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Passage à l’Orient Éternel de notre frère Jean-François Var

Nous venons d’apprendre la naissance au Ciel de Mgr Jean-François Var, ancien élève de Normale Supérieure, licencié en lettres et diplômé en Histoire.

Jean-François Var était archiprêtre du Patriarcat orthodoxe des Nations, ancien élève de l’École normale supérieure, directeur honoraire du Sénat, chevalier de la Légion d’honneur, chevalier de l’ordre national du Mérite, chapelain-doyen de l’ordre militaire et hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem et de Notre-Dame du Mont-Carmel, grand aumônier émérite du Grand prieuré des Gaules (GPDG).

La liturgie des défunts a été célébrée par sa sainteté le patriarche Nicolas, dans la plus stricte intimité.

Grand connaisseur de tous les rites maçonniques, Jean-François Var était membre du Grand Prieuré des Gaules depuis 1982. Il a été fondateur, au sein de la Grande Loge Nationale Française, de nombreuses respectables loges travaillant au Rite Écossais Rectifié et notamment des JJ & PP loges Rosa Mystica N° 294, Notre Dame aux Trois Lys N° 344 et Amitié et Bienfaisance, loge de Daniel Fontaine (OE), élu à la charge de Grand Maître et Grand Prieur du GPDG le 4 décembre 1983. Spécialisé dans les recherches historiques de maçonnologie, il a tenu de nombreuses conférences et écrit plus de quatre-vingts articles consacrés à la maçonnerie chrétienne, en particulier rectifiée, ainsi qu’au martinisme, dans différentes revues dont Renaissance Traditionnelle, Villard de Honnecourt et les remarquables Cahiers Verts.

C’est une immense perte pour la franc-maçonnerie en général et pour le Régime Écossais Rectifié en particulier.

Notre frère Jean-François était un homme de bien, dévoué à la maçonnerie de Tradition, et était un cherchant infatigable, toujours prompt à apporter les éclairages les plus inattendus. Toujours disponible, je ne saurai dire combien de fois nous avons pu bénéficier de ses lumières.

Nous lui devons La franc-maçonnerie à la lumière du verbe-Le Régime Écossais Rectifié  (Dervy, Tome 1, 2013), La franc-maçonnerie à la lumière du verbe-Nouvelles études sur le Régime Écossais Rectifié (Dervy, Tome 2, 2018) et La franc-maçonnerie à la lumière du verbe-le Régime Écossais Rectifié et ses origines : Martines de Pasqually, Karl von Hund… (Dervy, Tome 3, 2022).

Nous espérons tous que son ouvrage Homélies et Études religieuses, préfacé par Mgr Nicolas,  paraîtra prochainement, à titre posthume, aux Éditions du Cosmogone.

Un ouvrage, très historique, auquel tenait énormément notre très cher et bien-aimé frère Jean-François.

« Gémissons, Gémissons mais Espérons.

Espérons, Espérons en confiance, Espérons en confiance et en sérénité ! »

Puisse Dieu, l’Être Éternel, le Très Haut, Grand Architecte de l’Univers, accueillir ce digne Fils de la Lumière en Sa demeure céleste où, désormais, il résidera en paix.

Merci à Damien Dauphin pour les illustrations mises en ligne ce 9 octobre sur le Facebook de Jean-François Var (A Tribus Liliis)

Histoire du Rite suédois

Le Rite suédois est un rite maçonnique pratiqué principalement dans les pays nordiques : Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède. La pratique de ce rite exige du franc-maçon qu’il se déclare chrétien. Il en existe également dans une forme nuancée en Allemagne et dans quelques loges à l’extérieur des pays nordiques.

Histoire

Charles XIII de Suède, principal fondateur du Rite suédois.

L’histoire de ce rite est assez largement liée à l’implantation de la Stricte observance dans la franc-maçonnerie d’Europe du Nord. Il fut fondé sur une base chrétienne et templière installée en Suède en 1759 par Carl Friedrich Eckleff :

La franc-maçonnerie est introduite en Suède par le comte Wrede-Spare, officier de cavalerie qui d’après son propre témoignage aurait été reçu apprenti à Paris le 4 mai 1731, compagnon le 16 novembre 1731 et maître le 6 mai 1733. La première réunion d’une loge portant son nom a lieu chez le baron Gabriel Sack le 17 mars 1735. Le roi Frédéric 1er interdit la franc-maçonnerie par décret le 21 octobre 1738, décret annulé quelques mois plus tard.

Le 13 janvier 1752, le comte Knut Carlsonn Posse fonde la loge « Saint Jean auxiliaire » qui se déclare Mère loge de Suède et, à ce titre, s’autorise à créer d’autres loges dans le royaume de Suède. L’année suivante, le baron Charles-Frédéric Scheffer, qui avait été initié le 14 mai 1737 à Paris dans la loge Coustos-Villeroy, en fut élu grand maître. Il était en possession d’un document daté de 1737 qui lui avait été remis par le comte de Derwentwater et qui est aujourd’hui conservé à Stockholm. Ce document paraphrase les constitutions de 1723, mais en affirmant que la franc-maçonnerie aurait un caractère exclusivement chrétien.

Les rituels français utilisés dans les débuts sont révisés en 1756. En 1761, le Grande loge de Suède est fondée. Le baron Scheffer en est le premier grand maître et Carl Friedrich Eckleff est assistant grand maître. Le duc Carl Von Södermanland, membre de la Stricte Observance et futur roi Charles XIII de Suède, en deviendra grand maître en 1774 et engagera alors l’organisation du Rite suédois en reprenant les bases d’un chapitre de hauts grades maçonniques fondé par Eckleff à Stockholm le 25 décembre 1759. Il présidera à des révisions du rite en 1780 et en 1800, date à laquelle fut établie la constitution fondamentale de l’ordre.

Fondamentaux du rite

Le rite suédois s’affirme comme fondamentalement chrétien. Il est imprégné de rosicrucianisme, de kabbale et de théosophie et rappelle à certains égards la doctrine de Swedenborg. D’après un rapport de 1828, il s’assigne comme but la connaissance de Dieu par la reconnaissance de l’esprit divin que chacun porte en soi, par l’appréhension de la dimension trinitaire et par la foi en Jésus-Christ.

Système du rite

Le Rite suédois est organisé en dix degrés répartis sur une structure en triptyque :

  • Loges de « Saint Jean » :
    • 1er grade : apprenti,
    • 2e grade : compagnon,
    • 3e grade : maître ;
  • Loges de « Saint André l’Écossais » :
    • 4e grade : apprenti,
    • 5e grade : compagnon,
    • 6e grade : maître de Saint André ;
  • Loges du « Chapitre » :
    • 7e grade : haut Illustre Frère (ou Chevalier de l’Est),
    • 8e grade : très haut illustre frère (ou Chevalier de l’Ouest),
    • 9e grade : frère illuminé,
    • 10e grade : frère haut illuminé ;
  • Les degrés qui suivent sont des degrés administratifs :
    • 11e grade : frère très haut illuminé,
    • 12e grade : chevalier commandeur de la Croix Rouge.

Ce sont des francs-maçons parmi les plus célèbres du monde

De notre confrère allemand ohmymag.de

Le monde des francs-maçons nous fascine depuis des siècles. Mais qui sont ces personnages mystérieux qui se rassemblent dans leurs temples ? Dans la galerie, vous trouverez les représentants les plus célèbres.

La franc-maçonnerie est apparue en Europe au XVIIe siècle. Ses pères fondateurs étaient des érudits, des artistes et des philosophes qui voulaient créer une société dans laquelle des personnes d’origines et de croyances différentes pourraient vivre ensemble en paix.

L’arrière-plan

Cependant, la franc-maçonnerie est plus qu’un mouvement philosophique. Il possède ses propres rituels et symboles, les actions rituelles ont pour but de renforcer le lien entre frères et de proposer des expériences initiatiques. En y regardant de plus près, ils se révèlent être de véritables esprits libres.

Les principes des francs-maçons sont la liberté, l’égalité, la fraternité, la tolérance et l’humanité, a déclaré GEO dans un rapport. Ceux qui pensent aujourd’hui à différentes constitutions ou aux hymnes de différentes nations, de l’Allemagne à la France en passant par les États-Unis, ont tout à fait raison, poursuit GEO.

L’origine de cette pensée et sa diffusion ultérieure remontent au siècle des Lumières en Angleterre. Pour être précis, la première loge maçonnique importante a été fondée à Londres le 24 juin 1717 – exclusivement réservée aux membres masculins. Il existe des loges pour femmes en Allemagne depuis 1945.

Francs-maçons célèbres

Vous connaissez peut-être un ou deux francs-maçons masculins. Parmi eux, il y a certainement des célébrités : Joseph Bonaparte (1768-1844), frère de Napoléon, et le poète Giacomo Casanova (1725-1798). Ce dernier se faisait appeler Chevalier de Seingalt, un aventurier très instruit qui fut arrêté à Venise pour activités maçonniques et blasphème.

Tout le monde devrait également connaître le nom de Sir Winston Churchill (1874-1965) , homme d’État anglais, premier ministre et prix Nobel de littérature en 1953. Le nom d’Alexandre Gustave Eiffel (1832-1923), ingénieur français et constructeur de la Tour Eiffel, est probablement aussi familier.

Même le constructeur automobile américain Henry Ford (1863-1947) et Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832), poète allemand, étaient francs-maçons. Tout comme Josef Haydn (1732-1809), compositeur, ami et frère de loge de Mozart.

Et qui ne connaît pas le célèbre Heinrich Houdini (1874-1929) ou Adolph Freiherr von Knigge (1752-1796), écrivain (« Du contact avec les gens »). L’écrivain allemand Kurt Tucholsky (1890-1935) et George Washington (1732-1799), premier président des États-Unis d’Amérique, appartenaient également à ce cercle restreint (plus d’informations dans la galerie).

Sources utilisées :
GEO : Mythe franc-maçon – une société secrète sans secret
freimaurerei.ch : Francs-maçons célèbres

Winston Churchill (1874-1965)

Sir Winston Churchill était un homme d’État anglais, premier ministre et lauréat du prix Nobel de littérature en 1953.© Images du patrimoine / Contributeur @GettyImagesJoseph Bonaparte (1768 - 1844)Joseph Bonaparte (1768 – 1844)

Joseph Bonaparte (1768 – 1844) était le frère du célèbre Français Napoléon© Keystone / Personnel @GettyImagesGiacomo Casanova (1725 - 1798)Giacomo Casanova (1725 – 1798)

Le poète Giacomo Casanova (1725 – 1798) se faisait appeler Chevalier de Seingalt, un aventurier très instruit originaire de Bohême.© Print Collector / Contributeur @GettyImagesAlexandre Gustave Eiffel (1832 - 1923)Alexandre Gustave Eiffel (1832 – 1923)

Alexandre Gustave Eiffel (1832 – 1923) était un ingénieur français et constructeur de la Tour Eiffel à Paris

© Getty Images Henri Ford (1863 - 1947)Henri Ford (1863 – 1947)

Le constructeur automobile américain Henry Ford (1863 – 1947) fut également un célèbre représentant des francs-maçons.© Beaux-Arts / Contributeur @GettyImagesJohann Wolfgang von Goethe (1749 - 1832)Johann Wolfgang von Goethe (1749 – 1832)

Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) était un poète, homme politique et naturaliste allemand bien connu.

© Stefano Bianchetti / Contributeur @GettyImagesJoseph Haydn (1732 - 1809)Joseph Haydn (1732 – 1809)

Josef Haydn (1732 – 1809) était un compositeur, ami et frère de loge de Mozart, ainsi qu’un franc-maçon© Buyenlarge / Contributeur @GettyImagesHeinrich Houdini (1874 - 1929)Heinrich Houdini (1874 – 1929)

Heinrich Houdini (1874 – 1929) était un artiste américain de l’évasion et un magicien – ainsi qu’un franc-maçon

© Sepia Times / Contributeur @GettyImagesAdolph Baron von Knigge (1752 - 1796)Adolph Baron von Knigge (1752 – 1796)

Adolph Freiherr von Knigge (1752 – 1796) était un écrivain célèbre (« Sur les relations avec les gens »)© ullstein bild allemand. @GettyImagesKurt Tucholsky (1890-1935)Kurt Tucholsky (1890-1935)

L’écrivain allemand Kurt Tucholsky (1890 – 1935) fut également l’un des célèbres représentants des francs-maçons.

© MPI / Photographe indépendant @GettyImagesGeorges Washington (1732 - 1799)Georges Washington (1732 – 1799)

George Washington (1732-1799) fut le premier président des États-Unis d’Amérique© Images du patrimoine / Contributeur @GettyImagesDonatien Alphonse François Sade (1740 - 1814)Donatien Alphonse François Sade (1740 – 1814)

Donatien Alphonse François Sade (1740-1814), écrivain, a passé près de 30 ans de sa vie en prison© Bettmann / Contributeur @GettyImagesRobert Falcon Scott (1868 - 1912)Robert Falcon Scott (1868 – 1912)

Robert Falcon Scott (1868 – 1912) atteint le pôle Sud quatre semaines après Amundsen© Bettmann / Contributeur @GettyImagesBrigham Young (1805 - 1877)Brigham Young (1805 – 1877)

Brigham Young (1805 – 1877), chef des mormons, les conduisit au Lac Salé lorsqu’ils furent expulsés de l’Illinois à cause de la polygamie.© Bettmann / Contributeur @GettyImages15/20Roald Amundsen (1872 – 1928)

Roald Amundsen (1872 – 1928), explorateur polaire norvégien, fut le premier à atteindre le pôle Sud et était franc-maçon.© Hulton Archive / Photographe indépendant @GettyImagesAmiral Richard Byrd (1888 - 1957)Amiral Richard Byrd (1888 – 1957)

L’amiral Richard Byrd (1888 – 1957) a survolé les pôles Nord et Sud et a largué des drapeaux maçonniques sur les deux pôles.

© Bettmann / Contributeur @GettyImagesWalter P. Chrysler (1875 - 1940)Walter P. Chrysler (1875 – 1940)

Walter P Chrysler(1875 – 1940) était non seulement constructeur automobile, mais aussi franc-maçon© BIBLIOTHÈQUE D’IMAGES DE AGOSTINI @GettyImagesFerdinand Freiligrath (1810 - 1876)Ferdinand Freiligrath (1810 – 1876)

Ferdinand Freiligrath (1810 – 1876), poète allemand (« Prince Eugen, le Noble Chevalier ») et révolutionnaire ainsi que membre de la Loge de Worms© Bildagentur-online / contributeur @GettyImagesFrédéric II le Grand (1712 - 1786)Frédéric II le Grand (1712 – 1786)

Frédéric II le Grand (1712 – 1786), roi de Prusse, devint franc-maçon alors qu’il était encore prince héritier© Bettmann / Contributeur @GettyImagesJohn Edgar Hoover (1895 - 1972)John Edgar Hoover (1895 – 1972)

John Edgar Hoover (1895 – 1972), directeur du FBI, membre de la Federal Lodge No. 1 et de la Justice Lodge No. 46

Nouveau concept store avec boutique ésotérique et salon de thé

De notre confrère ouest-france.fr

Avec l’ouverture de L’univers d’Annabel, le bourg de Plaintel (Côtes-d’Armor) s’enrichit d’un nouveau commerce. L’initiatrice du projet, Annabel Goursaud, propose un concept store avec une boutique dédiée à l’ésotérisme et un salon de thé.

Le bourg de Plaintel (Côtes-d’Armor) s’enrichit d’une nouvelle enseigne grâce à l’ouverture de L’univers d’Annabel.  Il s’agit d’un concept store avec boutique ésotérique et salon de thé. Je propose un savoir et une magie au service de produits qui aident autant dans la vie personnelle que dans le parcours spirituel , développe l’initiatrice du projet.

Une gamme de thés très gourmande

Détaillant la diversité de ses bougies, encens, fumigations, bouchons de tisanes, cailloux magiques, bijoux et autres créations, Annabel Goursaud prolonge :  Ma gamme de thés est très gourmande : thés verts, thés noirs, les florales, les épicées, avec une bonne part de bio ou d’agriculture raisonnée. J’accompagne aussi les apprentis druides ou sorcières à trouver de quoi remplir leurs étagères à potion magique. 

« Ici, c’est d’abord une atmosphère, enrobée d’humour »

Dédiée aux visiteurs en quête de plaisirs gustatifs ou de bienfaits du corps, la boutique recèle aussi des pendules, échelles de vie et autres objets surprenants.  Ici, c’est d’abord une atmosphère, enrobée d’humour , invite la jeune commerçante.

Par ailleurs autrice aux éditions parisiennes Guy Tredaniel, Annabel Goursaud sort très prochainement un nouvel oracle.

L’univers d’Annabel, 9, place de la République, à Plaintel. Ouvert du lundi au samedi, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.

Francs-maçons célèbres… : Jules Ferry

Ministre, il est connu pour avoir rendu l’école obligatoire et laïque, permis aux filles d’accéder à l’enseignement secondaire et offert la gratuité aux primaires.

Né le 5 avril 1832 à Saint-Dié, dans les Vosges, et mort le 17 mars 1893 à Paris, Jules Ferry est un homme politique français, avocat de formation. Défenseur des républicains, il devient célèbre pour ses pamphlets humoristiques anti haussmanniens. Elu député de Paris, il entre au gouvernement provisoire de 1870. Maire de Paris en 1871, il rédige les lois défendant une école laïque, gratuite et obligatoire. Colonialiste, il est déchu, en 1885, après la défaite à Tonkin (guerre franco-chinoise). Il termine sa carrière comme président du Sénat, un mois avant son décès.

Dates importantes

  • 28 avril 1848: Apparition de l’école maternelle
  • 21 décembre 1880: Création de lycées pour filles
  • 16 juin 1881: L’école est désormais gratuite

Jeunesse

Né le 5 avril 1832 à Saint-Dié, dans les Vosges, avec un père avocat, Jules Ferry est élevé dans un environnement bourgeois et austère. Il a un frère et une soeur. Sa famille déménage à Strasbourg en 1846, puis s’installe en 1850 à Paris, où il étudie à la faculté de droit pour devenir lui-même avocat. Il s’intéresse très tôt à la vie publique, écrit dans la presse et se fait remarquer en 1868 en publiant une série d’articles en opposition au préfet de la Seine. Jules Ferry est élu député républicain de Paris en 1869. Il entre au gouvernement l’année suivante et devient maire de Paris pour un an. Il quitte la capitale au moment de l’insurrection de la Commune de Paris. Il est député des Vosges de 1871 à 1889 et conseiller général de la ville vosgienne de Thillot. Pour le protéger des autorités, Adolphe Thiers le nomme ambassadeur à Athènes.

Les lois Jules Ferry sur l’école

Jules Ferry rentre en France en 1873, épouse Eugénie Risler en 1875 et devient franc-maçon la même année. Nommé ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts en 1879, il marque ses mandats par de nombreuses réformes de l’enseignement, dont la loi sur l’obligation scolaire et la laïcité, la suppression de l’enseignement religieux à l’école primaire, l’accès à l’enseignement secondaire pour les filles et la gratuité de l’école primaire. Élu président du Conseil en 1880, il consolide toutes les mesures prises pour un enseignement laïque et moderne. Ses positions colonialistes sont contestées par les hommes politiques de tous bords et lui font quitter la présidence du Conseil en 1885.

Comment Jules Ferry est mort

Jules Ferry décède à Paris le 17 mars 1893 sans laisser de descendance. La cause de sa mort à l’âge de 60 ans est une crise cardiaque. Rescapé de deux attentats perpétrés contre lui, l’un en 1883 et l’autre en 1885, le second lui a laissé une balle dans la poitrine qui l’a handicapé jusqu’à la fin de sa vie. Des obsèques nationales ont lieu le 22 mars dans la cour d’honneur du palais du Luxembourg, avant qu’un cortège XXL ne conduise la dépouille de Jules Ferry jusqu’à la gare de l’Est. Un train spécial l’emmène alors dans les Vosges, où il sera inhumé dans le caveau familial de Saint-Dié, selon son testament, « en face de cette ligne bleue des Vosges d’où monte jusqu’à mon cœur fidèle la plainte touchante des vaincus ».


Jules Ferry Franc-Maçon

Les lois Jules Ferry, sur la gratuité de l’école puis l’instruction obligatoire et l’enseignement public furent votées, sous la IIIe République, en 1881 et 1882.
Le combat pour que l’école échappe à l’Église catholique rassemble les francs-maçons au temps de Jules Ferry. Mais là s’arrête l’unité : la solidarité maçonnique bute en permanence sur la question des modalités de mise en œuvre de la laïcité, et appartenir à la même loge et à la même obédience maçonnique ne suffit pas à gommer des clivages fondamentaux. En effet, le débat est vif au sein des loges et des instances dirigeantes de la franc-maçonnerie entre frères libres penseurs spiritualistes et frères libres penseurs athées sur la place de Dieu dans l’instruction des enfants.
Le projet d’un nombre grandissant de francs-maçons est non seulement de rejeter le curé et le catéchisme hors de l’école, mais également de promouvoir une « morale indépendante » de la religion. Or, il paraît impossible aux francs-maçons spiritualistes, même s’ils sont anticléricaux, d’imaginer une éducation qui ne s’appuierait pas sur une philosophie religieuse. La mise en évidence de l’attitude des élus francs-maçons lors des délibérations législatives de la loi de 1882 montre, de façon très nette, qu’il n’y a pas d’unanimité chez les francs-maçons et même qu’un nombre important d’entre eux n’hésitent pas à gêner l’action de leur « frère » Jules Ferry. Au Parlement, on n’est pas d’abord un député ou un sénateur franc-maçon, on est antireligieux ou spiritualiste, on est radical ou opportuniste ; on est à l’extrême gauche, à l’Union républicaine, à la Gauche républicaine ou au centre gauche.
Cela montre, à tout le moins, qu’il n’existe pas, contrairement à ce que disent les parlementaires de l’opposition, de « plan » maçonnique, préparé dans les loges et mis en œuvre à la Chambre et au Sénat, pas plus qu’il n’existe de tactique pour manœuvrer de façon homogène dans les débats et dans l’action. Dans le même temps, on peut aussi considérer que, puisque diversités républicaine et maçonnique il y a, les loges ont tout de même permis à ces différentes tendances républicaines et libres penseuses de se côtoyer et de débattre, parfois en amont des discussions parlementaires. Même si d’autres cercles ou associations ont pu jouer un rôle de nature identique, il n’en reste pas moins que cette fonction remplie par les loges a sans doute été essentielle dans les premiers temps de la mise en place de notre instruction publique.

Entré en franc-maçonnerie en 1875 dans la loge « La Clémente Amitié » , Jules Ferry devient en 1879 ministre de l’Instruction publique et fait voter le 9 aout 1879 la loi créant les écoles normales primaires dont le but est de former les instituteurs appelés à remplacer les prêtres des congrégations religieuses. Il nomme cette même année Ferdinand Buisson à l’enseignement primaire et procède au retrait du droit de collation des grades universitaires à l’enseignement privé. Il met en œuvre une première attaque contre les congrégations religieuses. Entre 1880 et 1885, plusieurs lois vont rendre l’école gratuite et obligatoire. Le corpus des matières à y enseigner écarte l’instruction religieuse et les congrégations non autorisées sont largement évincées de l’enseignement public. La loi du 30 octobre 1886 clôture par son obligation de laïcisation des personnels des écoles publiques l’objectif de sécularisation de l’enseignement public.

Suivis de près par le Grand Orient, les efforts politiques sur ce sujet sont salués lors du convent de la même année par une motion de soutien. La paternité de ces lois est largement revendiquée par les loges maçonniques qui y voient l’aboutissement de nombreux efforts autour de questions étudiées en leur sein depuis le Second Empire.

Le 8 juillet 1875, les francs-maçons donnent une grande solennité à sa réception par le Grand Orient de France (loge « La Clémente Amitié »). Il y est reçu en même temps qu’Emile Littré et Grégoire Wyrouboff, autres disciples d’Auguste Comte. Dans une lettre adressée à Charles Cousin, président de la loge, celui-ci déclare : « Ayant à faire une confession intellectuelle devant ceux qui veulent bien m’admettre parmi leurs frères, je déclare adhérer aux principes de philosophie morale que j’ai trouvés, il y a une quinzaine d’années dans les livres du fondateur de la philosophie positive. » Une grande publicité est faite au discours que Littré prononça à cette occasion, et la presse en donna un large écho. Par la suite, Ferry appartient à la loge « Alsace-Lorraine ».

Un Franc-maçon du Lincolnshire parcourt 11 300 km à pied le long de la côte britannique

De notre confrère anglais lincolnshirelive.co.uk

Il vise à récolter 100 000 £ pour des initiatives en matière de santé mentale

Un homme du Lincolnshire entreprend une marche gigantesque de 11 300 km autour de la côte britannique dans le but de collecter des fonds pour une œuvre caritative. Chris Jones, aventurier et franc-maçon dévoué, s’est lancé dans un voyage remarquable depuis Skegness le jour du Nouvel An.

Il a maintenant lancé son défi depuis 10 mois et a récolté plus de 27 000 £. Tout au long de son parcours, il accueille les dons de généreux donateurs, soit en personne, soit par la vente d’un livre qu’il a l’intention d’écrire sur son parcours transformateur.

Chris traverse actuellement le West Lancashire, et l’aventure entière devrait durer environ 18 mois. 

Franc-maçon de la Grande Loge Unie d’Angleterre (UGLE) depuis plus de 12 ans, Chris est déterminé à faire de cette collecte de fonds l’une des sommes les plus importantes jamais récoltées pour la Masonic Charitable Foundation (MCF).

L’argent récolté sera reversé à des établissements de santé mentale. Pendant une période de problèmes de santé mentale, Chris a contacté le MCF et leur ligne d’assistance téléphonique en matière de santé mentale. En réfléchissant à ce moment difficile, il a déclaré : « Je suis convaincu que MCF m’a sauvé la vie pendant ma crise de santé mentale.

« Je parle très ouvertement de mes problèmes de santé mentale, et c’est l’objectif principal de ce défi. J’ai souffert pendant environ 10 ans, et les points les plus bas m’ont coûté des jours et parfois des semaines de ma vie. »

Malgré des distances quotidiennes variables de 10 à 25 miles, en fonction de la météo et du terrain, Chris transporte sa maison dans un sac à dos de 30 kg, utilisant sa tente pendant 80 à 90 % de son voyage pour minimiser les coûts. Son épouse, Michelle, le rejoint périodiquement pour lui apporter son soutien, et des personnes bienveillantes lui offrent parfois un lit pour la nuit, surtout lorsque le temps prend une tournure hostile.

En 1999, Chris a créé et dirigé une école indépendante proposant un enseignement aux jeunes de 13 à 16 ans de tout le Lincolnshire qui avaient été exclus de l’enseignement ordinaire. Il employait 30 à 40 personnes, dont beaucoup étaient d’anciens policiers, soldats et aviateurs.

Ils se sont concentrés sur la formation professionnelle et ont aidé, au cours des 19 à 20 dernières années, un peu moins de 5 000 jeunes de tout le Lincolnshire à s’insérer dans le monde du travail. Les Hutchinson, directeur général de la Masonic Charitable Foundation, a déclaré : « Nous tous à la MCF sommes extrêmement impressionnés par les magnifiques réalisations de Chris jusqu’à présent au cours de son voyage épique.

« La santé mentale est une priorité clé pour nous et je suis ravi que chaque centime récolté par Chris aidera les gens à obtenir le soutien dont ils ont besoin. Nous lui souhaitons la meilleure des chances pour la suite de son parcours. » En planifiant quotidiennement son itinéraire à l’aide de cartes sur son téléphone ou son iPad, Chris reste en contact avec ses proches, qui suivent ses progrès et partagent son enthousiasme.

Sa petite-fille, Ava, 10 ans, utilise le voyage comme un projet de géographie en direct, traçant son parcours scolaire avec ses camarades de classe. Alors qu’il continue de parcourir la côte britannique, il inspire de nombreuses personnes à demander de l’aide en cas de besoin et à soutenir ceux qui luttent contre les problèmes de santé mentale.

Pour faire un don aux efforts de Chris, vous pouvez visiter sa page de collecte de fonds .

Découvrez les sociétés secrètes de Cuba

De notre confrère toutlecd.com

L’article de notre confrère est essentiellement visuel au travers de multiples photos de couleurs flamboyantes. Il nous propose un voyage au pays des maçons et des religion afro-cubaine.

Des maçons aux prêtres de la Santería, le photographe Nicola Lo Calzo offre un aperçu des nombreuses sous-cultures de l’île

Un tablier et une cravate maçonniques sont portés par Nicolas Rojas, franc-maçon de la Loge San Andres #3, à Santiago de Cuba.
Eba Augustin et Sergio Ramo se préparent à participer au défilé du carnaval de Santiago de Cuba en tant que reine et roi des Carabalí Olugu, une émanation d’une fraternité créée par des esclaves africains affranchis à la fin du XVIIIe siècle.
Pour rejoindre la confrérie Abakuá, les initiés ont les yeux bandés lors d’un rituel élaboré qui signifie la renaissance.
Les esclaves fugitifs dans toutes les Caraïbes étaient appelés Marrons, du mot espagnol cimarron, signifiant sauvage. Le gouvernement cubain a organisé des reconstitutions de leur sort dans une grotte de Viñales.
Des hiéroglyphes à la craie dessinés sur un tronc de chêne transmettent des messages mystiques aux membres d’Abakuá.
La religion afro-cubaine connue sous le nom de Santería ponctue souvent ses cérémonies au rythme des tambours sacrés Batá, joués ici chez le prêtre Peter King.
Enrique King Bell est un prêtre de la religion connue sous le nom de Palo Montepratiqué pour la première fois à l’époque coloniale par les esclaves africains, notamment ceux parlant les langues bantoues.
Les rituels secrets de la franc-maçonnerie ont été considérés avec suspicion par les autorités.

Pourquoi un homme danse-t-il pieds nus dans la rue, une capuche en forme de cône couvrant sa tête ? Et que penser des étranges marques à la craie jaune ou du sacrifice sanglant de coqs et de colombes ? Il s’agit de rituels d’une sous-culture mystique à Cuba, formée au cours de ses années de colonie espagnole et d’économie de plantation, lorsque les esclaves d’Afrique de l’Ouest fusionnaient leur culte panthéiste des esprits avec des caractéristiques du catholicisme. Ce mélange de cultures et de croyances a donné naissance à des pratiques religieuses uniques au pays : la Santería, ainsi que d’autres associations mystérieuses et petits groupements.

L’appétit de l’île pour les sociétés secrètes peut sembler illimité. Parmi les premiers colons se trouvaient des francs-maçons, qui ont établi une solide adhésion parmi l’élite blanche de l’île. Après la révolution de 1959, les maçons ont subi des pressions pour faire partie d’associations plus larges contrôlées par l’État ; en fait, certains de leurs membres communistes ont appelé à leur dissolution. Mais leurs loges n’ont jamais été fermées, comme c’était le cas dans de nombreux pays communistes. Aujourd’hui, il y a environ 30 000 membres répartis dans 316 loges.

Au cours des dernières années, le photographe italien Nicola Lo Calzo a photographié ces routes mystérieuses, concentrant son travail sur les villes de Santiago de Cuba, Trinidad et La Havane. Ses sujets comprennent des prêtres de la Santería, des membres de l’ordre fraternel Abakuá, des maçons et des rappeurs en désaccord avec les autorités pour avoir refusé de rejoindre l’industrie musicale dirigée par l’État. Tout cela fait partie d’un projet plus vaste, lancé par Lo Calzo en 2010, visant à raconter l’histoire mondiale de la diaspora africaine. À Cuba, sa thématique est Regla, une référence à Regla de Ocha, le nom officiel de la Santería ainsi que de la partie de La Havane où la première loge Abakuá a été créée en 1836. Dans son sens le plus fluide, Regla, qui signifie littéralement « règle », évoque également un ensemble de valeurs communautaires qui soutiennent un groupe. Certes, pour les esclaves cubains amenés dans le pays pour travailler dans les plantations de canne à sucre, les sociétés secrètes procuraient un sentiment de contrôle et de pouvoir qui leur permettait d’échapper à la misère de la servitude. Et jusqu’à aujourd’hui, affirme Lo Calzo, ces sous-cultures sont des sanctuaires d’expression de soi. «Ils ouvrent une porte autrement fermement fermée à l’individualité», dit-il. « Les jeunes Cubains vivent une liberté unique, à la fois personnelle et partagée, loin des regards indiscrets de l’État. »

Emulation, le rite anglais

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Les rituels EMULATION, comme la centaine d’autres  modèles du rituel maçonnique anglais, bien qu’ordonnancés en 1816, sont les héritiers directs de la théologie déiste contenue dans cette genèse. Ils en perpétuent tous les fondements mystiques particulièrement au degré de Maître Maçon.

Ce degré ultime, dans le système initiatique anglais, contient, avec son complément explicatif l’Arche Royale, toute l’essence de la Franc-Maçonnerie spirituelle  universelle.

Ce livre plonge dans  les racines composantes du rituel anglais développé par Désaguliers mais inspiré par Isaac Newton.

L’auteur a fait un travail considérable de traduction des textes anglais ainsi que des recherches minutieuse dans  les extraits  de la Bible et des traditions judaïques, alchimistes et rosicruciennes, ainsi que dans les grades chevaleresques retrouvés dans d’autres rites continentaux.

Gerard Mayau pratique le rituel EMULATION depuis 1983. Le seul rite anglais pratiqué en France. Il participe aux Conseils et Grand Collège de ce rite

Interview : Jacques Carletto

L’humilité maçonnique

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De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br

Le franc-maçon doit comprendre en son cœur que l’apprentissage dans la vie est éternel, que ce soit en Loge ou en société. Conscient de son insignifiance devant l’univers entier et de la nécessité continue du polissage de la Pierre Brute, l’Initié doit donc être continuellement humble face à tous les aspects possibles.

Le franc-maçon doit comprendre en son cœur que l’apprentissage dans la vie est éternel, que ce soit en Loge ou en société. Conscient de son insignifiance devant l’univers entier et du besoin continu de polir la pierre brute, l’Initié doit donc être continuellement humble face à tous les aspects possibles, même lorsqu’il est confronté à l’ignorance et au manque de respect. La patience n’est pas seulement une vertu, c’est une nécessité.

La franc-maçonnerie rassemble dans ses colonnes des frères de toutes convictions religieuses et politiques, conscients que les différences rendent l’humanité plus forte. Face à cela, il faut coexister, respecter les différences, même sans abandonner ses convictions, qui ne doivent jamais être fondées sur le fanatisme et l’ignorance. Exercer ce respect est aussi un exercice d’humilité maçonnique. 

Un autre point essentiel est qu’il ne faut pas utiliser l’Ordre comme un moyen de se vanter, de prétendre être supérieur à qui que ce soit. En effet, le franc-maçon doit être conscient que sa responsabilité est immense, car sa conduite sociale doit être exemplaire, dans le respect des lois en vigueur et de la tolérance, et ne peut être un mauvais exemple en tant que citoyen, mari, père, fils et professionnel. 

La Franc-Maçonnerie n’est pas secrète, mais discrète, permettant de s’identifier en tant que membre de l’Ordre, que ce soit sur des autocollants, des posts ou des événements ouverts, mais le tout dans le cadre des lois maçonniques en vigueur. Par conséquent, en s’identifiant comme membre de cet Ordre laïc, ainsi que toute personne, en réalisant qu’elle parle ou observe un franc-maçon, dans ce scénario, ce qu’il faut voir est une conduite humble et respectueuse envers la société, quelque chose de nécessaire pour tout le monde, qu’il soit initié ou non.

Responsable : Loge maçonnique Perseverança – Paranaguá – PR

Épousée par la nuit alors qu’elle avait tant aimé tutoyer la lumière

En 1962, j’ai lu la nouvelle de Daniel Keyes parue dans le n°7 de la Revue Planète, Des fleurs pour Algernon[1]. C’est mon oncle Albert, ami de Jacques Bergier, qui m’avait fait connaître, à l’époque, cette littérature différente. L’histoire narrée m’avait tant émue qu’il m’en souvient encore aujourd’hui.

Charlie Gordon souffrant d’une déficience mentale sévère (ce que la société appelle communément un attardé) devient le cobaye humain d’un laboratoire qui a déjà réussi une expérience sur une souris, Algernon.

Il s’agit de pratiquer une intervention chirurgicale révolutionnaire dont le but est simple : augmenter l’intelligence de Charlie et en faire un homme normal, voire peut-être intelligent. L’opération semble réussir et pour suivre son évolution, les scientifiques demandent à Charlie de rédiger des comptes rendus pour attester de ses progrès qui, très vite, vont au-delà de leur attente.

Je pourrais dire que mon initiation en Franc-maçonnerie fut cette intervention dans mon parcours de vie. Quant aux comptes-rendus, appelons-les des planches, des ouvrages, des articles… (entre autres, ma chronique sur 450 fm : Miroir de spiritualité)

En parallèle, la petite souris a le même traitement que Charlie.

Seulement, voilà : devenu savant, Charlie comprend qu’Algernon, en avance sur sa propre évolution, régresse ; il réalise alors que lui aussi va redevenir ce qu’il était auparavant, voire pire encore. Son intelligence artificiellement augmentée se dégrade réversiblement aussi vite que l’augmentation ait eu lieu[2]. Moi aussi, «je m’effondre par morceaux», je fonds comme une spirale de beurre. Je ressens l’effet Algernon-Gordon.

Je suis en train d’oublier tant de choses que j’ai apprises. Il semble que ce soit le processus habituel : les dernières choses apprises sont les premières oubliées. Ainsi, lorsque je relis quelques textes que j’ai écrits, j’ai l’impression qu’ils ont été rédigés par quelqu’un d’autre. Ils sont même devenus des sources -comme si je les découvrais-  pour mes recherches. Depuis quelques temps, je me sens incapable de pouvoir exprimer une nouvelle formulation de la pensée maçonnique ne fut-ce que d’un article, sans me copier. Vous vous en étiez certainement aperçus. D’autres symptômes plus régressifs encore apparaissent, notamment la perte de vocabulaires usuels qui brouille l’expression de la parole.

Ah ! Hypomnésie est un bien joli nom pour ma nouvelle amie!

Voilà pourquoi je suspends mes publications d’articles hebdomadaires sur le Journal 450fm. Il y a une jachère nécessaire mais, peut-être, aussi une plus grande sagesse pour mieux nous retrouver plus tard. Je vous laisse, pour le moment, le chemin que nous avons partagé ici, où j’ai déposé des briques de savoirs épars puisés lors de mes recherches dans la littérature, dans les rituels, dans les échanges avec sœurs et frères , et quelques questionnements immanquables qui en découlent. C’est une façon d’avoir rédigé des comptes rendus avec lesquels j’ai aimé vagabonder avec vous. Ces traces ne sont que quelques indications, je dirai des invitations à les déborder, en empruntant tous les joyeux chemins insoupçonnés de votre pensée et de la fraternité dans vos réflexions, vos interprétations, comme des fenêtres qui ouvrent le monde à d’autres mondes, à d’autres éclats, à d’autres lumières.

Mais, il y aura peut-être, pour moi, une autre façon de rester dans l’équipe du journal…

J’ai goûté avoir retenu votre attention, le temps de vos lectures de mes parutions hebdomadaires. Plusieurs d’entre vous m’en ont même manifesté leur plaisir, il a été des pétales de sourire sur mon travail. J’ai apprécié ces encouragements ; que vous en soyez remerciés.

En attendant de porter des fleurs pour la petite souris Algernon ou des cailloux pour moi… Fraternellement


[1] Cette œuvre psychologique de 252 pages a été publiée pour la première en 1952 Repris sous forme de nouvelle, elle est publiée en 1959 dans The Magazine of Fantasy & Science Fiction no 95 et remporta le prix Hugo de la meilleure nouvelle courte en 1960.

[2] J’avais déjà pensé à cette histoire lorsque j’appris le navrant accident vasculaire cérébral du si brillant Grand maître du GODF, Jacques Mitterrand, avec un AVC qui l’avait brisé.