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Adrien Pouriau préside le Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France de 1934 à 1936, au cœur de l’une des périodes les plus agitées de l’entre-deux-guerres : affaire Stavisky, émeute du 6 février 1934, campagnes antimaçonniques, puis victoire du Front populaire. Son parcours profane reste mal documenté, mais son nom figure dans la liste officielle des grands maîtres de l’obédience.
Un dirigeant discret
Adrien Pouriau est le quarantième nom de la liste des grands maîtres établie par le Grand Orient de France, qui situe sa présidence entre 1934 et 1936. Les sources aujourd’hui accessibles en disent peu sur lui : ni sa loge, ni son métier, ni les étapes de son parcours maçonnique ne sont solidement documentés.
Les catalogues des bibliothèques universitaires recensent un Adrien Pouriau (1874-1948), auteur en 1901 d’une étude intitulée La Crise de la viticulture française. L’identification de cet auteur avec le président du Conseil de l’Ordre est vraisemblable mais n’a pas pu être établie avec certitude.
L’obédience dans la tourmente de 1934
Son élection intervient au lendemain de l’affaire Stavisky, scandale politico-financier qui éclate en janvier 1934. Plusieurs personnalités mises en cause sont francs-maçons, à commencer par le président du Conseil Camille Chautemps, contraint à la démission. La presse nationaliste en fait une arme contre les loges, et l’émeute du 6 février 1934 se nourrit de ce climat.
Au sein même des obédiences, des voix réclament que les frères compromis soient sanctionnés. La présidence d’Adrien Pouriau s’ouvre donc sous le signe de la défense de l’institution face à une campagne antimaçonnique d’une rare intensité, qui annonce les persécutions de l’Occupation.
Entre deux présidences d’Arthur Groussier
Le mandat d’Adrien Pouriau s’intercale entre deux périodes de présidence d’Arthur Groussier, qui dirige l’obédience de 1931 à 1934 puis de 1936 à 1940. Il s’achève en 1936, l’année de la victoire électorale du Front populaire, dont nombre de responsables radicaux et socialistes fréquentent alors les loges du Grand Orient. Quatre ans plus tard, la loi du 13 août 1940 dissoudra les sociétés dites secrètes.
Repères
- Obédience : Grand Orient de France
- Fonction : Président du Conseil de l’Ordre (grand maître)
- Mandat(s) : 1934-1936
- Prédécesseur et successeur : Arthur Groussier
Voir aussi dans le glossaire : Grand Maître, Conseil de l’Ordre (Conseil), Antimaçonnisme, Maçonnerie et République.
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