Jacques de Molay, né entre 1244 et 1249 en Franche-Comté, fut le 23e et dernier maître de l’ordre du Temple. Après avoir combattu en Terre sainte, il est élu à la tête de l’ordre en 1292. Arrêté à Paris sur ordre de Philippe le Bel, qui accuse les Templiers d’hérésie et de pratiques obscènes, il est exécuté sur un bûcher en mars 1314.
Sa fin dramatique a inspiré légendes et fictions, en particulier autour de la malédiction qu’il aurait lancée contre Philippe le Bel et le pape Clément V, comme Les Rois maudits, de Maurice Druon, qui prend pour point de départ son exécution.
« L’énigme biographique survit inévitablement à l’écriture biographique. Ce constat est encore plus vrai lorsque la mort d’un personnage l’emporte sur sa vie, au point d’en conditionner le récit. C’est le cas de Jacques de Molay. Il me faut revenir à cette vie. Il me faut changer de méthode. Et faire parler les vivants et les morts », explique l’historien Philippe Josserand, qui a été invité par l’association Pornic Histoire, à venir donner une conférence sur ce personnage qu’il connaît si bien.
Mercredi 12 juin, à 19 h, à la salle de la Birochère. à Pornic Ouvert à tous, entrée libre.
[NDLR : Philippe Josserand, ancien élève de l’École Normale Supérieure et agrégé d’histoire, a été membre de la Casa de Velázquez, une institution française à Madrid dédiée à la recherche en sciences humaines et sociales. Il est actuellement maître de conférences habilité en histoire médiévale à Nantes Université. Spécialiste renommé des croisades, des ordres religieux-militaires et de la Méditerranée, il a co-coordonné avec Nicole Bériou l’ouvrage Prier et combattre. Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge (Fayard, 2009). Parmi ses publications récentes figurent Jacques de Molay-Le dernier grand-maître des Templiers (Les Belles Lettres, 2019), qui a reçu le Prix d’histoire Daniel Ligou, et L’Histoire, l’ordre et le chaos. Une anthropologie de soi (Dépaysage, 2021).
Les sept vies de Jacques de Molay (Les Belles Lettres, 2023)
Présentation de son éditeur
« Je suis historien. J’ai publié une biographie de Jacques de Molay en 2019. Elle fait à présent partie des travaux d’autorité sur les Templiers et leur dernier grand-maître. Et, pourtant, elle ne me suffit pas. Savons-nous toujours ce que sont les vies que nous, historiens, racontons ? L’énigme biographique survit inévitablement à l’écriture biographique.Ce constat est encore plus vrai lorsque la mort d’un personnage l’emporte sur sa vie, au point d’en conditionner le récit. C’est le cas de Jacques de Molay. Il me faut revenir à cette vie. Il me faut changer de méthode. Et faire parler les vivants et les morts. » Philippe Josserand Sous la plume de Philippe Josserand, sept proches de Jacques de Molay, contemporains du dignitaire ou de nous, racontent, chacun leur tour, à travers lettres, dialogue et monologues, « leur » Molay. De ces témoignages d’une vie en polyphonie ressort une inédite orchestration biographique qui conserve à l’histoire, par la littérature, la recherche de la vérité comme fin première.
Présentation de Jacques de Molay-Le dernier grand-maître des Templiers
(Les Belles Lettres, 2019)
Jacques de Molay fascine. Parmi les vingt-trois grands-maîtres qui se sont succédé à la tête de l’ordre du Temple entre 1120 et 1312, il est sans doute le seul dont le public conserve la mémoire. Les Rois maudits de Maurice Druon l’ont immortalisé et de récents supports, du Da Vinci Code à Assassin’s Creed, ont répandu son nom dans le monde entier. Pourtant, s’il est ancré dans le mythe, Jacques de Molay n’a guère captivé les historiens. Il est un « inconnu célèbre », d’ordinaire déprécié, sur lequel bien des incertitudes persistent jusque pour ses dates essentielles – sa naissance, son élection ou même sa mort. Les traces de son action, toutefois, sont loin d’être indigentes. Ce sont ces sources, étudiées de façon systématique et confrontées aux différentes mémoires existantes, qui offrent de jeter un nouvel éclairage sur le grand-maître : débarrassé des stéréotypes, Jacques de Molay peut enfin sortir de l’ombre. Trois parties structurent le livre. La première traite des images du dignitaire, révélant comment, à partir du début du XIXe siècle, un archétype du héros tragique s’est mis en place. La seconde, par-delà le personnage, s’attache à l’homme et elle analyse son parcours pour établir la manière dont il s’est élevé jusqu’au sommet du Temple au sort duquel, de la Terre sainte aux geôles de Philippe le Bel, il s’est identifié. Les engagements de Jacques de Molay, enfin, sont au cœur de la troisième partie. Le soutien à l’Orient latin et la défense de son ordre, qu’il s’est efforcé d’adapter au mieux à une conjoncture lourde de périls, ont été les priorités d’un homme ferme et entreprenant, bien loin de l’incapable que trop d’auteurs décrivent. Ainsi, jusque dans la tourmente du procès du Temple, il a cherché à parer au risque, à sauvegarder son institution et, une fois résolue puis arrêtée la perte de celle-ci, à en préserver la mémoire face aux juges et à la mort : il le fit, le 11 mars 1314, en rétractant des aveux arrachés six ans et demi plus tôt par la torture, prêt à affronter le bûcher et à réaliser ce sacrifice ultime de sa vie dont la postérité l’a vengé en y trouvant, au fil des siècles, l’assurance croissante du martyre.
À l’approche imminente des Jeux Olympiques, alors que l’excitation monte et que le monde entier se prépare à célébrer l’excellence sportive, il nous semble d’une importance capitale de revisiter l’histoire fascinante et profondément humaine des Jeux Olympiques. Cet ouvrage remarquable, fruit d’une collaboration entre le Musée du Louvre et les Éditions Hazan, nous offre une occasion unique de plonger dans les racines de cet événement mondial.
À travers ses pages richement illustrées et soigneusement documentées, le livre nous guide à travers le temps, retraçant les origines antiques des Jeux Olympiques et leur réinvention moderne. Il nous dévoile les récits méconnus, les anecdotes savoureuses et les moments de grandeur qui ont façonné l’olympisme tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Christina Mitsopoulou
Chaque chapitre est une invitation à explorer les multiples facettes de cet héritage, mêlant des découvertes archéologiques inédites à une analyse approfondie des enjeux politiques et sociaux qui ont marqué les différentes éditions des Jeux. Ce voyage dans le temps, magnifiquement orchestré par Christina Mitsopoulou, enseignante à l’université de Thessalie, chercheure associée à l’École française d’Athènes et co-commissaire de l’exposition,
Alexandre Farnoux
Violaine-Jeammet
Alexandre Farnoux, historien helléniste, et Violaine Jeammet, conservatrice en chef du Patrimoine au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du Musée du Louvre et membre de l’équipe CNRS Halma – UMR-8164 (CNRS, univ. Lille, MC), nous rappelle que les Jeux Olympiques sont bien plus qu’une simple compétition sportive. Ils sont le reflet de l’évolution des sociétés, des aspirations humaines et des valeurs universelles de paix et de fraternité.
Alors que nous nous apprêtons à vivre une nouvelle édition des Jeux à Paris, ville symbole de l’olympisme moderne, ce livre apparaît comme un indispensable compagnon. Il nous permet de mesurer la portée historique de cet événement et d’apprécier pleinement le chemin parcouru depuis les premières compétitions de l’Antiquité jusqu’aux grands rendez-vous sportifs d’aujourd’hui.
En parcourant cet ouvrage, nous comprenons mieux comment les Jeux Olympiques, à travers les âges, ont su captiver les cœurs et les esprits, devenant une véritable célébration de l’humanité dans toute sa diversité. Ce livre est un hommage vibrant à cette tradition millénaire et un guide éclairé pour tous ceux qui souhaitent en saisir les nuances et les subtilités.
Le catalogue officiel de l’exposition au Louvre revient sur le contexte politique et les enjeux de la création de l’olympisme moderne. Grâce à des archives inédites du fonds de l’artiste Émile Gilliéron et au réexamen d’œuvres emblématiques, cet ouvrage analyse la fabrication de la première iconographie olympique. Il explore comment l’olympisme moderne se base sur une combinaison orientée des sources antiques, rendant cette réinvention à la fois une illusion collective et efficace.
Dans cet ouvrage exceptionnel, nous avons l’opportunité unique de bénéficier de trois préfaces distinctes, chacune apportant une perspective riche et variée. Ces introductions, rédigées par des figures éminentes de leurs domaines respectifs, offrent un éclairage précieux sur les multiples facettes de l’olympisme moderne et antique.
Véronique Chankowski
Véronique Chankowski, directrice de l’École française d’Athènes, explore la profonde collaboration franco-grecque et l’influence durable de la Grèce antique. Naoya Kinoshita, président de Kinoshita Group, met en lumière l’intégration des arts dans l’esprit olympique et le soutien continu aux initiatives culturelles et sportives. Nicolas Namias et Stéphanie Paix, du Groupe BPCE, soulignent l’engagement et le soutien aux Jeux Olympiques et Paralympiques, ainsi que la fusion entre art et sport. Ces préfaces enrichissent notre compréhension de l’olympisme et de son évolution, préparant le lecteur à une exploration approfondie de cette fascinante histoire. Revenons sur chacune d’elle.
École française d’Athènes, EFA
Véronique Chankowski souligne la collaboration fructueuse entre l’École française d’Athènes, et le musée du Louvre. Elle évoque l’inspiration et la vitalité issues de cette coopération, enracinée depuis la fondation de l’École en 1846. La Grèce antique, avec ses avancées archéologiques, continue d’influencer la compréhension de notre passé et de nos sociétés contemporaines. L’exposition sur l’olympisme met en lumière la transmission de l’art et de la connaissance, perpétuant une amitié franco-grecque. Les fouilles archéologiques et les études modernes enrichissent cette exposition, offrant une analyse profonde des sociétés anciennes et récentes.
Naoya Kinoshita
Naoya Kinoshita, Président de Kinoshita Group, exprime l’honneur de soutenir l’exposition « L’Olympisme ». Il rappelle que l’olympisme, alliant le sport à la culture et à l’éducation, est un principe fondamental de la Charte olympique. Depuis les premiers Jeux Olympiques modernes, les arts ont toujours été associés aux compétitions, une tradition qui se poursuit aujourd’hui avec des expositions et des olympiades culturelles. Kinoshita Group, en tant que « Total Lifestyle Company », soutient les initiatives culturelles et sportives à travers le monde, contribuant à la transmission de ces valeurs aux générations futures.
Nicolas Namias, Président du directoire de BPCE
Stéphanie Paix, directeur général de Natixis
Nicolas Namias et Stéphanie Paix expriment leur satisfaction de soutenir l’exposition, qui met en lumière l’histoire de la fusion entre l’art et le sport. Ils soulignent l’engagement du Groupe BPCE dans le soutien aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, en renforçant leur mission d’accompagnement des athlètes et des projets sportifs. Le groupe aspire à être un acteur de référence dans le soutien financier et logistique des initiatives sportives et culturelles. En contribuant à cette exposition, ils souhaitent révéler les liens historiques entre le sport et la culture, enrichissant ainsi l’expérience des visiteurs.
Le catalogue explore la naissance de l’olympisme moderne à travers l’analyse de sources antiques et modernes. Paris, capitale olympique en 1900, 1924, et 2024, est mise en avant comme le berceau de l’idée olympique moderne en 1894. Le livre aborde également les manipulations des sources antiques qui ont influencé la perception de l’olympisme, menant parfois à des dérives et des stéréotypes nationaux et internationaux.
Drapeau olympique – Ville close de Concarneau, Finistère
Nous souhaitons revenir plus particulièrement, dans la première partie intitulée « cadres et acteurs », sur le chapitre « Anneaux olympiques et couronnes de vainqueurs antiques » que nous devons à la plume érudite du professeur d’archéologie et d’histoire de l’art grec Alexandre Farnoux qui a déjà commis, déjà chez Hazan, Quand les Grecs anciens faisaient du sport. Il ausculte l’évolution des symboles olympiques, en particulier les anneaux olympiques et les couronnes de vainqueurs. Il examine comment ces symboles ont traversé les âges, depuis leur origine dans les jeux antiques jusqu’à leur adoption et leur adaptation dans les Jeux Olympiques modernes. Alexandre Farnoux analyse la signification des couronnes de laurier et d’olivier, autrefois décernées aux champions, et comment elles représentaient non seulement la victoire sportive mais aussi l’honneur et la gloire. En parallèle, il retrace l’histoire des anneaux olympiques, conçus par Pierre de Coubertin, pour incarner l’unité et la fraternité des nations participant aux Jeux modernes. Ces symboles, ancrés dans une riche tradition historique, continuent de transmettre des valeurs universelles de paix et d’amitié.
Épreuves d’athlétisme au Stade olympique Yves du Manoir, Colombes
Puis Patrick Clastres, avec son « Internationalisme sportif, pacifisme libéral et philhellénisme : La genèse de l’idée olympique chez Pierre de Coubertin entre 1884 et 1894 », plonge dans la pensée et les motivations de Pierre de Coubertin, le père des Jeux Olympiques modernes. Entre 1884 et 1894, Pierre de Coubertin développe son idée d’une renaissance olympique, influencée par plusieurs courants intellectuels et culturels de son époque. Patrick Clastres décrit comment l’internationalisme sportif de Pierre de Coubertin visait à promouvoir la paix et la compréhension mutuelle entre les nations, par le biais de la compétition sportive. Le pacifisme libéral de Pierre de Coubertin, marqué par un désir de prévenir les conflits et de favoriser la diplomatie, trouve un écho dans ses efforts pour instaurer les Jeux Olympiques comme un événement mondial. Enfin, le philhellénisme de Pierre de Coubertin, une admiration pour la Grèce antique et ses idéaux, le pousse à ressusciter les Jeux Olympiques, en intégrant les valeurs éducatives et culturelles de l’Antiquité dans un cadre moderne. Patrick Clastres montre comment ces influences ont convergé pour donner naissance à un mouvement olympique global, porteur d’un message de paix et de fraternité.
Le livre se distingue par la qualité exceptionnelle de ses illustrations, qui captivent et enrichissent l’expérience de lecture. En outre, il propose des annexes d’une rare richesse, composées de divers documents précieux. Parmi ces annexes, on trouve des ouvrages de référence, des articles savamment rédigés, et des archives historiques fascinantes. Ces éléments ajoutent une profondeur et une dimension supplémentaire à ce livre, faisant de lui une ressource incontournable pour tous les passionnés d’histoire et de culture olympique.
8e édition des JO, Stade Yves du Manoir, Colombes (44 délégations ; 3089 athlètes ; 45 000 spectateurs)
Cet ouvrage essentiel pour comprendre l’évolution et la signification des Jeux Olympiques modernes. Par son approche unique et ses sources inédites, ce catalogue s’adresse à un large public, des amateurs d’histoire et de culture aux passionnés de sport. Cette coédition entre le Musée du Louvre et les Éditions Hazan offre une perspective enrichissante sur l’intersection entre l’art, le sport, et l’histoire.
Et si nous pouvions porter un regard maçonnique sur L’Olympisme-Une invention moderne, un héritage antique, nous nous concentrerions sur les valeurs universelles et humanistes partagées par la franc-maçonnerie et l’esprit olympique. Effectivement, le livre peut être analysé sous un prisme maçonnique, car il reflète des idéaux qui résonnent profondément avec les principes de la franc-maçonnerie. Tout d’abord, l’esprit de l’olympisme, avec son insistance sur la fraternité entre les peuples, l’excellence personnelle, et le respect mutuel, s’aligne étroitement avec les valeurs maçonniques de fraternité, de quête de perfection, et de tolérance.
Le rugby à XV apparaît pour la quatrième fois au programme lors des JO d’été de 1924 de Paris
En outre, l’idée d’une « invention moderne » qui puise dans un « héritage antique » est en elle-même très maçonnique. La franc-maçonnerie, bien qu’ancrée dans des rituels et des symboles anciens, évolue constamment pour rester pertinente dans le monde moderne. Elle cherche à adapter les enseignements anciens aux défis contemporains, tout en honorant leurs origines.
Ainsi, l’olympisme, tel qu’il est présenté dans cet ouvrage, peut être vu comme un miroir des aspirations maçonniques : une célébration de l’héritage du passé, enrichie par une vision progressiste de l’avenir, où l’effort individuel et la coopération collective sont en harmonie pour le bien de l’humanité.
Toute comme l’olympisme et ses valeurs, la franc-maçonnerie valorise la transmission de connaissances et de traditions, en encourageant ses membres à s’engager dans une quête perpétuelle de la vérité et de la sagesse.
N.B. : Les photos de cet article proviennent des réseaux sociaux et ne sont pas tirées de l’ouvrage.
L’Olympisme-Une invention moderne, un héritage antique
Christina Mitsopoulou, Alexandre Farnoux et Violaine Jeannet (dir.)
Si la franc-maçonnerie appelle à la persévérance, la patience et la détermination, le sport en appelle tout autant à ces qualités, même s’il demeure des dissonances entre ces deux pratiques. Tandis que l’initié(e) dans sa quête spirituelle est en recherche de sens, de connexion avec lui-même, les autres et avec plus grand que lui, le sportif visera plutôt la performance dans un esprit de compétition.
Il n’en demeure pas moins, surtout si la salle de sport est à côté de l’atelier, et mieux, à 2 pâtés de son domicile, que le sportif franc-maçon, tellement habitués à manier les outils pourra trouver, entre altères et machines de torture, moyen pour s’élever :
Le niveau pour s’assurer que les pompes sont parfaitement plates ;
Le compas pour mesurer précisément les distances parcourues ;
L’équerre pour aligner parfaitement les mouvements ;
Le fil à plomb pour se concentrer, se recentrer et s’assurer que le dos est droit.
Et le prof dans tout ça ? Serait-il le Vénérable Maître des agrès ? Il utilisera le maillet pour motiver les plus paresseux !
Et le Delta lumineux ? Bien entendu, comme c’est à deux pas de l’atelier… Il éclaire le chemin de la salle de muscu !
Grande Loge Indépendante de France. Symposium et Tenue annuelle de Grande Loge. Samedi 1er juin 2024.
Le 1er juin dernier, à Paris, s’est déroulé un double événement marquant : le Symposium et la Tenue Grande Loge de la Grande Loge Indépendante de France (GLIF). Cette journée solennelle a rassemblé les loges de la G.L.I.F. et des dignitaires maçonniques de haut rang des principales obédiences maçonniques françaises, renforçant les liens fraternels des Frères et de leurs institutions.
Le sujet du Symposium ,qui a rassemblé près de 70 participants, a porté sur « Pourquoi la Franc-maçonnerie ? » Il avait été précédé par la consultation des loges. Après une séance plénière de présentation des réponses des loges, trois ateliers de travail les ont partagés et ont proposé des pistes d’actions concrètes pour accroître la portée de la Franc-maçonnerie. Une discussion générale en plénière a conclu le Symposium 2024. La cérémonie de Tenue de Grande Loge, au rite particulier traditionnel dit « Rite de Grande Loge », a débuté avec le Passé Grand Maître, le Très Respectable Frère Jean-Marie Faugère, dont la bienveillance et l’engagement continu envers la GLIF ont été salués par tous les participants. Il a accueilli le Très Respectable Frère Robert Mouriez, Grand Maître réélu de la Grande Loge Indépendante de France, accompagné de ses Grands Surveillants. Étaient également présents le Pro Premier Grand Principal de la Sainte-Arche Royale de Jérusalem, Jean-François Buherne, dont la participation a souligné l’importance de l’événement. L’un des moments forts de la journée a été l’installation rituelle du Grand Maître réélu, le Très Respectable Frère Robert Mouriez, dans la Chaire du Roi Salomon pour l’année maçonnique 2024/2025. Cette réélection témoigne de la confiance et du respect que lui portenttous les Frères de la GLIF.
De plus, cette réunion a été marquée par la signature des « Traités d’Amitié » avec plusieurs Grandes Loges sud-américaines. Les Grandes Loges Traditionnelles du Paraguay, du Département d’Antioquia en Colombie, de Bolivie (Rite York), du Brésil et de Guyana-Venezuela. Elles étaient représentées par leur Haut Représentant, le Respectable Frère Oswald Valente. Il a honoré de sa présence cette signature historique. Ces traités symbolisent une volonté commune de renforcer les relations fraternelles et de coopération entre les Grandes Loges maçonniques de pratiques traditionnelles des deux continents, offrant une occasion précieuse de partager des idées et des projets, et de célébrer les valeurs communes de la franc-maçonnerie : la fraternité, la solidarité, le perfectionnement de soi et le service désintéressé envers nos Frères humains.
Cette journée mémorable a non seulement consolidé les liens entre les membres de la GLIF, mais a également ouvert de nouvelles perspectives de collaboration nationale avec les Grandes Loges de Maçonnerie traditionnel en France et à l’international, renforçant ainsi l’esprit de fraternité qui lie, dans un même esprit de fidélité et de pratique, tous les Francs-maçons à travers le monde.
La Tenue de Grande Loge s’est conclue par un discours inspirant du Grand Maître Robert Mouriez. Il a exprimé sa volonté de continuer à œuvrer dans des conditions de paix et d’harmonie, indispensables au travail initiatique régulier des Loges. Il a également réaffirmé l’importance de rester fidèle aux valeurs qui ont donné naissance à la GLIF : amour fraternel, autonomie des loges, séparation du maçonnique et du matériel, comportements courtois et fraternel entre soi.
Cette célébration de la Tenue de Grande Loge de la Grande Loge Indépendante de France a non seulement renforcé les liens existants, mais a aussi ouvert de nouvelles perspectives pour la Franc-maçonnerie, tant sur le plan national qu’international. En renforçant ces liens, la GLIF a démontré, une fois de plus, qu’elle continue de jouer son rôle de centre d’union dans le paysage maçonnique français, dans l’extension de ses relations fraternelles au-delà des frontières nationales, dans la promotion des valeurs maçonniques et de la pratique maçonnique traditionnelle au sein de la chaîne maçonnique internationale.
Le Bréviaire Mystique est un ouvrage écrit par Sédir, pseudonyme de Yvon Le Loup (1871-1926), mystique, occultiste, écrivain et enseignant spirituel français. Il est surtout reconnu pour ses contributions à la mystique chrétienne et à l’ésotérisme.
Vous avez dit Sédir ?
Le pseudonyme Sédir, anagramme de désir, encapsule parfaitement l’essence de l’œuvre et de la vie spirituelle d’Yvon Le Loup. Il symbolise la quête intense et passionnée de vérité et de communion avec le divin, un thème central dans ses écrits et ses enseignements mystiques.
Voici un aperçu de sa vie et de son œuvre.
Yvon Le Loup est né le 2 janvier 1871 à Dinan, en Bretagne et a étudié à l’École des Arts Décoratifs, puis a travaillé comme dessinateur industriel avant de se tourner vers l’occultisme et la mystique.
À Paris, il rencontre Gérard Encausse, connu sous le nom de Papus, qui l’initie à l’occultisme. Sédir devient membre de l’Ordre Martiniste et collabore avec Papus sur diverses publications ésotériques.
Au fil du temps, Sédir s’éloigne des cercles occultistes pour se consacrer à une voie mystique chrétienne plus pure et plus intérieure. Il fonde l’Association des Amis de la Prière en 1920, mettant l’accent sur la prière et la méditation chrétiennes.
Sédir
Sédir a écrit de nombreux livres et articles sur la mystique, la spiritualité chrétienne, et l’occultisme. Voici quelques-unes de ses œuvres les plus importantes, dans le domaine de la mystique et de la spiritualité, puis dans celui de la mystique chrétienne.
Ses œuvres mystiques et spirituelles :
– Les Miroirs Magiques (1907) sont une étude sur les miroirs magiques et leur utilisation dans la pratique spirituelle et mystique ;
– Initiations (1908) est un livre explorant les différentes étapes de l’initiation spirituelle, en mettant l’accent sur les aspects mystiques et intérieurs du cheminement spirituel ;
– Histoire et doctrine des Rose-Croix (1910) est un ouvrage sur l’histoire et les enseignements de la fraternité mystique des Rose-Croix ;
– Le Livre de la Chance (1923) explore les aspects mystiques de la chance et du destin.
Ses œuvres sur la mystique chrétienne :
– Bréviaire Mystique (1911), objet de cette réédition par Amici Librorum, est un recueil de prières, de méditations et de réflexions pour guider les chercheurs spirituels dans leur quête d’union avec Dieu ;
– Les Amitiés Spirituelles (1926) traite de l’importance des amitiés spirituelles et des communautés de prière dans la vie mystique chrétienne ;
– Les forces mystiques et la conduite de la vie (1911) analyse les forces spirituelles et leur influence sur la vie quotidienne et la conduite morale.
Sédir a aussi contribué à de nombreuses revues ésotériques, notamment L’Initiation et Le Voile d’Isis. Ses articles couvrent une variété de sujets, allant de l’occultisme à la mystique chrétienne.
Tombe de Sédir, Cimetière Saint-Vincent Paris 18e arr.
Sédir a influencé de nombreux chercheurs spirituels à travers ses enseignements et ses écrits. Son approche de la mystique chrétienne, centrée sur l’amour divin, la prière et la méditation, a eu un impact durable sur la spiritualité contemporaine.
Après sa mort le 3 février 1926, Sédir a été reconnu comme l’un des principaux mystiques et écrivains spirituels de son époque. Ses œuvres continuent d’être lues et étudiées par ceux qui cherchent à approfondir leur vie spirituelle.
Pour beaucoup d’initiés, Sédir, ou Yvon Le Loup, a marqué le paysage de la mystique chrétienne et de l’ésotérisme par ses écrits profonds et ses enseignements spirituels. Son héritage perdure à travers ses œuvres et les pratiques spirituelles qu’il a inspirées, offrant un chemin vers une compréhension plus profonde de la vie mystique chrétienne.
Vous avez dit Bréviaire Mystique ?
C’est un recueil de prières, de méditations et de réflexions spirituelles destinées à guider les lecteurs sur leur chemin spirituel. L’ouvrage est conçu pour offrir un soutien quotidien aux pratiquants de la mystique chrétienne et aux chercheurs spirituels.
1re de couv., détail
Le livre est organisé en une série de chapitres ou de sections qui couvrent divers aspects de la vie spirituelle, de la prière, de la méditation et de la contemplation. Il inclut des textes inspirés des Évangiles, des écrits mystiques chrétiens, et des réflexions personnelles de Sédir.
Bréviaire Mystique met l’accent sur l’importance de la relation personnelle et intime avec le divin. Sédir propose des méthodes et des prières pour aider les lecteurs à approfondir leur pratique spirituelle. L’ouvrage aborde également les aspects éthiques de la vie mystique, encourageant les lecteurs à vivre selon des principes élevés de vertu et de moralité. Sédir détaille les concepts de transcendance divine et d’immanence, aidant les lecteurs à comprendre comment le divin peut être présent à la fois au-delà et au sein de la création.
Bréviaire Mystique a eu une influence notable sur les cercles mystiques et ésotériques en France et au-delà. Il est apprécié pour sa profondeur spirituelle et sa capacité à guider les chercheurs spirituels dans leur quête d’union avec le divin.
L’ouvrage est souvent considéré comme un texte de référence pour ceux qui s’intéressent à la mystique chrétienne et aux pratiques de dévotion personnelle et a contribué à populariser et à diffuser les idées mystiques et ésotériques de Sédir.
Le Bréviaire Mystique a été lu et médité par de nombreux adeptes de la spiritualité et de la mystique chrétienne. Il continue d’être une source d’inspiration pour les chercheurs spirituels contemporains.
Le Bréviaire Mystique de Sédir est un ouvrage précieux pour les étudiants de la mystique chrétienne et de l’ésotérisme. Par ses prières, méditations et réflexions, il offre un guide pour ceux qui cherchent à approfondir leur relation avec le divin et à vivre une vie de dévotion spirituelle.
Pour les 80 ans de cet anniversaire, diverses cérémonies et événements commémoratifs ont été prévus en Normandie, impliquant des commémorations officielles, des hommages aux vétérans, des reconstitutions historiques, des expositions, et des conférences éducatives. Ces événements servent non seulement à honorer ceux qui ont combattu et ceux qui ont perdu la vie lors de cette opération cruciale, mais aussi à éduquer les nouvelles générations sur l’importance de ce jour dans l’histoire mondiale. C’est une occasion pour les nations alliées de réfléchir à l’impact et aux conséquences de la guerre, et de renforcer les liens qui unissent les pays impliqués dans la lutte pour la liberté.
Les lieux historiques et symboliques du débarquement du 6 juin 1944 en Normandie sont des sites clés pour comprendre les opérations et les sacrifices faits durant la Seconde Guerre mondiale. Ces sites attirent des visiteurs du monde entier, souhaitant honorer la mémoire des soldats alliés et découvrir l’histoire de cette journée cruciale. Voici quelques-uns des lieux les plus emblématiques :
Les Plages du Débarquement : les cinq plages du débarquement sont parmi les plus célèbres et symboliques lieux de mémoire. Les voici :
-Utah Beach : située à l’ouest, c’est ici que les troupes américaines ont débarqué et ont rencontré moins de résistance que prévu, ce qui a permis une avancée rapide.
Omaha Beach
-Omaha Beach : connu pour les lourdes pertes subies par les forces américaines, le secteur d’Omaha est devenu un symbole du sacrifice et du courage.
-Gold Beach : c’était l’une des plages attribuées aux troupes britanniques. La prise d’un bunker allemand à la Pointe du Hoc par les Rangers américains est l’un des faits marquants.
-Juno Beach : les forces canadiennes ont joué un rôle clé ici, et ce site souligne l’importante contribution du Canada au débarquement.
-Sword Beach : également assignée aux forces britanniques, cette plage a vu des combats intenses et la jonction avec les parachutistes britanniques et français.
La Pointe du Hoc
Les autres sites
-La Pointe du Hoc : un promontoire situé entre Utah Beach et Omaha Beach, où les Rangers américains ont escaladé des falaises sous le feu ennemi pour neutraliser les positions d’artillerie allemandes menaçant les plages.
-Le Cimetière Américain de Normandie : situé à Colleville-sur-Mer, au-dessus d’Omaha Beach, ce cimetière est le lieu de repos de milliers de soldats américains tombés lors des combats en Normandie. Le site offre une vue poignante sur la plage et est un lieu de recueillement profond.
-Le Mémorial de Caen : un musée et un centre pour la paix qui offre une perspective complète sur la Seconde Guerre mondiale, y compris les événements du D-Day et leurs répercussions sur l’histoire européenne.
-Le Pegasus Bridge : ce pont stratégique a été capturé par les parachutistes britanniques dans les premières heures du débarquement, permettant aux alliés de sécuriser les flancs est de la zone de débarquement et de protéger contre les contre-attaques allemandes.
-Sainte-Mère-Église : un des lieux emblématiques aussi du débarquement allié en Normandie, particulièrement célèbre pour les événements survenus dans la nuit précédant le D-Day, le 6 juin 1944. Cette petite commune française est devenue célèbre pour le parachutage des troupes aéroportées américaines, notamment les éléments de la 82e et de la 101e division aéroportée, qui avaient pour mission de sécuriser la zone et de faciliter l’avancée des troupes débarquées sur les plages.
-L’histoire de John Steele : l’un des événements les plus célèbres impliquant Sainte-Mère-Église est celui du parachutiste John Steele, dont le parachute s’est accroché au clocher de l’église pendant l’attaque.
Tract avec, au verso, « Le général Eisenhower s’adresse aux peuples des pays occupés »
Il est resté suspendu au clocher pendant plusieurs heures, feignant d’être mort pour éviter d’être la cible des tirs allemands, avant d’être capturé et plus tard libéré par ses camarades. Cette scène est immortalisée par un mannequin suspendu au clocher de l’église dans la ville. En date du 6 juin 2022, 450.fm publiait « John Marvin Steele, le célèbre parachutiste du 6 juin 1944 était-il Franc-Maçon ? » Avec de nombreuses illustrations, à lire ou à relire.
Sainte-Mère-Église reste un symbole puissant de la libération de la France et un lieu de mémoire important.
Le Musée du Débarquement
-Arromanches-les-Bains, souvent simplement appelée Arromanches, est un autre site crucial du débarquement allié en Normandie, situé sur la côte nord de la France. Ce petit village est surtout célèbre pour son rôle dans l’installation et l’utilisation du port Mulberry, un port artificiel qui a été crucial pour le succès de l’Opération Overlord.
Les Ports Mulberry : Arromanches a été choisi comme site pour l’un des deux ports Mulberry construits par les Alliés (l’autre étant à Omaha Beach). Ces ports temporaires, composés de caissons flottants (appelés « Phoenix ») et de pontons, ont été conçus pour faciliter le débarquement rapide de grandes quantités de matériel et de troupes nécessaires à la campagne de libération de l’Europe. Ils étaient essentiels car les Alliés n’avaient pas réussi à capturer un port en eau profonde dans les premiers jours de l’invasion.
Les opérations logistiques : le port Mulberry à Arromanches est devenu opérationnel quelques jours après le début du D-Day. Il a permis le déchargement de milliers de tonnes de matériel chaque jour. Ce système ingénieux a été utilisé jusqu’à la fin de l’été 1944, et a joué un rôle déterminant dans le maintien des forces alliées en matériel et en renforts lors de leur avancée à travers la France.
Le Musée du Débarquement : ce musée, situé directement à Arromanches, offre une vue détaillée sur la construction et le fonctionnement des ports Mulberry. Il présente des maquettes, des photographies, des films d’époque, et des artefacts relatifs à la construction et à l’opération des ports artificiels.
Les vestiges du port Mulberry : les restes des structures du port Mulberry sont encore visibles aujourd’hui dans la mer, témoignant de l’ampleur de cette opération logistique. Ces vestiges sont particulièrement impressionnants à marée basse.
Arromanches reste un témoignage vivant de l’ingéniosité et du courage des forces alliées durant la Seconde Guerre mondiale. Les visiteurs viennent du monde entier pour se recueillir et apprendre sur les incroyables réalisations techniques et humaines qui ont caractérisé l’invasion de la Normandie.
Source https://michelsardou.fandom.com/
« Si les Ricains n’étaient pas là » …
La chanson de Michel Sardou intitulée « Si les Ricains n’étaient pas là » est un hommage aux soldats américains qui ont participé à la libération de la France et de l’Europe durant la Seconde Guerre mondiale. Sortie en 1976, cette chanson exprime la reconnaissance envers les États-Unis pour leur rôle décisif dans la lutte contre l’Allemagne nazie. Les paroles, écrites par Michel Sardou en collaboration avec Pierre Delanoë, soulignent l’importance de ne pas oublier les sacrifices faits par les soldats américains.
Les paroles imaginent un monde où les États-Unis n’auraient pas participé à la guerre, posant la question de ce que serait devenue l’Europe sans leur intervention. La chanson a été interprétée dans un contexte où la présence militaire américaine en Europe, particulièrement pendant la Guerre Froide, était parfois contestée, mais elle rappelle surtout l’importance historique et les sacrifices consentis durant la Seconde Guerre mondiale.
Quelques paroles : « … Si les Ricains n’étaient pas là/Vous seriez tous en Germanie/À parler de je ne sais quoi/À saluer je ne sais qui… »
« Poppy », le coquelicot
En 2024, à l’occasion du 80e anniversaire du débarquement du 6 juin 1944, il est essentiel de poursuivre et de renforcer le travail de mémoire pour honorer les sacrifices des hommes et des femmes qui ont participé à cette journée historique. Cette date marque non seulement un tournant décisif dans la Seconde Guerre mondiale, mais elle symbolise également l’engagement pour la liberté et la paix en Europe et dans le monde.
Nous devons nous rappeler et transmettre les histoires de courage, de détermination et d’humanité qui ont caractérisé le D-Day, afin de préserver cette mémoire collective pour les générations futures. Les cérémonies commémoratives, les projets éducatifs, les expositions et les publications sont autant de moyens de rendre hommage aux disparus et de souligner l’importance de la paix, fruit de tant de luttes et de sacrifices.
Il est de notre responsabilité de maintenir vivant le souvenir de cette lutte pour la liberté, en veillant à ce que les leçons du passé continuent d’éclairer notre présent et notre avenir.
Le rituel maçonnique peut être abordé selon une triple perspective, à la fois anthropologique, historique et symbolique. Le processus initiatique, qu’emblématise et opère le rituel, est-il un invariant anthropologique ? Quels rapports le rituel entretient-il avec le « monde imaginal » selon Henri Corbin, ou celui des « archétypes » selon Jung ?
Quelles furent les sources spécifiques du rituel maçonnique, né en Europe dans le courant du XVIIe siècle – et que nous suggèrent-elles ? En quoi réside l’éventuelle spécificité du rituel maçonnique par rapport à d’autres – magiques ou religieux par exemple ? Enfin, comment vivre un rituel traditionnel dans un monde sécularisé ?
Roger Dachez a été initié à la Grande Loge de France en 1980- Il est depuis 1985 membre de la Loge Nationale Française (LNF) dont il fut président du conseil national de 1992 à 1997. Il est également président de l’Institut Maçonnique de France fondé en 2002. Depuis le 21 avril 2018, il est le grand maître des Loges nationales françaises unies. Roger Dachez est aussi membre du comité scientifique du Musée de la Franc-Maçonnerie à Paris. Parallèlement, il dirige la revue d’études maçonniques : Renaissance Traditionnelle
« Il y a des anticléricaux qui sont vraiment des chrétiens un peu excessifs »
Rémy de Gourmond (Promenades philosophiques)
Et dire que l’anticléricalisme fut l’un des sports favoris des Français ! Encore quelque chose en voie de disparition. Peut-être encore une histoire de réchauffement climatique ! Un Frère humoriste écrivait récemment : « Je plains sincèrement les anticléricaux d’aujourd’hui : « bouffer du curé » c’est se condamner à mourir de faim, car c’est devenu une denrée rare » !
Il a raison : les vocations se font rares et le catholicisme se protestantise en accéléré, allant discrètement jusqu’à signer à Augsbourg, le 31 octobre 1999, la Déclaration commune sur la « justification par la foi » qui fut l’un des points d’achoppement théologique des plus discuté au temps de la naissance de la Réforme entre catholiques et protestants et qui, comme nous ne le savons que trop, mit le feu à l’Europe durant les guerres de religion et se traduisit par des milliers de morts.
Tout cela pour savoir si c’est la tradition ayant le « label Vatican » et les œuvres qui dirigent le croyant, où la libre interprétation de la Bible reposent chez Luther et Calvin sur la question de la grâce et la prédestination augustinienne, dans une organisation paroissiale dont l’élément essentiel demeure la Bible (« Sola Scriptura ») et où il n’y a pas de hiérarchie ecclésiale d’ordre divin, le pasteur n’étant, avant tout, qu’un « technicien » du livre. Cette Déclaration, adoptée par l’Église catholique et la Fédération Luthérienne mondiale, affirmait un consensus de fond sur la question centrale du salut, qui avait donné lieu à de si vives controverses depuis le 16eme siècle. Elle fut ratifiée en 2006 par le Conseil méthodiste mondial, puis en 2017, par la Communion mondiale d’Eglises réformées et par la communion anglicane. Cet accord tentait un regroupement des Eglises chrétiennes, sans gaieté de coeur, pour faire face à une nette déchristianisation des sociétés. Ce fut également le temps de « mettre les pendules à l’heure » concernant les rapports avec ceux qui ne se réclament pas d’une idéologie chrétienne : Juifs, Musulmans, Bouddhistes, Athées, ou simplement (et largement !) Indifférents.
I-par quoi va-t-on remplacer la variante d’ajustement ?
Vous avez compris que la difficulté première réside dans la définition d’un concept qui est différent selon son milieu de provenance : l’anticléricalisme des Eglises issues de la Réforme, celui de minorités persécutées théologiquement (Les Cathares et les Vaudois, par exemple), les populations catéchisées durant la période coloniale et ostracisées par rapport à leur « paganisme », le choc avec l’Islam dès le 6eme siècle, le judaïsme « bête noire » durant des siècles et, enfin et surtout, les philosophes déistes ou matérialistes des 18e et 19e siècles. Cependant, l’anticléricalisme est surtout lié avec un certain individualisme qui nourrit une défiance invétérée pour toute influence personnelle trop prononcée, mais l’anticléricalisme est une idée politique, peut-être même un élément fondamental de notre histoire politique française. Il mobilise les puissances de l’instinct du sentiment, même quand il évoque le pouvoir de la raison ou qu’il se vante de s’affranchir de la tyrannie de l’irrationnel et de la superstition et où, en fait, il joue principalement sur les ressorts affectifs.
Mais nous pouvons constater, historiquement, que c’est en premier une variante d’ajustement, un expédient tactique afin de détourner l’opinion des vrais problèmes de la vie sociale. Certains historiens évoquent le fait que l’anticléricalisme ne serait qu’un leurre imaginé pour dériver l’attention du peuple, par la bourgeoisie, des injustices dont bénéficient les classes dirigeantes. Cela relèverait donc t-il d’une idéologie de diversion, habilement entretenue par la bourgeoisie républicaine éclairée ? Henri Guillemin dans son ouvrage, « Histoire des catholiques français au XIXe siècle (1815-1905) » (1) oriente sa pensée dans ce sens : l’anticléricalisme fut un magnifique outil pour se dispenser d’entreprendre des véritables réformes de structures. En somme, l’utilisation de l’anticléricalisme par la gauche bourgeoise serait la contrepartie et la réplique de l’exploitation du sentiment religieux par le parti de l’ordre ! Henry Guillemin, nous dit finalement qu’existent deux fractions de la bourgeoisie qui se sont donné le lot pour mystifier le peuple par rapport à un imaginaire affectif entretenu par toute une imagerie, portée parfois au paroxysme dans les deux camps. Mais le spectre du cléricalisme servit surtout énormément d’adjuvant à la propagande libérale ou républicaine et cimenté des majorités désunies, et il a aussi été pour certaines communautés une réaction de type corporatif : par exemple, chez les instituteurs où il a traduit un réflexe de défense professionnelle contre l’école privée concurrente, avec à la clef la mise en place militante (et presque religieuse !) du concept de laïcité. L’anticléricalisme est bien, de surcroît, une idéologie qui a mobilisé autour de thèmes simples et fort, des dévouements et des passions : pour des générations qui se sont battues contre l’intolérance, le jésuitisme, l’hypocrisie. Cela est devenu, presque une foi, sinon une religion.
Intervient, ici aussi, une réflexion sur la fonction incontournable du « bouc émissaire » : toute famille ou tout groupe humain, pour son image de marque, sa vision imaginaire de la perfection, et pour correspondre aux normes sociétales a besoin d’un groupe ou d’un individu porteurs du « péché » sur lesquels la faute collective peut-être projetée. Paradoxalement, indispensables par rapport à l’effacement d’une culpabilité individuelle ou collective qui maintien le mythe d’une pureté, le groupe se sent désarçonné quand le groupe incriminé se trouve en voie de disparition ou devient intouchable par rapport à l’évolution historique ou économique. Nous en avons de multiples exemples : les sorcières, les pestiférés, les hérétiques de tous poils, les Francs-Maçons et le trop célèbre antisémitisme. L’anticléricalisme fut aussi, souvent, pour une partie de la population, une déviation lui permettant d’avoir accès à l’idée d’être « clean ». Mais, l’Église catholique, étant en nette régression en France, tant dans le clergé que dans les effectifs des croyants, son statut d’ex-bouc émissaire perd totalement sa fonction réparatrice. La société va alors s’orienter vers de nouveaux groupes sociaux ou renforcer ceux qui existent pour jouer le rôle de purificateurs du groupe majoritaire, bénéficiaire du sacrifice à on ne sait trop quel dieu ! Au-delà des événements politiques du Moyen-Orient, nous pouvons par exemple nous demander si l’antisémitisme et l’antimaçonnisme en progression très nette ne sont pas le résultat de ce glissement sémantique lié à l’affaiblissement progressif d’une Eglise qui ne représente plus guère un danger ?…
Ii- juste un petit coup d’œil sur l’histoire…
Si la pratique de l’anticléricalisme fut une pratique enracinée dans l’histoire, l’épithète anticlérical aurait fait sa première apparition en France autour de 1852 et, selon Georges Weill (2), employé dans un sens péjoratif en 1848, principalement par des Libres-penseurs, tels Paul Deschanel (3) ou Victor Hugo qu’inquiète la volonté qu’il prête à l’Église de ressaisir pouvoir et influence perdus. L’apparition dans le langage politique des vocables clérical et anticlérical, cléricalisme et anticléricalisme s’opère dans les années 1850-1870. Ces termes ne sont pas confondus avec l’athéisme : l’anticléricalisme, stricto sensu, ne se prononce pas sur l’existence ou la nature de Dieu et reste dans une neutralité métaphysique où les anticléricaux peuvent aussi bien faire profession de foi déiste que d’adhérer à la négation d’un Être Suprême. Le domaine de l’anticléricalisme est de contenir et de ramener la religion dans les limites conformes qu’il se fait de la distinction des domaines et de l’indépendance de la société civile et il ne se confond pas avec l’indifférence religieuse déjà signalée par Lammenais (4) en 1817 et qui, ayant pris de plus en plus d’ampleur aujourd’hui, représente pour les Eglises un danger bien supérieur à l’athéisme ou à la Libre-Pensée. En fait, l’indifférence est le véritable athéisme de ce temps, et l’anticléricalisme militant se trouve confronté à la vacuité même des Eglises !
Il ne faut pas oublier que dans le mot cléricalisme, il y a « clerc », et il ne saurait donc y avoir de cléricalisme là où n’existerait pas un clergé constitué, séparé, hiérarchisé. Donc, il est l’apanage des religions qui comportent l’existence d’un clergé et c’est naturellement pourquoi l’Église catholique sera visée en France, relayée aujourd’hui par l’Islam (surtout dans le courant chiite) par sa volonté de conversion et de conquête théologique de la vie politique et culturelle française. Mais, L’anticléricalisme procède essentiellement du christianisme par réaction et par filiation : plus un pays est chrétien, plus il est porté à l’anticléricalisme. Etrange couple qui ne peut se séparer malgré les scènes de ménage ! L’anticléricalisme existe maintenant également à l’intérieur du christianisme même, surtout après les affaires de mœurs dévoilées par la presse. Son axiome repose sur l’individualisme libéral selon lequel la religion demeure une affaire privée et que l’État et la société ne doivent pas en être affectés.
Mais l’anticléricalisme est confronté à des limitations par l’évolution même du catholicisme et l’impossibilité d’utiliser la critique habituelle : l’existence des prêtres-ouvriers, l’appartenance de certains prêtres aux guérillas sud-américaines, et surtout, le Concile de Vatican II en 1962, n’ont pas arrangé les choses pour l’anticléricalisme traditionnel et l’ont obligé à plus de circonspection dans les critiques sous peine de devenir lui-même objet de caricatures ! L’époque de « La Calotte », cette feuille spécialisée dans l’anticléricalisme, est révolue et ne figure plus que dans les curiosités. Il est intéressant, également, de constater que l’anticléricalisme n’est lié ni avec une philosophie politique ou une doctrine sociale déterminées : on peut être anticlérical et républicain (qui demeure l’association la plus fréquente) ou anticlérical et royaliste car le gallicanisme (5) monarchique était dirigé contre le cléricalisme. Charles Maurras (1868-1952) et «l’Action Française » n’épargnèrent guère l’Église. Sans oublier, précisément, que ce fut la noblesse qui manifesta un anticléricalisme virulent, du moyen-âge jusqu’à une période tardive, les nobles ayant toujours traités les prêtres avec condescendance, comme des domestiques un peu supérieurs préposé au spirituel tandis que d’autres l’étaient à la gestion de leur biens. Le dédain aristocratique rejoignait le gallicanisme des conseillers des rois. Après la Révolution de 1789, la bourgeoisie va reprendre le flambeau au grès de ses intérêts, surtout au 19e siècle, âge d’or de l’anticléricalisme.
Iii- tiens, si on allait dans le vif du sujet : la franc-maçonnerie ne présente t-elle pas un petit côté clérical de temps en temps ?!
Si une des institutions était prête à l ‘anticléricalisme, du fait de ses origines, c’est bien la Franc-Maçonnerie !
Un anticléricalisme, qui plus est, sur fond religieux, en regard de ses origines : les fondements réformés de la Maçonnerie qui ne seraient niés que par quelques nostalgiques de belles histoires d’héritage de l’Egypte, des alchimistes, ou des Templiers ! La célèbre revue de nos Frères Britanniques « Quatuor Coronati » ne peut que nous confirmer cette origine historique, étant d’ailleurs le résultat d’un pragmatisme classique d’Outre-Manche : Las des guerres civiles nombreuses au Royaume-Uni, qui jouent contre leurs intérêts commerciaux et diplomatiques, vont tenter de se rencontrer par-delà leurs différences théologiques, où sont confrontés deux groupes antagonistes de la Réforme : l’Église anglicane et les protestants presbytériens de John Knox (6). Les nouvelles perspectives économiques du développement industriel bien en avance sur l’Europe continentale amenait la bourgeoisie protestante et une partie de la noblesse anglicane (En Grande-Bretagne la noblesse avait le droit de faire des affaires, tandis que sur le continent la noblesse ne devait pas « déroger »(7)) a trouver un compromis qui dépasse les questions théologiques. Pour se faire, ils empruntèrent les habits d’un compagnonnage de métiers, en voie de disparition face à une industrie envahissante, en se gardant d’évoquer un concept de Dieu qui ferait replonger les participants dans des querelles. C’est pourquoi ils se rallièrent à l’image symbolique de Grand Architecte de l’Univers, formule passe-partout, inventée par le philosophe irlandais John Toland (8) qui convenait à tout le monde. Bien entendu, cette Maçonnerie naissante ne concernait initialement que les courants de la Réforme d’où étaient exclus, durant une longue période, les catholiques et les juifs. Naturellement, La Franc-Maçonnerie, fut très influencée par ses origines réformées et déboucha sur un compromis étrange entre association et courant religieux relevant d’une certaine forme de protestantisme libéral.
Cette origine, essentiellement religieuse, inscrit d’emblée la Franc-Maçonnerie dans la question gênante et jamais résolue de savoir si elle est une forme ecclésiale ou, si chez elle en existerait la tentation (9). Elle fut même désignée comme « Eglise de la bourgeoisie » par le marxisme ! Il convient de constater, cependant, qu’elle présente de nombreux caractères sociologiques qui caractérisent l’appellation ecclésiale : La croyance à un Principe couramment associé à l’image de Dieu ou d’une transcendance, des rituels, des cérémonies, une référence biblique dans pratiquement la majorité des obédiences ou loges, avec des serments prêtés sur la Bible, une éthique au service des autres, une escathologie (10) (La reconstruction du temple détruit, le remplacement de la « Jérusalem terrestre », siège de l’imperfection par la « Jérusalem céleste », image de la perfection augustinienne) des appellations de Frères et Sœurs, etc…font que la ressemblance (si ce n’est la copie !) avec une religion est assez évidente pour un observateur non-impliqué. Cette ritualisation de la vie maçonnique est sans doute une conséquence de l’importance que l’anglicanisme prendra dans la Maçonnerie britannique par rapport aux calvinistes : il suffit de visiter une église anglicane, héritière du décorum catholique et le dénuement d’un temple calviniste pour comprendre l’enjeu des influences victorieuses !
Devant ce décorum, finalement très religieux dans son essence, Il est intéressant de constater la réticence de nombreux libres-penseurs ou de déçus de religions diverses de venir se réfugier dans une ambiance prêchi-prêcha maçonniques qu’ils fuyaient à toutes jambes !
Vous allez voir le coup que nous allons bientôt être victimes de l’anticléricalisme ! Le monde est vraiment diabolique…
NOTES.
– (1) Guillemin Henry : Histoire des catholiques français au XIXe siècle (1815-1905) Genève. Editions Au Milieu du Monde. 1947. Réédition chez Utovie.
Henry Guillemin (1903-1992) fut un critique littéraire, historien, conférencier et polémiste. Il fut aussi un homme de radio et de Télévision
Il publiait, avec humour, sous le pseudonyme de Cassius Wikipédia !
– (2) Georges Weill (1865-1944) : historien. Auteur notamment de : « Histoire du Parti Républicain en France « 1814-1870), « Histoire de l’idée laïque en France au 19e siècle », « Histoire du catholicisme libéral en France ».
– (3) Paul Deschanel (1855-1922) : Journaliste et écrivain, ancien Président de la République française du 18 février au 21 septembre 1920. Connu pour le fameux épisode de sa chute d’un train en pyjama !
– (4) Lammenais (1782-1854) : De son vrai nom, Félicité Robert de Lammenais. Ecrivain et penseur français. Auteur, entre autres, de : « Essai sur l’indifférence » (1817), « Paroles d’un croyant », « Le livre du peuple » (1837) . Très fondamentaliste catholique au départ, il évoluera vers les causes sociales, notamment dans la défense des ouvriers et il sera condamné par le Pape Grégoire XVI. Il rompt avec l’Église catholique et se préoccupe de l’élaboration d’un christianisme social.
– (5) Gallicanisme : Doctrine religieuse et politique française mise en place durant la royauté et qui voulait organiser l’Église de France de façon autonome par rapport au Pape. Donc, une orientation qui présentait certains rapprochements avec l’Église anglicane.
– (6) John Knox (1513-1572) : Réformateur de l’Église écossaise grâce à son célèbre « Book of Common Order » qui rompt avec la tradition liturgique de Rome. Il va collaborer étroitement avec Jean Calvin et organiser l’Église presbytérienne. Il demeure une figure essentielle de la Réforme écossaise entamée en 1528.
– (7)Déroger : Manquer aux obligations de son rang. Par exemple, sous l’Ancien Régime en France, les nobles ne se livraient pas à des activités commerciales, tandis qu’ils pouvaient le faire en Grande-Bretagne. Leurs orientations étaient liés à la chose militaire ou au clergé.
– (8) John Toland (1670-1722) : Libre penseur irlandais. Inventeur du terme « panthéiste » ; dans son ouvrage le « Pantheiscon » qui reflète une grande admiration pour Baruch Spinoza. Autres ouvrages : « Le Christianisme sans mystère », « Lettres à Séréna ». Il sera à la base du concept de Grand Architecte de l’Univers.
– (9) Baron Michel : « La Franc-Maçonnerie et la tentation ecclésiale l’aventure des Théophilantropes-1797-1801 » Paris. Les cahiers de Villard de Honnecourt. 2024. (Pages 20 40).
– (10) Escathologie : Discours sur la fin du monde ou des temps. Concept qui relève à la fois de la théologie et de la philosophie. Souvent lié au texte de l’Apocalypse de Jean.
BIBLIOGRAPHIE
Diderot Denis : La religieuse, in « Oeuvres Tome II-Contes. ParisEditions Robert Laffont. 1994.
Rémond René : L’anticléricalisme en France. De 1815 à nos jours. Paris. Editions Fayard. 1976.
Richardt Aimé : Lamenais le révolté. Paris. Editions Artège. 2017.
Roche Daniel : La France des Lumières. Paris. Editions Fayard. 1993.
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« Mystères & Inexpliqués » est un podcast créé par BTLV, adapté et diffusé par Europe 1. Si vous aimez les histoires paranormales et les événements qui dépassent la rationalité, ou que vous êtes curieux de nouvelles découvertes, ce podcast est fait pour vous. Les propos tenus dans cet épisode n’engagent que la ou les personnes invitées.