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« Points de Vue Initiatiques-Vivre la tradition » (PVI) vient de paraître !

Initiation et Humour

L’humour est présent depuis longtemps dans Points de Vue Initiatiques, avec la rubrique Air du temps, un moment léger. Comme la spiritualité, l’humour est une activité de l’esprit. Donc pas de spiritualité sans humour !

Il desserre l’étreinte des tensions, des dominations, de la souffrance souvent. Profondément initiatique en nous libérant du trop convenu ou des certitudes, il nous déshabille aussi. Les vérités cachées sont alors plus près, les portes sur l’indicible s’entrouvrent. Le rire, ce moment pas toujours contrôlable, a même fait l’objet d’études approfondies de la part de théologiens, de philosophes prolongeant le mot d’Aristote « Le rire est le propre de l’homme » – et du Franc-maçon.

À ne pas rater dans ce numéro exceptionnel, l’interview de nos deux invités : Jean-Pierre Ribes et Pancho qui savent nous emmener dans leur univers unique.

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L’Art du kintsugi concerne pleinement la Franc-maçonnerie

Il y a fort à parier que vous n’avez jamais entendu parler de kintsugi ?

On pourrait traduire kintsugi  par « jointure en or », appelé aussi kintsukuroi  « réparation en or ». Il s’agit d’une méthode japonaise de réparation des porcelaines ou céramiques brisées au moyen de laque saupoudrée de poudre d’or.

Vous l’aurez compris, certains travaillent à tailler une pierre symbolique ou réelle et d’autres à la réparation de leur bol avec de la poudre d’or. Le parallèle mérite qu’on s’y intéresse.

Un exemple de kintsugi sur un bol.

Le kintsugi serait apparu lorsque, à la fin du xve siècle, le shogun Ashikaga Yoshimasa a renvoyé en Chine un bol de thé chinois endommagé pour le faire réparer. Le bol étant revenu réparé avec de vilaines agrafes métalliques, les artisans japonais auraient cherché un moyen de réparation plus esthétique. Cela relève d’une philosophie qui prend en compte le passé de l’objet, son histoire et donc les accidents éventuels qu’il a pu connaître. La casse d’une céramique ne signifie plus sa fin ou sa mise au rebut, mais un renouveau, le début d’un autre cycle et une continuité dans son utilisation. Il ne s’agit donc pas de cacher les réparations, mais de mettre celles-ci en avant.

Les collectionneurs se sont épris de cet art nouveau au point que certains ont été accusés d’avoir délibérément cassé de précieuses poteries afin qu’elles puissent être réparées avec les coutures d’or du kintsugi. Le kintsugi est étroitement associé aux ustensiles en céramique employés pour la cérémonie japonaise du thé.

L’art du kintsugi est souvent utilisé comme symbole et métaphore de la résilience en psychologie

Le kintsugi s’inscrit dans la pensée japonaise du wabi-sabi qui invite à reconnaître la beauté qui réside dans les choses simples, imparfaites et atypiques. Wabi-sabi est une expression japonaise désignant un concept esthétique, ou une disposition spirituelle, dérivé de principes bouddhistes zen, ainsi que du taoïsme.

Bol de thé raku wabi-sabi, époque Azuchi Momoyama (xvie siècle).

Le wabi-sabi relie deux principes : wabi (solitude, simplicité, mélancolie, nature, tristesse, dissymétrie…) et sabi (l’altération par le temps, la décrépitude des choses vieillissantes, la patine des objets, le goût pour les choses vieillies, pour la salissure, etc.). Le wabi fait référence à la plénitude et la modestie que l’on peut éprouver face aux phénomènes naturels, et le sabi, la sensation face aux choses dans lesquelles on peut déceler le travail du temps ou des hommes1. Le caractère sabi est ainsi gravé sur la tombe de l’écrivain Junichirō Tanizaki (1886-1965), dans le temple Hōnen-in (dédié au moine Hōnen), à Kyoto.

Les principes de wabi et de sabi sont anciens. On les rencontre dès le xve siècle dans la littérature japonaise, joints à un troisième principe, celui de yojō, « écho sentimental ».

Une illustration du wabi-sabi : le culte esthétique pour les pierres (jardin sec), ou le travail des bonsaï. Cette éthique apparaît au xiie siècle ; elle prône le retour à une simplicité, une sobriété paisible pouvant influencer positivement l’existence, où l’on peut reconnaître et ressentir la beauté des choses imparfaites, éphémères et modestes.

Connaissez-vous l’Ordre indépendant du B’nai B’rith, de l’hébreu : « Les fils de l’Alliance » ?

Il s’agit de la plus vieille organisation juive toujours en activité dans le monde. Calquée sur les organisations maçonniques, elle a été fondée à New York, le 13 octobre 1843, par douze personnes, dont Henry Jones et deux frères, juifs émigrés d’Allemagne, qui avaient appartenu à la Société des Frères (Brüder Bund) qui joua un certain rôle dans l’élaboration de la Première Internationale (Association internationale des travailleurs). Ils voulaient fonder un système d’entraide pour les juifs arrivant aux États-Unis et devant faire face à des conditions de vie difficiles.

C’est à partir de cette base, d’aide humanitaire et de services, qu’un système de loges et chapitres fraternels grandit aux États-Unis, puis dans le monde entier.
B’nai B’rith International est également affilié au Congrès juif mondial.

Bref rappel historique, description et buts

L’organisation est fondée en 1843 et sa première action concrète est la création d’une police d’assurance-décès attribuée aux membres. Ainsi les veuves recevaient une somme pour les frais funéraires, et une allocation d’un dollar par semaine pour le reste de leur vie. Chaque enfant recevait également une bourse et, pour les enfants mâles, l’assurance d’apprendre un métier.

La constitution adoptée par l’organisation en 1868 promeut quatre valeurs fondamentales du judaïsme : justice, amour fraternel, harmonie, bienfaisance. Les discussions politiques et religieuses sont prohibées au sein de l’organisation. Les premières missions que se donne l’organisation sont d’aider les immigrants juifs aux États-Unis, de défendre la communauté juive contre l’antisémitisme, de sauvegarder les valeurs du judaïsme et d’élever le niveau intellectuel et moral du peuple juif. Le succès est rapide dans une période où l’immigration juive est nombreuse : de 12 membres à la fondation en 1843, l’organisation passe à 10 000 membres en 1870, 22 800 en 1879 et 30 000 en 1902. En 1882, est créée la première loge en Europe, à Berlin.

En 1868, le B’nai B’rith mène son premier projet international de soutien aux communautés juives d’Afrique du nord et du Moyen-Orient en apportant un soutien financier à l’Alliance Israélite Universelle. En 1888, le B’nai B’rith fonde une loge à Jérusalem, la première organisation de langue hébraïque en Palestine.

L’organisation, qui a affirmé très tôt l’unité du peuple juif, est engagée dans une grande variété de services communautaires et d’activités de soutien, incluant la promotion des droits pour les communautés juives, l’assistance aux hôpitaux et aux victimes de catastrophes naturelles, la remise de bourses d’études aux étudiants juifs et la lutte contre l’antisémitisme.

Au début du XXe siècle, B’nai B’rith lance trois des organisations juives majeures toujours en activité aujourd’hui : La Ligue anti-diffamation (Anti-Defamation League, ADL), Hillel International et BBYO, toutes trois surtout actives sur le continent nord-américain et ayant développé avec le temps un certain degré d’autonomie.

Le B’nai B’rith agit aussi en tant qu’organisation non gouvernementale et intervient à l’ONU, à l’Unesco, au Mercosur et au Conseil de l’Europe. L’organisation est exclusivement réservée aux israélites et comprend plus de 500 000 frères et sœurs dans une cinquantaine de pays.

Elle fut aussi fondée en réaction à l’exclusion des juifs dans les loges maçonniques allemandes de l’époque.

Actions

En plus de ses activités caritatives, le B’nai B’rith soutient la politique et la pérennité de l’État d’Israël et le mouvement sioniste.

BBYO, anciennement connu comme B’nai B’rith Youth Organization, est un mouvement juif pour des étudiants et adolescents. En 2002, le mouvement s’est séparé de l’organisation des B’nai B’rith7, et le groupe s’est appelé BBYO.

Le B’nai B’rith a activement apporté de l’aide aux victimes de l’ouragan Mitch, des tremblements de terre en Turquie, au Salvador et en Inde, à la population civile au Kosovo et en Asie à la suite du tsunami. Il travaille aussi sur de nombreux projets caritatifs concernant des hôpitaux pour enfants là où son aide est acceptée.

Chaque fin d’année, la loge Ben Gourion organise le Salon des Ecrivains où des auteurs viennent dédicacer leurs ouvrages à la mairie du 16e arrondissement de Paris.

Site officiel français de l’organisation

Tours : Les JEMA du musée du Compagnonnage

Venez découvrir jusqu’au 3 avril les Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA) qui mettrons en lumière toute la richesse et la diversité des artisans créateurs du territoire. A la clé, des visites d’ateliers, des démonstrations de savoir-faire, des initiations…

Le musée du Compagnonnage vous propose une visite découverte « 10 chefs-d’œuvre », les 2 et 3 avril, à 14h30.

À l’occasion des JEMA, les visiteurs, exceptionnellement accompagnés d’une médiatrice, sont invités à découvrir 10 chefs-d’œuvre choisis dans le parcours permanent du  musée du Compagnonnage (serrurerie, couverture, cordonnerie, tonnellerie, pâtisserie…).

Ces œuvres, anciennes ou récentes, emblématiques du musée pour certaines, peu connues pour d’autres, ont été sélectionnées pour leur histoire très particulière, leur aspect technique ou esthétique, leur originalité…

Après cette visite, les chefs-d’œuvre des compagnons n’auront plus de secrets !

Durée : environ 1h30

Compagnon en métal réalisé par Jean Bourreau

Nombre de places limité à 15 personnes : réservations obligatoires au 02 47 21 62 20

Visite libre des collections permanentes le 2 et 3 avril de 9h à 12h30 et de 14h à 18h.

Port du masque conseillé. Conditions de visites en fonction du protocole sanitaire en vigueur à cette période.

Gratuit pour les personnes inscrites

Sources : Newsletter Musée du Compagnonnage avril 2022 – Le site du musée https://www.museecompagnonnage.fr/

Chaîne d’Union maçonnique

De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

…il faut que nous formions un cercle, en nous tenant la main, les uns avec les autres… ceux qui ne font pas partie de la chaîne ne savent pas ce qui sera… Contentez-vous que je parle et puisque c’est donné à vous de voir sur quoi je travaille, gardez le silence sur mes mystères.

À partir des Actes apocryphes de Jean, le Christ a dit ces paroles aux disciples.

Les francs-maçons travaillent pour l’amélioration de soi, pour forger des hommes qui ont acquis les moyens nécessaires pour agir pour le bien et le progrès de l’humanité. Cette transformation a lieu au sein du Temple, qui est alimenté par l’énergie de tous ceux qui participent à la Ronde.

Ceux qui ont travaillé à cette fin se sont parfois retrouvés à ressentir la réalité d’une manière différente, perçue comme plus large et qu’ils essaient de lire en utilisant la conscience collective, comme s’il s’agissait d’une partition musicale, en sentant les mots silencieux de l’intuition. Cette énergie métaphysique qui alimente celle qui se développe dans le Temple prend le nom d’Eggregore et suit la pensée.

Le sens de ce terme n’existe pas. Vous pouvez essayer d’expliquer le concept , en interprétant ses nuances.

Un Eggregore est un ensemble de personnes, liées par des sentiments, des idéaux, des coutumes et des habitudes communs .

Mais cette définition est trop large et on pourrait appeler un tel ensemble un Egggrégore physique.

Nous sommes conscients que nous sommes des émetteurs continus d’énergie, dont l’intensité peut varier. Les personnes qui composent l’Egrégore Physique, unissant les leurs dans un état d’harmonie, conduisent leur esprit, et donc le collectif, vers une condition qui consiste en l’Egrégore Spirituel.

On peut aussi la définir comme une énergie qui se développe dans des rituels, alimentée par un puissant courant spirituel puisé dans les capacités, les qualités, l’expérience de ses membres ; cela les protège des forces extérieures et les renforce du côté positif.

L’Eggregore est conçu comme Pensée. Ce dernier crée des formes ! La puissance de celle de plusieurs personnes réunies est toujours beaucoup plus grande que la somme de leurs pensées séparées.

Ce sentiment conscient d’unité transforme le travail d’union dans le temple en une véritable chaîne de fraternité qui, pour les francs-maçons, est symbolisée par la « Chaîne d’union ».

L’Egrégore maçonnique est une forme de pensée qui s’est structurée depuis un certain temps et qui, d’une part, se décline comme le champ privilégié au sein duquel vit et agit une communauté initiatique, et d’autre part, comme ce qui lie les membres de cette communauté groupe particulier, aux autres membres de la communion, à l’ordre duquel appartient le groupe et, en vertu de la régularité initiatique de ce dernier, les relie au noyau central traditionnel dont, à son tour, chaque groupe est une émanation.

Le rite de la Chaîne d’Union est l’un des plus touchants et fascinants de la Franc-Maçonnerie universelle. Ses origines se perdent dans la nuit des temps, mais elle est bien plus ancienne que notre Institution : d’ailleurs, le geste de se mettre en cercle, peut-être danser et invoquer son Dieu, est primordial : on en a des nouvelles dans toutes les civilisations.

On l’appelle aussi la chaîne « thérapeutique« , ou « protectrice« , ou « bénédiction ».

Quelle que soit la cause qui pousse la Loge à la former, elle oblige chaque Maçon à se rassembler, et en serrant la main des Frères proches de lui, il éprouve une sensation unique, indescriptible et irremplaçable.

Il crée un champ magnétique dont la tension sera aussi forte que chaque anneau individuel est actif. Chacun d’eux a une égale importance, tant celle du Vénérable que celle de l’apprenti, de l’intellectuel aussi bien que de l’ouvrier ; tous contribuent par leur présence à la solidité et à l’ampleur du lien avec la responsabilité individuelle et collective.

Nous sommes donc Chaîne, mais nous sommes aussi Anneaux. Ceci, pour le franc-maçon individuel, est rassurant, puisqu’il s’agit de pouvoir profiter de la solidité de l’ensemble, dans un univers fait de confiance et de solidarité, produisant un bien-être et une tranquillité intérieure inestimable.

Jamais auparavant le monde n’a été uni dans une seule et grande chaîne d’union.

En concluant ma réflexion, je vous laisse une Prière, qui depuis 25 ans a clôturé à chaque fois le travail de mon atelier.

Cette Chaîne nous unit au-delà du temps et de l’espace !

Le monde des apparences retient nos corps captifs dans ce Temple où nos bras sont liés.

Nos Esprits sont libres, au-delà de ces murs, au-delà des frontières, au-delà des mers.

Minuit est sur le point de sonner !

Frères visibles et invisibles, présents avec le Mental et avec l’Esprit, veillent sur le sommeil des hommes.

Frères qui me comprenez, nous sommes les Gardiens d’un Ancien Secret, qui se cache au coeur de l’Humanité depuis le berceau, qu’il n’y a qu’un seul Amour, celui des vivants et celui des morts, celui du Travail et celui de la Beauté , celle des hommes et celle des femmes, celle de la Nature et celle du Grand Architecte de l’Univers.

Dans un monde où la matière, la force et le mensonge règnent, nous prêtons le serment solennel de toujours garder haut et lumineux le flambeau de l’Amour Unique et de l’Esprit Humain.

Formons cette chaîne mes frères !

Enfant insécurisé, adulte crédule, société menacée ?

« Avons-nous été, enfants, sécurisés ou non ? »Nous sommes « mangeurs de vent », aisés à embarquer dans des croyances de tout poil, ou « laboureurs » gardant les pieds sur terre en toutes circonstances. Dans les deux cas, ce qui s’est passé pendant les 1000 premiers jours de notre existence influence notre caractère. est la question à se poser, comme l’explique Boris Cyrulnik. La santé de la société, maçonnique ou profane, en dépend.

Dans son dernier livre, Boris Cyrulnik a vécu une déchirante expérience personnelle d’enfant insécurisé, orphelin juif voué lui aussi à être exécuté. Mais il a également des acquis cliniques de psychologue et de neurologue.

Boris distingue deux types de personnalité.

Il voit d’une part le « mangeur de vent », celui qui peut promptement embrasser un récit, par exemple à la faveur d’une indignation. Dans plein de cas, ce récit n’est pas enraciné dans des faits réels à la véracité avérée .

Et d’autre part, il nomme la personnalité opposée «  laboureur », homme debout les pieds dans la glaise du réel . Il avancera forcément lentement, d’autant qu’il a le doute facile, mais il risque bien moins de se perdre.

Enfant insécurisé: tout se joue, dit Cyrulnik, dans les 1000 premiers jours de la vie du petit humain.

Dans le cas heureux, une prise en charge de tous ses besoins vitaux, compense sa faiblesse extrême et on obtient un enfant sécurisé. Après s’être développé avec équilibre entre liberté et sécurité, un enfant sécurisé s’autorise à réfléchir ou à douter avant de choisir . La sécurité dont il est question ici concerne en premier chef son environnement immédiat. Ce premier cercle c’est bien sûr sa mère, et ensuite le père, la fratrie, etc.

Le besoin de se rassurer crée une soif absolue de sentiment d’appartenance.

Par suite, le mangeur de vent privilégiera une allégeance jusque dans le détail, chassant tout doute . L’appartenance se construit plus facilement « contre » ceux qui osent émettre la moindre opinion déviante. Devinez quoi :  les déviants ou « doutants » deviennent des boucs émissaires.

Étonnant de constater que ces 1000 jours correspondent pile à l’âge symbolique attribué à nos apprentis, non ?

Nos apprentis auront effectivement le choix de leur comportement devant les plus anciens chargés de les instruire. Les petits de 3 ans sortent tout juste du stade anal où ils ont appris leur pouvoir de dire non. Après avoir essayé le non à tout propos, l’enfant de 3 ans doit maintenant apprendre à l’utiliser à bon escient.

Dans nos sociétés post-soixante-huitardes, la tentation est grande, pour l’enfant-roi, d’abuser du non pour prouver sa puissance . Cela peut arriver à l’apprenti bien qu’il ait quitté l’adolescence depuis un bon bout de temps. Les problèmes d’équilibrage de vie entre profession, famille et loisirs peuvent évidemment venir brouiller le tableau…second surveillant, c’est un apostolat (laïc !).

S’il a été un enfant insécurisé, l’apprenti pourrait conserver un goût marqué pour le conformisme genre « pour vivre heureux, vivons caché ». L’ « apprenti sage » est facile à éveiller à sa propre personnalité puisqu’il est à l’écoute de son atelier.

C’est plus compliqué lorsque l’apprenti se met à suivre un maître lui-même enflammé par une cause qui contient une dose certaine de chose non prouvées. L’ancien, ainsi mué en gourou débutant, peut sentir son égo flatté . En effet, le voici suivi voire admiré par un fringant (ou une sémillante !) jeune plein(e) de fougue militante. Il peut y prendre goût ! Il conviendra alors d’éviter la création de clans idéologiques avec « conflit des vérités », menaces directes sur la qualité de l’égrégore.

Au final, ne surestimons pas le danger qui guette nos mangeurs de vent dans nos loges.

En effet, notre méthode maçonnique nous arme pour y faire face (« arme » : vilain mot ! Disons plutôt «  nous dote des bons outils » )  .

Le danger est par contre bien réel dans notre société contemporaine. Il suffit de voir comment les réseaux sociaux ont créé des bulles cognitives dans lesquelles un tribun charismatique  (non, pas de noms !) entraîne un tas de mangeurs de vent crédules à s’exprimer toujours plus violemment. La toile de fond est une victimisation propice à fournir les bonnes excuses à la haine. Tout cela prépare le passage à l’acte sur les boucs émissaires, progressivement noircis par bombardement de fake news. 

Les trois premières années d’un enfant restent capitales à fignoler , et ce n’est pas sur les réseaux sociaux que vous apprendrez comment faire.

Quand les pratiques de management s’inspirent des francs-maçons

De notre confrère touleco.fr – Par Isabelle Meijers

Le Droit Humain, défenseur de toutes les mixités, a tenu ce samedi 26 mars son conseil d’administration à Toulouse. L’occasion de se pencher avec Amande Pichegru, Grand Maître National et présidente de la fédération française du Droit Humain, et deux « frères » dirigeants, sur les méthodes maçonniques, qu’ils appliquent aussi dans l’exercice de leur fonction.

L’orient toulousain de Droit Humain, l’un des plus importants de France, regroupe près de deux-cents membres, dont deux tiers de femmes (une exception dans le paysage maçonnique) et 10 à 15 % de cadres dirigeants. Deux décideurs ont accepté de témoigner sur leurs méthodes managériales inspirées de leur pratique maçonnique. Et si ces francs-maçons ont choisi de rester anonymes, c’est par souci de discrétion. « Beaucoup de fantasmes circulent, alimentés par le complotisme. Mais la franc-maçonnerie est avant tout une école de la liberté de penser et de la démocratie, ce qui ne plaît pas à tous. Notre fédération de Russie est par exemple très menacée aujourd’hui », disent-ils.

Amande Pichegru, présidente de la fédération française du Droit Humain, poursuit cette définition de la franc-maçonnerie : « Connais-toi toi-même… Cette sentence de Socrate définit assez bien le travail en loges (ou groupes d’une trentaine à une cinquantaine de membres), qui consiste à se perfectionner soi-même pour le progrès de l’humanité, selon les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. » Pas étonnant, dès lors, que ce travail sur soi ait des conséquences à l’extérieur, en particulier dans la gestion du collectif. Revue de détails de certains principes maçonniques, transposables au monde de l’entreprise.

Une parole régulée même au sein des entreprises

La première des règles maçonniques est le silence imposé à tout nouveau membre pendant un an lors des réunions en loges, qui ont lieu deux fois par mois. « Lorsque vous entrez en franc-maçonnerie, vous apprenez d’abord à vous taire et à écouter. Une qualité importante en management », explique Laurent, chef d’entreprise depuis vingt-cinq ans dans l’édition et la communication. Il est ensuite interdit de couper la parole à quiconque lors du travail en loge. « Pour s’en assurer, la prise de parole est dite triangulée, d’où le symbole du triangle franc-maçon. Le demandeur sollicite d’un geste un officier qui, lui-même, demande au président de la loge. L’autorisation emprunte le circuit inverse de retour. Nous apprenons ainsi à ne pas réagir trop vite sans réfléchir », souligne Jean-Pierre, cadre dirigeant à Airbus, chef d’un service d’une trentaine de personnes depuis vingt ans. Ce dernier a mis en place des règles d’équipe voisines pour ses réunions. Portables déconnectés, distribution de la parole par une personne désignée… « Cela permet à chacun de s’exprimer, de prendre la parole quand l’autre a fini et donc de l’écouter avec respect. »

Un recrutement riche de ses diversités

« En loge, vous n’êtes ni une femme, ni un homme, ni un catholique, un musulman ou un juif, ni un ouvrier, ni un cadre… Vous êtes une personne avec ses compétences. Nous sommes tous frères et sœurs, quelle que soit notre provenance. Cette mixité au sens large permet une grande ouverture d’esprit, symbolisée en franc-maçonnerie par le compas. Elle est source de fraternité », décrit Amande Pichegru. Jean-Pierre affirme ainsi recruter, en l’absence de parité et à compétences égales, des femmes de préférence aux hommes : « Aujourd’hui, mon équipe est constituée de 40 à 45 % de femmes. En tout cas, je permets aux femmes d’accéder à tous les niveaux de l’entreprise. Elles ont mon soutien. »

Tolérance et éthique

« Je suis ravi de constater que bon nombre d’entreprises, dont Airbus aujourd’hui, évoluent d’un management pyramidal vers un management plus horizontal, plus collaboratif, dans le partage d’expérience. L’ambition est plus collective que personnelle. Ce sont des valeurs maçonniques », explique Jean-Pierre. L’effort de chacun est mis en avant pour construire ensemble. « Il n’est pas rare, dans mon journal, que les maquettistes ou les graphistes apportent des idées », poursuit Laurent.

De même, le droit de se tromper est accordé à chacun. « Il n’y a pas d’erreurs, que des apprentissages et surtout, aucun jugement. La bienveillance est la base », complète Amande Pichegru. En entreprise, Jean-Pierre commence d’ailleurs ses revues de performance en demandant aux membres de son équipe de s’auto-évaluer d’abord, avant de compléter par ses perceptions souvent concordantes. Enfin, l’éthique s’est invitée ces dernières années dans les valeurs de l’industriel aéronautique. « Or la droiture d’esprit, symbolisée en franc-maçonnerie par l’équerre, fait partie de nos fondements depuis toujours », rapporte Jean-Pierre.
Isabelle Meijers

Sur la photo : Amande Pichegru, Grand Maître National et présidente de la fédération française du Droit Humain, dans l’un des temples francs-maçons de l’obédience. Crédit photo : Droit Humain.

Droit Humain :
Première organisation maçonnique mixte au monde
Présente dans 60 pays
16.000 membres en France, dont 200 à Toulouse et Muret

06/04/22 : Lyon – Interobédientielle sur « La voie substituée »

Les Amphis de la Vallée du Rhône vous invite à une conférence interobédientielle qui s’avère passionnante sur le thème de « La voie substituée », dont Jean Baylot (1897-1976) écrivait « C’est, à partir de la fin du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours, la direction intellectuelle et spirituelle prise en Europe par un nombre croissant de Francs-Maçons délaissant l’esprit de la Maçonnerie primitive — inséparable de la croyance en Dieu — au profit d’idéologies politiques souvent athées, voire même sectaires au sens le plus péjoratif du terme ».

Venez écouter Pierre Mollier, directeur de la bibliothèque et archives du GODF, Marie-Thérèse Besson, ancienne Grande Maîtresse de la GLFF, Dominique Gagliardi de la GLDF, Alain Michon, ancien Grand Maître du Droit Humain, Marc Prodhomme de la GLTSO et Patrick Meneghetti, Garde des Sceaux de la GLNF, qui, dans le Livre du Tricentenaire, a consacré un chapitre à Jean Baylot – ancien Grand Maître –, à « la voie substituée » et est membre de la Loge éponyme N° 180 à la matricule de la GLNF.

Infos pratiques :

Les Amphis VdR – les sentiers initiatiques

Pot d’accueil à 19h – Conférence à 19h30

Grande Loge Nationale Française – 140 avenue de l’Industrie – 69140 RILLIEUX-la-PAPE

Tel 04 72 01 05 40/Agape et règlement sur place à compter de 22h Plus de renseignements sur http://www.lesamphis.org/blog/

Pour connaître les vrais raisons motivant le TRF Jean Baylot à écrire cet ouvrage, on se rapportera fort utilement aux « Cahiers Villard de Honnecourt – Sur les chemins d’Hiram » – (N° 114, 2020, p. 39-59) et à l’article du TRF Francis Delon, Grand Archiviste de la GLNF, intitulé 1968, Jean Baylot et ʺLa Voie Substituée« .

Conférence maçonnique en loge de Jean-Claude Sitbon

LES HEURES SYMBOLIQUES DE MIDI ET DE MINUIT

Conférence maçonnique en loge de Jean-Claude Sitbon

à Marseille le jeudi 7 avril 2022 à 20h00

En guise d’introduction à la conférence

Lors des travaux en loge, il est de coutume de s’informer de l’heure au début et à la fin des tenues, les rituels maçonniques indiquent toujours qu’il est midi à l’ouverture des travaux et minuit lors de leur fermeture. Ainsi, symboliquement, tous les maçons du monde travaillent à la même heure … et aussi au même endroit car l’espace de la loge est, dans ces mêmes rituels, invariablement délimité entre l’Orient et l’Occident, le Nord et le Midi.

On peut s’étonner de ces heures de midi et de minuit, qui encadrent les travaux maçonniques, car les constructeurs ordinaires ont coutume de se mettre à l’œuvre aux heures matinales, de s’interrompre à midi, puis de reprendre leur travail jusqu’à la chute du jour et de se reposer pendant la nuit. Pourquoi les Maçons, en ouvrant leurs travaux à midi et en les fermant à minuit, réservent-ils à leur labeur la deuxième moitié du jour et la première moitié de la nuit ? Pourquoi consacrent-ils à leur ouvrage les douze heures durant lesquelles le soleil, après avoir atteint le plein développement de sa puissance à midi, va glisser vers son déclin, pour ensuite disparaître au couchant et conduire au cœur de la nuit noire, à minuit ?

Une première réponse peut être donnée à cette énigme en considérant que le travail du Maçon en loge n’a rien de physique ni de matériel car il est d’ordre « spéculatif », c’est celui du cœur et de l’esprit qui est indépendant du rythme biologique et des forces physiques nécessairement marqués par le temps mécanique…

Cette conférence maçonnique de Jean-Claude Sitbon sera également présentée à Cavaillon (84) le 24 juin 2022

Petit CV maçonnique de Jean-Claude Sitbon

Jean-Claude Sitbon est auteur et conférencier, spécialiste de l’étude de la symbolique des textes des rituels des rites maçonniques, et plus spécialement ceux du Rite Écossais Rectifié qu’il pratique à Marseille depuis bientôt 30 années. Il a publié, en 2013/2014, « L’aventure du Rite Écossais Rectifié » (deux volumes) aux Éditions de la Tarente ainsi qu’un ouvrage sur Hiram, le héros du mythe fondateur de la franc-maçonnerie.

Il dispose d’un site web (www.rite-ecossais-rectifie.com) contenant près de 150 articles à caractère maçonnique dont il est l’auteur. Depuis 2015, J.C. Sitbon donne également des conférences maçonniques en France et à l’étranger. Il a écrit plusieurs articles pour des revues consacrées à la franc-maçonnerie et il fait partie des membres fondateurs de la Loge de Recherches Héritage n°2 créée à Paris en 2019. J.C. Sitbon réalise ses travaux en faisant souvent appel à l’exégèse biblique et à la « science des symboles ».

Pour tous renseignements : contact@rite-ecossais-rectifie.com

Programme de ses prochaines conférences :

le 07 avril 2022 à MARSEILLE  « Les heures symboliques de midi et de minuit »
le 21 avril 2022 à MONTPELLIER. « L’Orient maçonnique »
le 06 mai 2022 à PARIS  « Le vrai Désir ou le désir du Vrai »
le 07 mai 2022 à PARIS. « La figure du Sceau de Salomon »
le 16 mai 2022 à MARSEILLE  « Les trois voyages du candidat »
le 19 mai 2022 à MARSEILLE  « Le vrai Désir ou le désir du Vrai »
le 6 juin 2019 à ABIDJAN (COTE D’IVOIRE)  « Repères historiques et sources du Rite Ecossais Rectifié »
et le 24 juin 2022 à CAVAILLON  « Les heures symboliques de midi et de minuit »

Le Rite Ecossais Ancien et Accepté : Un roman d’aventures

Je suis un rite

Vous savez, cet acte répétitif (le mot viendrait du sanskrit rita, signifiant « ordre », « succession ») que l’on appelle aussi coutume ou habitude, qui caractérise l’être humain (gestes, paroles, attitudes). Aussi bien dans la vie courante que lors de cérémonies.

En ce sens, j’existe en franc-maçonnerie, où progressivement, j’ai constitué – par une « façon de fonctionner » – la structure même des « tenues ». Ce ne fut pas facile au début, où sous l’appellation de « rit », je rimais plutôt avec improvisation ! Aujourd’hui, je suis en quelque sorte, d’abord le « conducteur » de ces tenues. Ensuite, je ne me résume pas en une suite de mouvements corporels. J’obtiens en loge une forme de théâtralité par la mise en scène coordonnée des mythes, légendes et symboles. Celle-ci produit ainsi des images et des situations à penser, à « métaphoriser », bref à transposer en actes positifs dans la cité.

Ce n’est pas moi qui le dis mais les historiens maçonniques : d’après eux, je suis prolixe puisque je me suis démultiplié en plus de 150 rites dans le monde ! Chacun avec leur spécificité (sociale, sociétale, corporatiste, humaniste, théiste, déiste, etc). Organisé en degrés, par superposition, je constitue une échelle à gravir pour le franc-maçon et la franc-maçonne. Et ainsi, je donne lieu à une suite d’initiations.

Un modèle de tablier au grade de « Maître » du Rite écossais ancien et accepté.

Au vrai, je me suis mis en sept pour vraiment me répandre sur la planète. Sept rites y sont effectivement en position dominante. Par ordre d’importance, mais sans qu’aucun ne soit « supérieur » à un autre : Rite Ecossais Ancien et Accepté (1801 – rite déiste, franco-anglais, le plus usité), Rite Ecossais Rectifié (1778 – rite déiste d’essence allemande), Rite Français (1786- issu des premiers rites anglais), Rite Emulation (1813 – rite théiste pratiqué par la Grande Loge Unie d’Angleterre), Rite d’York (1810 – rite américain d’origine anglaise), Rite Suédois (1870 – né à Stockholm), Rite de Memphis-Misraïm (1815-1816 – issu de deux rites associés, nés en France, d’inspiration égyptienne).

Les trois degrés de ladite échelle sont apparus vite insuffisants à un groupe d’hommes soudain éveillés à la spiritualité. Sous l’influence, il faut bien le dire, de maçons nobles désirant se démarquer des maçons roturiers, sont de la sorte nés dans le désordre d’abord des degrés complémentaires aux trois premiers. Pour me structurer lentement au cours du 18ème siècle en rites dignes de ce nom et enfin ordonnés, dont le Rite Ecossais Ancien et Accepté. Je me distingue alors par ma singularité, ma solennité, ma richesse et l’enchaînement de mes degrés !

Notons ici que le Chevalier Andrew de Ramsay, d’origine écossaise, n’est pas étranger à mon développement. Ce théologien littérateur (initié à Blois en 1730) a très probablement contribué à la propagation des Hauts-Grades, à partir de son discours en 1736, dans une loge parisienne. Ses envolées lyriques tendant à attribuer l’origine de la franc-maçonnerie à la Chevalerie et aux Croisés, ont sans conteste enflammé les imaginations de frères créatifs. Ils ont vite donné, de façon romanesque, une « couleur templière » à nombre de Hauts-Grades. Donc au rite que je suis, dans chaque obédience !

Le mot « écossais » dans l’énoncé du rite doit sans doute davantage au Chevalier de Ramsay qu’au pays d’Ecosse. Jusqu’à l’Ecossisme, ce néologisme crée pour désigner les Hauts-Grades ! Quel prestige pour moi lorsque les concepteurs du Rite Ecossais Ancien et Accepté décident de l’élever en 33 degrés. C’est à dire pour évoquer, soit, selon les versions, l’âge de la mort du Christ, ou le nombre des vertèbres de l’Homme. Autrement dit, je suis sans nul doute, un rite qui tient debout !

En vérité, ma construction, en tant que R.E.A.A. relève presqu’en soi d’un roman d’aventures ! Les intitulés français de mes degrés sont très largement dus à l’imagination débordante d’un franc-maçon bordelais, Estienne Morin, négociant en textiles, régulièrement accrédité par les maçonneries anglaises et françaises. Parti vendre ses tissus aux cours des années 1760 dans les Iles Caraïbes et en Amérique du Nord, il y propage mes vingt cinq premiers degrés. Et il les agrémente de huit degrés supplémentaires pendant ce périple (25+8 =33). Grâce à son accréditation, Estienne Morin, aidé localement par le frère Inspecteur des Douanes Henry Franken, m’officialise à Charleston le 24 juin 1801, en tant que, à la fois, Rite de Bordeaux et R.E.A.A. Avant de me ramener en France.

En effet, j’y suis rapatrié courant 1804 par un officier de l’  armée du roi, le comte Alexandre de Grasse-Tilly, privé de la succession de son père – une importante plantation – suite à une révolte locale. Après un détour par Charleston, il en revient porteur de la précieuse patente maçonnique que je représente et qu’il remet à Paris, au Suprême Conseil de France. Mon infatigable promoteur l’installe ensuite en Italie, à Milan en 1805, puis dans la Péninsule ibérique, où il crée, en 1811, le Suprême Conseil des Espagnes et des Indes. Je ne suis donc pas la propriété d’une « puissance maçonnique » en particulier. Grand voyageur, je continue mon odyssée de par le monde, encore aujourd’hui, grâce à des frères et des sœurs dynamiques, créateurs de sites dédiés à l’Art Royal.

Bijou des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du 33e et dernier degré du Suprême Conseil Grand Collège du Rite écossais ancien et accepté du Grand Orient de France.

Sans être remis en question, le concept de dualité automatique « obédience-juridiction » est désormais côtoyé en France par un autre système en train de s’affirmer. Au début des années 2000 est apparue une nouvelle construction maçonnique mixte originale, près d’Aix en Provence, le Suprême Conseil de Méditerranée. A sa naissance, celui-ci, non souché sur une obédience, a reçu en filiation directe, la transmission du Suprême Conseil d’Italie (créé à Milan comme précité, par Alexandre Grasse-Tilly, assisté de Jean-Jacques de Cambacérès et Eugène de Beauharnais). Par son origine même, le Suprême Conseil de Méditerranée, travaille à mon rite, le R.E.A.A.

Il accueille ainsi les maîtres-maçons, hommes et femmes, de toutes obédiences et loges souveraines, appartenant à l’Ordre Traditionnel Maçonnique et qui souhaitent progresser dans une structure indépendante, du 4ème au 33ème degré. Ce Suprême Conseil, en ouvrant son recrutement, sort du fonctionnement classique et introduit une idée tout à fait neuve dans un paysage maçonnique français, jusqu’alors conditionné par l’articulation gémellaire en cause.

 Dans un univers de Suprêmes Conseils, jusque là « étanches », ce système généreux, à la fois moderne très respectueux de la tradition maçonnique, en offre une vision élargie. Comme R.E.A.A. je suis toujours ordonné en quatre séquences : Le mythe d’Hiram, la philosophie grecque, l’ésotérisme judéo-chrétien, la légende templière. Plusieurs dizaines d’allusions bibliques le rappellent : mes racines légendaires sont dans le bassin méditerranéen. De la symbolique du Temple de Salomon à l’épopée de la Chevalerie. En cela, le Suprême Conseil de Méditerranée s’inscrit géographiquement, dans son cadre historique. Il est enfin intéressant de noter à l’issue de ce voyage, que dès mon lancement aux Etats-Unis en 1801, j’ai constitué la base d’un système de Hauts-Grades (du 4ème au 33ème degré) indépendant de toute loge symbolique. Partant, cette Juridiction (tpsgc@supreme-conseil-mediterranee.fr) est bien fidèle au principe fondateur.

JE SUIS LE RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTÉ