Pratiquer la bibliomancie, qu’est-ce que ça veut dire ? Découvrez ce que cet art divinatoire peut vous apporter dans votre vie. Rassurez-vous, cette pratique est facile à mettre en place !
La bibliomancie fait partie des arts divinatoires qui peuvent vous aider au quotidien, à l’instar de la radiesthésie, l’astrologie et la cartomancie. Si vous avez besoin d’une réponse à vos questionnements, munissez-vous d’un livre, tout simplement ! On vous dit tout sur la bibliomancie et ses secrets…
D’où vient la bibliomancie ?
La définition de la bibliomancie est, selon le dictionnaire, « une pratique divinatoire qui consiste à ouvrir les pages d’un livre pour découvrir du texte au hasard et ainsi faire une prédiction sur l’avenir ».
Si cet art divinatoire se fait connaître au 19ème siècle, on sait que le prêtre John Wesley faisait l’usage de la bibliomancie dès le 18ème siècle. Notons que les Sortes Sanctorum (sorts des saints pratiqués dans la religion chrétienne) et le Fal (bonne parole des musulmans de Perse) sont des techniques proches de la bibliomancie.
Quand pratiquer la bibliomancie ?
La bibliomancie est l’une des pratiques divinatoires les plus faciles à mettre en place. Il vous suffit d’un livre et c’est tout ! Vous pouvez pratiquer la bibliomancie quand vous le voulez mais en choisissant un moment précis, comme un jour de Nouvelle Lune ou une heure miroir, vous mettez toutes les chances de votre côté pour obtenir des réponses limpides.
Comment pratiquer la bibliomancie ?
Parmi les différents livres à votre disposition, choisissez un bouquin qui vous correspond. Il peut s’agit d’un livre au hasard, comme un dictionnaire ou « Michel Strogoff » de Jules Verne, par exemple, mais cela peut aussi être des textes sacrés. Bien entendu, vous ne devez pas nécessairement utiliser un livre saint.
La bibliomancie, étape par étape pour les débutants
Lorsque vous avez choisi votre livre, placez-vous dans un endroit calme où personne ne pourra vous déranger.
Commencez votre pratique de la divination en fermant les yeux et en vous posant une question. Cela peut être « Est-ce que je vais trouver du travail ? » ou « Pourquoi je n’ai toujours pas trouvé l’amour ? », par exemple.
Ensuite, ouvrez votre livre au hasard et mettez le doigt sur un des paragraphes de la page. Les quelques lignes qui se trouvent sous votre regard vous révèleront leur mystère grâce à votre intuition.
De notre confrère strasbourg.eu – Par Véronique Kolb – Photos Elyxandro Cegarra
Les étudiants du cursus strasbourgeois profitent désormais de 55 nouveaux logements dans les locaux historiques de l’institution.
Vétustes, plus aux normes, trop petits… les locaux des Compagnons du devoir, situés depuis 1978 dans le quartier Gare (ateliers, administration et hébergement) avaient bien besoin de renouveau. Le projet s’est fait en deux phases, avec l’ouverture, le 9 juin dernier, du nouveau centre de formation à l’entrée de Koenigshoffen. Le 15 novembre, c’est l’extension du bâtiment principal, composé d’espaces communs et de logements, qui a été inaugurée sur le site historique, au 2 rue de Wasselonne.
« C’est un bonheur, confie Marine, compagnonne tailleur de pierre, surtout du point de vue de l’isolation. Les conditions sont idéales pour travailler sereinement. » C’était tout l’objectif de travaux qui, confiés à CDC Habitat et au cabinet d’architecture Ajeance, auront été réalisés dans des délais très courts, 22 mois seulement.
Bâtiment écologique
D’un coût de 4,2 millions d’euros, financés par un large consortium de partenaires parmi lesquels l’Etat, la Collectivité européenne d’Alsace, la Région Grand Est, la CAF et l’Eurométropole, le chantier a permis la réalisation de 55 logements T1 et T1 bis sur six étages et 1500 m². De quoi accueillir une centaine d’étudiants supplémentaires.
Le nouveau bâtiment, qui ne passe pas inaperçu dans le quartier, est par ailleurs, passif sur le plan énergétique et coche de nombreuses cases en matière de protection de l’environnement : structure mixte béton et ossature bois, façade en bardage métallique, raccordement à un réseau de chaleur urbain, ventilation double flux, menuiserie triple vitrage et brise soleil orientable, isolant en matériaux recyclés…
🏛️🔍 Découvrez l’univers fascinant de la franc-maçonnerie haïtienne avec Kenley Talmer dans notre dernière vidéo de “Sous le Bandeau” ! Plongez avec nous dans une conversation profonde et éclairante qui traverse les frontières entre le Québec et Haïti.
🎤 👁️🗨️ Dans cette vidéo, rejoignez notre invité exceptionnel, Kenley Talmer, alors qu’il partage ses précieuses perspectives sur la spiritualité, l’humilité et l’écoute dans la pratique maçonnique. Écoutez ses histoires personnelles et bien plus encore !
👁️🗨️ Explorez les contrastes marquants entre la maçonnerie au Canada et celle d’Haïti, et comprenez les enjeux actuels qui façonnent ces traditions séculaires.
✨ De la jeunesse au sein des loges, en passant par les défis liés à l’achat de grades et à l’utilisation des symboles, Kenley Talmer propose un regard sans filtre sur la franc-maçonnerie, ses pratiques et sa mystique.
💡 Vous êtes curieux des aspects philanthropiques et éducatifs de la maçonnerie ? Notre invité aborde aussi ces sujets importants tout en envisageant des voies d’amélioration pour l’avenir.
🔗 Laissez-nous vous guider à travers cette discussion fascinante ! N’oubliez pas de soutenir notre travail en visitant notre page Patreon et découvrez notre toute dernière gamme de chandails maçonniques sur notre site.
👍 Aimez cette vidéo, abonnez-vous à notre chaîne et activez la cloche de notification pour ne manquer aucun épisode. Et n’hésitez pas à partager vos pensées et questions dans les commentaires ci-dessous ! 📌
💗 Un gros merci à nos Patrons (https://www.patreon.com/SousleBandeau) : Commanditaire Premium : Nos colonnes Très Illustre Patron: Pierre D. Les Maîtres Podcasteurs : Patrick G., Rene L., JoeAnn, Ronan G., Thibaut S. Cedric T., Michel B., Dominique L, Samuel L, Sylvain C, John L, Julie P et Andrew L.. L’auditeurs(trices) flamboyant(e)s: Tristan, Dyan, Kevin C., Michael S., Vincent R., Carl-Henri, Eric A., Arnaud S. et Christophe C. Les pierres brutes: David D., Eve M, Pierre B., Jaime S et Fraishier.
📻 Nos radiodiffuseurs : RadioDelta, Balado Québec, RZO Web, Spotify 👍 Like | ✍️ Commentez | 🔔 Abonnez-vous
Dans l’Aveyron, en région Occitanie, les villages de La Cavalerie, La Couvertoirade et Sainte-Eulalie-de-Cernon sont significatifs pour leur association historique avec les Templiers.
Comtes du Rouergue (anciens)/Comtes de Toulouse blasonnant ‘’De gueules, à la croix vidée, cléchée et pommetée d’or qui est de Toulouse’’
Blason actuel de l’Aveyron
Ces sites ont été magnifiquement restaurés et préservés, reflétant leur état du XIIe et XIIIe siècles. Les Templiers, connus en tant qu’ordre militaire protégeant les pèlerins et plus tard la Terre saint elle-même, étaient également de grands propriétaires terriens dans ces régions. Ils soutenaient les fermiers locataires, ce qui contribuait à leur richesse. La Couvertoirade était particulièrement importante pour l’agriculture et avait des fortifications étendues qui protégeaient le village pendant la guerre de Cent Ans. La particularité de ce village est que l’original a été déplacé par les Templiers pour faciliter la protection et l’accès à l’eau.
Malgré l’arrestation – un fameux vendredi 13 octobre 1307 – et la chute des Templiers au début du XIVe siècle, leur héritage subsiste sous la forme des structures qu’ils ont laissées derrière eux.
Ces villages font partie des sites Templiers dans l’Aveyron, qui incluent également le Viala-du-Pas-de-Jaux. L’histoire des Templiers dans ces villages constitue un attrait significatif pour les visiteurs intéressés par le passé riche et parfois mystérieux des chevaliers Templiers.
L’histoire des Templiers en Aveyron
Elle est intimement liée à la présence de plusieurs commanderies importantes, établies pour soutenir les activités des Templiers en Terre Sainte. Le Rouergue, région historique où se situe l’Aveyron, est passé sous la souveraineté du comte de Toulouse au XIIe siècle. Les Templiers, ainsi que les Hospitaliers, deux ordres religieux et militaires, ont alors organisé un réseau de commanderies, tant rurales comme à Sainte-Eulalie que urbaines dans les grandes villes.
La Cavalerie, place des Templiers.
Ces domaines généraient des revenus pour l’entretien des chevaliers en Terre Sainte. Après la chute de la ville d’Acre, les Templiers furent arrêtés en 1307 sur ordre de Philippe le Bel, et l’ordre fut aboli en 1312. Leur héritage fut recueilli par les Hospitaliers. Les Templiers et les Hospitaliers ont laissé une empreinte durable sur l’Aveyron, comme en témoignent les grandes forteresses de La Cavalerie, La Couvertoirade, Sainte-Eulalie-de-Cernon, Le Viala-du-Pas-de-Jaux et le fort de Saint-Jean-d’Alcas, marquant le département et surtout le Larzac pendant près de 150 ans.
La Cavalerie, village templier
La Cavalerie, le relais de Poste.
La Cavalerie, située au cœur du Larzac, est un village templier historique qui a toujours été un point de passage stratégique sur la route vers la Méditerranée. Le village a été développé par les Templiers qui y avaient construit un château, maintenant disparu.
Logo du village.
Les Hospitaliers ont par la suite érigé une muraille, dont des parties, y compris les tours rondes de la rue du Portalou et des Remparts, sont conservées aujourd’hui. En se promenant à La Cavalerie, on découvre des anciens hôtels particuliers, des portes du XVIIe siècle et des petites échoppes.
La Cavalerie, abside de l’église.
Son église du XVIIIe siècle contient les vestiges de l’ancienne église templiére, datant de l’époque où l’Ordre du Temple a pris possession de ce fief en 1154. Cependant, le village n’a pas été épargné par les Guerres de religion, subissant notamment un épisode violent en 1568 lorsqu’il fut envahi par des soldats protestants qui s’en prirent aux paysans locaux.
Blason de La Couvertoirade.
La Couvertoirade, village templier
La Couvertoirade est un village templier situé sur le haut plateau des Causses du Larzac. Il a une histoire riche, avec des origines remontant au XIIe siècle lorsque les Templiers y ont édifié un château.
Panorama.
Le nom de Cubertoirata apparaît dès le XIe siècle lors de la délimitation des territoires appartenant à l’abbaye de Gellone, à Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault) aujourd’hui. Depuis le XIIe siècle, les Templiers sont installés sur le Larzac et à La Couvertoirade. Leur implantation est due d’une part à la proximité de routes permettant de descendre vers la côte méditerranéenne pour s’embarquer vers l’Orient et la Terre sainte, d’autre part à des donations.
La Couvertoirade constitue dès l’origine pour les Templiers un centre d’exploitation agricole. Sur ces terres, ils font cultiver aux paysans des céréales, élever des chevaux (pour la guerre) et des moutons (pour la viande, les peaux, le lait). Un bourg se développe autour du château, encore visible de nos jours. En 1312, l’ordre du Temple est dissous.
L’ensemble de leurs biens revient aux Hospitaliers qui deviennent les nouveaux maîtres de La Couvertoirade. La bourgade compte 135 feux en 1328, soit environ 800 personnes. Au milieu du XIVe siècle, les « Routiers » (des compagnies de mercenaires vivant en bandes plus ou moins organisées et souvent peu disciplinées) pillent le Larzac. Par crainte de ces bandes armées, les habitants finissent par faire fortifier le bourg de 1439 à 1445. C’est Déodat d’Alaus, maître maçon de Saint-Beauzély, qui est chargé d’exécuter ces travaux. Malheureusement, ce territoire se sera déjà fortement dépeuplé.
Au XVe siècle donc, les Hospitaliers ont pris la succession des Templiers et ont renforcé la cité avec une couronne de remparts. Le village a connu son apogée économique et démographique aux XVIe et XVIIe siècles, époque de la construction de belles demeures qui subsistent encore aujourd’hui.
Sainte-Eulalie-de-Cernon, village templier
Sainte-Eulalie-de-Cernon, maison avec échauguette.
Sainte-Eulalie-de-Cernon est un village templier qui a été fondé au XIIe siècle. Il était à l’origine une importante commanderie templiére, et après la chute de l’Ordre, elle est passée sous le contrôle des Hospitaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Sainte-Eulalie-de-Cernon, l’abside de l’église.
le blason de Sainte-Eulalie-de-Cernon
Ce village fortifié est remarquable pour son église templière romane caractérisée par une grande porte surmontée d’une Vierge rapportée de Gênes. En 1151, Raymond, abbé de Gellone, a cédé cette église aux Templiers.
Sainte-Eulalie-de-Cernon, salle d’honneur
Plus tard, au XVIIe siècle, la commanderie a été rénovée par le commandeur Jean de Bernuy-Villeneuve, donnant un nouveau visage à l’édifice austère des Templiers avec des éléments décoratifs comme une grande cage d’escalier ornée de fresques et une échauguette contenant des graffiti représentant des églises et des navires. Les cheminées, les cloisons, les grandes fenêtres et le balcon évoquent des influences de la Provence, de l’Italie et de Malte.
« Ce n’était pas mental » – Documentaire sur les dessous de l’occultisme dans le sport
L’aumônier de sportifs de haut niveau Joël Thibault s’inquiète du recours de plus en plus important par les grands sportifs à l’occultisme pratiqué par les marabouts, chamans, et magnétiseurs. Le phénomène touche « même des entraîneurs ou des dirigeants français » et des agents de joueurs « qui recommandent des personnes dans le milieu occulte pour permettre à leurs joueurs d’obtenir un résultat », confie-t-il. « Il y a même eu des témoignages que j’ai recueillis de caisses noires dans certains clubs donc de débloquer des fonds parce qu’il faut bien payer ces personnes. »
Magnétiseurs, guérisseurs, féticheurs, marabouts … Les pratiques occultes promettent monts et merveilles, dans un milieu du sport toujours en quête de plus de performances. Des sportifs de haut niveau en quête de gloire et de succès nous racontent ainsi leurs expériences paranormales et comment ils ont découvert dans le christianisme une foi qui libère et apaise.
Un documentaire plein d’espérance.
Durée du film : 32 minutes Avec la participation :
Diplômé en Communication & Event Management de l’Université libre de Bruxelles et évoluant au sein d’un groupe chargé par le gouvernement belge de politique scientifique fédérale, Olivier Delacuvellerie est membre de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain.
Dans cette très intéressante collection « Les carnets littéraires des amateurs de pavés mosaïques », l’auteur, avec cette deuxième publication, offre au lecteur une suite à son Voyage à travers les fenêtres-Réflexions sur un symbole maçonnique, publié en 2020.
Entrons dans notre tentative d’explication du titre qui, pour un non initié, pourrait se définir ainsi.
La pioche et le roseau sont en effet deux objets qui, au-delà de leur utilité pratique, peuvent symboliser des idées ou des philosophies de vie assez contrastées, particulièrement lorsqu’on les considère dans un contexte métaphorique ou philosophique.
La pioche, tout d’abord, au sens le plus littéral, est un outil utilisé pour creuser, briser et déplacer la terre ou d’autres matériaux. Métaphoriquement, elle peut représenter le travail acharné, l’effort et la capacité de modifier l’environnement à travers la force et la persévérance. Elle peut aussi symboliser la destruction nécessaire avant la création ou la rénovation, comme on détruirait un ancien édifice pour en construire un nouveau. Elle est sans doute l’un des plus anciens outils, connu avec une extrémité pointue principalement utilisée pour briser les surfaces dures comme le béton, la pierre ou la terre sèche et durcie, et une autre principalement utilisée pour soulever des fentes ouvertes dans le sol ou dans la pierre.
Jean de La Fontaine par Hyacinthe Rigaud, en 1690.
Quant au roseau, plante flexible qui pousse habituellement près de l’eau, il est dans la fable de Jean de La Fontaine Le Chêne et le Roseau, symbole de souplesse et de capacité d’adaptation, bien que se pliant sous la force d’un des éléments de la Nature, le vent. Il ne se rompt pas et donc illustre l’idée qu’il a la capacité de s’adapter et de fléchir face aux forces extérieures…
Fables nouvelles et autres poésiespar Jean de La Fontaine, publication de 1671
Bien évidemment que Olivier Delacuvellerie s’en inspire, mais il est aussi un initié voyant dans la pioche un symbole de travail, un outil pour façonner le monde matériel et, par extension, le soi intérieur. En maçonnerie, cela pourrait être relié au concept de travail sur la pierre brute, l’idée que chaque franc-maçon travaille à s’améliorer et à polir ses défauts personnels afin de devenir une pierre parfaite pouvant être utilisée dans la construction d’une société meilleure. La pioche est aussi le prolongement de la main…
Dans un contexte maçonnique, le roseau symbolise flexibilité et résilience. De même que le roseau plie mais ne se brise pas sous le vent, le franc-maçon pourrait être encouragé à faire preuve de souplesse face aux épreuves et aux changements de la vie, tout en restant fidèle à ses principes, les belles valeurs républicaines.
Olivier Delacuvellerie.
C’est tout cela qu’exprime l’auteur dans « ce livre né d’un constat et d’une envie ». Le constat est celui de l’état des lieux de la si vaste et riche symbolique maçonnique (variété de symboles, de rituels et de significations ésotériques, philosophiques, etc.).
La « Critique de la symbolique maçonnique », sous-titre de l’ouvrage, est du maçonniquement correct, mais reste hautement nécessaire ! Il s’interroge tout naturellement aussi sur la transmission de ladite symbolique. Expliquant toujours ses propos. Analysant aussi les causes ayant amenés cette étude des symboles aux seuls érudits, Olivier Delacuvellerie lance un appel à se mettre à nos pioches…
Mais comme « savoir n’est pas comprendre, et encore moins intégrer », Olivier Delacuvellerie relève combien il est difficile entre signifiant et signifié de faire la part des choses , quel que soit son niveau de connaissance, et de mettre en perspective, toute personnelle, sa vision de la symbolique…
L’objet d’une critique est d‘avoir précisément ce don de juger, à sa juste valeur, et donc de discerner mérites et défauts. Et de nous livrer à cet indispensable travail critique que le maçon se doit d’accomplir pour à la fois progresser mais aussi rester éveillé et disponible pour ses frères.
Cette critique, et il est important de le reconnaître, est constructive. Elle invite à une plus grande ouverture et compréhension. Après tout, la franc-maçonnerie, comme toute institution, n’évolue-t-elle pas avec son temps ?
Nous devons à Dorian Decker, lui aussi membre de la Fédération belge du Droit Humain, la postface sous forme de sept petits contes plein de sagesse.
La collection « Les Carnets littéraires des amateurs de pavés mosaïques »
La Franc-Maçonnerie est un sujet inépuisable. Puisant ses racines dans toutes les traditions, elle est héritière d’une méthode qui pourrait contribuer à l’éveil de chacun. Cette collection propose des ouvrages originaux à l’attention tant des francs-maçons que des profanes intéressés. Cette collection, forte de 12 volumes, a pour logo un trou de serrure, synonyme de curiosité, de secrets et mystères mais aussi d’aperçu d’un monde qui est normalement caché ou privé ou comme une tentation de l’interdit et un attrait de l’inconnu…
Les éditions F deville
Parce que le livre est un magnifique outil de transmission de la pensée humaine, parce que la pensée et la parole partagées permettent d’ouvrir l’esprit et le champ des possibles.
Les auteurs que nous choisissons de publier sont des libres penseurs, des hommes et des femmes au cœur de l’action, qui partagent leur vécu ou leur imaginaire en quête de sagesse et d’un monde meilleur.
« Les éditions F deville mettent l’humain en priorité dans leurs livres et montrent l’homogénéité de leur catalogue que nous ne vous conseillerons jamais assez de découvrir pour ses qualités à la fois d’écriture et d’humanité, mais également, malgré tout ce sérieux des thèmes abordés, pour leur côté divertissant. » Litzic. À suivre aussi sur Facebook
La Pioche & le Roseau-Critique de la symbolique maçonnique
Olivier Delacuvellerie – éditions F deville, Coll. Les Carnets littéraires des amateurs de pavés mosaïques, 2023, 114 pages, 16 €
Le mot est coloré, comme son origine latine *aurum, l’or.
Celui de l’auréole des saints, celui de l’aurore qui doit son nom à la couleur du feu solaire.
La brillance des écailles de la daurade, le ramage joyeux du loriot.
L’oriflamme flamboie dans le ciel féodal, les oripeaux sont des vêtements clinquants, comme l’oripeau au singulier qui désignait une lamelle de cuivre ou de laiton à l’apparence de l’or, comme une « peau d’or ». Mais l’orfèvre ne s’en laissait pas abuser.
La couleur dorée est aussi celle de l’urine et de son champ lexical, médical surtout, urée, urètre, uretère, énurésie, diurétique, barbiturique.
Mêmela divinité antique, Ouranos, lui doit son nom, celui qui laisse couler l’urine comme une pluie nourricière ou sa semence créatrice, après son émasculation par Cronos. C’est de cette écume que naît Aphrodite !
Et de l’urine dorée de leurs vaches, les Dinka du Sud Soudan teignent leur chevelure orangée.
L’Aurore est toujours associée à ce qui naît au moment propice, tel le fruit mûr parvenu à maturité, parce qu’une ancienne divinité italique Matuta était identifiée à l’Aurore.
Peut-être parce qu’elle participe du blanc, de sa pâleur inquiétante, l’aube parfois se charge de menaces, tandis que l’aurore, qui lui est souvent associée, est synonyme de renaissance, d’ouverture lumineuse après les sombres ténèbres.
Laissons à Jean Giraudoux la parole des derniers instants de son Iphigénie (1937) :
« Comment cela s’appelle-t-il, quand le jour se lève, comme aujourd’hui, et que tout est gâché, que tout est saccagé, et que l’air pourtant se respire, et qu’on a tout perdu, que la ville brûle, que les innocents s’entre-tuent, mais que les coupables agonisent, dans un coin du jour qui se lève ?- Cela a un très beau nom, femme Narsès. Cela s’appelle l’aurore. »
Annick DROGOU
Apparition. Transition. Révélation. Juste en passant de l’aube à l’aurore. Tout est affaire de couleur, d’éclat. Pâleur de l’aube, fragilité. Splendeur de l’aurore, en force, comme dans l’apparition d’une plénitude promise, bientôt réalisée. L’aurore ne peut être que resplendissante, forcément resplendissante. L’aurore comme le jour donné, l’offertoire du jour nouveau qui appelle la grâce, la reconnaissance. C’est un jour pour aimer.
Comme le veilleur attend l’aurore, chante le psaume. Quelle est donc la fonction du veilleur dans la nuit ? Seulement d’attendre la fin de la nuit, de surpasser l’obscurité. Pauvre Chantecler qui croit faire lever le soleil, sage Chantecler qui se sait à tout jamais aimé du soleil naissant. Le spectateur est étonné, bientôt comblé de l’immarcescible aurore aux doigts de rose, fille du matin, que chante Homère pour l’éternité des jours toujours renouvelés. C’est un jour pour aimer.
Dans le petit matin blême de la ville profane, dans la grisaille des empressements d’automate, n’oublie pas les aurores que tu as connues. Dans le brouillard de tes jours, souviens-toi des aurores triomphantes. Et change le plomb en or. Là, est la vie. Aime la prochaine aurore. Tu le sais, toujours elle viendra et reviendra. C’est un jour pour aimer.
Un extrait de la préface de Yasmina Khadra : « Les voies de la nature humaine sont aussi impénétrables que celles du Seigneur. Le cheminement que nous trace Sarah Oling, dans ce livre, s’inscrit dans cette quête récurrente jalonnée de prophéties tantôt éclairantes, tantôt enténébrées, mais inéluctablement nécessaires à l’équilibre des êtres et des choses.
Zoltan est l’histoire des mémoires outragées lorsque, ne sachant distinguer la damnation de la Révélation, l’humanité perd de vue ses cailloux blancs tandis que l’ange et le démon, qui officient en nous, se livrent un combat qui remonte à la nuit des temps dont l’aube est constamment remise à plus tard. »
La biographie de l’auteur
Sarah Oling est née de parents exilés, à l’histoire fracturée. Ses grands-parents maternels étant les seuls survivants d’un chaos qui détruisit non seulement des vies, mais des pans entiers d’une culture. Il lui fallut très tôt grandir en tout en étant privée de repères conventionnels. Autrice, dramaturge, comédienne de théâtre, conférencière, journaliste de radio et de presse écrite, Sarah Oling a multiplié nombre d’expériences où la transmission, toujours, a tenu une place centrale. Autant d’engagements qui rendent sa parole forte et vibrante. Zoltan a été qualifié de roman « riche et puissant » et marque une rupture dans le parcours d’écriture de Sarah Oling. Ce récit est peut-être son livre le plus abouti, le plus personnel.
[NDLR : Quel bonheur de présenter un ouvrage le jour de sa sortie nationale en librairie. Et qui plus est le dernier opus de Sarah Oling. Un roman. Mais pas n’importe lequel ! Après déjà trois romans et un ouvrage d’entretiens, pour son cinquième et dernier opus, Sarah Oling nous offre un roman initiatique. Où deux jeunes héros, Mathias Léna, jumeaux, évoluent à travers une série d’épreuves et de découvertes qui les conduisent finalement à une meilleure connaissance de soi et du monde. Un beau voyage ou une quête au cours de laquelle les personnages vivent des aventures qui le mettent au défi, le confrontent à de nouvelles réalités et le forcent à surmonter des obstacles. À travers ces expériences, les personnages acquièrent une nouvelle maturité, une nouvelle philosophie de vie ou atteint un nouvel état de sagesse…
Pour la petite histoire, Sarah et moi nous nous étions rencontrés grâce à Évelyne Penisson des éditions du Cosmogone que nos lecteurs connaissent bien avec sa magnifique et magique revue MATIÈRES à penser (MAP), à l’occasion d’une journée du livre dans un joli petit village de la région lyonnaise. Il y a vingt déjà !
Et comme le monde est petit, nous nous sommes retrouvés aux Rencontres Culturelles Maçonniques de Lyon 2023, 14e Salon Lyonnais du Livre Maçonnique.
Disons-le tout de suite, Zoltan est sans doute aussi un roman maçonnique. Pourquoi ?
Si le roman maçonnique est une œuvre de fiction qui incorpore des thèmes, des symboles et des philosophies associés à l’art royal, avec des personnages vivant des aventures ou résolvant des mystères en utilisant leur connaissance des enseignements maçonniques, exploitant également différentes théories du complot ou faisant allusion à des mystères autour de l’influence supposée des maçons dans divers événements historiques, reconnaissons que Zoltan, comporte nombre d’ingrédients figurant ce type de roman…
Sarah Oling au salon l’autre LIVRE à Paris, le 11.XI.2023.
Revenons sur le parcours de Sarah Oling
Sarah Oling est une auteure, dramaturge, comédienne et journaliste. Zoltan décrit notamment une quête récurrente jalonnée de prophéties, parfois éclairantes, parfois obscures, mais toujours indispensables à l’équilibre des êtres et des choses.
D’autre part, nous devons à la talentueuse Sarah Oling une pièce intitulée « Dieu riait ? » et mise en voix pour la première fois au Festival National de théâtre Contemporain Amateur de Châtillon-sur-Chalaronne en octobre 2020 par le metteur en scène Alain Bourbon, en présence de Jean-Paul Alègre et de Catherine Terzieff, mais aussi une autre œuvre théâtrale intitulée « Partie d’échecs contre Stephan Zweig ».
Son roman Pour un peuple d’oiseaux a été salué pour avoir donné une nouvelle signification à la métaphore de la liberté, soulignant son talent pour l’écriture fiévreuse depuis le début de sa carrière.En tant que comédienne et metteur en scène, elle est décrite comme une porteuse de mémoire, un thème récurrent dans ses œuvres qui suggère un engagement profond dans la préservation et la transmission de l’histoire et des récits personnels.
En plus de son travail littéraire et théâtral, Sarah Oling est cocréatrice de « Consciences en Convergences », un acte artistique centré sur la transmission des mémoires des génocides par l’écrit, ce qui indique un engagement dans des sujets de portée historique et sociale.
Gérard Collomb, en 2013.
Nous lui devons aussi Tes absents tu nommeras… (L’Harmattan, Coll. Écritures, 2013) et, préfacé par Gérard Collomb, Entre Orient et Occident-De la complexité du monde – Entretiens avec Paul Amar, Raymond Barre, André Chouraqui, Alain Jakubowicz (L’Harmattan, 2013), un ouvrage regroupant une douzaine d’entretiens de l’auteur avec des hommes, journalistes, politiques ou artistes, qui se sont exprimés sur des sujets majeurs, tels que la problématique du Proche-Orient ou le pouvoir de l’image et dont les paroles ont traversé le temps sans l’altérer. Ils laissent entrevoir des facettes peu ou pas connues de leur personnalité ou de leur histoire personnelle. Lire un extrait.
Enfin, Zoltan, qui évoque ce prénom masculin hongrois avec comme origine le turc ancien sultan « dirigeant, prince », se voit préfacé par une figure emblématique. L’écrivain algérien de renom Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul. Le prolifique écrivain algérien, qui a choisi un pseudonyme féminin pour éviter la censure de l’armée algérienne, où il a servi jusqu’en 2000, vient d’ailleurs de voir, à un mois d’intervalle, adapter deux de ses romans Les sirènes de Bagdad et Ce que le jour doit à la nuit en bande dessinée, tous les deux aux Éditions Philéas.
Yasmina Khadra, en 2014.
Dans cette préface, Yasmina Khadra décrit le livre comme une quête jalonnée de prophéties, alternant entre éclaircissement et obscurité, mais toujours essentielles à l’équilibre du monde. Il évoque le récit comme étant celui de mémoires indignées, où l’humanité, perdue entre damnation et révélation, oublie ses repères tandis qu’un combat éternel se joue en elle, entre l’ange et le démon. Yasmina Khadra est reconnu pour ses romans qui explorent souvent la condition humaine face à des circonstances historiques et sociales difficiles, et sa participation à la préface de Zoltan indique son appréciation pour les thèmes profonds abordés par Sarah Oling dans son œuvre.
Dans sa préface, Yasmina Khadra emploie les termes de « damnation de la Révélation ». Des mots qui pourraient être interprétés comme un paradoxe ou une antithèse, où damnation représente une condamnation éternelle ou une punition sévère et Révélation fait référence à une prise de conscience profonde ou à une vérité divine mise au jour.
Le nom Zoltan évoque ce prénom masculin hongrois avec comme origine le turc ancien sultan « dirigeant, prince ».
Ce qui, d’entrée dans le prologue, nous a immédiatement séduit, c’est que l’action débute sous le tympan de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques, à l’architecture remarquable pour son style roman, particulièrement exemplifié par son tympan du Jugement dernier. Conques, célèbre pour son trésor, qui est l’un des plus riches de France, est un important site de pèlerinage sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (la Via Podiensis).
Des rencontres ? Mathias en fait une en croisant notamment Madeleine. Où l’on parle grimoire et Tarot de Marseille, un des standards de jeu de cartes utilisés pour la divination, connu pour ses images symboliques et ses archétypes riches en signification. Avec, parmi les 78 cartes, ses arcanes majeurs (22 cartes) comprenant des cartes telles que Le Bateleur, La Papesse, L’Impératrice, et L’Hermite, chacune portant un numéro et une image symbolique…
D’un autre côté, Léna, sa sœur jumelle, qui elle se trouve à Cracovie, située en Pologne et souvent perçue comme une ville enveloppée de mystère et d’histoire, ayant une forte identité culturelle.
Cracovie, vue aérienne.
Cracovie, la mystique,a une longue histoire associée à la spiritualité.
Cracovie, l’ésotérique, avec ses légendes et ses contes parlant de magie et d’alchimie où Nicolas Flamel y est parfois associée, bien que sa présence ne soit pas historiquement prouvée.
Cracovie, l’historique, car elle est l’une des plus anciennes et des plus importantes villes de Pologne. Cracovie, la mystérieuse, car ses histoires sont souvent empreintes de mystère et de légendes…
Traboule dans le vieux Lyon.
Mais comme lieu mythique, il nous faut citer aussi ce Vieux Lyon, bien connu de l’auteure, où l’action se déroule. En paraphrasant « Ainsi soit-il » de Louis Chedid – il emploie les termes de « L’action se déroule dans ta ville » – , la capitale des Gaules n’est que légendes et mystères résultant de son long passé qui remonte au Moyen Âge (traboules, arrêtes de poisson, La Maison du Chamarier hanté par cet officier d’église, fantômes et esprits, alchimie, la Tour Rose et son lot d’histoires d’amour tragiques et de mystères non résolus, la cathédrale Saint-Jean, où se trouvent des légendes liées aux vitraux et aux gargouilles, etc.).
« Ainsi soit-il » est d’ailleurs le titre d’un chapitre de Zoltan ; clin d’œil de l’auteure ? Qui sait…
Mais c’est aussi sur le personnage central, titre du roman, Zoltan, qu’il nous faut s’arrêter. Un personnage pervers et manipulateur est marqué par un manque d’empathie et de remords, incapable de se connecter avec les autres sur le plan émotionnel. Un impulsif, sans culpabilité ni remords pour ses actes et méprisant de leur bien-être. Et se croyant supérieur aux autres tout en tirant du plaisir à causer de la douleur ou de l’inconfort chez autrui, adoptant aussi des comportements sadiques.
Zoltan est, qui plus est, un grand manipulateur, influençant les autres, ses marionnettes, à son avantage, dépens de ceux qu’il manipule. Maître dans l’art de la duplicité, capables de tisser des réseaux de tromperie, orchestrant les événements en coulisse, tirant les ficelles sans que son implication ne soit évidente. Tel est Zoltan qui utilise tous les stratagèmes : un être charismatique utilisant son charme pour attirer et gagner la confiance des autres ; éprouvant une compréhension aiguisée des émotions d’autrui qu’il utilise pour déterminer comment les influencer ou les contrôler, etc.
Ce roman est une véritable quête initiatique offrant une série d’épreuves et d’expériences qui mènent à un type de révélation ou de transformation personnelle. Il s’articule autour de l’évolution de Mathias et Léna, qui acquièrent de nouvelles connaissances, compétences ou une nouvelle compréhension du monde et d’eux-mêmes. Nous y trouvons voyage, épreuves, transformation, enseignements, révélations,
Sans compter sur la forte symbolique des mots et noms choisis par Sarah Oling.
Albrecht Durer – Nemesis
À commencer par Némesis – le nom du chien – qui, dans la mythologie grecque, est la déesse de la rétribution et de la vengeance. Son nom signifie « celle qui distribue ou qui fait payer », et elle est souvent décrite comme apportant le juste châtiment à ceux qui succombent à l’hybris (l’orgueil ou l’arrogance devant les dieux). Elle est parfois considérée comme une force d’équilibrage dans l’univers, s’assurant que ni les humains ni les dieux ne gagnent trop en pouvoir ou en chance.
Le choix des termes « Le voile d’Isis », souvent utilisée pour décrire un voile métaphorique qui cache une sorte de vérité ou de connaissance, particulièrement dans un contexte mystique ou ésotérique. L’expression trouve ses racines dans la mythologie égyptienne ancienne où Isis était une déesse possédant un savoir secret et était souvent représentée voilant son visage pour signifier le mystère et la sagesse cachée. Gardons à l’esprit que dans nos traditions ésotériques occidentales, « lever le voile d’Isis » peut symboliser la quête de la connaissance cachée ou la révélation de vérités qui sont au-delà du domaine matériel. L’auteure nous parle aussi de Grand Œuvre, d’Or, d’Argent et de Mercure.
Oswald Wirth.
La référence ensuite à Oswald Wirth (1860-1943), occultiste et écrivain suisse connu pour ses contributions à la franc-maçonnerie et à l’étude des tarots. Il a été un élève de Stanislas de Guaita et est souvent reconnu pour sa création du Tarot de Wirth, qui est une adaptation des cartes de tarot utilisées pour la divination. Wirth a été un des premiers à suggérer que les Tarots contiennent une sorte de sagesse primordiale et a développé un jeu de tarot qui reflète sa compréhension de la symbolique ésotérique et Le Tarot des Imagiers du Moyen Âge reste un ouvrage majeur avec ceux écrits sur l’ésotérisme et la symbolique maçonnique.
Et l’emploi du prénom Madeleine ne fait-il pas référence à celui de Marie-Madeleine, figure importante dans le Nouveau Testament ? Mentionnée dans les quatre évangiles canoniques comme une disciple fidèle de Jésus-Christ, Marie-Madeleine est souvent considérée comme la première à témoigner de sa résurrection. Dans l’Évangile selon Jean (20:1-18), c’est à Marie-Madeleine que Jésus apparaît en premier après sa résurrection. Elle ne le reconnaît pas tout de suite ; pensant qu’il est le jardinier, elle lui demande où le corps a été emmené. Cependant, quand il l’appelle par son nom, elle le reconnaît et s’exclame en hébreu « Rabbouni ! », qui signifie « Maître »… en réalité un diminutif de « Rabbi », mot hébreu signifiant le « docteur ».
Et puis, quelles est cette société mystérieuse nommée « Confrérie des fils d’Hiram » ? Quels sont ces vestiges du Temple de Salomon ? Qui sont ces personnages comme le bâtisseur déchu Joseph Capelette, Irina et d’Aurélien de Veuveselle ?
Le corbeau, l’œuvre au noir, médaillon N-D de Paris, détail.
Avec des allusions aux volatiles quand « trois corbeaux survolent le corps de ferme » ou « deux coqs du refuge » ou encore au phoenix, oiseau qui se consume par le feu et renaît de ses cendres. Il est un symbole de renaissance, d’immortalité et de renouvellement éternel.
Si l’ouvrage s’ouvre sur, dans l’Aveyron, sur le village de Conques, enchâssé dans un site admirable, en forme de ‘’conque’’, du latin concha, coquille – village qu’avait choisi l’ermite Dadon pour se retirer du monde au VIIIᵉ siècle – c’est avec lui que s’achève el roman. La boucle – cercle fermé tout comme l’ouroboros – est bouclée.
Par ailleurs, Guylian Dai, directeur des Éditions Fables Fertiles et Sarah Oling étaient présents au salon des éditeurs indépendants l’autre LIVRE du 10 au 12 novembre derniers .
Répétition de la lecture du prologue de « Zoltan » avant la conférence- débat : de g. à dr. Sarah Oling, habillée en « Zoltan », Guylian Dai, Franck Fouqueray.
Sarah Oling y présentait et dédicaçait, en avant-première, son nouveau roman Zoltan,à paraître le 16 novembre prochain. L’auteure y a donné également, samedi 11 à 17h, une conférence-débat qui a rencontré un vif succès.
Les éditions Fables fertiles
Il d’usage lors d’une première chronique d’un éditeur de le présenter. Nous ne pouvons donc déroger à cette tradition…
« Les éditions Fables fertiles sont nées en 2022, dans un contexte de crise sanitaire, sociale et politique durable, avec cette conviction, chevillée, que le récit ; le conte ; la fable ; l’anticipation ; l’utopie, irréductibles à des fictions narratives distrayantes si elles savent l’être, se doivent de donner forme.s, et réfuter tout à la fois, en toute sédition, la seule idéologie d’un temps présent voulu figé par quelques-uns.
Guylian Dai et Sarah Oling.
Bercées par un refus d’être sur la défensive, les voix vers des lendemains meilleurs doivent se porter et nous porter vers le voyage, vers les détours et les détournements, vers les dévoilements, rêvés, s’offrir en partage afin de co-créer un monde d’aujourd’hui aujourd’hui ; un monde recélant demain, un demain changé. » Pour découvrir leur ligne éditoriale.]
Il est habituel de distinguer en quatre phases (nigredo, albedo, citinitas et rubedo) les procédures chimiques qui devaient transformer la matière première en Pierre des Philosophes. Toutefois, une autre description les décrit au moyen d’opérations. On présente ci-après succinctement les sept opérations majeures et leurs parallèles psychologiques.
Calcinatio – Brûler les fausses identifications
L’élément de la calcinatio est le Feu. La calcinatio consistait à réduire par le feu la substance travaillée jusqu’à ce qu’elle soit réduite en une cendre ou une fine poudre blanche. C’est pourquoi le feu de la calcinatio était dit être un feu qui blanchit. Ce feu s’applique à tout ce qui, mêlé d’ombre, consume sous forme de désir, de jalousie, de passion, de colère… La calcinatio opère un processus d’assèchement des fausses identifications aux énergies de la psyché qui apparaissent au cours du processus. Celles-ci étant en effet immédiatement exprimées comme autant de revendications propres à l’ego. La calcinatio immunise face aux affects et la tranquillité qu’elle installe permet progressivement de trouver sa juste place en regard de la place centrale du Soi. Le contrôle de soi qui accompagne ce mouvement devient une habitude, une Pierre, et permet en conséquence au feu de la conscience de devenir créateur.
Solutio – Dissoudre les rigidités
Par la solutio qui a pour élément l’Eau, la matière était liquéfiée jusqu’à son origine indifférenciée. Cette liquéfaction devait permettre l’émergence d’une forme nouvelle. La solutio dissout les aspects de la personnalité qui bloquent le processus d’individuation. Son danger est qu’elle peut amorcer une régression vers l’inconscient. L’amour et la luxure par exemple sont dits être deux de ses agents. Or, si l’éros peut adoucir certains problèmes, la luxure peut entraîner une fragmentation de soi. De même, ce qui a un caractère englobant la favorise. Mais si un point de vue élargi permet de dissoudre certains problèmes, il peut aussi les rendre inconscients.
Enfin, un autre des agents de la solutio était la Lune, considérée comme source de la rosée. La rosée correspond à la récupération des sentiments prisonniers de l’intellect. Une telle récupération peut permettre de résoudre certains problèmes d’ordre psychologiques, à condition de ne pas s’y noyer. La solutio est alors un passage de la Mer Rouge, forme liquide de la Pierre, eau baptismale qui relie au Soi et dissout ce qui n’y est pas ordonné.
Coagulatio – Incarner la relation au Soi
La coagulatio renvoie à la réalisation, la concrétisation, l’incarnation de contenus inconscients. Son élément est la Terre. Selon certains textes alchimiques, il s’agissait de coaguler du vif-argent avec de la magnésie, du plomb ou du soufre. Ce qui peut correspondre à la connexion du Soi avec la réalité ordinaire (la magnésie, minerai brut), les limitations de la personnalité (le plomb), et le désir (le soufre).
Mise en lien avec la chute de l’âme la coagulatio implique l’intégration de l’ombre, de ce qui dévie de/du Soi. Mais associée à la Lune (principe féminin de relation selon Jung) elle implique la relation au Soi via son influence dans les archétypes parentaux, les images de rêves etc… Son symbole majeur est l’incarnation du Logos, le Christ. Et vue sous cet angle, l’Eucharistie signifie alors l’incarnation de la relation de l’ego au Soi, le symbolisme de la coagulatio devenant celui de l’individuation.
Sublimatio – Réaliser le Soi
L’air est l’élément de la sublimatio, qui était un processus d’élévation portant une substance à une forme élevée, plus spirituelle. Il était ainsi censé la rendre plus parfaite. Au sens freudien, la sublimation est la capacité d’échanger un but à l’origine sexuel contre un autre, qui n’est plus sexuel, mais psychiquement apparenté avec le premier. Tout au contraire, la sublimatio, ne se limite pas au plan sexuel. Elle est la capacité de donner place à un état psychique sans s’identifier avec lui. Elle a pour agent la raison qui permet de devenir spectateur en reflet de soi, de se dissocier. Aussi, son danger est que si la capacité de mise à distance de soi par dissociation peut être source de conscience de soi, elle peut aussi être cause de maladie mentale.
Les textes alchimiques parlent de deux sublimatio. La petite sublimatio, toujours suivie d’une descente, correspond à l’état de quelqu’un qui n’est plus enraciné, et qui nécessite une « remise des pieds sur terre ». La grande sublimatio correspond à la réalisation de la totalité de soi en relation au Soi, et est le produit psychologique du processus d’individuation.
Circulatio – Un processus circulaire
La circulatio n’est pas à proprement parler une opération alchimique. Elle est un aspect du processus qui résulte des mouvements alternés de coagulatio et de sublimatio. On la trouve représentée dans l’imagerie alchimique par un oiseau qui monte alors qu’un autre descend. Le premier représente le passage du temporel à l’éternel, le second représente un contenu archétypal qui se personnalise. Elle correspond à la sensation de l’aspect répétitif du travail au cours du processus d’individuation.
Avec le temps, on finit par avoir l’impression que l’on repasse sans cesse en boucle sur les mêmes aspects contradictoires de soi-même. Puis graduellement, cette répétition entraîne l’apparition d’une sensation de suspension entre les opposés, expérimentée comme l’apparition d’un point central dont ces opposés constituent les deux faces. Et finalement, ce point de conjonction des opposés est expérimenté comme point de connexion entre la psyché personnelle et la psyché archétypale.
Mortificatio et Putrefactio – Voir le processus pour y naître
Mortificatio et putrefactio renvoient à la mort, la pénitence, l’ascétisme, la pourriture, le démembrement, la mutilation, à la noirceur, et finalement au meurtre d’une personnification de la materia prima. Les images associées renvoient à la nécessité de la mort à un égo-centrage. Par exemple, celles du sacrifice de l’enfant et des semailles de l’or renvoient à la nécessité paradoxale de mourir à l’attrait de certaines prises de conscience pour accéder à la totalité de soi. Celles du dialogue avec une tête de mort et de la décapitation, à l’apparition de réflexions sur la mort, la vie et l’éternité… qui ne doivent pas se transformer en cogitations excessives…
Le meurtre renvoie à la Passion. Il s’agit d’accepter de voir que c’est le Soi qui est torturé, meurt et dans les expériences d’échecs imposées par la vie, avant de ressusciter. L’expérience acceptée de la noirceur entraîne la constellation de son contraire dans l’inconscient, la blancheur… La Passion n’est entière qu’avec la Résurrection.
Separatio – Se différencier pour être Soi
La materia prima, faite de composants indifférenciés, était soumise à separatio. Psychologiquement, l’opération correspond aux différentiations sujet-objet, soi-autre, symbolique-concret… Différentiations qui ouvrent l’espace de la conscience entre les opposés. On ne devient conscient qu’à la hauteur de sa propre capacité à les contenir et les endurer.
La separatio peut aussi correspondre à une différenciation des quatre fonctions que sont la pensée, l’intuition, le sentiment et la sensation. Elle peut devenir destructive, par exemple lors d’une analyse se transformant en une interminable dissection de soi. Où encore être source de conflit, par exemple lorsque l’influence du Soi tranche dans une attitude fusionnelle. Et elle intervient finalement dans tout processus de séparation où sont mises à l’épreuve les identifications à l’autre qui intégraient par projection la relation inconsciente de l’ego au Soi. Ce qui peut conduire, dans le meilleur des cas, à une croissance de la relation à celui-ci.
Coniunctio – De la mort à l’amour
Une fois que les complexes inconscients, posés comme opposés, ont été purifiés de leur contamination de l’un par l’autre par separatio, ils peuvent être réconciliés dans la coniunctio, qui est le but de l’Œuvre. On distingue une petite coniunctio et une grande coniunctio. Mais en pratique, l’expérience de la coniunctio mêle toujours ces deux aspects.
LA PETITE CONIUNCTIO
La petite conjunctio opère l’union de substances qui n’ont pas été complètement discriminées. Elle produit une mixture contaminée qui sera sujette à d’autres procédures. On la trouve imagée par un personnage estropié ou des images de fragmentation qui montrent sa dangerosité. Car qui veut trop rapidement embrasser l’inconscient est menacé de destruction. Cela dit, la coniunctio conduit sans cesse à l’expérience de la mort. Et ceci, jusqu’à ce que l’ego cesse de s’identifier avec les contenus qui émergent de l’inconscient, et que ces contenus aient été transformés en conscience du processus. Une conscience qui a la saveur douce-amère du désir frustré mêlé de compréhension.
LA GRANDE CONIUNCTIO
La grande conjunctio est le but final de l’Œuvre. C’est l’obtention de la Pierre Philosophale, expression qui renvoie à l’union des opposés entre l’amour de la sagesse et la réalité matérielle. Le Soi libère en unifiant et réconciliant les opposés en un point qui permet de les expérimenter conjointement. L’ego de son côté porte la responsabilité de provoquer cette union en contenant les opposés jusqu’à en être crucifié.
Beaucoup d’images médiévales représentent la Crucifixion comme la coniunctio, mais elle est aussi représentée comme l’union du Soleil et de la Lune. Ainsi, l’amour se retrouve à la croisée de la souffrance et de la joie, dans une sagesse au-delà de tout savoir. De sorte que tout ce qui a relation à l’amour appartient à la phénoménologie de la coniunctio. L’amour, qui semble à la fois cause et effet de lui-même, comme le Soi est à la fois l’origine et le terme du processus d’individuation.
Répondant à une question d’un évêque philippin, le Dicastère pour la doctrine de la foi, avec l’approbation du pape François, réaffirme l’incompatibilité entre la foi catholique et l’adhésion aux loges maçonniques.
Le Dicastère pour la doctrine de la foi, dans un document signé par le préfet, le cardinal Victor Fernandéz, et approuvé par le pape François , a réaffirmé qu’il est interdit aux catholiques d’adhérer à la franc-maçonnerie.
L’équerre et le compas, symbole de la franc-maçonnerie, représentés au plafond du grand temple maçonnique de Nancy.
Alexandre Marchi – L’Est Républicain – MaxPPP
Le Dicastère a répondu mercredi à une question de Mgr Julito Cortes, évêque de Dumanguete aux Philippines.
« Après avoir expliqué avec inquiétude la situation dans son diocèse, en raison de l’augmentation continue du nombre de membres de la franc-maçonnerie, [Mgr Cortes] a demandé des suggestions sur la manière de faire face de manière adéquate à cette réalité d’un point de vue pastoral, tout en tenant compte compte des implications doctrinales » de la situation.
La réponse du dicastère montre clairement l’importance d’impliquer la Conférence épiscopale des Philippines, « en les informant qu’il serait nécessaire de mettre en œuvre une stratégie coordonnée entre les évêques individuels qui impliquerait deux approches ».
La première approche aborde la question sur le plan doctrinal : le dicastère rappelle que « l’adhésion active à la Franc-maçonnerie d’un fidèle est interdite, en raison de l’inconciliabilité à entre la doctrine catholique et la Franc-maçonnerie (cf. la Déclaration de 1983 de la Congrégation pour la Doctrine) de la Foi sur les associations maçonniques ), et les Lignes directrices publiées par la Conférence épiscopale en 2003. »
Place Saint Pierre – Le Vatican
Par conséquent, explique la note, « ceux qui sont formellement et sciemment membres de loges maçonniques et ont embrassé les principes maçonniques relèvent des dispositions de la Déclaration susmentionnée. Ces mesures s’appliquent également à tout clerc inscrit dans la franc-maçonnerie.
La deuxième approche concerne la réponse pastorale : le dicastère suggère aux évêques philippins d’entreprendre « une catéchèse populaire dans toutes les paroisses sur les raisons de l’inconciliabilité entre la foi catholique et la franc-maçonnerie ». Il est également demandé aux évêques des Philippines de réfléchir à l’opportunité de se prononcer publiquement sur ce sujet.
La déclaration de novembre 1983 a été publiée peu avant l’entrée en vigueur du nouveau Code de droit canonique. Le CIC de 1983 a remplacé le Code de droit canonique publié en 1983 ; parmi les nouveautés relevées – par certains avec satisfaction, par d’autres avec inquiétude – figurait l’absence de condamnation explicite de la franc-maçonnerie et d’excommunication pour ceux qui lui sont affiliés. Les deux étaient présents dans le Code antérieur. La Déclaration, signée par le cardinal Joseph Ratzinger et le secrétaire de la Congrégation, Mgr Jérôme Hamer, et approuvée par Jean-Paul II, réitère que les catholiques affiliés aux loges maçonniques sont « dans un état de péché grave ».