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03/10/23 : L’ITEM présente « Gaston Monnerville, homme d’État et franc-maçon »

L’ITEM, l’Institut Toulousain d’Études Maçonniques vous connaissez forcément. 450.fm s’est fait l’écho, à de multiples reprises, de ses manifestations, notamment lors du salon 7e Salon maçonnique de Toulouse en novembre 2022.

Le 3 octobre prochain, à 20h, rue de l’Orient à Toulouse (Haute-Garonne), l’ITEM organise une conférence ayant pour thème « Gaston Monnerville, homme d’État et Franc-Maçon ».

Gaston Monnerville fut membre durant toute sa vie de la Grande Loge de France, d’une longévité maçonnique exceptionnelle.

Initié 16 octobre 1918, venant juste d’être majeur, il occupa, à diverses reprises, des fonctions importantes au sein de l’Ordre. Toutes ses actions ainsi que ses multiples engagements témoignent de son attachement à l’idéal maçonnique qui, pour lui, se résume ainsi :

– la Liberté pour tous les Hommes ;

– l’Egalité parmi tous les Hommes ;

– la Fraternité entre tous les Hommes.

Il aura cherché toute sa vie à mettre en œuvre ces principes.

Commençons par son engagement maçonnique

Il fut franc-maçon en 1915, initié à la respectable loge « La Vérité » n° 280 de la GLDF, à l’orient de Toulouse. Il fut affilié ensuite à la « « La Prévoyance » n° 88, à l’orient de Paris et devint député de sa Loge, puis Conseiller fédéral.

Il intégra le Suprême Conseil de France (SCDF) au sein duquel il fut élevé au 33e et dernier degré du Rite Écossais Ancien et Accepté.

Gaston Monnerville considéra toujours son engagement maçonnique comme l’un des plus engageants de sa vie. Malgré ses multiples et hautes fonctions républicaines il resta tout au long de sa (très longue) vie, un franc-maçon actif et assidu.

À titre d’exemple, le 5 mai 1981, alors âgé de 84 ans, il prononça en l’Hôtel de la Grande Loge de France, une conférence majeure consacrée à l’abbé Grégoire.

C’est en octobre 1985, au moment où Alain Ara – conférencier d’un soir pour la circonstance – organisait en tant que jeune vénérable maître, le centenaire de sa Loge « La Vérité » qu’il vint honorer de sa présence cette manifestation.

L’exposé se déroulera en deux temps : l’homme politique et le franc-maçon.

Pour mémoire, nous devons la première biographie consacrée à Gaston Monnerville, qui fut pendant vingt-deux ans l’inamovible président de la deuxième Assemblée, à Jean-Paul Brunet avec son Gaston Monnerville. Le Républicain qui défia de Gaulle (Paris, Albin Michel, 1997).

Signature de Gaston Monnerville – Archives nationales, 20210278 – 1, dossier n° 59-3 DC.png

Retour sur un homme, une vie, un idéal…

Avec un précédent de taille, trop vite oublié, en la personne de Gaston Monnerville, radical socialiste et homme de Gauche, qui resta plus de 20 ans président du Sénat et Monnerville, ses mandats sont le reflet de sa vie et de son engagement pour servir la France et la République :

1932 – 1942 : député radical de la Guyane

1935 – 1940 : maire de Cayenne

1946 – 1948 : sénateur de la Guyane

1948 – 1974 : sénateur du Lot

1947 – 1968 : président du Conseil de la République puis du Sénat

1951 – 1971 : président du conseil général du Lot

1964 – 1971 : maire de Saint-Céré

1974 – 1983 : membre du Conseil constitutionnel

L’avocat de métier :

Petit-fils d’esclaves, né le 2 janvier 1897, il fréquente le lycée de Cayenne, commune française et chef-lieu désormais de la collectivité territoriale unique française de Guyane et, en 1912, bénéficiant d’une bourse d’études, il quitte la Guyane et entre en classe de seconde à Toulouse, au lycée Pierre de Fermat, un lycée emblématique de la ville rose qui porte le nom du célèbre magistrat, polymathe et surtout mathématicien français, surnommé « le prince des amateurs ».

Lycée Fermat, Toulouse.

Élève particulièrement brillant, il opte pour les lettres et choisit de suivre la classe de philosophie. Il y remporte notamment le prix Théodore Ozenne décerné par l’Académie des sciences et belles-lettres de Toulouse et le prix d’honneur. Il passe à la fois sa licence ès lettres et sa licence en droit, avec les félicitations du jury. C’est également avec les félicitations du jury qu’il fut reçu, en 1921, docteur en droit.

Dès 1918, il s’inscrit au Barreau de Toulouse. Reçu, en 1921, au concours des secrétaires de la Conférence, il prononce, à une séance solennelle de rentrée, un discours remarqué sur « La Critique et le Droit de réponse ».

Gaston Monnerville quitte Toulouse et s’inscrit en 1921 au Barreau de Paris. Il entre bientôt au cabinet d’un célèbre avocat, César Campinchi (1882-1941), dont il sera, pendant huit ans, le principal collaborateur.

En 1923, il est reçu au concours des secrétaires de la Conférence des avocats, à la Cour d’appel de Paris. En 1927, il est élu président de l’Union des jeunes avocats à la cour de Paris.

Le député Monnerville en 1932.

Gaston Monnerville plaide plusieurs grands procès. Et surtout, il s’illustre, à l’âge de 34 ans, en 1931, dans l’affaire Galmot ou le procès des émeutiers de la Guyane est un procès de l’entre-deux guerres en France. En effet, au cours de ce procès, Gaston Monnerville prononce un illustre et vibrant discours qui est un véritable réquisitoire contre le colonialisme et le traitement infligé à la Guyane. Il a provoqué ainsi l’émotion des jurés, mais aussi de l’opinion publique, entraînant la relaxe de tous les accusés. Fort de cette aura, Gaston Monnerville s’engage ensuite dans une carrière politique : il devient député de Guyane, sous-secrétaire d’Etat aux colonies et président du Conseil de la République puis du Sénat…

Un prestigieux homme politique

Gaston Monnerville est élu à une très forte majorité député radical socialiste de la Guyane en 1932. Il sera réélu en 1936.

Dans les troisième et quatrième cabinets de Camille Chautemps, il est sous-secrétaire d’État aux Colonies en 1937 et 1938. La nomination d’un homme de couleur au gouvernement ne fut appréciée ni en Allemagne, ni en Italie, ni évidemment en France par l’extrême droite.

Engagé volontaire dans la marine du 23 juin 1939 jusqu’à la formation du régime Pétain, Gaston Monnerville participe à la Résistance et entre dans le mouvement Combat sous le nom de « Saint-Just » en hommage à son oncle, Saint-Just Orville,  candidat du parti radical-socialiste devenu maire de Case Pilote, une commune située dans le département de la Martinique.

Le Sénat.

Après avoir été élu aux deux Assemblées nationales constituantes, Gaston Monnerville est élu au Conseil de la République – futur Sénat ; Guyane – en 1946. Il devient président de ce conseil en mars 1947. En 1948, il est élu dans le Lot et conserve ce mandat sous la Vème République en qualité de sénateur du parti de la Gauche démocratique.

Après 1958 où il aide à la constitution de la Ve République, il conserve son mandat à la tête de la Haute Assemblée en étant président du Sénat de 1959 à 1968. Il aura ainsi présidé la deuxième chambre du Parlement pendant 21 ans. Il siège au Sénat jusqu’en 1974.

En 1962, Gaston Monnerville s’oppose au projet de référendum sur l’élection du président de la République au suffrage universel et lâche le mot de « forfaiture » à l’encontre du Premier ministre Georges Pompidou, qui avait accepté de signer le projet de référendum.

Il combat le projet de réforme du Sénat qui sera rejeté lors du référendum du 27 avril 1969, ce qui provoquera le départ immédiat du Général de Gaulle.

De 1962 à 1969, le Président Monnerville sera l’un des opposants les plus résolus au général de Gaulle. Gaston Monnerville présida également le Sénat de la Communauté en 1959 et 1960.

Sur le plan municipal, il fut maire de Cayenne, puis maire de Saint-Céré (Lot). Sur le plan départemental, il présida le conseil général du Lot de 1951 à 1971.

Gaston Monnerville fut depuis toujours membre du Parti radical socialiste. Lorsque survient la scission radicale de 1972, il donne son adhésion au nouveau Mouvement des radicaux de gauche.

Le 22 février 1974, Alain Poher, son successeur, le nomme membre du Conseil constitutionnel. Gaston Monnerville prête serment le 5 mars, devant Georges Pompidou, président de la République, qui décédera moins d’un mois plus tard, le 2 avril.

Gaston Monnerville est Chevalier de l’Ordre de la Légion d’honneur à titre militaire pour faits de résistance depuis 1947. Il est promu Officier de l’Ordre de la Légion d’honneur en 1983 par le chef de l’État, François Mitterrand, qui lui remet sa décoration à l’Élysée.

Gaston Monnerville, en 1947.

Atteint d’un cancer depuis plusieurs années, il décède le 7 novembre 1991, à l’âge de 94 ans. Conformément à ses dernières volontés ses cendres furent dispersées au vent. Comme l’a rappelé Philippe Martial, directeur de la Bibliothèque et des Archives du Sénat dans son allocution au Panthéon en hommage à Gaston Monnerville le 28 juin 1997 : « Sa dernière volonté, Mesdames et Messieurs, sa volonté formelle était que ses cendres fussent dispersées. Il est clair qu’il s’est dérobé au culte barbare des dépouilles sacrées. Et pourtant, il ne manquait pas, chaque année, de se rendre au Panthéon, à Vaugirard, à Montparnasse où reposent Schoelcher, Mortenol, Eboué, et (avant son transfert) Grégoire. Mais, pour lui-même, il a refusé une tombe sur laquelle nous viendrions nous recueillir. Monnerville nous a interdit les reliques et le pèlerinage. Il n’a pas voulu laisser d’autres traces que les conséquences de ses actes et le retentissement de sa pensée. »

Grand porte-parole des droits de l’homme en France, Gaston Monnerville fut très clairement l’un des meilleurs orateurs français sous la IIIe, IVe et Ve République ! Grand serviteur de l’État, il reste cependant un homme politique un peu oublié dans notre histoire contemporaine…

Il est temps de réhabiliter la mémoire de ce républicain, grand homme d’État, qui a su toujours porter haut et fort nos belles valeurs sans ambition aucune et total désintéressement. Pour la France !

Une conférence sous l’égide de l’Institut Toulousain d’Études Maçonniques, à ne pas manquer.

https://www.item-fm.org Voir moins

Sources : Fondation Clément, ITEM, Blog des spiritualités, Wikimedia Commons

YouTube : Gaston Monnerville au Panthéon ?

Portrait de Gaston Monnerville

L’héritage de Gaston Monnerville, par lui-même !

L’immortalité (notice de montage)

Tous les génies sont morts, je ne vais tout de même pas me singulariser — se disait-il résigné. Il savait bien qu’il ne se singulariserait pas, mais ce qui lui manquait, c’était le génie. De temps en temps il avait le sentiment qu’il lui chatouillait l’intelligence, mais il s’échappait presque aussitôt et ce bel éclair n’illuminait pas la grisaille des jours. Ah, s’il pouvait l’avoir là, à lui, bien au chaud dans son for intérieur, la renommée serait assurée. Sa retraite changerait de nature !

Les amis lui avaient dit : tu devrais voyager, jouer au scrabble pour entretenir la mémoire, tu sais c’est important de faire de l’exercice, et de manger sain, bio de préférence, surtout attention au sucre et à l’alcool, pas trop de sel non plus ça durcit les artères, il avait dit oui de la tête, mais sans écouter, les donneurs de conseils ne sont rien d’autre que des donneurs de leçons.

Lui, ce qu’il voulait, c’était devenir immortel, pas comme ces académiciens au nom inconnu gravé sur un tombeau doré et dont les bouquins se bradent au marché aux puces, non, rester à jamais dans les mémoires. Après tout, que sait-on d’Adam ? Rien, strictement rien, était-il grand ou petit, blanc ou noir, poilu ou imberbe, chacun se le représente à sa manière sans en savoir rien, mais il a traversé les âges et les générations. Son génie, ça a été un prénom. Idem pour Ève. Ah !… La gloire éternelle… Il en bavait presque. C’est que, vous comprenez, la postérité c’est vital, ça défie la mort et change une vie en destin. Se placer dans ce sillage étroit ne fait aucun doute. Mais comment diable l’acquérir ou le conquérir, le génie, et être enfin reconnu comme tel ?

Cette question le taraudait, il n’en dormait plus. Un héros, se disait-il, c’est un moment d’audace, insensée souvent, un coup de folie, ça dure peu, le temps d’une bataille, de sauver un enfant du feu ou de la noyade, mais, au bout du compte, ça fait quelques lignes dans le journal et encore quand il y a un journaliste, et après l’histoire l’efface aussitôt, mais le génie, ah le génie ! C’est raffiné, c’est le prix d’excellence de l’au-delà, c’est ça oui, ça tutoie l’éternité… Et il en avait des rêves plein les cils.

Une nuit d’insomnie, lui revint en mémoire un roman dont il avait oublié l’auteur. Le héros du livre venait, comme lui, de prendre sa retraite et se disait à lui-même : quelle vie a été la mienne ! Je peux en être fier. Rencontres, expériences, voyages, que de souvenirs ! Elle avait été riche sa vie, surtout quand il la comparait à celle des autres, les autres je n’en dirai rien, ajoutait-il, mais tout de même… D’ailleurs, comme il allait avoir, désormais, du temps pour lui, il allait le mettre à profit pour écrire ses mémoires. Excellente idée, celle-là ! Il en était tout émoustillé.

Aussitôt dit aussitôt fait, après les préparatifs indispensables le voilà assis devant sa machine à écrire, insérant religieusement la feuille de papier et tapant ses premiers mots en y mettant tout un cérémonial d’onction et de défi. Très vite la passion de l’écriture le saisit. Ces mémoires seraient l’œuvre de sa vie. Elles le rendraient aussi immortel qu’Abélard, Saint-Simon ou Casanova. Et il écrivait, écrivait, exalté, fiévreux, prenant à peine de temps de manger, ah ! C’était merveilleux, tout remontait à la surface, et comme il changeait le nom des gens qu’il avait côtoyés (on n’est jamais à l’abri d’une coquetterie d’auteur), sa mémoire pouvait se concentrer sur les tranches de vie qui revenaient avec fluidité. Ses jours passaient à une vitesse folle et ses nuits étaient au service du récit.

Au bout de quelques petits mois de ce travail acharné, il se rendit compte qu’il en était arrivé au point actuel, celui où il se décrivait lui-même, face à sa machine, en train de rédiger ses mémoires. Il compta les pages qu’il avait écrites. Un peu plus de quatre-vingts… À peine… Ce n’était donc que ça, une vie ? Le désespoir remplit tout soudain le vide intérieur laissé par cette découverte. Abattu, désemparé, il regardait d’un œil éteint sa feuille à moitié écrite, qui pendait de la machine comme une déchéance. Soudain lui vint l’idée de génie qui l’illumina d’un coup. Ça y est ! Il allait écrire ses mémoires du lendemain. Et tout ragaillardi, le cœur léger, il se mit à taper, tout empli d’un enthousiasme pétillant, ce qu’il n’avait pas (encore ?) vécu.

Voilà une façon superbe d’entrer lui aussi dans la légende, se disait-il. Mais le hic, c’est que sa vie à lui, tout bien considéré, n’avait pas été extraordinaire, tant s’en faut, et qu’il n’avait pas grand-chose à écrire. En plus écrire demande du talent, même si de nos jours, quand on voit le nombre de livres qui sortent tous les ans… Mais chut ! En fait, peut-être que le mieux serait d’entrer directement dans le vif du sujet et d’écrire mes mémoires de l’au-delà. Car finalement, un héros est celui qui transforme un instant en éternité. Un coup de foudre crée un héros, comme un coup de folie ou un coup de chance. Il s’arrêta net, un coup de froid ne crée rien d’autre qu’un rhume, quant au reste… « Un coup de dé jamais n’abolira le hasard », écrivait Mallarmé, mais le destin, lui, doit lutter contre le hasard et la résignation, lutter, lutter jusqu’à la mort et au-delà ! Et il regardait d’un air apitoyé les gens qu’il croisait, les dévisageant pour détecter leur génie, mais ils avaient le nez collé sur l’écran de leur téléphone, ce qui ne lui laissait pas la moindre place. La morosité le gagnait.

En baguenaudant, il longea un vieux cimetière de centre-ville. Il y entra. J’y serai au calme pour réfléchir. Et c’était le cas. Des oiseaux pépiaient, des fleurs poussaient entre les tombes contrastant avec les bouquets fanés laissés par les vivants. Machinalement il lisait les inscriptions sur les pierres tombales. C’était d’un pauvre ! Pas la moindre trace d’humour ni d’humanité. Rien que des larmoiements d’une banalité affligeante.

Il se souvenait d’une épitaphe qui l’avait marqué : « Je vous avais bien dit que j’étais malade » ! Il en riait encore quand il sortit du cimetière et se retrouva dans un quartier qu’il ne connaissait pas. Tout en marchant dans son rêve, il tomba sur un bouquiniste qui, probablement inspiré par la proximité du cimetière, proposait un ouvrage sur des épitaphes célèbres. Une l’amusa de nouveau : « Paix à mes cendres : ne pas éternuer ! » une autre l’interpella personnellement : « On peut s’éteindre sans avoir été une lumière »… Mais une autre l’enchanta :

« De l’Empereur Hadrien pour lui-même. 

Petite âme, insaisissable et caressante,

hôte et compagne de mon corps,

en quels lieux vas-tu t’en aller,

pâlotte, tendue, toute nue

où, contrairement à ton habitude, tu ne pourras plus plaisanter ? »

Finalement, se dit-il, voilà ce que je dois faire, écrire une épitaphe… définitive, une épitaphe qui m’ouvrira les portes de la célébrité et fera de moi un héros posthume. Cela étant, on ne devient posthume qu’en ayant été anthume. Je vais donc prendre une maxime et la faire graver sur une pierre tombale. J’y mettrai ma frustration de ne pas avoir été reconnu à ma juste grandeur, mais je le ferai de façon élégante, avec humour, afin d’accrocher le regard des passants et qu’ils détectent le génie sous la boutade. Il s’attela à la tâche et inscrivit sur un carnet sept épitaphes, au fil des inspirations. La bonne lui donnerait certainement l’immortalité.

Les voici :

  1. L’avantage d’être mort, c’est qu’on ne manque de rien. Pensez-y !
  2. Pardon à mon cardio, mon ophtalmo, mon neuro, mon oto-rhino, mon kiné, mon dentiste et les autres, d’avoir interrompu leur traitement.
  3. Je savais bien que je ferais de vieux os.
  4. Mourir, ça fait un peu mal sur le coup, mais après, on s’en souvient plus.
  5. Pour l’éternité, il suffit d’attendre.
  6. Quand je ressusciterai, je me demande si on me réclamera l’impôt sur le revenu.
  7. Inutile de frapper avant d’entrer.

Laquelle auriez-vous choisie, vous ?

Parc de Bruxelles : est-il maçonnique ? 

Le parc de Bruxelles anciennement appelé Parc royal (ce dernier se trouve en réalité à Laeken, face au Domaine royal et au Château royal et est accessible par l’avenue du Parc royal) est un parc public du centre bruxellois dans le quartier de la Cour d’environ 11 hectares et classé au patrimoine de la Région de Bruxelles-Capitale depuis le 21 juin 1971.

Histoire

La création du parc coïncide avec celle de la place Royale, édifiée à partir de 1775 sur les ruines du château des ducs de Brabant, situé au sommet du Coudenberg et appelé communément depuis l’incendie qui l’a ravagé en 1731, « l’Ancienne Cour » ou « la Cour brulée ».

Le Palais du Coudenberg, peint à partir des jardins. À droite, la chapelle palatine. Derrière celle-ci, on devine les hauts murs de l’Aula Magna. Au centre, se trouve la rampe d’accès au Palais à partir des jardins, le dessus de la rampe est de niveau avec la cour intérieure. Le jardin, puis le début de la warande sont, en effet, dans un vallon.

Remanié et agrandi sous Jean III de Brabant et ensuite sous Philippe le Bon, le château était entouré de la place des Bailles, clôturée, et, à l’arrière, d’un parc divisé en deux parties : le grand parc ou warande, réserve à gibier (voir garande [archive]) qui s’étendait, à la fin du règne de Charles Quint, jusqu’à la rue de Louvain et aux remparts situés porte de Namur ; le petit parc, situé dans le vallon du Koperbeek, entre l’arrière du palais et le bois. Celui-ci comprenait un jardin d’agrément privé, dénommé au fil de ses réaménagements successifs, tantôt « Feuillée », tantôt « Labyrinthe » par évocation des berceaux de verdures, portiques et bassins du labyrinthe de Corinthe. Sur le versant opposé, un vignoble, une orangerie et des volières d’oiseaux exotiques et, dans le reste du vallon, un jardin de fleurs et un étang agrémentaient l’ensemble.

Sur le plan de Zinner, les trois points focaux décrits par D’Hainaut-Zveny s’y trouvent (voir plus haut) : l’entrée du palais de Charles de Lorraine, en bas à droite; il est en angle droit avec l’allée biaise qui relie la place royale et le bassin circulaire du parc.

Le château est la proie des flammes dans la nuit du 3 au 4 février 1731. L’incendie a pris dans les cuisines où l’on préparait des confiseries pour le prochain bal. Il laisse derrière lui un champ de ruines et un parc délaissé. D’aucuns proposent une reconstruction partielle du site, mais l’argent manque.

Pour le vingt-cinquième anniversaire de son installation comme gouverneur des Pays-Bas autrichiens, les États de Brabant souhaitaient ériger une statue à Charles de Lorraine. Le prince de Starhemberg, ministre plénipotentiaire de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, proposa de l’installer sur la place, devant les ruines arasées pour l’occasion. Dans la foulée, il suggéra d’étendre la place, de la border d’édifices réguliers et de remanier le parc. L’impératrice donnait son accord le 1er juillet 1775, à condition que la Ville de Bruxelles en assume le financement. Ardues, les négociations aboutiront à la signature de deux conventions, l’une pour la place, l’autre pour le parc. La Ville assurait le financement des voiries limitrophes tandis que le gouvernement prenait l’aménagement du parc à sa charge.

La volonté du concepteur du plan du quartier, Barnabé Guimard assisté, pour l’aménagement du parc, de Joachim Zinner, était de faire, du quadrilatère formé par le parc, un point central de réorganisation du quartier environnant en le dotant de bonnes communications avec la ville en expansion. Les travaux s’étaleront de 1776 à 1783. Tout est aplani et refait : 1 218 arbres sont abattus pour tracer les nouvelles allées en patte-d’oie qui relient le Palais de justice de Bruxelles, le Palais royal de Bruxelles, le palais de la Nation et la place du Trône.

Mais en 1793, les occupants révolutionnaires français le ravagent et abattent sauvagement les statues et les bustes des empereurs romains dont on l’avait orné.

La Ville de Bruxelles, qui gère le parc dès 1797 avant d’en devenir propriétaire par arrêté royal du 23 avril 1817, s’attache à réparer les dégâts et repeuple bientôt le parc de statues et de bustes actuels. À court d’argent, elle organise aussitôt une souscription publique au terme de laquelle la direction de l’entretien du parc est confiée aux trente plus généreux donateurs. Les résultats dépassent largement les attentes et les mécènes victorieux délèguent sept représentants qui constituent la commission du parc.

Lors de la révolution d’indépendance de la Belgique, le parc sert de refuge à l’armée hollandaise assiégée par les insurgés du 23 au 27 septembre 1830, date de sa retraite vers Anvers.

Victime des outrages du temps, le parc a fait l’objet d’une campagne de restauration en profondeur qui s’est achevée en 2001. Des arbres ont été abattus et replantés, les taillis revivifiés, les chemins et les pelouses recoupés et refaits, le mobilier rajeuni et les kiosques du côté du Palais royal reconstruits.

Selon l’ASBL bruxelloise Alias, le parc royal de Bruxelles, et plus particulièrement les vestiges du vallon du Koperbeek, serait un lieu de prostitution masculine et de maraude sexuelle.

Un parti géométrique et forestier

Le parc Royal, qui est en fait un grand rectangle aux angles coupés, est conçu selon les principes de l’architecture classique tout en conservant un caractère forestier. La composition géométrique est déterminée par les contraintes urbanistiques des rues avoisinantes que les allées du parc prolongent.

Les cheminements, qui occupent près de la moitié de la superficie, comportent trois grandes allées en patte-d’oie, entrecoupées de deux allées transversales assurant la liaison entre les rues Royale et Ducale d’une part et le bas de la ville d’autre part. L’axe de l’allée droite de la patte-d’oie est déterminé par la place Royale, elle-même décalée par rapport à la rue Royale en raison de la présence d’un coude des anciens remparts et de la nécessité de maintenir des voiries préexistantes. Enfin, une allée extérieure agrémentée de tilleuls palissés entoure la totalité du parc.

C’est un dessin en patte d’oie couramment utilisé dans le tracé des jardins paysagers depuis le xviie siècle.

*En rouge, l’équerre depuis le palais de Charles de Lorraine jusqu’au bassin circulaire du parc. *Les deux étoiles sur l’équerre marque l’emplacement de la statue de la place royale et le bassin circulaire. *En bleu foncé, trait plein, la perspective de l’entrée de l’église St-Jacques sur Coudenberg (place royale) vers l’hôtel de ville et la grand-place. *En bleu foncé, trait discontinu, l’axe de l’aile restante du palais de Charles de Lorraine vers le bassin circulaire du parc. *L’ovale en trait rose, à la sortie de la place royale, marque grosso-modo l’emplacement de la Cour brûlée (l’ancien palais de Coudenberg). *En vert foncé, les deux allées biaises du parc. *En turquoise, d’une part l’axe longitudinal du parc qui débute du palais de la nation (en haut) vers le nouveau palais royal. Et perpendiculairement, une des deux allées transversales, celle qui passe par la statue Belliard et qui se prolonge jusqu’au pensionnat où se trouvaient les soeurs Brontë (aujourd’hui disparu), l’étoile de même couleur marque emplacement de l’ancienne Domus Isabella (le fait qu’elle se situe au croisement des deux lignes discontinues est très probablement lié au hasard). *L’étoile violette foncée désigne les bas-fonds où se trouve la fontaine de Pierre le Grand et la statue de Marie-Madeleine. *L’étoile violette claire situe l’actuel palais des Académies.

Certains auteurs ont voulu voir des symboles maçonniques dans ce tracé — le compas notamment — ajoutant comme preuve les lettres V. I. T. R. I. O. L. qui forment une phrase initiatique de la maçonnerie, situées sur le mur au fond du parc, mais cet argument s’effondre quand on sait que ces lettres sont le reste d’une installation placée là lors d’une exposition d’œuvres d’art au Parc de Bruxelles de juin-août 1991. Ce dernier détail n’est pas suffisant pour écarter complètement cette hypothèse si l’on tient compte du fait que le prince de Starhemberg, le concepteur du plan d’ensemble du parc, était membre de la Loge Minerve aux Trois Palmiers de la Stricte Observance Templière [archive]. Sous le gouvernement de Charles Alexandre de Lorraine, il eut les pleins pouvoirs. Albert de Saxe-Teschen, le successeur de Charles de Lorraine en 1781, était également membre de la Stricte Observance et Protecteur des Rites rectifiés. Il faisait partie de la même loge que Starhenberg. Apparenté à ce dernier, le Prince Wenceslas Antoine de Kaunitz, Chancelier d’État de Marie-Thérèse d’Autriche, était membre affilié de la Loge L’Heureuse Rencontre à Bruxelles. Enfin, le sculpteur principal du Parc et du fronton allégorique du Palais de la Nation, Gilles-Lambert Godecharle, était lui aussi Franc-maçon. Sur un refus de Joseph II, un obélisque du même Godecharle, orné de Minerve, Hermès et l’Abondance et protégé par huit sphinges ne prit jamais place au milieu du bassin rond. Il devait constituer la dernière pierre de tout l’édifice. Houdon, membre de la Loge des Neuf Sœurs devait en sculpter le bassin principal « qui doit faire parler le monument ». Le timbre dit du premier jour du bicentenaire des Amis Philanthropes (1998), qui reprend un plan du parc de 1790, semble confirmer l’hypothèse du Parc de Bruxelles maçonnique.

L’entrée du palais de Charles de Lorraine; à droite, la chapelle et sa statue.

Au carrefour des trois chemins, près de l’entrée principale située en face du Parlement, une place circulaire est ornée d’une fontaine depuis 1855. Il s’agit d’un monument à l’ouvrage d’adduction d’eau dont Bruxelles venait de se doter pour assurer l’alimentation en eau courante de ses habitants. Les sources étaient captées au-delà de Braine-l’Alleud. Ce site a inspiré plus d’un artiste puisqu’il fut question d’y édifier un mémorial à Marie-Thérèse et Joseph II, un obélisque en souvenir de Waterloo ou de la Révolution belge. Ils ont trouvé place ailleurs.

Le chiffre 28 est un nombre parfait (parce que la somme de ses diviseurs entiers retrouve celui-ci; Euclide). Son interprétation semble, sur le plan cabalistique, intéressante : « au commencement », « force »,… Mais je ne suis pas assez compétent dans cette science pour m’y aventurer.

Les hautes futaies bordées de taillis, les arbres d’alignement le long des allées et les deux grands salons de verdure du côté de la place des Palais, donnent à l’ensemble un caractère forestier un peu austère. Des plantations ordonnées enserrent des bosquets à la façon des cabinets de verdure, de Versailles, de Beloeil et d’ailleurs. Toutes les tentatives pour implanter des parterres de fleurs ont échoué.

La résistance opposée régulièrement par le public lorsqu’il est question du renouvellement des massifs a contrarié leur régénération depuis l’aménagement du parc. À titre d’exemple, il a fallu attendre que l’orme, qui dominait les autres essences au parc Royal, ait totalement disparu lors de la dernière épidémie de graphiose de l’orme en 1979, pour remplacer les 360 arbres morts par du tilleul, du chêne et du hêtre.

À partir de 1781, on commence à entourer le parc de grilles interrompues par des portes monumentales, flanquées de piédestaux ou de piédroits ornés de sculptures aux motifs cynégétiques de Gilles-Lambert Godecharle. Trois d’entre elles ont été offertes par l’abbaye de Cambron dans le Hainaut. La clôture en fer forgé sur plinthe moulurée en pierre bleue sera complétée grâce à une souscription publique de 1849 à 1851. Ses plans sont dessinés par l’architecte du quartier Léopold, Tilman-François Suys.

Du côté de la place des Palais, deux dépressions de terrain de huit mètres de profondeur surprennent le visiteur. Vestiges de l’ancien parc, les bas-fonds n’ont pas été entièrement comblés au moment de l’aménagement. L’ampleur de la tâche a fait reculer ses concepteurs. Aussi ont-ils été dessinés en jardins à l’anglaise et clôturés. En 1830, ils serviront d’abri et de tombeau aux troupes hollandaises acculées par les insurgés. Au fil du temps, leur réputation de lieu de perdition, théâtre en plein jour de scènes contraires aux bonnes mœurs, aboutira à leur fermeture au public. Le mur de soutènement, surmonté d’une balustrade, est ajouté en 1907 par l’architecte de Léopold II, Henri Maquet, qui, au mépris de l’opposition de la Ville, avait tenté d’amputer encore le parc au profit de la place des Palais. Celle-ci avait pourtant été élargie de 30 mètres, trois années auparavant, pour dégager la nouvelle façade du Palais royal et permettre l’aménagement des jardins qui la bordent. Fâchée, la Ville obtiendra la condamnation en justice du conseiller du roi.

Sur le mur de droite, se trouvent sept lettres en fer forgé « V.I.T.R.I.O.L. », tandis qu’à gauche, on trouve en miroir « L.O.I.R.T.I.V. ». Ces lettres sont l’abréviation de Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem (Visite l’intérieur de la Terre et en te rectifiant tu trouveras la pierre cachée). Ces inscriptions sont tout ce qui reste sur place d’une exposition d’œuvres d’art (Parc de Bruxelles) de juin-août 1991.

Édifices et monuments

  • Théâtre royal du Parc : la façade nord du Vaux-hall, plusieurs fois remaniée, abrite un théâtre qui servait à la fois de salle des fêtes et de cabinet littéraire, où journaux et romans étaient mis à la disposition du public pour un sou. Au grand dam de l’évêché de Malines, des enfants, élèves acteurs, y donnaient des représentations variées : pantomimes, ballets, proverbes, comédies burlesques, petits opéras. L’institution change de vocation vers 1890, passant de la variété et des opérettes au théâtre classique. Plusieurs fois remanié par l’ajout d’un auvent, de balcons et d’un portique, le bâtiment a connu une profonde rénovation en l’an 2000. En décembre 1998, la scène a été la proie d’un incendie, rapidement maîtrisé. Cet incendie contenu dans la cage de scène n’a pas touché la salle.
  • Vauxhall : emprunté à un lieu-dit créé à Londres en 1732, le mot « vaux-hall » évoque un jardin d’attractions. Pierre Francois Bultos et son fils Alexandre, les premiers exploitants, étaient Franc-maçons. C’était une famille de distillateurs, qui exploitaient déjà un débit de boissons sous une tente turque à l’angle des rues de la Loi et Ducale. Alexandre Bultos, avec son frère Herman Bultos, était également directeur du Théâtre de la Monnaie. Inspirée des immeubles de la place Royale, la façade classique, due à Louis Montoyer, comprend neuf travées régulières, dont une centrale plus large avec fronton, marquées de pilastres sans chapiteau. Une grande salle ornée de pilastres corinthiens sert de café, trois petites de restaurant. Sept pavillons, dont un cabinet chinois, entourent l’édifice. De 1820 à 1870, ses locaux abritent le « Concert Noble », société nobiliaire de l’académie de musique qui y organise bals et concerts. Celle-ci accole à la bâtisse une nouvelle salle de fêtes, sur les plans de Charles Vander Straeten, architecte du Palais des Académies et du pavillon de Tervueren. Sous l’égide du Cercle artistique et littéraire qui lui succède dans les lieux, Eugène Ysaÿe y interprète la première de la sonate pour violon et piano de son professeur, César Franck, avant qu’elle ne fasse le tour du monde. Le bâtiment est encore agrandi. L’association fusionne après guerre avec le Cercle Gaulois qui occupe encore aujourd’hui les lieux.
  • Kiosque du Vauxhall : au fond de l’enclos à l’arrière du Vauxhall, un kiosque rénové dans un style mauresque a abrité les concerts d’été du Théâtre royal de la Monnaie à partir de 1852. À la demande de la Ville qui cherchait à relancer un lieu d’animation à bout de souffle, un pavillon à scène surmonté d’un dôme à l’impériale et décoré de treillages en bois a été reconstruit en 1913 par l’architecte Malfait. Faute du succès escompté, il est abandonné dix ans plus tard. Un amateur éclairé, Éric d’Huart, en entreprend la restauration à partir de 1987 pour en faire son domicile.
  • Kiosque à musique : pour abriter les célébrations des fêtes nationales, l’architecte de renom Jean-Pierre Cluysenaar – auteur notamment des galeries royales Saint-Hubert, du Conservatoire royal de musique et de l’aménagement de la place des Panoramas et des bas-fonds de la rue Royale – construit en 1841 un kiosque en fonte ornée à douze côtés, au milieu du rond-point qui fait face au Parlement. Rapidement déplacé dans un massif, il sera pendant plus d’un siècle un haut lieu de la musique d’harmonie.
  • Bassin octogonal : bassin dont les côtés se situent pour une moitié dans le prolongement des allées et pour l’autre en face des pans coupés séparant les allées. Les huit statues « Hermès » étaient alimentées autrefois par la machine hydraulique de Saint-Josse-ten-Noode.

Le jardin des sculptures

L’ « Escalier de la bibliothèque ». Lithographie de Madou. 1830, les patriotes chassent les Hollandais de ce passage. La statue de Belliard viendra par après. In Dubreucq, vol 8, p 147.

Le parc de Bruxelles contient une soixantaine de sculptures inspirées de la mythologie gréco-romaine. Elles proviennent, pour la plupart, du parc du château de Tervueren dont elles ont été déplacées au moment de la mort de son propriétaire, Charles de Lorraine. Payant un lourd tribut aux guerres, au vandalisme et à la pollution, elles ont, pour la plupart, été remplacées par des copies.

Originellement, les statues étaient peintes dans des tons gris ou pierre de France. Ce n’est qu’à partir de 1921 que, cédant à une mode, un programme de décapage systématique a été mis en place.

  • Léda (Jean-Baptiste Van der Haeghen, 1774) : princesse unie à Zeus déguisé en cygne.
  • Apollon (François-Joseph Janssens, 1770) : dieu de la lumière, fils de Zeus.
  • Narcisse (Gabriel Grupello, 1670, copie Albert Desenfans, 1899) : fils d’un fleuve et d’une nymphe, épris de son image dans les eaux d’une fontaine.
  • Diane (Gabriel Grupello, 1670) : déesse de la chasse, accompagné d’un lévrier et portant un carquois avec des flèches sur le dos.
  • Vénus aux colombes (Augustin Ollivier, 1774, copie Albert Desenfans, 1885) : déesse de l’amour et de la fécondité
  • Vénus au miroir (Pierre Puyenbroeck, 1832) : déesse de l’amour et de la fécondité.
  • Douze empereurs romains en buste (attribués à Laurent Delvaux, 1782) : autour de la fontaine principale.
  • Monument à Gilles-Lambert Godecharle (Thomas Vinçotte, 1881).
  • Le commerce et la navigation (Gilles-Lambert Godecharle, 1784) : représentés par deux enfants, l’un coiffé du chapeau ailé tenant le caducée de Mercure à la main, l’autre appuyant sa main sur un médaillon frappé au chiffre du prince de Starhemberg, ministre plénipotentiaire autrichien à Bruxelles sous Marie-Thérèse.
  • Les arts et la science (Gilles-Lambert Godecharle, 1784) : représentés par deux enfants. Sur un médaillon figure le plan du parc. Au pied de l’enfant de gauche, le ciseau et le maillet ; à la main de l’enfant de droite, l’équerre et le compas.
  • Méléagre tuant un sanglier (Pierre Lejeune, 1782) : irritée contre le père de Méléagre, Œnée, roi de Calydon, Artémis envoya un sanglier furieux qui ravagea les campagnes de ses états. Méléagre le combattit et en triompha.
  • Adonis tué par un sanglier (Pierre Lejeune, 1782).
  • Chien aboyant (Alphonse de Tombay, 1895).
  • Vénus marine (copie d’Égide Mélot, 1878) : flanquée des bustes d’Alexandre Le Grand et de Cléopâtre, mordue par l’aspic après avoir été vaincue par les Romains.
  • Termes (en latin Termini) ou Hermès (Laurent Delvaux, 1782) : autour de l’octogone, représentation d’hommes dont le corps est, à l’exception de la tête et des pieds en marbre blanc, enserré dans une gaine d’écailles en pierre.
  • Fillette à la coquille (Alphonse de Tombay, 1901) : fontaine-abreuvoir destinée à désaltérer les enfants démunis ne pouvant fréquenter la buvette. Des gobelets en cuivre étaient autrefois attachés au fût par une chaîne.
  • La Charité (Michel Vervoort, xviiie siècle) : femme avec trois enfants, entourée de deux bustes, dont Lucrèce expirant.
  • Flore (Laurent Delvaux, 1782) : déesse de la végétation.
  • Pomone (Laurent Delvaux, 1782) : nymphe protectrice des fruits.
  • Lion (Alphonse de Tombay, 1895) : la patte sur une sphère.
  • Marie-Madeleine lisant, copie réalisée en 1894 par Louis Samain d’un original de Jérôme du Quesnoy conservé aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique. Réalisée pour l’ancienne Warande, elle fut placée dans le nouveau parc en 1779, puis installée dans une grotte à fontaine située dans les bas fonds en 1878. D’après une légende, la sainte rappellerait la mémoire d’une jeune Bruxelloise refusée à un jeune homme de condition trop modeste. De chagrin, elle se serait noyée dans une mare du bas-fond du parc.
  • Buste du tsar Pierre le Grand (1856), bronze placé à l’écart dans ce qui reste du bas-fonds du parc, offert à la Ville par le prince Demidoff en souvenir d’une cuite de l’empereur russe, qui avait régurgité un plat trop arrosé au pied de la Madeleine en 1717. Le texte latin qui accompagne le buste, évoque l’événement en termes plus choisis : « Pierre Alexiovitz, Czar de Moscovie, Grand-Duc, assis au bord de cette fontaine, ennoblit son eau par le vin qu’il avait bu, le , à trois heures de l’après-dîner. ».
  • Deux lions en pierre (Joseph Dubois, 1780) : sur la balustrade qui longe la place des Palais.
  • Sur les piliers de la porte centrale face au Palais royal, femmes avec angelot représentant :
  • Autres portes d’accès : 8 groupes sculptés (Gilles-Lambert Godecharle, 1782) : motifs cynégétiques dominés par un angelot assis.

Abri anti-aérien

Sous le parc de Bruxelles se dissimule un abri anti-aérien, dont l’emplacement fut sans doute déterminé par la proximité du Parlement et du Palais royal. Construit en 1939, il était destiné à abriter le Centre Général de Renseignement et d’Alerte, qui s’occupait de la surveillance de l’espace aérien belge. Au cours de la Seconde guerre mondiale, l’endroit fut utilisé par l’occupant allemand, pour centraliser l’activité des équipes de radiogoniométrie qui travaillaient à repérer les postes émetteurs de la Résistance. Au cours de la Guerre froide, l’endroit fut aménagé en abri antiatomique, puis, à partir de 1960, affecté à la Protection civile pour actionner les commandes des sirènes de prévention à destination de la population tous les premiers jeudis du mois. Le lieu, accessible depuis le Cercle Gaulois, est actuellement désaffecté.

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Ci-dessous, quelques-uns des arbres remarquables du parc répertoriés par la Commission des monuments et des sites :

nom françaisnom latincir. en cm
Platane à feuilles d’érablePlatanus x hispanica345
Marronnier communAesculus hippocastanum325
Érable sycomoreAcer pseudoplatanus304
Platane d’OrientPlatanus orientalis290
Hêtre d’EuropeFagus sylvatica283
Frêne communFraxinus excelsior222
Érable planeAcer platanoides202
Micocoulier d’AmériqueCeltis occidentalis126
Zelkova du JaponZelkova serrata106

Notes et références

  1.  Ouverture de 6 à 22 h. du 1er avril au 30 septembre.
  2.  « Parc de Bruxelles / Parc Royal », sur visit.brussels (consulté le ).
  3.  Sylvia Falcinelli, « Prostitution au Parc Royal »Infos, sur www.rtbf.beFédération Wallonie-Bruxelles, 12 juin 2019 (consulté le ) [vidéo].
  4.  Jacobs 2013, p. 312-313.
  5.  Joël Goffin, « Le parc de Bruxelles : le plus grand espace maçonnique au monde ? », sur La Pensé et les Hommes, 20 janvier 2021 (consulté le )
  6.  Joël Goffin, Le Quartier Royal de Bruxelles, un chef-d’œuvre maçonnique, Bruxelles, Samsa, 2022, 162 p.
  7.  Heymans 2014, p. 212.
  8.  Guillaume des Marez, Guide illustré de Bruxelles. Tome I : Les monuments civils et religieux. Première partie : Monuments civils, Touring Club de Belgique, 1918, p. 201.

Les Francs-maçons russes et français abandonnent Ali Bongo

De notre confrère afriksoir.net – Par Prince Beganssou + Tiktok

Au fil des mois, la rédaction avait couvert l’actualité du Gabon :

@recuperateur_33 Réponse à @Christ VIP International🇺🇸 partie 2 #partie2 #francmaçonnerie #loge #logemaconnique #presidentafricain #gabon🇬🇦 #france🇫🇷 #omarbongo #congolaise🇨🇩🇨🇬 #niger #sassou #cotedivoire🇨🇮 ♬ son original – Story ❤️❤️

Cette fois c’est afriksoir.net qui braque ses projecteurs sur les récents évènements du Gabon : Il se sont déroulés ce mercredi 30 août 2023, marquant la fin d’une ère politique qui a duré plus de cinquante ans. Le Grand Maître Ali Bongo, membre influent de la franc-maçonnerie gabonaise, a été renversé par un coup d’État militaire, laissant le pays en état de choc et de transition politique.

Les événements ont débuté quelques minutes seulement après la diffusion des résultats officiels des élections générales, annonçant la victoire d’Ali Bongo avec 64,27 % des suffrages exprimés. Un groupe de militaires a pris le contrôle de la télévision nationale, annulé le scrutin et dissous les institutions en place. La surprise a été d’autant plus grande que le Grand Maître Ali Bongo déchu occupait une place de prestige au sein de la franc-maçonnerie gabonaise.

En novembre 2022, Ali Bongo avait été reconduit au poste de Grand Maître de la Loge du Gabon lors d’une cérémonie prestigieuse en présence de nombreuses délégations maçonniques de divers horizons, notamment la France, la Russie, le Québec et les États-Unis. Cette réunion symbolique était une preuve de son influence au sein de la franc-maçonnerie internationale.

La franc-maçonnerie et Ali Bongo

Cependant, malgré ces liens maçonniques, le Grand Maître Ali Bongo n’a pas pu échapper au coup d’État qui a secoué le Gabon. Dans une vidéo diffusée après sa destitution, le président déchu s’est adressé en anglais à ses amis et alliés internationaux, les appelant à « faire du bruit » en réponse à sa détention et à la situation chaotique qui règne actuellement au Gabon.

La situation actuelle au Gabon reste volatile, avec une présence militaire marquée dans les rues de Libreville et une incertitude quant à la direction que prendra le pays. La communauté internationale suit de près ces développements et appelle au calme et à un retour rapide à la stabilité et à la démocratie.

La franc-maçonnerie et la politique

Le renversement d’Ali Bongo soulève également des questions sur le rôle de la franc-maçonnerie dans la politique gabonaise et internationale. Bien que la franc-maçonnerie soit principalement une organisation fraternelle et philanthropique, ces événements suscitent des interrogations sur les liens entre la politique et cette fraternité séculaire.

La suite des événements au Gabon reste incertaine, mais une chose est claire : le pays est à un tournant de son histoire politique. Le monde entier attend avec impatience de voir comment cette nation d’Afrique centrale naviguera à travers ces eaux troubles vers un avenir plus stable et démocratique.

Malika la fille aînée d’Ali Bongo félicite le putshiste Nguema

Des militaires, dont des membres de la garde républicaine, ont placé le président gabonais Ali Bongo en résidence surveillée le mercredi 30 août 2023. Cette action a été accompagnée par la dissolution des institutions et la fermeture des frontières, marquant un tournant majeur dans l’histoire politique du Gabon. Malika Bongo Pereira, fille aînée d’Ali Bongo, a délivré un message étonnant en félicitant « son Excellence Brice Oligui », qui a été identifié comme l’une des chevilles ouvrières du renversement de son propre père.

Sur son compte Twitter, Malika a exprimé ses félicitations au nouveau président de la transition, Brice Oligui. Cette réaction inhabituelle a soulevé des questions sur les complexités des relations familiales et politiques au Gabon. La réaction de Malika Bongo Pereira a suscité des spéculations et des interrogations quant à ses motivations profondes pour saluer le renversement de son père par un membre de la famille.

Les sources ont indiqué que Malika avait été largement absente des discussions et des spéculations entourant la succession de son père. Cette mise à l’écart aurait pu jouer un rôle dans son choix de soutenir ouvertement le renversement, orchestré en partie par son propre cousin, Brice Oligui.

L’absence d’Ali Bongo lors du mariage apparemment discret de Malika à Paris aurait également contribué aux tensions familiales. Le président Ali Bongo était au pouvoir depuis 2009 et sa mise en résidence surveillée marque une fin dramatique à sa longue présidence. Une vidéo diffusée peu après l’arrestation d’Ali Bongo a montré l’ancien président s’exprimant en anglais, appelant ses amis et alliés internationaux à « faire du bruit » en réponse à sa détention et à la situation chaotique qui prévaut actuellement au Gabon.

Alors que la situation évolue rapidement, les regards se tournent vers Brice Oligui, désormais considéré comme le nouveau président de la transition. Les prochains jours et semaines seront cruciaux pour déterminer l’orientation politique et sociale du Gabon. Malika Bongo a-t-elle écrit sous la contrainte ? Son compte est-il géré par un administrateur favorable aux putschistes ? Est-elle vraiment l’auteure du post ?

En définitive, le renversement du président Ali Bongo et la réaction surprenante de sa fille aînée, Malika Bongo Pereira, soulignent les complexités et les nuances des relations familiales et politiques dans ce pays d’Afrique centrale. Alors que le Gabon entre dans une nouvelle ère politique incertaine, le monde observe avec attention l’évolution de la situation et les décisions du nouveau président de la transition, Brice Oligui.

Le nouveau livre d’Antonio Las Heras : des ventes et des éloges

De notre confrère argentin diariopopular.com.ar

Quelques jours après son lancement, « Franc-maçonnerie en Argentine. Enigme, secret et politique », un nouveau livre d’Antonio Las Heras dont les ventes progressent en permanence, et ajoute des critiques favorables comme celles d’Edgardo Miller.

Le chroniqueur régulier du Diario Popular et écrivain remarquable Antonio Las Heras continue d’enrichir son travail le plus récent sur l’histoire de la franc-maçonnerie, un sujet dans lequel l’auteur est un chercheur éminent et primé.

Précisément, parmi ceux qui valorisent le plus l’œuvre de Las Heras, il y a des intellectuels éminents, comme Edgardo Miller , avocat, journaliste et écrivain, qui dirige l’émission « El país y los escritores » -diffusée par Radio Cultura- et a fait un commentaire détaillé sur le dernier livre de l’auteur à succès et historien, reproduit ci-dessous :

 » Antonio Las Heras , l’un des intellectuels les plus importants de notre pays, chercheur, philosophe et historien, vient de publier son nouvel ouvrage, « La franc-maçonnerie en Argentine. Enigme, secret et politique » (Ediciones del Amanecer Dorado, Buenos Aires, 2023). ; ouvrage dans lequel il aborde le sujet en s’appuyant sur une documentation abondante et sur sa riche expérience et son sérieux professionnel ».

« Las Heras explore un thème qui est resté caché pendant de nombreuses années. L’œuvre remonte aux origines de la franc-maçonnerie dans l’époque vice-royauté du Río de la Plata, démontrant que déjà au XVIIIe siècle il y avait des loges actives; l’une d’elles avec le nom évocateur de ‘Independence Lodge’ ».

« Cet auteur s’est déjà aventuré sur le sujet avec ses excellents livres ‘Sociétés Secrètes : Franc-maçonnerie, Templiers, Rosicruciens et autres ordres ésotériques’ (qui a obtenu à l’unanimité le Prix National d’Honneur de la Société Argentine des Écrivains) et le plus récent ‘Belgrano et Franc-maçonnerie’ pour lequelle il a été incorporé à l’Académie Belgraniana de la République Argentine ».

« L’originalité spécifique de ce livre, qui le différencie totalement d’autres sur un thème similaire, est que Las Heras mène une enquête minutieuse et exhaustive sur les origines et l’évolution des loges maçonniques, surprenant le lecteur avec une quantité de données concrètes généralement inconnues, lit-on au dos de la couverture du nouvel ouvrage ».

« Je dois souligner qu’Antonio Las Heras – docteur en psychologie sociale – a une carrière extraordinaire d’auteur, vendant des milliers de livres. « Permission pour une vie meilleure » – de son auteur – est un véritable best-seller. « 

« Dans « Franc-maçonnerie en Argentine : Énigme, secret et politique », le lecteur trouvera les détails des différentes loges maçonniques installées dans notre pays. Las Heras met en lumière la participation exceptionnelle des frères de l’Ordre dans plusieurs des plus importants événements de l’histoire de notre pays; dans les domaines politique, des sciences, des arts et des lettres ».

« Nous n’hésitons pas à souligner qu’il s’agit d’une contribution précieuse au discernement de ce qu’est – et de ce qu’elle n’est pas – la franc-maçonnerie. Le livre a les caractéristiques d’un manuel didactique, qui fournit des informations précises et la documentation nécessaire ».

« Las Heras est également une plume remarquable qui respire la qualité dans chacun de ses livres. Il est un grand protagoniste de la culture nationale ; il est actuellement membre du conseil d’administration de la Société argentine des écrivains (SADE), dirige l’Institut de Études et Investigaciones Jungianas de la Société Scientifique Argentine et, récemment, il a été récompensé dans la catégorie « journalisme scientifique » par l’Association des Entités Journalistiques Argentines (ADEPA) ».

« Il parcourt tout le pays pour donner des conférences et faire des présentations dans différents médias. Il collabore chaque semaine avec les journaux les plus importants de notre pays et de l’étranger. Ses livres ont été publiés au Mexique, aux États-Unis, en Espagne, en Pologne et en Roumanie avec leurs traductions correspondantes.

« ‘La franc-maçonnerie en Argentine. Enigme, secret et politique' », est un ouvrage hautement recommandé à tous ceux qui s’intéressent à la franc-maçonnerie, ainsi qu’à ceux qui veulent entrer dans ce monde et découvrir ses secrets.

Le président tchadien a refusé d’être initié à la franc-maçonnerie par Sassou Nguesso

De notre confrère lecongolais.fr

Mahamat Idriss Deby, fils du feu Idriss Deby et actuel président du Tchad a opposé un refus catégorique à l’insistance de son homologue Congolais de l’initier dans la franc-maçonnerie. Denis Sassou Nguesso a fait comprendre au Tchadien que son allégeance à la secte maçonnique lui garantirait une longévité au pouvoir et un bon carnet d’adresses.

Tout a commencé le 16 septembre 2021 au sommet de la CIRGL à Luanda où les deux hommes se sont vu pour la première fois. Mahamat Idriss Deby qui venait de succéder à son père assassiné avait eu un tête à tête avec son homologue du Congo en marge du sommet où une invitation officielle à visiter Brazzaville lui a été transmise.

Mahamat Idriss Déby Itno arrivait le 25 septembre 2021 dans la capitale congolaise pour la première fois mais il faut noter que le 7 mai 2021, son directeur de cabinet adjoint, Abdelkerim Mahamat Déby, avait été reçu à Oyo (Cuvette), porteur d’un message du président de transition du Tchad au chef de l’État congolais.

Lors de cette visite de 48heures à Brazzaville, Denis Sassou Nguesso a insisté au Tchadien de l’importance d’adhérer à la Grande Loge maçonnique et qu’il allait lui servir d’initiateur. Le Congolais a rappelé aussi que c’est grâce à lui que son défunt père Idriss Deby Itno était devenu Franc-maçon, ce qui lui a permis d’assurer une succession familiale à la tête du Tchad.

Mais, le Tchadien a fait comprendre à son père et homologue Congolais de l’inopportunité de cette démarche alors qu’il venait juste de prendre les règnes de son pays. Malgré plusieurs visites au Congo et rencontres avec Denis Sassou Nguesso, le Tchadien Mahamat Idriss Deby hésite encore de se lancer dans cette aventure maçonnique.

La symbolique de l’épée du Tuileur dans la franc-maçonnerie

De notre confrère freemasonscommunity.life – Par William Régal

La franc-maçonnerie est une communauté remplie de rituels et de symboles uniques, chacun ayant sa signification particulière. Ce monde, souvent mystérieux pour les étrangers, possède une histoire riche et une multitude de symboles qui transmettent des messages profonds et significatifs.

L’un des symboles captivants de la franc-maçonnerie est l’épée du Tuileur. Loin d’être une simple pièce décorative, cette épée porte un héritage et une signification qui font écho aux siècles.

Dans cet article, nous examinerons le symbolisme de l’épée du Tuileur. Nous expliquerons son importance et pourquoi elle est toujours importante dans la franc-maçonnerie.

Le rôle du Tuileur

Le Tuileur est une figure distinctive de la franc-maçonnerie , montant la garde devant les portes de la loge. Le rôle du Tuileur est bien plus qu’un simple cérémonial. Il protège le caractère sacré de la loge en admettant des personnes qualifiées.

L’épée du Tuileur est plus qu’un simple outil ; c’est un symbole. Il représente l’autorité, la protection et un engagement inébranlable envers les principes de la loge. C’est un lien tangible avec l’histoire et les valeurs de la franc-maçonnerie.

Il est intéressant de noter que l’épée du Tuileur a une lignée historique. Cela rappelle les épées portées par les chevaliers médiévaux, liant la pratique de la franc-maçonnerie à une tradition de chevalerie, d’honneur et de devoir.

Symbolisme de l’épée du Tuileur

Le célèbre érudit maçonnique Albert Mackey a interprété la forme de l’épée du Tuileur comme symbolisant certains principes maçonniques. Sa forme n’est pas seulement esthétique ; cela a une signification profonde qui résonne avec la philosophie maçonnique.

L’épée du Tuileur est souvent associée à « l’épée flamboyante » qui gardait le jardin d’Eden. Cette connexion approfondit sa signification symbolique, la liant aux thèmes de la tutelle, de la pureté et de l’ordre divin.

L’épée n’est pas seulement destinée aux cérémonies, mais montre également une volonté de se protéger contre les étrangers. C’est une manifestation physique de l’engagement de Mason à protéger et à maintenir l’intégrité de la loge.

Le Livre des Constitutions gardé par l’épée du Tuileur

En 1800, Webb ajouta le symbole du Livre des Constitutions protégé par l’épée du Tuileur. Cet ajout a enrichi la tapisserie de l’imagerie maçonnique, liant la loi de la loge au rôle protecteur du Tuileur.

Garder le Livre des Constitutions ne consiste pas seulement à protéger un livre physique. C’est une expression métaphorique mettant l’accent sur la préservation des principes fondateurs de la franc-maçonnerie.

Dans son rôle de gardienne du Livre des Constitutions, l’Épée du Tuileur exhorte les Maçons à être vigilants et circonspects dans leurs paroles et leurs actions. Cela nous rappelle de vivre selon les valeurs maçonniques , avec intégrité personnelle et confiance communautaire.

L’épée pointée vers un cœur nu

Les épées en franc-maçonnerie ne se limitent pas à la décoration. Les épées sont utilisées symboliquement lors des vœux d’initiation pour représenter l’engagement, la pureté et la solennité.

L’épée pointée vers un cœur nu est profondément associée à « l’œil qui voit tout ». Il représente une vérité universelle, l’omniscience et la vigilance constante d’une puissance supérieure veillant sur toutes les actions.

Historiquement, les épées sont passées de simples armes à des symboles d’autorité et de justice. Leur place dans la franc-maçonnerie perpétue cette tradition, incarnant des valeurs au cœur même de l’organisation.

L’épée du Tuileur comme emblème de l’autorité

Le rôle du grand porteur d’épée dans la franc-maçonnerie va au-delà des tâches cérémonielles. L’épée symbolise le pouvoir et la responsabilité, nous rappelant de maintenir l’ordre dans la loge.

Les épées sont des symboles dans la franc-maçonnerie et sont activement utilisées dans diverses cérémonies de loge. Leur inclusion sert à souligner la gravité des rites et les fortes traditions qui unissent les membres entre eux.

Bien que l’épée du Tuileur soit riche en symbolisme, elle se distingue de ses homologues historiques. L’épée du Tuileur est différente des épées du passé. Ce n’était pas seulement une arme mais avait aussi une signification spirituelle et morale.

La responsabilité du Tuileur dans les temps modernes

Le rôle du Tuileur a évolué, s’adaptant aux nouveaux défis. Aujourd’hui, le devoir du Tuileur de garder à l’écart les individus non invités comporte un sentiment moderne de confidentialité, de sécurité et d’exclusivité.

Être admis dans une loge n’est pas une mince affaire. Vous avez besoin de soutien ou d’un examen par un comité pour être approuvé, faisant preuve de confiance, de crédibilité et de respect.

L’autorité du Tuileur s’étend bien au-delà des portes de la loge. La loge doit être maintenue en bon état et ses qualités particulières préservées.

L’importance du symbolisme du Tuileur aujourd’hui

L’épée du Tuileur n’est pas seulement le symbole d’un rôle ; cela s’étend à tous les maçons. Cela leur rappelle toujours leurs tâches partagées, leur dévouement et la manière dont leurs rôles sont liés.

Le symbolisme de l’épée du Tuileur souligne l’importance d’examiner soigneusement les candidats. Il met l’accent sur le discernement, la sagesse et la nécessité de garantir que ceux qui adhèrent s’alignent sur les valeurs maçonniques.

Enfin, l’épée du Tuileur symbolise le devoir de tous les maçons de sauvegarder les secrets maçonniques. C’est un emblème unificateur qui lie les membres à un objectif commun, leur rappelant la confiance, la confidentialité et l’honneur sacré qui sont les pierres angulaires de leur fraternité.

Conclusion

L’épée du Tuileur en franc-maçonnerie est plus qu’un morceau de métal. Il raconte une histoire qui remonte à plusieurs années. C’est un symbole de pouvoir, d’autorité et d’unité. Il rappelle aux maçons leur passé et les guide dans leurs fonctions aujourd’hui.

L’épée du Tuileur est comme un professeur pour les maçons. Cela les aide à se rappeler d’être honnêtes, prudents et sages. Cela leur montre comment être de bons membres de leur groupe, garder leurs secrets en sécurité et choisir les bonnes personnes pour les rejoindre.

En fin de compte, l’épée du Tuileur est un symbole qui aide les maçons à comprendre qui ils sont. C’est un guide qui les aide à vivre une vie meilleure et à devenir de meilleures personnes. Il ne s’agit pas seulement du passé, mais aussi du présent et de l’avenir. Cela les aide à grandir ensemble en tant qu’amis et à trouver des moyens d’améliorer le monde.

01/10/23 : Marianne noire, l’invitée de la Grande Loge Féminine de France

450 vous a entretenu, à six reprises déjà, de cette magnifique statue au destin si particulier ! La Marianne noire et notamment de son inauguration officielle au musée de la franc-maçonnerie (Musée de France).

Le 1er octobre prochain, c’est la Grande Loge Féminine de France (GLFF) qui vous convie à une conférence publique et ouverte à toutes et à tous, sur la Marianne noire. La GLFF, certes, mais une invitation que nous devons plus particulièrement au Congrès régional Île-de-France ainsi qu’a sa Commission Régionale des Droits des Femmes et sa Commission Régionale de la Laïcité.

Sceau GLFF
Sceau GLFF

Pour mémoire, le Musée de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne, à Toulouse – où la statue originelle est exposée –, nous avait, en septembre 2020, déjà conté l’incroyable aventure de la Marianne noire – surnommée la Belle au Musée dormant –, datant de 1848 et symbolisant l’abolition de l’esclavage voulu par Victor Schoelcher (1804-1893), républicain et franc-maçon.

Ce buste, anonyme, présente des symboles maçonniques.

Elle est ornée d’épis de blé autour de son visage et comprend sur son socle quelques symboles dont certains pourraient être maçonniques…

Un véritable livre enquête.

Rappelons aussi que notre Frère Daniel Chartagnac, ancien président de l’Institut Toulousain d’Études Maçonniques (ITEM) a coécrit avec Georges Bringuier, Jacqueline Ferrasse et Monique Biasi La Marianne du Musée (Éd. Loubatières, Coll. Histoire, 2020, 112 pages, 12 €). Un remarquable ouvrage.

Fort justement deux des coauteurs seront les conférencières d’un jour, à savoir Monique Biasi et Jacqueline Fonvieille-Ferrasse. Elles nous parleront de l’incroyable aventure de cette unique statue et de Marianne, symbole de la République française.

Martyrisée, la Marianne noire dégage force et sérénité.

Gageons qu’elles sauront faire œuvre de transmission en nous contant aussi tous les combats à mener pour la défense de la République et de ses valeurs : Liberté, Égalité, Fraternité.

La Marianne noire, sentinelle et gardienne du temple.

Une dédicace suivra la conférence.

Infos pratiques

Dimanche 1er octobre 2023, à 10 heures

Entrée libre et gratuite. Ouverte à toutes et à tous.

Grande Loge Féminine de France

Temple Gisèle Faivre, Cité du Couvent – Paris 75011

Réservation obligatoire : brigitte.plazas@orange.fr

Crédit photos Yonnel Ghernaouti, YG

Temple GLFF.

Le Frère Jean Alvarez tué d’une balle perdue, il décède dans la Loge devant ses Frères

De notre confrère rezonodwes.com

Le récit quotidien du drame haïtien rappelle que personne n’est à l’abri du grand danger auquel on est exposé. À « Nan Rémy », localité de Croix-des-Bouquets, Jean Alvarez a reçu une balle perdue à l’intérieur de son véhicule et est décédé sur la cour de la loge L’Avenir # 50, Orient de Croix-des-Bouquets. Sa disparition a provoqué une onde de choc dans la communauté maçonnique haïtienne. 

Éducateur et directeur d’école, Jean Alvarez (39 ans) s’apprêtait à participer à une tenue d’obligation dans la Loge L’Avenir # 50, Orient de Croix-des-Bouquets dimanche dernier quand il a reçu un projectile dans le dos. Il a rendu l’âme à l’intérieur de la Loge, sous les yeux impuissants de ses frères maçons.

Une note audiovisuelle captée en amateur, virale sur les réseaux sociaux, montre le corps maculé de sang de l’éducateur évacué sur une civière, après avoir été conduit dans la loge L’Avenir # 50. Des voix commentant la scène expliquent la situation de la victime qui vient de trépasser. Ses frères maçons de L’Avenir, témoins de ses derniers instants, ont vécu sa disparition tragique avec douleur.

Jean Alvarez, franc-maçon dans l’âme, est réputé homme dévoué et régulier qui se distinguait par son dévouement à servir les autres. Des témoignages de sa loge mère campent un homme épris d’un esprit philanthropique passionnant, exemplaire et réaliste.

Pluie de réactions

Plusieurs loges sœurs dont L’Heureuse Indépendance # 16, Orient des Gonaïves, ont exprimé leur sympathie à Jean Alvarez, sa famille et aux autres membres de son atelier. « La Respectable Loge l’Heureuse Indépendante#16, Orient des Gonaïves présente ses condoléances à la famille de notre regretté Fr Alvarez ainsi qu’à tous les Frères et membres réguliers de la Respectable Loge L’Avenir # 50, Orient de la Croix des Bouquets », peut-on lire dans une note publiée par le conseil des lumières.

Une activité à la découverte du trésor des Templiers est organisée à Lizio

De notre confrère ouest-france.fr

Tous les mercredis après-midi, le village de Lizio (Morbihan) organise des balades-enquêtes pour petits et grands. L’occasion de s’amuser et de découvrir la ville.

En dehors de ses musées, de ses sentiers et de son patrimoine, Lizio (Morbihan) propose tout l’été des balades-enquêtes. Tous les mercredis après-midi, à l’initiative d’Oust Brocéliande communauté (OBC), Arnaud Deroubaix anime le bourg de la commune. Ce jour-là une vingtaine de personnes s’étaient inscrites pour relever le défi lancé : « Aider le célèbre archéologue breton Hercule Baudouin à retrouver le trésor des Templiers.  »

L’histoire débute en 1923. Le célèbre professeur a été missionné par l’Institut breton de recherches archéologiques de Rennes (Ibrar) pour retrouver un étrange trésor médiéval qui serait caché à Lizio. Mais où ? D’après ses recherches, il est tout près d’aboutir mais il a besoin de renfort pour accéder au fameux coffre.  Je possède quelques vieux manuscrits qui vont nous aider dont une carte très ancienne qu’il faut déchiffrer.  ​Aussi, il fait appel à tous les volontaires pour tenter de déterrer ce mystérieux trésor. Parsemée d’énigmes en tout genre, cette quête convient aussi bien aux enfants qu’aux adultes. À l’issue de cette enquête, le guide retracera en quelques lignes, l’histoire de Lizio.

Un riche patrimoine datant du XVIIe et XVIIIe siècle

À travers cette balade dans le village, les visiteurs vont découvrir l’histoire de Lizio. Le guide rappelle que la commune a été envahie, à une époque, par les troupes gallo-romaines. Il relate la bataille navale entre les gabarres romaines et les bateaux vénètes mus par la voile. Hélas, l’absence de vent précipita la défaite des Gaulois. Autrefois Lizio fut un village très actif et florissant. Au XVIIe et XVIIIe siècles, les nombreux tisserands firent prospérer le village avec le marché du lin. Et, plus récemment, avec le commerce de l’eau.  La commune possédait deux usines d’eau:Katell-Roc et l’eau de Lizio. Malheureusement les deux usines ont fermé et la prospérité industrielle s’en est allée avec elles.

Balade enquête, tous les mercredis, à partir de 14 h 30. Durée 2 h. Tarif : 5 € pour les plus de 16 ans. Prochaines animations les 9,16, 23 et 30 août 2023. Réservation conseillée au 02 99 08 21 75. Départ au Point I de Lizio.