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Le Rite Ecossais Ancien et Accepté : Un roman d’aventures

Je suis un rite

Vous savez, cet acte répétitif (le mot viendrait du sanskrit rita, signifiant « ordre », « succession ») que l’on appelle aussi coutume ou habitude, qui caractérise l’être humain (gestes, paroles, attitudes). Aussi bien dans la vie courante que lors de cérémonies.

En ce sens, j’existe en franc-maçonnerie, où progressivement, j’ai constitué – par une « façon de fonctionner » – la structure même des « tenues ». Ce ne fut pas facile au début, où sous l’appellation de « rit », je rimais plutôt avec improvisation ! Aujourd’hui, je suis en quelque sorte, d’abord le « conducteur » de ces tenues. Ensuite, je ne me résume pas en une suite de mouvements corporels. J’obtiens en loge une forme de théâtralité par la mise en scène coordonnée des mythes, légendes et symboles. Celle-ci produit ainsi des images et des situations à penser, à « métaphoriser », bref à transposer en actes positifs dans la cité.

Ce n’est pas moi qui le dis mais les historiens maçonniques : d’après eux, je suis prolixe puisque je me suis démultiplié en plus de 150 rites dans le monde ! Chacun avec leur spécificité (sociale, sociétale, corporatiste, humaniste, théiste, déiste, etc). Organisé en degrés, par superposition, je constitue une échelle à gravir pour le franc-maçon et la franc-maçonne. Et ainsi, je donne lieu à une suite d’initiations.

Un modèle de tablier au grade de « Maître » du Rite écossais ancien et accepté.

Au vrai, je me suis mis en sept pour vraiment me répandre sur la planète. Sept rites y sont effectivement en position dominante. Par ordre d’importance, mais sans qu’aucun ne soit « supérieur » à un autre : Rite Ecossais Ancien et Accepté (1801 – rite déiste, franco-anglais, le plus usité), Rite Ecossais Rectifié (1778 – rite déiste d’essence allemande), Rite Français (1786- issu des premiers rites anglais), Rite Emulation (1813 – rite théiste pratiqué par la Grande Loge Unie d’Angleterre), Rite d’York (1810 – rite américain d’origine anglaise), Rite Suédois (1870 – né à Stockholm), Rite de Memphis-Misraïm (1815-1816 – issu de deux rites associés, nés en France, d’inspiration égyptienne).

Les trois degrés de ladite échelle sont apparus vite insuffisants à un groupe d’hommes soudain éveillés à la spiritualité. Sous l’influence, il faut bien le dire, de maçons nobles désirant se démarquer des maçons roturiers, sont de la sorte nés dans le désordre d’abord des degrés complémentaires aux trois premiers. Pour me structurer lentement au cours du 18ème siècle en rites dignes de ce nom et enfin ordonnés, dont le Rite Ecossais Ancien et Accepté. Je me distingue alors par ma singularité, ma solennité, ma richesse et l’enchaînement de mes degrés !

Notons ici que le Chevalier Andrew de Ramsay, d’origine écossaise, n’est pas étranger à mon développement. Ce théologien littérateur (initié à Blois en 1730) a très probablement contribué à la propagation des Hauts-Grades, à partir de son discours en 1736, dans une loge parisienne. Ses envolées lyriques tendant à attribuer l’origine de la franc-maçonnerie à la Chevalerie et aux Croisés, ont sans conteste enflammé les imaginations de frères créatifs. Ils ont vite donné, de façon romanesque, une « couleur templière » à nombre de Hauts-Grades. Donc au rite que je suis, dans chaque obédience !

Le mot « écossais » dans l’énoncé du rite doit sans doute davantage au Chevalier de Ramsay qu’au pays d’Ecosse. Jusqu’à l’Ecossisme, ce néologisme crée pour désigner les Hauts-Grades ! Quel prestige pour moi lorsque les concepteurs du Rite Ecossais Ancien et Accepté décident de l’élever en 33 degrés. C’est à dire pour évoquer, soit, selon les versions, l’âge de la mort du Christ, ou le nombre des vertèbres de l’Homme. Autrement dit, je suis sans nul doute, un rite qui tient debout !

En vérité, ma construction, en tant que R.E.A.A. relève presqu’en soi d’un roman d’aventures ! Les intitulés français de mes degrés sont très largement dus à l’imagination débordante d’un franc-maçon bordelais, Estienne Morin, négociant en textiles, régulièrement accrédité par les maçonneries anglaises et françaises. Parti vendre ses tissus aux cours des années 1760 dans les Iles Caraïbes et en Amérique du Nord, il y propage mes vingt cinq premiers degrés. Et il les agrémente de huit degrés supplémentaires pendant ce périple (25+8 =33). Grâce à son accréditation, Estienne Morin, aidé localement par le frère Inspecteur des Douanes Henry Franken, m’officialise à Charleston le 24 juin 1801, en tant que, à la fois, Rite de Bordeaux et R.E.A.A. Avant de me ramener en France.

En effet, j’y suis rapatrié courant 1804 par un officier de l’  armée du roi, le comte Alexandre de Grasse-Tilly, privé de la succession de son père – une importante plantation – suite à une révolte locale. Après un détour par Charleston, il en revient porteur de la précieuse patente maçonnique que je représente et qu’il remet à Paris, au Suprême Conseil de France. Mon infatigable promoteur l’installe ensuite en Italie, à Milan en 1805, puis dans la Péninsule ibérique, où il crée, en 1811, le Suprême Conseil des Espagnes et des Indes. Je ne suis donc pas la propriété d’une « puissance maçonnique » en particulier. Grand voyageur, je continue mon odyssée de par le monde, encore aujourd’hui, grâce à des frères et des sœurs dynamiques, créateurs de sites dédiés à l’Art Royal.

Bijou des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du 33e et dernier degré du Suprême Conseil Grand Collège du Rite écossais ancien et accepté du Grand Orient de France.

Sans être remis en question, le concept de dualité automatique « obédience-juridiction » est désormais côtoyé en France par un autre système en train de s’affirmer. Au début des années 2000 est apparue une nouvelle construction maçonnique mixte originale, près d’Aix en Provence, le Suprême Conseil de Méditerranée. A sa naissance, celui-ci, non souché sur une obédience, a reçu en filiation directe, la transmission du Suprême Conseil d’Italie (créé à Milan comme précité, par Alexandre Grasse-Tilly, assisté de Jean-Jacques de Cambacérès et Eugène de Beauharnais). Par son origine même, le Suprême Conseil de Méditerranée, travaille à mon rite, le R.E.A.A.

Il accueille ainsi les maîtres-maçons, hommes et femmes, de toutes obédiences et loges souveraines, appartenant à l’Ordre Traditionnel Maçonnique et qui souhaitent progresser dans une structure indépendante, du 4ème au 33ème degré. Ce Suprême Conseil, en ouvrant son recrutement, sort du fonctionnement classique et introduit une idée tout à fait neuve dans un paysage maçonnique français, jusqu’alors conditionné par l’articulation gémellaire en cause.

 Dans un univers de Suprêmes Conseils, jusque là « étanches », ce système généreux, à la fois moderne très respectueux de la tradition maçonnique, en offre une vision élargie. Comme R.E.A.A. je suis toujours ordonné en quatre séquences : Le mythe d’Hiram, la philosophie grecque, l’ésotérisme judéo-chrétien, la légende templière. Plusieurs dizaines d’allusions bibliques le rappellent : mes racines légendaires sont dans le bassin méditerranéen. De la symbolique du Temple de Salomon à l’épopée de la Chevalerie. En cela, le Suprême Conseil de Méditerranée s’inscrit géographiquement, dans son cadre historique. Il est enfin intéressant de noter à l’issue de ce voyage, que dès mon lancement aux Etats-Unis en 1801, j’ai constitué la base d’un système de Hauts-Grades (du 4ème au 33ème degré) indépendant de toute loge symbolique. Partant, cette Juridiction (tpsgc@supreme-conseil-mediterranee.fr) est bien fidèle au principe fondateur.

JE SUIS LE RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTÉ
                

Vivre le 1er avril 2022 !

Ce vendredi 1er avril, il faut ouvrir l’œil… et le bon (le troisième ?). Les poissons sont partout ! Une accolade – en temps normal, hors confinement -, une petite tape amicale et hop, nous voilà piégés avec une farce dans le dos !

o   Les légendes du 1er avril

Selon l’histoire, il est difficile de trouver la véritable origine du poisson farceur. Variant selon les pays, les époques et les croyances, cette tradition reste aujourd’hui un peu mystérieuse.

Mais comment donc le 1er avril est-il devenu le jour des blagues potaches et des canulars ?

Et qu’est venu faire le poisson dans cette étrange tradition ?

Charles IX de France, d’après F. Clouet, Versailles, musée national du château

Si l’origine du poisson d’avril est controversée, l’hypothèse la plus courante le fait naître au XVIe  siècle. En 1564, le roi Charles IX a décidé que l’année ne commencerait plus le 1er avril mais le 1er janvier, désormais jour du nouvel an.

Ce changement a également décalé les échanges de cadeaux et d’étrennes qui marquaient le passage à la nouvelle année. Pour semer le doute au sujet de la date réelle du nouvel an, certains ont persisté à offrir des présents en avril. Avec le temps, les petits cadeaux d’avril se sont transformés en cadeaux pour rire, en blagues, puis en stratagèmes pour piéger les autres. La coutume du poisson d’avril se serait donc implantée dans les foyers en souvenir de cette ancienne date.

o   Le poisson, mais pourquoi ?




Ichthus représentant le Sauveur, signe de reconnaissance des premiers chrétiens

Parce qu’au XVIe siècle, les présents que l’on s’offrait étaient généralement… de la nourriture ! Le début du mois d’avril correspondait à la période du Carême, temps liturgique de dévotion pendant laquelle la viande était interdite. C’est pourquoi le poisson était le cadeau le plus courant. Par la suite, des petits malins décidèrent de faire des farces pour ce faux jour de l’an, en offrant de faux poissons ! Et au fil des années, la tradition du poisson d’avril est restée !

Sources : linternaute.com ; cybermag.cybercartes.com ; momes.net

Docteur ! J’ai mal à Dieu, mon épaule me lance ! Un exemple de médecine symbolique !

Tout geste a un sens et même si on n’en a pas conscience, ce sens ne se perd pas.

Une anecdote récente vécue par une de mes amies me donne l’occasion d’aborder ce sujet ; Nicole souffre d’une tendinite de l’épaule droite et va consulter un médecin acupuncteur.

Après les examens d’usage, celui-ci lui posa une question apparemment étrange : « N’avez-vous pas eu récemment été contrariée dans votre foi ? » 

Or il se trouve que Nicole a très mal vécu le décès de sa jeune sœur , tuée accidentellement lors d’un accident de la circulation causé par un chauffard en état d’ivresse ! Cette mort qu’elle considère injuste, l’a vraiment révoltée et elle en veut encore à Dieu qu’elle juge , d’une certaine manière, responsable !

Quel rapport avec l’épaule me suis je dis ?  Et voilà le fruit de mes recherches que je vous propose en partage !

Les épaules dans  la pensée populaire

On attribue aux épaules la capacité à supporter les charges de la vie, les joies, les peines, les responsabilités, les insécurités : cf les expressions « Avoir les épaules larges », « Avoir la tête sur les épaules ».

Souffrir des épaules dans le langage du corps c’est souffrir de ne pas pouvoir « supporter », de ne pas « être à la hauteur » et aussi d’avoir une relation conflictuelle avec l’autorité au sens large (y compris dieu lorsqu’il s’agit d’un décès jugé injuste) !

L’épaule c’est aussi un soutien  « parce qu’elle peut soutenir la tête d’un ami ou d’un proche lorsqu’il pleure. Tout le monde a besoin d’une épaule pour pleurer à un moment donné dans sa vie ».

L’épaule gauche est associée au mal ; dans l’expression « jeter du sel par-dessus son épaule ! » (toujours l’épaule gauche) , il s’agit d’une superstition destinée à conjurer un sort et d’apporter la chance .

Dans de nombreuses traditions, on honore un mort en portant son cercueil sur les épaules !

Rappelons qu’Annick de Souzenelle, bien connue pour l’étude qu’elle a réalisée sur le symbolisme du corps humain , utilise, pour nommer les épaules, l’expression « Porte des Dieux ».

Marie de Hennezel évoque une formule amérindienne qui consiste à dire que tout humain avance dans la vie avec, sur l’épaule gauche, un oiseau qui veille. Chaque matin, l’oiseau glisse une parole à l’homme : « Aujourd’hui, n’oublie pas : tu mourras. » Ainsi muni de ce conseil matutinal, l’homme peut se mettre à ses activités, à ses pensées du jour, à ses affects sans en faire toute une affaire. Ce n’est pas une invite au malheur, mais au bonheur que procure la sérénité.

L’épaule dans la Bible

En Hébreu « épaule » correspond à Shekem,( che-kem, chekètn) et Katéph qu’on retrouve dans de nombreux versets.

Yves Petrakian explique bien les différents sens des mots :

Le premier terme désigne au sens premier, soit une épaule d’homme: «Saül était plus haut que tout le peuple depuis l’épaule et au-dessus» (trad. litt, de 1Sa 9 2 10:23), soit une épaule d’animal (Ge 49:15); presque toujours elle porte un fardeau (Ge 21:14,Ex 12:34,Jos 4:5 etc.). Au figuré, le fardeau représente soit un poids importun (Esa 10:27 14:25,Ps 81:7, cf. Mt 23:4), soit une charge légère, comme une accusation fausse (Job 31:36), soit une dignité: l’empire au lieu de coups de verges (Esa 9:3,5), ou la direction du palais (Esa 22:22,voir Clef), soit le joug bienfaisant de la sagesse ( Sir 6:25 et suivants), soit le service en commun de Jéhovah «d’une même épaule» (trad. litt, de Sop 3:9). Ge 48:22 fait un jeu de mots: la «portion» en question (hébreu chekèm) est la ville même de Sichem (Ge 33:19 etc.) qui devait son nom, chekèm =épaule, à la forme de son éminence.

« Le bon pasteur »

Le deuxième mot désigne aussi, au sens premier, soit des épaules d’hommes, comme celles des soldats de Nébucadnetsar meurtries par leur armure et leurs fatigues (Eze 29:18), soit des épaules d’animaux (Eze 34:21); elles portent objets sacrés (No 7:9), arche (1Ch 15:15), idoles (Esa 46:7, Lettre de Jérémie 4,26), bagages (Eze 12:6 et suivants), portes de la ville (Jug 16:3); comme on portait sur l’épaule l’insigne de sa charge, ainsi le costume du grand-prêtre (éphod) avait sur chaque épaule une pierre précieuse où étaient inscrits les noms de six tribus à droite et des six autres à gauche (Ex 28:9-12), ce qui représentait devant Dieu le peuple d’Israël.

Au figuré, l’épaule courbée symbolise la servitude (Bar 2:21; Apocr.: échine), l’épaule rebelle refuse le service de Dieu (Ne 9:29,Za 7:11); mais l’évangéliste de l’exil annonce la tendresse de l’Éternel qui portera ses enfants sur ses épaules (Esa 49:22), comme le berger de l’Évangile porte sa brebis (Lu 15:5). Ainsi que le premier mot, le deuxième a aussi un emploi topographique, mais comme nom commun; voy. l’image de Jérusalem: «Le Très-Haut établira sa demeure entre les épaules (=collines) de Benjamin» (De 33:12), et les traductions: côte (No 34:11), montagne (Jos 15:8 etc.), frontière (Eze 25:9), c-à-d, flanc exposé à l’invasion, (cf. Esa 11:4) et simplement côté (1Ro 7:39, etc.).

Globalement on pourrait dire que le symbolisme de l’épaule dans la Bible renvoie à l’action et au pouvoir de faire ou de ne pas faire !

L’épaule en franc-maçonnerie

Lorsqu’on étudie les différents temps de la gestuelle maçonnique dans les rituels du XVIIIème siècle français, on voit bien que certaines parties du corps sont très sollicitées ; c’est bien sûr le cas de la main ; l’épaule est également très concernée et il n’est pas inintéressant de faire un lien avec d’autres pratiques rituelles.

Les différents temps rituéliques mettant en jeu l’épaule en loge bleue , en France au XVIIIème siècle sont, pour l’essentiel :

Au premier degré

  • L’épaule gauche nue du candidat aux épreuves (dans l’initiation il est de nombreuses fois fait référence à l’épaule)
  • L’épée flamboyante sur les épaules lors de la consécration du nouvel initié
  • Le signe d’ordre
  • La triple frappe sur l’épaule gauche lors de l’accolade fraternelle
  • Le salut « romain »
  • La prestation de serment

Au second degré

  • Le signe d’ordre ; au REAA les deux épaules sont concernées ;

Au troisième degré

  • Le signe d’ordre
  • Le signe d’horreur
  • L’appel aux enfants de la veuve
  • La position de l’épaule lors des 5 points de la maîtrise

En Franc-Maçonnerie, dans les anciens rituels pratiqués en France au XVIIIème siècle, l’épaule est un élément symbolique transitionnel de la relation avec Dieu que l’on appelle Grand Architecte de l’Univers ou de la relation que l’on invoque vers lui lors de gestes réalisés dans des moments du rite, ce qui apporte une solennité particulière. Inspiré du sens biblique, le symbolisme de l’épaule est en rapport avec le pouvoir ou pour être plus exact avec l’expression de l’intention du « pouvoir ».

Aujourd’hui les mêmes gestes mettant en jeu l’épaule sont devenus de simples gestes d’appartenance que l’on exécute machinalement !

En conclusion,

Revenons à cette anecdote citée en préambule ; elle nous éclaire sur le lien existant entre la souffrance corporelle et le symbolisme ; Nicole à travers sa tendinite de l’épaule exprime une réelle souffrance mentale en lien avec une incompréhension non acceptée qui a trouvé son lieu d’expression dans la partie du corps liée culturellement à sa problématique existentielle. Pour réellement guérir, peut-être devra-t-elle faire un travail « d’acceptation ».

Cette réflexion nous amène à ce que l’on nomme la médecine symbolique qui utilise des baguettes coudées pour approcher le symbolisme de la pathologie exprimée. Mais nous aurons l’occasion d’en reparler !


Autres approches de ce thème :

  • Ni nu, ni vêtu un développement sur « la vêture lors de l’initiation » du site chemin47;

Surtout, ne parlons pas de politique !

En ce moment, ça n’aura échappé à personne, nous sommes en période de campagne électorale. Nous allons donc entendre la propagande électorale, les petites phrases des uns et des autres, les promesses destinées à attirer les électeurs et dont on peut être sûr qu’elles ne seront jamais tenues, et vivre dans ce faux suspense.

La philosophe Simone Weil avait rédigé un texte en 1940, reparu en 2017 chez Allia et réédité actuellement, la « Note sur la suppression générale des partis politiques » (L’Herne, 2021). Un texte annonciateur du déclin des partis politiques et de la folie collective qu’entretiennent les grands rendez-vous démocratiques. D’ailleurs, c’est pour se préserver de cette folie collective que nous ne parlons pas de politique en Loge. Evidemment, poser le droit, c’est définir la contrebande. Et si nous ne parlons pas de politique en Loge, nous nous rattrapons plutôt bien au dehors. Certains y font même carrière.
Le problème que me posent les partis politiques en lice pour la magistrature suprême est, à mon sens, le même que celui que connaissent nos Loges : ça ne fait plus rêver. Et malgré les efforts engagés par les Obédiences (interview par des Youtubeurs, conférences, émissions de radio, etc.), la Franc-maçonnerie ne donne plus envie.

La Franc-maçonnerie, ça n’intéresse plus personne ?

À titre personnel, je me dévoile devant les jeunes que j’encadre dans mes fonctions. Et c’est en général accueilli avec curiosité (la Franc-maçonnerie, c’est quoi ?) ou dédain (un truc pour vieux bourges qui veulent se la jouer Illuminati). J’ai beau les titiller avec les grandes avancées sociales pour lesquelles les Francs-maçons ont oeuvré (l’école publique gratuite, laïque et obligatoire, la sécurité sociale, la pilule et le planning familial ), ça ne les fait pas rêver. Je pourrais réduire le problème à mon charisme digne de celui d’une enclume, mais je pense que le problème est plus profond que ça… et lié au fonctionnement de la vie politique dans notre beau pays.

Dissipons tout de suite une idée reçue. Non, la Franc-maçonnerie n’est pas une force politique. Elle est trop dispersée pour cela. Et quand je vois la difficulté en Conseil des Maîtres pour choisir la couleur des carreaux des sanitaires, je ne puis imaginer une Loge ou une Obédience qui gouverne. Certes, la IIIe République est une exception notable : le Parti radical était le parti dominant et la plupart des parlementaires de ce parti étaient aussi des Francs-maçons, affiliés en général au Grand Orient de France. Et d’éminents Francs-maçons furent porteurs de grandes réformes humanistes : Jules Ferry et l’instruction, Léon Bourgeois et le solidarisme (et la Société des Nations, aussi).

Au moment de la Révolution Française, les Loges étaient porteuses d’une idée nouvelle très attirante : le scrutin. Les décisions n’étaient pas prises par un autocrate de droit divin, mais votées par les membres de la Loge, elle-même dirigée par un Frère (ou une Soeur, ne l’oublions pas) lui-même élu. Et cette idée de vote alla loin, très loin, à l’époque où l’aristocratie décadente et des opérations de spéculations portées par des bourgeois peu scrupuleux avait provoqué une crise et une disette qui auraient pu être évités. Toutefois, si les Francs-maçons étaient en général porteurs de valeurs très progressistes, d’autres étaient plutôt conservateurs. Ainsi, le Frère Joseph de Maistre était l’un des plus farouches opposants à la Révolution et rêvait d’un régime théocratique, en mesure d’accompagner la divine Providence à laquelle il croyait. Joseph de Maistre incarnait ainsi un courant conservateur, quand des Frères comme Lafayette, Montesquieu ou Marat représentaient un courant progressiste. En guise de force politique, la Franc-maçonnerie était surtout déchirée entre Girondins et Montagnards, gauche et droite… Un reflet de la société, en somme.

Si on en revient à l’époque actuelle, celle où l’on applique un peu trop à la lettre le « surtout ne parlons pas de politique » comme dans la chanson du dernier Disney (We don’t talk about Bruno) pour éloigner un quelconque mauvais sort, je me demande si la désertion de nos temples, le désintérêt pour la démarche initiatique et l’abandon progressif de la Franc-maçonnerie par les jeunes Maîtres ne sont pas liés à l’absence de réflexion sur les questions sociales et sociétales. D’aucuns me répondront que ça se fait très bien dans des maisons très sérieuses, et ils auront raison. Toutefois, nous vivons une époque de succession de crises : crise financière depuis 2008, crise diplomatique politique avec les attentats que nous avons vécus depuis 2012, crise politico-sociales avec les mouvements sociaux incluant les Gilets jaunes, crise sanitaire depuis 2020, et depuis peu, crise diplomatique avec pour toile de fond la guerre en Ukraine, crise sociale avec une inflation induite par la spéculation sur les matières premières et une protection des salaires levée depuis le début des années 1980 etc. Sans compter la terrible crise environnementale qui se profile et contre laquelle rien n’est fait, malgré les coûteuses opérations de communication et de marketing des représentants d’intérêts ou d’État et qui fera passer toutes les crises précédentes pour un pet sur une toile cirée. Le hic, c’est qu’aucun candidat n’est en mesure de porter de vraies réponses, ni même un vrai projet de société pour amener un monde nouveau, où l’on travaillerait mieux, donc moins, où les profits seraient partagés etc. Mais je m’égare.

Franc-maçonnerie et vie politique : même combat ?

C’est un peu, si je m’en réfère aux travaux du politologue Michael Foessel, Quartier Rouge. Le plaisir et la gauche, le problème que vit la gauche et indirectement la Franc-maçonnerie. La thèse que soutient Michael Foessel est que la gauche a abandonné ses valeurs progressistes (augmentation des droits, limitation des privilèges, partage plus équitable des richesses) pour des postures censées représenter des valeurs morales. Au lieu de réfléchir à une société dont les richesses seraient mieux réparties ou dont l’emploi serait valorisé en fonction de son utilité sanitaire et sociale, les militants vont préférer s’indigner du maquillage des comédiens des Suppliantes d’Eschyle ou d’un dessin de presse trop acide pour eux… Si les partis politiques censés incarner le progressisme n’ont rien d’autre à proposer qu’une posture morale comme cela se passe outre Atlantique, il ne faut pas s’étonner du peu d’engouement pour la vie politique, plus particulièrement de celui des jeunes.
Par un effet de vases communicants, si la vie politique se vide peu à peu, l’action humanitaire et bénévole est plus qu’active. Après tout, peut-être que l’action comme nettoyer une plage ou une forêt des vandales qui la saccagent, entretenir un café associatif pour des gens que tout éloigne du monde social, accompagner des enfants hors de leur cité est plus valorisant que la posture morale de guignols ou d’apparatchiks n’ayant plus aucune imagination, parfois obligés de sous-traiter à prix d’or leurs idées à des officines privées (notons qu’à l’échelle de l’État, payer très cher un conseil idiot qu’un X ou un énarque pourrait avoir dans le cadre de son activité, c’est simplement idiot… et se révéler indigne de sa fonction).

De mon expérience, j’ai l’impression que les Loges suivent le même chemin que la société : on ne parle surtout pas de politique, on ne s’intéresse pas à ces questions profanes, indignes d’être menées dans l’enceinte sacrée du Temple et qui font trop café du commerce. On préfère s’ériger en gardien de la morale : voyez comme nous avons du recul, on réfléchit sur des sujets symboliques. C’est dommage, tout ce temps et toute cette énergie perdue, à ne pas parler du profane, quand on a pour dessein l’amélioration de l’homme et de la société, et pour projet l’élévation de temples à la vertu et le creusement de sombres prisons au vice. Actuellement, avec ce que nous vivons, la vertu, la posture morale, ça n’intéresse plus personne. Par contre, peut-être que les valeurs, les idées nouvelles, l’échange bienveillant, et surtout l’action cohérente, ça, ça peut intéresser du monde. En tout cas plus que l’ésotérisme de pacotille que proposent certains, faute d’autre chose.

Je vous embrasse.

Le CLIMAF a 40 ans !

Le week-end dernier à Marseille (26 et 27 mars) fut un grand moment de partage avec le colloque du CLIMAF (Centre de Liaison International de la Maçonnerie Féminine) près de 300 Sœurs de différents orients ont échangé sur le thème « Femmes, prenons notre destin en mains ».

Composé de 11 pays, le CLIMAF dont la France vient de prendre la Présidence, travaille à établir des liens d’amitiés en fraternité entre les Sœurs des Obédiences qui le composent !

C’était également les 40 ans du CLIMAF, à cette occasion une délégation de la FAMAF, (Fédération Américaine de la Maçonnerie Féminine) était présente. Un protocole d’accord a été signée entre le CLIMAF et la FAMAF. Première pierre d’une alliance entre les Francs-maçonnes du monde.

La Tenue d’anniversaire a été empreinte d’une grande émotion, permettant à chacune des Grandes Maîtresses d’exprimer, dans la langue de son pays, sa vision du CLIMAF. Entre hier et aujourd’hui, se dégage une ferme volonté de construire un devenir identitaire et égalitaire pour les femmes franc-maçonnes d’Europe, d’Afrique et d’Amérique, maillon d’une même chaine, qui grandit et devient plus forte chaque jour.

Les Francs-maçonnes ont pris leur destin en main.

Top 6 des sectes les plus dangereuses de France

De notre confrère leglobetrotteur.fr – Par Emmanuelle Soubelet

Vous savez certainement ce qu’est une secte, cette institution, association ou soi-disant religion qui réussit on ne sait pas vraiment comment, à faire des milliers de fidèles chaque année et à leur imposer des principes de vie. Voici les 6 sectes les plus dangereuses de France.

Les responsables des groupes dits « sectaires » sont souvent suspectés d’étouffer la liberté individuelle au sein du groupe ou de manipuler mentalement leurs membres, en s’appropriant parfois leurs biens et les maintenant par divers procédés dans un état de sujétion psychologique ou physique, entre autres par la fatigue, et en outre de menacer l’ordre public. En France, la loi ne définit pas ce qu’est une secte afin de ne pas porter atteinte aux libertés de conscience, d’opinion et de religion constitutionnelles, mais elle définit et condamne ce qu’elle appelle les « dérives sectaires », à savoir les comportements abusifs des organisations et leurs dirigeants en ce qu’elles sont attentatoires aux droits de l’homme ou aux libertés fondamentales, constituent une menace à l’ordre public, ou encore sont contraires aux lois et aux règlements, commis dans le cadre particulier de l’emprise mentale vis-à-vis de personnes vulnérables (notamment les enfants ou les personnes en situation de détresse). Pour lutter contre ces « dérives sectaires », la France s’est dotée en 2002 d’une structure gouvernementale appelée Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), intégrée au ministère de l’Intérieur en 2020.

1. Le Temple du peuple

Cette secte est fondée en 1953 par le révérend Jim Jones. Elle applique les fondements du marxisme, et a pour objectif d’aider les plus démunis.

Toutefois, on apprend quelques années plus tard que le révérend Jones a volé ses fidèles, simulé de faux miracles et incité les hommes adeptes à se sodomiser.

C’est le 18 novembre 1978 lors d’un suicide collectif, qu’elle est devenue l’une des sectes les plus dangereuse de France. En effet, en Guyane, les membres ont été contraints de mettre fin à leurs jours. Ceux qui refusaient de boire du cyanure étaient menacés d’être tués. Résultat : 914 morts.

2. L’Ordre du Temple Solaire

Cette secte ésotérique a été fondée par un médecin belge, Luc Jouret et par Joseph Di Mambro en 1984. On a principalement entendu parler d’elle à la fin des années 1990, notamment pour les nombreux suicides qui ont eu lieu en France, mais aussi au Canada et en Suisse. D’après les croyances de la secte, il serait possible de faire voyager son âme si on se suicidait.

Pourquoi cette secte fait partie des sectes les plus dangereuses de France ?

  • En 1994, certains partisans de la secte L’Ordre du Temple Solaire se sont suicidés en mettant le feu à leur bâtiment. D’après eux, leurs suicides auraient permis à leurs âmes de voyager jusqu’à l’étoile Sirius, afin d’éviter la fin du monde.
  • Un an plus tard, dans cette même optique, 16 fidèles dont trois enfants se sont également immolés par le feu.
  • En 1997, 5 fidèles se suicident à nouveau par incendie. 3 adolescents ont toutefois réussis à s’en sortir. Ils ne souhaitaient pas participer à ce suicide collectif avec leurs parents. Ces derniers leur ont permis d’être épargnés, seulement s’ils acceptaient de mettre le feu eux-même.

3. L’Association Spirituelle de l’Église de Scientologie de Paris

Siège de la Scientologie à Los Angeles
Siège de la Scientologie à Los Angeles

Cette religion, fondée par L. Ron Hubbard, est classée comme secte en France, par le rapport parlementaire de 1995. Ces principes ont été développés aux États-Unis en 1952 par L. Ron Hubbard.

C’est l’une des sectes les plus dangereuses de France et l’une des plus controversée du 20ème siècle car ses pratiques mènent souvent à de nombreuses polémiques.

Elle est notamment accusée de pratiquer des techniques de lavage de cerveau et de pression psychologique pour parvenir à escroquer ses fidèles. Plusieurs procès ont d’ailleurs eu lieu à ce sujet.

La scientologie considère que l’homosexualité est une perversion sexuelle et une maladie. Elle estime que la société devrait être débarrassée de tous ses “fléaux” : homosexuels, drogués, illettrés, criminels, personnes violentes et intolérantes.

4. Le Patriarche – Association Lucien J. Engelmajer

Le patriarche réunit deux associations :

  • l’ADDEPOS : Association des Droits et Devoirs des Positifs et porteurs du virus du Sida ;
  • l’IDRET : Institut de Documentation et de Recherche européen sur la Toxicomanie.

C’est en 1972 que Lucien Engelmajer a commencé son action contre la drogue. Il reçoit alors une contribution financière de l’État. Il commence ensuite à faire travailler gratuitement les ex-drogués qui lui sont fidèles et son association fait polémique concernant :

  • Le suivi médical et les normes sanitaires qui sont jugés insuffisants.
  • Sa méthode de prise en main des drogués qui est jugée très brutale. Les anciens partisans appellent cela la thérapie par les baffes.
  • Le fait qu’il confisque les papiers d’identité de ses fidèles.
  • La domination dont il fait preuve.

5. Le mouvement raëlien

Le mouvement raëlien a été lancé en 1974, par un français, Claude Vorilhon qui s’est rebaptisé Raël, ce qui signifie le messager. Après un déclin qui le mène au chômage, Claude Vorilhon déclare qu’il a rencontré des extraterrestres, qui lui auraient fait rencontrer Jésus, Bouddha, Moïse et Mahomet.

Sa doctrine est athée et basée sur les progrès de la science, et du clonage (qui aurait pour but de permettre à l’humanité d’atteindre la vie éternelle).

Pourquoi le mouvement raëlien est-il une des sectes les plus dangereuses de France ?

  • En tant que membre, vous devez verser d’importantes sommes d’argent au mouvement.
  • Claude Vorilhon, Raël donc, tente d’exclure ses partisans de la société en leur répétant des discours antisociaux.
  • Les femmes du mouvement sont dédiées à Raël, corps et âme.

Depuis 2003, le mouvement Raëlien est maintenant illégal en France.

6. L’Association internationale pour la conscience de Krishna

Considérée comme secte depuis 1995 en France, l’association internationale pour la conscience de Krishna voue un culte au dieu hindou Krishna dont voici les 4 principes fondamentaux :

  • Adopter un régime végétarien indien : ne consommer ni viande, ni poisson, ni œuf.
  • Interdiction d’avoir une pratique sexuelle illicite : hors mariage ou qui n’a pas pour but la procréation.
  • Ne pas consommer de substances enivrantes ou excitantes : drogue, alcool, tabac, thé ou café.
  • Interdiction de jouer à des jeux d’argent ou de hasard.

Pour s’élever spirituellement, il faut donc respecter ces principes et couper toute vie sociale.

Pour compléter ce résumé, voici une liste des 15 sectes les plus dangereuses du monde selon ccmm.asso.fr

Sous le Bandeau #60 – Les colonnes

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En architecture, la première fonction des colonnes est de soutenir l’édifice, qu’il soit réel ou, comme en Franc-Maçonnerie, symbolique. Elles garantissent à elles seules la solidité et la pérennité de la construction à tel point qu’elles peuvent représenter symboliquement l’ensemble de l’édifice.

Nous avons discutés des colonnes que nous pouvons voir en loge soit: Boaz, Jakin, Sagesse, Force et Beauté. Les Trois Piliers Sagesse, Force et Beauté sont au Centre de l’Espace que définit notre Loge, représentés par le Vénérable Maître, le 1er Surveillant et le 2ème Surveillant.

Ainsi que, de façon allégorique : la Sagesse conçoit, la Force exécute et la Beauté l’orne.

Merci à nos Patrons (https://www.patreon.com/SousleBandeau):

Pierres brutes: Eve M., David D.
Auditeurs flamboyants: Vincent R., Thomas D., Sam R., Michael S., Ludovic I., Le K., Cyndie C., Carl-Henri L., Alexis T.
Maîtres podcasteurs: Thibaut S., Joe Ann, Shawn Q., Ronan G., Oli, Michel B., Dominique L., Eric B., Cedric T, René, L.
Très Illustre Patron: Pierre D.

Nos radiodiffuseurs : RadioDelta, Balado Québec, RZO Web, Spotify et Apple/Google Podcasts.

Version YouTube:

L’aventure Champollion – Dans le secret des hiéroglyphes

À l’occasion du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes, la BnF propose une exposition qui s’attache à la figure et aux découvertes de Jean-François Champollion (1790-1832), père de l’égyptologie. À peine âgé de 32 ans, le jeune savant expose son interprétation lumineuse du système graphique des Égyptiens anciens.

Il offre ainsi au monde la connaissance des noms des pharaons bâtisseurs des pyramides, le déchiffrement des livres des morts trouvés dans les tombeaux et la compréhension d’une langue et d’une littérature perdues. L’exposition, qui s’adresse à tous et particulièrement aux jeunes publics, met en lumière la démarche de Champollion, son actualité et son influence jusqu’à nos jours.

Près de 350 pièces – manuscrits, estampes, photographies, papyrus, sculptures… – issues des collections de la BnF et de prêts exceptionnels – notamment du musée du Louvre et du museo Egizio de Turin – viendront initier le public à la « méthode Champollion » et redonner vie à une civilisation qui fascine encore aujourd’hui. L’exposition révèle la figure du père de l’égyptologie mais aussi de l’homme que fut Champollion, son ardeur, son immense curiosité, son tempérament, comme ses qualités littéraires.

L’exposition en détails

Les manuscrits autographes de Champollion

La BnF conserve dans ses collections 88 volumes de notes et de dessins de la main de Champollion. Ces documents pour la plupart inédits laissent entrevoir le génie, l’intuition, la personnalité et le travail encyclopédique de leur auteur, qui œuvra à faire connaître la grandeur de cette Égypte tant admirée. Ces volumes constituent le cœur d’une exposition guidant le public au plus près du travail du déchiffreur et de la naissance d’une science : l’égyptologie. La Bibliothèque, qui a conservé jusqu’au début du XXe siècle, l’un des plus importants fonds d’antiquités égyptiennes, a joué un rôle majeur dans cette aventure. Aujourd’hui encore, la quête savante de Champollion résonne d’accents universels qui trouvent un écho au sein des collections de la BnF, lieu de toutes les paroles et du patrimoine écrit.

Autour de l’exposition – Lectures, conférences, colloques… https://bit.ly/35kvVHh

Visites et ateliers https://bit.ly/3Nv49ZO

Catalogue de l’exposition  

L’aventure Champollion. Dans le secret des hiéroglyphes

Sous la direction de Guillemette Andreu-Lanoë, Vanessa Desclaux et Hélène Virenque

Relié, 256 pages, 130 illustrations, 17 x 24 cm, 29 €  – https://bit.ly/3Ln3S9j

Les différentes expositions

  • Déchiffrements

Musée Champollion – Les Écritures du monde, Figeac

9 juillet – 9 octobre 2022

  • François Artaud – Jean-François Champollion. Le rôle du directeur du musée de Lyon dans l’aventure du déchiffrement des hiéroglyphes

Musée des Beaux Arts, Lyon

octobre − décembre 2022

  • Champollion. La voie des hiéroglyphes

Musée du Louvre, Lens

Dates : 28 septembre 2022 – 16 janvier 2023

  • Champollion au Collège de France (titre provisoire)

Collège de France, Paris

15 septembre – 28 octobre 2022

Colloques et conférences https://bit.ly/3Ln3S9j

Infos pratiques :

Du 12 avril au 24 juillet 2022

BnF François-Mitterrand – Galerie 2 – Quai François Mauriac, 75013 Paris

En raison du plan Vigipirate, seule l’entrée Est du site est accessible.

Horaires : Mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi : 10 h – 19 h/Dimanche : 13 h – 19 h

Fermé le lundi et les jours fériés. Fermeture des caisses une heure avant la fermeture de l’exposition

Tarifs : plein 9 € – réduit : 7 €

Voir les conditions pour le tarif réduit https://bit.ly/3uEeQk2

Illustrations BnF :

  • Thot, dieu de l’écriture, in « Panthéon égyptien, collection des personnages mythologiques de l’ancienne Égypte » de Jean-François Champollion, illustrations de Léon-Jean-Joseph Dubois – 1823 – BnF, Bibliothèque de l’Arsenal
  • Papyrus mythologique de Tanytamon – BnF, département des Manuscrits
  • Papiers de Jean-François Champollion le jeune – Grammaire égyptienne – BnF, département des Manuscrits

Source : BnF agenda

La quête de l’Art

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L’HOMME

Ancien directeur d’école maternelle, FABRICE DE JUST a également suivi les cours du Conservatoire d’Arts Plastiques de Fresnes. Passionné de théatre  il a créé de nombreux spectacles pour lesquelles il a été directeur artistique, scénographe et manager de décors et costumes dont :

  • La sorcière du placard aux balais – Nanterre
  • Les étoiles de l’aube – Séverac le Château
  • Julie, fantaisie pour fugue mineure – Bécours

Il est aussi chanteur du groupe Irlandais  « LES CHAUDS CELTES DU »

LE PEINTRE et ses expositions

  • Club des Poètes à Paris
  • BICS de Choisy le roy
  • Portobello – Paris

STYLE

A la suite du courant gestuel initié par le peintre américain J.POLLOCK (1912 – 1956) star de l’expressionnisme abstrait , FABRICE DE JUST, passionné du noir & Blanc est aussi un spécialiste de la peinture à la cuillère. Une peinture noire épaissie qui vient tracer les lettres, formes, trames retombant aléatoirement sur fonds blancs. Pour ses dernières œuvres exposées à Paris l’artiste travaille également sur des fonds colorés qui enrichissent les fils de laque vibrante.

Une technique qui permet de tirer sur le fil noir de la peinture acrylique épaissie  pour en extraire la lumière. Un processus  qui,  par analogie,  rappelle les démarches initiatiques et ésotériques. Une quête sans  fin qui cherche  la lumière en la faisant venir de l’obscur… Source de tant de découvertes.

CHILI : La franc-maçonnerie appelle à la non-violence à l’école

De notre confrère chilien ovallehoy.cl

À travers une Déclaration Publique, ils ont lancé un appel à promouvoir les valeurs universelles de RESPECT, de TOLÉRANCE et de FRATERNITÉ et à prendre soin du développement et de la coexistence scolaire de nos enfants et adolescents.

Le Grand Maître de la Grande Loge du Chili, Sebastián Jans Pérez, et Maximiliano Díaz Soto, président de l’Association nationale des corporations éducatives maçonniques, lancent un appel à promouvoir les valeurs universelles de RESPECT, TOLÉRANCE et FRATERNITÉ et veillent au développement et la coexistence scolaire de nos enfants et adolescents. 

La  Grande Loge du Chili, en tant qu’institution maçonnique, essentiellement éthique, éducative, philosophique et initiatique, qui vise à améliorer l’être humain et la société dans son ensemble et l’Association des Corporations éducatives maçonniques du Chili, constitués comme le grand phare de l’Education Laïque dans notre pays, qui fondent leur action sur des valeurs universelles telles que le respect, la tolérance et la fraternité, valeurs essentielles pour le développement de bonnes relations humaines, déclarent avec conviction et véhémence que toute forme de la violence doit toujours affecter la bonne coexistence à laquelle nous aspirons entre tous les êtres humains.

Nous sommes émus et touchés par toutes ces manifestations de violence qui ont eu lieu dans notre pays, où sont impliqués des étudiants, des mères, des pères et/ou des tuteurs, des enseignants et même des membres des équipes de direction des établissements d’enseignement, ce qui témoigne d’un manque de le respect des questions essentielles de la vie civilisée, telles que la dignité humaine, le respect des plus faibles et même la vie même des personnes qui composent ces communautés éducatives.

En tant qu’agents responsables et directs des destinées de la société, engagés dans le développement moral et l’éducation à la citoyenneté de nos élèves, nous ne pouvons rester indifférents et inconscients de cette dure réalité qui sape les fondements fondamentaux de l’expérience de la coexistence avec les autres.

En raison de ce qui précède, c’est que nous prenons en charge l’impératif catégorique que nous impose la réalité actuelle, de lancer un appel à tous ceux qui participent aux différents projets éducatifs de notre pays, à avoir le contrôle des impulsions, qui sont souvent guidés par des passions de nature diverse et qui déclenchent des réactions incontrôlées, chargées de violence aux conséquences imprévisibles.

Nous avons la conviction la plus profonde que tout être humain est éducable, et donc, tous ces actes sont évitables. C’est dans ce contexte qu’en tant que Grande Loge du Chili et Association des corporations éducatives maçonniques du Chili, avec toutes les institutions touchées par le phénomène de la violence scolaire, nous devons participer, de manière active et coordonnée, à la construction d’expériences de bonne coexistence, puisque nous avons l’obligation de générer des scénarios qui nous permettent de vivre et de coexister dans un environnement exempt de menaces et d’agressions.

Sebastian Jans Perez Maximiliano Diaz Soto

Grand Maître Grande Loge du Chili Pdte Association Nationale des Corporations Éducatives Maçonniques