approuvée par un ou plusieurs francs-maçons actuels qui peuvent se porter garant de votre caractère et de votre aptitude à devenir membre. C’est pourquoi il est crucial d’établir des liens avec les membres lors d’événements sociaux ou de réunions ouvertes.
Le processus d’enquête et d’entretien
Après avoir soumis votre candidature, la Loge désignera un comité pour enquêter sur vos antécédents et vous interviewer. Le but de ce processus est de s’assurer que vous remplissez les conditions d’adhésion et que vous vous engagez à défendre les valeurs et les principes de la franc-maçonnerie.
Scrutin et acceptation
Une fois l’enquête et le processus d’entrevue terminés, la Loge organisera un vote parmi ses membres pour déterminer s’il convient de vous accepter en tant que nouveau membre. Si le vote est favorable, vous serez informé de votre acceptation et fourni des détails sur la cérémonie d’initiation.
La cérémonie d’initiation
La dernière étape pour devenir franc-maçon est la cérémonie d’initiation, au cours de laquelle vous serez admis dans l’organisation en tant qu’apprenti inscrit. Cette cérémonie est un événement solennel et symbolique, marquant le début de votre parcours de franc-maçon. Après votre initiation, vous pouvez progresser dans les degrés suivants et vous immerger pleinement dans les enseignements et les traditions de la fraternité.
Le parcours franc-maçon
Une fois que vous êtes devenu franc-maçon, votre parcours de croissance personnelle, d’apprentissage et de service ne fait que commencer. En tant que membre, vous aurez de nombreuses occasions d’approfondir votre compréhension de la franc-maçonnerie, de dialoguer avec vos collègues et de contribuer à votre communauté.
Progresser dans les degrés
Rituels et cérémonies : Au fur et à mesure que vous progresserez dans les degrés de franc-maçonnerie, vous participerez à des rituels et cérémonies conçus pour transmettre des leçons morales et philosophiques. Ces expériences vous aideront à mieux comprendre les enseignements et le symbolisme de l’organisation, vous permettant d’appliquer ces principes à votre vie quotidienne.
Mentorat et soutien : Tout au long de votre parcours maçonnique, vous aurez accès au mentorat et au soutien de membres plus expérimentés qui peuvent vous guider dans votre croissance personnelle et spirituelle. Ce réseau d’orientation et d’amitié est l’un des aspects les plus précieux de la franc-maçonnerie.
Implication dans la Loge
Participer aux réunions et aux événements : La présence et la participation régulières aux réunions et aux événements de la Loge sont essentielles pour approfondir vos liens avec les autres membres et rester engagé avec l’organisation. En tant que franc-maçon, vous êtes encouragé à apporter vos idées, vos talents et votre énergie à l’amélioration de la Loge et de ses activités.
Assumer des rôles de leadership : Au fur et à mesure que vous vous impliquez davantage dans votre Loge, vous pourriez avoir l’opportunité d’assumer des rôles et des responsabilités de leadership. Ces postes vous permettent de développer davantage vos compétences, de servir vos confrères et de contribuer au bon fonctionnement de la Loge.
Réseautage et implication communautaire
Philanthropie et activités caritatives : La franc-maçonnerie met fortement l’accent sur le service communautaire et le travail caritatif. En tant que membre, vous aurez l’opportunité de participer à diverses initiatives philanthropiques, tant au sein de votre Loge qu’en coopération avec d’autres organisations. Ces activités vous permettent d’avoir un impact positif sur votre communauté et d’incarner les valeurs de la franc-maçonnerie.
Établir des liens avec d’autres francs-maçons : l’un des aspects les plus gratifiants d’être un franc-maçon est la possibilité de nouer des amitiés et des liens durables avec d’autres membres. Ces relations s’étendent souvent au-delà de la Loge, offrant des opportunités de réseautage personnel et professionnel qui peuvent enrichir votre vie d’innombrables façons.
En vous engageant activement dans le parcours franc-maçon, vous acquerrez non seulement des connaissances et des expériences précieuses, mais vous contribuerez également à la croissance et à l’amélioration de l’organisation et de votre communauté.
L’essentiel
Entreprendre le voyage pour devenir franc-maçon est une décision qui peut mener à une vie de croissance personnelle, d’amitiés significatives et d’implication communautaire percutante. En comprenant les exigences, en suivant les étapes d’adhésion et en vous engageant activement dans le voyage maçonnique, vous aurez l’opportunité de vous immerger dans la riche histoire, les traditions et les valeurs de cette organisation estimée.
Dans ce guide complet, nous avons décrit le processus pour devenir franc-maçon, de la compréhension de ses principes fondamentaux et de sa structure aux étapes nécessaires pour rejoindre une loge locale. Alors que vous envisagez de suivre cette voie, rappelez-vous que la franc-maçonnerie n’est pas seulement une question d’avantages personnels ; c’est un engagement envers l’amélioration de vous-même, de vos collègues et de votre communauté.
Si vous sentez que la franc-maçonnerie correspond à vos croyances et aspirations personnelles, nous vous encourageons à faire les premiers pas pour rejoindre cette fraternité historique et noble. Votre parcours en tant que franc-maçon a le potentiel d’être une expérience enrichissante et transformatrice qui aura un impact sur votre vie et celle de ceux qui vous entourent.
Bohemond Heraclius Pictures présente « 1723-2023 – Un chemin de Lumière »
À l’occasion des 300 ans des Constitutions d’Anderson, cette année, Jean-Luc Leguay et Jean-Bohémond Leguay nous offrent une remarquable réalisation dont ils ont le secret.
Aux manettes, Bohemond Heraclius Pictures, rien que pour vos yeux ! For your eyes only, car leur YouTube existe aussi en version anglaise.Le fruit d’an et demi de travail.
Pour mémoire, nous vous proposons la biographie des deux concepteurs et réalisateurs :
Sous le nom d’Héraclius, Jean-Luc Leguay est l’un des derniers Maîtres Enlumineurs de renommée internationale. Il ne resterait à l’heure actuelle que quelques enlumineurs réguliers, non issus d’une école d’art avec enseignement collectif, mais d’une transmission de maître à disciple, individuelle et ininterrompue, remontant au VIIIe siècle. Héraclius est aujourd’hui le seul héritier de sa filiation italienne.
À partir de 1980, Jean-Luc Leguay sera initié à l’Art de l’Enluminure par un moine ermite franciscain dans le sud de l’Italie. Il décide d’abandonner sa carrière de chorégraphe et de suivre la voie des Maîtres Enlumineurs de tradition. Enseigné par son Maître de Lumière, il s’astreint durant dix ans à une discipline ascétique et à d’humbles travaux. Il est alors consacré Enlumineur Régulier sous le nom d’Héraclius. Ce nom donné par son Maître, est garant de l’authenticité de sa filiation.
Bandeau YouTube de Bohemond Héraclius Pictures.
En 1990, à la mort de son Maître, Jean-Luc Leguay se retrouve le dernier détenteur du savoir initiatique de l’école italienne et le premier laïc de cette tradition remontant au VIIIe siècle.
Jean-Luc Leguay a participé à de nombreuses émissions de télévision et radios. Il fait régulièrement des conférences en France et à l’étranger. À l’automne 2019, il cofonde le Centre International des Traditions de l’Image de Lumière (CITIL), école où il transmet une connaissance ancestrale pour la création des images. Jean Luc Leguay donne régulièrement des conférences en France et à l’étranger.
Il est l’auteur, entre autres, de Perceval le Gallois (éd. Albin Michel-Ipomée, 1997), Le Livre de l’Apocalypse (éd. Albin Michel-Ipomée, 1999), La Divine comédie enluminée (éd. Albin Michel-Ipomée, 2003), Le Maître de lumière (éd. Dervy, 2009), Mutus Liber-Initiation (éd. Dervy,2010), Illuminator – Le septième Palais (éd. Dervy, 2014), Rituels Inconnus (éd. Dervy, 2017), L’Apocalypse Enluminée (éd. Dervy, 2018).
Nous lui devons déjà deux animatiques dont Le voyage intérieur, véritable conte initiatique.
Noua attendons, avec impatience, Illuminator 2 aux éditions Paginanda, publié normalement à la fin de ce 1er semestre. Jean-Luc Leguay prépare, par ailleurs, chez EAR, dans la collection « Enjeux Initiatiques », un opuscule intitulé Le tracé géométrique.
Le pasteur presbytérien James Anderson (1678-1739).
Et dire que tout a commencé un jour à la bibliothèque royale de Turin, institution culturelle inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, où, souhaitant se documenter, Jean-Luc Leguay consulte « une énorme Bible »… « C’était lumière sur lumière, un choc, un éblouissement ! » déclare-t-il.
La musique est son univers et il en parle avec ferveur. Né dans une famille d’artistes, bercé par la musique, la poésie et la danse Jean-Bohémond Leguay est le fils de Jean-Luc Leguay. Initié à la musique par la célèbre claveciniste et professeur de basse continue et d’ornementation au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris Béatrice Berstel (1955-2000), Jean-Bohémond Leguay se produit très jeune en concert, au clavecin, à l’accordéon et au piano. Il est aujourd’hui chef d’orchestre, improvisateur, orchestrateur et compositeur pour le cinéma et la scène.
En EXCLUSIVITÉ pour 450.fm, ci-contre, la première page originelle du script.
1723-2023 – Un chemin de lumière, un film de Jean-Luc Leguay & Jean-Bohémond Leguay avec, par ordre d’apparition :
le récitant : Philippe Vidal ;
James Anderson : Pascal Legitimus.
Enluminures, Conception des décors, Scénario : Jean-Luc Leguay
Textes, Jacques Morabito et Jean-Noël Pérès
Caméras, Montage, Musique originale : Jean-Bohémond Leguay
Titres et génériques : Tristan Sébenne
Ancien chorégraphe, Jean-Luc Leguay fait toujours danser les images ! Et Jean-Bohémond Leguay nous envoûte avec sa musique puissante et spirituelle.
Jean-Luc Leguay transmet aujourd’hui son savoir multiséculaire à travers son Centre International des Traditions de l’Image de Lumière (CITIL) proposant une formation sur 3 années, ouverte aux artistes autant qu’aux amateurs. Tous renseignements sur le Facebook du CITIL.
18 minutes et 17 secondes de pur bonheur ! À visionner via le YouTube GLNF.
À la fin du mois de septembre, la Grande Loge de la République Tchèque (GLRT) fête les 100 ans de sa fondation en 1923.
Logo des 100 ans de la GLRT.
Une belle célébration est en cours de préparation et vous êtes cordialement et fraternellement invités à y participer.
À Prague, une exceptionnelle exposition temporaire consacré à l’histoire de la franc-maçonnerie en Tchéquie. Réservez la date.
Blason de la GLRT.
Vous trouverez ci-dessous le programme complet et les formulaires d’inscription. De la visite de l’exposition « 100 ans de la République tchèque » dans les salles historiques du nouvel hôtel de ville à la Tenue en passant par le dîner de gala du 100e anniversaire de la Grande Loge avec toasts et discours traditionnels…
Drapeau Tchéquie.
La Grande Loge de la République Tchèque
Elle est la plus grande obédience maçonnique de la République Tchèque. C’est la seule obédience maçonnique qui réponde aux critères de la régularité. Elle est, à ce titre, dite régulière et de tradition et est mutuellement reconnue par plus de 200 Grandes Loges dans le monde (source : https://www.vlcr.cz/obedience/). Elle compte, à cette heure, plus de 600 frères.
Blason de la ville de Prague
L’histoire de la franc-maçonnerie tchèque
La franc-maçonnerie a été introduite dans les terres tchèques dans les années 1740 à Prague et dans quelques autres endroits de Bohême et de Moravie, alors sous domination autrichienne. Il a prospéré pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, travaillant à la fois des degrés supérieurs artisanaux et templiers sous le système de la Stricte Observance. À la suite des tragiques événements révolutionnaires qui se déroulent en France et de la menace politique supposée représentée par la franc-maçonnerie, l’ordre maçonnique est supprimé en 1795 par un édit de l’empereur François II, une interdiction qui dura bien plus d’un siècle dans l’empire austro-hongrois.
Sainte Bible sur le pavé mosaïque.
La lumière de la franc-maçonnerie a été ravivée après la création de l’État tchécoslovaque en 1918. La Grande Loge nationale tchécoslovaque (NCGL) a été consacrée en 1923. À l’été 1938, le nombre de membres maçonniques dans le pays s’élevait à environ 3 000. La franc-maçonnerie a de nouveau été supprimée pendant la Seconde Guerre mondiale.
Après la Seconde Guerre mondiale, la Grande Loge a repris ses activités à Prague avec 640 Frères survivants mais tous ses biens avaient été détruits ou avaient disparu.
Musée tchèque de la franc-maçonnerie.
Le redéveloppement complet de la franc-maçonnerie a été de courte durée lorsque, en février 1948, le coup d’État communiste a eu lieu. La situation devenait de plus en plus insupportable et en 1951, lors de son Assemblée Générale, la Grande Loge vota pour redevenir inactive. Lorsque le régime communiste s’est effondré quarante ans plus tard en 1989, il ne restait plus que 28 maçons tchécoslovaques. Le professeur Jiri Syllaba, qui avait été initié en 1926, a été élu Grand Maître de la Grande Loge réveillée de Tchécoslovaquie en 1991. Deux ans plus tard, en 1993, le pays a été divisé en République tchèque et en République slovaque. La Grande Loge de Tchécoslovaquie a été renommée Grande Loge de la République tchèque.
Historiquement, il y a eu de nombreux maçons notables dans les terres tchèques, WA Mozart et le président tchécoslovaque E. Benes ne sont que deux exemples. Cela fera seulement 17 ans en novembre 2008 que la franc-maçonnerie tchécoslovaque sera reconstituée pour la troisième fois depuis 1919. Il est important de noter la similitude qui existe entre le climat social qui existait après la création de la République tchécoslovaque en 1918 et le climat qui apparut après la révolution de velours en 1989.
Ces deux événements historiques ont libéré la société et créé des conditions favorables au développement de toutes sortes d’activités, y compris la franc-maçonnerie.
RL Hiram Lodge n° 12.
Lorsque nous regardons quelques années en arrière, nous pouvons voir avec satisfaction que l’histoire semble se répéter et que, par conséquent, nous vivons une croissance renouvelée et soutenue de la franc-maçonnerie dans notre pays (source Hiram Lodge N° 4).Réservation obligatoire par courrier VELIKA LOZE CESKE REPUBLIKY, Na Kozacce 4, 120 00, Prague 2, Czech Republic ou par courriel externalrelations@vlcr.cz