De notre confrère creapills.com – par Justine Mellado
Si vous souhaitez briller grâce à votre culture générale à la prochaine pause-café, cette vidéo d’animation 3D réalisée par le youtubeur Amir Kedir devrait vous donner un coup de pouce. Dans sa dernière création, il compare en effet les plus grandes statues du monde et il faut dire que le résultat est assez prenant.
Plus connu sous le nom de Real Data, en référence à sa chaîne YouTube, ce professionnel de l’animation 3D nous offre un spectacle fascinant. Dans cette courte vidéo de presque 2 minutes, il compare et anime de façon progressive les statues célèbres de la plus “petite” à la plus grande.
Parmi elles, on retrouve en dernier la Statue de Michel-Ange à Florence avec ses 5,1 mètres mais aussi la Statue de la Liberté à New-York (93 mètres), celle de Dizang Pusa en Chine ou enfin la Statue de l’Unité au Gujarat en Inde et ses 182 mètres, qui est la plus grande statue au monde.
Un travail de titan qui lui aura demandé de longues recherches sur l’incontournable Wikipédia avant de procéder à l’animation mais qui semble avoir conquis son public. En seulement 2 semaines, la vidéo comptabilise déjà 11,7 millions de vues. Pour en savoir plus sur les contenus originaux d’Amir Kedir, n’hésitez pas à vous rendre sur sa chaîne YouTube suivie par 214 000 abonnés.
Le quatrième numéro (Collectif, GLNF, Coll. Villard de Honnecourt, 2021, 224 pages, 15 € ) de l’abonnement 2021 vient d’arriver. Il est consacré à l’Arche Royale.
Entrez dans les arcanes de ce très beau rite et découvrez le Suprême Grand Chapitre des Maçons de l’Arche Royale de France qui gouverne et administre tous les Chapitres sous sa juridiction dans le monde, au nom de la Grande Loge nationale Française conformément à ses Statuts Civils…
Un ouvrage précieux qui vous permettra de lever le voile tant sur une approche historique – de la Bible aux racines du rituel de l’Arche Royale Domatique –, que sur la rituélie, les symboles, les Offices et les bijoux du Royal Arch ou Arche Royale, complément du grade de Maître dont il est considéré comme l’achèvement et la perfection.
En 1813, l’Acte d’Union des Anciens et des Modernes précise que « La pure et ancienne maçonnerie consiste en trois grades, et rien de plus, en y incluant l’Arche Royale » (The Holy Royal Arch). Ses travaux sont pratiqués dans des chapitres souchés sur une Loge et portant souvent le même titre distinctif. Un chapitre est présidé par trois Officiers principaux qui forment un Collège hiérarchisé. Ces trois Officiers sont investis symboliquement chacun des trois fonctions (royale, prophétique et sacerdotale) représentant trois personnages bibliques en rapport avec la reconstruction du Temple de Jérusalem après l’exil de Babylone. La nécessité d’avoir été Maître Installé pour accéder au Royal Arch est une règle de la Grande Loge des Anciens qui ne fut jamais pratiquée par les Modernes. En Angleterre, depuis 1823, il n’est plus obligatoire d’avoir été un Maître Installé pour accéder à ce degré, sauf pour devenir Principal d’un Chapitre.
Le sommaire du numéro 121 :
Éditorial
L’ARCHE ROYALE AU SEIN DE LA GRANDE LOGE NATIONALE FRANÇAISE
Jean-Pierre Rollet, Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française, Premier Grand Principal
Avant-propos
L’ESPRIT D’UN RITE, UNE QUÊTE DE SPIRITUALITÉ
Denis Martial, Pro Premier Grand Principal
MODERNS, ANTIENTS ET ROYAL ARCH
Didier Gomez, Garde des Sceaux de la Grande Loge Nationale Française, Pro Premier Grand Principal d’Honneur
POUR UNE APPROCHE HISTORIQUE DE L’ARCHE ROYALE
Francis Delon, Grand Archiviste de la Grande Loge Nationale Française, Docteur en études anglophones, ancien Deuxième Principal du Chapitre national de recherche “ Villard de Honnecourt ” n° 81
L’ARCHE ROYALE OU LE DÉSIR DE JÉRUSALEM
Olivier Ellena, Historien de l’Art
DE LA BIBLE À L’HISTOIRE LES RACINES DU RITUEL DE L’ARCHE ROYALE DOMATIQUE
Jacques-Noël Pérès, Théologien luthérien français, Grand Chancelier du Suprême Grand Chapitre des Maçons de l’Arche Royale
LES TROIS PRINCIPAUX D’UN CHAPITRE DE L’ARCHE ROYALE
Zavoche Houchangnia, Conférencier et Assistant Grand Maître d’Honneur
LES DEUX SCRIBES
François de Cornelissen, Écrivain et essayiste
LE TAU
Denis Boniface, Compagnon de l’Arche Royale
D’ÉMULATION À L’ARCHE ROYALE, LA SYMBOLIQUE DU BIJOU DE COMPAGNON
Cyrille Lachèvre, Précepteur National du Rite Émulation
FIAT LUX DE LA LUMIÈRE AUX LUMIÈRES
Christian Viellerobe, Historien et essayiste
LES BANNIÈRES DE L’ARCHE ROYALE DOMATIQUE
François Kuentz, Essayiste et conférencier
Emblème de l’Arche Royale
Pour mémoire, Les Cahiers Villard de Honnecourt est le nom de la revue trimestrielle d’études maçonniques, philosophiques et symboliques de la Grande Loge Nationale française. Fondée en 1965 par Jean Baylot à la suite de la création en 1964 de la Loge de Recherche Villard de Honnecourt et en vue d’être l’organe de diffusion et de divulgation des travaux de la celle-ci. À destination du monde maçonnique mais également du grand public, elle se définit comme une vecteur de transmission de culture traditionnelle et initiatique de la franc-Maçonnerie régulière et de tradition. Elle publie son 100e numéro en 2016.
Les Cahiers Villard de Honnecourt sont nominés aux prix littéraires de l’Institut Maçonnique de France en 2019, catégorie « Revue ».
Nous humains présentons l’étrangeté d’être rationnels et irrationnels à la fois. Nous expliquons ici comment cela est possible et les moyens d’en endiguer les effets délétères : l’usage de la raison, la connaissance de nos faiblesses et la pratique de l’intelligence collective .
Nous maçons y sommes particulièrement sensibles : les croyances extravagantes semblent proliférer dans notre société, et sur les réseaux sociaux en particulier. Les faits doivent confirmer la chose, puisqu’elle a mené le président de la république à demander à Gérald Bronner d’établir un rapport sur ce phénomène. Le rapport vient d’être rendu public, il est téléchargeable gratuitement sur le site de l’Elysée : https://www.elysee.fr/index.php/emmanuel-macron/2022/01/11/remise-du-rapport-de-la-commission-bronner
Le rapport contient des pistes proposées afin de juguler la dérive en cours.
Tout ceci nous interpelle au sujet de l’usage de la raison comme filtre des croyances proposées de manière déferlante par les médias. Plus précisément, comment se fait il que tant de personnes intelligentes et en pleine capacité de leurs facultés de logique, maîtrisant les notions statistiques, se mettent à afficher de grossières contre-vérités ?
Bon, commençons par observer que dans beaucoup de cas les bénéfices apportés par la vérité pèsent peu face à d’autres intérêts. Par profession, l’avocat est bien plus obsédé par la victoire que par la découverte de la vérité ; il en va de même pour de nombreuses professions commerciales . Irions-nous jusqu’aux politiques, sans même parler des populistes ? Et lorsqu’il n’y a pas d’enjeu , l’égo et son besoin impérieux d’avoir raison ou le dernier mot est là pour faire dégringoler la vérité sur l’échelle des priorités : voyez les foires d’empoigne qui émaillent tant d’associations de bénévoles….dont les associations maçonniques. Le mensonge a de beaux jours devant lui !
Eh bien, si la rationalité et l’irrationalité cohabitent si fréquemment sous le même crâne, c’est parce que bien souvent elles vivent dans des domaines séparés. Nous savions déjà que dans notre cerveau cohabitent un cerveau ancien, que nous partageons avec les animaux, et un cortex qui est présent chez beaucoup moins d’espèces. D’une manière similaire, les humains divisent leur monde en deux domaines dans lesquels les choses se jouent différemment, et c’est donc cette séparation qui permet à l’ensemble de fonctionner.
Le premier de ces domaines est l’environnement physique immédiat . C’est là qu’on « se cogne » à la réalité. Dans ce monde-là, à part quelques généralisations un peu rapides, nos croyances se sont frottées à la sanction immédiate des erreurs, et sont par conséquent efficaces par leur exactitude. Les priorités sont échelonnées selon l’impériosité des besoins et ne suscitent aucune discussion. Ces règles s’appliquent même chez le plus intuitif d’entre nous.
L’autre domaine est tout ce qui se place au-delà de l’environnement immédiat et journalier, et qui est souvent moins accessible à la vérification: le passé tel qu’on se le remémore, le futur tel qu’on peut l’imaginer, les pensées des autres, le cosmique et le quantique, les légendes et mythes, le métaphysique.
Le souverain de ce domaine c’est le récit personnel qu’on s’est élaboré ; les visuels diront « le film qu’on s’est fait ». Le récit tentera de lier, avec cohérence lorsque possible, des éléments de croyance entre eux, afin de rassurer et de procurer du sens. Néanmoins, à la différence du premier domaine, ici la véracité n’est qu’une qualité non indispensable, et la vraisemblance suffit.
Enfants des Lumières que nous sommes, nous avons reçu comme devoir de rechercher la vérité, mère entre autres de la justice. Il s’ensuit que nous supportons la science, qui étend le domaine qui est sous le contrôle de la raison, au détriment de l’autre, l’univers des croyances.
Mais cela ne se passe pas ainsi chez la plupart de nos congénères humains. En occident nous sommes très nombreux à placer les croyances religieuses dans l’univers des croyances, mais chez la majorité des bipèdes de la planète, des prêtres ou gourous sont là qui les travaillent afin que croyances et récits dominent l’entièreté des consciences.
Laissons nos frères humains des contrées éloignées tracer leur chemin, mais remarquons que chez nous aussi il y a suffisamment d’idéologues et autres propagateurs de récits manipulatoires qui cherchent à polariser notre pensée jusque dans notre quotidien, parfois en utilisant comme argument qu’il faut « réenchanter le monde ».
Comment résister ? La raison vient à notre secours, en nous incitant d’abord à connaître nos faiblesses . Citons en trois.
La première est que nous sommes intuitivement dualistes : nous croyons facilement que l’esprit peut exister et vivre sans le support matériel du corps, et ce d’autant plus que toutes les religions l’affirment et que cela nous procure beaucoup d’apaisement face à l’angoisse de mort . Il s’ensuit le succès du dialogue avec les âmes des morts, des fantômes, de la télépathie.
Seconde faiblesse : nous sommes aussi fréquemment essentialistes, persuadés de l’existence de substances indétectables mais actives ; d’où le succès de l’homéopathie, de la saignée ou des purges, et l’aversion pour les vaccins.
Troisième biais : nous sommes tous téléologues, c’est-à-dire que statistiquement nous voyons derrière les événements une intention bien plus souvent que ce n’est le cas en réalité. C’est bien sûr le procès d’intention dont nous abusons tous, mais encore ce qui nous rend réceptifs à l’astrologie, à la synchronicité, au créationnisme, et enfin la conviction que rien n’arrive par hasard.
Un élément clé à ne pas oublier est notre quasi-cécité sur les erreurs que nous commettons, sous la puissance de nos biais pilotés par nos envies intimes et peu avouables, pour ne pas dire inconscientes . Là la parade est l’intelligence collective : une critique constructive des productions intellectuelles est un point de passage obligatoire pour parvenir à une solidité minimale des idées et projets : vive les relectures par les pairs des publications scientifiques, les débats en parlements ou jurys, le travail collectif en loge !
A l’occasion de la création d’une nouvelle loge à la Grande Loge Initiatique Féminine Francophone, la sœur Grand-Maître de l’obédience donnera une conférence publique le 29 janvier 2022 à 9h30.
Cette manifestation intitulée « Femme et Initiée : la Franc-Maçonnerie Féminine » est ouverte à toute personne désireuse de comprendre pourquoi une femme moderne peut trouver, dans la maçonnerie et plus particulièrement dans la franc-maçonnerie féminine, une réponse à sa quête spirituelle en dehors des questions religieuses ou politiques.
La franc-maçonnerie de façon générale, qui traverse toutes les époques dans le monde entier depuis plusieurs siècles en suscitant sympathie ou inquiétude, est méconnue du grand public. Ce peut être une occasion de se libérer des idées reçues très éloignées de la réalité.
La conférence sera suivie d’un débat avec la salle.
Entrée libre.
Passe sanitaire en vigueur et contrôle de sécurité à l’entrée.
ESPACE PITOT – Salle Guillaume de Nogaret – Place du Pr Mirouze – 34000 Montpellier
Samedi 12 février 2022 à 14 heures, conférence publique de Jean-Jacques Zambrowski, Grand Maître Honoris Causa de la Grande Loge de France.
À cette occasion, le public souvent interrogatif au sujet de la Franc-maçonnerie trouvera une opportunité rare de mieux connaître les actions et les enjeux de cette Obédience dont le cœur de projet est l’Humain dans le déploiement de toutes ses facultés.
Biographie du conférencier : Spécialiste en médecine interne, le Professeur Jean-Jacques Zambrowski est aussi enseignant et économiste de la santé. Il contribue à de nombreuses revues médicales (La Lettre du Rhumatologue ; Correspondances en Métabolismes Hormones Diabètes & Nutrition ; La Lettre du Psychiatre ; La Lettre du Pharmacologue, etc.).
Renseignements pratiques :
Hôtel de la GLDF – Grand Temple Pierre Brossolette –
8, rue Puteaux – 75017 PARIS/(Métro Rome – Ligne Bus N°30 et 66)
N.B: Conformément aux consignes gouvernementales au moment de la conférence, l’accès à cet événement nécessite la présentation d’un passe sanitaire ou vaccinal et le port du masque sera obligatoire. Vous remerciant pour votre aimable compréhension.
Le réseau On Va Rentrer a lancé au cours de l’année 2021 une enquête auprès de ses milliers de membres maçons.
L’objectif de cette enquête était de consulter les Sœurs et les Frères sur l’intérêt d’un nouveau média maçonnique. En effet, il existe actuellement plus de 314 sites internet (source idealmaçonnique.com) divers sur le thème de la franc-maçonnerie et un seul magazine.
Mais il n’existe actuellement aucun support de type journal
Il était donc nécessaire de consulter les maçons sur cet intérêt. Les résultats sont intéressants et nous vous laissons les découvrir en vidéo ci-dessous.
Ou comment « Conference on Fraternalism, Social Capital, and Civil Society » (WCF) revient à Paris en 2022 !
En avant-première, découvrez le thème 2002 :
Art fraternel et musique 9-11 juin 2022
Avec le Grand Orient de France
Une toute première liste de conférenciers est annoncée. WFC est toujours en recherche de nouveaux intervenants et certaines thématiques restent encore à préciser…
1. L’iconographie de la franc-maçonnerie mexicaine Guillermo De Los Reyes , University of Houston 2. Saving Masonic Temples: The Crisis in Preservation Paul Rich , Policy Studies Organization 3. Le Rite Français : Culture des Lumières. Le Rite Français est directement hérité des premiers La franc-maçonnerie anglaise qui est née des Lumières, dans le sillage de la Glorieuse Révolution et de la Déclaration des droits de 1689 qui met fin à la monarchie de droit divin et, dans une certaine mesure, émancipe les dissidents protestants, en période d’intensification religieuse et politique. libertés. La Grande Loge d’Angleterre, appelée plus tard la Grande Loge des « Moderns » par les Anciens, véhiculait les valeurs de tolérance religieuse et politique, ainsi que la croyance en la capacité de l’homme à s’améliorer lui-même et la société grâce à la connaissance et à la découverte, comme en témoignent le nombre important de francs-maçons anglais – Desaguliers et autres – qui étaient membres de la Royal Society au début du siècle. En France, les valeurs des Lumières ont été endossées par plusieurs philosophes et francs-maçons français, dont Montesquieu et Voltaire. La Loge des Neuf Sœurs de Voltaire, entre autres, promeut les arts et les sciences, la tolérance religieuse et l’émancipation. Les Lumières ont laissé leur empreinte sur le Rite Français, qui en incarne aujourd’hui les principales valeurs, au sein du Grand Orient de France, mais aussi dans d’autres Grandes Loges et d’autres pays du monde.
Ouverture George Serignac , Grand Maître, Grand Orient de France Introduction: Depuis le début de la franc – maçonnerie au Rite Français: La culture des Lumières, la tolérance religieuse et la liberté de conscience Cécile Révauger, Grand Orient de France La culture des Lumières: loges d’adoption et La démocratie Margaret Jacob , UCLA Lumières, franc-maçonnerie et universalisme Pierre Yves Beaurepaire Pourquoi faut-il défendre les Lumières aujorud’hui Stéphanie Roza, chargée de recherches CNRS en philosophie politique Les Lumières, une méthodologie de l’émancipation Charles Coutel, Professeur de philosophie des maçons en quête de modernisation et de raison. Le voyage de Bode à Paris en 1787 Jean Mondot, professeur émérite, Université de Bordeaux Montaigne, directeur de l’Académie Montesquieu à Bordeaux Le Rite Français, quintessence de l’humanisme Philippe Foussier, ancien Grand Maître, Grand Orient de France Roëttiers de Montaleau et le travail de la Chambre des Grades. Les notes symboliques Pierre Mollier , Grand Orient De France Sur la naissance des hauts grades en France Roger Dachez Les 81 notes du Rite Français, fruits des Lumières Colette Léger Clôture : L’esprit des Lumières, les enjeux du Rite Français aujourd’hui Philippe Guglielmi , Très Sage et Parfait Grand Vénérable du Grand Chapitre Général du GODF, Rite Français 4. Danse, Danse, Révolution : George Washington ‘s Masonic Cave ; Jason Williams 5. Le Rite Français en Amérique : 1794-1837 Joe Wages 6. Idées Éclairées, Culture de la Renaissance : Syncrétisme et emblèmes dans la franc-maçonnerieanglaise du XVIIIe siècle Felipe Corte de Real Camargo 7. Influence de la RF et des idées des Lumières au Portugal Joachim Grave Dos Santos 8. (Sujet à préciser) Yvan Pozuelo 9. Les principes des Lumières au cœur de la refondation du GCG du GODF Paul Leblanc 10. De « INRI » à « JURE », les évolutions du Rite Français en 2000 Jean Charles Nehr, Ancien Chancelier du 5 ème Ordre de la FR 11. Penser le Rite Français Stéphane Brunel, Conseiller de l’Ordre, GODF 12. Projection : L’homme qui voulait être roi
13. Concert : Musique maçonnique de Mozart
14. Titre : À déterminer ; Brent Morris, Conseil suprême de la juridiction sud de rite écossais 15. Titre : À déterminer Arturo De Hoyos, Conseil suprême de la juridiction du sud de rite écossais
De notre confrère bulgare fakti.bg – Par rumen ralchev
Il y a des hommes politiques exclus dans le temps, nous nous différencions des gens qui ne tiennent pas parole, a déclaré l’un des premiers francs-maçons de Bulgarie et Grand Prieur de l’Ordre des Templiers.
L’académicien Rumen Ralchev est l’un des premiers francs-maçons de Bulgarie. Il a atteint le 33e degré le plus élevé. Il est également Grand Prieur de l’Ordre des Templiers. Il est l’auteur de 16 livres, professeur et professeur d’ésotérisme. Pendant son temps dans les services de sécurité, il a reçu le grade de général de division. Il était le chef de la sécurité de Todor Zhivkov, Petar Mladenov et Zhelyu Zhelev. Il a été impliqué dans la politique et est aujourd’hui un homme d’affaires prospère.
Rumen Ralchev a accordé une longue interview à la télévision nationale bulgare.
BNT : Quelle est la mission des Maçons et des Templiers en Bulgarie ?
Acad. Ralchev : Ils sont aussi proches que différents. L’objectif principal des francs-maçons est l’amélioration de soi. En même temps, en absorbant la lumière, la vérité ou la connaissance, il est maçonnique de s’éclairer, d’essayer de transférer cette lumière aux personnes qui l’entourent à travers leurs actions en société afin de rendre la vie meilleure. Les gens sont meilleurs. Alors qu’avec les Templiers, la cultivation pratique est un fait, mais on parle aussi de lumière. Mais ici, nous sommes plus ouverts à la société. Nous essayons de jeter des ponts avec d’autres religions, réduisant ainsi les tensions, s’il y en a une pour des motifs religieux, d’une part, et nous nous battons principalement, la seule organisation qui travaille dans ce sens est la lutte pour l’œcuménisme – dialogue prolongé entre des églises. Peu importe les catholiques, les protestants, etc. C’est une mission,
BNT : Combien de Templiers y a-t-il dans le nouveau parlement ?
L’académicien Ralchev : Nous avons 4 personnes, heureusement pas dans la même formation de parti. C’est tout à fait normal, car nous sommes un échantillon représentatif de la société, nos membres sont très actifs. Y compris politiquement, mais au sein de l’Ordre on ne parle pas de politique. Aucune opinion politique n’est prêchée. Nous travaillons sur les principaux objectifs de l’Ordre.
BNT : Puis-je vous demander qui ils sont ?
L’académicien Ralchev : Non. Je ne suis pas autorisé à les montrer.
BNT : Et combien de maçons ?
Acad. Ralchev : Les francs-maçons sont beaucoup plus nombreux, car la franc-maçonnerie est beaucoup plus répandue en Bulgarie. En tant que Templiers, nous ne sommes que 500 personnes, alors qu’il y a plusieurs milliers de Francs-Maçons. Et je n’ai pas vérifié pour faire une référence précise, mais je pense qu’il y en a plus de 70. Ce sont des gens modérés qui, s’ils sont de vrais francs-maçons, devraient tenir leurs promesses d’une part et leurs opinions jusqu’au bout.
BNT : Combien de candidats étaient francs-maçons à l’élection présidentielle ?
L’académicien Ralchev : Il y avait deux candidats à l’élection présidentielle.
Parlement bulgare – Crédit photo Bignes
BNT : Deux ont atteint le second tour.
L’académicien Ralchev : Oui. Ceux qui ont gagné. Bon, en pratique, je dirais qu’il n’y en a pratiquement pas. Certains ont peut-être été francs-maçons une fois, mais beaucoup de gens sont passés par la franc-maçonnerie. Le fait qu’ils aient renoncé d’une manière ou d’une autre au mouvement ne signifie pas qu’ils sont toujours actifs. C’est juste le passé.
BNT : Et pour les partis, y a-t-il des personnalités parmi les dirigeants qui se démarquent ?
Acad. Ralchev : Premièrement, les francs-maçons n’ont pas le droit de montrer, de souligner – c’est un frère. Ceci et cela, c’est un must, alors vous êtes exclu de la franc-maçonnerie et stigmatisé. Il y a beaucoup de francs-maçons dans les partis politiques et dans la direction des partis politiques. Ce qui est tout à fait compréhensible. Une question distincte est de savoir s’ils atteignent, par exemple, le niveau de président de parti, de représentant au parlement ou d’autorité administrative, telle qu’un ministre. Cela arrive très souvent, mais avec ces rotations rapides, ils pouvaient difficilement montrer leur vraie nature et leurs capacités.
BNT : Pourquoi se battraient-ils. A-t-il quelque chose en commun comme objectif ?
Acad. Ralchev : Le fait qu’ils soient francs-maçons ne signifie pas qu’ils doivent nécessairement se lever et se déclarer francs-maçons. Parce que la société n’est pas encore mature et ce sera presque un compromis contre eux et la seconde est qu’ils entrent en tant que politiciens avec une certaine doctrine et un plan de travail. Ce que j’ai dit plusieurs fois – Les maçons les distingueront par l’expression modérée, la manière modérée dont ils s’expriment lorsqu’ils parlent et le manque de surprises dans leur comportement. Ils sont rectilignes en général.
BNT : Les mots « honnête » et « léger » sont-ils typiques de cette affirmation ?
L’académicien Ralchev : Oui. N’oublions pas que tant les francs-maçons que les templiers ne s’arrêtent pas au moment où ils sont députés à rencontrer leurs frères. Et avec les Templiers et les sœurs. Et pour les regarder dans les yeux, il faut vraiment qu’ils soient dans une vraie position. Celui qu’ils ont déclaré. Des compromis – il y avait ceux qui l’ont fait. Cela exaspère non seulement le public, mais aussi les petites sociétés que sont les Templiers, les Francs-Maçons. N’oublions pas qu’il existe de nombreuses organisations – parapluie, … etc. qui sont également présents au Parlement d’une manière ou d’une autre. C’est un contrôle supplémentaire sur ces députés, entre guillemets, un contrôle sur leur comportement et l’accomplissement de leurs promesses.
BNT : Je vous interroge plus particulièrement sur les mots « honorable » et « léger », car nous les avons entendus à plusieurs reprises durant la campagne électorale.
Acad. Ralchev : La lumière est la connaissance et c’est pourquoi j’ai dit que leur attitude et leurs déclarations modérées sont une tentative de montrer une norme sur la façon dont un député honnête devrait simplement se comporter, par exemple. Ils essaient d’éduquer avec leur comportement. Je ne veux pas idéaliser les choses, il y a beaucoup de distorsions entre nos représentants. Cependant, cela entraîne dans la plupart des cas l’exclusion des commandes.
BNT : Existe-t-il déjà de tels exclus politiques ?
Académicien Ralchev : Oui, de retour dans le temps. Nous nous différencions des personnes qui ne tiennent pas parole.
BNT : Pourquoi est-il nécessaire d’avoir de tels mouvements ?
Acad. Ralchev : La présence du soi-disant sociétés secrètes, et ce ne sont pas des secrets parce qu’ils sont officiellement enregistrés, mesurant ainsi la démocratie d’une société. Ils n’existaient pas avant 1989. La restauration de la franc-maçonnerie, par exemple, a commencé en 1991, 1992. Les 91e et 92e années de la Grande Loge en Bulgarie ont déjà commencé. Il y a 14 ans, les Templiers sont entrés en Bulgarie. Je suis Grand Prieur depuis 14 ans. Je suis réélu tous les 4 ans pour l’instant. Pendant ces 14 années, le Grand Prieuré de Bulgarie est devenu le plus grand Grand Prieuré d’Europe. Deuxième au monde. En ce qui concerne les Templiers, il y a en fait des épées dans les rituels, car on emprunte certains rituels au Moyen Âge. Mais c’est une organisation civique qui a adopté une partie de la philosophie des Templiers il y a 900 ans, Les confessions chrétiennes existent dans le monde. La moitié d’entre eux ne parlent à personne. De quoi parles-tu. Nous disons qu’au 21ème siècle, les gens doivent s’unir d’une manière ou d’une autre, pas détruire l’identité de l’église. Au contraire, il doit y avoir un dialogue élargi. Chrétien à chrétien doit se rencontrer. Dans le même temps, il existe un besoin croissant d’un dialogue élargi avec les personnes d’autres confessions, nous sommes en guerre avec certains pays. Chrétiens avec musulmans par exemple. De la même manière, mais les francs-maçons sont plus larges d’esprit. Il est interdit de demander qui est de quelle religion. Les confessions chrétiennes existent dans le monde. La moitié d’entre eux ne parlent à personne. De quoi parles-tu. Nous disons qu’au 21ème siècle, les gens doivent s’unir d’une manière ou d’une autre, pas détruire l’identité de l’église. Au contraire, il doit y avoir un dialogue élargi. Chrétien à chrétien doit se rencontrer. Dans le même temps, il existe un besoin croissant d’un dialogue élargi avec les personnes d’autres confessions, nous sommes en guerre avec certains pays. Chrétiens avec musulmans par exemple. De la même manière, mais les francs-maçons sont plus larges d’esprit. Il est interdit de demander qui est de quelle religion. Chrétien à chrétien doit se rencontrer. Dans le même temps, il existe un besoin croissant d’un dialogue élargi avec les personnes d’autres confessions, nous sommes en guerre avec certains pays. Chrétiens avec musulmans par exemple. De la même manière, mais les francs-maçons sont plus larges d’esprit. Il est interdit de demander qui est dans quelle religion. Chrétien à chrétien doit se rencontrer. Dans le même temps, il existe un besoin croissant d’un dialogue élargi avec les personnes d’autres confessions, nous sommes en guerre avec certains pays. Chrétiens avec musulmans par exemple. De la même manière, mais les francs-maçons sont plus larges d’esprit. Il est interdit de demander qui est de quelle religion.
BNT : Toutes les intentions que vous énumérez et les valeurs sonnent vraiment bien, mais en même temps les symboles et signes de reconnaissance restent un secret pour les personnes qui ne font pas partie du mouvement. Pourquoi donc?
Acad. Ralchev : Il suffit d’aller en ligne et de voir la plupart des signes. Les gens qui étaient dans la franc-maçonnerie. Même la poignée de main peut montrer où se situe ce maçon dans la hiérarchie. Les mouvements individuels débordent. L’homme n’est pas esclave. Ce n’est pas parce qu’il est maçon qu’il ne peut pas être templier. Être Templier ne signifie pas qu’il ne peut pas rejoindre l’entreprise ou ailleurs. Les gens se connaissent. L’échange de signes et de poignées de main, poignées de main rituelles dans la plupart des cas est à reconnaître. Pour rencontrer quelqu’un que vous supposez être membre d’un groupe maçonnique, pour la reconnaissance. Mais ce n’est pas obligatoire. Une enseigne miniature peut également être portée. Je le répète – les gens se connaissent généralement.
BNT : Mais les francs-maçons de Bulgarie sont-ils divisés ?
Acad. Ralchev : Malheureusement, c’est un fait. Il existe six loges maçonniques réservées aux hommes, qui sont dites régulières et il y en a 7 mixtes. Femmes et hommes. Il y a une purement féminine, il y a deux – trois loges, qui sont aux Grandes Loges dans d’autres pays. Les loges maçonniques ne sont pas en guerre entre elles.
BNT : Nous nous rencontrons quelques jours après que vous ayez nommé le général Mutafchiiski Chevalier de l’année. Que signifie ce titre ?
L’académicien Ralchev : Nous pensons que le Chevalier de l’année répond le mieux aux exigences de l’activité dans la société. Exemple personnel et comportement chevaleresque.
BNT : En quoi le général Mutafchiiski s’est-il distingué et a mérité ce titre ?
L’académicien Ralchev : Premièrement, il n’y a pas de personnalités indiscutables. Deuxièmement, dans les moments les plus difficiles, le général Mutafchiiski apparaissait chaque jour, sympathique ou non, disant la vérité aux yeux du peuple. Nous faisons tous des erreurs, il a aussi fait des erreurs, mais il s’est corrigé sur le coup. Ces erreurs ont été commises dans le monde entier. Ils ne sont pas un brevet bulgare. Mutafchiiski était le visage du combat contre Kovid-19. Qu’ils approuvent ou non, lorsque vous avez accepté une cause, vous la déplacez jusqu’au bout.
BNT : C’est votre membre ?
L’académicien Ralchev : Non. Il ne peut pas être notre membre, mais il est déjà membre honoraire de l’Ordre des Templiers, ce qui correspond au titre que nous lui avons donné.
BNT : Vous avez dirigé les gardes du corps de Todor Zhivkov, Zhelyu Zhelev, Petar Mladenov.
Acad. Ralchev : Je n’ai pas honte, je n’ai rien fait de mal. Il existe un tel service dans tous les pays. Tel était le système politique en Bulgarie, c’est ainsi que nous avons travaillé. Après 1989, j’ai continué pendant un certain temps, j’ai décidé que cela suffisait et je suis passé aux affaires privées.
BNT : Des informations sont parues sur Internet selon lesquelles vous avez une société commune avec le coprésident de « Nous continuons le changement » Asen Vassilev. Pouvez-vous confirmer ou infirmer cela?
Acad. Ralchev : Nous n’avons jamais eu de société commune, nous avons eu un terrain d’entente, mais c’est à une toute autre occasion.
BNT : Quel message voulez-vous faire passer pour la finale ?
L’académicien Ralchev : En effet, il faut élever un idéal national. But. Nous sommes l’une des rares nations à ne pas avoir un tel objectif. Et cela nous rend divergents. Très facile à manipuler et très facile pour chaque gouvernement successif de changer la direction du développement. Si nous déterminons vraiment l’objectif stratégique de la Bulgarie, alors les choses se mettront en place. Cependant, cet objectif n’est pas de le sucer de vos doigts, mais que la Bulgarie en ait vraiment besoin. La diversité est le sel de la vie, mais que cette diversité soit toujours tournée dans la même direction. Alors la société sera réellement meilleure. Et quand ça ira mieux, nous aurons tous plus d’avantages.
De notre confrère brésilien diariodorio.com – Par Raphaël Fernandes
Le palais a été construit en 1830 et classé par l’Inepac en 1972, en raison de l’importance historique de la franc-maçonnerie pendant la période impériale brésilienne.
Situé dans la région centrale de Rio de Janeiro, le Palácio Maçônico do Lavradio , construit en 1830, sera ouvert au public à partir du mois de mars. Le bâtiment a été classé en 1972 par l’Instituto Estadual do Patrimônio Cultural (Inepac) en raison de l’importance historique de la franc-maçonnerie pendant la période impériale brésilienne.
Le matin de ce dimanche (09/01), alors que l’on célèbre le 200e anniversaire de la célèbre « Dia do Fico » , dans lequel Dom Pedro y a annoncé qu’il resterait au Brésil au lieu de retourner au Portugal, il y a eu un événement à devant le manoir pour célébrer la date et rappeler la relation maçonnique avec les événements historiques du pays.
Au début, la propriété devait-être une école culturelle pour des activités telles que la danse et le théâtre. Cependant, en raison du manque de conditions financières du propriétaire de l’époque, certains francs-maçons au moment de sa construction se sont regroupés et ont acheté le bâtiment, qui a commencé à être utilisé comme siège des réunions hebdomadaires ou bimensuelles des francs-maçons. Plus tard, de 1842 à 1978, le manoir a accueilli le Grand Orient du Brésil, considéré comme la plus ancienne Puissance maçonnique brésilienne (association des Loges maçonniques, aussi appelée Obédience maçonnique).
Le palais se compose de 11 salles et 10 temples, dont la salle du conseil et le temple noble. A l’intérieur de la place, en plus des peintures de personnages historiques liés à la franc-maçonnerie, tels que Dom Pedro I et José Bonifácio, par exemple, il y a une chaise qui aurait été offerte comme trône au fils du roi João VI. Cependant, il n’y a aucune trace que le monarque ne l’ait jamais utilisé.
En parallèle, il y a aussi une table qui a servi aux 3 premières réunions de ministres, tous francs-maçons, dès que le Brésil est devenu une République. Certains rapports affirment qu’à cette même table le premier empereur était avec d’autres figures de l’époque pour la définition du Dia do Fico.
Actuellement à Rio de Janeiro, il y a environ 7 500 francs-maçons. Dans l’espace de la Rua do Lavradio, de nos jours, dans la salle du Conseil, ont lieu les réunions du plus haut rang du Palais maçonnique.
« La franc-maçonnerie a beaucoup changé par rapport à ce qu’elle était avant. Il y a des traditions qui ne devraient pas changer, mais d’autres peuvent être révisées, oui. La société se transforme et la franc-maçonnerie aussi, dans la pensée de l’institution » , déclare Aildo Virginio Carolino, Grand Maître du Grand Orient de l’État de RJ.
Comme à chaque élection, période pré-électorale oblige, certaines loges maçonniques invitent les candidats à venir détailler leur programme devant les maçons. On se demande bien quel est le but de cet exercice ? En effet, à l’heure où les réseaux sociaux, les chaines d’info en continu et accessoirement les services postaux ont atteint un niveau absolu de diffusion et d’excellence, pourquoi nos leaders politiques profanes montent-ils encore à l’Orient conférencer sur ce qu’on sait déjà ?
Soit les maçons ne possèdent ni TV, ni ordinateur et dans ce cas, l’objectif est d’informer les Frères coupés du monde. Soit, tout le monde est déjà au courant des programmes électoraux et l’unique but est de continuer à croire que la maçonnerie est un lieu de passage obligé pour être élu à la présidence.
Cette question mériterait d’être traitée une fois pour toutes, tant par les intéressés politiciens que par les loges invitantes.
En réalité, le propos de cet article n’est pas réellement là. La question de fond concerne plutôt le positionnement de la Franc-maçonnerie sur l’échiquier politique en période d’élections.
Comme chacun le sait, la pensée politique du corps électoral de la franc-maçonnerie est nullement monolithique. Il existe partout des maçons du centre, de droite, de gauche et quelques-uns des extrêmes. Cette représentation du spectre s’applique dans chacune des Obédiences avec la nuance qui s’impose selon la tendance politique de celle-ci. C’est ainsi qu’on trouve traditionnellement plus de maçons de gauche au GODF qu’à la GLDF et plus de maçons de droite à la GLNF qu’au DH.
La tendance des équilibres politiques se répartit entre les diverses maisons maçonniques. Il n’est plus réellement possible d’affirmer que les maçons sont de droite ou de gauche. Et puis concrètement, vous avouerez que cela ne veut plus rien dire, tant le message politique s’est uniformisé. Le discours général se standardise pour tomber dans une provocation populiste qui range tous les partis dans ce qu’on nommait auparavant les extrêmes.
Morceaux choisis :
– « Durafour-crématoire » (Jean-Marie Le Pen – 1988, lors de l’université d’été du FN au Cap d’Agde) ;
– « Le bruit et l’odeur » (Jacques Chirac le 19 juin 1991 lors du Discours d’Orléans) ;
– « Neuf Blacks sur onze… J’ai honte pour ce pays » (Georges Frêche – PS – Novembre 2006) ;
– « Casse-toi pauv’con » (Nicolas Sarkozy – Président – Salon de l’agriculture – 23 février 2008) ;
– « La plupart des trafiquants sont noirs et arabes » (Éric Zemmour – 6 mars 2010, sur le plateau de Thierry Ardisson) ;
– « Hitler n’en a peut-être pas tué assez » (Gilles Bourdouleix – Maire UDI – 22 juillet 2013 à propos des gens du voyage) ;
– « Les sans-dents » (François Hollande – Président – cité par Valérie Trierweiler, Merci pour ce moment, 2014, page 229) ;
– « Je pense que la France n’est pas responsable du Vél d’Hiv » (Marine Le Pen – Grand Jury RTL-Le Monde, dimanche 9 avril 2017 ;
– « Face à un juge ou à un policier, la République c’est bien moi » (Jean-Luc Mélenchon – La France insoumise – durant la perquisition du siège de LFI en 2018) ;
– « La candidature de Valérie Pécresse représente celle d’une « droite rabougrie, rétrécie, extrême-droitisée » (Christophe Castaner – président du groupe La République En Marche à l’Assemblée nationale – 5 décembre sur France Inter et France Info) ;
– « Je veux emmerder les non-vaccinés » (Emmanuel Macron – Président – Entretien accordé au Parisien, le 4 janvier 2022)
– « Ressortir le Kärcher de la cave » (Valérie Pécresse – Soyons libres – entretien à La Provence le mercredi, le 5 janvier 2022)
Chacun le constate, la discrimination, le racisme, la violence et la division… constituent la toile de fond du discours politique contemporain. Dans cette logique, comment les francs-maçons peuvent-ils trouver une place qui s’harmonise avec la voie du juste milieu ?
Le Canard enchaîné du mercredi 12 janvier dernier consacrait quelques lignes au phénomène du ballet des candidats dans les Loges :
« C’est Fabien Roussel qui devait être le premier à être reçu rue Cadet, à Paris. Puis ce sera au tour de Valérie Pécresse d’être soumise au feu des questions des frères et sœurs. La venue d’Anne Hidalgo est déjà programmée en février. Commentaire d’un grand chef à tablier, également membre du Parti socialiste : « Elle ne sera plus en course à ce moment-là. On aura une soirée de libre !Pas pour aller à la messe, quand même ? ».
Valeurs actuelles du 13 janvier [1], reprenait ce même article et complétait en affirmant que « Ni Zemmour, ni Le Pen » ne seraient invités.
La question que l’on peut légitimement se poser est : « Après lecture des morceaux choisis ci-dessus, quelle différence devons-nous faire entre le discours des candidats dits d’extrême-droite et celui de ceux de la gauche en passant par ceux du centre ? »
Pour aller plus loin dans le raisonnement, lorsqu’un candidat de la gauche fréquentable, Fabien Roussel par exemple, est invité à plancher devant des Sœurs et des Frères, ne serait-il pas utile de rappeler que la maison mère de son parti, à l’époque de l’Union soviétique a tout de même exterminé prés de 100 millions d’individus, sans parler de l’interdiction de la Franc-maçonnerie durant la période bolchévique ? Devons-nous considérer que certains ont fait leur, la citation de Joseph Staline :
« La mort d’un homme est une tragédie. La mort d’un million d’hommes est une statistique » ?
Il ne s’agit nullement ici de définir une hiérarchie ou un classement des idéologies les moins incompatibles ou les plus acceptables avec la Franc-maçonnerie. Le but est uniquement de souligner que certaines maisons maçonniques semblent effectuer des petits arrangements avec la conscience des membres pour rendre présentables certains candidats et en diaboliser d’autres de manière relativement arbitraire.
À notre connaissance, aucun maçon n’a été exclu d’une Loge pour son appartenance à un parti de gauche. On peut même souligner que Jean-Luc Mélenchon était encore membre du Grand Orient de France au début de la pandémie en 2020, même s’il a démissionné depuis [2]. En revanche, on observe régulièrement des exclusions du côté de l’extrême droite. La dernière en date est relatée par le Magazine L’incorrect[3].
La Sœur Jade Escoffier est exclue de son Obédience pour s’être présentée aux élections départementales de 2021 dans son département du Vaucluse, sous l’étiquette de la « Droite Populaire », le parti de Thierry Mariani, en binôme avec un membre du RN. Elle est accusée par son Obédience d’« incitation à la haine et racisme », ce qu’elle dément fermement. En date du 9 octobre 2021 elle a été radiée. L’affaire sera portée devant les tribunaux de la République prochainement, car elle ne compte pas en rester là et selon elle :
« Il s’agit d’une hypocrisie démagogique qui va servir de jurisprudence devant les tribunaux, pour le bien de la Franc-maçonnerie »
Force est d’admettre que les Obédiences ne peuvent pas traiter sur un pied d’égalité les simples sympathisants d’un parti politique, des élus (ou du moins des candidats) à une élection.
Il faut avouer que le sujet est sensible et le jugement très complexe dans ce type d’affaire. Est-il utile de rappeler qu’au lendemain de la deuxième guerre mondiale, les Obédiences consacrèrent quelques années à pourchasser les collaborateurs du régime nazi dans les Loges. Le cas le plus célèbre est certainement celui de Jean Mamy, fusillé le 29 mars 1949 à Arcueil (Seine). Il était de tendance politique marquée à gauche et était vénérable maître de la loge Renan, du Grand Orient de France. Cela ne l’empêcha pas de devenir journaliste de la collaboration. Il réalisa en 1943 le célèbre moyen métrage « Forces occultes » [4] qui est une œuvre de propagande nazie que chacun peut encore voir sur les réseaux.
Nous le voyons bien, cela pose deux problèmes de poids.
Le premier est celui de la différence de traitement qui est faite entre l’appartenance à un parti de droite ou de gauche. On peut d’ailleurs légitimement se demander quelle est l’influence et le poids dans la balance de la plus grande Obédience de France dans cette affaire.
Par ailleurs, la seconde question est nettement plus pertinente :
« En quoi les Obédiences ou les Loges viennent-elles s’immiscer dans le choix politique ou militant de ses membres ? »
Cette affaire n’est-elle pas tout simplement une affaire personnelle ? Le maçon n’est-il pas un Humain libre ? Même s’il est évident que la voie maçonnique est la voie du milieu, elle n’est donc absolument pas compatible avec des théories politique extrêmes, il reste toutefois que chacun est totalement libre de ses choix dans sa conscience citoyenne une fois dans l’isoloir.
Est-ce bien le rôle des Obédiences que d’adresser à leurs membres des consignes de vote [5] ?
Imaginons un instant qu’elles adressent chaque mois la liste des entreprises à boycotter pour leur mauvaise gestion sociale ou écologique ou encore l’inventaire des films à voir ou à éviter pour raison d’idéologie incompatible avec la pensée doxique de la maison maçonnique concernée. Nous frôlons alors la propagande, ou du moins le lobbying sectaire.
Nous le constatons avec évidence, ce problème révèle un malaise profond qui touche le cœur du fonctionnement maçonnique.
Il démontre très clairement que si le travail symbolique prédominait en loge, les maçons pourraient s’affranchir des tendances extrêmes grâce aux bienfaits du travail initiatique. Il est évident qu’un atelier qui passe son temps à refaire le match politique durant les travaux, sans transmettre le moindre élément initiatique à ses Apprentis, ne peut qu’engendrer de futurs spectateurs de discours politiques en loge en période électorale.
Toute la question de la survie de la Franc-maçonnerie se trouve précisément dans ce sujet. Comment motiver de jeunes recrues dans ce contexte et surtout, comment éviter la démission des Maîtres après quelques années de désillusions ?
Il est fort possible que la réponse se trouve dans la question. À bon entendeur…