Premier président de l’Assemblée nationale et premier maire de Paris, Bailly recherche un équilibre… au cœur de la Révolution.
Nous sommes à Paris le 15 juillet 1789, au lendemain de l’historique prise de la Bastille. Une douzaine de carrosses en provenance de Versailles sont en train de traverser la place Louis XV, que l’on n’appelle pas encore la place de la Concorde. Ils se dirigent vers les Tuileries avant de rejoindre l’hôtel de ville.
Dans ces carrosses se trouvent environ quatre-vingts députés, escortés par un peloton de gardes à cheval. Ils sont suivis par toute une foule de citoyens, car les voitures avançant au pas sont faciles à suivre. Dans le cortège, on crie “Vive la nation !” ou “Vive les députés !”. Certains députés se penchent même pour saluer la foule.
Bailly a lu le serment du Jeu de paume
Parmi les députés se trouve un homme de 52 ans. Astronome, académicien et franc-maçon, il s’appelle Jean-Sylvain Bailly et fait partie de ceux qui appellent de leurs vœux une monarchie constitutionnelle. “Les rois, aussi bons soient-ils, ne peuvent rien faire sans le peuple”, a-t-il écrit. Bailly a d’abord été député du tiers état, dont il a été désigné doyen. C’est à ce titre que, au moment où les députés du tiers état se sont constitués en Assemblée nationale, il est devenu le tout premier président de la toute première Assemblée nationale.
Dans la salle du jeu de paume, le 20 juin 1789, c’est lui qui a lu le célèbre serment du Jeu de paume rédigé par le député Target : “Nous jurons de ne jamais nous séparer de l’Assemblée nationale et de nous réunir partout où les circonstances l’exigeront jusqu’à ce que la constitution du Royaume soit établie.”
L’ancien prévôt des marchands est mort
Après la prise de la Bastille, le roi a choisi de temporiser en se présentant devant l’Assemblée pour déclarer aux députés : “C’est moi qui ne suis qu’un avec la nation. C’est moi qui me fie à vous.” Ce faisant il a reconnu la légitimité de l’Assemblée nationale et accepté une monarchie constitutionnelle en puissance.
Le cortège des quatre-vingts députés envoyés à l’hôtel de ville souhaite informer les Parisiens de ces événements, qu’elle considère comme une très grande nouvelle. La délégation arrive devant le bâtiment où l’attend une soixantaine de grands électeurs parisiens et la foule s’engouffre dans les salons.
Pour faire suite à l’assassinat, la veille, du prévôt des marchands de Paris, on propose de désigner un nouveau prévôt des marchands. Mais la foule s’y oppose. Pas un nouveau prévôt, plutôt un maire de Paris ! C’est à cet instant que tout le monde se tourne vers Bailly.
Une belle et heureuse initiative due à Francis Bardot, organisateur des « Rencontres Écossaises » du Suprême Conseil pour la France (SCPLF).
SCPLF
Francis Bardot
Il est aussi unanimateur très actif du pôle « recherche et spiritualité » de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, (colloques des « Dialogues de L’Alliance », « Cahiers de l’Alliance », « Prix d’Art Sacré », etc.), Président de l’Académie Chorale d’Île-de-France, etc.
Une représentation exceptionnelle destinée aux initiés
Lundi 6 mai 2024 à 20h00, salle « Ravel », à Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine, aura lieu une représentation de gala de « La Flûte enchantée » (Die Zauberflöte), le célèbre opéra d’inspiration maçonnique du frère Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), réalisée avec le soutien du Suprême Conseil pour la France (SCPLF) et de son Souverain Grand Commandeur, Jack Chopin-Ferrier.
Cette réalisation est entièrement portée par de jeunes artistes : les différents départements du Conservatoire « Maurice-Ravel » se sont mobilisés autour des chanteurs – de l’Orchestre Symphonique « Maurice-Ravel » aux Chœur d’Enfants et Jeune Chœur d’Île-de-France – pour offrir un spectacle de très haute qualité.
La soirée de gala du 6 mai est tout spécialement réservée aux sœurs et frères de toutes obédiences, conviés à se muer en mécènes de ces jeunes artistes.
Une occasion de découvrir et de faire découvrir cette œuvre chère aux Francs-maçons.
Les rôles sont tenus, dans leur quasi-totalité, pas de très jeunes et brillants chanteurs que cette production souhaite faire connaître et promouvoir : jeunes diplômés du Conservatoire National de Lyon, ils interprètent ces rôles majeurs avec un orchestre placé sous la direction de Vincent Renaud, chef spécialiste de l’opéra, dans une mise en scène nouvelle, pour quatre représentations dont la soirée de gala du 6 mai.
Une forte mobilisation pour de jeunes talents
La ville de Levallois a, pour l’occasion, mis gratuitement à disposition sa très belle salle « Ravel », à l’acoustique exceptionnelle. L’enregistrement vidéo de cet opéra, soutenu par l’association Académie Chorale Ile-de-France, offrira à ces jeunes talents une belle carte de visite pour se faire mieux connaître.
La Flûte enchantée, mystique et mythique !
C’est un opéra en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart, avec un livret d’Emanuel Schikaneder. L’histoire suit le prince Tamino qui est chargé de sauver la princesse Pamina, fille de la Reine de la Nuit, détenue par le sage Sarastro. Armé d’une flûte magique qui apaise les dangers et accompagné de Papageno, l’homme-oiseau, Tamino doit passer une série d’épreuves initiatiques pour prouver sa valeur. L’opéra, qui mêle enchantement, quête spirituelle et amour, explore des thèmes de courage, de fidélité et de la lumière triomphant des ténèbres. Le tout est enrichi par la musique captivante et variée de Mozart, qui ajoute une dimension profonde à cette fable féerique.
Le lien avec la franc-maçonnerie est profond dans cet opéra. Mozart et Schikaneder étaient tous deux francs-maçons, et l’œuvre regorge de symboles et de thèmes maçonniques. Les épreuves de sagesse, de patience et de silence auxquelles sont soumis les personnages reflètent les rites d’initiation maçonniques. L’opéra illustre également des valeurs maçonniques telles que la fraternité, la recherche de la vérité, et l’harmonie entre les êtres, ce qui en fait une œuvre emblématique des idéaux maçonniques de son temps.
Renseignements pratiques
Lundi 6 mai 2024 à 20h00 – Salle « Ravel », 33 rue Gabriel Péri à Levallois-Perret 92300
Une rupture dans l’essence des degrés de la Franc-maçonnerie. Le degré de Maître Maçon est à la fois :
Une énigme :
L’on ne sait avec précision quand il a été officiellement intégré dans le rituel maçonnique qui ne comportait, jusqu’à la fin des années 1740, que deux degrés : Apprenti Maçon (en anglais « Entered Apprentice »), et Compagnon du Métier (en anglais « Fellow of the Craft[1] »).
Un mystère :
On ne comprend pas bien pourquoi la Franc-maçonnerie spéculative a donné la sublimité (retenons ce mot) de son processus d’initiation à une dramaturgie, étrange et étrangère à l’esprit et aux contenus des deux degrés cités. Jusque-là, la Maçonnerie avait été conçue, simplement, sur le modèle des clubs britanniques pour rassembler des « honnêtes hommes » en désir de perfectionnement, destinés à créer un tissu de gens bien sous tous rapports, « unis par les mêmes principes et les mêmes pratiques ».
Une école de perfectionnement de soi.
Pour tenter d’y voir un peu plus clair, il convient de rappeler que le substrat de la Franc-maçonnerie, ou plus précisément celui la Loge où se produit le phénomène initiatique, est l’image d’un chantier. Si l’on ne garde pas en tête cette image du chantier, nous ne sommes plus dans le spéculatif, mais dans une sorte de théâtre où s’agitent des acteurs sous le regard de spectateurs.
Par perfectionnement, la Maçonnerie entend un progrès continu de la qualité humaine.
Les deux premiers degrés concourent à favoriser le désir de perfectionnement.
Le degré d’Apprenti Maçonest celui qui vise à apporter au Maçon le matériau nécessaire à son perfectionnement dans le vaste domaine des vertus civiques, morales et de la relation utile aux autres. Sans cette première étape, rien ne pourra être accessible au-delà. Les outils symboliques du chantier nous parlent, en quelque sorte, pour nous guider sur les degrés de cette échelle de perfectionnement.
C’est une étape à franchir qui ne doit pas être longue dans le temps. Car elle ne nécessite aucun savoir, mais du savoir-faire et surtout du savoir-être ou savoir-vivre, symboliquement dans le chantier qu’est la Loge, mais aussi au dehors dans la société du pays où l’on vit. Si cette étape de perfectionnement dure trop longtemps, cela pourrait révéler l’incapacité du sujet à saisir son objet, et donc le risque à chercher à en détourner le sens pour s’efforcer d’exister au milieu de ses Frères.
Le degré d’Apprenti Maçon est donc un départ pour le perfectionnement comportemental. C’est pourquoi sa représentation symbolique est ciseau, maillet et pierre brute, pour la dégrossir.
Le degré de Compagnon du Métier, lui, a un autre but : rendre le Maçon « plus intelligent », l’aider à éclairer son esprit, à élargir son champ de pensée. Le moyen ? Symboliquement par l’acquisition de savoirs nécessaires à la bonne compréhension et à l’exécution du travail sur le chantier, cette fois-ci étendu au monde, c’est-à-dire aux secrets et mystères de la Nature.
Mais de quels savoirs s’agit-il pour les Maçons spéculatifs ou « de théorie » ?
La Franc-maçonnerie a reçu historiquement parmi ses membres opératifs, en Écosse, puis en Angleterre, des scientifiques, des philosophes, des médecins, etc. Parmi eux se trouvaient des érudits qui parallèlement avaient fondé la Royal Society, académie royale des sciences anglaise. C’étaient des passionnés de lumière au sens XVIIIe siècle du terme. Ils avaient été influencés dans ce sens par le mouvement rosicrucien de la Renaissance. Cette école de pensée et d’action, la Rose-Croix, avait déjà tenté de fonder un tissu humain international de personnes, de tous domaines scientifiques et philosophiques, pour créer une fraternité destinée à apporter paix et harmonie dans le monde. Dans ce mouvement intellectuel, le progrès des sciences se diffusait au moyen de « Collèges Invisibles » pour échapper aux instances inquisitoriales de l’Église, dont les bûchers brûlaient à la fois « hérétiques » et scientifiques audacieux. Ils ont ainsi donné au degré de Compagnon du Métier un but de perfectionnement de l’entendement pour effectuer des recherches sur les mystères cachés de la Nature et de la Science. La Nature, cette puissante et mystérieuse énergie universelle, première, que rien n’arrête, du simple brin d’herbe à l’infiniment grand et à l’infiniment petit, mystères physiques qui nous dépassent. Devenir un bon Compagnon du Métier, c’est ne pas se laisser abrutir par toutes sortes de superstitions et de bourrages de crâne, mais de disposer de sa propre liberté et la cultiver sans cesse pour comprendre le monde et y agir avec perspicacité.
Le degré de Compagnon du Métier est un moteur de progrès de l’esprit pour « le mettre au carré », pour le perfectionnement intellectuel, et la protection de sa liberté, tout au long de sa vie. C’est pourquoi il est représenté symboliquement par une équerre et la pierre devenue cubique.
L’irruption de la spiritualité : un phénomène de sublimation (ou de « transition de phase »).
Venons-en à présent au degré de Maître Maçon.
Nous venons de voir que les deux premiers degrés visent à nous conduire vers des besoins « terre à terre ». Or notre vie n’a qu’un temps borné, mystère pour chacun, mais réalité pour tous. C’est là qu’intervient la transition initiatique qui apporte le degré de Maître Maçon. Différemment de ces deux prédécesseurs, il introduit une dimension de forte spiritualité ; il n’est que spiritualité, dans un rapport direct avec la symbolique du chantier.
Ce changement s’apparente par analogie au phénomène de transformation, dit « transition de phase » ou « rupture de symétrie » ; par exemple, de l’eau, de glace en liquide, de liquide en vapeur, de vapeur en plasma … toujours par apport … d’énergie, sans laquelle rien ne peut se transformer, tout en restant de l’eau. Le passage direct d’un état solide à l’état gazeux, sans passer par l’état liquide intermédiaire, s’appelle « sublimation ». Exemple courant : la neige en fondant sous l’effet de l’énergie solaire se transforme en vapeur sans laisser de trace sur le sol.
Cependant même produit par une sublimation, le degré de Maître Maçon reste dans l’essence de la Maçonnerie, puisqu’il est symbolisé par le passage de l’équerre au compas, c’est-à-dire de la raison à l’intuition, nécessaire pour tenter d’imaginer la mort et l’inconnu impensable de l’au-delà.
Le degré de Maître Maçon, dénommé sans surprise « Sublime Degré », apparaît comme la sublimation des deux degrés du Métier pour introduire un état nouveau : la pure spiritualité associée cette fois-ci, non plus aux besoins décrits précédemment, mais aux secrets et grands mystères de la vie, dont la mort.
Afin de nous aider à nous délivrer de l’angoisse de la fin des choses, comme nous l’observons partout dans la nature, dans le monde, et anticiper celle qui vient … pour nous-mêmes, lentement, parfois brusquement, le degré de Maître Maçon nous conte et nous fait vivre une légende.
Mise sous forme dramaturgique pour que nous vivions virtuellement notre propre mort. Ce degré nous assure que même si chacun affronte seul sa mort, nous ne sommes pas destinés à finir dans la pourriture. Certes notre corps physique se déposera, notre âme physique, principe de vie, s’arrêtera, et notre esprit physique, tel une flamme qui vacille et s’éteindra, ne brûlera plus pour nous permettre de continuer à pouvoir penser. Mais notre être intégral, dont l’enveloppe physique n’était qu’une représentation momentanée, illusoire, prendra le relais. Notre corps d’obscurité deviendra corps de lumière, notre âme sera pourvue de vie éternelle, c’est-à-dire libérée des entraves du temps et de l’espace, notre esprit aura rejoint l’Esprit, ce qui nous permettra désormais de voir, de comprendre et d’agir sur tout ce qui nous avait été interdit, oublié, camouflé, jusque-là dans notre vie terrestre.
La mort devient, par la leçon de ce degré, une simple transition vers le repos, auquel nous ne pouvions ni ne devions aspirer en travaillant sur le chantier.
Le degré de Maître Maçon est donc un degré de consolation spirituelle, d’apprivoisement de la mort et de l’éloignement de l’angoisse qu’elle pouvait nous causer au moment de déposer nos outils. C’est pourquoi il est représenté symboliquement par la feuille d’acacia au bois imputrescible.
En conclusion.
De ce qui précède, le degré de Maître-Maçon ne peut être un aboutissement ; il est forcément le début d’une grande aventure spirituelle à laquelle la Franc-maçonnerie nous invite à participer pour notre bien et celui de nos semblables.
[1] Cf. la première édition des Constitutions d’Anderson (1723), art. XXXVII. Dans cette première édition, l’appellation « Maître » désigne non pas un grade (degré) mais le « Vénérable » (Compagnon le plus ancien) alors désigné aussi « Maître de loge » ou « Maître de la Loge ». Le Rite Français a conservé quelquefois cette appellation, alternativement avec « Vénérable ». L’attestation de la pratique d’un troisième grade (degré) … et sa légende particulière ainsi que son Instruction par demandes et réponses, apparaissent explicitement dans la Divulgation « Masonry Dissected » de John Pritchard, publié en 1730. B.E. Jones signale qu’en 1738 certaines loges de la Première Loge sont signalées comme ayant « aussi » un grade de maître (Constitutions d’Anderson, p. 184-190). Cela prouve au moins qu’en 1738 le système à trois grades n’était pas pratiqué par toutes les loges.
De notre confrère brésilien circuitomt.com.br – Par Antonio Horácio Da Silva Neto
La capitale de l’État du Mato Grosso, Cuiabá, est née sur les rives de la rivière Coxipó le 8 avril 1719, grâce à l’existence d’une petite ville dont la charte fondatrice fut signée par Pascoal Moreira Cabral. Mais les premières nouvelles sur le territoire actuel de Cuiabá remontent aux années 1670 à 1673 lorsque Manoel de Campos Bicudo remonta la rivière Cuiabá jusqu’à atteindre Morro da Canastra, aujourd’hui appelé Morro de São Jerônimo, qui est situé dans la municipalité voisine de Chapada dos Guimarães/MT.
À son tour, Miguel Sutil atteint l’embouchure du ruisseau Prainha avec João Francisco Barbado, où les indiens lui montrent l’or collecté dans le lieu qui sera plus tard appelé « Lavras do Sutil », près de l’emplacement de l’actuelle église de Nossa Senhora do Rosário et São Benedito, où Cuiabá serait effectivement construite.
Le 27 avril 1724, la Capitainerie de São Paulo organisa les Mines de Cuiabá avec la nomination de João Antunes Maciel comme Surintendant Général des Mines et de Fernando Dias Falcão comme Capitaine-Major-Régent. Et le gouverneur de São Paulo, Dom Rodrigues Cezar de Menezes, est venu de São Paulo le 6 juillet 1726 pour fonder la municipalité de Vila Real de Bom Jesus do Cuiabá . En 1823, l’empereur D. Pedro Ier fit de Cuiabá la capitale de la province du Mato Grosso, qui était à l’époque Vila Bela da Santíssima Trindade.
La relation entre la franc-maçonnerie et la tricentenaire Cuiabá a beaucoup à voir avec le lien étroit et ombilical entre l’Histoire de la Respectable Benemerita Augusta et la Loge Symbolique Centenaire Acácia Cuiabana, qui fêtera cette année ses 124 ans d’existence. La loge maçonnique susmentionnée, comme on dit en cuiabanais, est le résultat de la vision de deux francs-maçons « pau-rodados », le capitaine de marine et médecin bahianais Manoel Joaquim dos Santos et le licencié en droit du Ceará João Aquino Ribero, qui rencontré, par hasard, dans la maison du colonel Antonio Paes de Barros. Manoel Joaquim dos Santos était le médecin personnel du colonel Antonio Paes de Barros et João Aquino Ribeiro était le fiancé de sa fille Alice.
Les conversations ont mis en évidence la nécessité de créer une Loge maçonnique pour rassembler les francs-maçons qui vivaient dispersés à Cuiabá, puisque vers 1895/96, la Loge « Estrela do Oeste » avait fermé ses portes et les francs-maçons qui étaient ici restaient sans endroit pour pratiquer leur travail rituel. Ainsi, après les contacts nécessaires, le 18 mai 1900, il y eut une réunion dans la salle de la Société de l’École Dramatique, située Rua Barão de Melgaço nº. 05, qui s’appelait à l’époque Rua do Campo, pour la fondation d’une loge maçonnique, où 10 francs-maçons sont venus et la fondation de la loge maçonnique Acácia Cuiabana a été initialement délibérée.
Ayant lieu le 12 octobre 1900, la réunion de régularisation et d’installation de la Loge maçonnique Acácia Cuiabana s’est tenue en présence de 35 francs-maçons et avec tous les documents nécessaires dûment préparés par le représentant du Grand Orient du Brésil, le Grand Inspecteur. Général (degré 33) Benedito José da Silva França, l’atelier maçonnique a commencé à fonctionner régulièrement. Son premier siège était à Rua Governador Rondon, nº 42, et la première élection de son Conseil définitif eut lieu le 18 octobre 1900, avec la sélection du Vénérable Maître Manoel Joaquim dos Santos, qui l’administra pendant cinq années consécutives.
Parmi les grands francs-maçons qui ont rendu des services importants à la franc-maçonnerie, à Cuiabá et à l’État du Mato Grosso figurent Manoel Joaquim dos Santos, Jonas Corrêa da Costa, Oscar Carlos de Lima, Agrícola Paes de Barros, Aguilar Vieira do Nascimento, Cel. Antonio Joaquim de Faria Albernaz, lieutenant-colonel Severiano Cerqueira Daltro, Gal. Celestino Alves Bastos, Colonel. Eudoro Corrêa de Arruda e Sá, Antonio Fernandes Trigo de Loureiro, Luiz da Costa Ribeiro, Olegário Moreira de Barros, Philogônio de Paula Corrêa, Januário da Silva Rondon, Isaac Póvoas, Gustavo Kuhlmann, Antonio Cesário Neto, Leônidas Pereira Mendes, Máximo Levy, João Ponce de Arruda, Edgar Prado Arze, Antonio Bruno Borges, Henrique Hesslein, Caetano Zapa, Virgilio Nunes Ferraz Junior, Francisco Martiniano de Araújo, José Nonato de Faria et Calil Mansur Bumlai, Antonio Paes de Barros, Pedro Leite Osório, Annibal Benício de Toledo, João Ponce de Arruda, Fenelon Muller, Julio Muller, Olegário de Barros, Gastão Muller, Vicente Vuollo, Horácio Vaz Guimarães, Hermenegildo Pinto de Figueiredo, Alexandre Magno Addor, Manoel Miraglia, Helio Palma de Arruda, Leonel Hugueney, João Celestino Corrêa Cardoso, Penn Gomes de Moraes, Joaquim Nunes Rocha, Generoso Ponce Filho, Antonio Corrêa da Costa Neto, João Cunha, Otavio Pitaluga, João Batista de Oliveira Filho, Nelson Ramos de Almeida, Salim Moysés Nadaf, Frederico Augusto Prado de Oliveira, Fabio Monteiro da Silva, Ulisses Cuiabano, Otavio Cunha, Franklin Cassiano, Otavio Cunha Cavalcanti, João Jacob, Manoel Ramos Lino, Estevão de Mendonça, Philogônio de Paula Corrêa, Generoso Ponce Filho, João Barbosa de Faria, Antonio Fernandes de Souza, José J. Ferreira de Vasconcelos, Agrícola Paes de Barros, Alcebíades Calháo, Rubens de Carvalho, Francisco Agostinho Ribeiro, Cesário da Silva Prado, George Pommot, Joaquim Justino Alves Bastos et Antonio Cesário de Figueiredo.
Ici se termine une petite revue de la relation entre la franc-maçonnerie et notre bien-aimée Cuiabá, comme une manière de rendre hommage à la ville verte à l’occasion de son 305e anniversaire, en espérant apporter un minimum de lumière à ceux qui souhaitent en savoir un peu plus sur la formation des institutions importantes qui ont façonné son histoire en tant que société civile organisée.
De notre confrère europe1.fr -b Par Jaques Rolland
Louis XIV aurait-il orchestré la transformation de ce palais emblématique pour en faire un emblème à la symbolique maçonnique ? Jaques Rolland, historien spécialisé en Histoire de la franc-maçonnerie et des templiers, vous entraîne dans les dessous méconnus du château de Versailles.
L’invité de Bob Bellanca explique que chaque détail architectural, chaque statue, chaque chemin dans les jardins aurait une signification bien plus profonde qu’il n’y paraît…
« Mystères & Inexpliqués » est un podcast créé par BTLV, adapté et diffusé par Europe 1. Si vous aimez les histoires paranormales et les événements qui dépassent la rationalité, ou que vous êtes curieux de nouvelles découvertes, ce podcast est fait pour vous. Les propos tenus dans cet épisode n’engagent que la ou les personnes invitées.
Notre équipe éditoriale a utilisé un outil d’Intelligence artificielle pour accompagner la création de ce contenu écrit
Crédits
Production : Hugo Maze-dit-Mieusement pour Europe 1 Studio
A la lecture de l’article de Yonnel Ghernaouti concernant LA RAISON, revue de la Libre Pensée, JISSEY s’est interrogé : Si la religion s’oppose à la Franc-Maçonnerie, la Franc-Maçonnerie elle-même ne génère-t-elle pas, parfois, ses propres guerres de religion entre ses différentes obédiences ?. Il propose, donc, de nouveaux sujets de réconciliation…
La Grande Loge de France (GLDF) était déjà présente sur le continent américain grâce à sa loge « Port Royal d’Acadie » N° 1131, à l’orient de Montréal, au Canada.
Cette fois, c’est bien sur le sol des États-Unis d’Amérique qu’elle vient de s’implanter.
Il s’agit bien événement un bel événement historique affirmant le rayonnement toujours et encore plus important de la Grande Loge de France dans le monde !
L’entrée du Temple
Le mercredi 3 avril 2024, dans un Temple situé dans le quartier de Little Havana, à Miami, seize frères maîtres maçons ont constitué une respectable loge travaillant au Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA) et ont demandé son intégration au sein de la Grande Loge de France.
Rappelons que la Grande Loge de France est une obédience maçonnique française et la plus ancienne et la plus importante dans la pratique de la franc-maçonnerie traditionnelle, initiatique et spiritualiste. Elle est la continuatrice et l’héritière des premières loges parisiennes de 1728, et de la première Grande Loge constituée à Paris en 1738.
La Grande Loge de France a été structurée en sa forme actuelle à Paris le mercredi 7 novembre 1894 par la réunification des divers courants de la Maçonnerie dite « écossaise », par référence au rite qu’elle pratique de manière quasi-exclusive, le Rite Écossais Ancien et Accepté, rite maçonnique le plus pratiqué dans le monde.
Comme référence à la pure et authentique tradition maçonnique dont elle entend maintenir le respect, la Grande Loge de France a placé en tête de ses propres Constitutions le texte des Anciennes Obligations, considéré comme la loi fondamentale de la franc-maçonnerie universelle.
Le nom de cette première Loge créée aux États-Unis ?
« Les Disciples de Lafayette » N° 1643 en hommage bien sûr au héros de la guerre d’indépendance américaine et au grand ami du Frère George Washington.
Une étape historique
Cette création marque une étape historique pour la Grande Loge de France qui s’implante ainsi sur le territoire des États-Unis et entend s’y développer dans d’autres villes. Rappelons que la GLDF fédère 935 Loges dans le monde, rassemblant 31 000 Frères et qu’elle est présente sur les cinq continents, soit dans dix-neuf pays étrangers.
Intérieur du Temple
La cérémonie d’allumage des feux a été présidée et conduite par Thierry Zaveroni, Grand Maître de la Grande Loge de France, assisté de quelques Grands Officiers, dont Alain Gravian, Grand Chancelier.
Le Grand Maître Thierry Zaveroni entouré de la délégation officielle.jpg
À noter, six vénérables maîtres venant de la Méditerranée et de Montréal y ont également assisté ainsi que le Grand Maître et le Passé Grand Maître de la Grande Loge Unie des Antilles, propriétaire des locaux, sans oublier le Président de la région Île-de-France/Outre-mer/Orients éloignés à laquelle est rattachée cette nouvelle Loge.
Dans son discours, le Grand Maître Thierry Zaveroni a souligné les valeurs fondamentales portées par la Grande Loge de France et a salué l’engagement des Frères de Miami de s’y rallier, tout en leur souhaitant la bienvenue au sein de la Fédération.
Salle d’agapes
Un set de table très symbolique !
Après la cérémonie, de fraternelles agapes ont été servies dans le Temple permettant à chacun d’échanger et de savourer cet inoubliable moment de fraternité.
Bienvenue à nos bien-aimés frères des « Disciples de Lafayette » au sein de la Grande Loge de France !
Le VM et les Frères maîtres fondateurs.jpg
Et surtout que cette initiative inspire d’autres frères dans diverses autres villes des États-Unis !
*Gilbert du Motier, marquis de La Fayette (1757-1834), figure emblématique de la lutte pour l’indépendance américaine et acteur majeur de la Révolution française, a également eu un parcours notable au sein de la franc-maçonnerie.
La Fayette fut initié à la franc-maçonnerie en 1775, à l’âge de 18 ans, dans la loge militaire « La Parfaite Union » à l’orient de Metz, peu avant de partir pour l’Amérique. Cette initiation coïncide avec son engagement pour les idéaux de liberté et d’indépendance, qu’il allait bientôt aller défendre aux côtés des insurgés américains.
Statue de La Fayette et de Washington à Paris, place des Etats-Unis, 16e arr.
Durant son séjour en Amérique, La Fayette a fréquenté plusieurs figures importantes de la franc-maçonnerie américaine, dont George Washington, lui-même franc-maçon. Bien que peu de détails soient disponibles sur son activité maçonnique spécifique en Amérique, son réseau et ses interactions avec d’autres francs-maçons ont certainement joué un rôle dans ses activités et ses alliances durant la guerre d’indépendance.
De retour en France, La Fayette a continué à être impliqué dans la franc-maçonnerie. Durant la Révolution française, bien que son rôle maçonnique soit moins documenté que son activité politique et militaire, La Fayr.tte est resté influent dans les cercles maçonniques, qui étaient eux-mêmes des lieux d’échange et de formation des idéaux révolutionnaires. Sa position au sein de la franc-maçonnerie lui a permis de jouer un rôle de médiateur dans certains conflits et de promouvoir les principes de liberté, d’égalité et de fraternité.
L’héritage maçonnique de La Fayette est surtout marqué par son engagement pour les valeurs de liberté et de fraternité, qui se reflètent à la fois dans son action politique et militaire et dans son implication maçonnique. Son nom est souvent évoqué en exemple par les loges maçonniques pour son dévouement aux idéaux humanistes et son rôle dans la promotion de la démocratie et des droits de l’homme.
Sourceet illustrations : Blog LE BLOG DES SPIRITUALITÉS de Jean-Laurent Turbet
Un autre temple très symbolique et très Rite Écossais Ancien et Accepté
De notre confrère freemasonscommunity.life – Par Oliver d. Street le franc-maçon américain – Février 1914
L’opinion orthodoxe à l’heure actuelle est que la franc-maçonnerie a été introduite d’Angleterre sur le continent européen vers 1725 après JC. La première impulsion du lecteur averti sera donc peut-être de s’exclamer : de quoi parle-t-il, ne sait-il pas que avant 1723, la franc-maçonnerie n’existait pas sur le continent ! Je réponds aussitôt que je ne sais rien de tel, ni personne d’autre.
Il y a quelques décennies, les écrivains maçonniques connaissaient très bien, comme ils le concevaient, les faits de l’histoire maçonnique ; aujourd’hui, nous sommes tout aussi sûrs de savoir qu’ils ne l’étaient pas. Le silence des rares documents qui ont échappé à la destruction jusqu’à nos jours, concernant tout fait ou coutume relatif à la franc-maçonnerie, est, pour beaucoup de nos historiens maçonniques les plus respectés, un motif suffisant pour rejeter totalement ce fait ou cette coutume. Selon eux, les preuves négatives de ce genre dépassent de loin toutes nos traditions orales et écrites. Il est ou devrait être bien connu que les preuves négatives de ce caractère ont peu de valeur.
Ainsi, nous affirmons avec désinvolture qu’avant 1717 après JC, les Loges n’avaient aucune autorité pour se réunir, à l’exception du droit inhérent des Maçons de se réunir n’importe où et à tout moment et d’y former des Maçons et de traiter des affaires maçonniques ; qu’avant 1717, il n’y avait ni Grand Maître ni Grande Loge ; qu’avant 1724, il n’y avait pas de diplôme de Maître Maçon ; qu’avant 1740, il n’y avait pas d’Arche Royale ; et enfin, qu’avant 1725, il n’y avait pas de franc-maçonnerie sur le continent européen.
C’est sur cette dernière affirmation que je désire attirer une fois de plus l’attention. Cela est directement contraire aux traditions écrites de l’Artisanat telles qu’elles sont consignées dans les soi-disant « Anciennes Charges », certainement depuis près de cinq cents ans. Ceux-ci nous disent pratiquement d’un commun accord que la franc-maçonnerie existait sur le continent avant elle en Angleterre. Ce n’est cependant pas sur cet ensemble de preuves que je souhaite m’attarder, mais pour présenter une déclaration trouvée dans les « Constitutions » d’Anderson, publiées en 1723, qui, si elle ne peut être expliquée d’une manière ou d’une autre, semble établir l’existence de Franc-maçonnerie sur le continent en 1723 et avant.
Dans la première édition des Constitutions d’Anderson est publié « Les Charges d’un Franc-Maçon, extraites des archives anciennes des Loges d’outre-mer (c’est nous qui soulignons) et de celles d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande », etc., etc. approbation » de cet ouvrage signé par le Grand Maître, le Grand Maître adjoint, les Grands Surveillants et les Maîtres et Surveillants de vingt loges particulières, il est explicitement indiqué que l’auteur avait « examiné plusieurs exemplaires provenant d’Italie ». Ce livre a été compilé et publié sous la direction et l’autorité de la Grande Loge elle-même.
Les déclarations citées ci-dessus stipulent clairement qu’en 1723 (et impliquent cela bien plus tôt), il existait sur le continent une institution que la Grande Loge d’Angleterre et ses officiers reconnaissaient alors comme identique à leur propre franc-maçonnerie. Je n’ai jamais vu ces passages d’Anderson soumis à l’analyse ou à la critique de la part d’aucun de nos historiens maçonniques. Mais il semblerait qu’il faille une certaine témérité aux écrivains d’aujourd’hui, près de deux cents ans après les événements, pour soutenir que ces maçons de 1723 ne savaient pas de quoi ils parlaient.
Il ne semble pas probable que ces références soient à des Loges récemment créditées en Europe soit par les autorités maçonniques britanniques, soit par des francs-maçons d’origine britannique agissant sous leur propre responsabilité, car (1), nous n’avons aucune preuve de l’introduction de la franc-maçonnerie britannique sur le territoire. Continent avant 1725, et (2), les coutumes et usages de telles loges n’auraient pas été considérées comme faisant autorité dans la mère patrie et leurs archives auraient difficilement pu être qualifiées d’anciennes.
Une interprétation sensée des passages cités ci-dessus semblerait exiger soit que nous remontions beaucoup plus loin que ce qui a été supposé jusqu’à présent l’introduction de la franc-maçonnerie britannique sur le continent, soit que nous admettions l’existence là-bas d’une franc-maçonnerie indigène qui lui est propre.
La seule façon d’échapper à cette conclusion est de supposer qu’Anderson a dit par inadvertance ce qu’il ne voulait pas dire, ou bien qu’il a délibérément falsifié. Je sais que c’est assez à la mode ces derniers temps d’écarter avec un ricanement tout ce qui vient d’Anderson qui ne coïncide pas avec ses opinions. Rares sont ceux qui ont eu l’audace de l’accuser de mensonge conscient, mais sa crédulité, réelle et supposée, a été utilisée en toutes sortes d’occasions pour se débarrasser de toute déclaration gênante de sa part. Pour autant que l’on sache, rien dans sa vie ou son caractère ne justifie l’accusation de mensonge. Quant à l’inadvertance, il faut garder à l’esprit que le livre d’Anderson a été approuvé deux fois par la Grande Loge, une fois par un comité de frères distingués après avoir apporté quelques corrections mineures, et enfin par le Grand Maître, le Grand Maître adjoint, les Grands Surveillants et les Maîtres et les officiers de vingt loges particulières. Ensuite, il y a la déclaration explicite concernant « plusieurs exemplaires en provenance d’Italie ». C’est trop de supposer que tous ces frères étaient des ignorants ou des fraudeurs.
Dans la mesure où Anderson a entrepris de consigner l’histoire et les traditions de l’Artisanat à des époques antérieures à la sienne, il ne peut être considéré autrement que comme un simple compilateur. Il ne professe pas davantage lui-même ; en fait, on ne lui a pas demandé d’en faire davantage. Il semble l’avoir fait avec beaucoup d’embellissement et peu de discrimination. Les étudiants en maçonnerie ont sans aucun doute raison d’accepter ces parties de ses écrits avec hésitation. Mais il semble que les déclarations distinctes et positives faites par lui concernant des événements contemporains, ou quant aux documents examinés par lui, et ces déclarations approuvées par les principaux maçons de son temps, reposent sur une base entièrement différente. Pour les renverser, quelque chose de mieux qu’une simple conjecture devrait être mis en place.
Le frère Robert F. Gould, bien que convaincu que toute la franc-maçonnerie est issue de Grande-Bretagne, admet que dans le court espace de dix à vingt ans après l’établissement de la Grande Loge d’Angleterre, la franc-maçonnerie avait « acquis une base solide dans les parties les plus reculées du continent européen » (Histoire, vol. iii, p. 77) ; que « partout où existaient les premières loges, on y trouve des traces de réunions antérieures » ; que dans les premières « Loges déclarées » étaient présents des Maçons incontestables initiés ailleurs (Histoire, p. 78).
En d’autres termes, cet éminent historien maçonnique de l’école la plus exigeante admet, en effet, que nous ne savons ni quand ni où les premières réunions maçonniques eurent lieu sur le continent, ni d’où furent salués les maçons qui les tenaient ; c’est-à-dire que la franc-maçonnerie existe là « depuis une époque où la mémoire de l’homme ne va pas dans le sens contraire », ou depuis des temps immémoriaux. Ceci est en parfait accord avec nos traditions.
Il est vrai que Frère Gould tente de rendre compte de la présence incontestable et de la diffusion générale sur le continent, si peu de temps après le « Renouveau », des francs-maçons faits on ne sait où, par ce qui ne peut être considéré que comme une hypothèse très douteuse. Sa théorie est qu’à cette époque (c’est-à-dire 1717 après J.-C.), l’Angleterre jouissait d’une grande importance aux yeux de l’Europe en raison de sa richesse, de sa possession du Hanovre et des récentes victoires de Marlborough ; qu’en conséquence de ces choses des milliers de visiteurs affluèrent vers sa capitale ; qu’ils étaient attirés vers les loges par le fait qu’ils les voyaient fréquentées par « des nobles de haute position et des hommes célèbres pour leur savoir » ; que de retour dans leur propre pays, ils emmenèrent avec eux la franc-maçonnerie ; puis demande à frère Gould, « quoi de plus naturel que que ceux qui sont interdits de visiter nos côtes désirent profiter du nouveau caprice de « ces insulaires excentriques », et qu’à condition qu’un nombre suffisant d’initiés soient formés dans une même ville » ?
Il faut admettre que les nations manifestent rarement un enthousiasme aussi immédiat et remarquable pour les institutions nouvelles et étranges d’une autre nation. Il semblerait qu’une explication plus raisonnable, et plus en harmonie avec nos traditions, soit que la franc-maçonnerie était une institution pas totalement inconnue des continentaux, bien que peut-être décadente et très différente de celle de l’Angleterre ; que le nouvel élan donné à l’Artisanat en Angleterre par les événements appelés « Renaissance » a également été ressenti sur le continent par des institutions apparentées qui y existaient déjà, entraînant un développement et une croissance similaires à ceux qui se sont produits en Angleterre. Nous savons que des institutions apparentées existaient alors et y existaient depuis des temps immémoriaux, à savoir : les Steinmetzen d’Allemagne ; le Compagnonnage de France ; les Magistri Comacini d’Italie et, dans tous ces pays, les corporations artisanales et, à leurs côtés et ayant à peu près la même composition, les confréries artisanales. Et les indices sont nombreux selon lesquels toutes ces institutions ainsi que la franc-maçonnerie remontent à la Collegia fabrorum de l’empire romain. Si cela est vrai, il serait en effet remarquable que la franc-maçonnerie ou une société sensiblement identique n’ait existé que dans la lointaine Grande-Bretagne.
Il doit être évident pour l’étudiant en histoire maçonnique que le dernier mot n’a pas encore été dit concernant l’origine de la franc-maçonnerie sur le continent. Il est possible que nos frères anglais et certains de nos frères allemands, qui revendiquent pour leurs pays respectifs la distinction exclusive d’avoir été le seul conservateur de l’institution maçonnique, soient forcés de reconnaître non seulement la part de chacun dans ce domaine. travail mais même celui de la France et de l’Italie.
C’est une expérience journalistique maçonnique qui prend forme progressivement. Le N°7 vient de paraître et nous vous le proposons en téléchargement gratuit.
Au sommaire :
Plusieurs nouveaux collaborateurs :
Christine Fort-Hilcenko, de la fédération britannique du Droit Humain
Milton Arrieta-López,
Magali Aimé, écrivaine et journaliste, de l’OITAR,
The Importance of Ritual par Darren Lorente-Bull, Lodge Humàn Duty Numbér 6, British Fédéràtion of Lé Droit Humàin.
Napoléon … et la Franc-Maçonnerie par la Sœur Odile de la GLFF
Brotherly Love par Sis. Christine Hilcenko, International Concord no 977.
La parole aux profanes by Magali Aimé
Les sautes d’humeur de Mag
Ces planètes qui nous gouvernent
The Origins by Christine Hilcenko,
A masonic poem, Under the starry sky
Vivre ensemble dans l’unité par Julian Rees, auteur et journaliste
Masonic commitment, why?
Mag’s Mood Swings
Les francs-maçons sur le chemin Entrer en Franc-Maçonnerie, les bonnes et les mauvaises raisons par Mag
Jean-Pierre Pain, Poète, Graveur et franc-maçon
Le Rite Ancien & Primitif de Memphis Misraïm, Voie Orientale, par Gérard Baudou-Platon
La fonction symbolique du sorcier : Celui ou celle qui « voit » ce qui est invisible aux profanes !
Desarrollo de la masonería en latinoamérica y Colombia, par Milton Arrieta-López
Au total 40 pages de lecture !
Si vous aussi vous aimez écrire et partager notre amour de la franc-maçonnerie que vous soyez maçon-ne-s en activité, démissionnaires ou profanes, n’hésitez pas à contacter le directeur de la publication matéo Simoita – fil.infosloge@gmail.com
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Franc-maçon ! est un ouvrage qui se présente comme un essai doublé d’un témoignage personnel sur la franc-maçonnerie, rédigé par Éric Badonnel, membre du Grand Orient de France depuis près de trente ans. Préfacé par Christophe Habas (OE), Grand Maître du Grand Orient de France de 2016 à 2017, le livre vise à éclairer la vie quotidienne d’un franc-maçon à travers son parcours initiatique, son engagement, et l’impact de cet engagement sur sa vision de la société.
Franc-maçon ! offre donc un témoignage intime et réfléchi sur la vie et les idéaux de la franc-maçonnerie. Éric Badonnel commence par décrire les rituels et la structure de la vie en loge, mettant en lumière les différentes étapes de l’initiation maçonnique. L’auteur partageant ses réflexions sur son engagement.
Christophe Habas (1966-2022)
Quant à sa vision maçonnique de la société, il explique comment l’appartenance à la franc-maçonnerie façonne une perspective unique sur la société et les grands enjeux contemporains.
Et bien évidemment qu’être franc-maçon au XXIe siècle influence ce nouvel homme qu’est l’initié qui a promis de mettre en lumière, en dehors du temple, les idéaux et les valeurs maçonniques.
L’ouvrage aborde également le sens et la pertinence du secret maçonnique, explorant ses implications et son importance dans la pratique maçonnique. Ce secret qui fait tant fantasmer – surtout les complotistes et les antimaçons – mais qui finalement n’est pas un ensemble de connaissances ésotériques cachées du grand public, mais plutôt une pratique de discrétion qui vise à protéger l’intimité des processus internes et des discussions qui ont lieu au sein des loges, incluant les rituels, les symboles, les mots de passe et les signes de reconnaissance qui sont utilisés par les francs-maçons pour se reconnaître entre eux.
1re de couv., détail
Enfin, Éric Badonnel offre une analyse critique de la crise politique contemporaine et soutient que la franc-maçonnerie peut jouer un rôle crucial en tant qu’école pratique de la pensée.
Gardons à l’esprit que la franc-maçonnerie encourage ses membres à développer une pensée critique par le biais de discussions et de débats réguliers lors des réunions en loge. Ces discussions sont souvent structurées autour de questions symboliques, philosophiques, éthiques, sociales et sociétales poussant les membres à examiner divers points de vue et à réfléchir profondément avant de formuler leurs opinions. L’auteur explore donc comment la méthode maçonnique encourage le questionnement et la reformulation des idées dans le débat public, dans le but de rassembler et de réconcilier. D’ailleurs, en tant qu’école pratique de la pensée », la franc-maçonnerie offre ainsi un cadre pour le développement personnel et intellectuel, tout en contribuant à la société en favorisant une réflexion éthique et un engagement civique parmi ses membres.
L’ouvrage s’adresse à un large public. C’est ainsi que les non initiés trouveront une introduction accessible à la franc-maçonnerie, présentée dans un langage clair et compréhensible, éloigné du jargon maçonnique. Quant aux membres de la fraternité, qu’ils soient novices ou expérimentés, ils bénéficieront des réflexions approfondies de l’auteur sur la pratique et les idéaux maçonniques, ainsi que de ses analyses sur les défis contemporains.
Éric Badonnel
Éric Badonnel adopte une approche analytique et réflexive, basée sur son expérience personnelle au Grand Orient de France et sur ses recherches approfondies. Son style est accessible et dépourvu de jargon ésotérique, ce qui rend le sujet abordable pour tous les lecteurs.
Franc-maçon ! offre une exploration fascinante et accessible de la franc-maçonnerie, à la fois témoignage personnel, analyse sociétale et essai politique, qui saura captiver et enrichir un large éventail de lecteurs.
Le 1er Salon du Livre maçonnique « Masonica Tours » des 1er et 2 juin 2024
En 2023, Jacques Oréfice et Patrice Lhote, co-présidents des Imaginales Maçonniques et Ésotériques d’Épinal (IME&E), lui décernent le Prix Cadet Roussel 2023 pour cet ouvrage.
Retrouvez Éric Badonnel à Masonica Tours, le dimanche 2 juin à 15h pour sa conférence « « La FM, un horizon pour une société contemporaine ».
« Franc-maçon ! »Éric Badonnel – Préface de Christophe Habas