Tandis que les médias bruissent des anathèmes et des objurgations lancés par un polémiste susceptible de se porter candidat à la magistrature suprême, le personnage en profitant « accessoirement » pour diffuser son dernier brûlot par palettes entières, à l’autre extrémité du spectre, un catharisme sociopolitique cherche à déboulonner toutes les statues au nom d’une néo-bien-pensance qui ferait le bonheur de l’humanité sous le contrôle de quelques-uns, à condition qu’ils ne fussent ni hommes ni blancs…
La tolérance, le dialogue, l’échange argumenté, n’ont plus guère le vent en poupe. Les réseaux sociaux et trop souvent les journalistes, à leur suite, sont prompts à donner la vedette aux « bons clients », c’est-à-dire aux figures les plus clivantes de la société, celles dont les outrances ne sollicitent guère de longs raisonnements. Quant à ceux qui attendraient, dans cette abrutissante cacophonie, un discours maçonnique d’apaisement, ils sont condamnés à remâcher leurs regrets, les obédiences ne leur offrant guère les consolations d’une rédemption publique.
Qu’importe, au demeurant ! Tout mouillé, le courant maçonnique représente à peu près 0,2 pour cent de la population. Son influence se noie dans l’épaisseur du trait, n’étaient, cependant, quelques uns ou quelques unes de ses membres qui animent le débat politique dans le pays et dont on peut parfois se demander si elles ou ils illustrent, par leurs déclarations intempestives ou leurs courageux silences, les valeurs les plus profondes de la République qui devraient, en toutes circonstances, faire socle entre les citoyens. Les calculs ou les arrière-pensées voire le simple désir de se distinguer d’autrui conduisent à de peu glorieux accommodements.
Alors, il nous reste, à nous les simples soldats de l’humanisme, à professer, à l’horizon de nos symboles, cette vigilance qui n’admet d’autre sacre que la liberté de conscience pour construire ensemble un peu mieux ce monde pluriel où nous sommes déjà engagés, que nous le voulions ou non.
Afin de nous permettre de progresser et de faire évoluer cette émission au plus près de vos attentes, nous vous invitons à compléter le sondage accessible en cliquant ici : https://forms.gle/sQc9n5UuKRMnK2bX6
Nous vous remercions d’avance pour vos retours et vous souhaitons une belle écoute.
Les francs-maçons de la Marque ont fait un don de 5 000 £ à l’hôpital pour enfants Charlton Farm du Children’s Hospice South West (CHSW) en mémoire du prince Philip.
Cinq loges de la Marque du comté ont choisi l’hôpital pour enfants pour recevoir une part d’une subvention totale de 1,3 million de livres sterling du fond bénévole maçonnique l’organisme de bienfaisance officiel de la Grande Loge des maîtres maçons de la Marque.
L’argent a été distribué à plus de 250 hôpitaux à travers l’Angleterre et le Pays de Galles, notamment aux autres hôpitaux du CHSW à Cornwall et au nord du Devon, en mémoire du duc d’Édimbourg, lui-même franc-maçon, décédé en avril.
Philip Voisey, le très vénérable frère de la province de Somerset, a déclaré : « Nous sommes absolument ravis que les membres de la province aient choisi de soutenir l’hôpital de soins palliatifs pour enfants de Charlton Farm.
«Nous sommes tous conscients des répercussions de la pandémie sur les organisations caritatives à travers le pays et espérons que ce petit cadeau contribuera dans une certaine mesure à améliorer les soins aux patients et à fournir des meilleurs établissements pour les personnes dans le besoin et leurs familles.»
Depuis quelques mois, le Grand maître de la Grande loge nationale du Sénégal (Glns), Charles Nzalé, a de fréquents ennuis de santé. Pour ne pas dire qu’il est sérieusement malade. Naturellement, tous ses frères en lumière formulent des voeux pour son prompt rétablissement. Cela dit, tout en priant pour qu’il leur revienne bien vite en bonne santé, la plupart d’entre eux considèrent l’indisponibilité du Grand maitre comme un facteur bloquant des activités de cette filiale maçonnique du Grand Orient de France (Godf). D’où une bataille de l’intérim qui fait rage entre « frères » ! Extrait du quotidien « Le Témoin ».
Grand maitre de la Grande loge nationale du Sénégal (Glns), l’honorable Charles Nzalé est confronté à des problèmes de santé qui nécessitent son évacuation en France. Affectés par cette maladie et de tout coeur avec leur Grand maître, tous les proches collaborateurs et membres gradés ne cessent de formuler des prières et voeux de bonne santé à son endroit. Cela dit, il faut bien que la maison continue de tourner !
Or, certains cadres de la Loge trouvent que l’indisponibilité du Grand maitre Charles Nzalé freine toutes les activités de cette filiale maçonnique sénégalaise du Grand Orient de France (Godf). Pour preuve, les assemblées générales et autres conclaves devant se ternir à Dakar et à Banjul, ont été tous annulés ou reportés.
Une situation qui a suscité des vagues de supputations alarmistes autour de la direction maçonnique. Toujours est-il que « Le Témoin » quotidien a appris que, depuis quelques semaines, de hauts gradés et cadres sénégalais, très influents de l’obédience, se sont engagés dans une bataille épique pour le contrôle de l’intérim du Grand maître.
Parmi les prétendants, on trouve en effet au moins un avocat, un ou des douaniers, notaires, magistrats et sonateliens mais aussi au moins un architecte, un fiscaliste, des médecins, des experts, des juristes, des hôteliers, des universitaires, etc.
Pour de nombreux « généraux » et « lieutenants » de la Grande Loge nationale du Sénégal (Glns), il n’est pas question de réduire les activités d’une telle institution autour d’un seul Grand maitre, en l’occurrence Charles Nzalé, bien que ses secrets de management, sa bonne gestion, sa vision d’unifier et son excellent bilan, soient unanimement reconnus.
Concernant l’éthique, le Mahayana insiste sur la discipline intérieure, sur une culture de la non-violence, de la bienveillance et une motivation altruiste.
Le mot discipline vient du latin savoir. La discipline de la voie du milieu du Bouddha n’est pas une discipline de contrôle, c’est une discipline qui résulte du désir de connaître vraiment en toute clarté. C’est une manière de cultiver une action adroite qui nous permettra de transformer notre vie en œuvre d’art.
Discipline. Pour certain-es, le mot peut évoquer des heures de retenue à l’école ; pour d’autres, des régimes alimentaires contraignants. Dans le bouddhisme, l’autodiscipline éthique permet de prendre conscience des effets de notre conduite sur nous-mêmes et sur autrui. Loin de nous limiter, l’autodiscipline nous donne la liberté de pouvoir agir pour notre propre bénéfice et celui de notre entourage.
L’autodiscipline éthique est la deuxième des six attitudes à longue portée (six perfections). Cette sorte de discipline n’est pas la même celle dont on a besoin pour apprendre un instrument musical ou exceller dans un sport : elle concerne notreconduite éthique. Elle n’a rien à voir non plus avec donner des leçons aux autres, ni avec le dressage d’un chien ou la mise au pas des militaires. Elle concerne exclusivement notre discipline personnelle. Celle-ci est de trois types.
Se retenir de commettre des actes destructeurs
La première sorte d’autodiscipline éthique consiste à se retenir de commettre des actes destructeurs ; autrement dit, elle concerne la manière dont nous agissons, parlons et pensons. Cela signifie que nous nous abstenons en général de commettre les dix sortes d’actes destructeurs comme tuer, voler, mentir, etc., et que si nous avons fait vœu d’éviter les comportements susceptibles de gêner notre développement spirituel, nous nous y tenons.
S’engager dans des actes constructifs
Le deuxième type d’autodiscipline éthique consiste à s’engager dans des actions positives et constructives qui permettent d’accumuler la force positive nécessaire pour atteindre l’illumination. On peut citer : la discipline de suivre les enseignements et d’étudier.
Encore une fois, l’autodiscipline éthique désigne davantage l’état d’esprit que le comportement. C’est une discipline qui provient de notre esprit et façonne notre conduite, – nous incitant à nous engager dans des choses positives et à réfréner nos comportements destructeurs et inappropriés. Sans cette discipline, nous devenons ingérables et tombons facilement sous l’emprise des émotions perturbatrices.
L’autodiscipline éthique s’appuie sur la capacité de discrimination et sur la sagesse discriminante. Pour nous retenir d’agir de manière destructive, nous discriminons de manière décisive les désavantages qui découlent d’agissements destructeurs. Pour ce qui est de l’engagement dans un comportement positif, nous discriminons les bénéfices de la méditation, des pratiques préliminaires, etc. La discrimination nous permet donc automatiquement de savoir comment agir et d’être sûrs de ce que nous faisons.
Œuvrer pour le bénéfice d’autrui
Le troisième type d’autodiscipline éthique consiste à œuvrer pour le bénéfice des autres et à les aider. Ici, on discrimine les bénéfices qu’il y a à aider autrui et à s’empêcher de ne pas les aider quand on n’en a pas envie ou quand on n’aime pas particulièrement quelqu’un.
Shantideva (philosophe indien vers 685-763) dans son texte Engagement dans la conduite du bodhisattva, consacre deux chapitres à l’autodiscipline. Le premier chapitre est intitulé « L’attitude attentionnée », laquelle est le fondement de l’autodiscipline éthique qui fait que nous prêtons attention aux effets de notre conduite, et que nous faisons attention de ne pas tomber sous l’influence des émotions perturbatrices. Nous prenons au sérieux le fait que les autres aussi ont des sentiments et que si nous agissons de manière destructive, nous leur ferons du mal. Nous prêtons attention aux conséquences que notre conduite aura sur nous-mêmes dans le futur. Tout cela pose le fondement de l’autodiscipline éthique. Si on se fiche pas mal des autres ou si notre propre avenir nous est égal, nous n’avons pas besoin d’une conduite éthique.
Dans beaucoup de langues, cette « attitude attentionnée », ou caring attitude en anglais, est une expression très difficile à traduire. Elle inclut le fait d’être attentionné et, donc, de faire attention à notre façon d’agir, mais se rapporte aussi à ce qui en découle et, donc, au fait de prendre au sérieux les effets de notre conduite sur nous-mêmes et sur autrui.
Le deuxième chapitre que Shantidéva consacre à ce sujet traite de la conscience attentive et de la vigilance. La conscience attentive ou présence attentive [parfois appelée « pleine conscience »] est l’état d’esprit qui maintient une étreinte mentale sur la discipline, permettant ainsi de ne pas succomber aux émotions perturbatrices.
Avec la vigilance, nous nous mettons sur nos gardes quand nous commençons à flancher. Notre vigilance donne l’alarme pour que l’on puisse se ressaisir et recouvrer la maîtrise de soi. Il faut prendre garde à ces choses. La conscience attentive et la vigilance sont les supports de la discipline éthique. Elles sont les outils qui nous permettent d’adhérer à notre discipline, et dont nous pourrons nous servir plus tard pour développer notre concentration.
Redouter les conséquences du manque d’attention. On ne peut pas dire que nous ayons peur, mais nous ne voulons pas faire l’expérience des effets du manque d’attention car nous avons un sens de la dignité et un sentiment de valeur personnelle. Nous avons une opinion suffisamment bonne de nous-mêmes, dans un sens positif, pour ne pas vouloir dégringoler la pente sous l’effet de la colère, de l’avidité, etc.
Nous avons besoin d’une discipline appliquée à notre conduite pour pouvoir faire des progrès sur la voie. Quand nous sommes attentionnés à nous-mêmes et aux autres, l’autodiscipline éthique n’est pas une idée en l’air mais devient quelque chose de naturel, qui tombe sous le sens. Le fait de cultiver soigneusement une conduite constructive et de faire de notre mieux pour ne pas blesser autrui nous permet d’asseoir et de créer les causes du bonheur, pour aujourd’hui et pour demain.
Ida Radogowski
Ida a créée avec d’autres personnes LA LETTRE DES DEUX VOIES pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-Maçon (nes) qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaite connaître un peu mieux le bouddhisme.
« La Plata Contada » est un documentaire qui aborde l’histoire de la création, du développement et du déclin de la ville de La Plata, capitale de la province de Buenos Aires, fondée le 19 novembre 1882 par le gouverneur Dardo Rocha, mettant en évidence les principes fondamentaux rôle de la franc – maçonnerie dans la conception et la réalisation d’un tel espace urbain unique.
Le film sortira le 12 octobre sur la plateforme « Contar ». En novembre, à l’approche de l’anniversaire de la ville, « La Plata Contada » sera projeté dans la salle Select Cinema de Pasaje Dardo Rocha.
« La Plata Contada » est un documentaire qui aborde l’histoire de la création, du développement et du déclin de la ville de La Plata, capitale de la province de Buenos Aires, fondée le 19 novembre 1882 par le gouverneur Dardo Rocha, soulignant le rôle fondamental de la franc-maçonnerie dans la conception et la concrétisation de cet espace urbain unique.
Le film sortira le 12 octobre sur la plateforme « Contar ». En novembre, à l’approche de l’anniversaire de la ville, « La Plata Contada » sera projeté dans la salle Select Cinema du passage Dardo Rocha.
Lors d’une interview avec Info Blanco Sobre Negro, le réalisateur, scénariste et producteur du documentaire, Sebastián Díaz , a commenté : « Le public cible est le peuple de La Plata, bien que tout le monde puisse le voir pour avoir une idée des raisons ayant fondé la création de La Plata et l’échelle monumentale que cette œuvre avait, ainsi que l’intervention et les traces que la maçonnerie a laissé dans sa conception ».
« C’est une histoire locale mais avec une répercussion nationale. C’est un film didactique, bien sûr. Je suis très satisfait du résultat », a déclaré Sebastian Díaz et a précisé : « Il raconte aussi des histoires parallèles liées à l’ architecture, à l’urbanisme et à certains mythes qui entourent la ville.
Pour la réalisation de ce film de 72 minutes, son réalisateur a effectué un grand nombre de recherches et d’interviews. La première a débuté en 2010 et visait toujours à démêler ce que l’histoire officielle ne reflétait pas : le côté « maçonnique et ésotérique » de la ville qui suscite un grand intérêt chez ses habitants.
Entre 2011 et 2012, Díaz a tourné une série documentaire intitulée « Villa Francia », qui dénonce la destruction du patrimoine architectural de la ville. Le court métrage intitulé «le carré cassé », a connu à cette époque une très bonne répercussion sur le web. Une grande partie de ce matériel d’archives non publié peut être vu dans « La Plata Contada ».
Les personnes interrogées qui apportent leur témoignage dans le film sont : Rubén Pesci (architecte, urbaniste et enseignant) ; Fernando Aliata (architecte, historien et professeur) Nicolás Colombo (chercheur) ; Martín Epéloa (journaliste); Gabriel Darrigrán (archiviste) ; Susana Scorians (directrice du musée et des archives Dardo Rocha) et Cristina Espinosa (guide touristique au cimetière de La Plata).
L’échec de Dardo Rocha et de la « Cité des grenouilles »
« La Plata a été créée pour être la capitale de la province, mais l’objectif fondamental de Dardo Rocha était de construire une ville qui rivaliserait et éclipserait la ville de Buenos Aires. Cependant, l’inverse a fini par se produire », a déclaré le cinéaste.
Le film reflète la figure de Dardo Rocha comme le «porteño le plus caractérisé» de la génération des années 1880, qui «n’a jamais vécu à La Plata , ce qui s’est ensuite répété tout au long del’histoire avec de nombreux gouverneurs».
« L’objectif de construire la ville comme un pôle d’échanges commerciaux était à très courte portée. Tout s’est passé de pair avec la carrière de Rocha . Après avoir échoué dans sa candidature à la présidence en 1886, la ville a subi un grand déclin », a déclaré Díaz.
Et il a poursuivi : « Ce qui s’est passé à La Plata à cette époque était très intéressant. De nombreux voyageurs ont rapporté que cela ressemblait à une ville morte, ils l’ont appelée la « ville des grenouilles » car c’était la seule chose qu’on entendait la nuit. Certains sont même allés jusqu’à dire que La Plata était le produit d’un mégalomane ».
Le directeur de « La Plata Contada » assure que la ville a connu sa « renaissance » avec la fondation de l’université en 1906, qui lui a donné « une empreinte qu’elle n’avait pas à l’origine et qu’elle conserve encore ».
Selon son créateur, le film reflète également « la dégradation urbaine que la ville a subie et qui va de pair avec une moins bonne qualité de vie », et a noté : « Du projet urbain original qui envisageait une ville hygiénique, ouverte et boisée, il ne reste que très peu. Le pire, c’est que l’on n’a plus le temps de revenir en arrière ».
Jeudi 14 octobre à 19h30, cette librairie parisienne vous invite à une dédicace-rencontre avec une belle personne proche de nos valeurs. « Entre elle & lui » de l’auteure Fabienne Leloup.
Une dédicace suivie d’une lecture par le comédien Charles Gonzalès, formé au Conservatoire National Superieur d’Art Dramatique de Paris, dans les classes de Pierre Debauche et d’Antoine Vitez.
En quelques mots, l’ouvrage de Fabienne Leloup
Il s’agit de l’histoire d’une passion charnelle, empreinte d’une quête de sens et liberté personnelle. Un roman où érotisme sacré et émotion rejoignent le côté profond et ténébreux des deux personnages. Un roman à la George Bataille.
L’auteure…
Romancière et nouvelliste dans les domaines du fantastique, du roman historique et de la science-fiction, Fabienne Leloup aime explorer les mondes interdits et les univers décalés. Elle polit son style poétique pour mieux faire ressortir l’inexpliqué dans nos vies. Elle est agrégée de lettres modernes, en poste à l’École Boulle.
Infos pratiques :
115, rue de l’Ourcq 75019 Paris/Tél. : 06 88 23 52 45
À propos de quand et comment, selon la légende, la franc-maçonnerie a pénétré en Russie, – a écrit Alexander Selyaninov dans le livre « Le pouvoir secret de la franc-maçonnerie » publié en 1911. C’est peut-être le livre le plus sérieux et le plus réfléchi sur le sujet de la franc-maçonnerie, qui n’a pas été détruit sur papier, et est donc disponible aujourd’hui sous forme électronique. Vient ensuite un chapitre du livre sur l’émergence de la structure maçonnique dans l’empire russe.
« Selon la légende, la franc-maçonnerie a pénétré en Russie sous Pierre le Grand, c’est-à-dire comme ailleurs, au début du XVIIIe siècle, mais jusqu’en 1731 il n’y a aucune information documentaire à son sujet. A Saint-Pétersbourg, la première loge a été fondée en 1750.
Selon Longinov, un précurseur bien connu de la Révolution française, le comte franc-maçon de Saint-Germain était en Russie en 1762 et « a joué un rôle invisible mais important dans les événements de l’accession au trône de Catherine II ».
Le fait est que les maçons espéraient provoquer une grande guerre civile dans le pays avec ce coup d’État (qui leur a toujours été bénéfique), et surtout, ils espéraient sous Catherine limiter le pouvoir des autocrates russes. Cependant, en cela, ils se sont trompés.
En effet, Catherine a d’abord traité la franc-maçonnerie, peut-être même favorablement, la considérant comme innocente et inoffensive. La plupart de ses contemporains regardaient la franc-maçonnerie de la même manière, entre autres, et la future victime des francs-maçons – la reine Marie-Antoinette, qui écrivit dans une lettre à sa sœur Maria Christina le 27 février 1721 :
« Il me semble que vous attachez trop d’importance à la franc-maçonnerie en France : elle ne joue pas un tel rôle dans notre pays que dans d’autres pays, du fait que tout le monde ici lui appartient, et ainsi nous savons tout ce qui s’y passe. Où voyez-vous le danger ?Je comprends que la propagation de la franc-maçonnerie pourrait être redoutée s’il s’agissait d’une communauté politique secrète, et cette société n’existe que pour la charité et pour le divertissement ; là, ils mangent, boivent, raisonnent, chantent beaucoup, et le roi dit que les gens qui chantent et boivent ne peuvent pas être des conspirateurs. Il est également impossible d’appeler la franc-maçonnerie une société d’athées convaincus, car j’ai entendu dire qu’ils parlaient constamment de Dieu : d’ailleurs, ils font beaucoup d’aumônes, élèvent les enfants des membres pauvres ou morts de la confrérie, donnent leurs filles en mariage – dans tout cela, à juste titre, je ne vois rien de mal. L’autre jour, la princesse de Lamballe a été choisie comme grand maître d’une loge : elle m’a dit qu’elle y était bien traitée, mais qu’on y a plus bu que chanté ; un de ces jours il est censé y donner une dot à deux filles.Certes, il me semble qu’on pourrait faire le bien sans de telles cérémonies, mais après tout, chacun a sa façon de s’installer ; si seulement ils faisaient le bien, et le reste ne nous est pas indifférent ? «
Cependant, neuf ans plus tard, Marie-Antoinette avait déjà changé d’avis sur la franc-maçonnerie. Voici ce qu’elle écrit à son frère, l’empereur Léopold II, le 17 août 1790 :
« Adieu, cher frère, croyez à la tendresse de votre malheureuse sœur. L’essentiel est de se méfier de toute communauté maçonnique : de cette manière, tous les monstres locaux s’efforcent dans tous les pays d’atteindre le même objectif . »
Une société « existant pour la bonté et le divertissement » a tué la princesse de Lamballe le 2 septembre 1792, et la reine elle-même le 16 octobre 1793.
Il est remarquable que lors du meurtre de Marie-Antoinette dans la foule, en se mettant, ils répètent sa phrase : « à chacun sa façon de s’amuser ! » Les idées maçonniques ont d’abord eu un tel impact sur Catherine qu’elles se retrouvent même dans son mandat. En surface, la franc-maçonnerie ne semblait pas vraiment inspirer de peur ; l’activité des loges avant 1777 ne s’exprimait en rien de particulier ; à côté de la charité, les francs-maçons se livraient à des festins, à des beuveries, à des jeux de cartes, etc. Selon le franc-maçon Novikov, « dans les réunions, ils jouaient presque avec la franc-maçonnerie, comme un jouet, dînaient et s’amusaient ». Cependant, bien que ces loges aient peu fait elles-mêmes, elles ont servi de moyen de préparer le terrain pour l’adoption d’un corps maçonnique plus parfait, et en plus elles étaient des points de tri pour la sélection des adeptes dans des groupes plus secrets.
Place Rouge – Saint Basile – Crédit photo : Christophe Meneboeuf
Ces derniers comprennent la « Philadelphia Society » à Saint-Pétersbourg et le « Evin Club » à Moscou, où les maçons se livraient à des débauches et à un satanisme inouïs, et le président de la première société était Mason Piotr Ivanovich Mellisino. Mais à côté de ces loges « sataniques » en Russie, il y avait des ateliers secrets d’un genre différent, dont nous parlerons ci-dessous. La franc-maçonnerie russe avait également des liens avec le « Grand Est de la France, qui ; comme on le sait, il a préparé et exécuté la Révolution française. Déjà en 1773, lorsque le duc de Chartres, (futur Philippe Égalité), fonda le « Grand Orient », il convoqua à Paris une nombreuse convention maçonnique, à laquelle participa activement le représentant des maçons russes, le comte Stroganov. Mason Novikov, dans ses aveux, dit aussi que déjà vers 1779 il y avait plusieurs loges du « Grand Est » à Moscou.
En général, les maçons russes sont sans doute restés en contact avec les Français. Connu comme le pionnier de la Révolution française et le coupable de la scandaleuse « histoire du collier », le franc-maçon Cagliostro, lorsqu’il était à Saint-Pétersbourg en 1779, a même vécu avec Ivan Perfilievich Elagin, qui était à la tête de la franc-maçonnerie russe. Certes, beaucoup des meilleures personnes de cette époque sont entrées dans la franc-maçonnerie, attirées par des idées nobles et une large charité : Elagin, Novikov, le prince Troubetskoï, Lopukhin, Tourgueniev et bien d’autres : mais ils n’étaient évidemment que des outils inconscients entre les mains de vrais dirigeants.
Ces gens honnêtes mais crédules s’opposèrent instinctivement à l’introduction d’un système d’« observation stricte » qui fut frauduleusement introduit en Russie en 1776 et supplanta complètement tous les autres systèmes maçonniques. « La franc-maçonnerie est divisée en plusieurs sectes », a déclaré Cagliostro lors de l’interrogatoire, « dont deux sont les plus répandues. La première, à laquelle appartiennent les Illuminati, est appelée « observation stricte » ; la seconde est appelée « haute observation » ; tous deux, sous prétexte de vengeance pour la mort du grand maître des templiers, cherchent à détruire la foi chrétienne et les monarchies. »
En adoptant un système de « stricte observation », c’est-à-dire l’illuminatiisme, la franc-maçonnerie russe se subordonne ainsi à la franc-maçonnerie suédoise, dirigée par le duc de Südermanland, futur assassin de Gustav III. Ainsi, la franc-maçonnerie russe est devenue un « État dans l’État » et s’est livrée au pouvoir direct d’une puissance étrangère hostile à la Russie.
Depuis lors, divers étrangers sont apparus à la tête de la franc-maçonnerie russe ; Cela seul est facile de juger combien la franc-maçonnerie, étant sous la direction d’un peuple, sinon hostile, du moins indifférent au sort de notre patrie et de notre foi, pouvait servir au profit de la Russie.
Ainsi, en 1779, apparurent les Illuminati Schwartz, originaires de Transylvanie, fervent adepte de « l’observation stricte », et prirent le contrôle de presque toute la franc-maçonnerie en Russie.
En général, à cette époque, la Russie, selon Nisa, est inondée d’Illuminati.
Déjà en 1779, la franc-maçonnerie commençait à éveiller des soupçons de la part du gouvernement. Le chef de la police de Saint-Pétersbourg P.V. Lopukhin, sur ordre de ses supérieurs, était à deux reprises dans les boîtes « pour se renseigner et rapporter à Sa Majesté leur correspondance avec le duc de Südermanland.
En 1780, Schwartz fonde un atelier secret « l’harmonie », dans lequel il réunit à la fois opposants et partisans de « l’observation stricte ». Ainsi, même les plus bien intentionnés des maçons russes étaient, sans s’en douter, impliqués dans l’illuminatiisme, et quelques temps plus tard, selon Novikov, ils ont été « presque de force » contraints d’accepter les diplômes Illuminati.
L’année suivante, 1781, Schwartz se rendit à la convention maçonnique de Francfort en tant que représentant de la franc-maçonnerie russe.
Cette convention était organisée par les Illuminati et était très suspecte même pour de nombreux francs-maçons (par exemple, pour le ministre prussien Welner). Schwartz, bien sûr ; ça ne s’est pas arrêté ; il se rendit à la convention, et là s’élabora l’organisation de la franc-maçonnerie russe. Cette organisation consistait en ce qui suit : en Russie, le soi-disant « diplôme théorique » a été créé, composé de deux chapitres (c’est-à-dire des ateliers secrets) sous la direction suprême de Schwartz; Tatishchev a été mis à la tête du premier chapitre, et le prince Troubetskoy à la tête du second.
En 1782, le fondateur de l’illuminatisme, Weishaupt, a convoqué une convention maçonnique à Wilhelmsbad. Lors de cette convention, la Russie était reconnue comme la « huitième province maçonnique », et en même temps la mort de toutes les monarchies était décidée ; les francs-maçons ont décidé de commencer par la France et se sont voués l’un à l’autre à la mort de Louis XVI, de Marie-Antoinette, ainsi que du roi de Suède Gustav III.
Lors de la même convention, Schwartz reçut l’ordre d’établir le rosicrucianisme en Russie. Voici ce que c’était :
« Comme dans le système d’« observation stricte », dans le rosicrucianisme, les frères inférieurs étaient obligés d’obéir aux supérieurs, et le personnel du gouvernement supérieur, le soi-disant « ordre intérieur », était complètement inconnu des frères inférieurs : cependant , entre les mains de ces membres de l’ordre invisible, les fils de tout le gouvernement étaient concentrés. Outil aveugle entre les mains de leurs patrons immédiats, évidents, les frères étaient en fait un outil entre les mains de grands patrons secrets qui mettaient en branle tout le mécanisme de la franc-maçonnerie selon leurs désirs. »
Une sélection minutieuse a été faite lors de l’augmentation des degrés. La plupart des francs-maçons n’étaient même pas au courant de l’existence de la plus haute franc-maçonnerie secrète.
« Avec une progression graduelle de degré en degré, les frères se sont tour à tour inculqués certaines idées, et à chaque degré donné, tous les efforts visaient à développer ou à inculquer une certaine vision des choses. L’initié était lié par un vœu de silence sur ce qu’il voyait et entendait. »
De tout cela, il est clair que bien que de nombreux rosicruciens fussent de pieux sujets loyaux, cela ne prouvait rien ; « Il ne faut pas s’étonner, écrit l’auteur de La Vie de Joseph Balsamo, que de nombreux francs-maçons restent monarchistes ; ces maçons ne sont pas encore au courant du secret, car leurs intérêts peuvent être opposés aux objectifs maçonniques. »
Avec une telle organisation, les maçons russes pourraient facilement servir d’outil pour les desseins des autres, surtout avec des étrangers suspects comme Schwartz à la tête.
Le rosicrucianisme de Novikov était suspect et son attitude envers Schwartz s’en refroidit quelque peu.
Nous pouvons juger de la position des maçons russes dans cette confrérie à partir de la confession suivante de Novikov lui-même :
« La Confrérie de la Rose-Croix en Russie existe depuis aussi longtemps qu’elle m’a été révélée et connue comme n’étant qu’à des degrés inférieurs. Il ne m’a pas été révélé qui étaient les vrais chefs, et je ne connais pas seulement ceux-ci, mais inférieur à celui derrière mon premier ou le plus proche, que je ne pouvais connaître que par l’ordre introduit dans l’ordre. En Russie, les premières fondations de cette confrérie ont été posées par le professeur Schwartz, qui en était le patron ici. » Cette précieuse indication de Novikov, qui aurait été à la tête de la franc-maçonnerie russe et en aurait souffert plus que d’autres, est une révélation. Il ne fait aucun doute qu’il n’était qu’une tête imaginaire, et que les vrais chefs de la franc-maçonnerie n’étaient pas du tout là où ils cherchaient.
Non moins significatives sont les confessions d’autres « chefs » maçonniques, le prince Nikita Nikolaevich Trubetskoy, Tourgueniev et Lopukhin, qui ont également souffert de la dénonciation de la franc-maçonnerie. Le premier d’entre eux dit : « par ma procuration illimitée à Schwartz, j’ai alors beaucoup signé, sans lire ses papiers ».
Tourgueniev ne cache pas non plus qu’il a servi d’outil aveugle à quelqu’un : « On dit que le secret de l’ordre ne doit jamais être révélé à personne : mais comme je n’ai pas encore reçu ce secret, je n’ai pas non plus donné cette obligation ».
Enfin, Lopukhin parle d’« observation stricte » en ces termes : amélioration de l’état ». Dans le même temps, l’un des vrais dirigeants – Schwartz, grâce à ses relations maçonniques, est devenu professeur à l’Université de Moscou, ses conférences là-bas « ont servi de véritable école de franc-maçonnerie ».
En 1783, Schwartz força Novikov, Lopukhin, Tourgueniev et quelques autres à écrire une pétition pour l’admission du rosicrucianisme russe au chapitre de Berlin.
Ainsi, la franc-maçonnerie russe est passée sous le contrôle des « chefs secrets » de Berlin… »
Nous avons noté précédemment que les actions et associations para-maçonniques sont les plus belles vitrines de la Franc-Maçonnerie, elles sont sa pérennité future, son rapprochement avec la Société
Nous avons noté plus haut que les actions et associations para-maçonniques sont les plus belles vitrines de la Franc-Maçonnerie, elles sont sa pérennité future, son rapprochement avec la Société. Ces initiatives, ainsi que leurs messages, aident à diffuser l’objectif de la franc-maçonnerie et à la relier à la Société.
Très brièvement, en ce qui concerne ici, voici quelques-unes des actions para-maçonniques destinées à la jeunesse, et leurs objectifs nobles et sains :
APJ – Action Paramaçonnique Juvénile :
conçu par le Grand Orient du Brésil (GOB), c’est un ordre légitimement brésilien, et le seul mixte, c’est-à-dire pour les jeunes des deux sexes. Avec des activités attrayantes et variées, son objectif principal est la promotion et l’épanouissement des jeunes de 7 à 21 ans, en mettant l’accent sur le développement moral, intellectuel, social, artistique et civique-patriotique. Elle contribue à réunir toute la famille maçonnique dans une même institution : les maçons, leurs épouses, fils et filles. Il n’est pas nécessaire que le jeune ait un lien préalable avec la franc-maçonnerie, seulement le parrainage d’un membre régulier de l’APJ elle-même ou d’un franc-maçon. Ses activités sont basées sur l’histoire nationale et le contexte de la scène égyptienne. (https://www.gob.org.br/acao-paramaconica-juvenil/)
OrdRE De Molay :
institution américaine, est la plus grande organisation de jeunes et d’hommes au monde, destinée aux jeunes âgés de 12 à 21 ans, nommée par un franc-maçon ou par De Molays (comme sont appelés ses membres). Il est spécifiquement conçu pour développer des caractéristiques de leadership et fournir un bon environnement moral, dans le but de construire de meilleurs jeunes qui, à leur tour, constitueront la société juste et égalitaire de demain. Il favorise le contact entre des jeunes de bonne humeur, qui leur souhaitent une bonne affiliation et une bonne citoyenneté. Le groupe agit honorablement, servant d’exemple d’intégrité, promouvant une bonne moralité et une façon de penser mature. (https://www.demolaybrasil.org.br/)
Ordre International des Filles de Job :
ordre discret aux principes fraternels, philosophiques et philanthropiques, destiné aux jeunes femmes entre 10 et 20 ans. Il vise à améliorer le caractère par le développement moral et spirituel basé sur les Saintes Écritures, la fidélité au drapeau de votre pays, l’amour filial et le service à la communauté. Il est basé sur des enseignements bibliques sur la vie de Job, sa patience face aux défis et aux épreuves, et fait référence à ses trois filles : Kézia (foi), Jemima (pureté) et Keren-Happuck (triomphe de la foi), mentionnées dans la Bible. comme les « femmes les plus belles du monde ». (https://jobsdaughtersinternational.org/)
International Rainbow Order for Girls :
organisation qui vise à forger le caractère des adolescentes à travers les préceptes de l’amour du foyer, de la famille et de Dieu ; croyance en l’existence de Dieu; respect de la nature; croyance en l’immortalité de l’âme; fidélité et dignité de caractère; patriotisme et amour des symboles patriotiques; leadership efficace et service à l’humanité et à la communauté. Il vise à promouvoir une communication efficace, les compétences en leadership et surtout le service communautaire. (http://orderemarcoirispr.org.br/)
(Avec des informations de GOB-PR et basé sur des travaux de ES Cysne, MAM Dantas, MCLoureiro et AA Marinho)
Responsable : Perseverance Store ( store159@fgsia.com ) – Jorn. Fernando Gerlach (DRT-PR n°2327)