L’Infolettre bimensuelle (n°34 – Août 2024) des Libres Penseurs de France (ADLPF) est une publication qui se dresse en défense de la liberté de conscience et de la laïcité, deux valeurs fondamentales dans la société contemporaine, particulièrement en France, où l’histoire de la laïcité est riche et complexe. Cette infolettre s’affirme comme une vigie qui, par une veille numérique, entend mettre en lumière non seulement les avancées mais aussi les menaces qui pèsent sur ces principes dans divers domaines comme la culture, la politique, l’éducation, et le féminisme.
La citation de Victor Hugo (Océan prose) « La volonté trouve, la liberté choisit. Trouver et choisir, c’est penser »
Le choix de la citation de Victor Hugo, « La volonté trouve, la liberté choisit. Trouver et choisir, c’est penser », résonne comme un appel à l’intellectualisme engagé, à une réflexion profonde sur la liberté d’expression et la laïcité. Ces notions, pour l’ADLPF, ne sont pas que des concepts abstraits, mais des combats quotidiens dans lesquels chaque acte de pensée, chaque parole libre, devient un geste politique.
L’infolettre aborde plusieurs sujets d’actualité
L’infolettre aborde plusieurs sujets d’actualité, parmi lesquels l’affaire Mila occupe une place centrale. Mila, devenue une figure controversée après avoir répondu de manière crue à une vague de cyberharcèlement en 2020, est ici analysée sous un angle à la fois critique et complexe. L’article d’Élodie Solaris, qui reproche à Mila d’être passée de victime de harcèlement à influenceuse d’extrême droite, expose une tension entre la défense de la liberté d’expression et les risques associés à la diffusion de discours perçus comme extrémistes. L’infolettre ne se contente pas de dénoncer cette position, elle la décortique pour mettre en lumière les implications politiques et médiatiques de ce changement de perception.
Blasphème – Image générée par Intelligence Artificielle (IA)
Vous avez dit droit au blasphème ?
La question du droit au blasphème, intrinsèquement liée à la laïcité, est explorée avec une acuité qui souligne l’importance de maintenir un espace public où toutes les opinions, y compris celles qui dérangent, peuvent être exprimées sans crainte de répression. Cependant, cette défense intransigeante de la liberté de conscience et d’expression pose aussi des défis, notamment dans la mesure où elle peut être exploitée par des courants politiques dont les valeurs sont en tension avec celles de la laïcité.
Synagogue – Image générée par Intelligence Artificielle (IA)
Les attentats antisémites en France
Le traitement médiatique des attentats antisémites en France est également un point fort de cette infolettre. Il est particulièrement intéressant de noter comment la nomination des victimes et la qualification des crimes sont analysées sous le prisme de la laïcité et de l’universalisme républicain. L’analyse démontre que, malgré une reconnaissance officielle, la spécificité des victimes juives tend à être occultée dans un discours national qui privilégie l’unité et la non-distinction religieuse. Cela met en évidence un paradoxe : comment concilier la reconnaissance des identités particulières avec un idéal républicain qui aspire à transcender ces distinctions ?
Image générée par Intelligence Artificielle (IA)
Montée de l’extrême droite ? Vigilance accrue !
L’infolettre ne se contente pas de dresser un constat, elle appelle à une vigilance accrue face à la montée de l’extrême droite, qui, selon les articles sélectionnés, tente de s’approprier les valeurs de laïcité et de liberté pour légitimer des discours de haine et d’exclusion. Cette dérive est particulièrement préoccupante dans un contexte où certains intellectuels médiatiques semblent abandonner le front républicain, contribuant ainsi à une banalisation des idées réactionnaires.
En somme, cette infolettre bimensuelle des Libres Penseurs de France s’érige comme un outil essentiel pour ceux qui souhaitent comprendre et défendre la laïcité et la liberté de conscience dans un monde de plus en plus polarisé. Par ses analyses pointues et ses prises de position claires, elle nous rappelle que la pensée libre n’est pas seulement un droit, mais aussi un devoir dans la défense des valeurs démocratiques.
… et se mettre en ordre pour la reprise des travaux.
Ah l’été ! Quelle douce période où le soleil brille, où les enfants jouent à la plage et où, ressourcées en vitamine D, certaines ont dévoré avec joie, le cœur palpitant, le dernier roman hautement philosophique de la collection Harlequin ! La seule ombre serait peut-être, que cela reste la période propice où les législateurs se découvrent une passion insatiable pour la rédaction de nouvelles Lois. Mais, heureusement, en ces temps de gestion courante des affaires d’Etat, nous devrions éviter les grands débats de rentrée sur la législation des pailles biodégradables !
Ah septembre ! Le mois les plus anxiogène où les jours raccourcissent plus vite que notre envie de voir ranger nos rabanes ! Mais, c’est aussi le moment, où ressourcés de notre bonne et belle humeur ou encore de faux optimisme (oui, parce qu’optimisme est volonté et pessimisme inné), nous retournons sur le lieu de notre labeur professionnel ou d’initié…
Reprendre le travail, est-ce comme plonger dans une eau glacée en espérant qu’elle soit à température ambiante ? Il ne faut pas oublier, comme l’a dit Pierre DAC que « tout corps plongé dans un flux d’emmerdements pivote de façon à exposer sa surface maximale » ! Reprendre les travaux, en franc-maçonnerie, après quasi 2 mois d’abstinence, c’est comme retrouver sa famille que l’on aurait perdue de vue, comme un 1er de l’An où l’on s’arme de bonnes résolutions. Nous serons efficaces et travaillerons sans relâche au Grand Œuvre ! Et nous resserrerons nos liens, quitte à tirer 3 canons de trop ! Mais est-ce que cela remplacera un bon vieux 15 août sur le sable ? Ou ailleurs d’ailleurs ?
Alors, pour bien attaquer cette rentrée de septembre, comme l’écolier prépare son cartable tout neuf, le salarié s’arme de courage pour reprendre métro ou routes embouteillées, il convient pour tout bon franc-maçon de se remettre à l’ordre, si tant est qu’il puisse retrouver où il a bien pu ranger ses : rituel, décor et tablier !
Nous sommes honorés d’accueillir Liliane Mirville qui, le samedi 1er juin 2024 à l’issue de l’Assemblée Générale annuelle, a été élue par les Députées Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France (GLFF), pour cette interview exclusive. Forte de son expérience et de son engagement profond, elle incarne un nouveau souffle pour cette institution vénérable et se prépare à diriger avec sagesse et vision la plus grande obédience féminine au monde.
Liliane Mirville : Bonjour, en premier lieu, je voudrais saluer vos lectrices et lecteurs et vous remercier de cette interview.
450.fm : Très respectable sœur, très chère Liliane, pouvez-vous nous parler des grandes figures féminines qui vous ont inspirée tout au long de votre vie, qu’elles soient maçonniques ou non ?
LM : Quatre grandes figures féminines m’ont inspirée et ont tracé ma voie de femme et de femme Franc- Maçonne : Olympe de Gouges, Louise Michel, Simone de Beauvoir, Simone Veil. Ces personnalités ont marqué leur époque ,par leur destin hors norme. Ce sont des femmes, héroïques, des pionnières éclairées et les plus illustres figures de nombreux combats menés par les femmes pour l’égalité, l’abolition de l’esclavage, la défense pour leur émancipation…
450.fm : Pourriez-vous partager avec nous un moment marquant de votre carrière maçonnique qui a particulièrement influencé votre parcours ?
L. M. : Un moment marquant de ma carrière maçonnique a été l’initiation de femmes en tant que Vénérable Maîtresse d’une loge de la Grande Loge Féminine de France. Une responsabilité, une grande émotion, une grande joie, un devoir de transmission ininterrompue de la démarche initiatique et spirituelle. Initier des femmes, c’est les mettre à un début de chemin. C’est leur faire prendre conscience de leurs potentialités, de prendre la mesure de leur liberté, de leur faire comprendre la place vitale qu’elles occupent dans l’univers par leur engagement fécond dans la construction de la Cité pour une humanité meilleure.
450.fm : Quels sont, selon vous, les défis actuels les plus importants pour la franc-maçonnerie féminine en France ?
L. M. : Pour moi, il n’y a qu’un seul défi , celui qui consiste à dépasser le clivage des valeurs masculines et des valeurs féminines pour arriver à reconnaître leur valeur universelle de paix. En somme c’est réunir ce qui épars aujourd’hui.
450.fm : Comment envisagez-vous de faire rayonner les valeurs de la Grande Loge Féminine de France ?
L. M. : Faire rayonner nos valeurs : c’est porter haut et fort notre idéal maçonnique et les valeurs qui nous rassemblent, c’est aussi et surtout, porter haut et fort un message d’Espérance.
Tout d’abord, la GLFF, ordre initiatique, a pour but le perfectionnement de l’humanité ; à cet effet, les franc maçonnes travaillent à l’amélioration constante de la condition humaine…Elles ont pour devoir d’étendre à tous les membres de l’humanité les liens fraternels qui les unissent. Elle a pour objet la recherche constante et sans limite de la Vérité, de la Justice, dans le respect d’autrui et la liberté absolue de conscience … (art 1 de la Constitution).
Être initiée à la GLFF, c’est se construire, travailler à l’intérieur des loges pour porter à l’extérieur l’idéal et nos valeurs. Mais c’est aussi agir, prendre position, c’est se sentir responsable du monde réel dans lequel nous vivons.
Entrer dans une Obédience féminine ,c’est se battre pour celles qui n’ont pas la liberté de se battre. C’est se battre pour celles qui n’osent pas ou ne peuvent pas parler.
Toute l’action de nos pionnières a été de participer activement à l’émancipation des femmes :
-à la reconnaissance des droits sociaux des femmes,
-au développement de la contraception, à la légalisation et l’inscription de l’IVG dans la Constitution.
Nous devons poursuive ces actions, avec ardeur, permettant l’émancipation des femmes qui se rassemblent autour des valeurs de la République, dont la GLFF fait siennes, LIBERTE -EGALITE- FRATERNITE
450.fm : Quelles initiatives spécifiques prévoyez-vous pour renforcer la présence de la GLFF dans le paysage maçonnique français ?
L. M. : La GLFF occupe une place prépondérante au sein de la Franc Maçonnerie mondiale.
Elle est la première Obédience maçonnique féminine dans le monde, compte aujourd’hui 13000 membres voire 25000 membres avec les Grandes Loges Féminine dans le monde, issus d’horizons et de milieux différents .C’est une Association avec 452 loges réparties en France métropolitaine, en Outre-mer, dans de nombreux pays d’Afrique, d’Amérique du Nord, et d’Europe sur 4 continents et 20 pays.
Les initiatives spécifiques pour renforcer notre présence dans le paysage maçonnique passe par d’une part, par l’organisation de nombreux colloques, conférences, salons maçonniques, journées régionales, visio conférences et d’autre part par les nombreuses visites des Conseillères Déléguées auprès des loges dont elles ont la charge ce qui favorise les échanges et les liens et renforce la solidité féminine.
450.fm : Comment prévoyez-vous de vivifier la vie initiatique et spirituelle au sein de la GLFF ?
L. M. : La Grande Loge féminine de France travaille dans différents domaines : symbolique, philosophique et sociétal selon plusieurs rites : REAA rite de l’Obédience, RF avec ses 4 variantes, Rite Écossais Rectifié, Rite d’Adoption, Rite Ancien et Primitif Memphis Misraïm. Ces différents rites offrent de nouvelles voies de recherches, qui répondent aux différentes sensibilités pour les Sœurs de la GLFF ainsi que pour les profanes.
L’initiatique est bien le socle de notre démarche qui nous rassemble et fonde notre unité. Ce travail initiatique collectif est incontournable, il est effectué en Loges, selon le rituel que, chacune a choisi.
Notre dimension initiatique nous offre les forces et les méthodes qui nous permettent à nous, femmes initiées « d’être et de devenir ».
450.fm : Quelle est votre vision pour l’avenir de la laïcité et des droits des femmes dans le contexte actuel ?
L. M. : Bien que le principe de laïcité soit inscrit dans la Constitution de la République Française dans son article 1, celui-ci est bien malmené depuis quelques années.
Nous assistons à une résurgence du religieux dans la société. La tentation du communautarisme, proposant une organisation sociale sur la base de communautés fondées, la plupart du temps, sur des lois religieuses, et vivant les unes à côté des autres, à l’exemple des pays anglo-saxons, doit être considérée comme contraire à ce qui caractérise l’organisation de la société française depuis la loi du 9 décembre 1905. Ce qui se passe en ce moment, avec des demandes croissantes d’accommodements qui peuvent sembler raisonnables, droits à la différence en matière religieuse sont plus s inquiétants pour l’avenir, pour la liberté, l’égalité et la fraternité.
Est-il nécessaire d’ajouter que laïcité et droit des femmes sont intimement liés ? Les femmes sont toujours les premières victimes des intégrismes religieux.
Nos combats et nos engagements doivent continuer avec plus d’ardeur encore ,pour dénoncer les structures de domination masculine, les stéréotypes, les difficultés des femmes : violence, difficulté économique, plafond de verre, prostitution, terrorismes religieux et politiques…
450.fm : Comment comptez-vous intégrer les nouvelles technologies dans les pratiques et les communications de la GLFF ?
L. M. : Je dirais que pour le moment , nous n’utilisons que les médias « classiques ». En dehors du digital, nous communiquons grâce à nos communiqués, envoyés à la presse, et grâce à nos publications.
450.fm : Quels sont les principaux projets qui vous tiennent à cœur pour les trois prochaines années de votre mandat ?
L. M. En complément du projet « Vivifions la vie initiatique et spirituelle », je vous en citerai trois autres :
Contribuer à notre rayonnement
Ma volonté, c’est de communiquer davantage, par tout type de support, pour faire connaître pleinement dans le monde la spécificité féminine et ses valeurs distinctives de la Grande Loge féminine de France et ainsi susciter le « désir » chez d’autres femmes de nous rejoindre.
Au sein de l’Obédience, c’est organiser davantage de Tenues Blanches Fermées, de Tenues Communes entre loges avec une pluralité de conférencières qui, j’en suis persuadée, auront à cœur de faire partager leurs travaux.
Les thèmes de réflexion émanent de multiples directions :
-des commissions (Laïcité, Droits des Femmes, Ethique et Bioéthique, Vœux, Histoire et Recherche maçonnique, etc.), des congrès régionaux, des loges de l’obédience avec les travaux .
C’est mettre au point des colloques ou autres manifestations pour partager auprès d’un large public, nos publications, écrites par des femmes Franc Maçonnes, » Voix d’Initiées et Les Cahiers de Bathilde Vérité » et systématiquement proposées lors de chaque évènement.
Être visible en Europe, à l’International et Outre- Mer, nos actions déjà entreprises avec l’Institut maçonnique européen que nous avons créé en 2008, pour porter la voix de la Grande Loge Féminine de France auprès des institutions sont à pérenniser.
Rayonner passe par un développement de la GLFF. Incorporer de nouvelles loges en France, en Europe, en Outre-mer et à l’International dans l’Obédience, puis fonder de nouvelles obédiences féminines indépendantes et souveraines font partie des priorités de l’évolution de la GLFF.
De nombreuses Obédiences émanant de la GLFF ont déjà été créées. En 2025, nous espérons, voir la naissance d’une, voire deux nouvelles Obédiences féminines….
Favoriser un recrutement dynamique,
Le paysage maçonnique a changé, de nombreuses Obédiences se sont ouvertes aux femmes et la pandémie COVID est passée par là, comme les autres Obédiences, nous avons vu nos effectifs diminuer, aussi nous devons favoriser un recrutement dynamique, alors comment peut-on faire ?
J’ai demandé en Convent que chaque Sœur de la GLFF devienne une « Ambassadrice » active favorisant la cooptation comme mode de recrutement de nos loges mais aussi « des Ambassadrices » d’une Franc-Maçonnerie féminine actuelle lors de tous nos événements. Ce comportement est vital pour le devenir de notre Obédience. A cet effet, lors de notre prochaine Assemblée, un débat de fond portera sur la thématique « la Jeunesse-notre Avenir » ?
Placer la solidarité au sein de notre engagement
La solidarité est une des valeurs à laquelle je suis profondément attachée. C’est une valeur essentielle qu’il nous faut transmettre d’autant plus que nous vivons une période de crise économique importante au quotidien qui génère beaucoup d’inquiétudes et d’anxiétés.
Nous avons Un Fonds de dotation qui s’appelle « Femmes Ensemble ».
Nous participons aux actions inter obédiencielles, en ce qui concerne l’emploi, l’aide aux anciens, la colonie de vacances…
450.fm : Pouvez-vous nous en dire plus sur le fonds de dotation « Femmes Ensemble » et comment il soutient les droits des femmes et la solidarité ?
L. M. : Le Fonds de dotation « Femmes Ensemble » qui, grâce aux dons de nos membres, vient en aide à des personnes en souffrance auprès d’Associations humanitaires dans la Cité.
Il soutient les droits des femmes et la solidarité par des actions de solidarité conduisant à redistribuer tout ou partie de ses ressources, par la promotion ou à la défense des droits des femmes, par des manifestations pour faire connaître les valeurs du fondateur, par le développement et si nécessaire l’acquisition d’un patrimoine historique.
Ainsi, nous avons poursuivi les actions en faveur : des femmes et enfants victimes de violences domestiques, des femmes afghanes réfugiées et de leurs enfants, des Banques Alimentaires, des victimes du tremblement de terre de Turquie et de Syrie et au bénéfice des femmes vivant en territoire de grande ruralité pour qu’elles puissent bénéficier de procédures d’accueil et d’écoute. L’année 2024 a débuté par la mise en route d’une action dite « Camping Care » dont nous espérons qu’elle permettra d’aider au financement d’un second véhicule transformé en salon solidaire et itinérant de soins de bien-être, destiné aux femmes en situation de grande exclusion.
450.fm : La Grande Loge Féminine de France participe régulièrement à des salons maçonniques. Pouvez-vous nous parler de l’importance de ces événements pour votre obédience ?
L. M. : La richesse de nos auteurs et de nos publications fait que nous sommes présentes dans nombre de salons du livre maçonnique pour nous faire mieux connaître. C’est une action que nous comptons amplifier dans les années à venir. A ce titre, je suis heureuse de vous informer que nous allons participer avec les autres Obédiences, aux salons du livre de Nantes et Toulouse. Nous espérons vous y rencontrer.
450.fm : La collection « Voix d’initiées » est une belle initiative de la GLFF. Quels sont les objectifs de cette collection et comment contribuez-vous à sa promotion ?
L. M. : La collection « Voix d’initiées » écrite par des femmes Franc-maçonnes est une vitrine de notre obédience dont nous pouvons être fières. Elle illustre bien la spécificité de notre mode de pensée et comment la démarche initiatique voire spirituelle ouvre sur les préoccupations du monde. Les nombreuses contributions reçues pour le dernier ouvrage paru, Vivre Rire et Aimer, a suscité un engouement qui confirme que c’est une philosophie indispensable, particulièrement à cette époque difficile.
La collection « Voix d’initiées » s’est bien développée depuis sa naissance il y a 14 ans et connaît de plus en plus de succès. Pour contribuer à sa promotion et accroître notre désir de visibilité, plusieurs voies de communication sont en place :
Je peux déjà annoncer que sortira pour la TGL 2025 un nouvel ouvrage sur le thème « Du silence et de la responsabilité des mots ».
Vers le grand public, la GLFF organise une table de vente de la collection de « Voix d’initiées » à chacun de nos événements publics. (Colloques, conférences publiques, journées du Patrimoine, Temple Ouvert etc…)
Sur le site grand public de la GLFF, dans la rubrique nos publications, nous présentons également les différents opus de la collection avec un lien vers le site de notre éditeur, ce qui permet à toute personne qui le souhaite de les acquérir.
450.fm : Pouvez-vous nous expliquer le rôle de la Commission Nationale des Droits des Femmes au sein de la GLFF et les actions qu’elle mène ?
L. M. : La Commission Conventuelle des Droits des Femmes conduit une réflexion sur l’état actuel des droits des femmes et sur les actions à mener pour que les femmes d’ici et d’ailleurs accèdent à leur autonomie et à la plénitude de leurs droits.
La commission s’attache à s’interroger les structures politiques , sociales et religieuses ainsi que les courants culturels qui pérennisent l’inégalité entre les femmes et les hommes. Elle s’attache à imaginer des moyens pour y remédier
Les actions menées par la commission sont nombreuses :
Au titre des « Familles de pensée », nous sommes consultés lors de l’élaboration de chaque projet de loi touchant à l’intégrité de la personne humaine et nous défendons les valeurs de la dignité , du respect de l’individu : de la naissance de la personne jusqu’à sa mort par ex sur le port du voile, dernièrement sur « l’accompagnement des malades et la fin de vie ».
Dans le cadre de l’évolution de la politique de la France en Europe, nous avons pris part à la rédaction du « Manifeste pour une Europe de progrès et de paix » pour notre Obédience ,dans le cadre de l’IME et d’un questionnaire pour la plateforme en vue des élections européennes.
Nous nous sommes interrogés et nous sommes réjouies de la constitutionalisation de L’IVG. Nous avons fait ouvrir des réflexions autour de la maternité de substitution nommée GPA et en a fait un ouvrage posant le pour et le contre. Nous travaillons de façon assidue sur la problématique de la « transidentité »
Nous nous intéressons à la condition des femmes en Iran, en Afghanistan, dans les guerres en Ukraine, entre le Hamas et Israël mais aussi sur le viol, la pornographie, la prostitution et toutes les violences que les femmes en particulier subissent
Cette vigilance nous emmène à réfléchir de façon approfondie sur le concept de « Sororité »
450.fm La loge Nationale de recherche « Bathilde Vérité » de la GLFF publient les « Cahiers ». Pouvez-vous nous en dire plus sur ces publications et leur impact ?
L. M. : La vocation de la Loge Nationale de Recherche réside dans des travaux qu’elle met à disposition de l’ensemble des Franc-maçonnes de l’obédience comme des autres composantes de la Franc-maçonnerie. C’est un véritable outil de réflexion utile, tant au niveau du travail symbolique, philosophique, éthique, sociologique, qu’ésotérique. Le premier thème choisi est celui de l’hermétisme.
Les cahiers « Bathilde Vérité », dont 3 ont déjà été publiés, portent sur les textes Hermétiques de l’Antiquité à la Renaissance, qui ont influencé nos rituels.
En dehors des Cahiers, la loge Nationale de recherche transmet ses travaux :
Lors de ses quatre tenues annuelles au 3ème degré, tenue ouverte à tous, Sœurs et Frères.
Proposant des conférence, elle met à disposition des Loges de La GLFF, qui le souhaitent, une vingtaine de sujets. Durant cette année maçonnique, 22 tenues sur les 36 prévues en 2024 ont été présentés en Métropole. Ces moments de partage mettent en évidence cet appétit qu’ont les Sœurs de l’Obédience de connaître certains aspects de notre Tradition et suscitent chez certaines l’envie d’aller plus loin.
Un nouveau Cahier paraît à chaque convent. Une visioconférence présente ce nouveau cahier pour partager ce bonheur de la découverte avec nos sœurs de la Grande Loge féminine de France.
Les cahiers de la Loge Nationale de Recherche Bathilde prennent tout naturellement place dans la ligne éditoriale de la GLFF. Ils apportent des éclairages, impulsent des réflexions au sein de notre Obédience mais aussi à l’extérieur, participant ainsi au rayonnement de la Grande Loge féminine de France.
450.fm : La Commission Nationale de la Laïcité joue un rôle crucial. Quelles sont ses principales missions et réalisations ?
L. M. : Parmi les principales missions des commissions, nous travaillons afin que le principe de laïcité demeure compris, clair et que sa définition ne soit entachée d’aucune ambiguïté. Nous participons en tant que commission de la laïcité aux travaux de l’obédience autour de la fin de vie par exemple, ou de ce que nous voulons pour l’Europe avec le manifeste de l’IME.
Parmi les réalisations de la commission on peut compter notre colloque annuel, à la date anniversaire du 9 décembre, ouvert au public (Sport et République : agir dans la cité pour l’universalisme et contre les communautarismes) ou à public plus restreint (Art, Culture et Laïcité : un même combat vers la Liberté).
De plus, la commission publie annuellement les actes de ces colloques ; elle publie d’autre part les Cahiers de la Laïcité, documents d’analyse permettant d’engager des réflexions plus approfondies pour les Sœurs de l’obédience. Enfin elle diffuse les travaux des commissions régionales ; pour exemple, « Laïcité et fin de vie » par nos Sœurs du Nord, « Aux arts, citoyennes, citoyens » par nos Sœurs du Centre.
450.fm : La Commission Nationale Éthique et Bioéthique traite de sujets importants et sensibles. Quels sont les thèmes actuels sur lesquels elle travaille ?
L. M. : Pour répondre à ce monde pluriel et aux changements de paradigmes que nous traversons, nos actions s’inscrivent dans un travail sur soi de formation, d’éveil de l’esprit critique concernant les problématiques actuelles.
Questionnements sur le sens que nous voulons donner à nos existences. Nous interrogeons les différentes sensibilités sur les philosophies de la vie, de la fin de vie, l’importance du droit dans la mise en œuvre du respect des libertés de chacune et chacun.
Ni dogme, ni religion, notre Commission espère jouer un rôle de « passeuse » Informer, Transmettre, pour construire un monde équitable et durable respectueux des différences, de l’altérité.
Nos thèmes de réflexion et d’action au quotidien :
Nos échanges pour comprendre les impacts, du numérique, des I.A, génératives ou non, des nouvelles technologies sur le fonctionnement de la société, les relations interindividuelles, la santé humaine et planétaire ont pour finalité de participer à la construction d’un monde équitable, durable, respectueux des différences.
Sœurs de la GLFF, nous sommes très sensibles à la modification des imaginaires indispensables pour restaurer une société des communs, prendre soin des vulnérabilités et prévenir la marchandisation du corps des femmes et de l’humain.
Nos réflexions portent sur la conduite des recherches, les connaissances, la vision d’une pensée cosmopolitique.
C’est dans ce sens que nous organisons un colloque tous les ans sur une question d’actualité.
En 2024 à Marseille : « La Préservation du Vivant ; Une responsabilité individuelle et collective ». Valérie Masson Delmotte (Co Présidente du GIEC) …
450.fm : L’Institut Maçonnique Européen (IME) représente la GLFF auprès des instances européennes. Quels sont les projets récents ou à venir de l’IME ?
L. M. : L’Institut Maçonnique Européen (IME) est l’organisme de représentation de la Grande Loge féminine de France auprès des institutions européennes.
Concernant les projets récents ou à venir de l’IME, nous avons travaillé au sein de la Commission européenne avec les organisations philosophiques sur le thème « Le mode de vie européen en période d’instabilité » et réalisé une synthèse de travaux de loges 2022-2023 sur « 6
A l’occasion de ses 15 ans et dans la perspective des élections européennes, nous avons publié un Manifeste IME « Pour une Europe de progrès et de paix ». Nous organiserons le 12 octobre 2024 à Lyon un colloque sur le thème « Les femmes au cœur de l’Europe » à la fois pour les Sœurs de la GLFF, pour les obédiences amies et les profanes. Enfin, un travail historique de l’IME depuis sa création en 2008 est en cours.
Pour 2024-2026 Le travail de l’IME, à l’étude des loges, portera sur « De la démocratie en Europe -Regards de femmes ».
450.fm : La démarche initiatique et spirituelle ainsi que la défense des droits des femmes et de la laïcité sont au cœur de votre mission. Comment articulez-vous ces deux aspects dans vos actions quotidiennes ?
L. M. : Ce sont des aspects absolument indissociables, les droits des femmes sont au cœur de la démarche initiatique qui ouvre à une meilleure compréhension de soi, un chemin de liberté dégagé du poids des conditionnements culturels ou des stéréotypes.
Quant à la laïcité c’est un principe qui permet le respect des croyances de chacune, mais elle est aussi héritière de cet idéal d’une « religion universelle » où chaque être humain puisse se retrouver quelle que soit son opinion, ce « centre de l’union » cher aux fondateurs de la Franc-maçonnerie. En ce sens cette universalité souvent mal comprise n’exclut pas la quête spirituelle de chacune, ils ne peuvent que donner à chacune l’envie de s’engager pour une société ouverte en particulier pour les femmes, car en tant qu’obédience féminine nous sommes particulièrement sensibles au sort qui leur est fait, comme cela a déjà été dit….
On ne rappellera jamais assez, pour reprendre le titre du livre classique de Jean Baylot, que la « voie substituée » est, régulièrement, une tentation de certaines obédiences de l’Ordre maçonnique. Dès-lors elles trahissent leur mission et donc perdent ce que l’on peut nommer, dans le sens fort de ces termes, leurs « titres maçonniques ». D’où la nécessité pour les esprits libres de faire preuve de discernement. Ce qui dans la tradition philosophique se nomme la « discretio » permettant de saisir la vérité de l’Ordre maçonnique en question.
À savoir ce qui est ORIGINEL et donc AUTHENTIQUE.
Il faut donc reconnaître que dans la foulée des Lumières puis des systèmes sociaux socialisants ou marxisants élaborés tout au long du 19e siècle, une certaine conception d’un humanisme restreint dénia le rôle du symbolique, de l’invisible, du sacré. Se détourner du ciel afin d’avoir pour seul objectif de conquérir la terre. La sentence cartésienne : « l’homme comme maître et possesseur de la nature » peut résumer une telle prétention. Descartes, lui-même nuança, compléta, rendit plus subtil, son propos. Mais l’idéologie cartésienne appliqua à la lettre un tel propos, ce qui conduisit de la « possession » à la dévastation du monde. Ce dont les saccages écologiques contemporains sont la tragique expression.
D’une manière incidente, et sans le développer outre mesure puisque je m’en suis expliqué en divers ouvrages je considère que certaines institutions se réclamant de la Franc-maçonnerie sont sont égarées de la voie traditionnelle étant la sienne, en faisant fond sur cet humanisme dégradé et quelque peu paranoïaque. À l’image de la démarche ésotérique, telle celle des pythagoriciens, des mystères d’Eleusis ou des Templiers, la dimension symbolique est le cœur battant de l’initiation maçonnique. Et en oubliant cela, en prenant une « voie substituée », la communauté spirituelle se mue en parti « politique ». C’est le cas en France de l’institution nommée le Grand Orient ayant totalement perdu l’impulsion originelle et originale de la démarche maçonnique. C’est ainsi qu’avec mon regretté ami et collègue Bruno Étienne nous nous sommes employés à montrer qu’en devenant une institution se contentant de rassembler des « clubs », cette obédience mimait, d’une manière simiesque, l’ordre maçonnique traditionnel.
Bruno Étienne, professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix en Provence, fin connaisseur de la chose politique, a, le premier, utilisé le terme de « club » pour rendre attentif à la dégradation de cette obédience se contentant de prendre la place des partis politiques ou des syndicats dont on connaît en France la décrépitude. À propos de ce qu’il nommait « le clubisme du G.O », il notait avec quelques nostalgies : « mon principal regret concerne ma paroisse : le GODF est en train de manquer le tournant du siècle/millénaire qui aurait pu faire de la FM une piste comme elle le fut en d’autres temps » (Une grenade entrouverte, éd. de l’Aube, p 368). C’est pourquoi ces « clubistes » momifient la réalité symbolique, la réduisent à l’économie, à la politique, au sociétal et ce au détriment de l’initiation spirituelle devant être toujours en devenir. Sans aller plus avant, je renvoie les lecteurs intéressés à quelques livres faisant la critique de cette lente, mais sûre dégénérescence d’une institution qui au nom d’une civilisation finissante, s’emploie à lutter, d’une manière inquisitoriale, contre une culture de fond, éternelle, et renaissante chez les jeunes générations. Ce que l’imaginaire ne manque pas de souligner[1]. Et ce en montrant l’importance de la culture classique. La prégnance de la culture antique. D’où l’invariance des archétypes et de leur enracinement religieux. Je rappelle à ce propos les analyses de Gilbert Durand et de Jean Servier, tous deux ayant eu une longue expérience maçonnique. Ils rappelaient que contre les obédiences purement préoccupées par la chose politique, « filles bâtardes » du symbolisme maçonnique, il convenait de rappeler, ce que ce grand maçon qu’était Joseph de Maistre nommait la structure « métapolitique » d’un chemin initiatique authentique. Et ce en référence aux Constitutions d’Anderson[2].
Umberto Eco, dans la somme tout à la fois romanesque et on ne peut plus documentée qu’est Le Pendule de Foucault, fait de subtiles analyses sur les Templiers, les Rose-Croix et divers ésotérismes. Bien évidemment les Francs-Maçons n’échappent pas à sa docte et quelque peu ironique faconde. C’est ainsi qu’il note que « ces marchands du Grand Orient, qui ne croient en rien, ont un cérémonial. »[3] Comme je viens de l’indiquer, ils « miment », ce sont des tricheurs. Ils détournent ainsi le « grand jeu symbolique » qu’est tout chemin initiatique. Nous eûmes une discussion à ce propos dans sa maison d’Émilie-Romagne. Et comme il savait que j’avais, dans la foulée de Gilbert Durand, quelques connaissances concernant la maçonnerie, la discussion fut des plus animée.
Pour Umberto Eco, les rites maçonniques étaient avant tout burlesques. En se rappelant que « burla », en italien, c’est la farce, la plaisanterie. C’était bien vu si l’on se souvient que le propre du burlesque consiste à détourner des choses nobles et sérieuses. Ce qui est bien la « voie substituée » d’un Grand Orient devenu, à l’encontre de la Tradition maçonnique, un micro parti politique ou un syndicat sans horizons !
Ainsi, au-delà d’un humanisme purement rationaliste ou sociétal, l’Ordre maçonnique pour reprendre une expression de Jacques Maritain, est un « Humanisme intégral » mettant l’accent sur la primauté du spirituel.
Ce qui revient à savoir garder le sens de la Tradition. Le sens des choses et le dépôt sacré qui le constitue. C’est bien ce « dépôt » que les maçons authentiques savent garder : ce qui est en jeu dans l’âme éternelle de l’humaine nature. Ce qui est non réductible à l’économie, au politique, au social. Ce qui les conduit à prendre au sérieux cet essentiel substrat humain qu’est le « sacral ». Et à être ainsi les tenants d’une authentique spiritualité humaine. Cette manière d’être et de penser est la cause ou l’effet d’une vie vécue en son entièreté. Ce qui est, au sens fort du terme, une véritable restauration. Restauration d’une conception organique du monde. Au-delà de la mécanicité propre à la modernité en voie d’achèvement, l’accent mis sur l’entièreté rejoue la solidarité organique, l’échange, la participation, en un mot la fraternité. C’est en étant attentif à cela que la Franc-Maçonnerie pourra être en phase avec l’époque post-moderne en gestation.
Comme l’a assuré, avec constance, ce grand franc-maçon qu’était Gilbert Durand, c’est la correspondance existant entre le symbolique et le sacré qui, au-delà des époques de décadence, assure la perdurance de l’espèce humaine.
Ce dont le chemin initiatique est la plus authentique expression. Ce qui est exactement la conception du « bien commun » ne se réduisant pas à un « sociétal » d’obédience politiste ou syndicale. La légitimité des diverses obédiences de l’Ordre maçonnique vient de leur conformité à la loi naturelle qui au-delà des droits rappelle l’importance de ce Simone Weil nommait les « obligations ». Au-delà du « droit-de-l’hommisme » propre au « wokisme », héritier direct de la philosophie des Lumières, ce sont les « devoirs », naturels et anthropologiques, dont les « landmarks » sont la plus pure expression, qui constituent le « trésor caché » d’une franc-maçonnerie authentique.
[1] Cf. B. Etienne, La Spiritualité maçonnique, Dervy 2006, et Une Grenade entrouverte, ed. de l’Aube, 1999. Cf. également Jean Baylot, La Voie substituée, recherche sur la déviation de la Franc-Maçonnerie, (1968), réed. Dervy, 2024. Pour ma part je développe cela dans M. Maffesoli, Le Grand Orient, les Lumières sont éteintes, éd. Trédaniel, 2023 et Le trésor caché. Lettre ouverte aux francs-maçons. Ed Leo Scheer 2015.
[2] Gilbert Durand, Les Mythes fondateurs de la Franc-maçonnerie (1999), ed. Dervy, 2024 ; Jean Servier, L’Homme et l’invisible, éd. Laffont, 1964.
[3] Umberto Eco, Le Pendule de Foucault, éd. Grasset, 1990, p. 288
L’invitation que la Grande Loge de France (GLDF) s’adresse à ses membres mais aussi et surtout au grand public dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2024. Une proposition riche en activités et en découvertes culturelles !
La GLDF vous invite donc découvrir le Château Saint-Antoine, majestueuse bastide nichée dans le 11e arrondissement de Marseille, incarne un pan de l’histoire locale. En 1907, le commandant comte de Robien en fit l’acquisition, l’agrandissant avec soin et lui conférant le nom sous lequel il est aujourd’hui connu.
Marcel Pagnol en 1948 – Wikimedia Commons
Ce lieu, empreint de mémoire, demeure également gravé dans l’imaginaire collectif grâce à Le Château de ma mère de Marcel Pagnol, où il résonne comme un écho littéraire et cinématographique. En 2017, la Grande Loge de France en devient l’heureuse propriétaire et entreprend une réhabilitation minutieuse, transformant ainsi cette demeure historique en un temple maçonnique, où les traditions et les rites trouvent un écrin digne de leur mystère.
Présentation des activités
L’événement est prévu pour les 21 et 22 septembre 2024, avec un programme bien structuré qui met en avant à la fois la culture et l’histoire maçonniques. Les visiteurs sont invités à découvrir le Château Saint-Antoine, un lieu emblématique non seulement pour son architecture mais aussi pour son lien avec le célèbre écrivain Marcel Pagnol, dont les souvenirs d’enfance évoquent ce « château du Comte ».
Les visites guidées proposées tout au long des deux journées permettront aux participants de s’immerger dans l’univers maçonnique, en explorant les lieux et en découvrant l’exposition temporaire intitulée « Épées, glaives et poignards maçonniques ». Cette exposition promet de plonger les visiteurs dans l’univers symbolique de la franc-maçonnerie, où les armes ne sont pas simplement des objets de guerre, mais des symboles de pouvoir, de défense et d’honneur.
Si la thématique (Épées, glaives et poignards) vous passionne, nous vous invitons à prendre connaissance du livre éponyme de note frère Michel Renonciat (OE) publié en 2021 chez Numérilivre.
FFVE, logo
Un autre temps fort de la journée du samedi sera l’exposition en extérieur de voitures anciennes, organisée par un club membre de la Fédération française des véhicules d’époque, une association reconnue d’utilité publique se vouant avec passion à l’encouragement, la coordination et le développement sur le territoire national de la préservation, de l’usage et de la collection de tous les véhicules anciens et à faire revivre et perdurer le patrimoine roulant.
Cette activité, bien qu’indirectement liée à la franc-maçonnerie, reflète l’intérêt de la Grande Loge de France pour la conservation du patrimoine, qu’il soit matériel ou immatériel.
Bernard Bentz, ancien Conseiller Fédéral de la Grande Loge de France
La conférence publique gratuite
Le samedi après-midi, à 17 heures, une conférence publique gratuite, animée par Bernard Bentz, ancien Conseiller Fédéral de la GLDF, viendra clore la journée. Le thème abordé, « La Franc-maçonnerie, un itinéraire de vie », semble vouloir offrir aux non-initiés une porte d’entrée dans l’univers maçonnique, en présentant la franc-maçonnerie non seulement comme une institution, mais aussi comme une voie de réflexion personnelle et philosophique.
Organisation et logistique
L’invitation met en avant l’importance de l’inscription préalable, soulignant ainsi la nécessité d’une bonne organisation, probablement en raison de la popularité de l’événement et du nombre limité de places disponibles. Cette inscription, gratuite, se fait par demi-journée, ce qui laisse entendre que l’affluence sera importante et que l’événement a été soigneusement pensé pour gérer efficacement le flux des visiteurs.
De plus, l’invitation indique que les participants pourront se restaurer et se rafraîchir sur place, suggérant que l’expérience est conçue pour être non seulement enrichissante intellectuellement, mais aussi conviviale. La librairie Comptoir du livre sera ouverte durant les journées, renforçant cette idée de partage de la culture maçonnique, offrant aux visiteurs l’occasion de prolonger leur découverte par la lecture et la documentation.
Les Journées européennes du patrimoine (JEP) 2024
Cette invitation s’inscrit dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine, un événement annuel qui permet au public d’accéder à des lieux habituellement fermés ou peu accessibles, et de découvrir des aspects méconnus du patrimoine culturel. La participation de la Grande Loge de France à cet événement montre sa volonté de s’inscrire dans une dynamique d’ouverture et de partage, tout en démystifiant les pratiques maçonniques souvent entourées de mystère.
Rappelons que ces journées s’articulent, en 2024, autour des thèmes « Patrimoine des itinéraires, des réseaux et des connexions » et « Patrimoine maritime ».
Le premier thème mettra en lumière les multiples façons dont les itinéraires historiques, les réseaux d’échanges, et les connexions culturelles ont façonné notre patrimoine. Il s’agit d’explorer les routes commerciales, les chemins de pèlerinage, et les circuits d’échanges culturels qui ont permis aux peuples et aux cultures de se rencontrer, d’échanger et de s’enrichir mutuellement. Ces itinéraires et réseaux ont joué un rôle essentiel dans le développement des sociétés, en tissant des liens qui ont perduré à travers les siècles.
Le second thème, « Patrimoine maritime », mettra en exergue l’importance des routes maritimes historiques et des connexions littorales. Le patrimoine maritime, avec ses phares, ses ports, ses navires et les récits de la vie en mer, sera mis à l’honneur pour illustrer comment ces éléments ont non seulement façonné les communautés côtières, mais aussi joué un rôle crucial dans l’histoire mondiale des échanges et des découvertes. Ce focus sur le patrimoine maritime rappelle la centralité des océans et des mers dans les échanges culturels et économiques qui ont façonné notre monde.
Ces deux thèmes complémentaires offriront une perspective riche sur la manière dont le patrimoine, qu’il soit terrestre ou maritime, nous raconte l’histoire des connexions et des échanges qui ont construit les fondations de notre héritage commun.
Le choix du Château Saint-Antoine de la GLDF, un lieu historique, ajoute une dimension symbolique à l’événement. Situé à Marseille, ce château incarne à la fois l’héritage culturel de la région et les valeurs de la franc-maçonnerie, ancrées dans la tradition et l’histoire tout en restant ouvertes à l’évolution.
Cette invitation de la Grande Loge de France se présente comme une opportunité unique de découvrir un patrimoine à la fois matériel et immatériel. À travers des visites, une exposition, une conférence et des moments de convivialité, cet événement est conçu pour enrichir la connaissance du public sur la franc-maçonnerie, tout en célébrant l’histoire et la culture.
Frappé d’obsolescence, faut-il le supprimer, le jeter au rebut ? Faut-il au contraire le re-booster comme un vieil ordinateur fatigué, le reconditionner ? Ou au contraire, totem intouchable forgé en platine-iridium, faut-il le mettre sous trois cloches de verre, pour le conserver au Pavillon de Breteuil comme mètre-étalon ? La réponse est : OUI.
Au commencement n’était pas du tout le GADLU. Au commencement n’était même pas Dieu, si l’on en croit Frédéric Lenoir dans Petit Traité d’Histoire des Religions. Les premiers rites funéraires remonteraient à 100 000 ans. Il n’est pas encore question de religion, mais c’est à partir d’eux que se serait développée l’idée de l’immortalité de l’âme, et le culte des ancêtres, à la fois craints et vénérés. Puis ces esprits ont commencé à se détacher progressivement des lignées familiales pour s’attacher aux lieux et aux mystères. À commencer par le mystère de la vie, le mystère de la fécondité. Au commencement, Dieu était une femme, les premiers dieux étaient des déesses. C’est le patriarcat qui va instaurer la prédominance de dieux masculins. Puis, au fur et à mesure que les groupes humains se sont socialisés, sédentarisés, multipliés, il y a eu besoin de récits de plus en plus englobants, de figures tutélaires de plus en plus totémiques pour les réunir. Dans l’Antiquité, les dieux sont attachés à une terre et à un peuple. Il n’y a pas de guerres de religion. Quand un peuple remporte une victoire sur un autre peuple, c’est que ses dieux étaient les plus forts, il suffit de remplacer les vaincus par les vainqueurs et l’histoire continue. D’ailleurs le culte religieux est strictement intéressé. Quand on obtient ce qu’on veut d’une divinité, on continue de l’honorer, de lui présenter des offrandes et d’entretenir son culte. Dans le cas contraire, on va en voir une autre.
Le judaïsme instaure le premier dieu unique pour un peuple nomade. Les Hébreux étant itinérants, ils ne pouvaient pas adorer des dieux attachés à des lieux et logeant dans des temples en pierre. Il fallait un temple nomade qu’on emporte avec soi : l’Arche d’Alliance. Comme un contrat passé entre ce dieu et le peuple qu’il a élu. Ça n’allait pas tout seul. Frédéric Lenoir montre comment le judaïsme reste emprunt de polythéisme à ses débuts, et même tardivement. Il en ira un peu de même avec le christianisme. A la différence du judaïsme, il est prosélyte, il cherche à se répandre par la conversion et par le baptême. Il n’est pas attaché à un peuple en particulier, mais c’est en entrant dans cette religion, par le baptême, qu’on deviendrait membre de ce peuple. Pour autant, le christianisme apparaît largement comme un pseudo monothéisme, dans la mesure où il s’est employé à digérer toutes les croyances des peuples dits païens, à remplacer les divinités celtes par des saints, et donc à faire semblant de les supprimer tout en perpétuant leur culte. Les missionnaires ont fait la même chose en Afrique.
Dieu est l’explication du monde. Non seulement, il est, d’après les textes sacrés, celui qui l’a créé en 6 jours, mais il est aussi sa raison ultime, la source de tous les phénomènes naturels, la source de toutes les lois de la nature, lesquelles ne sont pas autre chose que les lois de Dieu. La nature et l’Homme sont censées s’y soumettre, ils risquent son courroux s’ils osent s’en écarter. Et comme Dieu ne se manifeste pas directement, ce sont les clercs qui prétendent agir en son nom. La science n’est autorisée que dans la mesure où elle se contente d’illustrer et de confirmer le dogme religieux. Galilée, Copernic, peuvent en témoigner. Le mouvement humaniste, autour du XVIème siècle va chercher à s’affranchir de ce carcan pour permettre à la science, et plus généralement à la pensée, de se développer sur la base de ses propres références, sous l’égide de la raison, et avec une méthode d’approche basée sur l’observation et la preuve.
La science et la religion, séparées l’une de l’autre, vont suivre des routes qui, pour être parallèles, se rencontrent pourtant. Les humanistes sont profondément croyants, qu’ils soient catholiques ou protestants. On connaît l’anecdote de Pierre-Simon Laplace présentant les premiers volumes de la Mécanique Céleste à Napoléon. A cette remarque de l’Empereur : “Mais vous ne parlez pas de Dieu”, il aurait répondu “Sire, je n’ai pas eu besoin de cette hypothèse”. La raison de la religion et celle de la science sont distinctes, mais elles ne sont pas exclusives l’une de l’autre. Pour dire les choses autrement, il y a eu un renversement de perspectives. Autrefois, c’était à la science de se conformer au dogme religieux. Désormais, c’est à la religion de s’adapter à l’avancée des connaissances scientifiques.
Mais alors pourquoi le GADLU ? Justement, parce que cette fonction d’explication ultime du monde n’était plus prise en charge par la figure de Dieu et que cependant, tout n’était pas expliqué par la science, et ne le serait jamais. Voltaire, dans Les Cabales, reconnaissait : “ “L’univers m’embarrasse et je ne puis songer que cette horloge existe et n’ait pas d’horloger.” Le monde serait une superbe mécanique qu’un artisan suprême aurait conçu, construit et dont il se chargerait de maintenir l’harmonie. Horloger ou architecte ? Notre frère Gilbert Garibal, ici-même sur 450.fm, attribue à Philibert de l’Orme l’invention de la profession d’architecte. Philibert de l’Orme, grand architecte de la Renaissance né à Lyon en 1514, on lui doit notamment le château de Fontainebleau. Dans ses écrits théoriques, il distingue la fonction de bâtisseur de celle de concepteur. Pour la tradition maçonnique, à travers la figure d’Hiram, les deux figures sont mêlées. Si l’architecture devient non pas seulement une pratique, mais une discipline intellectuelle, alors, elle va du concret vers l’abstrait et peut-être même… vers l’esprit. C’est dans les constitutions de 1723 que le terme de Grand Architecte de l’Univers apparaît pour la première fois : “Adam notre premier père créé à l’image de Dieu, le Grand Architecte de l’Univers, dut avoir les sciences libérales gravées dans le cœur… ». Mais c’est en 1835 seulement que le REAA l’adopte comme référence dans ses rituels pour remplacer toute mention à Dieu. En ce qui concerne le rite français, en 1877 le Grand Orient de France, après le Grand Orient de Belgique (1872), l’abandonne pour permettre de s’ouvrir à ceux qui se réclament de l’athéisme. Cette appellation est bien pratique. Elle va permettre à chacun, quelle que soit sa religion, de projeter la transcendance à laquelle il se réfère, dans cette figure. Mais elle pose problème, elle décrit l’œuvre de cet Architecte comme une construction purement minérale alors que la “Création” était vivante. Une construction immobile, immuable, incompatible avec la théorie de l’Évolution des Espèces ? Une construction dont le plan aurait été établi préalablement, en s’appuyant sur une science qui aurait préexisté…même au GADLU ?.
Qu’en est-il au XXième siècle ? Y a-t-il un Grand Architecte dans l’Univers? C’est la question que se pose Stephen Hawking dans un livre éponyme paru en 2011. Depuis les Grecs Thalès et Démocrite, les hommes cherchent à percer les mystères de la nature, du macrocosme comme du microcosme. Mais à l’époque des Anciens, on croyait généralement que la Terre était plate et que le soleil tournait autour. Depuis le mouvement humaniste on conçoit les lois de la nature non pas comme l’expression d’une volonté divine à laquelle il faudrait se soumettre, mais comme le constat d’une régularité qui permet des prédictions vérifiables : au nom de la gravité de Newton, toutes les pommes qui se détachent de l’arbre vont tomber par terre. Mais ces lois de la nature posent différentes questions. La première est celle de leur origine, et là, l’hypothèse de Dieu re-montre le bout de son delta lumineux. La deuxième cherche à savoir s’il y aurait des exceptions, des situations où la “nature “‘dérogerait à ses propres lois. Si la réponse à cette question est : non; cela voudrait dire que le Grand Architecte serait soumis à des lois qui lui seraient supérieures et qui lui pré-existeraient, des lois auxquelles lui-même ne pourrait pas déroger. Si la réponse est oui, s’il est possible de déroger aux lois, cela voudrait dire que le GADLU fait un peu n’importe quoi et que les lois n’existent pas vraiment.
La troisième question cherche à déterminer s’il existe un seul ensemble de lois possibles dans l’univers…ou plusieurs? Scientifiquement, cela correspond à la poursuite de la M-Theorie, une méga-explication du monde qui engloberait toutes les connaissances disponibles à la fois en physique quantique et en physique classique, une théorie capable de décrire chaque aspect de l’univers. Mais cet univers n’est plus cantonné à la planète bleue, ni même au système solaire, ni même à notre galaxie la Voie Lactée, ni même aux milliards de milliards de galaxies qui composent ce qu’on en perçoit, ni même la seule matière qui le compose puisqu’elle ne représente que 5% du tout, les 95 % restants étant faits de matière noire et d’énergie noire c’est à dire du contraire de l’énergie et du contraire de la matière ? Et cet univers n’est pas le seul possible : “toutes les versions possibles de l’univers coexistent simultanément au sein de ce qu’on appelle une superposition quantique” (p.52).
Alors Grand Architecte de quoi ? Et puis : pourquoi “architecte”? S’il y avait une organisation générale volontaire, un “plan”, il faudrait expliquer pourquoi cette Brève Histoire du Temps est composée d’une succession quasi-ininterrompue d’échecs depuis 13,8 milliards d’années, l’apparition de la vie n’étant que l’exception. Hacking conclut, après Laplace, que l’hypothèse GADLU n’est pas plus nécessaire que l’hypothèse Dieu. La question reste entière, et elle n’est pas scientifique mais philosophique : s’il fallait postuler une intention dans tout cela, s’il fallait mettre au dessus de sa tête un idéal, s’il fallait se référer à une transcendance, fut-elle spirituelle et non religieuse, comment pourrait-on l’appeler puisque le terme de Grand Architecte de l’Univers est maintenant dépassé ?
Au numéro 14 de la rue Tripière, une petite rue étroite perpendiculaire à la rue Saint-Rome, en plein cœur de Toulouse (Haute-Garonne, région Occitanie), se trouve une maison à la façade intrigante. Cette maison se distingue par un balcon peu commun et deux sculptures de lapins, ornant une façade où le rez-de-chaussée est en briques, tandis que les étages supérieurs sont construits à ossature bois.
Les deux lapins en terre cuite ajoutent une touche de fantaisie à cette façade. Le balcon, quant à lui, est un chef-d’œuvre de charpenterie connu sous le nom de guitarde. Cette structure se caractérise par des pièces de bois courbes et entrelacées, appelées croches, qui décorent habituellement les balcons, lucarnes, ou escaliers.
La guitarde de la rue Tripière, réalisée en 1923, présente des particularités uniques. À sa base, le mot « Paix » est inscrit, tandis que son sommet arbore les initiales « U.V.G.T. » signifiant : Union, Vertu, Génie et Travail. De plus, une peinture du Père Soubise, un maître artisan charpentier et l’un des trois fondateurs des Compagnons du Devoir, y est visible.
Cette maison était autrefois la demeure des Compagnons Charpentiers du Devoir, où ils formaient les jeunes charpentiers entre la fin du XIXe siècle et les années 1970, avant que le centre de formation ne déménage. Les apprentis y étaient initiés aux valeurs de l’entraide, de la rigueur, de la précision, et du respect.
Aujourd’hui, le centre de formation se trouve au 65 route de Revel à Toulouse, abritant la Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment. Quant à la maison de la rue Tripière, proche des métros Esquirol ou Capitole, elle est devenue le Musée du Compagnonnage, qui expose les créations des Compagnons Charpentiers du Devoir et raconte l’histoire de leur apprentissage.
Cette ancienne Maison des Compagnons Charpentiers mérite également une attention particulière. La façade est ornée d’un superbe balcon et de sculptures de petits lapins, symboles des Apprentis Compagnons. Ces lapins, avec leurs grandes oreilles, sont une allusion à l’attention et à l’écoute que les jeunes apprentis doivent accorder à leurs maîtres pour apprendre leur métier. Ces éléments architecturaux ajoutent une touche de charme et rappellent l’importance de la tradition dans l’artisanat compagnonnique.
Le Musée du Compagnonnage de Toulouse est un lieu unique qui célèbre les métiers d’art et l’excellence artisanale des Compagnons du Tour de France. Ce musée offre une plongée fascinante dans l’univers des Compagnons, ces artisans d’élite qui perpétuent un savoir-faire ancestral à travers des créations aussi surprenantes que magistrales.
Rappelons que le Compagnonnage est une tradition importante de transmission des savoirs et savoir-faire – et de formation à un métier –, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2010. Une formation basée sur l’itinérance, appelée Tour de France, qui dure en moyenne cinq ans.
Exposition et œuvres présentées
Le musée est renommé pour sa collection éclectique et impressionnante de chefs-d’œuvre réalisés par les jeunes Compagnons au cours de leur Tour de France. Ces pièces sont des témoignages tangibles du savoir-faire et de la créativité des artisans. Parmi les œuvres exposées, vous pourrez admirer :
– Charpentes miniatures : des modèles réduits de structures architecturales, témoignant de la précision et de la maîtrise des charpentiers.
– Escaliers miniatures : de véritables prouesses techniques à échelle réduite, illustrant l’habileté des Compagnons dans la conception d’éléments complexes.
– Robe en fer forgé : une pièce insolite qui montre la capacité des Compagnons à transformer des matériaux industriels en œuvres d’art raffinées.
– Travaux en bois et en pierre : divers objets et maquettes qui démontrent la polyvalence et l’ingéniosité des artisans.
– Œuvres boulangères : un hommage au savoir-faire des boulangers, avec des créations qui mettent en valeur l’art de la panification sous une forme artistique.
Interaction avec les visiteurs
Une des particularités de ce musée est l’accueil chaleureux réservé aux visiteurs. Les personnes qui gèrent le musée sont souvent d’anciens Compagnons eux-mêmes, et ils se montrent toujours disponibles pour répondre aux questions. Leur passion pour le métier et les œuvres exposées est palpable, offrant ainsi une visite enrichissante et interactive.
Horaires et visites guidées : le musée est ouvert au public tous les mercredis de 14h à 17h. Cependant, des visites guidées peuvent être organisées les autres jours de la semaine pour des groupes de plus de 10 personnes, sur réservation. Cette flexibilité permet aux groupes d’explorer le musée en dehors des horaires réguliers, bénéficiant ainsi d’une expérience plus personnalisée.
Les Journées européennes du patrimoine 2024
À l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2024, le musée ouvrira ses portes de manière exceptionnelle le samedi 21 et le dimanche 22 septembre, de 10h à 17h30. Durant cet événement, les visiteurs auront l’opportunité unique de découvrir des maquettes réalisées avec une variété de matériaux tels que le bois, l’acier, le zinc et la pierre. Des itinérants, en plein Tour de France, seront également présents pour échanger avec le public sur les mystères du Compagnonnage et sur les œuvres exposées.
Le Musée du Compagnonnage de Toulouse est un véritable joyau pour les amateurs d’artisanat et de traditions. Il offre non seulement une vitrine exceptionnelle sur les réalisations des Compagnons, mais aussi une immersion dans une culture artisanale riche et vivante. Que vous soyez passionné par les métiers d’art ou simplement curieux de découvrir cet univers, une visite au Musée du Compagnonnage vous promet une expérience mémorable.
Le Compagnonnage, un véritable itinéraire vers l’excellence !
JANESVILLE, Wisconsin (WTVO) — La police de Janesville recherche un suspect dans une fusillade survenue dimanche matin qui a endommagé le temple maçonnique.
Selon la police de Janesville, les agents ont répondu à une fusillade signalée à l’intersection de E. Milwaukee et N. Sumac Drive.
La police a découvert que plusieurs fenêtres du bâtiment du Temple maçonnique, situé au 2322 W. Milwaukee Street, avaient été endommagées par des balles.
Personne n’a été blessé, a indiqué la police.
Un appelant a signalé avoir vu un homme non identifié d’une race inconnue, mince et mesurant environ 1,80 m, portant une chemise à manches longues foncée et un pantalon de couleur foncée.
Janesville Masonic Center
Déclaration de la Western Star Lodge 55
La franc-maçonnerie du Wisconsin – Membres de la Western Star Lodge
La franc-maçonnerie du Wisconsin condamne la fusillade à la loge maçonnique de Janesville Dousman, Wisconsin – 25 août 2024 – La franc-maçonnerie du Wisconsin condamne fermement la récente fusillade à la loge maçonnique de Janesville. Cet acte de vandalisme insensé, qui s’est produit aux premières heures du 25 août, a causé des dommages importants au bâtiment et a profondément affecté notre communauté maçonnique. « Nous sommes reconnaissants que personne n’ait été blessé dans l’incident et que le bâtiment soit vide. Je suis attristé par cet acte de vandalisme contre l’une de nos loges », a déclaré le Grand Maître Thomas Stevens. « La franc-maçonnerie du Wisconsin est un phare de fraternité, de charité et de service communautaire depuis près de deux siècles. Cette attaque n’est pas seulement une attaque contre un bâtiment, mais contre les valeurs et les principes que la franc-maçonnerie représente. » L’équipe de direction de la franc-maçonnerie du Wisconsin s’engage à soutenir la loge maçonnique de Janesville et ses membres pendant cette période difficile. Des efforts sont déjà en cours pour réparer les dégâts et restaurer la loge dans son état d’origine. Nous travaillons également en étroite collaboration avec les forces de l’ordre locales pour garantir que les responsables de ce crime soient traduits en justice. « Nous exhortons toute personne disposant d’informations sur cet incident à se manifester et à aider les autorités dans leur enquête », a ajouté le Grand Maître Stevens. La franc-maçonnerie du Wisconsin reste fidèle à sa mission de promouvoir les valeurs morales et éthiques et de soutenir nos communautés par des actions caritatives. Nous ne nous laisserons pas décourager par cet acte de violence et continuerons à défendre les principes d’amour fraternel, de secours et de vérité. Pour plus d’informations, veuillez contacter : Grande Loge du Wisconsin Téléphone : (262) 965-2200 E-mail : grandsecwi@wimasons.org
La démission est intervenue après une réunion avec plus d’une centaine de francs-maçons au sein de la Grande Loge de Cuba, réunion convoquée par Urquía lui-même.
Mario Alberto Urquía Carreño, qui a exercé les fonctions de Grand Maître de la franc-maçonnerie à Cuba malgré les troubles croissants contre lui, a finalement présenté sa démission ce 18 août, après au moins sept mois d’intenses conflits au sein de la communauté maçonnique de l’île.
Même si Urquía Carreño s’est accroché à ce poste, bien qu’il ait été expulsé de l’Ordre, il a pris cette décision sous la pression des francs-maçons cubains, qui ont exigé sa démission en raison de divisions internes croissantes.
« Avant de permettre à la division existante de nuire davantage à l’Institution et d’augmenter les attaques menées à travers les réseaux sociaux, ce qui augmenterait encore le dénigrement auquel est soumise la Grande Loge de Cuba d’AL et AM de la part de ses ennemis, pour le bien de l’Institution, ce Grand Maître démissionne de son poste », a déclaré Urquía Carreño dans une déclaration officielle consultée par le média indépendant Cubanet.
Concernant les raisons de sa démission, Urquía Carreño a indiqué qu’il existe dans l’institution maçonnique « une incompatibilité de critères dans l’application et l’interprétation correctes de nos lois », ce qui a conduit à « des divergences dans nos Loges quant à la bonne interprétation ».
Il a par ailleurs regretté que « des haines et des insultes aient éclaté entre frères, oubliant que nous avions juré de nous défendre présents et absents. La situation institutionnelle montre aujourd’hui une division fatale. Les actions constatées par certains francs-maçons indiquent l’existence d’un danger croissant d’agression et nous ne permettrons pas que cela se produise ; « L’incompréhension a subjugué nos frères. »
La démission est intervenue après une réunion avec plus d’une centaine de francs-maçons dans la Grande Loge de Cuba, réunion convoquée par Urquía lui-même.
Les francs-maçons se sont rassemblés dans le théâtre de la Grande Loge, où une source anonyme consultée par les médias susmentionnés a décrit qu’Urquía avait l’intention de manipuler les participants. Cependant, les maçons présents ne l’ont pas permis, et la phrase unanime qui a été entendue a été : « Rendez-vous et partez ».
L’un des témoins présents à la réunion a rapporté que les tensions se sont intensifiées au point qu’Urquía a quitté le théâtre, mais a été suivi par les francs-maçons jusqu’au onzième étage, où se trouve son bureau.
Sous la pression des personnes présentes, le Grand Maître a accepté de rencontrer un de leurs représentants. Les conditions de son départ ont été négociées pendant deux heures, même si les détails de ces conversations restent secrets.
Finalement, Mario Urquía a accepté de démissionner et à sa place a été nommé le Grand Maître adjoint Maykel Filema, qui aura pour tâche de convoquer les élections lors de la prochaine session de la Chambre haute, prévue en septembre.
La démission d’Urquía est considérée comme une victoire par les francs-maçons.
Les problèmes ont commencé avec le mystérieux vol de 19 000 $ dans son bureau , un événement qui a abouti à son expulsion de l’Ordre.
Malgré cela, le ministère cubain de la Justice, dans un acte d’ingérence autorisé par les lois du pays, n’a pas reconnu l’expulsion et a rétabli Urquía dans ses fonctions en moins de trois mois.
Ce fait a déclenché une protestation massive des francs-maçons devant le bureau du Grand Maître le 23 juillet et a conduit à l’insubordination de dizaines de loges.
Ces derniers jours, Mario Urquía s’était exprimé dans une vidéo, expliquant que l’argent volé appartenait à l’Asile National Maçonnique et abordant les accusations portées contre lui , notamment celles de trahison et de vol.
Urquía Carreño a catégoriquement nié être responsable du vol et a précisé que le document de police qu’il a signé, promettant de restituer l’argent, n’impliquait pas un aveu de culpabilité.
Il a expliqué que le retard dans le remboursement de la somme était dû à la nécessité de se conformer aux lois cubaines, qui exigent que le remboursement soit effectué en pesos cubains (CUP), ce qui entraîne une perte considérable en raison de la disparité avec la valeur de la somme. dollar sur le marché informel.
Le Grand Maître a également remis en question la déclaration initiale publiée par le conseil d’administration de l’asile maçonnique national, la qualifiant d’« incriminante ».
Il a souligné qu’il avait déjà effectué un dépôt de 270 000 CUP, soit l’équivalent de 1 000 USD, en signe de son engagement à restituer les fonds.
Malgré son intention de rester au pouvoir, Mario Urquía a finalement dû céder aux pressions pour démissionner.
Il existe d’intenses spéculations sur les successeurs, y compris dans les cinq loges maçonniques établies en Carinthie. Comme les initiés le savent, les postes importants au sein du gouvernement de l’État ont toujours été occupés par des fonctionnaires appartenant à une loge.
Ces fonctionnaires du gouvernement du Land appartiennent au Klagenfurt Lodge « Enzenberg ». Au tribunal régional, d’importants fonctionnaires appartiennent aux loges de Klagenfurt « Trois Piliers du Sud », « Panta Reih » et « Marianna ». Dans la loge « Paracelsus » à Villach, des frères attendent également une opportunité ou occupent déjà des postes importants en Carinthie.
Les rumeurs sur les successeurs circulent depuis des semaines
Des rumeurs circulent depuis des semaines autour des deux postes : Tina Frimmel-Hesse s’est présentée comme l’une des successeurs logiques au sein du parquet. La question de savoir si elle a encore une chance contre le puissant réseau de la Confrérie reste sujette à spéculation.
Quelle loge a les meilleures chances au sein du gouvernement de l’État ?
Le gouvernement du Land discute ouvertement pour savoir si un frère de la loge « Enzenberg » ou un frère des « Trois Piliers du Sud » aurait de meilleures chances d’occuper le poste. Ce poste a été récemment annoncé et les personnes intéressées peuvent postuler jusqu’au 5 septembre. Le profil d’exigences s’étend de « l’obtention d’un diplôme en droit » auquel sont requises plusieurs années de pratique dans un poste de direction.
La Loge « Paracelsus » a un nouveau « maître de chaise »
« Il n’est dit nulle part qu’il doit appartenir à une loge », se plaint un critique à huis clos. Mais comme l’ont constaté des initiés, lors de l’attribution de postes en Carinthie, il arrivait souvent que la personne qui obtenait le poste n’emménage dans une loge qu’après coup. À propos : ce n’est que récemment que le « maître de chaise » a été remplacé comme nouveau patron dans la loge « Paracelsus » à Villach. Ce fauteuil est désormais occupé par un avocat très connu de Draustadt. Il restera en fonction pendant deux ans et pourra être prolongé de deux ans supplémentaires s’il fait preuve de talent.
La Fraternité de Villach a introduit des limites d’âge
Le fait qu’une limite d’âge de 60 ans ait été introduite pour l’admission au « Paracelse » a été fortement critiqué au sein de la confrérie. En conséquence, trois candidats ont été éliminés et certains âgés de plus de 40 ans ont été retenus. « Ainsi, les lauréats du prix Nobel, dont la plupart ont plus de 60 ans, n’ont pas besoin d’espérer être acceptés à Villach », les frères des autres loges secouent la tête en souriant face à cette réglementation absurde.