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UK : Les francs-maçons du Somerset font un don au projet Strawberry Line

De notre confrère anglais thewestonmercury.co.uk – Par Charly Williams

La forêt des francs-maçons de Mendip a fait don d’un chèque au Strawberry Line Café et au projet cycliste la semaine dernière pour aider à poursuivre son soutien aux jeunes ayant des troubles d’apprentissage.

Un chèque de 700 £ a été remis au projet le 9 mars, ce qui aidera à financer des stages pour ces jeunes apprenants à Yatton. 

Les membres de la loge maçonnique ont fait don de 500 £ et ont été jumelés à 200 £ de la Grande Loge provinciale du Somerset. Dans le cadre des principes directeurs de la franc-maçonnerie, la loge fait régulièrement des dons à des œuvres caritatives. 

Le Strawberry Line Café est un lieu communautaire qui emploie du personnel ayant des difficultés d’apprentissage.  

La gérante du café, Zoe Barker, a déclaré : « Nous sommes extrêmement reconnaissants de l’aimable don de Forest of Mendip Lodge. »

« Cet argent aidera à financer tous les placements incroyables que nous faisons pour les jeunes apprenants ayant des troubles d’apprentissage dans le cadre du projet Strawberry Line. »

« J’ajouterais que nous sommes également extrêmement reconnaissants envers la communauté locale pour avoir soutenu notre projet au fil des ans. »

De la méritocratie

S’il est un concept avec lequel on nous rebat les oreilles depuis la Révolution, voire avant, c’est bien la méritocratie. L’idée serait née de l’indignation du Maréchal de Vauban, sous Louis XIV. Vauban, lui-même issu de la petite noblesse, mais élevé à la dignité de maréchal par la force de son mérite, mais aussi de son travail, ne supportait pas l’idée que les postes à responsabilité fussent confiés à des incompétents qui n’avaient pour mérite que celui d’être bien nés. En effet, comme ingénieur et mathématicien de génie, il devinait au mouvement des troupes qui allait gagner ou perdre la bataille.

Vauban, vers la fin de sa vie, fut aussi très critique envers le pouvoir royal. Ainsi, son essai De la dîme royale est un magnifique appel à la redistribution des richesses collectées vers l’État. De nos jours, on lui cracherait à la figure qu’il serait un utopiste ou un dangereux gauchiste. D’où peut-être l’admiration que je lui porte… Vauban fut aussi le fondateur de la première grande école, l’Ecole des Ponts et Chaussées, qui allait inaugurer la tradition élitiste française : le concours d’accès. L’idée initiale était de permettre aux élèves méritants, quelle que pût être leur origine sociale, d’accéder à des postes à responsabilité, dans lesquels ils auraient pu exprimer leur talent. Et aussi de véhiculer l’idée que la réussite, ça se mérite ! On reconnaîtra dans la pensée de Vauban une idéologie proche de celle que Max Weber décrira au début du XXe siècle dans l’Ethique protestante et l’esprit du capitalisme.

Le maréchal de Vauban est peut-être l’un des précurseurs de cette idée d’ascenseur social qui fit rêver la jeunesse de la Restauration une centaine d’années après lui. Rappelons qu’au XVIIIe siècle, sous le Régent, la société française est ruinée par les guerres menées par le Roi Soleil et qu’elle ne se relève que près d’un siècle plus tard, avant d’être bouleversée par une Révolution « qui n’a jamais éliminé ni la misère et l’exploitation ». N’oublions pas que la Révolution portait une belle idée : celle de l’égalité devant la loi : le noble, le clerc, le bourgeois, le paysan devaient avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs. Et par conséquent, les mêmes possibilités d’ascension sociale. Ainsi, un avocat de basse extraction pouvait devenir un vrai chef d’État…

Encore maintenant, nous vivons avec cette idée de la méritocratie : si on travaille bien, si on prend bien soin de soi, si on se prive de vivre, alors pour sûr, on sera récompensé. Et si tout cela était de la foutaise ? Une vaste escroquerie ? Dans le fond, quelle arrogance que de s’imaginer avoir une quelconque influence sur son sort ! Notre capacité à inventer des récits ou établir des corrélations vraisemblables nous pousse à croire qu’il existe des leviers pour accomplir notre destinée. Mais tout cela reste un ensemble de leurres.

J’ai visionné il y a peu un excellent documentaire du réalisateur Philippe Pichon, la Ligne Bleue. Dans ce beau film, Philippe Pichon nous livre le portrait d’une jeunesse diplômée, voire très diplômée, qui en a bavé pour en arriver à ce niveau, mais qui ne parvient pas à s’insérer dans le monde du travail. La cause ? Personne n’aura le cran de le dire, mais ces jeunes ont le tort, pour les recruteurs, de ne pas avoir le bon patronyme, la bonne couleur de peau, la bonne adresse… Méritocratie ? Non, plutôt un entre-soi sociologique et amour inconscient du même. Mais ces jeunes diplômés de Dauphine, des Arts et Métiers et autres établissement prestigieux méritent-ils de s’insérer à des postes moins qualifiés que ceux auxquels leurs titres leur donneraient le droit de prétendre ? Et qu’on ne dise pas qu’ils n’ont fait aucun effort, ou qu’ils méritent leur galère. A propos de galère imméritée, comment expliquer à un jeune de 35 ans qu’il va mourir d’un cancer du poumon alors qu’il n’a jamais fumé et toujours pris soin de lui ? Comment expliquer à un jeune couple la mort de leur bébé alors qu’ils ont scrupuleusement respecté les prescriptions médicales et sociales ? Ces exemples montrent bien que malheureusement, notre sort n’est pas toujours lié à notre conduite, et qu’au fond, notre existence est aussi fragile qu’absurde.

Pour en revenir à cette idée de méritocratie, j’ai lu il y a quelques temps l’essai du philosophe américain Michaël Sandel, la tyrannie du mérite, dans lequel il fustige cette idée fausse qu’est la méritocratie aux Etats-Unis. La société américaine est habitée par la même illusion que la société française : le mérite par le travail personnel. D’où cette idée très forte, mais capable de soumettre une société : chacun est responsable de son sort. Et Michaël Sandel de torpiller cette idée. La thèse qu’il défend est que les élites sont avant tout des classes endogènes : on y naît, on y reste, et on dispose des capitaux financier, intellectuel, social, relationnel etc. pour réussir dans la vie. Pierre Bourdieu ne disait pas autre chose : les classes dirigeantes sont endogènes et les parents transmettent à leurs enfants les clés de la réussite : biens, codes, etc. C’est ainsi que des enfants de profs deviennent sauf accident profs (ou médecins ou profession intellectuelle), les enfants d’ouvriers restent le plus souvent ouvriers, et ainsi de suite. Chacun reste à sa place, mais avec l’idée qu’il est responsable de sa situation et de son histoire. A y bien réfléchir, la méritocratie n’est jamais qu’une manière pour la classe dirigeante de conserver sa place et de ne laisser entrer personne dans son pré carré. Toutefois, pour que tout le monde continue à y croire (et se soumette aux règles), il faut bien que l’ascenseur social et les épreuves du méritent fonctionnent, sinon, plus personne n’y croira et ne se soumettra. Un peu comme avec les miracles…

Et la Franc-maçonnerie dans tout ça, me direz-vous ? Le travail maçonnique est ainsi fait : on travaille et on évolue à hauteur de son travail. On « mérite son salaire », comme on dit. Nous sommes censés être une vraie méritocratie. Après, nos passages de grade ne sont jamais que des soutenances de petits mémoires, accessibles à n’importe qui ayant fait des études. Et c’est là ce qui me pose problème. De plus en plus de Loges tendent à se transformer en sociétés savantes et à en adopter les codes, sans toutefois en comprendre toutes les subtilités. Les Loges deviennent aussi un entre-soi de groupes sociaux homogènes. Ainsi, dans ma Loge-mère, on compte une grande proportion d’ingénieurs… Dans d’autres Loges que je connais, on y trouve une grande proportion d’avocats, de journalistes, de médecins. En général, peu d’ouvriers, de personnel d’entretien, ou d’aide à la personne. J’en viens à me poser cette question : serions-nous en train de perdre une fonction d’ascenseur social ? En effet, lorsque l’on mélange différents individus de différentes classes sociales, il arrive que ces individus puissent faire une chose rare : faire connaissance ! Dans la Franc-maçonnerie telle qu’elle fut pensée par ses fondateurs, le « maçon est l’ami du riche comme du pauvre, s’ils sont vertueux ». Autrement dit, un ouvrier peut s’intéresser à la vie d’un cadre (et réciproquement) et s’en trouver considérablement enrichi. Il aura augmenté son capital social, culturel et intellectuel ! Attention, on ne vient pas en Loge que pour ça, enfin, j’espère. Et c’est un peu ce qui me gêne dans le recrutement : un entre-soi, qui signifie la perte d’une chose importante, la contribution de la Franc-maçonnerie à l’ascenseur social. La Franc-maçonnerie mérite-t-elle vraiment ça ?

Je vous embrasse.

GLDF : Franc-maçonnerie « Le confinement a réveillé le besoin de spiritualité » (L’Alsace)

De notre confrère l’Alsace – Par  par Clément TONNOT 

Pierre-Marie Adam, Grand maître de la Grande Loge de France, a donné hier vendredi une conférence au Pôle média culture à Colmar. L’occasion de lever quelques idées reçues sur une franc-maçonnerie qui suscite toujours autant de fantasmes.

Ancien commissaire de police aux Renseignements généraux, Pierre-Marie Adam est depuis 2018 le Grand maître de la Grande Loge de France (GLDF), une des plus importantes obédiences maçonniques du pays avec 33 000 membres – la deuxième derrière le Grand Orient et ses quelque 50 000 adeptes. Non mixte, libre en matière de croyance religieuse, la Grande Loge se présente comme « un pôle de référence d’une franc-maçonnerie de tradition, de spiritualité et d’humanisme ».

Pierre-Marie Adam, ça veut dire quoi, aujourd’hui, être franc-maçon ?

Cela veut dire réfléchir sur ce qu’on est et ce qui nous motive. S’intéresser ensuite au sens que nous devons donner à notre existence et à l’action que nous devons avoir dans le monde. Tout cela est soutenu par une réflexion spiritualiste, une espèce de conscience morale universelle. On cultive des valeurs humanistes : le respect de l’autre, la liberté, l’égalité, la fraternité, tout ce qui participe à construire une communauté humaine bienveillante et harmonieuse. Et cet humanisme est porté par la croyance que nous devons nous dépasser : sortir de ce que nous sommes pour être plus et mieux.

La franc-maçonnerie sort de l’ombre depuis plusieurs années. C’est le but de cette série de conférences ?

Nous sommes toujours regardés avec suspicion. C’est pour ça que nous essayons de faire comprendre que nous sommes un courant de pensée, peut-être plus discret que d’autres, mais avant tout des gens normaux qui essaient de donner du sens à leur existence. On essaie de démythifier et démystifier ce qu’est la franc-maçonnerie.

« Un objectif de bienfaisance, pas de trafic d’influence »

Vous traînez toujours l’image d’un réseau d’influence…

Oui, la franc-maçonnerie est un réseau, mais avec un objectif de bienfaisance, pas de trafic d’influence. Nous avons nos règles et nous sanctionnons les mauvais comportements. Ceux qui viennent pour de mauvaises raisons sont souvent vite partis, car ils se rendent compte qu’on les sert moins qu’un club de tennis… Mais c’est vrai que cette image nous colle à la peau. Ça et le goût du secret, où le soupçon naît de notre discrétion. Il n’y a qu’à regarder les marronniers dans les hebdomadaires sur le pouvoir des francs-maçons, qui font toujours vendre.

La franc-maçonnerie souffre-t-elle de la crise de l’engagement collectif ?

Nous avons perdu environ un millier de frères suite à la pandémie, mais les départs ont été en partie compensés par de nouveaux initiés. Le confinement a plutôt réveillé le besoin de spiritualité et l’envie de trouver du sens à son existence. Il y a une vraie demande chez les jeunes, les trentenaires, d’une recherche spirituelle qui ne soit pas dogmatique, imposée, mais qui permette à chacun de se réaliser.

Mot du mois : TOLÉRANCE

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L’idée générale induite par l’indo-européen *tel-, *tol-, *tla, est de « supporter, soulever, prendre la responsabilité ».

*Tolmê, c’est l’audace qui soulève le héros grec, *anatolê, le lever du jour, donne son nom à l’Anatolie. *Talanton, concrètement, est le plateau de la balance, et le poids à y déterminer. Les Grecs mesurent le prix en talents d’or ou d’argent. La langue chrétienne en infère une valeur morale définissant le don inné que l’on fait ou non fructifier, avec la charge morale que cela suppose. Le géant Atlas porte le poids du monde aux Colonnes d’Hercule, nom antique de Gibraltar, qui ouvre une  porte vers l’Atlantique. Les atlas seront les cartes des voyages que cet océan permettra.

*Telos en grec marquela fin, l’accomplissement d’une charge, dont on s’affranchit, comme on paie le timbre qui permet l’acheminement d’une lettre, objet de collection pour le philatéliste.

De manière détournée, l’acquittement d’une obligation, *telesma, se retrouve dans l’arabe et, s’assortissant d’une valeur d’envoûtement, devient le talisman.

Quant au latin, *tollere reprend l’idée de soulever. D’où le tollé d’indignation.

*Tolerare, c’est supporter un fardeau. Tolérer, tolérance.

La tolérance… Une notion bien ambiguë, largement exploitée dans le champ du tolérable ou de l’intolérable. Si souvent associée à la morale de la souffrance, que la religion ne se fait pas faute de considérer comme la « juste » rétribution du péché. La connotation n’est guère laudative…

La tolérance fait aussi l’objet de questions réitérées lors du bandeau. « Madame, Monsieur, que pensez-vous de la tolérance ? ». On se prend à rêver d’un impétrant qui répondrait comme Paul Claudel, « La tolérance ! Mais il y a des maisons pour cela ! « . Nul, hélas, ne se hasarderait, en ces circonstances, à une insolence éliminatoire…

Qu’est-ce qui relève du tolérable, sinon ce qui mériterait de soulever un intérêt plein de sollicitude, en quête de solutions ? Et où passe la frontière avec l’intolérable ? Difficile appréciation, particulièrement subjective. Relevant, à coup sûr, de la bonne conscience, d’une condescendance au mieux indifférente, au pire méprisante, la tolérance s’avère trop souvent en être le cache-misère, sous les oripeaux de l’apitoiement, de la sensiblerie, de la commisération affichée.

La prudence, voire la méfiance, s’imposent à l’égard d’une tolérance qui dispenserait du souci sincère de l’Autre.

ANNICK DROGOU

Pauvre tolérance qui, en France, n’aurait la qualité que de demi-vertu. La tolérance comme un fardeau, un pis-aller, toujours octroyée à celui que l’on tolérerait sans vraiment l’accepter. Comme une violence faite d’abord à soi-même, un renoncement à nos propres jugements, une amputation, pour s’achever et se vautrer dans un lâche relativisme ou une confortable indifférence.

Non, la tolérance que nous avons à construire est tout autre chose. C’est un dépassement et d’abord une ascèse. Souplesse contre rigidité. Les charpentiers le savent bien : pour constituer une structure solide, tous les éléments doivent parfaitement s’ajuster mais ils ont besoin d’une tolérance qui permet à l’ensemble de rester vivant, pour ne pas casser et supporter toutes les contraintes. Tolérance et résistance des matériaux, tolérance et résistance de l’homme, de l’homme par rapport à lui-même ; de l’homme en société, par rapport à ses frères, dans ce qui est notre condition d’homme, à savoir notre exercice permanent plus ou moins réussi de la fraternité. Ajuster, c’est accueillir l’autre, le respecter et entrer en dialogue pour construire une paix vraiment charpentée. La tolérance n’est pas un but, un point d’aboutissement, c’est plutôt une condition première. La tolérance comme étape nécessaire à la reconnaissance de l’autre.

Si vous avez des difficultés avec le mot « tolérance », passez alors par le mot « intolérance », et vous comprendrez tout de suite de quoi il s’agit. Car de même qu’on peut avoir des difficultés à définir la paix, on sait ce qu’est la guerre. Et quand vous aurez accompli ce détour, vous conviendrez peut-être – avec moi, en toute tolérance – que le contraire de l’intolérance n’est plus exactement la tolérance, mais peut-être le mot « respect ». Alors peut commencer un chemin de fraternité. Patience et persévérance. Acceptation, comme une réception. Pas de “eux“ et “nous“, il n’y a que le seul nous qui vaille. Aimer plus, juger moins.

JEAN DUMONTEIL

CANADA : Plaque commémorative high-tech dévoilée au Temple de Maple Ridge

De notre confrère canadien de Colombie-Britannique mapleridgenews.com

Célébration du 150e anniversaire des francs-maçons en Colombie-Britannique

Une nouvelle plaque high-tech a été dévoilée à Maple Ridge le samedi 19 mars en l’honneur du 150e anniversaire des francs-maçons de la province.

La plaque en bronze coulé est montée sur les marches du Prince David Masonic Hall et comporte un code QR qui peut être scanné à l’aide d’un smartphone qui se connectera immédiatement à des sites Web, des photos, des vidéos et des informations sur l’histoire du Temple et le rôle des frères après 150 ans de présence dans la province.

En scannant le code QR, les visiteurs pourront également faire une visite virtuelle des Temples de la Colombie-Britannique et du Yukon et découvrir comment ils ont façonné la côte ouest du Canada avant la fondation de la grande loge provinciale en 1871.

Il s’agit de la première de 45 dédicaces de plaques à travers la province et le territoire.

Le Très Vénérable Grand Maître Don MacKenzie est à la tête de la franc-maçonnerie en Colombie-Britannique et au Yukon, et assisté à cette commémoration, accompagné par tous les francs-maçons de sa juridiction et les officiers de son Grand Collège.

« La franc-maçonnerie est une partie active mais relativement calme des communautés de la Colombie-Britannique depuis 150 ans », a expliqué MacKenzie.

« Les gens voient nos bâtiments mais ne savent pas ce qui s’y passe. Donc, c’est une invitation à nous connaître », a-t-il déclaré.

Maple Ridge a été choisi pour le premier dévoilement de plaque en raison du lien de MacKenzie avec la ville.

« La franc-maçonnerie se dresse sur le seuil en regardant en arrière sur 150 ans de succès, et en avant pour les 150 prochaines années de fraternité, charité et communauté », a-t-il déclaré.

06/04/22 : Mauges. L’ancien Grand Maître du Grand Orient en conférence à Ancenis

De notre confrère Ouest-France

Spécialiste des questions de défense, Philippe Foussier interviendra à Ancenis le 6 avril prochain sur le thème «Face aux passions identitaires, l’idéal universaliste».


Ancien Grand Maître du Grand Orient de France de 2017 à 2018, Philippe Foussier sera l’invité le mercredi 6 avril du Cercle Lamoricière d’Ancenis – Saint-Géréon, l’association support de la loge franc-maçonnique « Reconnaissance et amitié ». Journaliste, ancien rédacteur en chef de la revue « Communes de France » et contributeur régulier à l’hebdomadaire Marianne, Philippe Foussier interviendra sur le thème « Face aux passions identitaires, l’idéal universaliste » à 20h à l’Espace Édouard Landrain (salle Loire).

Universalisme

Pas d’ambiguïté derrière l’intitulé, il s’agira pour le Cercle Lamoricière et son invité de défendre l’idéal l’universaliste face à la montée de « l’obsession identitaire ». En exaltant sans cesse les racines, le passé, la « souche », les passions identitaires véhiculent une conception réactionnaire de l’homme, enfermé dans son histoire, assigné à ses origines. À l’inverse, l’universalisme, adossé à l’idée de l’unité du genre humain au-delà des distinctions ethniques ou socioculturelles, reconnaît des individus pour leurs mérites, non pour leurs caractéristiques biologiques ou religieuses. Il affirme l’égalité des droits pour l’ensemble des êtres humains », ​préviennent les organisateurs.

Diplômé de l’École supérieure de journalisme (ESJ) de Paris, Philippe Foussier est titulaire d’un troisième cycle en études stratégiques et politiques de défense. Spécialisé dans les questions de défense et de géostratégie, il a été collaborateur du Ministre Louis Mermaz. Il a aussi présidé le Comité Laïcité République de 2005 à 2009.

BRESIL : Bicentenaire du Grand Orient du Brésil

De notre confrère brésilien jornalminuano.com.br – Par Viviane Becker

Le vice-président de la République est conférencier lors d’un événement, ce samedi, au complexe muséal Dom Diogo de Souza.

L’année 2022 marque un moment historique pour la franc-maçonnerie, alors que tous les États brésiliens célèbrent le bicentenaire du Grand Orient du Brésil (GOB). De nombreux programmes se déroulent dans le pays, dans le cadre des festivités du 200e anniversaire de ce premier pouvoir maçonnique régulier du pays.

Bagé, par exemple, a accueilli, ce samedi 19 mars, à 8h30, un acte solennel, au complexe muséal Dom Diogo de Souza, avec la présence et la conférence du vice-président de la République, le général Antonio Hamilton Martins Mourão, qui est un membre actif de la franc-maçonnerie.

« La commémoration de la date montre l’importance, la pérennité et la performance du GOB, qui est la plus ancienne institution du Brésil dans le troisième secteur », explique l’Éminent Grand Maître Lucas Moraes Sityá, promoteur de l’initiative à Bagé, assisté de Telmo Carvalho Barcellos, qui est le sous-coordinateur régional de la Grande Oriente do Brasil RS.

L’événement local rassemble plus de 250 participants, faisant également référence à la commémoration du 177e anniversaire du Traité de paix / Convention de la Ponche verte. L’acte rappelle la fin de la Révolution Farroupilha, officialisée dans la ville de Ponche Verde, entre Bagé et Dom Pedrito, le 1er mars 1845.

De l’universalisme au sacré

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Je suis doublement un enfant du XVIIIe siècle : je me suis baigné dans sa langue et dans sa littérature, puis – et plus encore – dans ses pensées et dans ses idéaux. C’est là que, la République aidant, j’ai puisé aux sources de l’universalisme, comme si les chartes, les harangues, les philosophies, qu’après-guerre, l’Occident a brandies à la face du monde pour exorciser les maux qui l’avaient ravagé dans la première moitié du XXe siècle, devaient imposer à la terre entière et sans discussion leur suprématie, alors même que les promoteurs de ces idées généreuses continuaient de fermer les yeux, de-ci, de-là, sur leurs vains combats pour le maintien de certaines colonies…

Je relis tous ces textes impeccables et grandioses où Rousseau, Locke, Kant, Montesquieu, Tocqueville et combien d’autres rivalisent d’excellence et je me revois, depuis tant d’années, dans ma Loge symbolique, proclamant l’universalité de la Franc-maçonnerie. Peu à peu, conscient du creuset culturel où se purifient nos convictions, j’en suis venu à considérer, non point que nos valeurs devaient, par construction, s’étendre à l’humanité, mais que nous devions modestement nous attacher à enrichir nos colonnes de toute la diversité qui compose d’ores et déjà nos sociétés. Je vous laisse le soin de me murmurer à l’oreille qu’on en est encore loin…

On le voit bien, la projection de l’universalisme tourne court dans de très nombreuses contrées et notre simple universalisme d’accueil rencontre bien des freins, de nos frontières à nos foyers. Faut-il, pour autant, abandonner tout projet universel ? Bien sûr que non ! Il nous faut travailler avec les méthodes éprouvées que nous connaissons et qui commencent par l’écoute, le partage et la coopération. Évitons de stigmatiser l’autre dans ses croyances et nouons le dialogue sur ce qui nous appartient en commun : une exigence de dépassement par le haut, le sacré.

ARGENTINE : Que font les francs-maçons et les francs-maçonnes à Mendoza: du mystère et du machisme à la sororité

De notre confrère argentin memo.com.ar – Par Ángeles Acosta

Pablo Lázaro et María Elena Castillo sont les grands maîtres de la franc-maçonnerie argentine, respectivement masculin et féminin. Ce week-end à Mendoza, ils ont raconté ce que sont les loges et la raison pour laquelle elles sont passées du secret aux réseaux sociaux.

« L’espèce humaine tout entière est une seule famille dispersée sur la face de la terre ; tous les peuples sont frères et doivent s’aimer comme tels. Malheureux sont les méchants qui cherchent une cruelle gloire dans le sang de leur frère ! », peut-on lire sur le site de la Grande Loge d’Argentine des Maçons Libres et Acceptés.

Historiquement, la franc-maçonnerie était un grand mystère. Enveloppé dans une sorte de secret, des milliers de mythes, de faussetés et d’idées fausses ont été générés au fil des années autour d’elle. Peut-être que la fameuse « peur de l’inconnu » provoque encore une certaine peur sociale concernant qui sont les maçons et ce qu’ils font de leur vie.

Mais, l’une des principales devises du journalisme est d’aller à la source, de consulter, de découvrir et de lever tous les doutes. C’est précisément pour cette raison que Memo a profité de la visite à Mendoza de Pablo Lázaro, Grand Maître de la franc-maçonnerie masculine,  pour s’entretenir avec lui avec María Elena Castillo, Grand Maître de la franc-maçonnerie féminine,  qui a également participé à l’interview et qui est également  Mendoza. Les deux principaux référents de l’Argentine ont décortiqué chacune de nos questions.

Entretien avec Pablo Lazaro

-Qu’est-ce que la franc-maçonnerie et que sont les loges ?

-C’est un lieu où se rassemblent des gens qui pensent totalement différemment mais qui essaient de parvenir à des accords pour parvenir à une société plus fraternelle. C’est une société philosophique, philanthropique, laïque et progressiste.

Nous comprenons que nous avons besoin de ce que nous appelons en interne « toutes les aventures de l’esprit ». Autrement dit, vous devez être prêt à vous asseoir à côté de quelqu’un qui est à l’opposé de votre façon de penser ; être radical, péroniste, socialiste, juif, catholique, agnostique, etc. Ce que nous essayons de représenter, c’est l’ unité de travail intégrée par toutes les idéologies.

La Fédération, chacune avec une conformation spécifique, sur l’ensemble du territoire national est celle qui compose la Grande Loge dans laquelle est élu tous les trois ans un président, qui est chargé de diriger.

-Combien de lodges y a-t-il à Mendoza et en Argentine ?

-Je suis le président de la Fédération d’Argentine qui regroupe les grandes loges régulières et qui est uniquement masculin. Mais elle est aussi avec moi aujourd’hui et nous travaillons ensemble, María Elena Castillo, qui dirige la Grande Loge Féminine d’Argentine. Au total, nous avons environ 300 loges dans tout le pays et 32 ​​à Cuyo.

-Quelle est la raison de votre visite à Mendoza ?

-Je suis venu mettre en service les loges de Mendoza, San Juan et San Luis qui changent annuellement d’autorité et prêtent serment. C’est un rite particulier où, outre l’accompagnement politique institutionnel, le plus grand succès est également souhaité à toute la région.

-Quels sont les rituels qu’ils pratiquent ?

-C’est un protocole, une manière de se comprendre partout dans le monde. Quelle que soit la langue, la franc-maçonnerie fonctionne par le symbole, la libre pensée et est interprétée des manières les plus diverses. Le rituel est ce qui fixe les moments où certains sujets ou débats sont abordés.

-C’est-à-dire que selon votre philosophie le malheureusement fameux « crack argentin » n’existerait pas…

Nous disons qu’il n’existe pas. Le véritable adversaire de la franc-maçonnerie est le fanatisme. Les gens qui ne veulent pas écouter quelque chose de différent, s’assoient devant quelqu’un et comprennent que l’autre, c’est soi-même. On prône la tolérance mais ça ne veut pas dire que je dois supporter quoi que ce soit, mais débattre dès la construction. Si nous recherchons des points d’accord, nous serons sûrement une société plus fraternelle. Un exemple concret est qu’en tant que franc-maçonnerie, nous avons présenté un projet de loi sur l’éducation environnementale et obtenu plus de 15 soutiens d’universités nationales de différentes couleurs politiques et de différentes provinces parce que la franc-maçonnerie construit de cette façon.

-Historiquement, c’est une institution avec beaucoup de secret et c’est peut-être pour cette raison qu’ils génèrent une certaine peur dans la société. Qu’est-ce que tu en penses?

-Ce qui est vrai, que nous avons une auréole de mystère que nous essayons justement de lever car nous comprenons que la franc-maçonnerie n’a rien à cacher . Au contraire, il a beaucoup à donner. Et c’est vrai qu’autrefois c’était une société secrète parce qu’en tant qu’institution de libre-pensée qui essaie constamment d’œuvrer pour la liberté absolue de conscience, elle s’est heurtée à tout le monde à travers l’histoire.

C’était secret quand les frères maçonniques risquaient leur vie , comme la liberté de l’Amérique. Dans une démocratie cela devient discret, la propagande ne se fait pas mais elle fonctionne activement et grandit de plus en plus. Notre courant commence en 2008 avec une proposition de communication à forte valeur ajoutée . Aujourd’hui, nous rendons notre histoire disponible, racontant ce que nous faisons et où nous allons.

La franc-maçonnerie fait partie non seulement des processus politiques, comme le cas de San Martín est bien connu , mais aussi des petites choses et pas tellement. Par exemple, la création du club River Plate.

-Ses principes sont : « Liberté, Egalité et Fraternité ». Quel rapport avec la Révolution française ?

-Tout,  la Révolution française reprend la devise de la franc-maçonnerie car près de Napoléon il y avait beaucoup de francs-maçons. En fait, Napoléon serait arrivé au pouvoir par diverses loges en quête de révolution.

Notre devise est liberté, égalité et fraternité. Un vieil enseignant a expliqué : celui qui met l’accent sur l’égalité, peut être plus de centre-gauche ; en liberté, peut-être plus de centre-droit, mais nous convergeons tous vers un axe fondamental c’est ce qui lui donne le tamis et l’importance, la fraternité . C’est le fil conducteur.

Entretien avec Maria Elena Castillo

-Comment es-tu devenue l’institutrice des femmes maçonnes ?

-Le processus institutionnel est similaire à celui décrit par le Grand Maître Lázaro. La Grande Loge Féminine de la République Argentine est prête à célébrer 20 ans de vie institutionnelle et environ 10 ans avant que ne commence tout le processus de conformation des premières loges féminines du pays.

Pour être Grand Maître, vous devez être choisi par des loges à travers le pays , des listes sont présentées et la dernière gestion s’est terminée juste au début de la quarantaine. Ainsi, pour la première fois, l’élection s’est tenue virtuellement et la liste que j’ai parrainée a obtenu 85 % des voix. C’est un peu la continuité de la gestion précédente, avec une plus grande participation de tout l’intérieur du pays et un agenda plus axé sur le développement des subjectivités féminines et l’impact social dans certains espaces. Nous réalisons nos projets en collaboration avec le gouvernement et les organisations de la société civile. A partir de là nous faisons aussi une valeur pour que la société nous connaisse et nous interagisse . Il y a une grande diversité de femmes.

-Quelle vision avez-vous du combat pour l’égalité femmes-hommes ?

-La liste s’appelait Federal Sorority . Nous avons un agenda où nous partons en quête, indiscutablement, de valorisation des subjectivités féminines ; de l’intellectuel, du social, de l’économique. Il y a tout un agenda qui est le nôtre et sur lequel on travaille. Nous sommes un échantillon vivant de ce qui se passe dans la société, il y a donc des problématiques qui nous traversent toutes, d’autres propres aux féminités et d’autres aux masculinités. Mais sur des questions comme l’éducation, la santé, l’environnement, nous travaillons ensemble.

Les temps nouveaux montrent la nécessité d’éliminer la stigmatisation de la franc-maçonnerie , afin qu’ils sachent ce que nous faisons et contribuent ce que nous avons à la société et aux gouvernements.

-Il vaut la peine de dire, alors, qu’ils militent pour les droits des femmes.

-Complètement.

-Thème esthétique, femmes et hommes, s’habillent de tenues spéciales, avec des symboles. Dis nous à propos de cela.

-Nous travaillons à travers le symbole qui est ce qui nous permet de former des penseurs libres car il donne des messages différents ; immédiat et médiat. Ouvrez dans ces espaces différents regards. Les femmes ne portent du noir rigoureux que pour les occasions spéciales et utilisent un tablier et un col qui sont des symboles de travail. Plus tard, ils nous trouveront en jeans, en pantoufles ou « déguisés » en avocats, architectes, femmes au foyer, etc.

Conditions d’appartenance

-Comment une personne doit-elle faire si elle veut faire partie de la franc-maçonnerie ?

-Castillo : Dans la rue Manuel A. Sáez se trouve le temple de Mendoza. Quelqu’un avait l’habitude de vous présenter. Actuellement, nous sommes sur les réseaux et dans les médias. Sur Instagram, comme Mendoza Women’s Masonry ou comme Argentina Women’s Grand Lodge.  Ils se contactent là-bas, un processus d’entretien commence pour faire connaissance avec la candidate et pour qu’elle nous connaisse. Faites-lui savoir ce que nous faisons.

Savoir si cette subjectivité qui va entrer est prête à se transformer, à être un sujet initiable, à vouloir être une meilleure personne et à obtenir la meilleure version d’elle-même. En revanche, nous sommes intéressés à savoir quel est leur engagement social et citoyen car la franc-maçonnerie se caractérise par cela ; progrès spirituel et engagement social. Et une redevance est payée parce que nos institutions sont soutenues par ce que nous produisons nous-mêmes.

-Lázaro : Toute personne de plus de 18 ans qui a l’idée de vouloir se changer, de travailler pour une société plus fraternelle et qui est prête à côtoyer des personnes diverses et à écouter quelque chose de différent, est la bienvenue en franc-maçonnerie. 

VENEZUELA : Les Ouvriers d’Hiram Abiff : Le Travail Maçonnique

De notre confrère vénézuélien elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM

Avant d’aborder le sujet du travail maçonnique, regardons le concept qui se tient à propos de la franc-maçonnerie. Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? : C’est une auguste institution philosophique et initiatique. Son objectif principal est de « sensibiliser », mais tout son processus repose sur la transformation du maçon en un être « libre » des dogmes, du fanatisme et des préjugés. Il apprend à bien penser. C’est un processus de transformation de changements internes, à l’intérieur de l’être. 

Dans l’initiation, vous recevez une « transmission spirituelle », qui, si vous êtes qualifié, vous expérimentez des changements biologiques, psychiques et surtout vous commencez à révéler au sein de votre être la Lumière qui vous fera observer l’Univers sous une lumière différente. Quand j’insiste autant sur la « qualification », c’est parce que pour être « maçon », il faut avoir une vocation et une prédisposition à ouvrir sa conscience par « l’art véritable ». travaux maçonniques, Nous avons dit précédemment que son fonctionnement peut être envisagé depuis que le premier être humain a ouvert la conscience. On considère que la prise de conscience commence lorsque l’on se pose les trois questions fondamentales : d’où je viens ?, quel est mon but dans le présent ?, et où est-ce que je retourne ? L’être humain est le seul être conscient de l’existence d’une divinité et de la mort. On peut situer ce processus de travail maçonnique (je ne dis pas diviser, car la franc-maçonnerie ne divise pas, ajoute-t-elle) en quatre parties : premièrement, la loge. Deuxièmement, l’individu. Troisièmement, la société. Et quatrièmement, la Grande Loge. Dans ces quatre points un membre de la franc-maçonnerie se déplace. Quel est mon objectif dans le présent et où dois-je retourner ? L’être humain est le seul être conscient de l’existence d’une divinité et de la mort. On peut situer ce processus de travail maçonnique (je ne dis pas diviser, car la franc-maçonnerie ne divise pas, ajoute-t-elle) en quatre parties : premièrement, la loge. Deuxièmement, l’individu. Troisièmement, la société. Et quatrièmement, la Grande Loge. Dans ces quatre points un membre de la franc-maçonnerie se déplace. Quel est mon objectif dans le présent et où dois-je retourner ? L’être humain est le seul être conscient de l’existence d’une divinité et de la mort. On peut situer ce processus de travail maçonnique (je ne dis pas diviser, car la franc-maçonnerie ne divise pas, ajoute-t-elle) en quatre parties : premièrement, la loge. Deuxièmement, l’individu. Troisièmement, la société. Et quatrièmement, la Grande Loge. Dans ces quatre points un membre de la franc-maçonnerie se déplace.

La première étape d’un laïc est d’être initié dans une loge. Ici commence votre processus au sein de l’institution. La loge maçonnique est un groupe de frères maçonniques qui travaillent ensemble pour des objectifs et des idéaux. Le temple maçonnique est le lieu où se réunissent les maçons, c’est très particulier, car il y a tous les « symboles », qui contiennent le savoir et la sagesse de l’Ordre franc-maçon. Le mot loge vient du grec « logos », défense ou argumentation, mais il vient aussi du sanskrit « loká ».», qui se traduit par local, monde, qui représente le monde matériel. En bref : la loge est un groupe de frères qui la constituent. Les réunions sont dites « tenues », qui se tiennent dans une chambre maçonnique ou un temple, ce qui signifie qu’il s’agit d’un temple érigé à la sagesse. Pas religieux. Dans le temple « la loge » se réunit selon un système de réunions, que nous appelons « rite ». C’est un système très semblable aux réunions d’une chambre législative profane, dans lesquelles chacun a le droit de parler et l’exercera quand celui qui le dirige le lui permettra. Nous appelons cela le droit parlementaire. Dans ce processus de travail maçonnique, la loge est d’une importance primordiale. Là, vous exprimez votre point de vue sur un sujet proposé, en tant que contribution au sujet, et un franc-maçon ne dit jamais à un autre franc-maçon : vous vous trompez.

Il y a plusieurs postes à pourvoir dans les réunions, ce qui permet à la réunion d’être démocratique. Les réunions de loge sont la nourriture de l’esprit du maçon. Il vous libère des carcans physiques du monde profane, vous libère de l’agitation quotidienne. Cela renforce spirituellement. En lodge, détaché du monde profane, vous pourrez penser sereinement et apprécier la condition humaine. Vous vous libérez des pensées et des sentiments qui altèrent notre être. La sagesse est sereine et vous prenez votre vie en main. Polir la pierre brute, c’est rechercher l’harmonie, l’ordre dans le chaos. A l’intérieur de la chambre, en loge, le franc-maçon est modeste et détaché de la vanité, de l’égoïsme et de l’orgueil. Les symboles vous donnent les repères pour travailler sur vous-même : se connaître. Assister au travail en loge, c’est apporter des contributions qui enrichissent l’atelier, et c’est pour aider tes frères à grandir. Tous les points précédents sont développés car lorsque nous entrons dans le temple ou la chambre maçonnique, c’est comme passer dans une autre dimension, où une série d’énergies que nous appelons l’agrégat maçonnique opèrent et influencent tous les participants.

Pour le franc-maçon, il est essentiel de se réunir dans une loge de la chambre ou du temple : lorsqu’il y a une bonne entente entre les frères, tous sortent spirituellement renforcés pour leur processus de travail maçonnique. La franc-maçonnerie est une institution spirituelle et initiatique qui, outre le processus interne d’ouverture de conscience, les francs-maçons sont également une réflexion pour la transformation de la société avec leurs vertus et leurs connaissances. Les réunions de loge marquent le cours de la vie maçonnique, car des changements commencent à se produire dans votre être, ce qui n’est rien d’autre qu’une prise de conscience. Lorsqu’il y a harmonie dans la chambre, une placidité spirituelle est ressentie, où vous ressentez et comprenez les messages des symboles, où habite le secret maçonnique si mal compris.