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Tout savoir sur les annales akashiques

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Un ouvrage qui nous emmène dans le dédale de nos vies antérieures grâce aux récits et consultations de l’auteure. Les annales akashiques ont été, au fil de l’histoire, connues et explorées par de nombreuses civilisations dont l’Inde entre 800 et 500 av JC ( Upanishads)

On les retrouve en Egypte (Référentiel de Thot), au Tibet (Archives éthériques) dans la Bible (Livre de vie), en Occident… On peut se demander si des génies comme Nostradamus, Leonard de Vinci ou Einstein n’auraient pas eu accès à ce « savoir issu d’une bibliothèque universelle ».

L’auteure

Emily Nicolle communique avec le monde subtil depuis l’enfance. Des manifestations extraordinaires faisant partie de son quotidien, elle s’est passionnée pour cette formidable bibliothèque spirituelle et est devenue une « transmetteuse«  désireuse d’aider ceux ou celles souffrant de problématiques actuelles, à mieux comprendre pourquoi la connaissance de leurs vies antérieures peut les aider à surmonter les difficultés de leur vie présente. Une thérapie qui remonte – au-delà de l’enfance et de sa psychanalyse, à un espace-temps antérieur.

Franc-maçonnerie au Brésil : quand la maçonnerie est devenue pop

De notre confrère californiafreemason.org – Par Adrien Spinelli

Au brésil, la franc-maçonnerie est partout où vous regardez, si vous savez quoi chercher.

Une fois que vous commencez à voir les signes de l’engouement du Brésil pour la franc-maçonnerie, vous ne pouvez pas arrêter de les voir. Il y a les plus évidents, bien sûr. Il existe des autocollants pour pare-chocs, des chevalières et des bannières de loges maçonniques qui sont communs à presque toutes les régions du pays. Mais en regardant un peu plus profondément la franc-maçonnerie brésilienne, vous serez submergé par des allusions subtiles à un phénomène culturel qui non seulement a survécu au siège du pouvoir sud-américain, mais qui a prospéré.

À Paraty, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et destination touristique côtière de l’État de Rio de Janeiro, les indices sont encore plus répandus. Construite par des francs-maçons portugais il y a 250 ans, la ville est comme un sanctuaire de la maçonnerie . Les lampadaires et les colonnes des bâtiments sont gravés de chiffres géométriques et peints en bleu et blanc. Le tracé même de la ville est un clin d’œil à la géométrie maçonnique, construite sur une grille de 33 blocs.

Et au-dessus de la ville flotte son drapeau distinctif d’inspiration maçonnique, composé de trois étoiles disposées en triangle.

De nos jours, le Brésil porte de plus en plus les marques d’un pays où la franc-maçonnerie est en ascension. Alors que le nombre de membres de la fraternité dans le monde entier est généralement en déclin, il a explosé au Brésil. Il existe aujourd’hui plus de 6 000 loges maçonniques au Brésil. Dans le seul État de São Paulo, il existe plus de 800 loges affiliées au Grand Orient du Brésil, la plus grande des plusieurs instances dirigeantes maçonniques du pays. (São Paulo et la Californie ont des populations de taille similaire ; en comparaison, la Grande Loge de Californie compte un peu plus de 330 loges.) Ces chiffres continuent également de croître. Et avec eux, les manifestations extérieures de l’influence de la franc-maçonnerie au Brésil aussi.

Ce n’est pas seulement dans les villes. Promenez-vous dans une petite ville à la campagne et vous tomberez forcément sur une salle de loge maçonnique dont la simple présence semble soulever la question : comment cela est-il arrivé ici ? Pourquoi la franc-maçonnerie s’est-elle répandue comme une traînée de poudre au Brésil mais pas, par exemple, en Équateur ? Comme c’est souvent le cas dans ce pays, la réponse réside dans un mélange complexe de forces culturelles et historiques.

LA FRANC-MAÇONNERIE AU BRÉSIL : UNE HISTOIRE FIÈRE

La franc-maçonnerie a joué un rôle clé dans l’histoire du Brésil. Le premier empereur de la république, Dom Pedro I, était un maçon engagé qui, après avoir déclaré son indépendance du Portugal en 1822, nomma son conseiller et confrère maçon, José Bonifácio, premier grand maître du Grand Oriente do Brasil.

Ce lien était fondamental pour le Brésil du XIXe siècle, explique Monica Dantas, professeure agrégée à l’Université de São Paulo et experte du fraternalisme en Amérique du Sud. Les loges maçonniques étaient un « espace privilégié », dit-elle, où les pères fondateurs du Brésil pouvaient « formuler une stratégie d’indépendance sans être sous les yeux du public ». En l’absence de partis politiques ou d’un système universitaire solide, les loges constituaient un véhicule important pour diffuser une nouvelle pensée politique, y compris l’abolition de l’esclavage.

Cette histoire est toujours présente au Brésil, qui célébrera cette année le 200e anniversaire du Grand Orient . Et contrairement à de nombreux autres pays, la discrétion n’a pas nécessairement fait partie de l’équation. Les membres affichent fièrement leur affiliation à une loge et s’efforcent souvent de se reconnaître en public. En d’autres termes, la maçonnerie au Brésil est difficile à manquer. En fait, l’actuel vice-président, Hamilton Mourão, est récemment apparu sur la plus grande chaîne de télévision du pays pour parler de maçonnerie . (Un clip le montrait dans sa loge ; lorsqu’il apparaissait en studio, le groupe maison l’accueillait avec un hymne maçonnique.)

LA MAÇONNERIE BRÉSILIENNE EN TEMPS DE BOOM

La croissance a été une tendance majeure dans la maçonnerie brésilienne, en particulier au 21ème siècle. Les années de boom économique du début des années 2000 ont été cruciales pour cette expansion.

Selon la Banque mondiale, la taille de la classe moyenne brésilienne a plus que doublé en l’espace d’une décennie. Dans le même temps, l’intérêt pour la franc-maçonnerie s’est accru. De 2003 à 2009, la Grande Oriente do Brasil (GOB) a ajouté près de 500 loges et 14 000 membres. En 2013, entre les grandes loges nationales et d’État, il y avait plus de 213 000 maçons au Brésil répartis dans 6 500 loges, ce qui en fait l’une des plus grandes populations maçonniques au monde. Les célébrations du bicentenaire organisées dans chaque État ont attiré encore plus d’attention sur la fraternité. Selon Gerald Koppe Jr., grand chancelier adjoint des relations maçonniques étrangères du GOB, cette croissance du nombre de membres a considérablement réduit l’âge moyen des maçons du Brésil. Aujourd’hui, dit-il, l’âge médian des nouveaux membres est de 28 ans. « Nous initions beaucoup de jeunes de 20 et 21 ans et nous recevons beaucoup d’étudiants grâce à un travail de proximité avec les universités », dit-il. De plus, la maçonnerie est populaire parmi les membres des forces armées brésiliennes, ce qui fait baisser encore davantage l’âge de ses membres.

Cependant, les tendances démographiques ne peuvent pas expliquer entièrement la croissance de la franc-maçonnerie au Brésil. Pour beaucoup, la réponse réside dans la capacité de ses membres à marier la fraternité maçonnique avec la soif de vie sociale des Brésiliens. Ceci, dit un membre, explique le nombre croissant de loges dans les petites villes, où la maçonnerie peut favoriser des réseaux et des structures communautaires qui feraient autrement défaut. « Les gens sont fiers d’être connus comme maçons », propose-t-il. « C’est un véritable insigne d’honneur. »

Le zéro, ce rien qui peut tant

Le zéro est la fonction numérique définissant mathématiquement le néant qui est utilisé, non pas comme échappatoire, mais comme aperception de la réalité.

Le zéro est un nombre terrible engagé dans une lutte étrange pour engloutir tous les nombres, à moins que ce ne soit pour tout générer.

Avant d’être un nombre il fut un chiffre et avant il n’existait même pas parmi les autres chiffres dans la conscience humaine.

L’usage des chiffres semble si évident que nous le considérons comme une aptitude innée de l’être humain. On appelle «nombre» les valeurs qui mesurent une grandeur et on appelle «chiffres» les caractères, les marques, les signes calligraphiques servant à écrire les nombres.

Il y a donc une histoire universelle des chiffres, car toutes les sociétés, de la préhistoire à l’ère des ordinateurs, ont essayé de représenter les quantités et les ordres, autrement dit les nombres. Cette histoire, hésitante et discontinue, est celle d’un événement aussi révolutionnaire que la maîtrise du feu, l’invention de la roue, l’imprimerie, la machine à vapeur ou la découverte de l’électronique.

Le premier chiffre fut sans doute une taille, un bâton qui, répété, indiquait le nombre d’éléments à dénombrer. Puis, par commodité de perception de grandeurs importantes, les sociétés primitives en firent des paquets. À partir de ce principe, les hommes ont pu concevoir des assemblages-modèles auxquels ils pouvaient se référer. Ainsi, un os sur lequel on avait pratiqué vingt entailles pouvait servir à dénombrer vingt hommes, vingt chèvres ou vingt fourrures. À cette fin, les hommes, sous divers cieux, ont usé de coquillages, de perles, de fruits durs, d’ossements, de noix de coco, de bâtonnets, de boulettes d’argiles, de graines de cacao et même de bouses séchées. L’impôt, autrefois, prélevé par les seigneurs et rois français, fut appelé taille car leurs collecteurs avaient l’habitude de marquer ainsi sur une planche de bois ce que donnait chaque contribuable. Le même système servait encore au début du XIXe siècle en Angleterre pour certifier le paiement des impôts ou pour comptabiliser les rentrées et sorties d’argent. Curieusement, ce système survécut, jusqu’en 2013, dans l’article 1333 du code civil français.

Pour compter plus vite, les premières sociétés eurent l’idée du regroupement par paquet. Il y a 5000 ans les égyptiens utilisaient un bâton vertical pour l’unité, un os de talon pour 10, une lanière ondulante pour 100. Le regroupement fut de 5 pour l’homme des cavernes, ou par 10 (le scribe égyptien), voire par 60 (le babylonien). Dans chacun de ces systèmes des signes différents sont utilisés pour exprimer les valeurs de chacun  des groupes, souvent des lettres de l’alphabet comme chez les Hébreux, les grecs, les romains. Ainsi 1, 5, 10, 50, 100 et 1000 chez les romains furent représentés par I, V, X D, C, M. Et par combinaison des symboles et de leur place les uns par rapport aux autres, on obtient un nombre. On comprend dès lors la difficulté mathématique d’additionner de grands nombres en chiffres romains. L’écriture des chiffres la plus extravagante fut celle des Mayas qui utilisaient 20 glyphes différents, têtes grotesques dessinées représentant 20 valeurs différentes.

Et pourtant au commencement, le zéro n’existait pas. Il s’agissait de compter, d’énumérer, d’évaluer des choses du réel, et l’on n’a pas besoin du zéro pour dire qu’il n’y a pas de cette chose. Le zéro n’existait donc pas. Le zéro n’est jamais utilisé dans la Bible. En Égypte, aucun hiéroglyphe ne lui correspond. Tout d’abord, les égyptiens surent se passer du zéro parce que l’utilité de leurs mesures était essentiellement tournée vers le comptage des jours et vers le bornage des terres. Chaque année, le Nil, en inondant le delta, dépose une couche d’alluvions qui efface les limites des propriétés, empêchant de reconnaître les parcelles des fermiers. Or, en Égypte, s’approprier le sol d’un voisin était un crime aussi grave que se parjurer, tuer quelqu’un ou se masturber devant le temple. Des contrôleurs étaient chargés par Pharaon de rétablir le bornage, les mathématiques ne visaient donc qu’à délimiter les surfaces de terrain, à des fins cadastrales. Cela se faisait à l’aide de cordes nouées pour marquer les angles droits, divisant les parcelles en triangles et rectangles ;  ainsi naquit la géométrie qui marqua profondément la civilisation du bassin méditerranéen. Les Grecs s’en inspirèrent ; on sait que Pythagore et Thalès étudièrent en Égypte. Et dans ces mathématiques pratiques, point besoin du zéro, qui en tant que rien est un pur concept.

Le zéro fut découvert par les Chinois. Les inscriptions sur os et écailles  nous apprennent que, dès les 14ème – 11ème siècles avant  J.-C., les Chinois utilisaient une numération décimale de type «hybride», combinant dix signes fixes pour les unités de 1 à 9, avec des marqueurs de position particuliers pour les dizaines, centaines, milliers et myriades.

La première apparition du zéro, à Babylone, semble remonter au IIIe siècle av. J.-C. mais il n’était pas utilisé dans les calculs et ne servait que comme marquage d’une position vide dans le système de numérotation. Les babyloniens avaient commencé à utiliser une marque (deux coins inclinés) pour indiquer une colonne vide sur leurs tables d’abaque. Ce marque-place permettait de donner aux autres chiffres leur place exacte et par là de définir la valeur du nombre représenté. De même, il sera utilisé par les Mayas durant le 1er millénaire, uniquement comme chiffre, dans leur système de numération de position et non comme nombre.

 Son usage moderne, à la fois comme chiffre et comme nombre, est hérité de l’invention indienne des chiffres nagari. Vers le Ve siècle, le mot indien désignant le zéro était śūnya, qui signifie «vide», «espace» ou «vacant». Ce mot, traduit en arabe par «sifr» qui signifie également «vide» et «grain», est la racine du mot chiffre, et zéro vient de ce que Fibonacci a traduit l’arabe Sifr par l’italien zephirus, à partir duquel il a formé zevero qui est devenu zéro.

Curieux paradoxe ! Nommer le rien, c’est pourtant lui donner une existence, une valeur. Parvenir à concevoir que le vide puisse et doive être remplacé par un graphisme ayant précisément pour signifiant le vide, telle est l’ultime abstraction qui a nécessité beaucoup de temps, beaucoup d’imagination et, certainement, une grande maturité d’esprit. Certes, au début, ce concept ne fut que le synonyme de la place vide ainsi comblée. Mais on s’aperçut peu à peu, par la force de l’abstraction, que «vide «et «rien», conçus d’abord comme des notions distinctes, étaient en réalité deux aspects d’une seule et même chose. C’est ainsi que le signe du zéro a fini par symboliser la valeur du nombre «nul».

La graphie du zéro c’est d’abord un cercle ; elle est inspirée de la représentation de la voûte céleste. En effet, le zéro se vit attribuer toute une panoplie de synonymes qui désignaient littéralement le ciel, l’espace, l’atmosphère, le firmament ou la voûte céleste. En sanskrit, infini, voyage sur l’eau, pied de Visnu, plénitude, infinité, achèvement, sont aussi des termes qui évoquent le zéro dans la poétique indienne de cette époque. Il en est de même pour le mot «akasha», qui évoque l’éther, le dernier et le plus subtil des cinq éléments de la philosophie hindoue, l’essence de tout ce qui est supposé incréé et éternel, l’élément qui pénètre l’immensité de l’espace, voire l’espace lui-même. L’identification de l’éther au vide ne posa pas de problème du fait qu’il était considéré comme la condition de toute expansion corporelle et le réceptacle de toute matière se manifestant sous la forme des 4 éléments (terre, eau, feu, air). Autrement dit, une fois que le zéro eut été expérimenté, on s’aperçut que le «akasha» remplissait dans l’existence un rôle majeur comparable à celui tenu par le zéro dans la numération de position, dans le calcul,  pour les mathématiques, pour les sciences et pour les techniques.

Les mots symboles du zéro, évoquant principalement les idées de ciel, d’espace, le cercle furent naturellement la première représentation graphique du zéro, sunya chakra. Le point en fut aussi une représentation, parce que c’est un objet sans dimension, sunya bindu. Au-delà de son aspect géométrique, le bindu était pour les hindous le symbole de l’univers dans sa forme non manifesté, et donc une représentation de l’univers avant sa transformation en monde des apparences. Selon les philosophies indiennes, cet univers incréé est doté d’une énergie créatrice capable de tout engendrer : le point causal.

Il est même qualifié de saint « graal numérique » par un archéologue plein d’humour.

Le mathématicien et astronome indien Brahmagupta est le premier à définir le zéro en tant que nombre. En 628, dans un traité d’astronomie appelé le Brahma Sphuta Siddhanta, Brahma gupta (598-660) définira le zéro comme la soustraction d’un nombre par lui-même (N – N = 0). Brahmagupta donnera dans son ouvrage les règles des opérations effectuées avec le zéro, appelant «biens» les nombres positifs, «dettes» les nombres négatifs et le « zéro » pour le nombre nul.

– Zéro soustrait d’une dette est une dette.
– Zéro soustrait d’un bien est un bien.
– Zéro soustrait de zéro est zéro.
– Une dette soustraite de zéro est un bien.
– Un bien soustrait de zéro est une dette.
–  Le produit de zéro multiplié par une dette ou un bien est zéro.
– Le produit de zéro multiplié par zéro est zéro.
– Le produit ou le quotient de deux biens est un bien.
– Le produit ou le quotient de deux dettes est un bien.
– Le produit ou le quotient d’une dette et d’un bien est une dette.

En occident, l’introduction du zéro est consécutive à la traduction des travaux des mathématiciens musulmans, vers le VIIIe  siècle, notamment ceux d’al-Khwārizmī (L’algèbre ou science des équations vient du titre de son livre Al-Jabr). Les chiffres arabes sont importés d’Espagne en Europe chrétienne aux environs de l’an mil par Gerbert d’Aurillac, devenu le pape Sylvestre II. Le zéro ne se généralise pas pour autant dans la vie courante, les chiffres dits arabes servant surtout… à marquer les jetons d’abaque de 1 à 9 ! Certains calculateurs préférèrent utiliser des jetons avec des chiffres romains ou des lettres grecques plutôt que d’utiliser les «signes diaboliques» de ces «suppôts de Satan» qu’étaient alors les Arabes. Gerbert lui-même n’échappa pas à cet esprit d’arrière-garde : on en vint à murmurer qu’il fut alchimiste et sorcier et, qu’en allant goûter à la science des «infidèles Sarrazins», il avait sûrement dû vendre son âme au Diable. Grave accusation qui poursuivra le savant plusieurs siècles à tel point qu’en 1648 l’autorité pontificale jugera nécessaire de faire ouvrir le tombeau de Sylvestre II pour vérifier si les diables de l’Enfer ne l’habitaient pas encore…!

Et oui, le zéro provoqua des conflits meurtriers. Le zéro était le symbole de nouvelles théories, du rejet d’Aristote et de l’acceptation du vide et de l’infini. Les camps philosophiques  punissaient leurs traîtres par le bûcher chez les chrétiens, tandis qu’en Orient, au 11ème siècle, persister dans la doctrine d’Aristote entraînait la peine de mort pour les penseurs musulmans.

La chrétienté rejetait le zéro mais le commerce le réclamait.

Et ce fut Léonard de Pise, dit Fibonacci, qui eut une influence déterminante. Il reste plusieurs années en Afrique du Nord et étudie auprès d’un professeur local. Il voyage également en Grèce, Égypte, Proche-Orient et confirme l’avis de Sylvestre II sur les avantages de la numération de position. En 1202, il publie le Liber Abaci, recueil qui rassemble pratiquement toutes les connaissances mathématiques de l’époque, et malgré son nom, apprend à calculer sans abaque. Et c’est ainsi qu’avec le retour du commerce intensif, consécutif aux Croisades, que les Européens généralisent, au XIIe siècle, l’usage du zéro. Le zéro arrive, enfin, en occident. Mais comme pour les autres chiffres, le zéro fait une entrée laborieuse dans le langage mathématique. Il souffre des vestiges de la pensée de l’Antiquité, mais aussi de la méfiance de l’Église.

Cela nous paraît si évident aujourd’hui, qu’il est plus facile d’imaginer Sisyphe heureux qu’un monde où le caractère zéro n’existerait pas. Alors essayons de comprendre pourquoi les égyptiens, les Grecs et les Romains détestaient le zéro.

Les peuples de l’Antiquité avaient peur du zéro ! Peur du nombre zéro et donc de sa représentation en chiffre. Dans les Traditions les plus anciennes, le tohu-bohu, vide et désordre, était la constitution primordiale du cosmos. Symbole du Néant, du Vide Absolu, du non manifesté, du Chaos originel, le zéro inspirait l’effroi d’un monde qui pourrait retourner à son état naturel primitif. La crainte du zéro allait plus loin encore que ce malaise face au vide. Pour les anciens, les propriétés du zéro étaient inexplicables car le zéro ne se comporte pas comme les autres nombres : au royaume des nombres, des lois s’imposent à tous, sauf à zéro. Additionnez un nombre avec lui-même, il change : 1 + 1 = 2 ; mais 0 + 0 = 0. Non seulement le zéro refuse de grandir mais il empêche les autres nombres de grandir : 1 + 0 = 1. Zéro nie les jeux de l’addition et de la soustraction (1 – 0 = 1).

Et surtout, ce nombre sans substance réussit à saper les plus simples calculs, comme ceux de la multiplication et de la division. Zéro, multiplié par n’importe quoi, donnera toujours zéro. Ce nombre infernal télescope la ligne des nombres en un seul point. Il anéantit les nombres en les retirant à l’existence, pour en faire du rien, du vide. Multiplier une valeur par zéro revient à retirer cette valeur d’elle-même : 0 x N = N – N = 0

Des choses encore plus étranges apparaissent dans la division par zéro : Elle est un non-sens. Si l’on s’obstine à diviser par zéro, on détruit toutes les fondations de la logique et des mathématiques.

Plus que vous soumettre à une épreuve de mathématique, voici pour amuser la démonstration suivante :

Prenons a et b tel que a = b = 1. Nous pouvons écrire que : a2 = a2. Nous pouvons aussi écrire que  b2 = ab. En soustrayant les deux équations cela donne  a2  –  b2  =  a2  – ab. Une mise en facteur nous donne  (a + b) (a – b) = a (a – b). Maintenant divisons chaque côté par (a – b, qui est égal ne l’oublions pas à zéro), on obtient  (a + b) = a. En ôtant a de chaque côté, l’équation  devient b = 0 et donc avec b = 1  Þ 1 = 0 !! Quelle que soit la valeur de b, nous pouvons ainsi montrer que 1 ou 20 ou 2020 sont égaux à zéro, que celui qui a 2 bras et 2 jambes n’a pas de bras !!! Diviser par zéro détruit la charpente des mathématiques. Souvenons-nous de ce que l’on appelle le domaine de définition ou l’existence d’une courbe : un monde dans lequel on exclut la division par zéro. Un des premiers ordinateurs, grilla toutes ses ampoules, s’extermina en somme, parce qu’on lui demanda d’effectuer un calcul dans lequel lui fut soumis une division par zéro.

Ainsi le zéro est puissant parce qu’il triomphe des autres chiffres, rend folles les divisions. Il est le frère jumeau de l’infini.

C’est en tant que représentation du vide que le zéro fut rejeté par la pensée grecque. Pour Aristote, il n’y a rien qui soit rien, rien ne naît de rien,  il n’y a pas de vide. Le cosmos est «prisonnier» dans des sphères de différentes tailles qui émettent de la musique, l’harmonie des sphères. Ce n’est pas l’ignorance qui conduisit les Grecs à rejeter le zéro mais leur philosophie. Le zéro était en conflit avec leur croyance fondamentale. Au cœur de leur philosophie, le point le plus important tenait dans cette révélation : tout est nombre. Et c’est en géométrie et en termes de relations des nombres que se posaient les grands problèmes de l’époque.  Dans les ratios, le zéro est un nombre qui n’a aucun sens. Le zéro creusait un gouffre dans l’ordonnancement de l’univers pythagoricien ; il ne fut donc pas toléré.

L’univers grec créé, notamment par Pythagore et Aristote survécut dans la pensée occidentale médiévale. Pour eux, tout l’univers était réglé par des proportions et des figures géométriques. Le cosmos était fini et entièrement rempli de matière. Il n’y avait pas d’infinité, il n’y avait pas de zéro. Cette manière de penser avait une autre conséquence, ce qui explique pourquoi la philosophie d’Aristote perdura si longtemps, son système prouvait l’existence de Dieu. Dans leur quête de sagesse, les érudits médiévaux ne se tournaient pas vers leurs pairs, mais vers les Anciens, vers les néoplatoniciens et surtout vers Aristote. Ce que l’on peut retenir de l’œuvre d’Aristote, c’est une espèce d’encyclopédie présentant ses observations dans des domaines du ciel et de la terre, l’astronomie, la physique, la biologie, qui pose en toute chose le questionnement du «pourquoi cela existe» et qui conclut à chaque fois par l’éternité en soi des choses subordonnée à une énergie initiale créatrice, Dieu. Il affirmait de plus que la terre était unique et au centre de l’univers. Au XIIIe siècle, Thomas d’Aquin christianisa cette théologie, dans Les commentaires philosophiques sur Aristote.  L’enseignement du «Docteur Angélique» sera retenu comme la plus solide, la plus sûre  et la plus sobre des doctrines catholiques.

Les penseurs chrétiens considéraient le vide comme … le diable, et le diable comme le vide ! Pour cette raison, l’Occident ne put accepter le zéro jusqu’au XVIe siècle. Les conséquences en furent un ralentissement des progrès en mathématiques et un étouffement des innovations scientifiques. Le point de fuite dans la peinture de Brunelleschi, cette singularité qui ramasse l’univers dans un espace minuscule et donne la perspective, le système cartésien, les expériences de Pascal sur le vide, le calcul différentiel de Newton, les mesures quantiques de Planck participèrent, depuis, au triomphe du zéro.

Alors, aujourd’hui, la question essentielle du zéro peut se ramener à ceci : comment du zéro, du rien est sorti quelque chose.

Si on vous demande qu’est-ce qui vous intrigue dans la cosmologie, vous pourriez répondre : «la réponse est dissimulée dans la question : l’intrigue» !

À quel genre d’intrigue doit-on alors s’attendre en étudiant la cosmologie ? Un numéro du Scientific American en propose une excellente : comment peut-on comprendre la succession des phénomènes survenus pendant l’âge sombre de l’Univers, avant son passage de l’opacité du néant à la transparence de la création? Comme nous ne disposons pas de données observationnelles pour cette période, comment peut-on aussi rétablir cette chronologie ? Et bien c’est grâce au zéro ! L’Univers est-il éternel ? Existe-t-il depuis toujours ou, au contraire, a-t-il eu un commencement ? Et dans ce cas, y avait-il «quelque chose» avant sa naissance ? Ces questions, les physiciens les connaissent depuis longtemps, mais les redoutent : ils savent combien il est difficile, voire impossible, d’y répondre.

L’ère de Planck désigne la période d’Univers qui s’étendrait jusqu’à 10-43 secondes à compter de l’hypothétique instant zéro[1].

À partir de là démarre le Big Bang et la fantastique expansion qui a dispersé la matière, marquant l’origine physique de l’Univers. Or, pour la première fois, grâce à des instruments mathématiques très puissants que l’on appelle les «groupes quantiques», il devient possible de lever un coin du voile «avant» le Big Bang, sur le mystère originel de l’Univers. Dans l’abîme vertigineux qui commence derrière le mur de Planck, au cœur des ténèbres, les calculs montrent qu’à cette époque, où rien de ce qui nous est familier n’existait encore, une sorte de «tempête» primordiale faisait ployer la gravitation, mélangeait l’espace et le temps eux-mêmes en d’effroyables tourbillons. Cette immense tempête se déchaînait à l’aube des temps, entre l’instant zéro et l’ère de Planck ; elle déferlait sur tout le «paysage» primitif de ce qui n’était pas encore le monde. Si nous avions pu assister à ce qui se passait à cette lointaine époque, nous aurions «vu» une sorte d’océan immense rouge et bleu sombre, creusé de vagues violettes, d’écumes et de tourbillons. Dans ce monde-là, nous n’aurions fait aucune différence entre le futur et le passé, et nous aurions été incapables d’évaluer la moindre distance dans l’espace. Par exemple, il deviendrait impossible de donner rendez-vous à un ami : en imaginant qu’il soit juste devant vous, l’instant suivant il se trouverait à 1000 kilomètres ; et au lieu d’être «stable dans le temps», il surgirait soudain dans le passé ou dans l’avenir, de façon totalement imprévisible.

Pourquoi ces incroyables phénomènes ? Parce que «là-bas», ce qu’on appelle notre «métrique», c’est-à-dire ce qui nous permet de mesurer les choses et de distinguer naturellement le temps de l’espace, n’est plus valide. À l’échelle de Planck et en deçà, le temps et l’espace «fluctuent», se déforment, se trouvent superposés, pour finalement former un mélange complexe impossible à concevoir. Les photos, prises par la sonde W.m.a.p. (Wilkinson Microwave Anisotropy Probe est un observatoire spatial américain de la NASA), qui ont permis de réaliser la première carte complète du fond diffus cosmologique, sont les premières confirmations de ces fluctuations primordiales de l’espace-temps.

Le fond diffus cosmologique est un rayonnement électromagnétique provenant de l’Univers, et qui frappe la Terre de façon quasi uniforme dans toutes les directions. Il est considéré comme étant un reliquat de l’époque dense et chaude qu’a connue l’Univers il y a environ 13 milliards d’années, conformément aux prédictions des modèles de Big Bang, une carte de la sphère céleste montrant les fluctuations (ou anisotropie) du fond diffus cosmologique observées par le satellite WMAP (juin 2003). Ce faible rayonnement est aussi connu sous le nom de rayonnement fossile ou rayonnement à 3K (en référence à sa température). À noter qu’aucun de ces noms ne correspond exactement à sa traduction anglaise de Cosmic Microwave Background Radiation

Mais y a-t-il encore un autre monde «en-dessous» du monde quantique ?

Un univers plus petit que tout  et qui aurait une taille nulle ? Ce monde-là, ce troisième monde, existe bel et bien au-delà de la tempête quantique, tout au fond du cône de lumière. Là-bas, la matière, l’énergie, toutes les forces qui nous sont familières ont disparu. C’est le point zéro de l’Univers. Ce point mystérieux qui, au début du XXe siècle, avait hanté Einstein et le mathématicien russe Alexandre Friedmann, l’inventeur du Big Bang. Depuis les années 1970, l’existence de ce qu’on appelle aujourd’hui la «singularité initiale» a été prouvée par Stephen Hawking, de l’université de Cambridge, et Roger Penrose, de l’université d’Oxford. Sans dimension, hors du temps, la singularité à l’origine de notre Univers représente un état d’information pure. Invariant, immuable, reflet de l’ordre le plus élevé que puisse concevoir l’esprit humain, ce point fantastique ne peut être décrit que par ce que les mathématiciens appellent un «invariant topologique». En imaginant, encore une fois, que nous puissions nous rendre sur ce point zéro, ce que nous verrions alors serait très surprenant. Nous serions d’abord sidérés par le silence absolu. Ce monde très étrange nous paraîtrait totalement figé, immobile comme pour l’éternité.

En fait, au point zéro, il n’y a plus de forces, plus d’énergie, plus de matière, et même plus d’espace ni de temps. Il ne reste qu’une seule et ultime chose : une information. Cette même information dont Stephen Hawking reconnaissait l’existence au fond des trous noirs. Contrairement à ce qui se passe chez nous, le temps à l’origine ne s’écoule plus : il est «figé». Plus exactement, comme l’indiquent les équations d’Einstein, sous l’action de la gravitation alors immense, le temps qui nous est familier n’est plus réel (comme chez nous, avec un avant et un après), mais purement imaginaire (au sens que les mathématiciens donnent à ce mot : au point zéro, en raison de la courbure infinie, la droite du temps réel a pivoté de 90 degrés dans le plan complexe et est désormais imaginaire). Ce temps étrange, sans avant ni après, ne peut donc plus se comprendre comme marquant une évolution des événements en mouvement, mais comme portant une information étendue sur une réalité globale et immuable. C’est dans ce sens que ce monde-là n’est pas encore un monde d’énergie : c’est une essence mathématique.

Tout ceci est tellement éloigné de notre expérience et même de nos intuitions les plus folles qu’il nous semble difficile d’y croire. Et pourtant, la réalité  de cet univers commence aujourd’hui à être décelée à la faveur de deux théories toutes récentes : la théorie des groupes quantiques et la théorie topologique des champs. Grâce à ces deux approches, il nous devient progressivement possible de mieux comprendre la nature profonde de ce qui peut exister au temps de Planck. Les groupes quantiques, ces algèbres «déformées» comparables à une sorte de loupe qui viendrait agrandir la surface d’une page écrite pour mieux en distinguer les détails, nous ont permis de plonger au cœur du Big Bang et de traverser la barrière d’énergie qui surgit au mur de Planck. Et derrière ce mur, la théorie topologique des champs, qui ne mesure  plus l’évolution d’un système en temps réel mais en temps imaginaire pur, nous a permis de «voir» la réalité ultime de la fantastique information qui précède notre univers physique.

Finalement, l’idée d’une information mathématique à l’origine des choses nous est proche, étrangement familière : la graine minuscule ne contient-elle pas toute l’information nécessaire au développement d’un arbre gigantesque ? Un être humain n’exprime-t-il pas, dans toute sa complexité, une information génétique seulement visible au microscope ? De même qu’il existe un code génétique à l’origine des êtres vivants, nous pourrions imaginer un code mathématique  à l’origine de l’Univers tout entier. Et si le cosmos qui nous entoure a bien un sens, alors c’est que – peut-être – il contient en lui, dès l’origine, une information incroyablement complexe, une essence non physique qui le travaille, l’oriente, le réalise. Et c’est peut-être ce qui a fait dire au physicien Neil Turok, l’un des plus proches collaborateurs de Stephen Hawking, «l’Univers tout entier a jailli, de manière splendide, d’une seule et unique formule, d’un code mathématique engendrant la Création».

De même, la kabbale place la notion de zéro dans le « point » caché dont tout procède. Il est placé aux confins de la séphira Kéther et de l’Aïn, le rien, le mystère de l’éther pur et insaisissable.

Alors le zéro, ce rien ne peut-il pas tout ? Parce que si un tel code mathématique existe, forcément  il est enfoui dans le zéro.


[1] Période de l’histoire de l’Univers au cours de laquelle les quatre interactions fondamentales (électromagnétisme, interaction faible, interaction forte et gravitation) étaient unifiées, c’est-à-dire qu’elles s’appliquaient en même temps, ce qui empêche de la décrire à l’aide de la relativité générale ou de la physique quantique, puisque ces théories sont incomplètes et ne sont valables que quand la gravitation et les effets quantiques peuvent être étudiés séparément

Pensez-vous tout connaitre sur le Temple de Salomon ?

Le Temple du roi Salomon, également connu sous le nom de Premier Temple, revêt une grande importance dans les contextes religieux et historiques du judaïsme, du christianisme et de l’islam.

Le temple a été construit sous le règne du roi Salomon, le troisième roi d’Israël, au 10ème siècle avant notre ère. Il était considéré comme le centre spirituel de l’ancien Israël, servant de lieu de culte et abritant l’Arche d’Alliance.

Dans cet article, nous approfondissons l’histoire de la construction et de la destruction éventuelle du Temple de Salomon, ainsi que son débat scientifique en cours et son impact culturel.

Le roi Salomon et la connexion du Temple

Le roi Salomon, fils du roi David et de Bethsabée, dirigeait le royaume-uni d’Israël au 10e siècle avant notre ère. Selon la Bible hébraïque, Salomon était un dirigeant sage et prospère. L’une de ses réalisations les plus connues a été la construction du temple de Jérusalem, destiné à servir de lieu de culte et de lieu de stockage des objets religieux d’Israël, tels que l’Arche d’Alliance.

La Bible hébraïque, en particulier les livres des Premiers Rois et des Secondes Chroniques, raconte la construction du Temple de Salomon. Ce récit prétend que Salomon a construit le temple pour honorer Dieu et solidifier le culte de Yahweh par Israël. Le temple a été conçu pour être non seulement une représentation physique de la présence divine, mais également un axis mundi reliant le ciel et la terre.

La datation de la construction du temple et l’identité de son constructeur ont fait l’objet de débats parmi les érudits. L’opinion généralement acceptée est que le Temple de Salomon a été construit vers le milieu du Xe siècle avant notre ère. Cependant, d’autres érudits proposent des dates alternatives pour la construction du temple, allant du XIIe au VIIIe siècle avant notre ère. Certains prétendent que le temple n’a pas été construit par Salomon mais par d’autres dirigeants, comme Omri ou Achaz.

Construction et Architecture

La Bible hébraïque décrit la construction du temple. Le temple mesurait environ 90 pieds de long, 30 pieds de large et 45 pieds de haut. Il a été conçu avec trois sections principales : le porche, le Lieu Saint et le Saint des Saints.
  
Les caractéristiques architecturales du Temple de Salomon ont été fortement influencées par d’autres temples anciens du Proche-Orient. Le temple a été construit avec de la pierre, du bois de cèdre et de l’or. Des blocs de pierre constituaient les fondations et les murs, tandis que le bois de cèdre était utilisé pour les poutres, le toit et le plancher. L’or ornait plusieurs parties du temple, notamment ses murs, son mobilier et ses objets sacrés.
 
Le temple contenait plusieurs éléments uniques dans sa conception. Par exemple, il comportait deux piliers massifs et autoportants connus sous le nom de Jachin et Boaz. De plus, les murs du Temple de Salomon étaient ornés de sculptures complexes de chérubins, de palmiers et de fleurs épanouies.
  
L’authenticité du récit biblique de la construction du Temple de Salomon fait l’objet de débats parmi les érudits. Alors que certains pensent que le temple décrit dans la Bible était une réalité historique, d’autres soutiennent qu’il s’agit d’une construction littéraire et théologique qui amalgamait divers concepts religieux et événements historiques.

Le Saint des Saints

Le Saint des Saints, également connu sous le nom de sanctuaire intérieur, était la chambre la plus sacrée du temple. Seul le Grand Prêtre était autorisé à entrer dans le Saint des Saints, et même alors, ce n’était qu’une fois par an, le Jour des Expiations. Le but de cette restriction était de maintenir le caractère sacré de l’espace et de le protéger de la contamination humaine.
 
L’Arche d’Alliance était un coffre orné contenant les Dix Commandements inscrits sur deux tablettes de pierre. Cet artefact sacré résidait dans le Saint des Saints, symbolisant la présence de Dieu parmi les Israélites. L’Arche renforçait le caractère sacré du temple et sa fonction unique dans la vie religieuse de l’ancien Israël.
 

Fonction et culte

Le Temple de Salomon fonctionnait principalement comme une maison d’assemblée et de culte pour les Israélites. C’était le centre des pratiques religieuses qui comprenaient des sacrifices, des prières et des rituels. Le temple jouait également un rôle central dans la célébration de fêtes et de cérémonies religieuses, telles que la Pâque et le pèlerinage annuel connu sous le nom de Fête des Tabernacles.
 
Les pratiques religieuses menées dans le Temple étaient diverses et centrales dans la culture israélite. Les sacrifices, tels que les holocaustes et les offrandes de paix, étaient organisés comme moyen de communication avec Dieu. Le temple était également le lieu des rituels lévitiques, des rites de purification et de la pratique de la dîme. Ces pratiques constituaient l’épine dorsale de la vie religieuse des Hébreux et de leur cohésion sociale.

Destruction et conséquences

En 587 avant notre ère, le roi Nabuchodonosor II de Babylone envahit Jérusalem, entraînant finalement la destruction du Temple. Cet événement, connu sous le nom d’exil babylonien, a eu un impact profond sur les croyances religieuses et l’identité du peuple juif.
 
La destruction du Temple de Salomon a marqué le début d’une période de transformation religieuse au sein de la population. La perte du temple physique a forcé une reconsidération des pratiques religieuses, conduisant finalement au développement du monothéisme. Cette transition impliquait une nouvelle concentration sur l’étude et l’interprétation de la Torah, plutôt que sur les rituels et les sacrifices autrefois menés au temple.

Preuves archéologiques et débat

Bien qu’aucune preuve archéologique définitive n’ait été découverte permettant d’identifier de manière concluante les vestiges du Temple de Salomon, plusieurs découvertes dans et autour de Jérusalem suggèrent l’existence possible d’un temple dans la région. Les fouilles sur le Mont du Temple ont révélé des structures et des artefacts de la période du Premier Temple, tels que l’inscription d’Ophel et des tessons de poterie.
 
Les preuves archéologiques du Temple de Salomon ont suscité un débat important parmi les chercheurs. Certains soutiennent que le temple existait effectivement tel que décrit dans la Bible hébraïque, tandis que d’autres soutiennent que le temple, s’il existait, était probablement une structure moins grandiose que celle décrite dans le récit biblique. À mesure que les méthodes et technologies archéologiques continuent de progresser, la quête pour comprendre la réalité historique du Temple de Salomon persiste.

Conclusion

Le Temple de Salomon reste un symbole durable d’importance religieuse, historique et culturelle. Son histoire met en lumière la complexité des anciennes croyances religieuses israélites et le débat autour de l’authenticité des récits bibliques. La destruction du temple et son influence durable sur le monothéisme révèlent la résilience et l’adaptabilité des traditions religieuses face à l’adversité. Alors que les érudits continuent de rechercher des preuves définitives, l’héritage énigmatique du temple perdure comme un témoignage du pouvoir de la foi et de l’imagination humaine.

ARTICLE RÉDIGÉ PAR : Maarten Moss

Maarten Moss écrit régulièrement en tant qu’auteur invité

20/09/23 : Le GODF fête le 231e anniversaire de la République

La Respectable Loge d’Études et de Recherche République Universelle, les Respectables Loges Sub Rosa et Léonard de Vinci vous convient à la conférence publique sur « L’idéal républicain de 1792 à nos jours ».

Christophe Devillers, rédacteur en chef de la revue Humanisme, animera cette belle soirée. Comme un hommage à ce jour de septembre 1792, le 21 très exactement, jour où les députés de la Convention, réunis pour la première fois, décident à l’unanimité l’abolition de la monarchie constitutionnelle en France.

Philippe Foussier, Grand Maître du Grand Orient de France de 2017 à 2018, introduira cette conférence publique.

 Plaque située à l’emplacement de la Salle du Manège où siégèrent les diverses assemblées nationales pendant la Révolution et où fut abolie la Royauté le 21/9/1792. Rue de Rivoli contre la grille du jardin, Paris 1er arr.
 

Une soirée qui verra les interventions d’Olivier Bétourné*, éditeur et auteur, notamment, de L’esprit de la Révolution française (Seuil, 2022), Jean-Numa Ducange, Professeur des universités et auteur de

La Révolution française et l’histoire du monde (Armand Colin, 2014),et d’Anne de Mathan, Professeur des universités et auteur, entre autres, de Girondins jusqu’au tombeau-Une Révolte bordelaise dans la Révolution (Éd.  Sud Ouest, 2004),

Guillaume Trichard, Grand Maître du Grand Orient de France.

En présence de Guillaume Trichard, Grand Maître du Grand Orient de France, qui tiendra des propos de conclusion.

*Olivier Bétourné est historien et éditeur. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, élève d’Albert Soboul (1914-1982) alors titulaire de la chaire d’histoire de la Révolution française à la Sorbonne, il est notamment l’auteur (avec Aglaia I. Hartig) de Penser l’histoire de la RévolutionDeux siècles de passion française (La Découverte, 1989). Il est, par ailleurs, cofondateur et président de l’Institut Histoire et Lumières de la pensée.

Temple Groussier – Crédit photo GODF

Infos pratiques :

Conférence publique, ouverte à tous et gratuite

Mercredi 20 septembre 2023 à 19h–Accueil du public à partir de 18h

Grand Orient de France 16, rue Cadet – 75009 Paris/Temple Arthur Groussier

Pour des raisons de sécurité et d’accueil, l’insciption est obligatoire sur

https://fr.surveymonkey.com/r/conf200923

Sceau GODF – Crédit photo GODF

Saint-Pétersbourg ville impériale… et maçonnique

De notre confrère russe 78.ru

Signes secrets des maçons à Saint-Pétersbourg : comment les regarder et où se déroulaient les réunions des loges maçonniques

La société secrète des francs-maçons a toujours attiré les non-initiés avec ses mystères. C’est à Saint-Pétersbourg qu’apparurent les premières loges maçonniques de Russie, et les signes des maçons se retrouvent sur les dominantes architecturales. La vérité sur les secrets maçonniques de Saint-Pétersbourg se trouve dans le programme « Un autre Pétersbourg » et dans notre matériel.

Pierre Ier était-il franc-maçon ?

La franc-maçonnerie est l’un des phénomènes culturels les plus mythifiés, mystérieux et intéressants pour les amateurs de mysticisme. C’est à la fois une philosophie et une sorte de religion, mais l’essentiel est une immense fraternité avec un réseau de loges ramifiées. Depuis plus de trois siècles, la franc-maçonnerie existe en Russie.

Les maçons sont entrés dans notre pays à une époque par la « fenêtre sur l’Europe » ouverte par Pierre Ier. C’est ainsi que doit son nom le docteur en sciences historiques, professeur au Département d’histoire de l’Université pédagogique d’État de Russie. A. I. Herzen Yuri Kondakov :

– À partir de Pierre Ier, la Russie s’est ouverte aux influences étrangères, et l’un des conducteurs et des voies de cette influence a été la franc-maçonnerie. La franc-maçonnerie en tant que phénomène est entrée sur la scène politique en Angleterre en 1721, lorsque la première Grande Loge au monde a été créée. Mais les loges maçonniques existaient avant cela.

L’un des sujets les plus passionnants de l’histoire de la franc-maçonnerie de Saint-Pétersbourg est la question : Pierre Ier lui-même était-il franc-maçon ? Notre expert estime qu’il ne s’agit là que d’une légende persistante. Bien qu’il soit considérablement alimenté par le monument à Pierre Ier, situé sur la digue du palais, le même où le souverain est personnellement engagé dans la construction du bateau.

Photo : 78.ru
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Ce monument contient une boussole et une équerre – les emblèmes maçonniques centraux. Et ils reposent sur une pierre non taillée – et les membres de la confrérie, comme vous le savez, se considèrent comme des « maçons ».

« Mais, d’un autre côté, il s’agit peut-être d’une interprétation généralement maçonnique des activités de Pierre, qui a coupé le bloc intact de la Russie et l’a placé dans les rangs des pays européens les plus développés et avancés », estime l’historien. – Il est très peu probable que Pierre ait été l’un des premiers frères maçonniques en Russie. En Europe, personne n’en a jamais parlé ni évoqué. Bien que la légende maçonnique raconte que la loge de Neptune a été la première à être créée en Russie, qui comprenait Lefort, Gordon et Peter.

Mais l’un des véritables maçons de Saint-Pétersbourg les plus célèbres était Ivan Elagin, dont on peut voir le palais dans le parc du même nom. C’est lui qui fonda la grande loge provinciale, qui contrôlait 14 autres loges russes.

Quant à la franc-maçonnerie des empereurs, beaucoup pensent que Paul et Alexandre Ier étaient membres de la confrérie, mais, comme l’a noté l’historien, il n’y a aucune preuve de cela.

Photo : 78.ru
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Véritables objets maçonniques au musée de Saint-Pétersbourg

De véritables artefacts associés aux francs-maçons et appartenant aux membres des loges maçonniques de Saint-Pétersbourg peuvent être vus de vos propres yeux au Musée national de l’histoire de la religion, situé dans la rue Pochtamtskaya. Comme l’a déclaré à « 78 » Marina Ptichenko, chef du département de conception scientifique des expositions et des expositions du musée, l’intérêt pour l’histoire de la franc-maçonnerie à Saint-Pétersbourg est très élevé :

– C’est pourquoi nous avons décidé d’organiser un fonds de stockage ouvert, où nous pourrions exposer certains de ces objets maçonniques qui nous permettent de parler de l’histoire et du symbolisme de la franc-maçonnerie. Malheureusement, ces objets ne sont pas très nombreux, mais ils sont étonnants.

Marina Ptichenko nous a montré deux pendentifs en or et a raconté leur histoire :

– Le premier signe est l’enseigne de la Loge « Palestine », qui exerçait son activité à Saint-Pétersbourg, ce signe a la forme d’une épée, et on l’appelait souvent ainsi – la Loge de l’Épée. Ce pendentif était porté sur un ruban. Ici, l’inscription du nom de la loge « Loge Palestine » est gravée (horizontalement), et verticalement elle indique où elle effectuait son travail : à l’est de Saint-Pétersbourg. Mais au verso se trouve la devise de la loge : « Pour Dieu, Empereur et Frères ».

Le deuxième signe est un signe du degré de dévouement. Il s’agit d’un degré 7-8 selon le système suédois. Puisqu’ils retraçaient leur histoire depuis les Templiers, le thème chevaleresque était très clairement présent dans leur charte. D’un côté du triangle, on voit l’inscription : « qui ouvre le fermé », on parle de connaissance, c’est la clé qui ouvre le savoir fermé.

Et au dos se trouve l’inscription « qui ferme celui ouvert ». Car ce qui vous a été révélé doit rester secret. C’est le symbolisme. Et tous ceux qui, à Saint-Pétersbourg, étaient liés à la franc-maçonnerie suédoise pouvaient très bien porter une telle clé.

Photo : 78.ru
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Pouchkine et ses amis dans les loges maçonniques

Il y a une autre exposition maçonnique curieuse dans le musée – un document de la loge « Chosen Michael ». Cette Loge comprenait des amis proches d’Alexandre Sergueïevitch Pouchkine – Delvig et Kuchelbecker, et le Vénérable de la Loge était Fiodor Tolstoï, artiste, sculpteur, vice-président de l’Académie des arts.

A noter que Pouchkine lui-même faisait partie des rangs des francs-maçons. Certes, à un moment donné, il n’a pas été accepté dans la loge « Chosen Michael ». J’ai dû me contenter des autres. Comme nous l’a dit le franc-maçon de Saint-Pétersbourg Viatcheslav, le poète a été initié à la confrérie après son exil à Chisinau.

– Dans la confrérie d’Alexandre Sergueïevitch, ils écrivent ce qui suit : « Dans la Loge, il n’a pas rempli ses fonctions avec diligence. » Cela signifie que l’arnaque était notre bien-aimé Alexandre Sergueïevitch.

Photo : 78.ru
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Symboles maçonniques dans l’architecture de Saint-Pétersbourg

Un œil qui voit tout au cœur de la ville

Les signes maçonniques à Saint-Pétersbourg peuvent être trouvés dans un grand nombre d’endroits – parfois les plus inattendus. Il existe un tel panneau au cœur même de notre ville, sur la place du Palais. À savoir, juste sur la colonne Alexandre. Sur le côté est du piédestal, nous pouvons voir une médaille entourée de feuilles de chêne, qui représente un delta rayonnant – un triangle avec un œil représenté à l’intérieur et des rayons s’en divergeant dans toutes les directions.

Le Delta Radiant, ou l’Œil qui voit tout, est l’un des principaux symboles maçonniques. Il désigne le Grand Architecte de l’Univers, supervisant le travail des francs-maçons – frères des loges maçonniques. Il est intéressant de noter que le signe de l’Œil qui voit tout lors des rituels maçonniques est toujours situé à l’est de la pièce. C’est du côté est du socle de la colonne qu’on le retrouve.

Photo : 78.ru
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La colonne Alexandre a été conçue par l’architecte Auguste Montferrand, également considéré comme l’un des célèbres francs-maçons de son époque. A noter que Montferrand a également conçu la cathédrale Saint-Isaac, sur la façade de laquelle on peut voir l’un des deltas radiants les plus grands et les plus visibles de la ville – il est situé en triangle au-dessus du portique.

Sans aucun doute, ces symboles étaient bien connus de l’empereur, et l’architecte n’aurait pas pu placer ces images sur des monuments aussi importants et dominants de la ville à l’insu du souverain, souligne Youri Kondakov. Selon l’historien, Nicolas Ier partageait dans une certaine mesure ces vues et approuvait donc ce type de colonne et de temple.

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Légendes et mythes sur les « signes maçonniques » sur le plan de la ville

Le bâtiment de l’état-major, situé sur la place du Palais, est également directement lié aux francs-maçons de Saint-Pétersbourg : c’est là, note l’historien, que se réunissait la loge des élus Michel, qui faisait partie de l’Union d’Astrée. Mais ce n’est qu’une goutte dans l’océan des traces maçonniques à Saint-Pétersbourg, réelles et mythiques.

« Comme la plupart des villes européennes, Saint-Pétersbourg est tout simplement imprégnée de mythes maçonniques », a déclaré Youri Kondakov. – Il existe un grand nombre de légendes. Par exemple, à propos de la « boussole » sur le plan de la ville, qui a l’Amirauté comme sommet et s’en écarte dans différentes directions. Ce sont les colonnes rostrales, le globe sur le bâtiment de la Kunstkamera et le pélican sur le bâtiment de l’Université pédagogique. Beaucoup de symboles à différents endroits.

Mais il existe des traits légendaires et des traits réels. En effet, les maçons ont apporté une grande contribution à la vie de notre ville, mais ils l’ont fait non pas parce qu’ils étaient maçons, mais parce que les maçons étaient des architectes, des artistes, des compositeurs. En règle générale, c’était encore la bohème culturelle de la société.

Photo : 78.ru
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Qu’en est-il des pratiques occultes ? N’est-ce pas ce que les maçons ont fait en premier lieu ?

– Qu’y avait-il dans les pratiques occultes ? Alchimie, théurgie et cabalisme. Mais cela a été fait par des frères des plus hauts degrés qui, dans toute l’histoire de la Russie, s’il y a 300 personnes, alors c’est très bien, – a expliqué l’historien. – Le gros de la masse maçonnique : poètes, artistes, architectes, intellectuels, bourgeois et commerçants, ils en étaient très loin. Ils ont finalement utilisé la franc-maçonnerie comme un club privé pour hommes.

Temple maçonnique sur la flèche de l’île Vassilievski

Les symboles maçonniques à Saint-Pétersbourg se trouvent dans des endroits complètement inattendus. Ce n’est pas toujours l’œil qui voit tout. L’un de ces symboles pas si évidents nous a été montré par le franc-maçon de Saint-Pétersbourg Viatcheslav sur la flèche de l’île Vassilievski.

– Sous le coude gauche d’un des personnages assis au pied de la colonne rostrale, est dessinée une boussole. Mais la boussole est étrange : elle pointe vers l’est. Une boussole ordinaire pointe vers le nord. Quelle est la raison de cette étrangeté ? C’est simple : la lumière vient de l’Est, c’est pourquoi cette boussole est maçonnique », a raconté Viatcheslav.

Photo : 78.ru
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De plus, toute l’architecture de la flèche de l’île Vassilievski s’avère être un temple maçonnique, un maçon moderne en est sûr :

– Premièrement, il y a un temple – la Bourse, il y a deux colonnes rostrales, si vous et moi nous tenons devant les colonnes, cela signifie que nous nous tenons devant l’entrée du temple. Mais cela vaut la peine de faire une action simple, presque magique – se retourner – et il s’avère que les colonnes sont déjà derrière nous. Cela signifie que nous sommes dans le temple. Et si nous sommes dans un temple maçonnique, alors il devrait y avoir un autel devant nous. Dans la forteresse Pierre et Paul se trouve un autel de la cathédrale Pierre et Paul, dans la nef gauche de laquelle est enterré le premier vénérable maître de Russie, Pierre Alekseevich Romanov.

Il est difficile de dire maintenant si cela est vrai ou s’il s’agit d’une des légendes urbaines sur les francs-maçons.

Photo : 78.ru
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Secrets du manoir Bezborodko et rite d’initiation aux maçons

À la fin du XVIIe et au début du XIXe siècle, il existait de nombreuses loges maçonniques en Russie, mais toutes n’ont pas laissé une marque visible (ou du moins en partie) sur le plan de la ville. Mais l’une des demeures de Saint-Pétersbourg est entourée d’une « aura maçonnique » particulière – nous parlons du manoir Bezborodko, où, selon les historiens, deux salles ont été conservées dans lesquelles les membres des loges maçonniques se réunissaient et menaient leurs rites.

Il est intéressant de noter qu’Alexandre Bezborodko lui-même, prince et diplomate du XVIIIe siècle, n’était pas franc-maçon. On ne sait toujours pas pourquoi exactement la confrérie s’est réunie dans sa maison.

Photo : 78.ru
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Dans l’une des salles, nous voyons un sol en mosaïque classique, que l’on retrouve certainement dans toutes les loges maçonniques, sur le modèle du Temple de Salomon, a déclaré Youri Kondakov. De plus, lorsqu’elle entre dans une loge maçonnique, une personne est toujours accueillie par deux colonnes – elles sont également présentes ici.

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Dans une autre pièce, il y a un balcon pour les musiciens – selon l’historien, les musiciens étaient aussi souvent membres de loges maçonniques et se produisaient lors de réunions de restauration – les agoras. Apparemment, cette salle était précisément destinée à de telles réunions.

« Le principal rite maçonnique est un rite de passage », a noté l’expert. – C’est difficile et en plusieurs étapes. Tout d’abord, une personne est placée dans une chambre secrète, on lui apporte un crâne et elle s’assoit là, réfléchissant. Ensuite, on lui bande les yeux et on l’emmène dans une autre pièce, où se déroule la cérémonie. Très souvent, ils prenaient la coupe, frappaient un coup symbolique avec un compas (sur la main), une goutte de sang coulait dans la coupe, du vin y était versé, et tous les autres frères se joignaient à elle.

Ensuite, le bandage lui a été retiré, il a prêté serment et est devenu membre à part entière de la confrérie. Après cela, un repas était généralement organisé, ce qui rassemblait les frères. Et aussi bien les non-initiés que les femmes pourraient être invités à ce repas, ou réunion gastronomique.

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L’historien a attiré l’attention sur les fresques de la salle : elles représentent le culte des animaux par les gens.

– Ce veau est un des symboles de la franc-maçonnerie de cette époque. Il y avait alors différentes directions, mais la plus durable, qui a existé jusqu’à l’interdiction en 1917, était le rosicrucianisme. Les Rose-Croix étaient des cabalistes, des alchimistes et le Taureau apparaît à plusieurs reprises dans leurs écrits.

Mais vous pouvez essayer de rechercher des symboles secrets sur les colonnes de la salle – selon l’historien, les maçons utilisaient une écriture secrète, et des signes correspondants peuvent être trouvés sur les murs et les colonnes des salles maçonniques. Il est vrai que seul un initié peut les lire.

L’acacia, axe du monde

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Selon la légende, le patriarche biblique Mathusalem, qui vécut 969 ans, ne consommait que du miel d’acacia. On perçoit immédiatement dans cette fable combien est importante pour l’homme, la question de sa longévité et par conséquent, sa crainte de la mort et son désir d’en repousser la venue, par tous les moyens à sa disposition, matériels et même symboliques.

Il n’est donc pas étonnant que, taraudé par le mystère de ce temps impalpable qui s’écoule, il ait très tôt intégré dans son imaginaire, l’idée que l’abeille, cet insecte venu du fond des âges – bien avant l’humanité – produise une substance dotée de pouvoirs vivifiants, prélevée sur un arbre, lui-même réputé comme l’une des premières plantes du règne végétal. Sur ce même principe de valorisation, voire de vénération de l’ancienneté des choses, la franc-maçonnerie spéculative n’a pas manqué de repérer les vertus de l’acacia, – bois estimé imputrescible qui donc traverse le temps – pour le rattacher à la légende d’Hiram.

L’étude du symbolisme de l’acacia impose d’entrée de distinguer, parmi les quelques quatre cents variétés existantes, les deux espèces auxquelles s’est attachée l’imagerie maçonnique.

  1. ACACIA VULGARIS (Robinier)

Alors que des soldats anglais et irlandais constituaient à Saint-Germain en Laye, la première loge maçonnique sur notre territoire, dans les années 1660/1670 – donc bien avant la création de la Grande Loge de Londres en 1717- un botaniste français, Vespasien Robin, introduisait au Jardin des Plantes à Paris, un acacia vulgaris, rapporté d’Amérique, qui prit le nom d’acacia americana robini, puis de « robinier » dans la langage populaire. C’est un acacia à fleurs blanches ou jaunes de la famille des papilionnacées, encore appelé « faux acacia ». Cet acacia « occidental » est celui qui est entré dans la symbolique maçonnique française.

  • ACACIA HETEROPHYLA

Le véritable acacia est une légumineuse mimosée (d’où le nom de sa fleur jaune odorante disposée en grappes, le mimosa) que l’on trouve en Australie et au Moyen Orient. Il est plus ou moins abondant en Egypte, en Arabie, en Syrie, en Palestine et en Israël. En dehors de son bois résistant utilisé en ébénisterie, cet acacia dit encore « xerophyle », produit la gomme arabique et le cachou. Son feuillage, composé de petites lames pointues, nervurées et vernies, est coriace, persistant généralement toute l’année et comme son écorce, repousse les insectes. A noter que ces feuilles s’inclinent la nuit et se redressent au lever du soleil. Le symbole de mort et de renaissance, attaché à l’acacia, commence à l’évidence, avec cette caractéristique particulière. C’est bien entendu à cet acacia du Moyen-Orient que la légende d’Hiram, née vers 1720, fait allusion, sur le territoire même où elle se situe.

L’étymologie du mot « acacia » renvoie à diverses interprétations. Dérivé du mot grec « akakia », il signifie ainsi une pointe, une extrémité aigue. Quand on sait que la fleur de l’acacia représente un cercle d’où jaillissent des pointes végétales, le rapprochement est possible. La boule jaune du mimosa et lesdites pointes ne sont pas sans rappeler le soleil et ses rayons. Voire une roue et ses rayons. Nous sommes ramenés ici au cercle et centre du cercle, partant au symbole même de la maîtrise maçonnique.

Si l’on considère que le mot grec « akakia » comporte un « a » privatif, nous revenons à la racine « kakos » signifiant « le mal ». De la sorte, l’acacia serait un arbre symboliquement dépourvu de tout ce qui est opposé au bien. Il deviendrait ainsi l’arbre de l’innocence, pouvant s’opposer à l’arbre biblique du fruit défendu, transformé lui en arbre du mal, après que l’homme en eut croqué ce fruit.

Toujours sur ce plan étymologique, il est intéressant de remarquer que les rituels de la maçonnerie allemande ont choisi pour leur part l’acacia farnesiana, en tant que symbole de la maîtrise, s’inscrivant dans la légende d’Hiram. Il s’agit d’une variété d’acacia de type « cannelle », le canier en français, mot venant du grec kassia. Quand on sait que l’Egypte pharaonique utilisait cette plante pour l’embaumement des morts, leur assurant ainsi une conservation voulue éternelle, on retrouve bien l’idée de « vie prolongée » dans la mort, et en quelque sorte le symbole de la renaissance, grâce à l’acacia. De son côté, « l’Art Royal » anglais, père du concept de franc-maçonnerie, a évoqué dès 1765, le rameau de « kassia » odoriférant pour oindre les morts.

L’éternel retour

Avec l’acacia, nous sommes par définition, renvoyés à la symbolique de l’arbre en général, qu’il n’est pas inutile d’aborder succintement. L’homme est depuis toujours fasciné par l’arbre (du latin arbor, oris, se lever, se dresser, surgir) dans lequel il se reconnaît comme plante lui-même et établit des correspondances avec la nature. Il voit dans cette verticalité, un lien « terre-ciel » – ne serait-ce que par leurs échanges répondant aux lois physiques – et bien entendu, il voit aussi, à la fois la figure du pouvoir féminin originaire, comme l’image phallique par excellence. La longévité de la plupart des arbres, en fait d’évidence, le symbole de choix d’une forme d’éternité, d’autant que leur vie est rythmée par la circularité des saisons. Le cycle des feuilles qui jaunissent l’automne, chutent l’hiver et sont remplacées par de nouvelles pousses sur des rameaux à nouveau verdoyants au printemps, pour aboutir à une floraison puis au fruit et à sa cueillette nourricière, ce cycle forme un ensemble organisé et répétitif, au bénéfice de l’homme.

Ce « mécanisme » incline à penser à un « éternel retour », l’acacia constituant précisément l’exception par sa permanence foliacée tout au long de l’année. L’arbre est aussi, à travers l’idée de la croix – en bois d’acacia selon les textes – mais en dehors même de toute référence religieuse, une représentation de la vie et de la mort, toujours dans le scenario mort/renaissance. Par extension, l’arbre peut être vu comme un centre, comme l’axe du monde aussi, puisque pour certaines cultures, hindouistes notamment, cet axe tiendrait l’univers ! Nous voyons ici combien l’arbre peut également rendre fructueuse l’imagination poétique, et mettre en route tous les systèmes d’hypothèses, constitutifs du symbolisme, quel que soit le courant de pensées auquel il se rattache.

Cette incursion dans la grande famille des arbres et la richesse des interprétations que l’on peut tirer de cette catégorie végétale du vivant, permet de mieux appréhender le rôle de l’acacia au centre du drame hiramique. Lorsqu’après leur forfait, les trois assassins de l’architecte de Salomon l’enterrent dans un fossé aux abords du Temple, l’un d’eux pique un rameau d’acacia sur le tertre pour repérer la tombe provisoire. Deux éléments informatifs apparaissent ici : il y a un acacia à proximité, symbole de vie, et la branche cassée, sans racine, est un symbole de mort. La dualité est donc immédiatement présente dans la légende. Selon certains auteurs, la sépulture provisoire renvoie à l’idée d’une résurrection possible, rappelant évidement en cela, l’enterrement du Christ et la disparition de son corps ensuite. Il est bon de rappeler ici qu’il n’est pas question de résurrection pour les francs-maçons de Rite Ecossais Ancien et Accepté, mais de « re-naissance », le compagnon devenant maître-maçon « renaissant à lui-même », et permettant du même coup à l’architecte Hiram de connaître l’éternité, en revivant à travers chaque initié de par le monde. Ainsi, sa qualité de maître-maçon lui permettra de poursuivre la construction de son temple intérieur. Ainsi, il participera en même temps, à la construction du temple de l’humanité, loin d’être achevée !

L ‘acacia m’est connu

Nous pourrions nous étonner qu’à la question rituelle « Etes-vous maître ? » posée en loge par le Vénérable Maître lors de la cérémonie d’augmentation de salaire, la réponse du nouveau maître se limite à « L’acacia m’est connu ! ». Comme il peut paraître surprenant que dans la description de la légende d’Hiram, l’intervention de l’acacia se résume à une branche d’arbre plantée en terre, sur une tombe, qui plus est provisoire ! Le fait de savoir, selon certains rituels, que le cercueil d’Hiram est en bois d’acacia, et que, d’après la Bible, l’Arche d’Alliance, la table et l’autel des parfums dans le Saint des Saints du Temple sont composés de ce bois, sacralisé par le roi Salomon, ne constitue pas non plus une série d’informations majeures !

C’est donc bien, essentiellement, dans la symbolique de cet acacia et les métaphores correspondantes qu’il faut chercher des réponses utiles à la vie quotidienne du franc-maçon. Déclarer « l’acacia m’est connu ! », équivaut pour le maître-maçon, non seulement à ne rien ignorer du meurtre perpétré par les trois mauvais compagnons, symbolisant l’ignorance, le fanatisme et l’ambition, mais c’est « aller plus loin » dans la réflexion. Partant, que peut-on dire au-delà de l’espoir de la survivance des âmes et de l’indestructibilité de la vie dont l’acacia est le symbole, autant d’idées traditionnelles venant des auteurs maçonniques anciens tels que Plantagenet, Boucher ou Wirtz ?!

Si l’on y regarde de plus près, au contraire des religions qui apportent des réponses, cette modeste feuille d’arbre, dans le principe maçonnique même, nous apporte des questions ! La symbolique « mort/renaissance », au-delà de la relation hypothétique de l’âme avec les mystères, nous interroge sur le problème de nos origines, de notre fin – et plus généralement, pendant que nous sommes vivants – sur le sens de la vie et de notre vie. Cette vie qui est la mienne, la vôtre !

Ce n’est pas la science ni la magie qui répondront ici, mais précisément notre interprétation personnelle de la méthode symbolique. C’est-à-dire notre capacité à produire du sens et non à reproduire systématiquement du « copier/coller » et du « déjà-dit » depuis trois siècles. Dans cet esprit, l’acacia, en tant que symbole, devient dès lors un médiateur, « ici et maintenant », et non plus seulement « autrefois et ailleurs ». Il est la face visible de l’ invisible auquel il revient à chacun de nous de donner une coloration et une signification personnelles. Avec résolution et courage !

L’ancestromanie

Par rapport à l’animal qui est programmé, l’homme fait évoluer son espèce, grâce à sa conscience d’être et sa créativité. Par la pensée, le langage, l’outillage, la science, l’art, la civilisation, la sexualité, etc, autant d’éléments en constants mouvements – progrès fulgurants ou reculs navrants !- qui constituent et justifient sa « raison d’exister », de lutter. Car la vie est un combat, avant tout pour tenter sans relâche de neutraliser cette part d’ombre en nous-mêmes, qui est le mal. Et partant de valoriser notre côté solaire, cette grappe de mimosa intérieure en forme de cœur rayonnant, qui est le bien.

C’est une image, certes. Mais cette faculté poétique qui nous caractérise est précieuse. La poésie, c’est le symbole même. Poétiser, c’est créer un monde intermédiaire entre moi, fragile homo sapiens, et l’inconnaissable, « ce qui me dépasse », ce que mon cerveau, dans sa forme actuelle, ne peut conceptualiser que par des abstractions.

Pour supporter une situation quasi-carcérale sur notre vaisseau emporté dans l’espace, pour en quelque sorte, « transcender le tragique » de la condition humaine, notre imaginaire a inventé « l’ancestromanie », et avec elle le mythe, cet « avant nous supposé », parfois jusqu’à y croire, sans lequel nous ne pourrions pas vivre. Le mythe d’Hiram et tout ce qu’exprime une simple branche d’acacia, en termes de valeurs humaines à dispenser, répondent, pour les francs-maçons, pour les franc-maçonnes, à ce besoin de récits. Et de héros initiateurs, sinon initiatiques!

Cette fonction symbolique consistant à nous raconter des histoires « pour faire sens », est capitale, pour ne pas dire vitale. Là est notre parcelle de liberté. Et notre survie ! Chacun de nous est un arbre, chacun de nous est un acacia.

Le Dessin de… Jissey « Refus d’initiation »

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On veut parfois le « bonheur » d’autrui à l’insu de son plein gré. C’est ce que raconte la revue de presse AFRIQUE de 450fm du 2 septembre 2023. Ferons nous une transposition à la France avec le sourire de JISSEY ?

L’impact des Francs-maçons sur la crise ukrainienne

De notre confrère anglais mcf.org.uk

Depuis le déclenchement du conflit début 2022, le soutien de la franc-maçonnerie à l’Ukraine par le biais du MCF a dépassé le million de livres sterling. Pendant cette période, plus de six millions d’Ukrainiens ont fui et nos dons à la Croix-Rouge britannique ont aidé à loger, nourrir et réunir plus de 30 000 personnes en quête de sécurité au Royaume-Uni.

La Croix-Rouge britannique nous a récemment fait le point sur l’impact que nous avons eu sur la vie des Ukrainiens déplacés. Nos dons ont été utilisés pour financer deux programmes principaux : « Soutien aux réfugiés ukrainiens au Royaume-Uni » et « Réunification des familles ». Nous sommes incroyablement fiers du soutien considérable que nous avons offert aux familles pendant la crise, ainsi que des efforts incroyables de la Croix-Rouge britannique pour les accueillir au Royaume-Uni.

Soutien aux réfugiés ukrainiens au Royaume-Uni

Grâce à notre financement, la Croix-Rouge britannique a mis en place de nombreuses équipes dans les gares et les aéroports d’Angleterre pour distribuer des ressources et des informations aux familles nouvellement arrivées. Cette intervention a joué un rôle essentiel en aidant des milliers de personnes à s’installer dans leur nouvelle vie au Royaume-Uni.

La Croix-Rouge britannique est le plus grand fournisseur de services d’aide aux réfugiés au Royaume-Uni. Jusqu’à présent, grâce à nos contributions, les travailleurs sociaux ont offert une assistance personnalisée et approfondie à plus de 2 3000 réfugiés ukrainiens. Ces services comprennent l’ouverture de comptes bancaires, la fourniture d’argent d’urgence et l’aide aux réfugiés pour se connecter avec leur communauté locale afin de construire un réseau de soutien plus solide, les aidant ainsi à surmonter leur sentiment d’isolement.

Grâce à sa ligne de soutien nationale, la Croix-Rouge britannique a répondu à plus de 73 000 appels de personnes confuses, effrayées et traumatisées par le conflit. Notre financement a fourni un soutien émotionnel crucial pour aider ces personnes à faire face aux atrocités de la guerre ; ils ont constaté que 26 pour cent des personnes qui appelaient se sentaient chaque jour nerveuses, anxieuses ou nerveuses. Nous sommes fiers d’avoir non seulement contribué à financer une aide pratique et l’accès à des ressources vitales, mais également d’avoir apporté un soutien émotionnel à ceux qui en ont le plus besoin.

Tony, du Derbyshire, qui héberge la famille de Karyna.

La famille de Karyna, originaire de Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, comprend une grand-mère de 51 ans, une mère de 33 ans (Karyna), une fille de sept ans et un garçon de 18 mois. La famille a reçu des ressources de la Croix-Rouge britannique dans son centre ukrainien de Derby, notamment une aide en espèces et des cartes SIM.

Le simple fait d’avoir quelque chose à nous après si longtemps était une telle douceur. (Karyna)

Réunifier les familles

Des milliers de familles ukrainiennes ont été séparées pendant le conflit et ont dû fuir à travers l’Europe pour se mettre en sécurité. En 2023, le service de regroupement familial de la Croix-Rouge britannique a facilité la réunification de 141 familles, réunissant 463 personnes dont nous avons aidé à remettre la vie sur les rails.

Une fois localisées, bon nombre de ces familles n’ont pas les moyens physiques de se rendre chez leurs proches. En raison de la crise du coût de la vie, les prix des billets d’avion ont augmenté de 67 pour cent. Non seulement la Croix-Rouge britannique a aidé à retrouver les membres de la famille perdus, mais elle a également financé des voyages gratuits vers des familles séparées afin de surmonter les obstacles financiers liés à la réunification.

Prendre soin des familles avec compassion est au cœur de ce que nous avons contribué à financer. Depuis l’arrivée massive d’enfants ukrainiens atteints d’un cancer à l’hôpital Great Ormand Street de Londres, la Croix-Rouge britannique a consacré une partie de ses ressources au rapatriement de ces patients. Cela a eu une grande valeur sentimentale pour les réfugiés ukrainiens, car cela a permis aux familles de se réunir et de passer ensemble les derniers moments de leur enfant. Cela a également permis à ces enfants d’être enterrés dans leur pays d’origine.

Il n’y a aucune limite à l’impact pratique et émotionnel que ces programmes auront sur les Ukrainiens déplacés. Nous espérons que notre financement pour le travail essentiel de la Croix-Rouge britannique continuera à améliorer la vie des gens.

Grâce au soutien de la Masonic Charitable Foundation, nos équipes ont apporté un soutien matériel et émotionnel, pour surmonter chaque obstacle, à chaque étape du chemin de la réunification. Croix-Rouge britannique

Ésotérisme et Occultisme, quelle différence ?

De notre confrère buzzwebzine.fr – Par Eleysiss

Cette semaine, notre confère BuzzWebbzine pose la question très légitime de la différence qui existe entre l’ésotérisme et l’occultisme. Lorsqu’on parle de croyances et de magie, nous parlons souvent d’ésotérisme et d’occultisme, mais c’est quoi et quelles différences ?

Quand on évoque la magie, les croyances divines, la sorcellerie, on parle aussi très souvent d’ésotérisme ou d’occultisme. Les deux termes sont très fréquemment utilisés pour désigner la même chose : un ensemble de pratiques magiques. Mais, est-ce réellement de cela qu’il s’agit ? Et d’ailleurs, quelles sont les différences entre ésotérisme et occultisme ? Ces deux concepts sont très flous, il convient donc de les expliquer.

Qu’est-ce que l’ésotérisme ?

Pour comprendre ce qu’est l’ésotérisme, il faut se pencher sur son étymologie grecque. Au niveau antique, ce mot signifie un ensemble de connaissances transmises de manière « hermétique ».

Le mot « hermétique » est d’ailleurs un synonyme du mot « ésotérique », selon le Larousse. Cela renvoie donc à l’idée de transmettre des connaissances, d’apprendre des choses à un petit groupe sélectionné, un groupe d’initiés, d’élus. L’apprentissage n’y est alors pas accessible à tous, selon la définition. Il faut être choisi et on ne peut pas l’apprendre en autodidacte.

L’ésotérisme renvoie aux apprentissages secrets réservés aux initiés, généralement de para-sciences ou des sciences occultes.

L’ésotérisme est donc un mot qui peut être utilisé pour désigner tous les apprentissages secrets. Exemple : la franc-maçonnerie est totalement ésotérique dans le sens où seuls des initiés apprennent des membres franc-maçons.

Mais on peut utiliser le mot pour l’apprentissage de la cartomancie (utilisation magique des cartes), la sorcellerie, ou encore l’astrologie. En effet, la VRAIE astrologie ne s’apprend pas tout seul. Il s’agit d’une science non exacte qui repose sur la lecture des astres. Étudier comment lire les cartes du ciel est très complexe et peu abordable au commun.

Qu’est-ce que l’occultisme ?

Et l’occultisme alors ? Tout ce qui est défini comme « occulte » est ce qui est caché, secret et mystérieux. On parle de « pratiques occultes », pour désigner des activités secrètes. Et, c’est tout. On parle souvent de « sciences occultes » pour évoquer toutes les petites sciences (les formes de magies reliées à la nature et aux lois de l’univers), telles que l’astrologie, la divination, l’utilisation de symboles occultes, de sigils, etc.

De ce fait, l’occultisme est intimement lié à l’ésotérisme. Apprendre des choses occultes, des sciences occultes, par le biais d’un mentor ou d’un professeur dans le domaine, cela est de l’ésotérisme.

Par contre, l’occulte n’est pas toujours ésotérique puisque l’ésotérisme renvoie uniquement à la notion d’apprendre quelque chose d’occulte, l’occulte renvoie uniquement à ce qui est caché, mais on peut ne pas l’enseigner. Nous pouvons aussi apprendre certaines choses occultes sans mentor. S’il faut un mentor pour les apprendre et donc les pratiquer, on parlera donc d’ésotérisme.

definition difference ésotérisme occultisme (1)

Les pratiques qui s’ancrent dans les sciences et arts occultes

  • L’astrologie. Pratiques, interprétation et croyances des correspondances entre les configurations célestes et la société humaine.
  • La cartomancie, avec la tarologie notamment. Il s’agit d’un art divinatoire qui consiste à faire des prédictions en tirant des cartes.
  • La lithothérapie. Il est question d’une para-science qui vise à utiliser les pierres et les cristaux pour soigner et redonner un équilibre.
  • La chiromancie. Originaire d’Inde, il s’agit d’une pratique de divination se basant sur les lignes de la main.
  • La voyance. C’est la capacité divinatoire à faire des prédictions grâce à une perception extrasensorielle.
  • La sorcellerie. Une pratique magique à base de sorts, de potions, utilisant parfois divers autres arts et sciences occultes.
  • Le chamanisme. Une médiation entre les humains et les esprits ainsi que les énergies imperceptibles.
  • La phytothérapie. Une para-science qui utilise les plantes comme médication.
  • La création et l’utilisation d’amulettes, de talismans, de sigils.
  • La lecture des runes ou des osselets.
  • L’utilisation du pendule.
  • La numérologie. L’étude des nombres et ce qu’ils prédisent en fonction de leurs interventions dans notre vie.
  • La Kabbale, l’interprétation mystique des signes selon la croyance judaïque.
  • L’alchimie. Une science occulte qui consiste à la transmutation des métaux et à la transformation de la matière.
  • Le magnétisme. Science occulte et étude des phénomènes physiques lors desquels des objets exercent une force d’attraction ou une force répulsive. Exemple : un magnétiseur qui enlève la douleur peut attirer la douleur hors du corps en exerçant un pouvoir d’attraction qui mènera la douleur vers sa main.
  • L’hypnotisme. Procédés qui visent à faire entrer une personne dans un état hypnotique, dans une transe.
  • La radiesthésie. Sensibilité hypothétique des êtres vivants à certaines radiations.
  • Et tellement d’autres encore…