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Qui sommes nous vraiment…

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Paraître ou disparaître?


Avec les proverbes comme « l’habit ne fait pas le moine » mais « la plume fait l’oiseau » nous avons un peu le reflet de l’image de notre société qui souvent se situe entre « être et paraître ».

Certes on ne peut éviter d’avoir quelques pensées qui nous traversent l’esprit quand nous cherchons à nous stationner sur le parking proche du temple où nous allons nous rendre et et que les places sont occupées par de rutilants véhicules qui font rêver. Alors on se dit « il y a du beau monde ce soir ». C’est ainsi et c’est une réaction normale qui interpelle aussi des êtres éclairés, il ne peut en être autrement.

Ce sont des sujets qui ont été longuement été débattus et même sans s’appeler Léo Ferré qui fut souvent critiqué par le luxe qu’il exposait parfois dans le choix de sa vie en opposition au choix de son engagement comme chanteur tourné plus vers une démarche de révolte qualifiée d’anarchiste, celles et ceux qui ont choisi de mettre en évidence des choix qui touchent au paraître savent combien il est complexe de rouler dans une voiture luxueuse qui attire l’attention.

Banalités que cette démonstration simpliste, qui relève du profane me diront certain(es) franc-maçons(es) mais qui est à mon avis une démonstration évidente pour illustrer une situation souvent rencontrée. 


« LE TRAVAIL EN LOGE, UN FILTRE CONTRE LES APPARENCES ! »

Nous retrouvons parfois en franc-maçonnerie un schéma un peu similaire mais qui va disparaître une fois en loge où nous laissons nos métaux et où le port des gants blancs nous rappelle notre même appartenance et notre égalité.

Par conséquent quand vous vous exposez, que vous vous mettez trop en avant pour paraître, il va vous être difficile de faire voir de vous une autre image, surtout dans le cas ou vous êtes un personnage publique et surtout si vous n’êtes pas un communicant doué et sans préparation pour communiquer.

Pourtant nous sommes nombreux à avoir assisté à des colloques et autres débats ou les conférenciers(es) arrivent avec tout un arsenal de paraître souvent cher à certaines vedettes du show business. Alors, si nous sommes dans ce cas, il nous sera difficile par la suite de redorer notre image afin de faire connaître la véritable personne que nous sommes, si toutefois il n’est pas trop tard.

Mais qu’en est-il chez nous en franc-maçonnerie, retrouvons nous des situations proches du monde profane. Comme je l’ai dit un peu plus haut, le grand principe de laisser ses métaux à l’entrée du temple nous protège de ces supposées « dérives », une sorte de super filtre pour reprendre une expression à la mode.

Et puis les rencontres en franc-maçonnerie ne sont telles pas propices à l’ouverture et à la tolérance qui favorise l’ouverture d’esprit.

C’est du moins l’avis de notre orateur dans la vidéo ci-dessous:

l’amour, la mort et les francs-maçons : l’Opéra Bastille met en avant « La Flûte enchantée »

De notre confrère francetvinfo.fr – Par Mohamed Berkani

Le dernier opéra de Wolfgang Amadeus Mozart revient à l’Opéra Bastille, jusqu’au 23 novembre, dans la mise en scène enlevée de Robert Carsen. « La Flûte enchantée » questionne la vie et la mort.

Le public s’est montré enthousiaste, mardi 5 novembre 2024, en applaudissant avec beaucoup de générosité les artistes sur scène tout au long de la représentation. À l’applaudimètre, le succès de La Flûte enchantée, version Robert Carsen, ne se dément pas.

Le spectacle s’ouvre dans une forêt, où le prince Tamino, interprété par Pavol Breslik qui a déjà incarné ce rôle par le passé, est attaqué par un serpent et perd connaissance. Il est sauvé par les trois dames d’honneur de la Reine de la nuit, tout de noir vêtues, qui tuent le reptile avec des pistolets. Subjuguées par la beauté du prince, elles se querellent, chacune voulant rester seule avec lui pour laisser les autres porter la nouvelle à la reine.

Après leur départ arrive l’oiseleur Papageno, un bon vivant à la recherche de sa Papagena, qui ne voit rien de mal à accaparer l’exploit de la mort du serpent. Et de réaliser son erreur au retour des trois dames qui le punissent. À la vue du portrait de Pamina, la fille de la Reine de la nuit – portrait que le public découvre dans une vidéo sur un écran géant –, le prince est séduit. Et comme dans tous les contes, le prince tombe immédiatement amoureux et doit libérer la princesse des griffes du méchant Sarastro, et surtout du serviteur Monostatos.

Armés d’une flûte enchantée et d’un carillon magique, le prince Tamino et Papageno se lancent dans l’aventure. L’histoire prend dès lors une autre tournure où les apparences peuvent se relever trompeuses. Le dernier opéra de Mozart, composé et créé l’année de sa mort en 1791, peut être abordé de plusieurs façons : conte, cheminement philosophique, rituel d’initiation maçonnique…

Scène de "La Flûte enchantée", à l'Opéra Bastille, le 14 octobre 2024, à Paris. (CHARLES DUPRAT / OPERA NATIONAL DE PARIS)
Scène de « La Flûte enchantée », à l’Opéra Bastille, le 14 octobre 2024, à Paris. (CHARLES DUPRAT / OPERA NATIONAL DE PARIS)

L’œuvre commence comme une comédie pour pénétrer ensuite dans des zones de plus en plus obscures. De la lumière aux ténèbres, de la légèreté aux profondeurs mystérieuses, de la vie à la mort, de la mort à la vie, l’ensemble réserve bien des surprises. Sur scène se succèdent des tableaux aux décors minimalistes.

La mort, omniprésente, rôde. « Lorsque j’ai réétudié le livret, vingt ans après l’avoir mis en scène pour la première fois, j’ai été frappé par un aspect qui m’avait étrangement échappé à l’époque : l’obsession de la mort. Il n’y a pas moins de soixante occurrences de ce mot dans le texte », remarque, dans le livret, le metteur en scène canadien. Dans le second acte, le narratif originel laisse place à un nouvel imaginaire. Le méchant Sarastro se révèle être une autre personne. Mozart, franc-maçon et au crépuscule de son existence, à l’âge de 35 ans, donne à voir un rituel d’initiation qui questionne la vie et la mort.

Scène de "La Flûte enchantée", à l'Opéra Bastille, le 14 octobre 2024, à Paris. (CHARLES DUPRAT / OPERA NATIONAL DE PARIS)
Scène de « La Flûte enchantée », à l’Opéra Bastille, le 14 octobre 2024, à Paris. (CHARLES DUPRAT / OPERA NATIONAL DE PARIS)

Jean Teitgen incarne un Sarastro énigmatique, profond. Il impressionne par sa prestation vocale, mais aussi scénique. Autre rôle attachant : Papageno, interprété avec malice et gourmandise par Mikhail Timoshenko. Le baryton-basse russe a été longuement ovationné par le public, notamment lors de la scène de sa rencontre avec Papagena (Ilanah Lobel-Torres). Le personnage principal demeure la musique. Pour sa première fois à la tête de l’Orchestre de l’Opéra de Paris dans un ouvrage lyrique, la cheffe d’orchestre ukrainienne Oksana Lyniv propose une direction efficace et légère. La Flûte enchantée, une œuvre à plusieurs niveaux de lecture.

Voyage au cœur des symboles : À la découverte du patrimoine maçonnique

Le site « Routes d’Architecture et de Patrimoine Maçonniques » présente un itinéraire culturel européen mettant en lumière l’histoire et le patrimoine maçonnique. Il propose, à cette heure, la découverte d’environ trente sites comme des temples, des bibliothèques, des collections privées, des musées et des théâtres. Les destinations incluent l’Autriche, la Belgique, la France, les Îles Canaries, la Macédoine, la Pologne, la Roumanie et la Serbie. Et bientôt, très vraisemblablement, la République tchèque.

Cette initiative remarquable a pour objectif de préserver et de valoriser ce patrimoine par le biais d’un dialogue interdisciplinaire s’étendant du XVIIIe au XXIe siècle, tout en soulignant l’impact culturel et historique des Francs-Maçons en Europe.

La genèse

La Grande Loge de France (GLDF) et d’autres pays européens Maçons de Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA) candidatent à la certification des « Routes culturelles » du Conseil de l’Europe. Lancé depuis 2019, ce projet, mené par une association indépendante l’AAPM (Association Architecture et Patrimoine Maçonniques), est repris cette année afin de déposer un dossier de candidature en vue d’obtenir, en 2026, une certification du Conseil de l’Europe.

Le Conseil d’administration de l’AAPM est d’ores et déjà sur le pied de guerre et les réunions se succèdent à bon train. Leur projet est désormais d’intégrer rapidement de nouvelles Obédiences. L’ensemble des membres du Réseau s’est ainsi retrouvé à Paris après la clôture du Convent de la Grande Loge de France le 15 septembre dernier.

Le site « Routes d’Architecture et de Patrimoine Maçonniques » propose des itinéraires thématiques.

Ils permettent aux visiteurs de découvrir différents aspects du patrimoine maçonnique à travers des parcours géographiques bien définis. Ces itinéraires incluent des visites de temples maçonniques, de bâtiments historiques, et d’autres sites significatifs.
Chaque site présenté sur la plateforme est accompagné d’une description détaillée
Cela inclue des informations historiques, architecturales, et culturelles. Ces descriptions permettent de mieux comprendre le contexte et l’importance de chaque lieu dans l’histoire de la franc-maçonnerie.

Le site offre également de riches ressources documentaires. Articles, études et publications sur la franc-maçonnerie et son patrimoine sont offertes aux lecteurs. Ces documents sont destinés à approfondir les connaissances des visiteurs et à fournir des références pour ceux qui souhaitent en savoir plus.

Une section dédiée aux actualités et aux événements informe les visiteurs des conférences, expositions, et autres manifestations liées à la franc-maçonnerie et à son patrimoine. Cela permet de rester informé des initiatives et des projets en cours dans ce domaine.
Le site encourage l’interaction avec les visiteurs en permettant des contributions et des partages d’expériences. Les utilisateurs peuvent soumettre des suggestions de sites à inclure dans les itinéraires ou partager leurs propres découvertes.

Un site, pour qui ?

Le site s’adresse à un large public, incluant les membres de la Franc-Maçonnerie, les amateurs d’histoire et d’architecture, les chercheurs, et le grand public intéressé par la découverte de ce patrimoine spécifique.
Depuis peu, il s’est enrichi d’une rubrique « Actualités », qui permet de suivre les événements, les dernières recherches, les expositions, et les initiatives autour de la Franc-Maçonnerie et de son patrimoine. Cette nouvelle section contribue à rendre le site plus vivant et interactif, en proposant des mises à jour régulières qui alimentent la curiosité et l’engagement des visiteurs.

En conclusion

« Routes d’Architecture et de Patrimoine Maçonniques » est une plateforme riche et instructive, dédiée à la promotion et à la découverte du patrimoine maçonnique en Europe. En offrant des itinéraires thématiques, des informations détaillées, et des ressources documentaires, le site joue un rôle important dans la sensibilisation et la valorisation de ce patrimoine unique.

Par ailleurs, le Conseil Scientifique et d’Orientation s’est récemment tenu. L’une de ses missions consiste à organiser des actions de promotion et de valorisation des sites et du patrimoine, telles que des expositions itinérantes, des conférences, ou des publications. Il a validé l’option de tenir une première manifestation culturelle européenne à Vienne, en Autriche, en octobre 2025, sur le thème : « L’antimaçonnisme dans les anciens pays du bloc soviétique ».

Sources : Frère Jean-Claude Joly, Président AAPM ; le site route33.eu ; la newsletter de la Grand Loge de France

Les francs-maçons nord-américains contre le catholicisme dans la presse franquiste

De notre confrère espagnol nuevatribuna.es – Par Eduardo Montagut

Peu de temps avant la signature des Pactes fondamentaux de Madrid entre les États-Unis et l’Espagne (septembre 1953), parce qu’ils représentaient un véritable élan pour le régime franquiste, un article parut dans la presse espagnole dans  La Voz de Albacete  (numéro du 17), un journal de l’après-midi, envoyé depuis la capitale nord-américaine, Ubaldo de León, où l’on analysait les « deux visages de la franc-maçonnerie américaine » par rapport au catholicisme.

C’est un exemple de l’anti-maçonisme qui règne sous le régime franquiste. Ce qui est frappant, c’est que le moment ne semblait pas opportun pour publier un article qui dégageait un certain « anti-américanisme », mais, en fin de compte, c’était contre la franc-maçonnerie et c’était un sujet qui donnait toujours beaucoup de matière sous le régime franquiste. En tout cas, l’article paraît un peu déroutant, et plein de vieux clichés.

La franc-maçonnerie américaine se définissait comme déiste et beaucoup étaient même chrétiennes, « l’organisation secrète » proposait à cette époque des objectifs de persécution envers le catholicisme.

L’article voulait démontrer l’influence des francs-maçons nord-américains dans les organisations internationales, une idée que défendait le régime franquiste depuis la création de l’ONU. Si l’on prêtait attention à leurs magazines, on pourrait vérifier que la franc-maçonnerie nord-américaine aspirait à mener une politique anticatholique d’une manière similaire à celle que les communistes avaient développée en Europe à leur époque, c’est-à-dire qu’il semblait y avoir un accord d’objectifs entre la franc-maçonnerie de la première puissance occidentale et capitaliste de la planète et les communistes. Cette idée n’était certes pas nouvelle, même si le régime franquiste la portera presque jusqu’au paroxysme, malgré l’énorme difficulté d’unir ces deux mondes si opposés.

    L’article expliquait que la franc-maçonnerie américaine était une filiale de la franc-maçonnerie anglaise. Ce qui semble plus original encore, le correspondant explique que les « vieux maçons indigents » pouvaient vivre confortablement grâce au fait que leurs frères les aidaient, y compris leurs enfants. Nous ne savons pas s’il s’agissait d’éloges ou de critiques.

    La franc-maçonnerie américaine était très politique, c’est-à-dire qu’elle ne se contentait pas du travail humanitaire, mais était un moyen d’accéder à des postes élevés.

    Mais ce qui était important, c’était de démontrer que la franc-maçonnerie américaine était très politique, c’est-à-dire qu’elle ne se contentait pas d’un travail humanitaire, mais qu’elle était plutôt un moyen d’accéder à des postes élevés, ou qu’elle se consacrait à attirer ceux qui occupaient déjà ces postes. Il affirmait qu’il y avait des francs-maçons qui, en seulement deux mois, avaient atteint tous les degrés de leur « secte ».

      Bien que la franc-maçonnerie américaine se définisse comme déiste et que beaucoup soient même chrétiennes, « l’organisation secrète » fixait à cette époque des objectifs de persécution contre le catholicisme.

      Franklin D. Roosevelt

      Pour le démontrer, il a évoqué ce qu’avaient été les deux prédécesseurs d’Eisenhower, à savoir Roosevelt et Truman. Le premier s’était distingué en acceptant les distinctions des universités catholiques et n’avait pas peur, aussi maçonnique soit-il, d’entretenir des relations étroites avec le Pape, mais en même temps il ne voulait pas entrer en conflit avec les intérêts maçonniques ou protestants, qui étaient hostile au catholicisme. Et le problème, semble-t-il, a été résolu sans faire de faux pas, comme l’aurait également fait Truman. Mais les moyens précis qu’auraient utilisés ces deux présidents n’ont pas été expliqués. En tout cas, on sent qu’il s’agirait de prudence, de « duplicité », de diplomatie ou d’autres moyens moins orthodoxes.

      Pour le journaliste, le franc-maçon américain voyait le catholicisme comme un adversaire. D’abord parce qu’il y aurait une sorte de « coïncidence de domaines », comprise dans la dimension internationale à la fois de la franc-maçonnerie et du catholicisme. Mais aussi parce que, et toujours selon le chroniqueur, à cause d’une sorte d’envie de résistance, voire de répugnance. La franc-maçonnerie (« Empire maçonnique ») ne posséderait pas l’indépendance paisible et sereine de l’ Église catholique. Les francs-maçons nord-américains exigeaient beaucoup d’argent et accusaient en même temps calomniablement l’Église de favoriser la guerre entre les peuples par ambition.

        Mais, d’un autre côté, il rapportait que, selon une prétendue revue maçonnique, dans toute l’Europe, l’influence des francs-maçons était en recul. Mais la franc-maçonnerie nord-américaine ne voulait pas aider la franc-maçonnerie européenne à rétablir son influence politique passée.

        Temple maçonnique : Un joyau ésotérique à Arad, Roumanie

        De notre confrère italien expartibus.it – Par Antoniu Martin

        Le célèbre architecte d’Arad – Milan Tabacovici – a marqué de manière décisive l’apparence de la ville roumaine. Connu pour la série de bâtiments publics qu’il a conçus, quelque peu en concurrence avec Lajos Szantay, l’autre « père » de l’architecture d’Arad, Tabacovici a également créé quelques bâtiments à caractère privé, qui existent encore aujourd’hui et impressionnent le passant.

        Arad est une ville de l’Ouest de la Roumanie. Chef-lieu de la région administrative de Crișana et du județ homonyme d’Arad, elle est située à l’ouest de la Transylvanie et au nord de la région administrative du Banat. En 2002, la population de la ville était de 172 824 habitants. Arad une ville moderne, un centre industriel et un carrefour de communications, qui possède de nombreux édifices remarquables.

        Au-delà d’autres aspects de sa création, Tabacovici s’est également imposé à travers l’architecture initiatique qu’il a définie à Arad.

        Membre de la loge maçonnique Concordia, fondée en 1888, il a conçu la construction du temple maçonnique historique, inauguré en 1905 – le bâtiment maçonnique historique le plus impressionnant sur le territoire de la Roumanie – ainsi qu’une maison privée située sur l’actuelle Via Ghiba. Birta, au numéro 18.

        Arad via Ghiba Birta n.18

        Le bâtiment en question, qui abritait dans l’entre-deux-guerres la succursale d’Arad de la compagnie d’assurance « Generala » de Bucarest, est une expression de la maîtrise artistique de Tabacovici.

        Sur la façade du bâtiment, l’architecte a représenté des symboles ayant des significations particulières d’un point de vue ésotérique et initiatique. L’entrée de la propriété est encadrée de motifs floraux, à l’intérieur desquels on remarque la représentation de la rose.

        A l’intérieur de la rose – symbole de l’amour comme forme d’initiation – on identifie l’équerre et le compas, schématisés, deux des symboles fondamentaux de la Franc-Maçonnerie opérationnelle et spéculative.

        En regardant le niveau supérieur du bâtiment, nous identifions une séquence (scène) véritablement ésotérique : sur les côtés de la base du fronton « surveille » l’oiseau BA – symbole de l’Égypte ancienne, qui suggère la transformation, la transfiguration et l’immortalité.

        L’architecte a probablement voulu suggérer la nouvelle dimension que l’on peut atteindre au cours du processus initiatique, qui produit de profonds changements au niveau de la conscience.

        A la base du sommet du fronton on observe « l’Œil qui voit tout » du Grand Architecte qui semble contempler sa création et veiller sur l’humanité.

        Dans cette séquence ésotérique, Tabacovici a également voulu représenter l’un des symboles de la franc-maçonnerie par excellence : la couronne royale.
        En fait, la franc-maçonnerie est également connue pour être surnommée « l’art royal ».

        Les côtés internes du fronton sont parsemés du symbole de la rose, révélant l’idée que dans son voyage vers la connaissance et l’immortalité, l’homme détient l’allié le plus précieux : l’Amour.

        Place Sfatului à Arad – Roumanie
        L’intérieur de la Cathédrale « La Sainte Trinité », Arad – Roumanie – photo : Nelu Scripciuc

        Un style inégalé dans le Catwalk : accessoires, vêture et posture en franc-maçonnerie

        Vous avez dit « Fashion Week » ?

        Les francs-maçons, pour qui tout est symbole, possèdent un héritage vestimentaire qui transcende les tendances éphémères de la mode contemporaine. Notre « style » distinctif ancré dans les traditions séculaires nous confère une indépendance vestimentaire unique et détachée de toute nécessité de s’abreuver aux diktats de la mode ! Simplicité (quoique…), fonctionnalité et durabilité de nos valeurs et identité – versus – fugacité extravagante et obsolescence programmée !

        À se tenir et marcher dans une posture alignée, tête droite, épaules ouvertes, un pied devant l’autre, droit devant, et encore l’air naturel, le franc-maçon, ou la franc-maçonne même en escarpins (rouges ?) n’ont rien à envier aux mannequins qui arpentent les podiums. Et oui, en franc-maçonnerie, pas besoin d’être invité(e) par un jeune ou vieux créateur, à la prochaine Fashion Week pour pouvoir s’émerveiller devant des tissus et décors bigarrés ! Il suffit juste de visiter une Loge amie ou recevoir pour une grande cérémonie…

        La lumière diffusant partout sous le feu du delta lumineux, placé haut et beau, la lumière des chandeliers brillent certainement plus que les yeux des mannequins sous les flashs des photographes. Pour nous, dans la lumière, pas besoin d’être sous les feux des projos ! Oublions les vêtements des créateurs qui coûtent un bras, puisqu’ici, nous avons tant de choix (qui coûte…), selon le rite, cela va de soi ! Qu’il est mystérieux et élégant de voir ce défilé de tabliers, costumes sombres normalement, ou plus clairs de temps en temps, robes noires ou robes blanches, gants immaculés ou ornés, tabliers… Blancs, rouges, bleus déclinés, violet… Et oui, en franc-maçonnerie, le vrai chic se porte avec un tablier ! Qui aurait besoin de porter du Gucci quand on peut avoir un tablier brodé d’étoiles, d’entrelacs, de dorures et pampilles ? (Pampilles ?)

        Et les robes ? Oh la la les robes ! À tomber ! Noires ou blanches, qui aurait cru que le ying et le yang de la mode servirait si bien nos rêves d’humanité, équilibre, humilité… Les accessoires ? Pourquoi se contenter d’un simple foulard H quand on peut glisser à son cou, à couvert ou pas, entrelacs d’amour, à son doigts fleur de myosotis, des boutons de manchettes en « damier » à son poignet ? Hors du temple, on enlève son tablier, et même si on s’est délesté de tant de métaux, il reste quelques bijoux que l’on porte avec fierté !

        Alors, entre mystère et élégance, la Fashion Week, c’est tous les week chez les « francs-macs’ » !

        Qui fut la première femme maçonne et comment réussit-elle à contourner le code des loges masculines

        De notre confrère cronista.com

        De nos jours, il est est devenu banal que certaines loges maçonniques soient mixtes, il s’agit d’un changement avec les origines irlandaises et françaises. Les loges maçonniques sont enveloppées d’une aura d’hermétisme et de mystère qui suscite la curiosité de beaucoup et la réticence de certaines religions ou tribus d’élite. Y accéder, en particulier pour les femmes, ajoute une dimension intrigante.

        Mozart en Loge à Vienne

        Les loges maçonniques sont perçues comme les gardiennes des secrets anciens et des connaissances ésotériques, ce qui intensifie leur attirance à tout savoir sur elles, mais surtout à appartenir à ce groupe restreint d’érudits.

        Les femmes et l’entrée dans les loges maçonniques

        Entrer dans une loge maçonnique, pour une femme, peut représenter un défi aux traditions profondément enracinées et l’exploration d’un monde exclusif, où sont favorisées la croissance personnelle, la fraternité et la recherche de la connaissance.

        Au XXIème siècle, les femmes mènent encore un combat acharné pour obtenir l’égalité des droits devant leurs pairs masculins. Ce combat, au niveau privé ou religieux, si l’on préfère, est bien plus fort et celles qui parviennent à accéder à une loge maçonnique sont mixtes, elles le savent qu’il entre dans un espace où l’histoire a placé les hommes comme supérieurs aux femmes.

        Femmes maçonniques. Source : Bing IA.

        La première femme maçonne de l’histoire

        L’histoire de la franc-maçonnerie regorge de mythes et de légendes , et le thème de la première femme maçonne en fait partie.

        Il existe plusieurs théories et affirmations sur l’identité de la première femme admise dans une loge maçonnique, sans consensus absolu sur la question. L’histoire montre une femme spécifique comme la première femme maçonne officielle.

        Il s’agit d’ Elizabeth Aldworth, dès le XVIIème siècle, elle est reconnue comme la première femme initiée à la Franc-maçonnerie.

        En 1712, après s’être endormie dans sa bibliothèque personnelleelle assista à une Tenue et à des rituels maçonnique, chez elle en Irlande, forçant les membres de la loge à l’admettre par accident dans la loge.

        Elizabeth Aldworth. Source : Wikimédia – Inconnu.

        Fille d’Arthur St Leger, 1er vicomte Doneraile , elle épousa Richard Aldworth en 1713. Son initiation, entre 1710-1712, bien que la date exacte et la loge soient incertaines, son héritage persiste, étant rappelé pour sa contribution à l’ouverture de la franc-maçonnerie aux femmes et leur générosité envers la bienfaisance maçonnique. Son portrait orne de nombreuses loges en Irlande.

        Aujourd’hui, les loges maçonniques d’Irlande possèdent souvent des portraits et des peintures d’Elizabeth Aldworth, comme c’est le cas de la Grande Loge d’Irlande .

        Visite de la salle des francs-maçons de la Grande Loge d’Irlande sur Vimeo.

        Une autre des femmes que l’histoire montre comme la première franc-maçonne

        Il s’agit de la journaliste et écrivaine Maria Deraismes, du XIXème siècle, elle fut initiée le 14 janvier 1882 dans la loge « Les Libres-Penseurs » à l’Orient du Pecq.

        Deraismes a activement contesté les restrictions liées au genre et s’est battu pour l’égalité des droits des femmes dans la société et dans la franc-maçonnerie.

        Maria Deraismes. Source : Wikimédia – Daniel Dupuis

        En tant qu’éminente défenseure des droits des femmes, son entrée dans la franc-maçonnerie a marqué une étape importante dans l’histoire de l’organisation.

        L’héritage de Maria Deraismes à travers la Franc-maçonnerie et les rites maçonniques repose sur sa contribution à la promotion de l’égalité des sexes et à l’expansion de la Franc-maçonnerie pour inclure les femmes.

        Effets de l’antimaçonnisme américain sur la Fraternité… suite à l’assassinat de Morgan

        De notre confrère universalfreemasonry.org – Par Erik McKinley Eriksson

        Quel impact le Parti et le mouvement antimaçonniques ont-ils eu sur la franc-maçonnerie et la politique aux États-Unis ?

        Il est inévitable que l’institution maçonnique ait été sérieusement affectée par la grande vague d’anti-maçonnerie qui a suivi la disparition de William Morgan (voir l’article d’hier à ce sujet). Cependant, au cours des années qui ont suivi, peu de choses ont été faites pour déterminer exactement ce qui est arrivé à la Fraternité, bien que l’on ait beaucoup généralisé. Les anti-maçons, même à l’heure actuelle, diffusent avec désinvolture l’information selon laquelle la Franc-Maçonnerie organisée a été exterminée et en font valoir la disparition de la Franc-Maçonnerie dans l’Illinois comme preuve.

        Ils pourraient également souligner le fait que la Grande Loge du Michigan a cessé ses activités pendant un certain temps et que la Grande Loge du Vermont a été pratiquement suspendue pendant dix ans. Mais exposer de tels faits ne prouve pas leur affirmation, car il y avait vingt-trois autres Grandes Loges qui n’ont pas cessé leurs activités et qui n’ont pas été suspendues.

        Les historiens maçonniques n’ont pas non plus jusqu’à présent étudié en profondeur les effets de l’anti-maçonnerie. Ils se sont contentés de généralisations telles que « [l’anti-maçonnerie] a été désastreuse pour la croissance et le progrès de l’institution ». Ce qui s’est apparemment produit dans quelques grandes juridictions a été accepté comme une preuve suffisante pour prouver que l’anti-maçonnerie a presque exterminé la Fraternité maçonnique aux États-Unis. Ils ont souligné la diminution du nombre de loges représentées aux communications annuelles comme une illustration de la dévastation causée par le mouvement anti-maçonnique. Mais, ce faisant, ils ont oublié de considérer que d’autres facteurs que l’anti-maçonnerie ont pu être à l’origine du déclin de la force maçonnique au cours de la période qui a suivi l’affaire Morgan.

        Quand on étudie la situation dans chaque Grande Juridiction séparément, on se convainc que l’anti-maçonnerie, bien que facteur de grande importance, n’est en aucun cas la seule responsable de la décadence dans laquelle l’institution maçonnique est tombée au cours des années trente. Dans certaines juridictions, la franc-maçonnerie était dans un état déplorable avant 1826 en raison de troubles internes de diverses sortes. Dans le cas de la plupart des Grandes Loges, le pourcentage de loges représentées aux diverses communications avant 1826 n’était pas élevé. Le développement de l’anti-maçonnerie a bien sûr entraîné une nouvelle baisse de la fréquentation.

        De plus, pour expliquer la situation, surtout dans les années trente, il y avait un facteur qui semble avoir complètement échappé aux historiens : c’était la prévalence du choléra dans le pays. Au cours de la période qui commença vers 1830, le monde occidental tout entier fut balayé par une épidémie de choléra qui fit de nombreuses victimes et créa une grande peur parmi la population. Il est impossible de déterminer dans quelle mesure cette épidémie a causé la mort de loges parce que les membres avaient peur de se rassembler. Il est également impossible de déterminer son influence sur la non-représentation aux réunions des Grandes Loges. Inversement, il est impossible de penser que le choléra n’a pas eu d’effet néfaste sur l’Institution, contribuant à créer des conditions qui ont jusqu’ici été attribuées à la seule antimaçonnerie.

        Burn out, Dépression, Emotion, Souffrance
        Dépression

        Un autre facteur à prendre en considération est la dépression financière et la panique qui s’étaient produites pendant cette période. Qu’elles soient dues au « retrait des dépôts » de la Deuxième Banque des États-Unis ou à des manipulations de la Banque, il n’en demeure pas moins qu’à partir de la fin de 1833 et jusqu’au printemps de 1834, une dépression généralisée s’est produite. Puis ont suivi quelques années de « prospérité » caractérisées par une orgie de spéculation. En 1837, une panique s’est produite qui a saisi tout le pays. Dans certaines localités, ses effets se sont fait sentir bien après les années 40. La difficulté qui en a résulté pour obtenir de l’argent doit être reconnue comme un facteur qui a contribué au déclin de la franc-maçonnerie et a retardé sa reprise. Les membres ne pouvaient pas payer leurs cotisations aux loges locales, et ces dernières ne pouvaient pas s’acquitter de leurs obligations envers les Grandes Loges.

        Kiosque à journaux
        Kiosque à journaux

        L’affaire Morgan ayant eu lieu dans l’ouest de l’Etat de New York, il est évident que les effets de l’agitation antimaçonnique qui s’ensuivit se firent sentir en premier lieu dans cette partie de l’Etat. A New York, le terrain était déjà bien préparé avant 1826 pour l’apparition de l’antimaçonnerie, comme on l’a déjà souligné 1 .  Comparer la faible représentation aux communications de la Grande Loge dans les années 30 avec celle de 1827 ne dit pas tout, car 1827 fut une année inhabituelle dans l’histoire maçonnique de New York. Une comparaison avec les années précédentes donne une vision plus précise.

        Un examen des procès-verbaux de la Grande Loge dès 1817 révèle une situation malsaine qui existait à cette époque dans l’institution maçonnique de l’État. La liste comptait 293 loges, mais seules 30 d’entre elles étaient représentées à la communication annuelle du 4 juin 1817. Dix loges étaient répertoriées comme ayant « cessé de fonctionner » tandis que 16 étaient répertoriées comme ayant « rendu un mandat ». On comptait 47 suspensions pour non-paiement de cotisations et 5 expulsions pour conduite non maçonnique ou immorale. Au moins 17 mandats pour de nouvelles loges furent émis au cours de l’année, ce qui indique que même à ce stade précoce, une expansion trop rapide était en cours.

        Bougies allumées dans la nuit

        En 1818 seulement, 28 loges étaient représentées et il était évident qu’une action était nécessaire. C’est pourquoi, en 1819, les « bois morts » furent éliminés et les loges furent renumérotées. De nouvelles loges furent créées si rapidement qu’il en restait encore 323 sur la liste, dont 82 étaient représentées. En 1821, les loges étaient à nouveau en mauvaise posture. Alors que 79 étaient représentées, 179 autres étaient signalées comme ayant des arriérés de deux ans ou plus ! En 1822, 110 loges étaient représentées et en 1823, 112. Cette dernière année, les dissensions internes atteignirent leur paroxysme et la Grande Loge fut divisée. Le résultat fut la formation d’une Grande Loge de ville et d’une Grande Loge de campagne, dont la rivalité dans les années suivantes fut un facteur de première importance pour préparer le terrain à l’anti-maçonnerie.

        illustration maçonnique

        Chaque Grande Loge s’efforce de surpasser l’autre en créant de nouvelles loges, ce qui a pour résultat que dans certaines localités, trop de loges furent créées pour être correctement soutenues. De même, en conséquence, des candidats indignes furent admis, qui furent parmi les premiers à se séparer de la Fraternité après le début de l’agitation antimaçonnique. La Grande Loge de campagne, la plus forte des deux, lors de sa communication annuelle de 1824, accorda des autorisations pour 30 nouvelles loges. La même année, lors de sa communication annuelle, la Grande Loge de ville créa 11 nouvelles loges. Lors des communications de l’année suivante, la Grande Loge de campagne accorda 46 nouvelles autorisations, tandis que la Grande Loge de ville en accorda 12.

        Entre-temps, des efforts furent faits pour réunir les Grandes Loges, ce qui aboutit à leur fusion le 7 juin 1827. L’intérêt suscité par cette fusion se traduisit par une représentation extraordinairement nombreuse, car lors de la réunion des Grandes Loges fusionnées, les représentants de 228 Loges étaient présents. Il est significatif que, lors de cette réunion, 14 demandes de brevet pour de nouvelles Loges aient été acceptées.

        Vue aérienne de NYC, Etats-Unis

        Il est évident que l’anti-maçonnerie n’avait pas encore touché l’institution maçonnique. Apparemment, la franc-maçonnerie de New York était, en 1827, au sommet de sa prospérité, mais il faut noter que 84 loges n’avaient pas fait de déclaration depuis 1822.

        Les éléments présentés montrent clairement que l’anti-maçonnerie n’a pas à elle seule provoqué le déclin de la force maçonnique à New York. Il ne fait aucun doute que l’anti-maçonnerie, une fois organisée de manière à réunir des fanatiques religieux et des opportunistes politiques, tels que Thurlow Weed, William H. Seward et Millard Fillmore [Voir Image – Portrait du Président Fillmore], a eu un effet dévastateur sur la Fraternité, mais il est tout aussi certain que les francs-maçons de New York étaient, dans une certaine mesure, responsables de leurs propres problèmes.

        Au début de 1828, il était évident que le mouvement antimaçonnique avait un effet sur l’institution maçonnique. En fait, depuis le début des enquêtes et des procès de Morgan, des membres de l’ouest de l’État de New York avaient publiquement renoncé à la franc-maçonnerie. Un groupe d’entre eux encouragea l’anti-maçonnerie politique en tenant des conventions à Le Roy les 19 février et 4 juillet 1828.

        La participation à la Communication annuelle de 1828 ne fut que légèrement affectée, car 130 loges étaient représentées, contre 142 dans les deux Grandes Loges en 1825. Cependant, au cours de l’année 1828, seuls 3 mandats furent délivrés pour de nouvelles loges et ce furent les derniers avant quelques années. Il y eut 103 suspensions pour non-paiement de cotisations et 8 expulsions pour conduite non maçonnique, contre 38 suspensions et 9 expulsions dans les loges combinées en 1825.

        Après 1828, les effets de l’anti-maçonnerie sur les francs-maçons individuels, sur les loges locales et sur la Grande Loge commencèrent à se faire sentir. Au début de 1829, eut lieu le premier mouvement organisé visant à la remise des chartes des loges locales. Le 20 février, une circulaire fut publiée par 76 francs-maçons du comté d’Ontario recommandant aux loges et chapitres de l’ouest de New York « l’opportunité de rendre leurs chartes ». Le 13 mars, six loges du comté de Monroe, dont celle de Rochester, rendirent leurs chartes à la Grande Loge en « acquiesçant à l’opinion publique ». Cependant, contrairement à une opinion plutôt générale, cet exemple ne fut pas largement suivi. Le 5 mai 1829, les délégués de 19 loges des comtés de Cayuga et d’Onondaga tinrent une réunion. Au lieu d’adopter la ligne de conduite suivie par les francs-maçons du comté de Monroe, ils rédigèrent une adresse niant toute connaissance de l’affaire Morgan avant la disparition de ce dernier et niant toutes les accusations portées contre la Fraternité. Ils ont déclaré :

        Nous vénérons la franc-maçonnerie pour son antiquité, nous l’admirons pour ses principes moraux et nous l’aimons pour sa charité et sa bienveillance.

        La résolution suivante a également été adoptée :

        Il est résolu que, de l’avis de cette convention, il serait inopportun et inapproprié de prendre des mesures pour la remise des chartes maçonniques, et que nos frères soient respectueusement avisés de n’adopter aucune mesure à ce sujet.

        Une action similaire fut entreprise par une convention de 114 délégués représentant 14 loges et 5 chapitres de Royal Arch des comtés de Chenango, Cortland et Madison, tenue le 2 septembre 1829. Les chiffres complets montrent que, pendant toute la période d’excitation antimaçonnique, seulement 76 loges, sur les 484 existantes en 1825, ont rendu leurs chartes.

        Quarante-trois loges de moins étaient représentées à la Communication annuelle de 1829 que l’année précédente. Le fait que les cotisations de 23 loges aient été versées montre que de nombreux francs-maçons ne payaient pas leurs cotisations, même si seulement 22 personnes ont été signalées au cours de l’année comme suspendues pour cette raison. Il convient de noter en passant qu’en 1829, les anti-maçons ont tenté en vain d’obtenir l’adoption de lois par la législature de New York interdisant les « serments extrajudiciaires » et interdisant aux francs-maçons de faire partie de jurys lorsqu’une partie dans une affaire était franc-maçonne et l’autre non.

        En 1830, la représentation de la Grande Loge connut un nouveau déclin. Lors de la réunion annuelle de cette année-là, un système de « visiteurs » de la Grande Loge fut instauré pour chaque comté, le devoir de chaque « visiteur » étant de visiter toutes les loges de son district, d’examiner leur état et de recevoir la remise de leurs chartes, bijoux et autres biens s’ils souhaitaient les abandonner. Des mesures furent également prises pour remettre les cotisations des loges en défaut sous certaines conditions prescrites qui devaient être respectées avant décembre 1830, afin d’éviter la confiscation de leurs chartes.

        Lors de la session de 1831, la Grande Loge hésita à prendre des mesures draconiennes contre les loges en retard. Elle se contenta d’adopter une résolution déclarant que les loges qui ne s’étaient pas réunies depuis un an ou plus perdraient leur mandat si elles ne se réunissaient pas avant juin 1832. Une résolution fut également adoptée exigeant que les loges en retard de dix ans ou plus fassent rapport au moment de la prochaine communication annuelle, sous peine de perdre leur mandat.

        En juin 1832, par une communication de la Grande Loge, la mesure draconienne qui avait été annoncée fut prise. Les mandats de cinq loges furent confisqués parce qu’une « citation » de la dernière communication annuelle n’avait pas reçu de réponse ; 84 loges qui n’avaient pas fait de rapport depuis 1822 eurent également leurs mandats confisqués. Le Grand Secrétaire fut également chargé d’exiger les mandats de 23 loges qui ne s’étaient pas réunies depuis plus d’un an. Cette forme de procédure fut également suivie dans les communications ultérieures, de sorte qu’en 1836, pas moins de 338 loges eurent vu leurs mandats confisqués par la Grande Loge ; 45 de ces confiscations ultérieures eurent lieu en 1833, 89 en 1834 et 92 en 1835. Bien que cette action drastique ait éliminé les loges mortes, elle ne fut pas sans complications, car, de tous les mandats ostensiblement rendus ou confisqués, seulement 54 avaient été récupérés par le Grand Secrétaire en 1836. La dispersion des anciens mandats présenta une excellente occasion pour le développement de la maçonnerie clandestine et constitua pendant un temps un sérieux problème.

        En ce qui concerne l’anti-maçonnerie, l’année 1836 marqua un tournant pour la Fraternité maçonnique de New York. Lors de la réunion de juin de cette année-là, le Grand Secrétaire, James Herring, fit un rapport significatif dans lequel il passa en revue les événements des dix dernières années. Il attira l’attention sur le fait que l’anti-maçonnerie dans l’État était en train de disparaître rapidement et que « la renaissance des travaux et de l’utilité maçonniques commençait à se manifester ». Comme preuve concrète de cela, la requête de la Loge Ark, n° 160, demandant sa restauration fut présentée, requête qui fut acceptée. Plus tard dans l’année, deux autres loges furent rétablies.

        En 1837, la franc-maçonnerie de New York était sur la voie de la guérison lorsque son progrès fut interrompu par une autre scission au sein de la Grande Loge, qui résultait d’une tentative de discipliner certains francs-maçons de la ville de New York pour avoir organisé une procession maçonnique le jour de la Saint-Jean (24 juin 1837) sans autorisation. À partir de ce moment, le manque de prospérité de la Grande Loge de New York ne peut être imputé à l’anti-maçonnerie, mais doit être attribué principalement aux conflits entre les francs-maçons eux-mêmes. Cependant, la panique de 1837 ne doit pas être négligée comme facteur entravant la guérison de la franc-maçonnerie à New York. Mais malgré ces facteurs, de nouvelles loges furent rétablies et en 1839, la première nouvelle loge depuis 1828 reçut un mandat. En 1843, il y avait 93 loges dans l’État et leur nombre augmentait rapidement.

        En examinant la période antimaçonnique dans l’État de New York, plusieurs faits ressortent comme particulièrement intéressants. Sur les 53 comtés de l’État, les loges de 29 comtés étaient entièrement éteintes en 1836, soit par reddition, soit par confiscation de mandats. Même dans le comté de New York, où l’antimaçonnerie n’a guère progressé politiquement, seules 22 des 43 loges étaient encore vivantes en 1836. Au total, il ne restait à cette époque que 71 loges dans l’État, et 14 d’entre elles n’étaient pas en règle. En conséquence du déclin des loges, les ressources de la Grande Loge sont tombées de 5 301 $ en 1827-1828 à 1 631 $ en 1835-1836. Il est évident que des centaines de francs-maçons de l’État, s’ils n’ont pas ouvertement fait sécession, ont au moins laissé leur adhésion expirer. Mais beaucoup d’autres osèrent défier leurs persécuteurs et maintinrent en vie et en activité de nombreuses loges locales, ainsi que la Grande Loge, pendant cette période. On doit beaucoup au général Morgan Lewis, un vétéran de la Révolution, qui fut Grand Maître de 1830 à 1843, et à James Herring, Grand Secrétaire de 1829 à 1845. Le leadership de ces deux hommes pendant cette période fut d’une aide inestimable pour les francs-maçons de New York.

        De New York, comme on l’a déjà signalé, l’antimaçonnerie se répandit dans les États voisins. Dans aucun État ses effets ne furent plus visibles que dans le Vermont. En 1828, l’agitation avait produit suffisamment d’effets pour réduire le nombre de membres de la Grande Loge de 52 en 1827 à 39 en 1828. Lorsque la communication annuelle eut lieu à Montpelier, en octobre 1829, 40 des 68 loges alors sous charte étaient représentées. Dans seulement 13 d’entre elles, il y eut des initiations au cours de l’année.

        Lors de cette communication, deux choses importantes furent faites. L’une fut l’élection de Nathan B. Haswell de Burlington comme Grand Maître et de Philip C. Tucker de Vergennes comme Grand Maître adjoint. Le premier servit sans interruption jusqu’en 1847 avec Tucker comme adjoint, puis fut remplacé par le second. Ce furent ces deux hommes qui contribuèrent principalement à faire traverser à l’institution maçonnique du Vermont la période de persécution antimaçonnique. L’autre action importante fut de lancer le célèbre « Appel aux habitants du Vermont… »

        Il s’agissait d’une brochure de douze pages, rédigée par Philip C. Tucker et signée par les personnes présentes à la communication. Deux mille exemplaires furent imprimés et distribués. L' »Appel » retraçait le développement du mouvement antimaçonnique, énumérait les accusations portées contre la Fraternité maçonnique, puis procédait à leur démenti total. Bien que la liste des signataires comprenait de nombreux hommes parmi les plus importants de l’État, dont le gouverneur Samuel C. Crafts et l’ancien gouverneur Martin Chittenden, sans parler de nombreux autres, elle n’apaisa pas l’esprit de persécution.

        Avec le triomphe complet des anti-maçons politiques aux élections d’État de 1831, la situation de la franc-maçonnerie devint plus critique. Le 11 octobre de cette année-là, une résolution fut présentée à la Grande Loge pour la dissolution de la Grande Loge, mais après un débat houleux, la proposition fut rejetée par un vote de 99 contre 19. Cependant, une recommandation fut faite aux loges de ne tenir que deux réunions par an, « l’une pour le bon ordre, la discipline et l’instruction en maçonnerie, l’autre pour l’élection annuelle des officiers ». [Voir l’image – Tablier anti-maçonnique de l’exposition].

        L’âpreté avec laquelle se déroula la campagne présidentielle de 1832 dans le Vermont fut probablement responsable de la diminution du nombre de représentants à la communication annuelle, de 39 en 1831 à 10 en 1832. On fit savoir qu’à la prochaine session de la Grande Loge en 1833, une autre tentative serait faite pour obtenir sa dissolution. Il en résulta que 34 loges étaient représentées. Le 9 octobre 1833, un préambule et une résolution demandant la remise des chartes locales et la dissolution de la Grande Loge furent présentés. De nouveau, le débat fut houleux, mais lors du vote, la résolution fut rejetée par 79 voix contre 42.

        Après l’ajournement de la Grande Loge, les Grands Officiers publièrent, le 21 octobre 1833, une adresse au peuple de l’État. Ils passèrent en revue l’histoire de la franc-maçonnerie au Vermont et soulignèrent que sur les 73 chartes émises depuis 1794, 68 étaient encore en vigueur. Ils accusèrent ceux qui cherchaient à obtenir la remise des chartes d’être animés non pas par « une intention honnête de pacifier l’opinion publique », mais par « des motifs bien moins honorables ». Ils nièrent que l’institution maçonnique ait interféré dans la politique ou la religion, et terminèrent en avertissant le peuple du dangereux précédent qui serait établi par le succès du mouvement visant à exterminer la franc-maçonnerie.

        En 1834, seules sept loges étaient représentées. La principale tâche consistait à rédiger et à adopter six résolutions, dont la réaffirmation d’une résolution adoptée lors de la précédente réunion, autorisant les loges à abandonner leurs chartes, « une mesure destinée à soulager [ceux] qui souhaitaient se retirer de la franc-maçonnerie ». Lors de cette session, la date des réunions annuelles fut reportée d’octobre à janvier, et, par conséquent, aucune réunion ne fut tenue en 1835.

        Le 13 janvier 1836, la Grande Loge se réunit à Burlington, en présence de neuf grands officiers seulement. Ceux-ci procédèrent à l’élection des officiers et adoptèrent ensuite la résolution suivante :

        Il est résolu que le Grand Maître, le Grand Trésorier et le Grand Secrétaire, ainsi que les membres de la Grande Loge qui le jugeront utile, soient et sont par la présente autorisés à se rendre dans la salle de ladite Loge le 2e mercredi de janvier, AL 5837 et à ajourner ladite Loge au 2e mercredi de janvier, AL 5838, et par la suite tous les deux ans.

        Cette instruction fut respectée et la forme de l’organisation de la Grande Loge fut préservée jusqu’au 14 janvier 1846, date à laquelle une convention fut tenue à Burlington sur l’invitation du Grand Maître Haswell, envoyée en privé aux francs-maçons de confiance de l’État. Quarante-trois délégués assistèrent à la réunion à la date fixée. Après que la convention eut examiné la question de la renaissance de la Grande Loge, la réunion fut dissoute et la Grande Loge fut déclarée ouverte, avec dix loges représentées. Avec ce début, le rétablissement de l’institution maçonnique au Vermont s’est poursuivi lentement mais sûrement.

        Jusqu’en 1829, l’antimaçonnerie n’avait guère fait sentir ses effets dans le New Hampshire. En fait, chaque année de 1826 à 1828 inclus, de nouvelles loges furent créées, de sorte que le nombre total passa de 40 en 1825 à 52 en 1828. Trois d’entre elles furent déclarées éteintes en 1826. Cependant, en 1829, aucune nouvelle charte ne fut émise. On rapporta à la Grande Loge que certaines loges avaient été sérieusement touchées par l’agitation antimaçonnique. Cela se reflétait dans la diminution de la représentation à la session annuelle de Concord les 9 et 10 juin. Par la suite, la participation diminua jusqu’en 1835, seules 13 loges étaient représentées. Aucune mesure ne fut prise à l’égard des loges délinquantes jusqu’en 1837. Lors de la session annuelle de cette année-là, il fut décidé que les loges devaient faire rapport et être représentées à la prochaine communication annuelle, sous peine de perdre leur charte.

        Lorsque la Grande Loge se réunit en 1838, elle n’était pas prête à appliquer son décret à l’égard des loges délinquantes. Elle révoqua néanmoins une charte et en renonça une autre. En 1839, une autre charte fut restituée. Lors de la session annuelle de 1839, 26 loges n’avaient pas présenté de rapport pendant des périodes allant de six à onze ans. Mais il fallut attendre la session annuelle de 1840 pour prendre les mesures annoncées en 1837, car 26 loges furent déclarées déchues de leur charte. Après avoir élagué les branches mortes, la Grande Loge du New Hampshire s’engagea si rapidement sur la voie du redressement qu’en 1856 elle était devenue plus forte que jamais.

        Jusqu’en 1829, il n’y avait aucune preuve tangible que la Franc-Maçonnerie du Maine ait été touchée par l’anti-Maçonnerie. Entre 1825 et 1829, dix nouvelles loges furent créées, ce qui fit passer le total de 48 la première année mentionnée à 58 en 1829. Lors de la communication annuelle de Portland, le 15 janvier 1829, il fut signalé que trois nouvelles chartes avaient été émises au cours de l’année écoulée. Cependant, lors de cette communication, la représentation de la Grande Loge n’était que de 23, contre 38 en 1828. Une autre preuve que l’anti-Maçonnerie se faisait sentir est le fait que 18 loges étaient signalées comme ayant des « comptes non réglés », contre une seule en 1827. Lors de la communication de 1830, l’anti-Maçonnerie fut officiellement signalée pour la première fois lorsqu’un rapport fut soumis par un comité sur « le sujet des devoirs particuliers des francs-maçons à l’heure actuelle ». Le comité a déconseillé la publication d’un discours public dans le but de défendre la franc-maçonnerie et a exhorté les francs-maçons à « laisser tranquillement la tempête suivre son cours » en s’efforçant « de défendre la sincérité de leur profession par une vie et une conversation bien ordonnées ».

        En 1831, les statuts de la Grande Loge furent modifiés de manière à prévoir la tenue des réunions annuelles à Augusta, dans l’espoir de mettre un terme au déclin de la représentation. Dans cet espoir, les francs-maçons du Maine furent condamnés à la déception, car la représentation déclina jusqu’en 1837, où seuls les représentants d’une loge et les grands officiers étaient présents à la réunion annuelle du 19 janvier. Lors de cette session, la charte d’une loge fut déclarée caduque. Mais le point le plus bas de l’activité maçonnique dans le Maine n’avait pas encore été atteint.

        Lorsque le moment de la communication annuelle arriva, le 20 janvier 1842, aucune loge n’était représentée. Le Grand Maître n’était pas non plus présent, de sorte que les divers grands offices, à l’exception de celui de Grand Secrétaire, furent occupés par des Grands officiers pro-tem.

        Ce n’est qu’en 1844 que la franc-maçonnerie du Maine commença définitivement à se moderniser. Lors de la réunion annuelle d’Augusta, le 18 janvier, 19 loges étaient représentées. Parmi elles, l’une avait rendu sa charte en 1836 et l’autre, dont la charte avait été annulée en 1837. Comme les représentants des deux loges furent autorisés à voter, cela équivalait à une restauration virtuelle, bien que la restauration formelle n’ait eu lieu que plus tard. Il fut décidé de tenir à nouveau les réunions annuelles à Portland. Des mesures furent également prises pour rétablir les loges qui le souhaitaient. Par la suite, des progrès satisfaisants vers un rétablissement complet furent réalisés, bien que très lentement au début. Lorsque la Grande Loge, le 4 juillet 1845, posa les fondations de l’« Atlantic and St. Lawrence Railroad », il était évident que l’esprit de persécution dans le Maine s’était dissipé.


        REMARQUES

        1  J. Hugo Tatsch, LE BÂTISSEUR , août 1926.

        2   Erik McKinley Eriksson, LE BÂTISSEUR , décembre 1926.

         Article publié à l’origine – « Effets de l’anti-maçonnerie sur la fraternité maçonnique, 1826-1856 » par Erik McKinley Eriksson,  THE BUILDER , février 1927, vol. 8. No. 2.

        Maçons au Mexique : Tout savoir sur le Rite National Mexicain et les 5 loges

        De notre confrère mixicain cronista.com

        Le Rite National Mexicain est sur le point de célébrer ses 200 ans d’existence et a été créé au milieu d’affrontements politiques très intenses dans l’histoire du Mexique. Le 26 mars 1826 naissait le Rite National Mexicain. Votre objectif ? Se conformer à l’ordre sacré de garder purs tous les mystères de la loge et de les transmettre à travers les nouvelles et futures générations de francs-maçons.

        À l’époque de l’indépendance du Mexique, la grande majorité des dirigeants politiques adhéraient à la franc-maçonnerie mexicaine. Le Mexique, comme l’Argentine et l’Espagne, font partie des rares pays d’Amérique latine qui parlent ouvertement de la franc-maçonnerie.

        Rite maçonnique du Mexique. Source : National Rite MX ORG.

        Depuis son année de création, le Rite National Mexicain a pour drapeau le but de préserver intacte la pureté de sa loge maçonnique et d’unifier tous les francs-maçons mexicains.

        L’œil qui voit tout. Source : Bing IA.

        Quelle est la principale loge maçonnique au Mexique ?

        La fondation du Rite National Mexicain a lieu avec la création de la Grande Loge Mexicaine appelée « La Luz ». Avec cette loge comme matrice, les francs-maçons mexicains ont créé cinq autres loges appelées Loges Symboliques, qui ont changé de nom des années plus tard.

        1. Méridien Anahuacense – Reforma
        2. Égalité – Indépendance
        3. Terreur des tyrans – Liberté
        4. Insouciance de l’Indiana – Ordre
        5. Lumière Mexicaine – Constancia Quand et pourquoi est-on célébrée la Journée Nationale de la Franc-Maçonnerie Mexicaine ?

        L’un des héros les plus reconnus, aimés et admirés au Mexique est Don Benito Juárez García. Son nom est resté immortel dans l’histoire du Mexique après avoir été président six fois en 1858 et 1872, ayant pour drapeau la défense de la République et les réformes libérales.

        Franc-maçonnerie mexicaine. Source : Ritonacionalmx.

        Comme beaucoup d’autres hommes politiques coloniaux et post-indépendance, Benito Juárez était franc-maçon. Son initiation au Rite National Mexicain eut lieu le 15 janvier 1847 sous la Loge de l’Indépendance.

        Des années plus tard, il fut décrété que chaque 15 janvier, la Journée nationale de la franc-maçonnerie mexicaine serait célébrée au Mexique.

        C’est ainsi qu’est organisé le Rite National Mexicain

        Le Conseil suprême de la franc-maçonnerie mexicaine a été créé le 22 août 1825.

        Le Rite National Mexicain, AC, est organisé comme une Association Civile avec une Assemblée de Membres qui délègue l’administration à un Conseil Suprême de neuf membres. Ce Conseil met en œuvre les accords de l’Assemblée.

        Rite National Mexicain. Source : Ritonacionalmx.

        La structure est divisée en deux grandes branches : la branche symbolique et la branche philosophique. 

        La Branche Symbolique comprend les Grandes Loges les plus respectables et les Loges symboliques respectables sous sa juridiction. La Branche Philosophique comprend tous les Grands Consistoires.

        Première édition des Confluences Écossaises à Rabat

        Du 31 octobre au 3 novembre 2024 se sont déroulés à Rabat les premières Confluences Ecossaises ayant réuni un certain nombre de frères venus travailler ensemble, à l’Orient de la capitale du Maroc, dans une ambiance studieuse, chaleureuse et fraternelle, à l’initiative de Mohamed El Khourouj, Grand-Maître de la Grande Loge Unie du Maroc et de Thierry Zaveroni, Grand-Maître de la Grande Loge de France.

        Mohamed El Khourouj Grand Maitre de la Grande Loge Uni du Maroc

        De Côte d’Ivoire, du Bénin, du Gabon, mais aussi de Serbie et d’ailleurs, ces francs-maçons de Rite Ecossais Ancien Et Accepté, ont partagé un grand moment initiatique, marqué par l’audition de quatre conférences de grande qualité, par Alain Gravian, Grand-Chancelier de la Grande Loge de France (Fuir le Vice et Pratiquer la Vertu), Anas Bakim, Grand-Chancelier de la Grande Loge Unie du Maroc (Le Rite Ecossais Ancien Et Accepté, chemin ou cheminement) ainsi que les deux Grands-Maîtres, Mohamen El Khourouj (La dimension ontolo-gique et métaphysique du Rite Ecossais) et Thierry Zavéroni (La Paix).

        Thierry Zaveroni Grand Maitre de la Grande Loge de France

        Cette première édition des Confluences écossaises, dont on espère qu’elles seront suivies par d’autres, se sont achevées, d’une part, avec une conférence-débat sur le thème de l’Elévation Spi-rituelle, à laquelle ont participé, entre autres, l’islamologue Karina Bahloul et l’écrivain Slimane Rezki et, d’autre part, avec une cérémonie de clôture du Convent, puis une fête de l’Ordre, sous la présidence du Souverain Grand-Commandeur du Suprême Conseil du Maroc, le très Illustre Frère Fannid Ammar, à laquelle ont assisté nombre de Grands Commandeurs ou représentants des Grands Commandeurs des Juridictions africaines, ainsi que, du côté française, le Lieutenant-Grand-Commandeur Jean-Claude Ottaviani et le Grand-Maître des Dépêches Pascal Joudiou.

        Sous un soleil illuminant la côte atlantique, faisant ressortir les anciennes pierres dorées du royaume chérifien et la blancheur immaculée de l’architecture contemporaine de l’onirique ville de Rabat, l’universalisme du Rite Ecossais Ancien Et Accepté s’est imposé à chacun des participants, tout en mettant en pleine lumière les liens anciens et privilégiés unissant le Maroc et la France. Des ren-forcés quelques jours plus tôt – le hasard fait parfois bien les choses ! – par la rencontre officielle, dans cette même cité, entre le roi Mohamed VI et le président Macron. Ce fut un très beau mo-ment de fraternité sur la terre d’Afrique dont chaque participant conservera à jamais un souvenir ébloui.

        Jean-Pierre Thomas

        Enceinte de la Kasbah des Oudayas – Rabat – Maroc