Si nous admettons que la franc-maçonnerie peut être assimilée par certains aspects à un réseau, alors j’opte pour la qualifier de réseau social. Pour continuer les comparaisons, certes hasardeuses, c’est une sorte de Facebook bien avant l’heure, sans la technologie électronique.
La franc-maçonnerie se replie dès sa création dans des loges, avec ses membres pour échanger, tout comme vont le faire plus tard les réseaux sociaux que nous connaissons avec des pseudos et des codes qui peuvent eux aussi les rendre fermés et réservés, en créant des groupes et des sous groupes parfois privés
Il me vient à l’esprit, une fois n’est pas coutume, cette chanson que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître et où le chanteur Guy Béart parle de cette attrait pour les hommes à vouloir sans cesse créer des groupes.
Sur les réseaux sociaux d’aujourd’hui, ouverts à tous, nous francs-maçons, sommes régulièrement interpellés comme si nous agaçons de ne pas ouvrir nos portes, en restant dans le secret ou la discrétion et en limitant nos membres pour ainsi dire.
Alors en réaction peut être, nous avons créé et développé une façon de communiquer avec l’humour dont je suis moi-même un des protagonistes. Oui nous communiquons de plus en plus vers l’extérieur avec plus ou moins de réussite et toutes les sœurs et tous les frères peuvent le faire sur les réseaux sociaux.
La porte s’entrouvre ou s’ouvre, la parole circule. Nos propos sur les réseaux sociaux se mélangent aux vidéos, voire aux réels que nous diffusons, à tel point que nous pouvons croire que nous sommes devenus tous des sœurs et frères d’obédiences facebook, instagram ou autres et que nous travaillons à la Gloire du Grand Google
Cependant à mon avis il n’en est rien, notre solidarité, notre fraternité, notre égalité et toutes les valeurs que nous vivons, recherchons et pouvons diffuser passent par notre « réseau », physique concret qui s’appuie sur nos réunions, nos contacts, nos échanges d’une vie de Famille et comme je le dis souvent où le partage ne se limite pas seulement aux clics…
Je vous laisse car je dois terminer ma video humoristique !!!
Il y a 40 ans, Roger Leray, Grand Maître du GODF, faisait le pari de la Paix et s’engageait !
Faisant la leçon aux loges de Nouméa, il prit le parti de la Paix et de la décolonisation !
Quelle belle espérance nous avons vécu à cette époque ! La franc-maçonnerie apparaissait au public dans toute sa beauté ! Elle était respectée et écoutée !
Aujourd’hui les émeutiers canaques s’en sont pris au temple maçonnique de Nouméa ! La colère après tant d’années de déception !
L’histoire est une succession d’événements manqués !
Mais l’histoire est aussi faite de personnalités fortes qui, un jour, se lèvent et s’engagent !
Ainsi fut Roger Leray !
A rebrousse poil de caciques locaux, dont de nombreuses personnalités maçonniques, il a reconnu le droit à la Justice du peuple canaque !
Après lui, ce fut le grand vide : Grand Maître après Grand Maître, la banalité des discours, l’absence d’engagement, l’incompétence ont fat leur œuvre !
Il faut dire que l’incapacité des différents gouvernements français à assumer la parole donnée par Michel Rocard et Roger Leray de s’engager vers la décolonisation complète de la Nouvelle Calédonie n’a pas facilité les choses !
Et puis il y a eu le refus des caldoches à s’engager dans une indépendance maîtrisée où les communautés auraient été capables de s’entendre dans une relation de soutien avec l’ex-puissance coloniale.
Comment s’étonner, qu’après la provocation inique de changer les règles du jeu, la violence apparaisse, pour ce peuple bafoué, comme la seule voie qui lui reste ?
Tristesse que tout cela suscite !
Quelles leçons en tirer ?
Pour le peuple français : le respect de l’identité des peuples anciens ne se négocie pas !
Pour les francs-maçonnes et les francs-maçons : La grande maîtrise n’est pas faite pour des mollassons baratineurs !
Il faut donner au Grand Maître une indépendance et le temps minimum pour connaître les enjeux !
La franc-maçonnerie est belle lorsqu’elle offre le visage de la cohérence avec la Paix et la fraternité universelle comme objectifs prioritaires !
Quand Aristote indique ce qu’est la spécificité de la philosophie, à l’opposé de la doxa, l’opinion, il précise que c’est la capacité de savoir poser des questions. Savoir poser bellement des questions. Ce fut, par après, ce que développa, tout au long des 12e et 13e siècles, siècles de lumière s’il en fut, l’université en son moment naissant : la « disputatio ». La question comme piété de la pensée ! Tout cela, évidemment, contre l’intolérance et l’attitude inquisitoriale en étant la conséquence.
De bons auteurs ont rappelé que ce fut, quelques siècles plus tard, le fil rouge du chemin initiatique qu’emprunta la Franc-Maçonnerie tout au long du 18e siècle. Luttant contre les divers dogmatismes du moment, elle fut en phase avec ce que ce Franc-Maçon que fut Hegel nomma, un peu plus tard, « l’esprit du temps ». Tolérance et liberté d’esprit, voilà les caractéristiques essentielles d’une F. M. authentique.
N’est-ce point cette sensibilité théorique qui s’exprime dans la phrase connue de Saint Exupéry : « Si tu diffères de moi mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis ». On la trouve d’ailleurs affichée dans l’escalier central du siège du Grand Orient de France, à Paris. C’est cette sensibilité que nous avions en commun qui m’unissait à mon grand ami et F :.Charles Porset. Tout, théoriquement, nous séparait. Il était un rationaliste passionné. Ce que je ne suis pas. Ayant une conception « clubiste » de la maçonnerie, ce que je me suis employé à critiquer.
Auberge Goose and Gridiron « L’Oie et le Grill »
Et pourtant, que de discussions passionnantes eûmes-nous ensemble, en descendant quelques bouteilles de Whisky. Ce whisky qui était son péché mignon. Mais nous évoquions à cet égard l’étymologie du mot « symposium » signifiant « boire ensemble », qui du Banquet de Platon aux Agapes maçonniques, sans oublier les partages arrosés de « L’Oie et le Grill » (1717) à Londres, est loin d’être négligeable dans l’élaboration de l’idéal communautaire caractérisant la F.M. Cette « reliance » (terme utilisé par Marcel Bol de Balle, F.M. belge d’envergure) lui tenait à cœur. Et il n’était pas étranger à ce besoin de piété nous tarabustant et qu’il voyait comme cette « religion séculière » caractérisant la « Franc-maçonnerie »[1].
Ami également de Bruno Étienne, avec lequel nous échangeâmes, très souvent, et qui me fit l’honneur de me citer fréquemment dans ses divers livres. Je mis un point d’honneur à rendre possible une rencontre entre lui et Porset, qui était, également aux antipodes de ses positions. C’est ainsi que je pus, en son temps, organiser un débat entre eux, en Sorbonne. Qui se termina, également, par une beuverie d’envergure.
Assemblée nationale en France
Le fond de ce débat reposait sur l’audacieuse analyse de B. Étienne, rappelant que le fait de considérer la F.M. comme société initiatique est parfois refusée au sein même de certaines obédiences faussaires. Tel est le cas de ceux qu’il nomme les « clubistes » du Grand Orient. Et qu’il critique parce que s’éloignant de plus en plus de la Tradition maçonnique. Ainsi cette remarque, frappée au coin du bon sens : « mon regret principal concerne aussi ma paroisse : le Grand Orient de France est en train de manquer le tournant du siècle/millénaire qui avait pu faire de la F.M. une piste comme elle le fut en d’autres temps, mais ces temps-là sont révolus »[2].
Chose curieuse, alors que les partis politiques et les syndicats sont en complète dégénérescence, on voit certaines obédiences tenter de prendre leur place. Et ainsi perdre leurs spécificités. Les syndicalistes dont on sait qu’ils ne représentent plus les « travailleurs » comme ces politiques de série B, qui n’ont même pas pu se confronter au suffrage universel, trustent les divers conseils et instances programmatiques et bureaucratiques de ce qui n’est plus qu’un rassemblement de « cinquante nuances de gris ». Tant il est vrai que les jeunes générations n’adhèrent plus à ces organisations d’une autre époque. Ou les désertent rapidement.
Et à quoi s’activent ces obédiences, sinon à édicter ou à faire appliquer servilement les oukases des pouvoirs publics. Ce fut le cas lors de la dernière psycho-pandémie. En reprenant les termes mêmes des organisations paragouvernementales, par exemple l’accusation de « complotisme ». Ce terme était fort à la mode dans les élites déphasées qui, devant le risque de sécession du peuple, reprend la tactique de l’inquisition. Ont été qualifiés de complotistes, les individus et les médias ne se satisfaisant plus des lieux communs officiels.
Procédé accusatoire on le voit fort éloigné la liberté d’esprit que j’ai évoquée plus haut. En ce sens oui : les Lumières sont éteintes. Elles sont devenues on ne peut plus « clignotantes ». Et , curieusement, le dogmatisme renait au sein même d’obédiences dont la raison d’être était de le combattre . En termes soutenus on nomme cela : « énantiodromie » . C’est ce que Héraclite analyse lorsqu’il montre que, au fil du temps, tout ce qui existe évolue vers son contraire. C’est le ruban de Möbius : quelque-chose et son opposé devenant une seule et même réalité !
Et pourtant il y a une rupture fondamentale entre ce qu’un Franc-maçon attend de son appartenance à une communauté initiatique et ce qu’offre de nos jours cette voie dévoyée, « substituée » qu’est devenue une F.M politiste. Je reprends l’expression « voie substituée » ( qui a été substituée à la vraie voie) au livre classique de Jean Baylot[3]. Il y rappelle qu’il existe de nombreux « travestissements » de la maçonnerie : le carbonarisme, Buonarotti, révolutionnaires professionnels, l’anthithétisme, et les multiples « maçonneries hors tradition ». Le tout, selon son expression, à « tonalité socialisante » et se fondant sur des prétentions scientifiques et un moralisme sectaire.
C’est en se coupant d’un Ordre immémorial qu’une obédience devient un « club » politiste ou un syndicat sans intérêt.
Toute ressemblance avec nos politiques etc.
Ne sachant plus réconcilier le passé et l’avenir en un présent vécu intensément. Dés lors, pour reprendre une expression utilisée par les marxistes, dont ils sont très familiers, et témoignant par là de ce qu’ils sont eux-mêmes devenus, ils sont voués aux « poubelles de l’Histoire » ! Cette « voie substituée » résulte du fait que la société initiatique a été dénaturée par l’infiltration en son sein d’éléments n’ayant aucune qualification spirituelle, culturelle ou intellectuelle. Ce sont surtout des gens avides de pouvoir, ayant la plupart du temps mal réussi leur vie professionnelle et s’employant à faire de la communauté initiatique un groupuscule politique plein de ressentiment. D’une manière simiesque, ils imitent. Utilisant des mots justes d’une manière fausse. Ils sont, tout simplement, des tricheurs !
Gilbert Durand
Pour ma part, j’ai toujours refusé cela. Et pratiquant ce que m’avait enseigné mes maître, tel notre Frère Gilbert Durand : la neutralité axiologique, j’ai accepté l’invitation des présidents de la République, de nombreux députés ou divers ministres, quel que soit leur bord politique . C’est dans le même ordre d’idées que je vais dans quelqu’émission que ce soit, en rappelant aux organisateurs que poussant à l’extrême la distinction entre le « savant et le politique » ( Max Weber) je n’ai jamais voté de ma vie. (Ce qui n’est que partiellement vrai, il m’est arrivé de voter à des élections municipales villageoises.)
La neutralité dont je viens de faire état est, tout simplement, la caractéristique des esprits libres. Caractéristique par excellence des Francs-Maçons fidèles à la Tradition initiatique. Fort éloignés du moralisme de la bienpensance, ils font leur la devise de ce grand Franc-Maçon qu’était Goethe : « Contre vents et marées, savoir se maintenir ».
[1] Charles Porset, Du bon Usage du symbolisme, Postface à Jean-Charles Nehr, Symmbolisme et franc-maçonnerie, ed. À l’Orient, 2008, p. 197
[2] Bruno Étienne, Une Grenade entrouverte, Ed. de l’Aube, 1999, p. 21 et L’Initiation, éd. Dervy, 2002, pp.10-11.
[3] Jean Baylot, La Voie substituée. Recherche sur la déviation de la franc-Maçonnerie (1968) rééd. Dervy, 2024
Comment peut-on considérer l’existence du mal dans un monde dont le Créateur est Bon par essence ? D’où vient le mal que l’on voit ici-bas ? Arrive-t-il sans la volonté de Dieu ? C’est une question classique de théologie à laquelle je propose ici une réponse selon ma tradition juive.
En hébreu, le mal se nomme raˁ, mot basé sur la racine trilittère r-ˁ-ˁ dont le champ sémantique est “mauvais, méchant, mal”. Face à lui, le bien se dit ṭôv, du radical ṭ-w-b dont le sens est “bonté, agréable, gentil”.
Au niveau absolu de Dieu, il n’existe pas de mal bien sûr, car Dieu est ipséiquement Bon par définition. De même, il n’y en a pas au niveau des Anges (Mal’âkhîm), car ils ne possèdent pas de libre arbitre. Le bien et le mal dans leur antagonisme dualistique n’existent qu’au niveau humain.
Lune et Soleil sur fond bleu
Ainsi, vu qu’il n’y a pas de dualité dans l’Absolu, il n’existe pas non plus d’« Opposant » divin (ou d’« Adversaire ») qui incarnerait ontologiquement le Mal (à l’opposé d’un certain discours tenu dans d’autres tradition religieuses). Par contre, le mal peut être personnifié de manière symbolique – même s’il n’existe que dans l’Homme –, comme il est dit (T. Bâvâ Batrâ 16a, au nom de Ribbî Shimˁôn ben Lâqîsh) : « Le Satan, le Serpent (han-Nâḥâsh), le Mauvais Penchant (Yéṣer hâ-Râˁ) et l’Ange de la Mort sont tous la même chose. »
Satan n’est qu’un ange parmi les autres. Il joue le rôle de l’accusateur céleste (ou du procureur) auprès de Dieu (cf. Midrâsh Rabbâ, Shemôt XVIII:5 ; ibid. XLIII:1) – ce qui apparaît dans son nom, provenant de la racine hébraïque ś–ṭ-n dont le champ sémantique est “accuser, reprocher, dénigrer”. Il est dénonciateur (cf. Midrâsh Rabbâ, Estêr VII:13), tentateur (cf. Midrâsh Tanḥûmâ, Berêshît XIII ; ibid. Wayyêrâ XXII), éprouveur (cf. Livre de Job), séducteur (cf. T. Bâvâ Batrâ 16a), et occasionnellement porteur des âmes humaines à leur Créateur (cf. Midrâsh Rabbâ, Devârîm XI:10) – tout cela sous les ordres du Seigneur des Mondes.
Dans notre tradition mystique (Qabbâlâ), l’Ange de la Mort s’appelle également Semâ’él. Il incarne le mal, représenté symboliquement par la qelippâ (l’écorce, l’enveloppe), qui ne peut exister qu’en s’alimentant de la sainteté (i.e. du bien). La qelippâ n’a pas d’existence propre, mais n’existe que par le fait des mauvaises décisions humaines.
Comme le mal est perçu au niveau humain relatif, cela signifie que Dieu le laisse exister ici-bas comme s’Il l’avait créé. Ainsi, il est écrit (Isaïe XLV:7) : « Je forme la lumière et Je crée les ténèbres, Je fais la paix et Je crée le mal ; Moi, l’Éternel, Je fais toutes ces choses. » De même (Ecclésiaste VII:14) : « Car Dieu a fait l’un [le mal] comme l’autre [le bien]. »
De la même manière que l’obscurité est en fait l’absence de lumière (et donc n’existe pas en tant que telle, même si elle est nommée [ḥoshekh] dans la Torah), ainsi le mal n’est que l’absence de bien (cf. Maïmonide, Guide des Égarés III, 10) – ; et la Torah ne le nomme que parce qu’elle utilise le langage dualistique des êtres humains (T. Berâkhôt 31b, T. Nedârîm 3a, etc.) : « La Torah parle la langue des Hommes. »
La Torah nous exhorte à faire le bien, comme il est écrit (Deut. XXX:15) : « Regarde, Je mets aujourd’hui devant toi la vie (ha-ḥayyîm) et le bien (haṭ-ṭôv), la mort (ham-mâwet) et le mal (hâ-râˁ). » ; et (ibid. 19) : « Choisis la vie. » Cette injonction est également répétée deux fois dans le Livre des Psaumes (Ps. XXXIV:15 et XXXVII:27) : « Éloigne-toi du mal, et fais le bien. »
Cette lutte entre le bien et le mal ne se passe que dans l’être humain, au niveau de la pensée (maḥshâvâ), de la parole (dibbûr), et de l’acte (maˁasè) : c’est la lutte du yéṣer (penchant, dessein) – aussi appelé yéṣer hâ-râˁ (mauvais penchant, inclinaison au mal) –, de la racine y-ṣ-r dont le champ sémantique est “former, façonner, créer”. La liberté de suivre la volonté de Dieu ou choisir le mal n’existe qu’au niveau de l’Homme. C’est ce que rapporte Ribbî Baḥyâ Ibn-Paqûda (XIe siècle, Espagne) dans son “Livre des Devoirs du Cœur” (section Yéḥûd ham-Maˁasè, chapitre V) : « Un Sage dit à des guerriers revenant du combat : “Vous êtes revenus du petit combat, préparez-vous au grand combat.” “Quel est-il ?” lui demandèrent-ils. “Le combat du yéṣer et de ses armées,” leur répondit-il. »
Statue sur Notre Dame – diabolique
Cette liberté de choix – ce libre arbitre (beḥîrâ ḥofshît) –, Dieu l’a placé sous la forme de ce yéṣer dans le cœur de l’être humain, comme il est écrit (Genèse VIII:21) : « Le dessein du cœur de l’Homme est mauvais dès sa jeunesse. » Ainsi, notre tradition de rapporter (T. Qiddûshîn 30b) : « [Dieu dit] : Mes enfants, J’ai créé le mauvais penchant et Je lui ai créé la Torah [comme] remède. » Et nos Sages d’ajouter (ibid.) : « Si ce menuwwâl (tordu, pervers – i.e. le yéṣer) te rencontre en chemin, entraîne-le vers la maison d’étude. » Car il est dit (Proverbes III:18) : « Elle est [la Torah] un arbre de vie pour ceux qui la saisissent. » Les fruits de la Torah (et de son étude) contrent les fruits de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal.
Ceci est illustré par un apologue talmudique sur Hillel l’Ancien (T. Shabbât 31a) : « Quelqu’un demanda à Hillel (Ier siècle avant EC) de résumer la Torah en se tenant sur un seul pied. Celui-ci dit alors : “Ce que tu détestes, ne le fais pas à l’autre. Ceci est toute la Torah, le reste n’est que son commentaire ; va donc étudier !” » Le bien (haṭ-ṭôv), c’est donc ce qui respecte les principes absolus de la Vie et de l’Amour.
Ici-bas, l’être humain a de la peine à différencier le mal (« être mal ») et la douleur (« avoir mal »), et donc attribue souvent un jugement péjoratif à l’épreuve (nissâyôn) douloureuse.
Dépression
Mais l’épreuve par la souffrance (appelée aussi « malédiction [qelâlâ] ») – envoyée par Dieu – peut avoir un rôle spirituel, selon la métaphore de l’âne (ḥamôr) utilisée par nos Sages. Pour faire avancer un âne, il existe deux manières : la carotte et le bâton. Les épreuves sont le bâton pour faire avancer cet âne vers le bien, au même titre que la carotte. C’est le sens profond (sôd) de la fête de Pûrîm, prescrite par le livre d’Esther, dans laquelle nous devons boire (le-ibbassômé) jusqu’à ne plus distinguer entre la malédiction de l’impie (le bâton) et la bénédiction du juste (la carotte).
Ainsi, tout ce qui arrive à l’être humain est pour son bien – tout a un sens – rien n’arrive pour rien – car tout vient de Dieu, l’Unique, le Maître des Univers. C’est ce qu’affirme Job (Job II:10) : « Quoi ! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ?! ». C’est pour cela que nos Sages décrètent (Mishnâ Berâkhôt IX:5) : « l’Homme est obligé (ḥayyâv) de “bénir” (le-vârékh) [i.e. de reconnaître la bénédiction divine] dans le mal (ˁal hâ-râˁâ) de la même manière qu’il le fait dans le bien (ˁal haṭ-ṭôvâ). » Ceci revêt la forme d’une bénédiction à réciter lors d’une épreuve douloureuse (décès, perte personnelle importante, calamité naturelle, etc.) : « Tu es Source-de-bénédiction, ô Éternel, notre Dieu, Roi du monde, Juge de Vérité (Dayyân hâ-Èmèt). » De tout “mal” découle un bien.
C’est ainsi que se résout le problème du juste souffrant, personnifié dans la Bible par Job (Iyyôv). À propos de l’Ange – nommé en hébreu Sâṭân (« Procureur, Accusateur ») – obligé d’éprouver Job, il est dit (T. Bâvâ Batrâ 16a, au nom de Râv Yiṣḥâq) : « La douleur du Satan est plus grande que celle de Job –, à l’image d’un esclave auquel son maître a ordonné de briser la jarre, mais de garder son vin. »
Incidemment, plus une âme est universelle (kôlèlet) – celle d’un saint, par exemple –, plus elle prend sur elle-même (par amour) les épreuves des autres – vu que ces autres ne sont qu’elle-même, en fait. Ainsi, un juste peut “souffrir” pour sa ville – une autre manière de dire que le mérite (zekhût) du ṣaddîq (saint) protège le lieu où il réside.
Sortir de la dualité, c’est éviter de juger, d’attribuer un jugement moral là où ce n’est pas nécessaire. Le lion est-il mauvais quand il chasse la gazelle ? Fait-il le mal ? Que pense la mouche de l’araignée ? La mort n’est pas mauvaise en elle-même (ni la souffrance), mais constitue avec la naissance le grand cycle de la Vie.
Ceci dit – et c’est important d’insister là-dessus –, il faut aussi éviter de tomber dans un relativisme nauséabond qui réfuterait la pertinence éthique du mal face au bien. Ainsi, l’être humain doit être (Ps. I:3) « comme un arbre planté près d’un courant d’eau, » dont le faîte touche le ciel – i.e. sa conscience se réalise dans l’Absolu de Dieu – et dont les racines sont ancrées dans le sol – i.e. ses actes ici-bas sont le fruit d’une grande attention aux détails relatifs les plus fins. Réalisant de ce fait (Nombres XXXII:22) : « Vous serez sans reproche vis-à-vis de l’Éternel et vis-à-vis d’Israël, » et (Proverbes III:4) : « Tu acquerras ainsi de la grâce et une raison saine, aux yeux de Dieu et des Hommes. »
En choisissant le bien, l’être humain devient le shuttâf (partenaire, associé) – ou le co-créateur – avec Dieu de ce monde-ci à parfaire (T. Shabbât 119b, 10a, etc.). Ce concept est développé à partir du commentaire sur le verset (Genèse II:3) : « […] ashèr bârâ Èlôhîm “la-ˁasôt” ([…] qu’Il avait créée “pour être faite”). » – où l’expression « la-ˁasôt (pour être faite) » est apparemment superflue et ne changerait pas le sens du verset par son absence. Se réalise alors en l’Homme cet aphorisme mishnaïque, au nom de Rabban [notre Maître] Gamlî’él (Mishnâ Âvôt II:4) : « Fais tienne Sa volonté (reṣônô) afin qu’Il fasse Sienne ta volonté (reṣônâkh). » Il réalise sa nature divine en l’embrassant pleinement. Il devient enfin l’être divin dont toutes les actions correspondent au plan prévu par Dieu pour Sa création. La volonté de la créature et celle du Créateur ne font plus qu’une. L’Amant (Ôhév), l’Aimé (Âhûv) et l’Amour (Ahavâ) ne font plus qu’Un dans l’Absolu.
Bien sûr, ce libre choix ne s’effectue que dans les paramètres octroyés préalablement par Dieu – tels que la taille, le genre, la race, l’époque, etc. –, comme le verset le suggère (Job XLI:11) : « Qui M’a devancé [alors que] J’ai payé ? » Le Midrash (ad loc.) explique que Dieu dit à l’Homme : « Ne t’ai-Je demandé de donner la dîme si Je ne t’avais accordé la récolte avant ; ne t’ai-Je demandé de circoncire ton fils si Je ne t’avais donné un fils avant ; ne t’ai-Je demandé de poser une mezûzâ si Je ne t’avais octroyé une maison avant ; etc. »
Bref, Dieu est l’origine de l’être humain et de ses épreuves ici-bas, ainsi que sa finalité (Isaïe XLV:22) : « Tournez-vous vers Moi, et vous serez sauvés, vous tous qui êtes aux extrémités de la terre. » Que s’accomplisse en nous ici-bas le verset (Psaumes CXXXIII, 1) : « Qu’il est bon et qu’il est agréable le séjour des frères ensemble. »
Le livre Flic guérisseur de Robert Martin, publié chez Mama Éditions, offre une exploration fascinante et singulière de la double vie de son auteur, oscillant entre sa carrière de commandant de police et ses activités de guérisseur utilisant des soins énergétiques. Cette œuvre de 240 pages, vendue au prix de 19,95 €, plonge le lecteur dans un récit où se mêlent intrigue policière et spiritualité, une combinaison aussi rare qu’intrigante.
Pour Robert Martin est venu le temps « de témoigner, avec foi et sincérité ». Tout au long de sa carrière, l’auteur n’a pas seulement mené des enquêtes médiatisées ; il a aussi exercé des capacités qui semblent défier les explications rationnelles. Ses talents de médium et ses soins énergétiques, qu’il prodigue avec une efficacité reconnue mais non expliquée scientifiquement, ajoutent une dimension profondément humaine et mystérieuse à son profil professionnel. Ce contraste entre le rationnel et le spirituel enrichit le récit et interpelle sur la possibilité de coexistence de ces deux mondes.
Le livre s’attarde sur comment Robert Martin, malgré l’environnement souvent rigide et sceptique de la police, a su intégrer et valoriser ses compétences extrasensorielles. Son récit est un témoignage de la manière dont ces capacités uniques l’ont aidé à résoudre des cas complexes et à apporter un soutien inattendu à ses collègues et aux victimes.
La narration de Robert Martin réussit à captiver par sa sincérité et son originalité. Le livre ne se contente pas de relater des faits et des cas, mais offre aussi une réflexion plus profonde sur les capacités humaines et les préjugés sociaux. Il pose des questions importantes sur la légitimité et la place des soins alternatifs dans les milieux conventionnels et sur la réception de l’irrationnel dans une société qui valorise la preuve et la logique.
En conclusion, Flic guérisseur est un livre qui défie les conventions, tant par son contenu que par l’identité de son auteur. Il invite à réfléchir sur les limites de notre compréhension du monde et sur l’ouverture nécessaire pour intégrer des perspectives non conventionnelles dans des cadres professionnels stricts. Pour ceux intéressés par les récits de vie hors normes et les intersections entre le spirituel et le quotidien, ce livre est une lecture incontournable.
Robert Martin, mieux connu sous le surnom de Bob, est un ancien commandant de police dont la carrière exceptionnelle et la vie personnelle inhabituelle lui ont valu une reconnaissance tant dans les cercles de la sécurité que dans ceux du bien-être. Né de père inconnu, il a commencé sa carrière dans la police par des débuts modestes avant de rapidement grimper les échelons au prestigieux 36 quai des Orfèvres à Paris.
Au cours de sa carrière s’étendant de 1980 à 2008, il a servi dans plusieurs unités d’élite, notamment la Brigade de répression du banditisme (BRB), la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), la Section antiterroriste de la brigade criminelle (SAT), et le Service de protection des hautes personnalités (SPHP). Ces affectations témoignent de sa polyvalence et de son engagement dans des missions de haute importance. Il a participé à des enquêtes retentissantes telles que celles concernant le Gang des postiches, l’affaire Guy Georges, l’attentat de Port-Royal, l’affaire Merah, le Gang des barbares, et l’affaire Lady Di.
Reconnu pour son dévouement et son professionnalisme, Robert Martin a été honoré par plusieurs distinctions, dont la Médaille d’honneur de la Police nationale, l’Ordre national du mérite, et la Légion d’honneur. Après avoir terminé sa carrière en tant que chef de cabinet du directeur général de la Police nationale, il n’a pas pour autant ralenti ses activités.
À l’âge de la retraite, il a naturellement suivi sa passion pour le soin et le bien-être en ouvrant un cabinet à Paris, où il exerce maintenant en tant que thérapeute. Sa devise, « Servir et guérir », reflète parfaitement la dualité de sa vie professionnelle, marquant un pont entre son passé de flic et son présent de guérisseur.
Mama Éditions est une maison d’édition française réputée pour son engagement à publier des ouvrages qui explorent des thématiques à la fois spirituelles et sociétales. Fondée avec l’ambition de proposer des livres qui inspirent, éclairent et aident à mieux comprendre des sujets souvent peu traités par les médias traditionnels, Mama Éditions s’est rapidement établie comme un acteur unique dans le paysage éditorial français.
Après 23 ans d’existence, la maison propose une centaine de titres, sur des thèmes tels que lechamanisme, la naissance, le bien-être, le jardinage, la nature, la santé et la spiritualité…
La collection Témoignages
Cette collection se concentre sur des récits personnels et des autobiographies qui offrent des perspectives uniques et souvent profondes sur des expériences de vie extraordinaires. Ces ouvrages sont destinés à émouvoir, éduquer et inspirer les lecteurs en présentant des histoires vraies de résilience, d’aventure, de transformation personnelle, ou encore de dépassement de soi. Ces témoignages sont souvent écrits par des individus qui ont vécu des événements exceptionnels ou qui ont une histoire de vie qui sort de l’ordinaire, à l’instar de Robert Martin dans Flic guérisseur, où il partage son parcours entre son rôle de commandant de police et ses capacités de guérisseur.
La collection Les Initiatiques – Des histoires pour s’ouvrir aux mondes invisibles
Cette collection est spécifiquement dédiée à des récits qui explorent le spirituel, l’ésotérique et le mystique. Les livres de cette collection visent à ouvrir les yeux des lecteurs sur des réalités souvent invisibles et à élargir leur perception des mondes possibles au-delà du matériel. En proposant des histoires initiatiques, cette série encourage la réflexion sur des sujets tels que la médiumnité, la guérison énergétique, les expériences paranormales, et d’autres phénomènes qui défient les explications conventionnelles. Ces ouvrages sont idéaux pour les lecteurs curieux de l’inconnu et intéressés par les enseignements spirituels à travers des récits captivants et éclairants.
En somme, Mama Éditions se distingue par son engagement à publier des livres qui non seulement divertissent mais aussi proposent des voies de compréhension et d’ouverture sur des aspects méconnus ou peu explorés de la vie et de l’existence humaine. Les collections Témoignages et Les Initiatiques illustrent parfaitement cette mission, en offrant un éventail de livres qui enrichissent l’esprit et nourrissent l’âme.
YouTube nous propose le trailer de Flic guérisseur. Mais qu’est-ce qu’un trailer ?
Également appelé bande-annonce en français, il s’agit d’une courte vidéo promotionnelle utilisée principalement pour donner aux spectateurs un aperçu du contenu d’un livre, d’un film, d’une série télévisée, d’un jeu vidéo, etc.
Le but principal d’un trailer est de susciter l’intérêt et d’attirer l’audience en mettant en avant des scènes marquantes, des éléments de l’intrigue, et des personnages clés, sans pour autant révéler trop de détails qui pourraient gâcher l’expérience de lecture ou visionnage. Ses caractéristiques sont la durée limitée, le montage dynamique, le teasing d’éléments clés. Les trailers sont fondamentalement des outils marketing conçus pour maximiser l’intérêt avant la sortie d’un produit, augmenter le bouche-à-oreille et, finalement, stimuler les audiences ou les ventes.
Flic guérisseur
Robert Martin – Mama Éditions, Coll. témoignages, 2024, 240 pages, 19,95 €
La franc-maçonnerie est pour beaucoup de profanes, pleines de symboles incompréhensibles, mystérieux et de rituels étranges. Il faut être initié(e) pour ne pas dire « connecté(e) » pour comprendre, peut-être, ce qui peut se jouer en coulisses… Et si on forçait un peu le trait à essayer de décrypter quelques quêtes de statut supérieur sous quelques jeux de pouvoir ? Serait-ce un peu ce qui se trame dans Games of Thrones ? Si on ne sait pas toujours qui tire les ficelles, ne sait-on pas, quand même, qu’il y a bien un trône caché quelque part ?
En s’amusant un peu, ne pourrait-on pas imaginer que : les Starks seraient les francs-maçons fidèles et honorables, prêts à se sacrifier pour leur Loge et leur idéal ? Les Lanister seraient-ils des francs-maçons ambitieux et impitoyables, en réseautage hermétique qui ne viseraient que le pouvoir ? Les Targaryens seraient-ils encore des francs-maçons fascinants, mystérieux au passé ésotérique trouble et incestueux ?! Enfin, les marcheurs blancs seraient-ils, juste, les profanes, non initiés, qui menaceraient l’ordre établi ? Non… La lutte pour le trône de fer, retracée dans cette série qui a emporté la bataille d’audience (audience en demande de luttes pour le pouvoir, alliances ou mésalliances, secrets gardés et complots) n’est qu’une fiction ! Alors, de là à jouer la métaphore en franc-maçonnerie…
À l’ère du numérique, où les crypto-monnaies et l’intelligence artificielle (IA) révolutionnent les industries, une fusion inattendue émerge : celle de la blockchain et des pratiques occultes. Chaweon Koo, une figure avant-gardiste de cette nouvelle vague, intègre l’IA et la blockchain dans ses rites magiques, redéfinissant ainsi les contours de l’occultisme traditionnel. Cet article explore comment ces technologies modernes transforment les anciennes pratiques en rituels numériques captivants.
La réinvention de la magie à travers la crypto
Chaweon Koo, pionnière de l’occultisme numérique, utilise la crypto (blockchain) non seulement pour sécuriser des transactions mais aussi pour créer des rituels magiques.
En juin 2021, elle a orchestré un événement marquant : plus de 100 personnes ont participé à un rituel sur la blockchain Ethereum, invoquant le dieu romain Mercure pour assurer la fluidité et la perspicacité des transactions.
Ce rituel, ancré dans le bloc 12 610 244, symbolise une fusion remarquable entre les anciennes croyances et les nouvelles technologies, proposant un cadre où la magie et la crypto se rencontrent pour influencer positivement les activités numériques.
Ce mélange de technologie et d’occultisme révèle également une application pratique de la blockchain qui dépasse les frontières de la finance.
En encodant des sorts et des intentions dans une transaction crypto, Koo illustre une nouvelle manière d’immortaliser la volonté humaine dans le code, un concept qui résonne profondément avec l’essence même de la magie définie par Aleister Crowley : « la science et l’art de provoquer des changements conformément à la volonté ».
L’intelligence artificielle comme partenaire mystique
En 2021, Koo a intégré l’IA dans ses pratiques occultes d’une manière tout à fait originale. Son projet, le Goetia Glow Up, est un cours en ligne qui utilise des images générées par IA pour représenter des démons du Goetia, illustrant ainsi les 72 esprits décrits dans la Petite Clé de Salomon.
Cette approche ne se contente pas de moderniser les grimoires anciens; elle crée une synergie où l’IA contribue à la réinterprétation et à la visualisation des entités mystiques.
Cette collaboration avec l’IA permet non seulement de redécouvrir des textes anciens mais offre aussi une nouvelle perspective sur la capacité des machines à participer à des pratiques spirituelles.
Cela nous amène à repenser le rôle de l’IA dans la société : loin d’être juste un outil technique, elle devient un collaborateur potentiel dans des domaines aussi intangibles que la magie.
La modernisation des pratiques occultes
Le travail de Chaweon Koo ne se limite pas à l’usage personnel de ces technologies; elle vise également à démocratiser ces pratiques.
Comme le rapporte decrypt, son refus de numériser son livre « Spell Bound: A New Witch’s Guide to Crafting the Future » en tant qu’eBook traduit une volonté de préserver le caractère sacré de l’objet-livre tout en explorant les nouvelles possibilités offertes par la technologie. Cela démontre un équilibre entre la tradition et l’innovation, cherchant à moderniser sans dénaturer.
Cette dualité entre le respect des anciennes pratiques et l’adoption audacieuse de la technologie nous interroge sur les façons dont la tradition et l’innovation peuvent coexister. Koo nous montre que même dans les domaines les plus ancrés dans le passé, il est possible de trouver une place pour la modernité sans perdre l’essence originelle.
L’intersection entre la crypto, l’IA, et les pratiques occultes, telle que pratiquée par Chaweon Koo, nous offre une illustration fascinante de la façon dont les technologies peuvent enrichir et transformer les traditions anciennes.
En exploitant la blockchain et l’IA, Koo ne se contente pas de moderniser l’occultisme; elle redéfinit les possibles dans un monde où les limites entre le matériel et le spirituel s’estompent.
Cette démarche audacieuse ouvre des voies nouvelles pour la compréhension et l’application de la magie dans le monde contemporain, affirmant que même les domaines les plus mystiques peuvent évoluer en harmonie avec les avancées technologiques.
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4 loges du GODF Paris s’unissent pour proposer une conférence publique avec 3 conférenciers de talent.
Cet espace est l’opportunité qui va susciter des échanges et des réflexions autour d’une économie humaniste : Une économique qui place l’humain au centre de son fonctionnement.
Elle aura lieu jeudi 23 mai 2024 à 20h
Au siège du Grand Orient de France Temple Arthur Groussier 16 rue Cadet 75009 Paris
Les conférenciers sont :
Jérôme SADDIER : Président de ESS France, de Social Economy Europ, président du Crédit Coopératif
Pascal BRICE : Président de la Fédération des Acteurs de la Solidarité
Philippe NASZALYI : Directeur des rédactions de La Revue des Sciences de Gestion, Professeur des Universités Honoraire
avec la présence de :
Guillaume Trichard, Grand Maitre du Grand Orient de France
Christiane Vienne, Grand Maître de la Grand Loge Mixte de France
L’édito de Jacques Oréfice, coprésident des IM&E« Le plus souvent l’apparence déçoit, il ne faut pas toujours juger sur ce qu’on voit », Molière, Le Tartuffe ou l’Imposteur (1664)
Jacques Oréfice
« Placé sous le patronage de Molière et de son célébrissime Tartuffe, ce thème des 11èmes Imaginales Maçonniques & Ésotériques s’inscrit dans un monde dont la lecture s’avère de plus en plus difficile pour nos contemporains.
Cette pièce a été représentée plus de 3000 fois à la Comédie-Française, c’est la pièce la plus jouée du répertoire. C’est dire la permanence de la Manipulation et de l’Imposture dans les conduites humaines dans toutes les civilisations. Mais Tartuffe n’existe que parce qu’il rencontre des Orgons. L’étymologie du mot « Orgon » est le qualificatif « plaisant » dont on perçoit tout de suite l’ironie sous la plume de Molière tout comme l’étymologie de Manipulations est « Poignée de mains ». Ces antiphrases sont des inversions bien connues, la poignée de mains n’est-elle pas cette marque de confiance que se donnent deux êtres humains lorsqu’ils se rencontrent ?
C’est bien de confiance dont il s’agit dans ces Manipulations que les intervenants vous présenteront sous différents aspects. La moitié sont des nouveaux venus : Sylvie Pierre, Bruno Deffains, Gilles Dolivet, René Rampnoux,, Michel Brun , Reza Moghadissi et El Hadj Ibrahima Sall aux côtés des anciens Anne-Claire Scebalt, Claude Vautrin, Jacques Ravenne, Laurence Vanin et Jack Chollet. Qu’ils soient remerciés de la confiance qu’ils nous témoignent par leur présence. Un ancien, Claude Vautrin, recevra un Prix Cadet Roussel des Imaginales Maçonniques & Ésotériques pour l’ensemble de son œuvre. Un nouveau, René Rampnoux, recevra le Prix Cadet Roussel 2024 des Imaginales Maçonniques & Esotériques.
Vous êtes nombreux à vous interroger sur l’adjectif « ésotérique » de notre intitulé. Est « ésotérique » ce qui est caché et qu’il nous faut tenter de découvrir. Nous n’avons pas d’autre but que de parvenir à la connaissance de ce qui est caché. Pour ce faire, nous nous fondons sur la méthode maçonnique qui est celle du dialogue respectueux en toute confiance tel que vous l’éprouverez en assistant à nos conférences dans le Temple historique de la Maçonnerie à Epinal, 7 Avenue de Provence. Cette connaissance n’est acquise que si nous nous référons à l’agnotologie ou science de l’ignorance. Cette discipline étudie toutes formes d’ignorance et en particulier les mécanismes mis en œuvre par la société quelle qu’elle soit pour la produire, l’entretenir ou la propager. Puisse cette nouvelle édition contribuer à cette émergence de la connaissance en toute confiance et convier chacun d’entre vous à n’être ni Tartuffe ni Orgon. »
L’édito de Patrice Lhote, coprésident des IM&E
« Quand on prend la peine de découvrir les ficelles, on se sent moins marionnette… » Robert Blondin, Le bonheur possible
« En cette fin de mois de mai 2024, l’illustre famille Burattini aurait pu faire étape au Temple maçonnique d’Épinal. Regroupant bonimenteurs et marionnettistes, cette compagnie de théâtre de rue s’est fixée comme mission la transmission des techniques de manipulation de marionnettes.
Et leur dernière création « Le dernier charlatan » roi des bonimenteurs aurait pu trouver sa place dans notre programmation mais il n’en sera rien…
De « ManipulationS » pourtant il sera bien question tant le sujet semble traverser les époques sans jamais vouloir rompre les fils parfois invisibles mais tenaces qui relient le manipulateur à l’être manipulé.
Mais que se cache-t-il derrière les ManipulationS ?
Il est courant de définir la manipulation comme l’action de contrôler ou d’influencer habilement une personne, une situation ou un processus de manière souvent sournoise ou trompeuse pour atteindre un objectif particulier.
Pour arriver à ses fins, le manipulateur utilisera diverses techniques à l’image de la persuasion, la tromperie, la suggestion subtile, ou même la coercition, dans le but de modifier les pensées, les émotions ou les comportements d’autrui afin de servir ses intérêts ou ceux du groupe qu’il représente.
ManipulationS quand ? pour quoi ?
La manipulation peut se produire dans de nombreux contextes différents, tels que les relations interpersonnelles, la politique, les affaires, les médias, la publicité, la psychologie et bien d’autres.
Elle peut être utilisée à des fins variées, telles que le gain de pouvoir, le contrôle des ressources, la manipulation des opinions publiques, la domination sociale, ou plus simplement pour obtenir un avantage personnel.
Au sens premier de ManipulationS, comme évoqué par Jacques Oréfice, nous vous tendons la main et vous invitons à participer aux 12 conférences qui se tiendront les 24, 25 et 26 mai 2024 au Temple maçonnique d’Épinal.
L’occasion d’échanger avec les conférenciers qui dévoileront pour vous les dessous de ce vaste sujet et vous accompagneront dans une recherche de sens : clef de la vérité pour mieux entrouvrir cette porte qui mène à la connaissance donc à la liberté.
Mais avant de nous retrouver, imprégnons-nous des mots de Vaclav Havel : « Ballotté, manipulé, automatisé, l’homme perd peu à peu la notion de son être. »
Sans perdre de vue que « Le manipulateur est un dealer, il vous livre ses doses, vous rend dépendant et s’enrichit en vous méprisant. » [J. Eldi]
Et si, comme l’écrivait G Sand « Les marionnettes n’amusent que les enfants et les gens d’esprit », alors petits ou grands, venez-vous amuser aux IM&E 2024 ! »
[NDLR : Journaliste et écrivain, Claude Vautrin a parcouru la planète pour ses reportages. Il est l’auteur de romans, nouvelles, récits, livres, parmi lesquels plusieurs consacrés au massif des Vosges, territoire de ses racines auquel il reste très attaché. Il a également fondé le magazine Montagnes des Vosges, dont il est le rédacteur en chef.
Il est entre autres l’auteur de On ne nait pas franc-maçon, on le devient (Kairos Éditions, 2018).
Que penser de la thématique ManipulationS ?
Le terme manipulation » a plusieurs sens selon le contexte dans lequel il est utilisé :
Dans son sens général, la manipulation désigne généralement une action ou une pratique visant à influencer, gérer ou contrôler quelque chose ou quelqu’un, souvent de manière subtile ou déceptive. Cela peut impliquer des techniques psychologiques pour influencer les perceptions ou le comportement des gens sans que ceux-ci en soient conscients.
Et dans un sens maçonnique ?
En franc-maçonnerie, le terme manipulation pourrait ne pas avoir le même sens négatif que dans l’usage courant. La franc-maçonnerie étant une organisation avec ses propres rituels et symboles, le mot pourrait être utilisé dans un contexte plus neutre ou symbolique, se référant peut-être à la manière dont les rituels sont exécutés ou à la façon dont les symboles sont utilisés au sein de l’ordre. Il est toutefois important de noter que sans spécificités additionnelles ou contexte direct de la part des francs-maçons eux-mêmes, l’interprétation précise peut varier.
Mais la manipulation au sein de la franc-maçonnerie, ou toute autre société à structure obédientielle, peut, hélas et aussi, présenter des aspects particulièrement maléfiques lorsqu’elle est utilisée pour servir des intérêts personnels aux dépens de l’organisation et de ses membres tels la corruption des idéaux et des valeurs, la détérioration de la cohésion et de l’unité, l’exploitation des membres, etc.
Face à de tels défis, il est crucial pour la franc-maçonnerie de maintenir une vigilance constante contre la manipulation interne. Cela nécessite une transparence accrue, des mécanismes de responsabilisation solides et une culture de l’intégrité qui décourage les comportements égoïstes et encourage le respect des valeurs fondamentales de la fraternité…
Le programme se déroulera sur trois jours, du 24 au 26 mai 2024, avec un accent particulier sur les thèmes de la manipulation et de l’influence dans divers domaines.
Vendredi 24 Mai
– Jack Chollet parlera de Tressan, une figure d’influence notable de l’histoire lorraine.
– Claude Vautrin discutera du Chaos sur ordonnance, une approche peut-être sur la structuration ou la gestion du désordre.
Jacques Ravenne
Samedi 25 Mai
– La journée commencera avec Bruno Deffains qui expliquera comment nous sommes manipulés pour notre bien, sous le titre On vous manipule pour votre bien !
– René Rampnoux abordera l’extinction de Montesquieu au XXIe siècle, suggérant un déclin de l’influence de ses idées.
– Sylvie Pierre présentera sur les croisades de la TV d’opinion, examinant l’impact des médias sur l’opinion publique.
– Reza Moghadassi explorera les manipulations de masse et confrontation des récits, probablement dans un contexte médiatique ou politique.
– Jacques Ravennne parlera de la Franc-Maçonnerie : entre vérités et manipulations, un sujet qui plonge dans les mystères et les perceptions de la franc-maçonnerie.
Laurence Vanin IM&E 2023.
Dimanche 26 Mai
– Laurence Vanin traitera des manipulations heureuses, en discutant des cas où la manipulation peut avoir des conséquences positives.
– Gilles Dolivet s’intéressera aux manipulations génétiques, un sujet d’actualité brûlante dans les débats scientifiques et éthiques.
– Anne-Claire Scebalt examinera comment la musique et les sons nous manipulent souvent pour notre plaisir, une plongée dans la psychologie de la musique.
– Michel Brun abordera la manipulation au cœur des relations humaines dans Au cœur de toutes les relations humaines : la manipulation…
– El Hadji Ibrahima Sall conclura avec Manipulations africaines, qui pourrait explorer les dynamiques spécifiques de manipulation dans le contexte africain.
Ce programme offre un aperçu riche et varié sur les diverses formes et conséquences de la manipulation, allant de la sphère personnelle à des dimensions plus larges comme les médias, la science et l’histoire culturelle.]
Infos pratiques : Du vendredi 24 au dimanche 26 mai 2024
Temple Maçonnique 7 Av de Provence 88000 ÉPINAL – Entrée libre et gratuite – Le site
Le Cercle Ferdinand Buisson des Alpes Maritimes est une organisation qui promeut les valeurs républicaines et la laïcité au sein des établissements scolaires. Fondé en 2015 par des membres de la société civile, ce cercle apolitique a vu le jour après les attentats contre Charlie Hebdo et une supérette casher en janvier de la même année. Son nom rend hommage à Ferdinand Buisson, considéré comme l’un des pères de la laïcité en France.
Le Cercle Ferdinand Buisson a également pour projets d’édifier une œuvre emblématique liée à la laïcité, d’établir un partenariat avec l’académie de Nice dans le cadre de la Réserve Citoyenne, et d’organiser des conférences publiques avec débats citoyens. Une initiative importante pour la promotion des valeurs républicaines et la sensibilisation à la laïcité en France.
La conférence publique et gratuite sur le thème de « L’entrisme de la religion dans le sport » nous conduira à l’analyse de l’entremêlement de la religion et du sport. Un phénomène présent, prégnant et complexe qui se manifeste à plusieurs niveaux, souvent en fonction des contextes culturels, historiques et individuels.
Une belle façon d’en apprendre plus sur les rituels et superstitions de nombreux athlètes suivent des rituels religieux ou des superstitions avant ou pendant leurs performances sportives, sur les prières et méditations. Mais aussi sur les manières dont les sportifs peuvent exprimer leur foi de manière ouverte…
Cela permettra aussi, sans doute, d’aborder des questions éthiques et morales. Mais aussi l’impact sur les politiques sportives, car, dans certains cas, les croyances religieuses peuvent influencer les règles dans les sports, comme le port de vêtements spécifiques qui respectent les normes religieuses. Par exemple, le port du hijab par les joueuses de football a été un sujet de débat important dans les cercles sportifs internationaux.
Ferdinand Buisson, vers 1930
Les principes fondamentaux de la République se traduisent par des droits intangibles, à la fois politiques et sociaux, octroyés à l’ensemble des citoyens sans distinction. L’article 1er de la Constitution de 1958 proclame que « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».
Et souvenons-nous de cette phrase de Ferdinand Buisson (1841-1932), prononcée lors de son discours au Congrès du parti radical (Marseille du 8 au 11 octobre 1903) : « C’est que le premier devoir d’une République est de faire des républicains… »