« Mes amis je me confie à vous, je suis franc-maçon . »
« Pas besoin de nous le dire on s’en doutait ! »
Cette phase mes sœurs et frères vous avez dû l’entendre vous aussi peut-être de la part de quelques amis proches à qui vous vous êtes confié et avec tout ce que cela entraine.
Une confidence intime, que l’on fait à une personne ami(e), de confiance, que l’on estime. Une personne proche avec qui l’on partage déjà de nombreuses idées. Alors on a envie de dire voilà mon point de vue, mes valeurs afin que tu me connaisses encore plus, mais aussi pour que tu partages avec moi ces valeurs qui me sont miennes.
Rien de plus normal. Alors pourquoi souvent ce recul de la part de l’autre que nous pouvons ressentir dans ces moments de confidence.
Je serai tenté de vous dire que nous l’avons un peu cherché en cultivant le mystère sur notre mode de réflexion en loge, qui de par notre choix de vouloir dépasser les discussions dites de club, donne parfois une image hermétique de notre confrérie. Notre comportement secret dans la vie profane voir même discret contribue à renforcer cette image.
Les temps changent me direz vous, la franc-maçonnerie évolue tout comme ses modes et ses outils de communication. Depuis fort longtemps nous connaissons les tenues blanches ouvertes qui sont autant d’ouvertures.
La communication avance et sa gestion ne s’avère pas toujours simple, tant les médias évoluent et deviennent de plus en plus complexes à déchiffrer.
D’ailleurs à travers notre journal on-line, ne sommes-nous pas si je puis dire, sous les spots du monde profane qui peut accéder à nos articles et à nos travaux de recherche.
Nous sommes dans la communication et nous n’allons pas nous plaindre de ces échanges. S’enrichir avec les autres pour en final trouver des réponses justes à nos questions.
Petit clin d’œil à notre frère Franck Fouqueray qui nous l’a rappelé lors de de son entretien video avec Robert Laffont. (« trouver des réponses justes à nos préoccupations… »)…
Ces petites préoccupations intellectuelles sont pour moi noyées dans un flot de surinformation. On connait, on veut savoir et toujours plus, une soif de connaissances s’offre à nous.
La franc-maçonnerie fait le devant de l’actualité et nous sommes de nouveau concernés: normal.
Faire dans la discrétion ne devrait pas être une prouesse car nous sommes déjà des communicants en loge, alors le prolongement de cette communication dans la vie profane doit nous interpeler.
Dans le cas de mon propos, faire part de mon appartenance maçonnique à une personne proche.
Ma première réponse : pas toujours simple, du fait de l’image communicative de la maçonnerie rendue par les médias, qui finalement perturbe celle ou celui qui va découvrir que nous sommes franc-maçon.
Je crois que toute information qui nous arrive, sur tous les types de médias confondus, agit pour moi, comme une surinformation. Les individus reçoivent la communication et n’ont pas le temps toujours nécessaire pour l’analyser, la « débiffer » car elle se trouve un peu noyée dans un flot d’éléments .
Nous sommes dans une complexité que nous avons créé et qui fait que la maçonnerie se retrouve sur le même plan que les guerres et les politiques mondiales.
Combien de fois des amis m’ont demandé: Et vous en franc-maçonnerie comment vous voyez les choses?
On nous attend un peu au tournant pourrait-ton dire.
Alors finalement, il est normal que les personnes à qui nous allons nous confier soient un peu en retrait car elles ne nous connaissent pas si bien que nous le pensons.
Nous restons encore assez souvent un mystère entretenu ou recherché.
La presse d’extrême s’acharne contre la Franc-maçonnerie et plus particulièrement le GODF sur ses prises de positions concernant le droit à mourir dans la dignité. L’article ci-dessous en est une parfaite illustration :
Le “Grand Maître” du Grand Orient de France, principale obédience maçonnique en France, s’est adressé à Emmanuel Macron pour lui rappeler ses attentes en matière de loi sur l’euthanasie, réclamant “d’accélérer la mise en débat du projet de loi”. Compte-tenu du discours d’Emmanuel Macron pour les 250 ans du GODF, il ne fait pas de doute que le président de la république s’exécutera aussi vite que possible.
A quand la séparation de la franc-maçonnerie et de l’Etat ?
L’euthanasie ou «mort miséricordieuse» des nazis
C’est en tout cas l’occasion de rappeler l’excellente tribune publiée en 2014 par le FigaroVox et signée Julie Graziani, porte-parole du collectif Ensemble Pour le Bien Commun.
Stupeur à la lecture de vos quotidiens en cette fin de semaine, partout le même titre: «Kouchner veut bannir le terme “euthanasie” à cause du mot “nazi”». A première vue on s’étonne, on sourit, puis, voyant qu’il ne s’agit pas d’un canular, on lit l’article. Y sont alors retranscrites les déclarations de Bernard Kouchner, prononcées sur France Inter ce jeudi 26 juin au sujet de l’affaire Bonnemaison. Selon lui, il faut arrêter d’employer le mot d’ «euthanasie» parce qu’il «y a le mot nazi, ce qui n’est pas gentil» (sic)… Pour l’ancien ministre de la Santé il convient plutôt d’«employer des mots doux parce que sinon, on a tout de suite l’impression qu’il y a une agression, qu’on va forcer les gens».
Pourtant, en rejetant l’emploi du mot euthanasie, Bernard Kouchner pointe du doigt, involontairement, un fait historique sur lequel on ne pourra faire l’impasse si un projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté venait à voir le jour… Ne vous en déplaise Monsieur Kouchner, il existe bien une résonnance historique avec une pratique de l’état nazi appelée l’aktion T4. (…)
L’aktion T4, appelé aussi «programme d’euthanasie» est un véritable protocole d’élimination des handicapés physiques et mentaux mis en œuvre dès 1939 à la demande expresse d’Adolph Hitler. Pour qualifier cette entreprise, le führer employa lui aussi un mot plus doux, celui de «gnadentod» qui peut se traduire par «mort infligée par pitié» ou «mort miséricordieuse». (…)
Il faut aussi rappeler que le Vatican s’était élevé contre les pratiques du régime nazi, en affirmant, dans une communication du 2 décembre 1940, qu’ «il est interdit de tuer, sur ordre de l’autorité publique, des personnes […] qui du seul fait d’une infirmité psychique ou physique, ne peuvent plus être utiles à la nation». Les nazis combattirent ce qu’ils considéraient comme une compassion chrétienne excessive pour les plus faibles plutôt que de s’occuper de la santé du corps national. Ils rejetaient ainsi le principe de charité selon lequel on se soit de soigner tous les malades jusqu’à leur mort.
Alors que les appels à la prudence et les mises en garde, émanant des autorités religieuses, du corps médical ou encore d’intellectuels, se multiplient face à la volonté d’une partie de la classe politique de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté, on peut remercier Bernard Kouchner qui nous permet de nous interroger, grâce à son désormais célèbre «euthanasie – pas gentil», sur une question essentielle: quand est-ce qu’un homme cesse d’être utile?
Pendant des siècles, les francs-maçons, les Odd Fellows et d’autres organisations fraternelles similaires ont contribué au réseau de sociétés de bienfaisance et d’entraide qui soutiennent la vie sociale, culturelle et civique de la Nouvelle-Orléans. Dédié à l’établissement de l’amitié et de la compréhension à travers une mission de charité, d’éducation et de bonne volonté, le premier de ces ordres a été créé localement au XVIIIe siècle, et plus d’une douzaine de chapitres, ou « loges », restent actifs dans la ville aujourd’hui.
À travers des objets et des images tirés des collections de THNOC, la nouvelle exposition Une confrérie mystique : les ordres fraternels de la Nouvelle-Orléans explore l’histoire parfois cachée de ces organisations et met en lumière la manière dont elles ont contribué à façonner la ville d’aujourd’hui. Les visiteurs rencontreront de nombreux noms familiers de l’histoire de la Nouvelle-Orléans tout en parcourant le récit, notamment William C. C. Claiborne, Oscar J. Dunn et Homer Plessy, tous membres du lodge, et découvriront les nombreux monuments du paysage urbain dans lesquels l’histoire s’est déroulée. .
Les loges maçonniques et Odd Fellows sont devenues une partie familière et intégrante de la vie de la ville pour les hommes blancs et noirs de la Nouvelle-Orléans au milieu du XIXe siècle. (Bien que les femmes n’aient pas été autorisées à rejoindre les loges exclusivement masculines, il existait des groupes auxiliaires pour elles.) Entre la guerre civile et le début du XXe siècle, elles furent rejointes par les loges des Chevaliers de Pythias, l’Ordre bienveillant et protecteur des Elks. , Chevaliers de Colomb et autres.
Au-delà des liens de camaraderie, ces loges fraternelles offraient des avantages pratiques à leurs membres. En cas de maladie, les membres recevaient des allocations de secours pour compenser leur incapacité de travail. Les loges ont également pris en charge les frais des soins médicaux, des ordonnances et des funérailles de leurs membres, apportant ainsi un soutien vital à leurs bénéficiaires. Cet impact économique s’étendait aux pompes funèbres, aux médecins, aux pharmaciens, aux imprimeurs et aux fabricants d’insignes, ainsi qu’aux fanfares qui se produisaient lors des funérailles et des défilés annuels.
WWL-TV est partenaire média de A Mystic Brotherhood, une exposition complémentaire à Mystère et bienveillance : Masonic and Odd Fellows Folk Art, une exposition itinérante présentée du 16 février au 10 mai 2024. Mystère et bienveillance a été organisé par l’American Folk Art Museum de New York, à partir de la collection Kendra et Allan Daniel et est visité par International Arts & Artistes, Washington, DC.
Image (ci-dessus) : défilé des Templiers sur Canal Street (détail) ; avril 1922 ; don de Mme Thomas Lennox, 1986.194.23
Une confrérie mystique : les ordres fraternels de la Nouvelle-Orléans Du 8 décembre 2023 au 10 mai 2024 Du mardi au samedi, de 9h30 à 16h30 ; Dimanche, de 10h30 à 16h30 520, rue Royal, aile Tricentenaire, 2e étage Entrée gratuite avec billet (Réserver)
Cette interrogation nous fut posée à mon ami Albert Valren et à moi-même, à la suite d’articles respectifs publiés dans la revue Points de Vue Initiatiques (n°204 – Juin 2022- Quel humanisme ?) avec l’objectif de conduire une réflexion à deux têtes et d’en construire un exposé à deux voix. En voici le développement.
François Bénétin
François : Mon Cher Albert, quand on prononce le mot « humanisme », de quoi parle-t-on ?
L’humanisme classique est un universalisme
Albert : L’humanisme classique s’articule autour d’un amour de tout ce qui est humain : il suppose une culture universelle nourrie par l’ensemble des champs de l’expérience humaine et par l’ensemble des savoirs que l’humain a produits. Cette culture universelle prend le nom d’humanités : les humanités saisissent tous les domaines de la connaissance dans une perspective qui se veut généraliste. Au lieu de pousser le plus loin possible l’étude d’une science particulière, l’humaniste les cultive toutes, ce qui par ailleurs ne l’empêche pas d’exceller dans plusieurs d’entre elles.
L’humaniste est un orateur chargé de l’administration de la chose publique, ou bien il est un philosophe qui construit l’édifice d’une pensée universelle, ou encore il est un artiste dont l’œuvre produit les formes les plus remarquables de la culture. Il se distingue du commun des hommes par le caractère public de son activité : c’est un individu qui agit en vue de tous. Ses œuvres matérielles ou intellectuelles étendent le champ de leur action à l’humanité entière. L’humaniste classique agit au nom de la raison universelle, au nom d’une culture de l’humanité, au nom d’une idée de l’humain qui puisse s’appliquer à tous les individus.
Le temps de la division
François : L’époque dite des Lumières, amorça une lutte de deux siècles contre l’absolutisme et l’obscurantisme religieux, une ouverture au moins d’intention aux autres cultures, un courant de diffusion des connaissances. L’humanisme des Lumières rassemblait toutes les valeurs contenues dans les perspectives de cette pensée nouvelle.
Mais elle ouvrait aussi un obscurantisme d’une autre nature, établi sur l’idée que les valeurs occidentales devaient naturellement s’imposer à tous comme celles conduisant au souverain bien.
Une nouvelle ère d’oppression se développa en particulier à travers le colonialisme et par ailleurs sous des formes de manifestation de l’horreur humaine telles qu’elles n’avaient pu être imaginées.
Deux-cents ans plus tard, l’expansion foisonnante des régimes autoritaires bafouent les libertés individuelles et instaurent la répression comme système de gouvernement, l’intolérance religieuse adopte pour moyen de conquête ou de reconquête le terrorisme généralisé, la puissance de diffusion mise à la portée de tous ouvre une porte médiatique sans précédent à l’intolérance, le rejet de l’autre, l’insulte et le dénigrement d’autrui et répand de ce fait une fièvre contagieuse susceptible de contaminer par aveuglement des populations.
La cristallisation de ces phénomènes porte aujourd’hui les noms de civilisation de l’individualisme, civilisation de l’indifférence, civilisation des communautarismes et la rapidité de leur fixation ne permet plus de distinguer s’ils sont des mutations pérennes ou les phénomènes éphémères de notre époque.
Nous sommes dans le temps de la division. Comment envisager que le mot « humanisme » puisse encore avoir un sens ? Cette question en appelle une autre concomitante et indissociable : Quel sens prend le concept d’universalisme ?
Thème privilégié de la réflexion maçonnique, dans un monde qui n’est pas comparable à celui des perspectives du XVIIIème siècle et dont les caractéristiques sont : diversité, contradiction et oppositions des cultures, des organisations sociales, des doctrines politiques, des conceptions spirituelles.
Nous sommes entrés dans le monde de la singularité, mais le poids pour un occidental de sa propre culture qui lui sert de moule, occidental tel que nous le sommes ici en majorité, rend difficile pour lui de cerner la notion de singularité.
L’ambiguïté du mot « humanisme »
Albert : Mon Cher François, votre inquiétude est légitime, mais sans doute faut-il aller plus loin et, à partir de cette inquiétude, découvrir des perspectives plus authentiques de ce qui constitue véritablement l’humanisme.
Mais cet humanisme nous parle-t-il encore ? Résiste-t-il à notre temps ? Quelle définition universelle de l’humain et de la culture peut prévaloir aujourd’hui devant l’affirmation de la diversité des manières d’être humain ? Le tout de l’humanité paraît réducteur devant les expressions diverses de ceux qui la composent.
Le mot « humanisme » est blessé par l’histoire : l’édifice des arts et des sciences n’empêche pas le déploiement de la violence ; la proclamation de la dignité de l’homme n’empêche pas que des groupes humains soient niés dans leur humanité ; l’amélioration des conditions de vie matérielles assuré par le progrès des sciences et des techniques n’empêche pas le développement de moyens de destruction.
Le radical « humain » dans le mot « humanisme » est lui-même biaisé. L’humain ne peut plus être aujourd’hui considéré comme une créature d’exception : il est saisi au contraire dans un ensemble organique, dans une écologie où son empreinte est remarquable. Il fait partie d’un tout qui le dépasse et qu’il ne parvient à comprendre qu’imparfaitement. Son intelligence et ses savoir-faire se mesurent à l’intelligence et aux habiletés d’autres espèces tout aussi remarquables dans leurs particularités. L’humain aujourd’hui n’est plus le symbole d’un accomplissement qui justifierait sa supériorité dans la nature. Il est une singularité parmi d’autres singularités. Dès lors, comment aimer tout ce qui est humain sans aimer d’un même mouvement les dehors de l’humanité ? Le mot « humanisme » suffit-il à rendre compte de cet amour plus vaste auquel nous sommes invités ?
Je crois d’ailleurs, Mon cher François, que vous voulez nous parler d’un homme remarquable qui nous a apporté un regard saisissant sur l’humanisme et justement sur sa singularité.
Le temps de la singularité
François : Un texte paru en espagnol à Cuba, puis en anglais à New-York en 1939 et ensuite en France intitulé « Cahier d’un retour au pays natal » dont l’auteur est Aimé Césaire, a cristallisé une nouvelle conception à laquelle nous pouvons donner ici le nom de singularité, tout en précisant qu’elle ne fut pas ainsi baptisée à l’époque.
L’œuvre d’une quarantaine de pages a été célébrée comme une charte de la « négritude » et de l’anticolonialisme. Aimé Césaire est ainsi devenu un penseur de référence politique, social et philosophique, instituant une « idéologie de la négritude » ancrée dans l’histoire postcoloniale. Mais ce serait réduire la compréhension du texte d’Aimé Césaire que de s’en tenir là. Le texte d’Aimé Césaire est un texte poétique. Il faut lire le texte comme un poème. La pensée de la « négritude » n’est pas une philosophie illustrée par le poème. La « négritude » naît de l’acte poétique et cet acte poétique revêt une signification politique.
La « négritude », c’est une condamnation de la raison européenne. Aimé Césaire découvre sa peau noire à Paris. La protestation d’Aimé Césaire, c’est la protestation contre l’attitude dite essentialisme. Cette attitude réduit toute entité à une ou des catégorisations comme : c’est un bourgeois, c’est un Sicilien, c’est une midinette, c’est un Juif, c’est une intello, c’est un noir, etc. La pensée essentialiste présente l’inconvénient de générer de nombreuses idéologies réductrices, discriminatoires, racistes ou extrémistes. Ce que nous apprend Aimé Césaire est dans la description de son identité : Il a la peau noire, il est des Caraïbes, il est Français, il est ce qu’il a appris en France, il est les racines de toute l’Afrique depuis les temps les plus anciens et il est également l’Europe. Mais il n’est pas la créolité (« Ma créolité, disait-il, je la laisse à Joséphine de Beauharnais. »), il n’est pas un musicien noir de jazz, il n’est pas le bon nègre à son bon maître, il n’est pas le folklore des Antilles, Il éclate hors de toutes ces définitions. Il est plus que cela. « Je suis plus que ce qu’on me dit », dit-il, « Je suis plus que ce que je sais. » Nous sommes au-delà des masques de peau. Le masque est là, certes. Je suis dans une dimension universelle : le monde de l’Afrique, le monde de l’Europe, je suis tout ça. J’assume cette totalité. Il n’y a pas un bout de monde qui ne porte ma trace. Ma revendication : « je sais maintenant qui je suis et j’en suis fier. » Je dis à l’occident : « nous vous haïssons, vous et votre raison. » « Je suis l’Universel pour ceux qui ont la bouche close. » et entre nous : « il y a quelque chose qui nous unit : être résistant ! »
La question du particulier et de l’universel est posée. Elle débouche sur un paradoxe : « C’est en étant le plus particulier qu’on est le plus universel. » Quelle est l’articulation entre ce que l’on est et l’universel ? Comment l’idée d’universalisme peut-elle convoquer toutes les singularités ? Singularités individuelles, singularités de cultures, singularités d’organisations sociales, et d’organisations politiques, singularités spirituelles ?
Peut-être la formule d’Aimé Césaire s’adresse-t-elle au monde entier comme fondement de l’universalisme : « Être résistant ! C’est-à-dire être résistant pour garantir à chacun ‘’la liberté d’être qui il est’’ ».
Quel vaste chantier exaltant autant qu’illusoire serait une telle perspective pour le monde ? Ce serait également une belle perspective pour la franc-maçonnerie, mais quels moyens seraient les siens ? Quelles actions pourrait-elle envisager ?
Or, me semble-t-il, on ne peut aborder la question « Quel humanisme pour demain ? » sans poser celle de la problématique de l’universalisme et celle du passage de la singularité à l’altérité.
Mais, je parle, je parle, et je crois que vous avez sur le sujet des éclairages qui élargissent notre réflexion à des dimensions saisissantes.
Un humanisme ouvert à l’altérité des cultures
Albert : Ouvert à la diversité des mentalités, l’humaniste reconnaît l’altérité des cultures et des modes d’être des différents peuples à la surface de la terre. Ainsi, Montaigne regarde le cannibale du Nouveau Monde comme un miroir tendu à la violence qui s’exerce sur le Vieux Continent. De ces autres ou de mes proches, qui sont les barbares ? Ceux qui mangent la chair de leurs ennemis selon le rite, ou bien ceux qui ensanglantent cruellement villes et villages ?
Contemporains des grandes explorations, l’humanisme renaissant puis l’esprit des Lumières dont hérite notre modernité sont sensibles aux regards portés sur le voyageur par des peuples éloignés. Aux yeux d’un Indien d’Amérique venu en France en ambassade, rapporte Montaigne, notre roi n’est qu’un enfant au milieu de ses ministres plus âgés que lui. Dans le regard de Bougainville et de certains des compagnons de voyage qui naviguent avec lui jusqu’à Tahiti dans les années 1760, les mœurs tahitiennes, par les libertés qu’elles semblent manifester, remettent en question l’édifice des prescriptions et des interdits moraux sur lesquels la civilisation européenne a cru régler les comportements. Plus tard, dans les années 1930, séjournant auprès des Tupinambas de la forêt brésilienne, Claude Lévi-Strauss apparaît comme un sauvage aux yeux de ces hommes et de ces femmes nus parce qu’il porte la barbe. Le regard de l’humaniste s’ouvre au contact de l’autre. Dans le regard de cet autre, il se découvre autre lui-même. L’humaniste apprend à se connaître soi-même dans la différence, comme partie d’un monde marqué par la pluralité.
Un humanisme ouvert à plusieurs formes de rationalité
Albert : La pluralité du monde ne concerne pas seulement les mœurs, mais aussi les modes de pensée et d’action, c’est-à-dire les manières d’appréhender le monde, de construire le réel. Reconnaître la pluralité des modes de pensée et d’action, c’est reconnaître d’un même mouvement que le réel est multiple. La rationalité n’est pas réductible à l’exercice de la Raison, force motrice opposée à « l’imagination maîtresse d’erreur et de fausseté, puissance fondatrice de civilisation et opposée à une « mentalité primitive » fantasmée par des anthropologues aveuglés par les biais de leurs propres démarches intellectuelles. La reconnaissance de la pluralité du monde conduit vers la prise en compte de plusieurs formes de rationalité qui impliquent des catégories de pensée diverses et presque inimaginables avant de les avoir rencontrées.
Vous-même, mon cher François, je crois que vous avez quelques propos différemment composés sur l’altérité.
Le temps de l’altérité
François : Passer de la singularité à l’altérité, c’est passer de la reconnaissance de l’autre dans sa totalité et dans sa liberté à comment tourner mon regard vers cet autre. Cette question simple dans son énoncé « Comment tourner mon regard vers cet autre » est complexe dans son développement et jalonnée d’impasses. L’expression « tourner mon regard vers cet autre » est formulée ici en écho aux idées d’Emmanuel Lévinas. Lévinas estime que, compte tenu de l’altérité de l’autre, les voies de réalisation de l’homme passent par la connaissance, mais qui reste une voie partielle et par la sociabilité, voie complète. Cette voie de la sociabilité repose sur le regard et le visage. L’Autre est visage et il faut l’accueillir. Le regard porté à ce visage crée la véritable rencontre avec l’autre. Puis, de cette rencontre naît un engagement réciproque : après avoir découvert autrui dans son visage, je découvre que je suis responsable de lui.
L’idéal de Lévinas est magnifique. Elle pourrait porter le nom de fraternité, la vraie fraternité, celle convertie en actes et sacrifices. Mais l’idéal de Lévinas comme celui d’une fraternité totale sont des idéaux difficilement atteignables.
L’Autre ici nommé est-il UN ou multitude ?
Quelle attitude adopter quand l’Autre est multitude ?
Quelle attitude adopter quand les valeurs, les principes, les règles de vie, l’absence de considération pour les humains et l’humanité sont, chez l’Autre, intolérables ?
« Il faut être tolérant, mais il y a de l’intolérable ! » nous disait Jean d’Ormesson.
Mais vous Albert, qui n’avez pas de limites, vous allez encore plus loin. Vous êtes gonflé !
Un humanisme ouvert aux formes du vivant
Albert : Allons plus loin, puisque l’humanisme ne peut plus se réduire aujourd’hui à la seule relation de l’humain à lui-même. L’étude encore récente des comportements animaux produit des résultats remarquables. Certains d’entre eux semblent posséder des facultés qui les rapprochent de nous, humains. Dans l’océan Pacifique, au large du Japon, un poisson réalise une danse nuptiale. Il balaie le sable de ses mouvements ondulatoires et répétitifs. Ce faisant, il trace des lignes sur le sol et creuse de petits trous dans le sable. Une fois sa danse achevée, apparaît alors sur le sol un tracé circulaire constitué de formes symétriques : le poisson-globe a dessiné une rosace au centre de laquelle il ira déposer quelques coquillages. Cette œuvre géométrique a été tracée sans compas et sans le recul nécessaire à l’œil pour percevoir sa régularité. Elle paraît rapprocher ce poisson de nous, apprentis géomètres. Pourtant, que pouvons-nous savoir de la manière dont le poisson-globe perçoit son dessin ? Que pouvons-nous savoir de la façon dont il éprouve dans son corps l’art du tracé, lui qui a des nageoires et non des mains ? Que pouvons-nous connaître de cette altérité, sinon qu’elle contient une part d’inconnaissable parce que notre corps et celui de ce poisson, le réseau neuronal de notre intelligence et le réseau de la sienne sont si intimement différents ? Peut-être d’ailleurs cette différence apparemment évidente nous aveugle-t-elle sur un « nous » qu’il serait possible d’énoncer, incluant nos deux altérités ?
Alors, mon cher François, l’humanisme : espérance ou désespérance ?
Humanisme : espérance ou désespérance ?
François : Est-il possible de construire un monde où, étape par étape, la considération de l’Autre, dans son altérité, puisse évoluer ? Il faudrait pouvoir, selon la belle expression du Passé Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France, passé à l’Orient éternel, Albert Chevrillon, « Construire le monde par l’intelligence ! » et sans doute cela passerait-il par un projet d’éducation des hommes et un projet de connaissance. Mais il faut bien trouver un tant soit peu de longueurs d’onde communes à défaut de valeurs communes.
« La belle affaire ! Et vous faites comment ? » Me répondra-t-on et on aura raison.
Dans le monde de demain, puisqu’il s’agit de réfléchir sur « Quel humanisme pour demain ? », tous les voyants sont au rouge. Force est de constater le naufrage du monde, non pas celui qui découle de causes matérielles ou naturelles, mais celui qui découle de la multiplication, de l’essor et du succès des dictatures, celui qui découle d’une accélération non maîtrisable de techniques elles aussi non maîtrisables, qui, si elles peuvent enrichir l’homme en lui ouvrant des chemins de connaissance illimitée, génèrent par ailleurs la manipulation, l’endoctrinement et l’obscurantisme à l’échelle mondiale. Symboliquement, cela ressemble à la destruction d’un temple, et, pour reprendre une ancienne expression d’Edgar Morin, cela provient « d’un manque de réflexivité du monde. »
L’espérance d’un nouvel humanisme ?
François : La réflexivité ! et, associée à la réflexivité, la pensée complexe, telle que justement Edgar Morin nous les propose depuis plusieurs décennies. Voilà une voie porteuse d’espérance.
La réflexivité, c’est l’idée d’une démarche par laquelle je m’interroge moi-même (comme je me regarde dans un miroir) et où je suis interrogé par autrui (qui me renvoie ainsi une image) sur mes propres actes et mes propres discours. Un stade du miroir, en quelque sorte, avec son corollaire immédiat de prise de conscience de l’identité-altérité, de la relativité d’un point de vue particulier et des observations que ce point de vue permet ou ne permet pas de proposer en partage. En fait, c’est une opération profondément humaine et sociale, vécue régulièrement par tous les humains, mais qui peut être annihilée par le sentiment de posséder une autorité puissante, laquelle impose dès lors de façon unilatérale et sûre d’elle, sans remise en question, un point de vue et une vision des choses.
Ce sentiment d’autorité puissante, sa concrétisation légale ou reconnue comme légitime par ceux qui l’exercent – voire ceux sur qui elle s’exerce – se développent dans divers secteurs de la vie sociale, religion ou politique souvent, enseignement et recherche scientifique aussi, qui ont partie liée : éducation et science sont souvent instrumentalisées par les pouvoirs politiques ou religieux ; les convictions de tous ordres orientent toujours les activités d’enseignement et de recherche, même inconsciemment et c’est précisément là que se pose le problème de la place de la réflexivité, de façon aiguë.
Si je me regarde dans la glace, ne suis-je pas cet être de pouvoir et d’autorité absolue avec mes valeurs que je crois universelles, ma morale dont je crois les principes comme évidents au bon sens de tous les autres, mes condamnations de ce que je crois haïssable chez l’Autre et sa communauté ! L’obscurantisme que je vois partout n’est-il pas d’abord le mien ? C’est effrayant !
Ainsi, ce n’est pas une nouvelle philosophie de l’Autre qui est à construire, ce qui est à construire, c’est à la fois une nouvelle Connaissance de l’Autre hors des préjugés et des jugements et un nouveau regard porté sur l’Autre hors des a priori liés à ma culture, mon contexte, mes opinions, ma morale et mes croyances.
En ce sens cette démarche résonne comme un écho à celle de l’humanisme de la Renaissance, qui prôna le développement d’une Connaissance à partir des textes anciens en allant vers l’origine de ces textes et qui exalta la liberté de conscience et la liberté de se faire une opinion par soi-même hors des interprétations religieuses chrétiennes de l’époque.
En fait, mon cher Albert, n’y a-t-il pas au terme de notre réflexion une voie qui conduit vers un certain enchantement ?
Une éthique de l’émerveillement
Albert : L’esprit de l’humanisme me paraît fondé sur une éthique de l’émerveillement : se merveiller, en ancien français, c’était s’étonner, se laisser surprendre. Cela pourrait être reformulé par : être sensible à ce qui se présente, accueillir celui qui vient. De « ce qui vient » il n’y a qu’un pas vers l’aventure, vers ce qui advient. Il devrait y avoir dans l’humanisme, plutôt que l’aspiration à une maîtrise, une forme de déprise. Au lieu de circonscrire le champ de l’universel, au lieu de reconstituer l’unité fantasmée des origines ou l’unité attendue à la fin des temps, un humanisme pour notre temps présent cheminerait vers le multiple et vers l’inattendu. Contre une doctrine qui tendrait à donner à l’histoire humaine un sens unique lié à la domination d’une seule manière d’habiter le monde, fût-elle nommée progrès, l’humanisme devrait se fonder sur l’écoute et la considération de la diversité des modes de relation au monde. À l’humanisme classique qui parlait « au nom de » et de ce fait « à la place de » en invoquant l’universalité d’un discours porté par des valeurs abstraites, il me semble que notre temps doit répondre par un humanisme porté à « parler avec ».
François : Je vous interromps un instant, Albert. Dans son excellent livre Americanah qui raconte l’aventure de sa vie depuis les Etats-Unis au Nigéria, son pays d’origine, Chimamanda Ngozi Adichie déclare : « En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire. »
Que pensez-vous de cette exclamation ?
Un humanisme ouvert aux singularités des situations individuelles
Albert : Pour comprendre le racisme il n’est pas besoin d’en avoir été soi-même victime, pourtant la parole d’une victime du racisme est irréductible. La lutte pour l’égalité au nom de laquelle tout individu peut s’engager contre le racisme ne rend pas compte de la situation particulière de celle ou de celui qui l’éprouve dans sa chair. À l’intersection des expériences de vie se situent d’autres singularités. Issu de la classe ouvrière, une victime de racisme fait aussi l’expérience du mépris de classe. Mais les stéréotypes attachés aux travailleurs étrangers ne sont pas identiques à ceux qui s’attachent à de riches étrangers. Si cette personne est une femme, elle aura à faire face à la misogynie. Mais la misogynie ne s’exprime pas de la même façon dans tous les milieux sociaux, et les préjugés à l’égard des femmes mêlés de racisme prennent eux-mêmes des expressions particulières.
La possibilité de dire « nous »
Albert : Ainsi, si l’humanisme est un universalisme ouvert à l’altérité, c’est vers le particulier qu’il doit tendre, et il doit pour cela tendre l’oreille aux situations concrètes qu’un discours de valeurs ne permet pas d’appréhender dans la spécificité du vécu qu’elles impliquent. Parler avec, c’est entrer en dialogue avec la parole de l’autre sans la réduire à la généralité d’un universalisme qui rapporterait toute expérience humaine à des catégories de pensée abstraites de l’expérience. Parler avec, c’est par conséquent savoir faire place au langage de l’autre en ayant conscience que mon propre langage n’en est pas l’équivalent exact. Dès lors, parler avec, c’est parler ensemble de deux voix différentes. Comme celui des premiers temps, l’humanisme dont je développe ici l’idée est en quelque sorte un art de la traduction.
La relation d’altérité suppose qu’il est possible de dire « nous », mais aussi que ce « nous » n’est pas préalablement défini, et plus encore que ce « nous » puisse contenir une part toujours insaisissable. Nous, peuples du monde aux cultures non superposables ; nous, êtres vivants aux corps et aux expériences dissemblables ; nous, individus singuliers qui communiquons sans que nos propos ne se recouvrent jamais tout à fait.
Mais mon cher François, il est temps, je crois, de nous approcher d’une sorte de conclusion. Je crois que vous en avez trouvé une dans les propos d’une femme remarquable, Madame Mireille Delmas-Marty
L’humanisme pour demain a besoin d’une boussole commune
François : Madame Mireille Delmas-Marty, professeur honoraire au Collège de France, membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, plaidait pour un changement de regard sur la mondialisation, pour un nouvel humanisme juridique
« J’oppose volontiers la pensée dynamique à la pensée dogmatique, rejoignant ainsi la « pensée du tremblement », qui n’est selon Edouard Glissant « ni crainte, ni faiblesse, mais l’assurance qu’il est possible de durer et de grandir dans l’imprévisible ». Elle oscille donc, d’un point à l’autre, d’un dogme à l’autre, d’un vent à l’autre. Car la mondialisation crée des tourbillons de vents contraires. Elle invoquait l’idée d’une boussole des possibles.
« Nous avons besoin d’une boussole commune, disait-elle encore en 2019, afin d’affronter l’inconnu et continuer à vivre dans une époque incompréhensible ? »
En conclusion, et en suivant toujours les propos de Mireille Delmas-Marty,
Nous avons plus que jamais besoin d’une régulation par le droit à l’échelle mondiale : il nous faut un droit souple, pluriel et dynamique, instable mais stabilisé par référence aux différents courants de l’humanisme, car pour que l’harmonie soit acceptable par tous, elle doit s’inspirer d’une vision pluraliste. A la notion d’ordre juridique se substitue celle du « pluralisme ordonné ». Loin d’opposer l’universel et le particulier, on peut les conjuguer, en un ordonnancement qui porte et prolonge la pluralité des visions de l’universel. C’est ainsi que la boussole des possibles élève, au-dessus du grand désordre des vents de la mondialisation, une « spirale des humanismes ». Comme si ces diverses visions, alternant l’individuel et le collectif, s’enroulaient sans fin autour d’un axe pour former une spirale qui symbolise la permanence de l’être à travers son évolution
Construire le monde par l’intelligence pour faire émerger une boussole commune à l’humanité, tel pourrait être la dynamique d’un humanisme pour demain.
Mon Cher Albert, je vous laisse le dernier mot.
La diversité intrinsèque à la pratique maçonnique
Albert : Un rite maçonnique est une composition de symboles qu’ordonne le déroulement d’une cérémonie. Ces symboles, issus pour partie des métiers de la construction, sont réinterprétés par le rite en étant placés dans un ensemble qui inclut des références à d’autres traditions. La pratique maçonnique se détache ainsi de l’exercice du métier de maçon en donnant aux outils de construction un sens nouveau de nature spirituelle. Elle partage ce cheminement avec les arts martiaux qui apparaissent quand l’art de la guerre est devenu moins nécessaire, les gestes et les armes de combat étant alors traduits pour devenir les figures d’un exercice spirituel.
La spécificité de l’édifice rituel en franc-maçonnerie est sa diversité intrinsèque. Le rite est composite : il puise à plusieurs sources qui à leur origine peuvent être étrangères les unes aux autres. Les références du rite sont potentiellement illimitées, aussi c’est dans l’exercice de ses cérémonies que chacun peut en éprouver la cohérence. Celui qui a été reçu selon un rite maçonnique s’est vu transmettre un corpus de symboles avec la charge de les travailler selon sa sensibilité propre.
La pratique maçonnique inscrit donc en chacun une part d’altérité. Faisant accueil à cette altérité, l’initié est de toutes les traditions de pensée sans être d’aucune en particulier. Le rite est un point d’ancrage. Réciproquement, en exprimant sa propre compréhension du rite, chacun apporte dans une cérémonie maçonnique l’esprit qui est le sien, qui la colore de manière singulière et inattendue. S’il est un lieu où il est possible qu’un « nous » ne soit pas la réduction des particularités à quelque chose de commun, mais la composition d’une assemblée autour d’une parole en partage, une loge maçonnique est peut-être ce lieu. L’humanisme peut y être vécu sous cette forme.
La franc-maçonnerie et le monde du dehors : un point aveugle
Si l’on admet qu’une loge, et à plus forte raison une obédience maçonnique, est une assemblée composite où les convictions de chacun ne sont pas destinées à être réduites à une prise de position commune, alors il n’est pas certain que les loges ni les obédiences aient une parole à adresser au monde : en quel nom s’exprimeraient-elles ?
Cependant, dans l’enceinte de ses murs ou sur les pages d’une revue, une loge et à plus forte raison une obédience peut être une terre d’accueil de la diversité et porter haut des voix dissonantes et contradictoires qui plutôt que de s’annuler mutuellement se complètent comme les pierres d’une mosaïque.
François : Ne seriez-vous point dans l’attente de quelque chose, comme un discours fondateur ou une proclamation fondatrice qui émergerait de l’expression maçonnique et s’étendrait au monde ?
Albert : A défaut de proclamation d’un texte fondateur, que diriez-vous d’offrir à nos amies et amis de ce soir un joli poème qui parle d’humanisme ?
François : Oh !… Je crois deviner ce à quoi vous faites allusion. C’est une excellente idée ! Je suis prêt à vous suivre.
Albert : On y va ?
François : On y va !
Ma Loge mère
Albert :
Il y avait Rundle, le chef de station, Beazeley, des voies et travaux, Ackman, de l’intendance, Dankin, de la prison,
François :
Et Blake, le sergent instructeur, Qui fut deux fois notre Vénérable, Et aussi le vieux Franjee Eduljee Qui tenait le magasin « Aux denrées Européennes ».
Albert :
Dehors, on se disait : « Sergent, Monsieur, Salut, Salam ». Dedans c’était : « Mon frère », et c’était très bien ainsi.
François :
Nous nous réunissions sur le niveau et nous nous quittions sur l’équerre. Moi, j’étais second diacre dans ma Loge-mère, là-bas !
Albert :
Il y avait encore Bola Nath, le comptable, Saül, le juif d’Aden, Din Mohamed, du bureau du cadastre,
François :
Le sieur Chucherbutty, Amir Singh le Sikh, Et Castro, des ateliers de réparation, Le Catholique romain.
Albert :
Nos décors n’étaient pas riches, Notre Temple était vieux et dénudé, Mais nous connaissions les anciens Landmarks Et les observions scrupuleusement.
François :
Quand je jette un regard en arrière, Cette pensée, souvent me vient à l’esprit : « Au fond il n’y a pas d’incrédules Si ce n’est peut-être nous-mêmes ! Car, tous les mois, après la tenue, Nous nous réunissions pour fumer
Albert :
Nous n’osions pas faire de banquets De peur d’enfreindre la règle de caste de certains frères. Et nous causions à cœur ouvert de religion et d’autres choses, Chacun de nous se rapportant Au Dieu qu’il connaissait le mieux.
François :
L’un après l’autre, les frères prenaient la parole Et aucun ne s’agitait. L’on se séparait à l’aurore, quand s’éveillaient les perroquets Et le maudit oiseau porte-fièvre ;
Albert :
Comme après tant de paroles Nous nous en revenions à cheval, Mahomet, Dieu et Shiva Jouaient étrangement à cache-cache dans nos têtes.
François :
Bien souvent depuis lors, Mes pas errant au service du Gouvernement, Ont porté le salut fraternel De l’orient à l’Occident, Comme cela nous est recommandé,
Albert :
De Kohel à Singapour Mais combien je voudrais les revoir tous Ceux de la Loge-Mère, là-bas !
François :
Comme je voudrais les revoir, Mes frères noirs et bruns, Et sentir le parfum des cigares indigènes
Albert :
Pendant que circule l’allumeur, Et que le vieux limonadier Ronfle sur le plancher de l’office.
François :
Et me retrouver parfait Maçon Une fois encore dans ma Loge d’autrefois.
Albert :
Dehors, on se disait : « Sergent, Monsieur, Salut, Salam ». Dedans c’était : « Mon frère », et c’était très bien ainsi.
François :
Nous nous réunissions sur le niveau et nous nous quittions sur l’équerre. Moi, j’étais second diacre dans ma Loge-mère, là-bas !
Souvent utilisé pour désigner un aide-mémoire ou un manuel concis qui résume les informations essentielles, le but d’un mémento est de fournir une référence rapide et facile, donnant ainsi accès à des informations détaillées. Ici, il s’agit de tout savoir, ou presque, sur les degrés de l’Apocalypse…Reconnaissons qu’il s’agit bien là d’un outil plus que précieux.
Commencé dès 2014 avec le Mémento 1er degré R.E.A.A.-Paroles d’Apprenti, ce type d’ouvrage éclairant le nouvel initié dans son long et beau cheminement maçonnique, voie de perfectionnement et d’accomplissement de sa propre personnalité, depuis le début – passage sous le bandeau, cabinet de réflexion, cérémonie de réception, serment, chaîne d’union, etc. – jusqu’à gravir, le moment venu, tous les barreaux de l’échelle du Rite Écossais Ancien et Accepté, qui en comporte trente-trois.
De ces « Degrés de l’Apocalypse », correspondant aux 17e et 19e degrés du Rite Écossais Ancien et Accepté, Pierre Pelle Le Croisa débute par en donner l’origine. Et de nous exposer aussi à quoi se réfère ce 17e grade, celui de Chevalier d’Orient et d’Occident.
Pour cela, il puise aux meilleurs sources, s’appuyant sur les écrits de trois éminents maçons : Paul Naudon (1915-2001) docteur en droit, historien et auteur spécialisé dans l’étude de la franc-maçonnerie et de son histoire, Yves-Max Viton, grand maître de la GLDF de 2003 à 2004, qui a consacré une grande partie de ses recherches et de ses écrits à explorer les origines, les pratiques, les symboles et les implications historiques et culturelles de l’art royal et le philosophe Daniel Beresniak (1933-2005) connu pour ses analyses détaillées des symboles et rituels maçonniques et ses contributions appréciées pour leur profondeur et leur clarté.
De Georges Bertin, reconnu pour ses travaux dans le domaine de l’ésotérisme, de la symbolique maçonnique et des traditions initiatiques – ses recherches se distinguant par une approche multidisciplinaire, englobant l’histoire, la sociologie, la philosophie et l’anthropologie des traditions ésotériques – l’auteur, en s’appuyant sur ses écrits, donne le sens de ce degré qui joue un rôle important dans le parcours maçonnique, le situant dans la succession des degrés capitulaires et lui conférant sa signification dans le contexte de l’enchaînement des grades.
Tablier Chevalier d’Orient et d’Occident – Source Nos-Colonnes-Boutique Maconnique.
Pierre Pelle le Croisa nous explique d’où provient cette parenté entre les Chevaliers d’Orient et d’Occident et les francs-maçons, reprenant l’explication de Claude Guérillot, retraité de l’enseignement supérieur, initié à la GLDF en 1972 et reconnu pour sa rigueur académique et son engagement envers une étude approfondie de la franc-maçonnerie.
Se fondant sur les instructions maçonniques du 17e degré, considérées comme confidentielles et réservées aux membres de ce degré – chaque degré du R.E.A.A. comporte ses propres enseignements, rituels, symboles et significations, qui sont traditionnellement gardés secrets au sein de l’ordre écossais – l’auteur évoque quasiment tous les aspects généraux de ce degré (thèmes et symbolisme, réflexions, rituel et cérémonie, langage des couleurs, etc.).
Nous aimons tout particulièrement comment l’auteur, bien au-delà d’aborder la vision ésotérique de l’Apocalypse, compris comme une révélation, et d’expliquer ce qui se cache derrière le patronyme de Jean de Patmos, nous présente chevalerie terrestre et chevalerie spirituelle. Ou comment distinguer ses deux chevaleries qui remontent à des concepts historiques et symboliques profonds qui ont, bien sûr, évolué au fil des siècles. La chevalerie terrestre fait référence à l’ordre des chevaliers dans le contexte médiéval, suivant le code de chevalerie avec des idéaux tels que l’honneur, la bravoure, la courtoisie, la justice et la protection des faibles. Des idéaux que le maçon peut faire sien.
Quant à la chevalerie de l’esprit, en revanche, le concept est plus métaphorique et symbolique, faisant référence à un idéal de noblesse morale et spirituelle, où les qualités chevaleresques sont appliquées à la poursuite de la vertu, de la sagesse et de l’éthique. Un concept lié, d’une certaine façon, à diverses traditions ésotériques, philosophiques et religieuses, où la quête spirituelle et l’amélioration de soi sont valorisées et impliquant souvent un engagement envers des idéaux tels que la vérité, la connaissance, la compassion et le service désintéressé à autrui. À mettre en œuvre aussi par tout franc-maçon et qu’il peut symboliquement incorporés.
Pierre Pelle le Croisa nous propose donc des pistes nombreuses de compréhension initiatique. Pistes que nous suivons pour notre plus grand profit et plaisir.
Dirigeant d’entreprises, puis de grandes écoles et universités de renommée internationale, Pierre Pelle Le Croisa est un chercheur franc-maçon depuis plus de 42 ans. Initié au Grand Orient de France (GODF), passé par la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GL-AMF), dite L’Alliance et membre actif de la Grande Loge de France (GLDF) pendant 32 ans, il s’est impliqué dans la vie de ses obédiences.
Écrivain engagé, il a publié près de 45 ouvrages :
– pour le grand public (roman, nouvelles, essais philosophiques et littéraires, poésies, livres professionnels ;
-pour les francs-maçons (récits et contes initiatiques, chroniques d’histoire, traités sur les mythes et sur les rites, études symboliques, mémento sur les grades, travaux de recherche sur les langages, etc.
Il écrit aussi pour de nombreux journaux, revues et magazines spécialisés.
Par ailleurs, Pierre Pelle Le Croisa est directeur de la collection « Les mémentos des rites ». L’objectif de cette collection est de mettre à disposition des francs-maçons des outils de travail élaborés par des écrivains maçonniques reconnus pour leurs connaissances et leurs compétences, leur style et leur clarté d’exposition à l’égard des rituels qu’ils pratiquent. Cette collection vise à offrir un prolongement à la démarche que vivent les initiés en loge de manière à leur permettre de progresser dans la voie de perfectionnement qu’ils ont entrepris en prolongeant leur réflexion, quels que soient leur rite, leur grade (ou leur degré) et leur obédience.
Mémento Chevalier d’Orient et d’Occident
17e degré du R.E.A.A.-Les degrés de l’Apocalypse
Pierre Pelle Le Croisa – Éditions Numérilivre, 2023, 288 pages, 18 €
En 2017 le temple de Cahors déménage dans une structure neuve. Quelques frères de différentes obédiences, qui ne se connaissaient pas, participent en opératif à l’aménagement du nouveau temple. C’est ainsi que des liens se créent…
La fin des travaux arrive, sonne aussi la fin des rencontres opératives et des discussions informelles. Chacun retourne dans son atelier.
Une question se pose : « Que faire de tous les livres accumulés au fil des ans ? » C’est décidé, on prolonge ces moments de partage, on range et classe les livres que l’on propose ensuite aux sœurs et frères de toutes les obédiences. Malheureusement les lecteurs se font plus rares que par le passé. Personne ne rejoint le petit groupe inter-obédientiel.
Alors, c’est décidé on change de formule, d’où l’idée de conférences et c’est parti…
En quatre ans, une douzaine de ces conférences en salle humide sont organisées, sur des thèmes variés, qui ne sont pas obligatoirement maçonniques. L’ambiance apéro après la conférence contribue à renforcer, ou à faire naître un lien inter-obédientiel.
En 2023, le temps est venu de formaliser cette action par la création d’une association loi 1901. La « Bibliothèque Gingko Biloba » vient de naître avec un représentant de chaque atelier dans son conseil d’administration.
Une devise très maçonnique illustre parfaitement l’action : « tous unis dans la diversité ». Chacun y apporte sa pierre sans compétition ni comparaison. Depuis deux ans, l’association va plus loin en organisant des sorties culturelles. Là encore le succès est au rendez-vous. Longue vie
De notre confrère entreprendre entreprendre.fr – Par Pierre Bernard, juriste
Alors que le nombre de membres diminue fortement au niveau mondial, la France enregistre une croissance impressionnante et unique en son genre. Alors que le nombre de francs-maçons est en baisse partout dans le monde, le France s’impose comme la capitale mondiale de la franc-maçonnerie avec au moins 160 000 adeptes.
La Grande Loge Nationale Française (GLNF) et la Grande Loge de France (GLDF) sont les principales obédiences, avec des membres estimés entre 31 000 et 33 000 chacune. De plus, il existe de nombreuses autres obédiences, chacune comptant entre 1000 et 5000 membres. La France détient également le record mondial du nombre de Grandes Loges sur un même territoire. Au cours des dernières décennies, la franc-maçonnerie en France a presque triplé en nombre, ce qui constitue une croissance unique au monde.
Francs-maçons à la recherche de l’équilibre
Cependant, malgré cette croissance impressionnante, la franc-maçonnerie en France doit relever de nombreux défis. Environ 30 % des membres quittent la franc-maçonnerie dans les cinq ans suivant leur admission, principalement par lassitude ou désir de découvrir autre chose. De plus, l’assiduité en loge n’atteint pas toujours les niveaux souhaités, avec un taux de participation parfois inférieur à 50 %.
La franc-maçonnerie française cherche à trouver un équilibre et une stabilité malgré une croissance remarquable. Les défis actuels pourraient bien façonner le futur de cette institution millénaire à l’échelle mondiale.
Les francs-maçons, l’une des plus anciennes sociétés secrètes du monde, opèrent en secret depuis plusieurs centaines d’années et sont impliqués dans tout, de la planification d’événements historiques au meurtre. Parce que les francs-maçons ont constitué un nombre impressionnant de membres, comprenant de nombreux hommes politiques éminents, ils sont également entourés de nombreuses théories du complot. Et bien qu’il y ait beaucoup de spéculations bizarres (comme celle selon laquelle les reptiliens seraient derrière la société), il existe encore de nombreuses histoires fascinantes, parfois étranges, sur les francs-maçons et leur héritage complexe qui restent inconnues de la plupart des gens.
De l’interdiction de l’Église catholique à l’évolution de la politique américaine, cliquez sur la galerie ci-dessous pour découvrir des faits pas si secrets sur les francs-maçons.
La franc-maçonnerie est plus ancienne que vous ne le pensez
Beaucoup associent la fondation de la franc-maçonnerie à l’année 1717, lorsque la Grande Loge a été fondée en Angleterre. Cependant, cette loge a été fondée pour administrer d’autres loges déjà en activité.
La franc-maçonnerie est plus ancienne que vous ne le pensez
Les racines des francs-maçons remontent au moins à la fin du XVIe siècle. Tout a apparemment commencé lorsqu’un éminent tailleur de pierre écossais, William Schaw, a supervisé la construction des palais du pays. Il a publié une série de directives professionnelles et personnelles pour les tailleurs de pierre, qui ont servi de modèle pour la structure organisationnelle et le code de conduite. Ces lignes directrices définiront plus tard les francs-maçons.
La signification des symboles et le désaccord sur le « G »
Les symboles ont longtemps été importants pour la franc-maçonnerie. Ils sont utilisés pour codifier et transmettre d’importantes idées et valeurs maçonniques.
La signification des symboles et le désaccord sur le « G »
Cependant, tous les francs-maçons ne sont pas d’accord sur sa signification, notamment lorsqu’il s’agit de la lettre « G ». Certains prétendent qu’il représente Dieu, que les francs-maçons considèrent comme le grand architecte de l’univers. D’autres pensent qu’il s’agit d’une référence à la géométrie qui était importante pour les premiers francs-maçons travaillant la pierre.
La Boston Tea Party aurait été prévue dans une loge maçonnique
En 1733, la franc-maçonnerie est arrivée à Boston lorsque la Grande Loge de St. John’s a été fondée dans la ville. En 1764, ils achetèrent la Green Dragon Tavern pour l’utiliser comme lieu de rencontre. Tandis que les francs-maçons tenaient leurs réunions au premier étage du bar, un autre groupe, les Fils de la Liberté, se serait réuni au sous-sol.
La Boston Tea Party aurait été organisée dans une loge maçonnique.
Les Sons of Liberty sont surtout connus pour leurs manifestations politiques dramatiques, notamment la Boston Tea Party. Mais il y a aussi de bonnes raisons de croire que les francs-maçons ont fait plus que simplement fournir un lieu de rencontre au groupe.
La Boston Tea Party aurait été organisée dans une loge maçonnique.
Une réunion au Boston Lodge le soir du 16 décembre 1773 fut annulée en raison d’une participation insuffisante. Peut-être qu’ils étaient trop occupés à jeter du thé dans le port de Boston…
Les francs-maçons ont été accusés d’un meurtre sensationnel au XIXe siècle
En 1826, le groupe comprenait des personnalités politiques influentes. Cela a éveillé de grandes suspicions à l’égard du groupe secret, en particulier après qu’un homme nommé William Morgan ait été kidnappé de prison, placé dans une voiture et jamais revu.
Les francs-maçons ont été accusés d’un meurtre sensationnel au XIXe siècle
Morgan aurait infiltré des réunions maçonniques et, avec l’éditeur de journaux David C. Miller, prévoyait de publier un livre qui révélerait les secrets intérieurs du groupe.
Les francs-maçons ont été accusés d’un meurtre sensationnel au XIXe siècle
Apparemment, les francs-maçons ont mis le feu à l’imprimerie de Miller et Morgan aurait été tué lors d’un rituel horrible. L’incident a encore alimenté le mouvement anti-maçonnique déjà existant. Quatre hommes ont finalement été reconnus coupables de crimes liés à l’enlèvement, mais n’ont reçu que des peines légères.
Il y a aussi des femmes francs-maçons
Officiellement, les francs-maçons sont toujours une organisation exclusivement masculine. Il existe cependant des loges auxiliaires qui acceptent également les femmes. Ils professent les mêmes principes et pratiques que leurs homologues masculins et qualifient même leurs membres de « frères ».
Il y a aussi des femmes francs-maçons
Il existe deux loges réservées aux femmes en Angleterre : l’Ordre des femmes francs-maçons, fondée en 1908, et l’Honorable Fraternité des Anciens francs-maçons, fondée en 1913.
Et bien que les loges réservées aux femmes soient un phénomène relativement nouveau, les femmes franc-maçonnes existaient il y a des siècles. Elizabeth Aldworth, décédée en 1773, fut la première femme à entrer dans la loge après avoir été accidentellement témoin d’une réunion maçonnique en 1712.
Les francs-maçons nous ont probablement donné l’expression « Troisième Degré ».
Pour devenir maître du troisième degré, il faut se soumettre à un interrogatoire intensif de la part des membres dirigeants de la loge. C’est probablement de là que vient le terme anglais « The Third Degree », qui fait référence à un interrogatoire rigoureux, voire à la torture.
Les francs-maçons ont inspiré le premier tiers parti américain
Les francs-maçons sont à l’origine de plusieurs éléments importants du processus électoral américain, notamment les conventions de nomination, les programmes des partis et les candidats indépendants.
Toutes ces composantes débutèrent en 1828 avec le Parti anti-maçonnique, qui devint le premier parti tiers du pays. D’éminents politiciens anti-maçonniques comprenaient le futur président Millard Fillmore et le futur secrétaire d’État d’Abraham Lincoln, William Seward.
Largement inspiré par la disparition de William Morgan, le parti a organisé la toute première convention politique nationale du pays. Mais même lorsqu’ils ont obtenu de bons résultats aux élections locales et nationales, les choses se sont généralement dégradées à partir de là.
Il existe des loges maçonniques noires historiquement importantes
En 1775, un abolitionniste noir nommé Prince Hall fut accepté dans une loge maçonnique du port de Boston avec 14 autres hommes noirs. Après que l’armée britannique ait quitté la région, ils n’ont obtenu que des droits limités pour continuer la tradition maçonnique. Par exemple, ils étaient autorisés à se réunir en tant que francs-maçons et à accomplir des rites funéraires maçonniques, mais il leur était interdit d’accomplir d’autres rituels maçonniques.
Il existe des loges maçonniques noires historiquement importantes
En 1784, ils reçurent une charte complète de la Grande Loge d’Angleterre et fondèrent la première loge maçonnique noire d’Amérique.
L’anti-franc-maçonnerie dans le monde
Les États-Unis n’étaient pas le seul pays aux prises avec l’anti-franc-maçonnerie. En 1989, le journaliste britannique Martin Short fait sensation avec son livre « Inside the Brotherhood », dans lequel il dénonce les liens entre les francs-maçons et les forces de police du pays.
En 1981, l’Italie a également connu son propre scandale maçonnique. Cette année, la police italienne a confisqué la liste des membres d’une loge maçonnique appelée Propaganda Due, ou P2. Il contenait près de 1 000 noms, parmi lesquels des policiers, des responsables gouvernementaux, des officiers militaires, des juges, des journalistes et d’éminents hommes d’affaires. La loge a également été associée à plusieurs actes de violence, allant d’attentats à la bombe meurtriers à l’assassinat du banquier Roberto Calvi.
L’Église catholique condamne la franc-maçonnerie
Pour rejoindre l’organisation, tous les francs-maçons doivent reconnaître leur croyance en un « Être supérieur ». Toutefois, cette mesure n’a pas obtenu l’approbation de l’Église catholique.
L’Église catholique interdit expressément à ses membres de devenir franc-maçons, considérant cela comme un péché mortel. L’Église défend ces opinions depuis au moins 1738.
Les francs-maçons n’ont pas non plus montré beaucoup d’affection pour l’Église. En 1886, l’éminent franc-maçon Albert Pike a qualifié la papauté de « bourreau et fléau de l’humanité ».
Au moins 15 présidents américains auraient été francs-maçons
Selon la Truman Library, les présidents américains confirmés comme étant francs-maçons comprennent George Washington, James Monroe, Andrew Jackson, Andrew Johnson, William McKinley et Theodore Roosevelt.
William Howard Taft, Franklin D. Roosevelt et Harry S. Truman étaient également francs-maçons. Il est également largement admis, mais cela n’est pas historiquement confirmé, que Thomas Jefferson et James Madison étaient également des francs-maçons.
Il y avait beaucoup d’autres francs-maçons célèbres
Outre les nombreux présidents américains, de nombreuses autres personnalités connues étaient également francs-maçons. Il s’agit notamment de Winston Churchill, Wolfgang Amadeus Mozart, Davy Crockett, Duke Ellington, Nat King Cole, Henry Ford, Paul Robeson et de l’astronaute Buzz Aldrin.
Cérémonies secrètes
Les cérémonies sont l’un des éléments les plus fascinants pour les personnes extérieures à la maçonnerie. Ils ont lieu quatre fois par an et servent officiellement à accueillir les nouveaux membres. Cependant, le contenu reste toujours un secret bien gardé.
Au cours de la cérémonie, des paroles et des actions préparées sont prononcées ou exécutées, le Maître parlant la plupart du temps.
Sources : (Mental Floss) (Histoire) (BBC)
Franc-maçonnerie : regard dans les coulisses de l’une des plus anciennes sociétés secrètes du monde
L’une des sociétés secrètes les plus anciennes du monde, les francs-maçons opèrent en secret depuis plusieurs centaines d’années et sont impliqués dans tout, de la planification d’événements historiques au meurtre. Parce que les francs-maçons ont constitué un nombre impressionnant de membres, comprenant de nombreux hommes politiques éminents, ils sont également entourés de nombreuses théories du complot. Et bien qu’il y ait beaucoup de spéculations bizarres (comme celle selon laquelle les hommes-lézards seraient derrière la société), il existe encore de nombreuses histoires fascinantes, parfois étranges, sur les francs-maçons et leur héritage complexe qui restent inconnues de la plupart des gens.
De l’interdiction de l’Église catholique à l’évolution de la politique américaine, cliquez sur la galerie ci-dessous pour découvrir des faits pas si secrets sur les francs-maçons.
De notre confrère voici.fr – Par Églantine Werner –
Qu’est-ce que le manifesting et comment fonctionne cette technique d’auto-persuasion qui peut vous aider à concrétiser vos rêves ? On vous révèle les secrets de cette pensée positive !
Le manifesting est une technique d’auto-persuasion qui fait fureur depuis quelques années. Cette pratique qui permet de trouver le bonheur, est beaucoup plus facile à mettre en place que la projection astrale. C’est le nouvel âge du développement personnel ! Comment pratiquer le manifesting au quotidien mais surtout, cette pratique est-elle réellement fiable ? On vous dit tout !
D’où vient le manifesting ?
la joie « vient » du coeur
Le concept de manifesting en lui-même n’est pas nouveau, il est basé sur la loi de l’attraction en vogue dès le 19ème siècle. Depuis quelques années, le mouvement s’étend des États-Unis jusqu’à chez nous sous le nom de « méthode 369 ». Ce petit rituel séduit bon nombre d’utilisateurs de TikTok.
Comment fonctionne le manifesting ?
La technique du manifesting est un mélange entre pensées positives et spiritualité. Si vous avez une demande particulière, vous pouvez vous adresser aux anges gardiens ou utiliser le pouvoir de la manifestation. Pour ce faire, écrivez votre souhait sur un bout de papier de cette façon :
Le matin : écrivez votre demande 3 fois de suite.
L’après-midi : écrivez votre demande 6 fois de suite.
Le soir : écrivez votre demande 9 fois de suite.
Cette méthode doit être pratiquée 33 jours d’affilée.
D’où le nom de la méthode 369…
Le manifesting et la loi de la manifestation, quelle différence ?
Bande d’amis, de copains heureux au bar
La loi de la manifestation et le manifesting sont similaires. En gros, notre pensée peut nous aider à réussir toutes sortes de projets, que ce soit d’un point de vue professionnel, amical ou amoureux. Si la méthode 369 vous semble trop lourde, vous pouvez créer votre propre mantra qui révèlera votre pouvoir spirituel.
Comment mettre en pratique le manifesting dans notre vie ?
4 enfants riants au pied d’un arbre
Le manifesting peut vous aider dans n’importe quel domaine de votre vie. Vous pouvez l’utiliser durant les différentes phases lunaires ou au quotidien, selon vos habitudes et vos croyances. Ce qu’il faut retenir toutefois, c’est que cette méthode doit être pratiquée de manière adéquate. Il est assez évident que si un étudiant utilise la méthode 369 pour obtenir d’excellentes notes sans jamais étudier une seule fois pendant les révisions, la réussite n’est pas du tout acquise… Car le manifesting se produit en passant à l’action, pas seulement en étant passif.
Le roi Jacques était-il franc-maçon ? Cette possibilité intrigue et mystifie les historiens, les chercheurs et les passionnés depuis des siècles. Dans cette exploration perspicace, nous plongerons au cœur des origines de la franc-maçonnerie, examinerons les preuves de son influence potentielle sur la Bible King James et découvrirons des vérités sur un lien mystérieux entre le monarque et cette énigmatique société secrète.
Le roi Jacques Ier était-il membre des francs-maçons ?
Il n’existe aucune preuve concrète suggérant que le roi Jacques Ier était membre des francs-maçons. Certains ont émis l’hypothèse qu’il aurait pu avoir des liens avec l’organisation grâce à ses relations étroites avec des personnalités influentes qui étaient des maçons connus, mais il n’existe aucun document officiel pour étayer cette affirmation.
Le roi Jacques et la franc-maçonnerie
Le roi Jacques VI avait un lien notable avec la franc-maçonnerie, car il joua un rôle important dans la renaissance des loges anglaises et fut nommé Grand Maître des maçons en Écosse.
Contexte historique de la franc-maçonnerie
Le contexte historique de la franc-maçonnerie est une tapisserie fascinante et complexe, tissant les fils des sociétés secrètes, des ordres fraternels et des connaissances ésotériques.
On pense qu’elle trouve ses origines dans l’Europe médiévale, avec les guildes de tailleurs de pierre qui ont construit certaines des plus grandes cathédrales et des monuments les plus célèbres du continent.
Au fil du temps, ces loges maçonniques opérationnelles ont évolué à mesure qu’elles ont commencé à admettre des membres non opérationnels connus sous le nom de maçons spéculatifs. Ce changement a marqué le début d’une nouvelle ère pour la franc-maçonnerie marquée par l’accent mis sur les idées philosophiques, les valeurs morales et la recherche intellectuelle plutôt que de se concentrer uniquement sur les techniques de construction traditionnelles.
La franc-maçonnerie s’est répandue rapidement à travers l’Europe au XVIIIe siècle. Les penseurs des Lumières ont adopté ses idéaux de rationalité mêlés de mysticisme, ce qui a attiré des personnalités éminentes de diverses disciplines, notamment des pères fondateurs américains comme George Washington et Benjamin Franklin .
La connexion de James VI avec la Franc-maçonnerie
Le roi Jacques VI d’Écosse était profondément lié à l’art de la franc-maçonnerie, qui a joué un rôle important sous son règne. En tant que l’un des rares monarques connus pour avoir été initié à la confrérie secrète, son influence sur son développement précoce ne peut être sous-estimée.
Des preuves historiques suggèrent que le roi Jacques est devenu maçon dès son plus jeune âge lorsqu’il a été initié à la Lodge Scoon et à Perth No. 3 en 1601. Il a ensuite réorganisé les loges écossaises, créant des systèmes plus structurés qui ont contribué à étendre leur portée dans toute la Grande-Bretagne au fil du temps.
Son rôle dans la renaissance des loges anglaises
Le règne du roi Jacques marque un tournant important dans l’histoire de la franc-maçonnerie, notamment en Angleterre. Sous sa direction, la renaissance des loges anglaises a joué un rôle déterminant dans la formation de la maçonnerie moderne telle que nous la connaissons aujourd’hui.
William Schaw, proche allié et figure éminente de la cour du roi Jacques, a joué un rôle crucial dans cette transformation en tant que maître des travaux et directeur général des maçons.
En plus de l’influence de William Schaw sur le développement maçonnique, le roi Jacques lui-même aurait favorisé un environnement propice à la croissance et à l’expansion des loges anglaises.
Le monarque a démontré son soutien à la recherche intellectuelle et à l’expression artistique pendant son règne – des idéaux qui s’alignaient sur ceux des membres de ces sociétés secrètes.
De plus, au milieu des troubles religieux résultant des conflits de la Réforme protestante avec l’Église catholique – qui s’opposait fermement à l’adhésion à la franc-maçonnerie – le roi Jacques a apporté une stabilité qui a enhardi les efforts de ces organisations.
Démystifier les théories du complot
Les fausses allégations et les idées fausses entourant l’implication présumée du roi Jacques dans la franc-maçonnerie seront démystifiées grâce à un examen approfondi des documents historiques, à une analyse par d’éminents historiens maçonniques et à une clarification de la position maçonnique sur la Bible .
Réclamations de Sir Francis Bacon en tant que rédacteur en chef de la Bible King James
L’une des théories du complot les plus persistantes à propos du roi Jacques est que Sir Francis Bacon était responsable de l’édition de la Bible King James et qu’il avait laissé des marques maçonniques sur la première édition.
Cependant, cette affirmation a été réfutée par les vérificateurs des faits qui l’ont jugée sans fondement.
Malgré ces conclusions, certains auteurs ayant des liens avec la théosophie continuent de promouvoir l’idée que Bacon était impliqué dans des pratiques occultes et qu’il avait un agenda secret derrière ses contributions scientifiques.
Quelles que soient les croyances que l’on puisse avoir sur l’implication de Bacon dans la franc-maçonnerie ou dans d’autres traditions ésotériques, il ne fait aucun doute que l’édition de 1611 de la Bible King James a joué un rôle important dans la culture occidentale.
Idées fausses et fausses allégations
Les idées fausses et les fausses allégations concernant le roi Jacques et la franc-maçonnerie sont courantes. Cependant, la recherche et l’analyse historique ont réfuté bon nombre de ces affirmations. Voici quelques faits importants à garder à l’esprit :
Le roi Jacques n’a pas écrit la Bible du roi Jacques. Malgré les théories du complot affirmant que Sir Francis Bacon était le véritable auteur, les preuves historiques confirment qu’une équipe d’universitaires a traduit le texte.
La franc-maçonnerie ne promeut pas les pratiques sataniques. Les théories du complot associent souvent l’ordre fraternel au culte du diable, mais les enseignements maçonniques mettent l’accent sur la moralité, la fraternité et la charité.
Les allégations de symboles maçonniques secrets dans l’art et l’architecture sont exagérées. S’il est vrai que de nombreux maçons ont participé à des projets de construction à travers l’histoire, tous les symboles ou dessins ne peuvent pas être attribués à leur influence.
L’idée selon laquelle la franc-maçonnerie contrôle les événements mondiaux est une théorie du complot sans fondement, sans aucune preuve pour la soutenir.
De nombreuses personnalités éminentes à travers l’histoire ont été affiliées à la franc-maçonnerie, notamment George Washington , Benjamin Franklin et Winston Churchill. Il y a peu de raisons de supposer que l’appartenance du roi Jacques à la fraternité porterait atteinte à sa réputation de monarque ou d’érudit.
En examinant ces idées fausses et ces fausses allégations dans leur contexte, nous pouvons développer une compréhension plus précise de l’implication du roi Jacques dans la franc-maçonnerie et de sa place dans l’histoire.
La position de la maçonnerie sur la Bible
La position de la maçonnerie sur la Bible est un sujet qui a été débattu par de nombreux érudits et chercheurs. La franc-maçonnerie n’a pas de doctrine officielle ni de livre saint, mais elle exige de ses membres qu’ils croient en un Être Suprême.
Joseph Fort Newton , pasteur baptiste américain et auteur maçonnique, considérait la Bible comme l’un des « meubles » de la franc-maçonnerie. Il explique que même si l’organisation n’émet pas d’exigences spécifiques concernant l’interprétation des Écritures, elle encourage ses membres à étudier ses textes pour obtenir des conseils moraux et une illumination personnelle.
Implications et conclusions
Les implications de l’implication présumée du roi Jacques dans la franc-maçonnerie sont encore débattues entre différents groupes, et les preuves restent sujettes à interprétation. Cependant, il est clair que ce sujet met en lumière les relations complexes entre la monarchie et les sociétés secrètes à travers l’histoire.
Comment différents groupes interprètent les preuves
De nombreux groupes ont des interprétations variées des preuves concernant l’implication du roi Jacques dans la franc-maçonnerie. Certains francs-maçons et historiens affirment que Jacques VI était en fait membre de ce métier, citant des documents historiques et des récits sur son implication dans les Loges. Ils soulignent qu’il a joué un rôle central dans la renaissance des loges anglaises, en accordant des brevets pour créer de nouvelles loges et en assistant même lui-même aux réunions des loges .
D’un autre côté, certains chercheurs réfutent ces affirmations, citant des idées fausses et de fausses allégations concernant le lien supposé du roi Jacques avec la franc-maçonnerie. Ils soutiennent que les preuves sont au mieux circonstancielles et qu’il n’existe aucune preuve concrète qu’il était réellement membre du métier.
De plus, la doctrine de l’Église et les croyances religieuses jouent un rôle important dans l’interprétation de la question de savoir si le roi Jacques aurait pu ou non faire partie de la franc-maçonnerie. Certains groupes considèrent les sociétés secrètes comme la franc-maçonnerie comme liées à l’occultisme ou au culte satanique et donc incompatibles avec la foi chrétienne.
D’autres regardent au-delà de ces notions préconçues, affirmant que les symboles maçonniques étaient souvent utilisés comme allégories des leçons de morale et des vertus adoptées par le christianisme. De plus, certaines organisations ne se concentrent pas sur ces connotations religieuses mais plutôt sur la riche histoire entourant l’impact de la franc-maçonnerie sur les systèmes pénitentiaires, la réhabilitation des détenus et les efforts de réduction de la récidive au fil des siècles.
Dans l’ensemble, même si les opinions varient considérablement selon les différents groupes concernant les liens présumés du roi Jacques avec la franc-maçonnerie, il semble clair que son influence a joué un rôle essentiel dans la restauration de la franc-maçonnerie après avoir été interdite plus tôt sous Henri VIII.
L’impact du fait que le roi Jacques soit franc-maçon sur les perspectives historiques et culturelles
L’implication du roi Jacques VI dans la franc-maçonnerie a eu un impact significatif sur les perspectives historiques et culturelles. Son lien avec la maçonnerie, son rôle dans la renaissance des loges anglaises et ses influences intellectuelles sur la sorcellerie sont bien documentés.
Cependant, il y a encore beaucoup de débats entre différents groupes pour savoir s’il en était réellement membre.
Pour les francs-maçons, l’adhésion potentielle au roi Jacques est une source de fierté et d’inspiration. Cela renforce leur longue tradition de secret et de fraternité qui remonte à des siècles.
La relation entre la monarchie et les sociétés secrètes ajoute également une dimension intéressante à cette conversation. Alors que certains soutiennent qu’il s’agit d’un signe de subversion ou d’agendas cachés au sein des plus hauts échelons du pouvoir, d’autres y voient la preuve d’un dirigeant éclairé qui valorise la raison plutôt que la superstition.
La relation entre monarchie et sociétés secrètes
La relation entre la monarchie et les sociétés secrètes a toujours été un sujet d’intrigues et de spéculations. Tout au long de l’histoire, les monarques ont souvent été associés à des sociétés secrètes, notamment à la franc-maçonnerie.
Le roi Jacques VI d’Écosse était connu comme un « roi maçon » et joua un rôle important dans la renaissance des loges anglaises au XVIIe siècle. Ce lien historique a suscité des débats parmi les chercheurs et les maçons sur ses implications à la fois pour la monarchie et la franc-maçonnerie, en particulier à la lumière de l’opposition de groupes comme l’Église catholique.
Conclusions et réflexions finales.
Après avoir analysé les preuves et les affirmations entourant l’implication présumée du roi Jacques dans la franc-maçonnerie, il est clair que la vérité reste insaisissable. Bien qu’il existe des documents et des récits historiques qui suggèrent que Jacques VI avait un certain lien avec la maçonnerie et a joué un rôle dans sa renaissance en Angleterre, ceux-ci ne prouvent pas définitivement sa participation en tant que membre.
Que le roi Jacques soit ou non franc-maçon, son règne a sans aucun doute eu un impact significatif sur l’histoire et les perspectives culturelles. La relation entre la monarchie et les sociétés secrètes continue d’être un domaine d’étude fascinant.
Et tandis que certaines institutions religieuses comme l’Église catholique ont condamné l’appartenance à la franc-maçonnerie, d’autres la considèrent comme une force positive pour le bien de la société grâce à l’engagement civique et aux efforts philanthropiques.