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GLDF : le musée est ouvert au public

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La page d’accueil du site de la Grande Loge de France nous apprend que le musée de la Grande Loge de France accueille le public au 8, rue Louis Puteaux (Paris 17ᵉ).

Page d’accueil site GLDF

Toutes les visites se réservent exclusivement en ligne via le site de la GLDF ; aucune billetterie sur place.
Les créneaux jusqu’à novembre 2025 sont complets ; de nouvelles disponibilités seront mises en ligne à partir de novembre 2025.

Plaque-commémorative-visite-Président-de-la-République-5-mai-2025

Un « musée de France » qui ouvre largement ses portes

L’ouverture au public s’inscrit dans la continuité d’une année fondatrice : inauguration le 27 mars 2025, visite présidentielle le 5 mai, puis appellation officielle « musée de France » actée le 20 juin 2025 après l’avis favorable du Haut Conseil des musées de France. Ce label engage l’institution sous l’autorité du Grand Maître en exercice, qui veille à l’exigence des collections, à l’accueil du public et à la coopération avec le monde des musées. 

Thierry Zaveroni, Passé Grand Maître de la GLDF

Aujourd’hui Passé Grand Maître, Thierry Zaveroni a porté la vision du projet et son élan d’ouverture ; le relais institutionnel est assuré tandis que le Musée-Archives-Bibliothèque (MAB) poursuit son développement avec le TRF Max Aubrun (président délégué) et Marcela Louvel, conservatrice du patrimoine (INP), à la conduite scientifique.

Jean-Raphaël Notton, Grand Maître de la Grande Loge de France
Jean-Raphaël Notton, Grand Maître de la Grande Loge de France

Dans la continuité des mandats précédents, le Grand Maître Jean-Raphaël Notton porte aujourd’hui la politique scientifique et la médiation du musée, gage d’une œuvre durable et partagée. 

Un parcours de mémoire et de symboles

Dans l’ancien couvent dont la chapelle Saint-Antoine de Padoue veille encore par ses initiales, le visiteur chemine entre deux grands temples – Franklin D. Roosevelt (RDC) et Pierre Brossolette (1er étage) –, une bibliothèque-chœur et des salles d’exposition réaménagées.
La collection, riche de plus de 3000 pièces du XVIIIᵉ siècle à nos jours, se déploie comme un alphabet de la Tradition : tapisserie de la « légende d’Hiram »,  textiles rituels, arts et métaux, documents, objets d’atelier : la matière et l’esprit s’y répondent.

La GLDF, une maison de transmission

Forte de trois siècles d’existence, la Grande Loge de France (association loi 1901) réunit 32 000 membres au sein de 950 loges. Le musée – désormais « Musée de France » – complète le triptyque vivant Musée · Archives · Bibliothèque, et fait de la rue Louis Puteaux un lieu de culture partagé, où la mémoire maçonnique se donne à voir, à comprendre et à aimer.

À la rue Louis Puteaux, la Tradition se visite désormais à visage découvert : un musée de France où l’art éclaire le symbole, et où le symbole, à son tour, éclaire la Cité.

De la première idée à la mise en lumière, l’œuvre n’appartient à personne : elle traverse les mandats. Elle est aujourd’hui conduite par Jean-Raphaël Notton, dans l’esprit de continuité qui fait la marque de la Grande Loge de France

Infos pratiques

Site GLDF, page d’accueil

Tailler la violence, sculpter la dignité

Le 15 novembre 2025, à l’Auditorium Jean Mineur du Palais des Festivals de Cannes, le Grand Collège des Rites Écossais du Grand Orient de France réunit francs-maçons et profanes de bonne volonté autour d’un thème brûlant : la violence faite aux femmes et aux enfants.


Entre l’art et l’éthique, la pièce « Le degré au-dessus de zéro » de Fanny Cabon ouvre la voie à une table ronde exigeante avec Serge Boyer, Marie-Françoise Levon-Blanchard et Gérard Sabater, Grand Maître adjoint (République – Laïcité – Citoyenneté). Christian Confortini, Très Puissant Souverain Grand Commandeur, donnera l’orientation : transformer l’indignation en action, la parole en protection, le symbole en service. Ici, la Franc-Maçonnerie engage ses outils au cœur de la cité pour que la dignité retrouve visage et voix.

Le degré au-dessus de zéro

La Franc-Maçonnerie face à la violence faite aux femmes et aux enfants

Sous le thème « La violence faite aux femmes, aux enfants… », cette rencontre mêle art, réflexion et engagement sociétal – fidèle aux valeurs de la Franc-Maçonnerie : dignité humaine, solidarité, construction d’une humanité éclairée.

Christian Confortini, Grand Commandeur du Grand Collège des Rites Écossais – Grand Orient de France
Christian Confortini

Un programme engagé

Dès 9h30, Christian Confortini, Très Puissant Souverain Grand Commandeur du Grand Collège des Rites Écossais, ouvre la journée et rappelle que la voie maçonnique n’est pas retraite du monde mais ascèse du cœur au service de la cité.
À 10h, place à l’émotion avec « Le degré au-dessus de zéro », écrite et interprétée par Fanny Cabon. Autrice, metteuse en scène et comédienne, elle conjugue art et parole initiatique avec une rare intensité. Formée à la psychologie et au théâtre, elle donne voix à l’indicible et transforme les blessures en lumière. Sa pièce, entre cri et catharsis, explore les zones d’ombre où l’humanité se perd pour mieux réapprendre à se relever.
Une pause musicale (11h) précède la table ronde (11h15–13h) animée par Fanny Cabon, réunissant trois figures dont la compétence et l’engagement nourrissent une même éthique de la responsabilité.

Trois voix pour un combat

Serge Boyer, médecin gynécologue et ancien secrétaire général de Gynécologie sans frontières, est une référence de la lutte contre les violences faites aux femmes. Des hôpitaux français aux zones de crise, il œuvre pour former les soignants à repérer, accueillir et accompagner les victimes. Dans l’esprit maçonnique, il incarne le médecin-artisan : réparer les corps, mais aussi les liens.

Marie-Françoise Levon-Blanchard, magistrate honoraire, apporte la rigueur du droit. Sa carrière, guidée par la recherche d’un équilibre entre sanction et réparation, rappelle que la loi n’est pas vengeance mais protection. Parole ferme et mesurée, pédagogie des mécanismes judiciaires, exigence d’une justice accessible et restaurative.

Gérard Sabater, Grand Maître adjoint du Grand Orient de France, délégué à la République, à la Laïcité et à la Citoyenneté, clôture la table ronde. Il incarne le lien entre spiritualité de l’engagement et clarté de l’action publique : la lutte contre la violence n’est pas périphérique, elle est exigence républicaine ; là où la fraternité devient acte civique.

Un débat avec la salle conclut la matinée : parler de la violence, c’est déjà la désarmer. La parole partagée redevient outil de reconstruction, main tendue, maillon de chaîne d’union.

La pièce, le pitch

À propos des violences faites aux femmes et aux enfants : à partir de quand dit-on stop ?
« Le degré au-dessus de zéro » interroge le curseur : quand réagit-on face au caractère systémique et culturel des violences ?
Des témoignages de dizaines de femmes, d’âges et de conditions diverses, se relient par le corps et la voix d’une seule. Une présentatrice ouvre sur des faits apparemment anecdotiques, presque banals ; peu à peu, la parole s’enfonce dans l’intime et le tragique. Ce qui semblait divertissement devient théâtre : la lumière se concentre, la présentatrice devient toutes ces femmes qui racontent, sans se plaindre, ce qu’elles ont subi.
Au-delà des faits et des chiffres, le public se retrouve face à lui-même : et moi, à partir de quand je dis stop ?

Mon regard

Fanny Cabon

Nous connaissions déjà la puissance émotionnelle de Fanny Cabon, mais « Le degré au-dessus de zéro » franchit un seuil. Ce texte nous pénètre au plus profond pour mieux nous demander à quel degré, au-dessus de zéro, nous plaçons l’abomination des violences faites à autrui.
Implacable et documenté, traversé de chiffres effarants, il oscille entre conférence et incarnation. Fanny Cabon devient la voix de dizaines de femmes et d’enfants rencontrés sur son chemin.
Ce n’est pas une énième pièce militante : c’est un cri universel, inclusif, un plaidoyer pour le respect et la liberté de vivre.

Avec maestria, Fanny Cabon, avocate ardent de la dignité humaine, aborde ce tabou qui, chaque jour, tue.
Qu’on y aille, avec nos proches, nos collègues, même nos contradicteurs : elle délivre une dose d’humanité et d’amour dont nos temps ont besoin.
Une pensée grave et fraternelle pour toutes les femmes qui ont subi une violence.
À toi, Fanny Cabon, sache qu’il est du devoir du Franc-Maçon de te soutenir et d’accompagner ton combat artistique, culturel et citoyen.

palais szq festivals – Cannes

Renseignements

Rencontre du Grand Collège des Rites Écossais – Grand Orient de France
Samedi 15 novembre 2025 – Auditorium Jean Mineur, Palais des Festivals – Cannes
Ouvert aux francs-maçons et à leurs amis – Participation : 20 €
QR code sur le flyer pour inscription et informations complémentaires.

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Masonica Nice 2025 – Les colonnes murmurent, la cité écoute

Nice a tenu parole. Deux jours durant, l’Espace Laure Ecard – lieu de culture du département des Alpes-Maritimes – s’est fait Temple à ciel ouvert, pavé mosaïque de voix et de regards où la parole circulait avec cette clarté méridienne qui aime la Méditerranée.

Hommage a été rendu au Département des Alpes-Maritimes pour son appui constant, ainsi qu’aux équipes de l’Espace Laure Ecard. Disponibilité, précision technique, bienveillance : accueil, régie, sécurité, médiation culturelle, sans oublier bénévoles et partenaires, ont donné à chaque moment sa juste mesure.

De l’avis général, ce soin discret a permis à Masonica Nice d’offrir cette respiration lumineuse où l’initié et le profane marchent d’un même pas.

La représentation inaugurale, les tables rondes, les signatures, la tenue souriante des stands par les libraires et les éditeurs, l’attention des équipes et la patience heureuse du public ont dessiné un chemin simple et juste. Ici, la culture maçonnique n’a pas été un entre-soi, mais une conversation féconde avec la cité. Les bénéfices des actions – spectacle et expositions – sont versés à un fonds de solidarité : la fraternité a choisi une destination claire, concrète, fraternelle.

« Les Colonnes sont muettes chez les Argonautes »

Spectacle écrit par François Morel et Philippe Benhamou, qui montent sur scène entourés de leurs amis, mêle humour et poésie pour offrir bien plus qu’une représentation : une allégorie fraternelle. Sous des dehors facétieux, la pièce déploie un miroir symbolique où mots, silences et gestes font écho aux mystères de l’initiation. Entre onirisme et dérision bienveillante, elle guide le spectateur dans un Temple imaginaire, peuplé de sœurs et de frères de théâtre, où le rituel s’invite comme une musique intérieure.
Tout y respire la justesse : les colonnes, trop souvent bavardes de nos certitudes, y retrouvent le silence pour mieux écouter la voix de l’humain. On y croise la Lune et le Soleil, le Candidat dépourvu de mot de passe, l’Oratrice parlant pour ne rien dire mais disant l’essentiel, et cette lente montée de la lumière qui ressemble à la connaissance. L’humour ne détruit rien, il transfigure ; chaque scène rappelle qu’une sagesse vive sait rire d’elle-même pour mieux se comprendre.

Standing-ovation-pour-la-pièce-de-théâtre

À Nice, l’œuvre a trouvé son plein souffle

Un univers onirique, entre rite et cabaret, où la beauté du texte, la complicité des acteurs et la délicatesse de la mise en scène s’accordent en un moment suspendu. Hommage aux colonnes, clin d’œil à nos lenteurs, invitation à retrouver dans le rire la noblesse du symbole, le Temple se fait théâtre et le théâtre, loge ouverte à toutes les consciences.
Quand le rideau est tombé, demeurait une évidence. Les colonnes n’étaient pas muettes mais murmuraient, à voix basse, la voix du cœur.

Les-allées-du-salon,-ici-le-stand-DETRAD

Au matin, l’accueil fut vif et plein de tact. Le hall bruissait d’une politesse active, de ces signes qui disent moins une organisation qu’un souci de l’autre. La ville laissait entrer sa lumière dans les allées ; les conversations faisaient des grappes légères, l’odeur des livres neufs donnait au lieu une saveur d’atelier.

Affluence record : environ 1500 personnes sur les deux jours, initiées et non-initiées mêlées.

On passait des stands aux conférences, des signatures aux pauses fraternelles, du feuilletage à la réflexion… et partout une même impression d’aisance, de juste mesure, de disponibilité. Nous avons vu des regards qui apprennent, des mains qui remercient, des carnets qui s’ouvrent, des livres qui voyagent et nous avons entendu des silences qui valent assentiment.

Le programme, tressé sans lourdeur, a proposé des thèmes puissants qui s’enchaînaient avec naturel. Il fut question du carrefour discret que Nice incarne dans l’histoire maçonnique méditerranéenne ; de ce que peut une spiritualité en liberté quand elle se défait des carcans et respire dans la durée ; du désir d’authenticité de la jeune génération pour qui l’amitié et le partage ne sont pas des slogans mais des façons d’habiter le monde ; de la modernité des rituels, non comme pièces de musée, mais comme gestes qui instruisent la conscience ; de l’eau enfin, miroir des traditions, mémoire liquide des passages, signe d’une unité qui n’écrase pas les différences.

Le dimanche, l’exigence éthique s’est condensée dans l’appel à se changer soi… pour changer le monde, avant que l’intelligence artificielle (IA) ne soit interrogée comme un miroir de l’humain, puis que le récit policier ne révèle sa part de sacré, que la Méditerranée ne se fasse passerelle entre Orient et Occident, et que la voie initiatique ne se dessine comme boussole pour notre temps.

Une ligne claire, sans jargon ; des échanges utiles, précis, fraternels ; la conviction, surtout, qu’on peut parler de profondeur avec simplicité.

Au-micro,-lors-de-la-remise-des-Prix-littéaraires,-M.-Auguste-Vérola,-vice-président-du-département-des-Alpes-Maritimes

La remise des Prix littéraires a tenu sa promesse d’exigence souriante, dans l’écrin de l’Espace Laure Ecard, sous la devise qui donne l’allure au Salon : « Découvrir les richesses de la culture maçonnique ». L’allocution d’ouverture posa le cadre avec des mots simples et justes : écrire, c’est bâtir, poser des pierres de clarté dans l’édifice intérieur de l’humanité ; à Nice, cité de lumière entre mer et collines, les livres sont à la fois ports d’attache et départs, et la culture maçonnique se donne comme une maison ouverte où la pensée respire et la transmission prend visage.
Avant l’annonce du palmarès, les nominés 2025 furent salués comme il se doit : ils avaient, par la qualité de leurs ouvrages, porté haut les couleurs de l’édition. Trois constellations dessinaient la carte du chantier : Transmission pour l’art de passer la flamme ; Symbolisme pour la profondeur des langages de l’âme ; Lumière (œuvre) pour une trajectoire entière qui éclaire durablement notre chemin.

Cette triade n’était pas décorative : elle traçait un itinéraire de lecture sûr pour la profane curieuse comme pour le frère aguerri.

Le palmarès fut donné sans emphase, au pas de la mesure.

– Le Prix « Transmission » distingue Alain Bauer et Roger Dachez pour Quand les francs-maçons font de la politique – Du XVIIIᵉ siècle à nos jours (Dervy).


– Le Prix « Symbolisme » revient à Dominique Segalen pour 1,2,3 symboles ! – Les valeurs maçonniques expliquées aux enfants (Numérilivre).

Lucien Millo, récompensé pour l’ensemble de son œuvre, un de ses nombreux ouvrages


– Le Grand Prix « Lumière » – Œuvre couronne Lucien Millo, dont la constance a patiemment déplié le Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA) des loges symboliques aux hauts grades.

Trophée Masonica Nice

Masonica Nice a décerné un Prix spécial à Jean Dumonteil, fondateur des Cahiers de l’Alliance, revue à laquelle il continue de contribuer. Acteur engagé des travaux d’études et de recherche de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, il en est Premier Grand Surveillant.

Passé Vénérable Maître de la Loge nationale de recherche, il intervient régulièrement comme conférencier dans de nombreux débats et colloques du paysage maçonnique français. Par ce prix, le Salon salue une œuvre patiente de transmission, au carrefour de l’érudition, du témoignage et du service de la cité.

Au cœur des allées, un autre visage du Salon s’est imposé : l’Art dans le Temple. Des créateurs et artisans, venus de divers horizons, ont donné à voir la vitalité d’un patrimoine vivant. Miniatures peintes à l’échelle du millimètre sur des supports inattendus, marqueterie de paille alliant tradition et invention, joaillerie de perles et créations symboliques sur mesure, reconstitution magistrale d’un Temple antique en milliers de pièces modulaires – véritable outil d’instruction –, jeu initiatique dédié à l’étude des trois grades du REAA pour apprendre en s’éprouvant, sculpture et taille de pierre qui rendent aux matières leur noblesse : autant d’ateliers où la main pense et où le symbole se fait œuvre. À travers eux, antiquités maçonniques, savoir-faire et imaginations contemporaines ont dialogué sans rivalité, rappelant que la beauté est une voie de connaissance et que l’Art Royal porte bien son nom lorsqu’il relie patience, précision et poésie.

Lionel-Peyrot-et-le-Temple-en-Lego

Parmi les pièces les plus remarquées, Lionel Peyrot a recréé le Temple de Salomon en briques Lego : environ 12 000 éléments pour près de 9 kg. Plus qu’une prouesse ludique, c’est un véritable outil d’instruction maçonnique qui a retenu l’attention des plus jeunes – parfois très jeunes – comme des Anciens, rassemblés dans le même émerveillement opératif (le Temple fera l’objet de notre carte postale maçonnique du 23 novembre prochain).

Ce Salon a été un exercice de justesse. Justesse du rythme – la ponctualité comme marque d’attention –, justesse des temps de parole – assez pour dire, assez bref pour écouter –, justesse technique – son, lumière, circulation –, autant d’indices d’un chantier mené à la règle. Nous saluons la tenue des organisateurs, la constance des équipes et, au premier rang, l’engagement de Jean-René Dalle, président du Salon, et de Patrick Weslinck, dont la coordination précise et la bienveillance visible ont permis ce bel équilibre entre exigence et accessibilité. À mesure que les heures passaient, nous voyions les colonnes s’animer : les lecteurs devenaient passeurs, les curieuses et curieux trouvaient leur place, les profanes entraient avec naturel dans un monde qui ne s’est jamais voulu fermé. Ici, l’Art Royal s’est donné pour ce qu’il est aussi : une manière d’habiter le monde avec délicatesse, d’écouter avant de conclure, de poser des mots qui ne blessent pas.

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Enfin, l’annonce faite par le Frère Pierre Lucet, Grand Maître de L’Alliance, réjouit tous les amateurs de traits vifs et de bulles inspirées : un rendez-vous Masonica BD/Humour sera proposé au premier semestre 2026, au siège de l’Obédience, Clichy (Hauts-de-Seine ; région Île-de-France). Une déclinaison joyeuse qui prolonge l’esprit de Nice et dit assez que la culture maçonnique sait rire d’elle-même sans se trahir.

450.fm, qui suit de très près cette dynamique, tiendra es lecteurs informés des suites et des modalités.

Masonica Nice 2025 aura été cela : une respiration.

La preuve par l’exemple qu’un Salon du Livre et de la Culture maçonnique peut conjuguer densité et douceur, rigueur et accueil, profondeur et sourires. La ville s’y est reconnue, la mer tout près a tenu lieu d’horizon, les fraternités se sont croisées sans se heurter. Les colonnes n’étaient pas muettes : elles murmuraient juste assez pour que la lumière circule, pour que l’amitié se dise, pour que la connaissance prenne figure de rencontre.

Rendez-vous en 2027 !

Photos © Yonnel Ghernaouti, YG

Actualité de l’un des organisateurs

Les larmes… L’en vert de nos cordons

Les larmes de nos [corps•dons] : expression du deuil initiatique du pacte d’[æther•nie•T] Luciférien ?

Pleurer… 
Pleurer les larmes
Les larmes d’une Pierre transpercée par la lance de Longin1
Combien [veau] le droit d’aînesse en lentilles ?
Combien valent deux niés en [sa•erment] de vigne ? Trente gorgées d’amer te hument… Deniers à deux faces… les deux visages du binaire assassinent la nuance… 0… 1…
Passé… Avenir… calculs mathématiques… probabilités sans humanité d'un mollusque bivalve n'ayant jamais voyagé… [Pèle•rein] du chaos de nos certitudes anorexiques...
Glaciation statistique… [l’Y2•vert3] arrive… le « ternaire gagnant »4 oxyde peu à peu la salle du « trône de [faire] »…

[Malle•diction] des [maux] enfermés et oubliés que le [chant] du [quantique] rattrape…
Empilement de [savoirs] dénués d’âme, sec, [art•ride] désertique…
Tour de Babel brutaliste5 des [serfs•heurts] fabriquées de briques de béton et de verre, moulées dans l’écrins de soi dénué de Soie… heures creuses effondrées sur elles-mêmes… temporalité humaine implosée…
Quelle [Voie•x] initiatique vibre et se trame lorsque le fil de chaîne est rompu ?
Des légendes disent que le Graal est le fer de Longin…
Ainsi vient le Temps des [triches•heures] aux relents d’absinthe de vile distillation… 

Les chants de Salomon

Pleurer…
Pleurer le Deuil des heures creuses de la nuit où nait du silex l’étincelle du [Feu]…
Pleurer le Deuil du Vase briséGraal empli de boue... nauséabonde vase de [l’impair•actif] « [sois son6]! »… Etre [son] oui… mais quelle tessiture choisir ? A quelle fréquence vibrer ?
Etre pour ne plus renaître est-ce promesse, asservissement, avertissement ou abandon d'une illusion d'éternité ?
Pleurer le Deuil nacré [d’espères•rances] mais à qui [à•part•tenir] lorsqu’on oublie le [son] semé du Roy encorné par son fils adultèrin7 ?
Chant de l’Aïon... cri de [l’amer•rouge] [ou•verte] aux côtes nappées du sang noir puisé dans le cœur de la Pierre promise aujourd'hui asséchée…
Minotaure enragé… affamé… Labyrinthe abattu… pierre brisées, broyées… fleuves de [sans] traversé irriguant [l'æther] promises…
Plus d’oubli possible quand règne le Néant… certitude de troupeaux… augures de faux prophètes… copeaux d’intelligence dans l'épaisseur d'un trait…
Shibboleth séparant l’illusion stérile de l’ivraie du calculateur du grain du « bon fils » travaillant sans relâche…
Les [Champs] de Salomon8 sont-ils si infertiles que seul l’arbre mort abrite dans son manteau d’ombre le pèlerin ?
Les légendes disent que le Graal est le Vase de Sang, quintessence de la Croix lorsque [l'aime•rode]…
Temporalité de Golem aux profits de misère, marchant [de•boue]… marchand du Temple...

Les symboles : aux portes de l’Art

Pleurer… 
Pleurer les [ceints•bols]9 aphones... sans [vie•brations]… portant dogmes sans gonds...
Qu’un orgue au souffle mécanique, barbarie paré d’or oxydé, qu’une main dépourvue de Lumière à scarifié de béances pour extraire l’onguent du [part•chemin] contant l’ego de sa quête…
Transcendance sacrifiée sur l’autel d’un [soit !] maquillé de l’immanence quantique factice de sa factrice aux yeux fardés de feuilles [d'or•gueux], Lilith promettant [riches•esses] aux serpents dressés...
Donnant [a•voir] les [sens] dans les béances des corps suspendus de Soutine
La possession des possédés des cris munchiens pavés d’apocalypse dans les béances du dormeur aux espérances nues, dérobées…
Val obscur d’Arthur à l’épée brisée dans la Pierre, [deux•venues] si dure que son Cœur sédiment a transmuté en huile noire immolant le Veau d’Or…
Pierre [sait•dit•ment] forée alimentant la pâle lueur des lampes des théâtres de nos ombres revenues enfantés "inter duo maria"10 de l'antre des morts…
Les dés voilés n’aboliront jamais Mallarmé !
Les légendes disent que le Graal est la transcendance de l’errance irrationnelle de Pi transmutée dans l'immanence humaine de Phi…
Excalibur a rejoint [Merle•Un] dans le cœur de La Pierre creuse, où les [algues•au•rythme] des [marée•cages] abritent l’arachnoïde Viviane digérant son [enchante•heures]... répandant ainsi l'impossible quadrature...

Perdre Chronos au cœur du Noroît

Pleurer…
Pleurer des larmes d’espérance
[Prompts•amants] abusés dans le rouet de la matrice tissant [l’haine] binaire qui ne dépend plus des Trois SœursAtropos, Clotho et Lachesis, ces larmes vous sont dédiées comme l’écho des [mes•moires]…
Celles de la Joie derrière le Deuil à accomplir vibrant nos éclats dans [l’en•vert] du Chemin
Celui de l’homme funambule, marchant en équilibre sur son rayon Gamma11 en direction de son [Ohm12•méga], cette Porte derrière laquelle le poète enfante l'humanité en [lents•vers] des hasards objectifs du [dé•corps] en "montres molles"…
Celui qui verra sa légèreté arc-bouter sans peser sur la [chair•e] de [vair] de [l’Un•certitude] indécise de sa cathédrale
Celui qui fera de son Oméga l’impossible Alpha de sa quête…
Quand souffle le Noroît des fantômes de son [ignore•rance] afin de tisser [l’art•rencontre] avec le messager…
Les légendes disent que le Graal est analogique… perfection parce qu’imparfait… numineux parce que sa Lumière fait [Phi] de l'Ombre…
Le Pèlerin voûté contre ce vent, remonte vers l’Etoile de son Septentrion, enivré de l’élixir des aurores absinthes... dans le Souffle des Neuf

L’aime-rôde dans la joie

Pleurer encore...
Pleurer la Joie dans la sérénité...
Au gré des heurts des [lentes•heures]…
Dépenaillé… laissant le moins de trace possible dans la [n’ai-je] du Temps…
Presque [nu] en vers… presque [Un] en droit…
Enfermé dans [l’art•moire13], par delà nos [gemmes•hissements]…
GémirGémirGémir
Pleurer nos larmes arides…
Gémir et Espérer !
Il ne reste que cela et un dernier atome de confiance…
Espoir numineux en la Légende du Graal Emeraude… le « nombril-porte » du centre de la Table ordonnant la Ronde des Mondes…
Les dés étaient jetés d'avance : sans leur Point de centre, marque de l'enfantement charnel symbolisé par le nombril, comment Adam et Eve auraient-ils pu avoir une autre destinée ? Comment auraient-ils vivre autrement que par trajectoires [par•allèles14], en cherchant leur quintessence dans le Fruit de leur Nature ?

Gloire au Travail !

Espérer en confiance et en sérénité
Quel que soit le Chemin, il est unique à chacun.
Que les cris de [l’Aur15•alité]16 se transmutent en Joie de l’Instant partagé…
D’entrelacs en entrelacs, d’éclats de doutes en éclats de Joie
Chacun tient la [Corde] de son incertitude…
Lumière d’Ambre… idéaux enfermées… lampe rubis [d’Hal17•adin]…
Le petit chat est mort18… et vivant lorsque la rivière de [sans•sang•sens] coule de la valise19 ?
Le génie logique et binaire n’est qu’illusion écarlate… pulsation éphémère d’une vie sans vit vouée à l’envol du Phénix… inféconde dans le Chaos désertique d’un monde aux [Y•dol20] de verre…
« La Gloire est au Travail » enluminé de sa Lumière d’émeraude chaque matin du Monde.

Quel est le prix de l’immortalité fugace ?

Quel seront nos legs spirituels et matériels aux générations futures lorsque les « lumières philosophiques » seront éteintes, érodées peu à peu par nos propres prompts algorithmiques [des•illusions] logiques au tain passés de grenouilles21 ? 
Lorsque nos illusions auront tout consommé sans discernement ?
Lorsque la prochaine planète sera atteinte ?
Lorsque l’immortalité sera la norme ?
Restera-t’il encore un mystère à percer ?
Un énième mur de Planck à renverser ?
Une vraie Vie à vivre et non un désert à traverser ?
Ces générations auront-elles plutôt rejoints les Sagesses et observations intuitives des peuples Premiers où l’harmonie du Tout primait sur l’obsolescence programmée de l’individu… Où la seule réponse pour survivre aux prédations était la coopération.
La Sagesse, la Joie et l’Amour de l’Unité du Monde, cette étincelle d’utopie et d’humanité que nous éclairons et appelons deux fois par mois à la Lumière de nos Etoiles est-elle affaire de performance intellectuelle, de lumières aveuglantes de prompts vomissants leurs biais cognitifs et statistiques ou plutôt de la simple lueur de nos corps, du cal de nos mains fixant nos réflexions dans le tain du miroir de nos travaux, nos âmes, nos esprits, dansant le discernement, le rapprochement et le partage de nos Sagesses, Joies et Amour autour du [Feu]22 Sacré éclairant la nuit du Temps.

Ars longa, vita brevis !

Que faire des promesses d’immortalité et de possession des savoirs du monde faite à notre esprit égotique si les porter dans nos bras nous empêche d’étreindre notre Autre en éloignant irrémédiablement notre Corps et notre Souffle du sien… apprendre à danser seul nous ramènera t’il vers la Joie?

Que faire sinon irriguer les déserts de nos larmes en faisant taire les échos de nos gémissements asynchrones et espérer en confiance et en sérénité, sans regret pour la chrysalide laissée dans le tertre.

Rien n’est jamais fini… Ars longa, Vita brevis23 !
Les larmes dans l’envers de nos cordons
  1. Longin (en latin Longinus) ou Longin le centurion (et parfois saint Longin) est un soldat gaulois des légions romaines qui a percé de sa lance le côté de Jésus de Nazareth pour s’assurer de sa mort lors de la crucifixion. En savoir plus ↩︎
  2. Y : la graphie de la lettre Y prononcée i évoque le triple chemin possible vers le centre, il évoque aussi un angle du tétraèdre platonicien symbole du [feu] élément purificateur chez Kepler, mais aussi par homophonie, l’adjectif [feu] est employé afin d’indiquer qu’une personne est décédée à une époque suffisamment récente pour qu’il ait été théoriquement possible de la rencontrer. ↩︎
  3. Langue des oiseaux : homophonie avec le vert couleur de l’envers des choses ; vers, la direction ; vair : la fourrure d’écureuil grise et blanche de la pantoufle manquante ; verre, la fragilité des serments pris en buvant la coupe d’amertume, du corps du sablier où s’écoule par gravité les grains de [ça-bleu] de notre quête d’une temporalité objective avec laquelle certains voudraient lutter pour accéder à l’immortalité. ↩︎
  4. Langue des oiseaux : jeu de traduction entre l’anglais. « Winter is coming » est la devise de la Maison Starck régnant sur le Royaume du Nord dans l’épopée d’heroïc-fantasy Le trône de fer écrite par George R. R. Martin et de la série éponyme diffusée par HBO et la traduction et la décomposition littérale de cette devise en français : « win » = gagner + « ter » = ternaire  ↩︎
  5. Brutalisme : Le brutalisme est un style architectural issu du mouvement moderne. En savoir plus ↩︎
  6. Polysémie de « son » : enveloppe qui protège les grains de céréales, onde sonore, adjectif possessif ↩︎
  7. Excalibur : Voir l’adaptation éponyme réalisée par John Boorman en 1981 ↩︎
  8. Le Cantique des cantique (en hébreu : שיר השירים, Chir ha-chirim ; en grec ancien : ᾎσμα ᾈσμάτων, Âsma Asmátôn ; en latin : Canticum canticorum Salomonis), dit aussi  Cantique ou  Chant de Salomon, est l’un des livres poétiques de la Bible. Il revêt la forme d’une suite de  poèmes, de chants d’amour alternés entre une femme et un homme (voire où plusieurs couples s’expriment), qui prennent à témoin d’autres personnes et des éléments de la nature. En savoir plus ↩︎
  9. Langue des oiseaux : lien entre la phonétique du mot symbole et le bol tibétain ou bol chantant dont les vibrations provoqués par le Maillet servent à la guérison et la méditation. En savoir plus . Le Saint Bol est aussi un autre nom prêté au Graal ↩︎
  10. Inter duo maria : du latin signifiant « entre deux marées » ↩︎
  11. Gamma : en savoir plus ↩︎
  12. Ohm : Unité de mesure de la résistance électrique ↩︎
  13. Moire : Aspect changeant et chatoyant d’une surface. Le moiré est un effet de contraste changeant avec la déformation d’un objet, indépendamment des effets d’ombre. On parle souvent du moiré d’une étoffe ↩︎
  14. Allèle: Version d’un gène occupant une place précise sur un chromosome, qui peut varier d’un individu à l’autre. En savoir plus ↩︎
  15. Aur : אוֹר (‘owr) est un terme hébreu trouvé 123 fois dans la Bible. Ce terme peut être traduit en français parlumière(s)…En savoir plus ↩︎
  16. Langue des oiseaux : homophonie entre « oralité » et l’Aur (lumière) alitée (malade, couchée) ↩︎
  17. Dans le film 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick, HAL 9000 (abrégé avec le prénom « HAL ») est le nom du système informatique embarqué du vaisseau spatial habité Discovery One, chargé d’enquêter à l’autre bout du système solaire sur le signal émis par un monolithe basé sur la Lune en direction d’un point proche de la planète. Source Wikipédia ↩︎
  18. L’école des femmes, acte II, scène 6, Molière ↩︎
  19. Référence à l’expérience du chat de Schrödinger ↩︎
  20. Dol : en droit civil, manœuvres frauduleuses destinées à tromper. En savoir plus ↩︎
  21. Voir la fable de Jean de La Fontaine ↩︎
  22. Polysémie de Feu, adjectif signifiant « qui est mort depuis peu de temps ». Il est employé afin d’indiquer qu’une personne est décédée à une époque suffisamment récente pour qu’il ait été théoriquement possible de la rencontrer; et feu, nom masculin, élément primordial chez Kepler ↩︎
  23. « La vie est courte, l’art est long, l’occasion est fugace, l’expérimentation est faillible, le jugement est difficile. » Hippocrate. ↩︎

Les Loges maçonniques et leurs sites web

Par curiosité, j’ai pris le temps de rechercher sur le web les sites des loges maçonniques francophones ! J’en ai trouvé plus d’une centaine avec une majorité de loges du Grand Orient de France. Quelques sites se distinguent par une volonté d’apporter des informations locales et des témoignages de travaux faits en loge. D’autres n’ont qu’une page avec des généralités et un lien pour contacter un responsable.

Le classement est fait par ordre alphabétique.

  1. http://aire.dhiram.free.fr/ – site de la loge « Aire d’Hiram » du GODF à l’orient de Palaiseau
  2. https://atelier-voltaire.blue/ Site de la loge « Atelier Voltaire » du GODF de Boussy-Saint Antoine – Essonne – Belle présentation.
  3. https://celeste-amitie.fmtl.fr/ – site de la RL Céleste Amitié (des LNFU) « Loge d’études et de recherches hospitalière se consacrant à des œuvres de bienfaisance« .
  4. https://comprehendere.fmtl.fr/ – Site « d’un groupe travail constitué en 2009 par des Frères de la Loge Jean-Théophile Désaguliers n° 1 pour étudier & comprendre les origines de la tradition maçonnique française. »
  5. https://en06.fr/ Site de la loge « Les Vrais Humanistes » du GODF à l’orient de Cannes. « L’objectif de ce site internet est de présenter notre groupe de façon objective, de démystifier les Francs-Maçons du Grand Orient de France.« .
  6. https://equerre.fmtl.fr/ – Site de la Loge Equerre – La tradition rectifiée à l’orient de Paris de La Loge Nationale française – site non mis à jour.
  7. http://etoile2poles.free.fr/ – site de la loge « Etoile des deux pôles » du GODF à l’orient de Trouville sur mer. Site dynamique bien documenté.
  8. https://etoileoleron.wixsite.com/etoile-oleron – site de la loge « Etoile d’Oléron » du GODF – orient de Oléron.
  9. https://eugenevarlin.fr/ – site de la RL Eugène Varlin du GODF
  10. https://fr.mlnr1880.org/ site de la loge Pierre Brossolette à l’orient de Toulouse de la Grande Loge Nationale Roumaine 1880
  11. https://franc-maconnerie-chelles-77.org/ Site de la loge « La solidarité chelloise » du GODF à l’orient de Chelles (77) – site bien construit et agréable à regarder.
  12. http://franc-maconnerie-provins.e-monsite.com/ Site de la loge « Heureuse alliance » du GODF à l’orient de Provins.
  13. http://francsmacons-troyes.fr/ Site des trois loges du GODF à l’orient de Troyes : « Sine Cera », « Imagine » et « l’Aurore Sociale ».
  14. https://freimaurerei.ch/fr/liste-des-loges/ – Page qui indique les 43 loges de l’obédience Grand Lode Suisse Alpina dont près de 35 ont un site internet accessible.
  15. http://godf.montargis.free.fr/blog/index.php – Site de la loge « Les fervents du travail » du GODF à l’orient de Montargis – site non mis à jour.
  16. https://godf.re/ – site des loges du GODF de l’ile de la Réunion – très beau site très bien présenté avec des informations générales et spécifiques à la franc-maçonnerie à La Réunion.
  17. https://harmonie-evolution.com Site de la loge Harmonie Evolution à l’orient de Cholet (GODF)
  18. https://harmonio.fr/ – site de la loge « Harmonio » du GODF à l’orient de Pau. « Loge mixte du GODF travaillant au REAA où les sujets de symbolisme et de sociétés s’articulent dans une pensée analogique menant à cette compréhension égrégorienne. »
  19. http://hermesthot.fr – site de la R:. L:. HERMES THOT, Membre de la Grande Loge Mixte de France
  20. http://hiram-rite.fr/ – Site de la loge « Hiram » qui travaille au Rite Initiatique Traditionnel Ecossais ; « Hiram est une loge composée de Frères insatisfaits des discours habituels ressassés depuis des décennies sur les divers symboles composant l’ossature des rituels. Etudiant les témoignages laissés par nos ancêtres tout au long des millénaires, ils se sont aperçus que tous véhiculaient, sous des formes différentes, un message très particulier et que celui-ci était identique à lui-même au fil des siècles. Ils se sont également aperçus que la Franc-Maçonnerie en était détentrice mais que sa lecture en était déformée sinon occultée. La pensée rationaliste et la conception matérialiste de la vie avaient fait des ravages dans la pensée des hommes… ». Ce site reçoit régulièrement depuis plusieurs années plus de 400 visiteurs par jour.
  21. http://jeanbaptistekleber.com/ – Site de la RL Jean-Baptiste Kléber à l’orient de Moscou de la GLTMF. « Née d’un projet initié en 2017, la loge Jean-Baptiste Kléber ouvre officiellement en janvier 2019. L’Atelier répond à la problématique de “désert maçonnique francophone” qui se pose sur Moscou et ce alors que deux obédiences françaises sont pourtant depuis de nombreuses années présentes en Russie et que la franc-maçonnerie y est présente depuis plusieurs siècles.« 
  22. https://jtd.fmtl.fr/accueil – Site de la Loge Jean Théophile Désaguliers (orient de Neuilly-sur-Seine) de la Loge Nationale Française – site non mis à jour.
  23. https://labienfaisance.re/ – Site de la loge La Bienfaisance – du GODF – à l’orient de Saint Pierre le Tampon (La Réunion) – très beau site bien présenté et documenté
  24. http://labonneintelligence.fr/ – site de la loge « La bonne intelligence » du GODF à l’orient de Montpellier – site bien documenté.
  25. https://laperseverance.org/ – Site de la RL La Persévérance à l’orient de Saumur – GODF. En filiation avec la loge Saint-Louis de La Gloire (créée en 1745), La Persévérance existe depuis 1865.. Site basique et agréable destiné à faire connaître la loge aux futurs candidats.
  26. http://lcommune.free.fr/ – Page de la RL Commune à l’orient de Paris – GODF – dernière maj date de 2004 – une planche sur le fil à plomb
  27. https://lodgefoc.com/ site de la loge anglophone « Freedom of conscience » du GODF à l’orient de Londres qui a la vocation de servir de point de rencontre et d’accueil pour les francs-maçons et franc-maçonnes de tous horizons.
  28. http://la-parfaite-union.over-blog.com/ – Site de la RL « La parfaite Union » du GODF à l’orient de 77-Lagny. Site avec publicités.
  29. https://lasinceritelogeconservatoire.dnrf-gddg.org/ – Site de la RL « La Sincérité », – « Loge Conservatoire de l’Ordre » – placée sous les auspices et la juridiction du « Directoire National Rectifié de France Grand Directoire des Gaules » ; elle travaille au 4ème Grade du Régime, « œuvrant », au titre de sa nature et de son identité initiatique, en tant que loge de Maître Écossais de Saint-André. »
  30. http://latelier.ecossais.free.fr/ site de la loge « L’atelier écossais » du GODF à l’orient d’Etampes
  31. https://la-triple-fraternite.fr/ Site de la loge des françs-maçons de la RL La Triple Fraternité à l’orient d’Orléans, membre du GODF. Cette loge est née en 1990 d’un essaimage de la loge « Etienne Dolet ».
  32. http://la-zelee.com/ – Site de la RL « La zélée » à l’orient de Bayonne du GODF qui fête cette année ses 250 ans d’existence.
  33. https://ldi-nc.nc/ – site de la loge « Lumière des iles » du GODF à l’orient de Nouméa (Nouvelle Calédonie). A signaler sur ce site une planche intitulée « La jeunesse délinquante calédonienne a-t-elle un avenir ? Avons-nous les réponses appropriées ?« 
  34. https://legaiac.nc/ – Site de la RL « Le Gaiac » de la Grande Loge de France à l’orient de Nouméa (Nouvelle Calédonie) créée en 1998.
  35. http://lereveilanicien.free.fr/ Site de la loge Le Réveil Annicien, loge du GODF installée au Puy en Velay en Haute-Loire.
  36. http://lesconstructeursphilosophiques.fr/ Site de la Loge « Les constructeurs philosophiques » du GODF à l’orient de Corbeil-Essonnes (91) créée en 1973.
  37. https://les3h.org/ Site de la loge « Les trois H » du GODF à l’orient du Havre .
  38. https://lesenfantsdeleonard.fr – site de la Respectable Loge « Les Enfants de Léonard», loge mixte du Grand Orient de France, située à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes)
  39. https://lodgefoc.com/ site de la loge anglophone « Freedom of conscience » du GODF à l’orient de Londres qui a la vocation de servir de point de rencontre et d’accueil pour les francs-maçons et franc-maçonnes de tous horizons.
  40. https://loge-equerre.org/index.html, site de la loge Equerre du GODF (créée en 1887) à l’orient de Moulins (Allier)
  41. http://logefemininemontreal.com/ – Site de la RL MOKIDJIWAN de la GLFF à l’orient de Montréal. « Mokidjiwan est un mot qui vient du langage des Algonquins, une tribu d’Amérindiens de la Réserve de Pikogan en Abitibi, au Québec, qui signifie eau, source, courant d’eau claire plein de mouvement et d’énergie.« 
  42. https://logehiram.org.uk/ – Site de la loge Hiram du GODF à l’orient de Londres. Site bilingue, of course !
  43. https://logelasagessegrenoble.home.blog/ – Site de la RL La Sagesse n°25 – Grenoble – D.N.R.F.-G.D.D.G.
  44. http://logelephoenix.com/index.html – Site de la loge « Le Phoenix », à l’orient de Montréal de la Grande Loge Nationale du Canada (Membre du CLIPSAS) – « Laïque, mixte, le Phoenix est attaché à la liberté absolue de conscience et combat le racisme et les actes non démocratiques.« 
  45. https://logelephenixnamur.wordpress.com/ – Site de la RL Le Phénix à l’orient de Namur (Belgique). Loge libre qui travaille au rite écossais primitif.
  46. http://loge-prometheus.fr/ – Site de la loge Prometheus, loge d’études et de recherches de la Province de Provence Méditerranée de la Grande Loge Traditionnelle de France.
  47. https://logescaen.pagesperso-orange.fr/ Site de deux des loges maçonniques du GODF « Union et fraternité » et « Thémis »
  48. https://logiamozart.info/ Site de la loge hispanophone « Mozart » du GODF à l’orient de Madrid.
  49. https://louisdeclermont.fmtl.fr/ – site de « la Loge d’études et de recherches , de la Loge Nationale Française, se consacrant à l’étude de la tradition maçonnique française. »
  50. http://lumieres.et.laicite.over-blog.com/ – Site de la loge « Lumières et laïcités » du GODF avec comme objectifs « Promouvoir la laïcité et la mixité au sein du monde profane et encourager la création de loges mixtes au Grand Orient de France » – A signaler des contributions très personnelles sur des sujets de société. Publicités.
  51. https://masoneriavalencia.com/ Site de la loge hispanophone « Blasco Ibáñez » du GODF à l’orient de Valencia (Espagne).
  52. https://nichirenge.wixsite.com/nuits-de-memphis Site de la RL Nuits de Memphis (région toulonnaise – Var) de la fédération des loges libres et souveraines. Informations générales sur la franc-maçonnerie – Espace réservé pour les membres de la loge.
  53. https://phare-amitie.fr/ Site de la loge Le Phare de l’amitié de la Grande Loge Mixte de France à l’orient du Havre créée vers l’année 2000. Site relativement pauvre en informations.
  54. https://philosophie-cosmopolite.org/ – Site de la loge Philosophie cosmopolite du GODF à l’orient de Nice travaillant au RER. Cette loge a été créée en 1863. Le site est riche d’informations.
  55. https://republiquemalouine.com/ – site de la loge « La République malouine » du GODF à l’orient de Saint-Malo.
  56. https://riteecossaisrectifie.ch/ – Site de la RL La Discrétion (loge de Genève du DNRF-GDDG)
  57. https://rl-phaleg.fr/ – Site de la loge « Les Enfants de Phaleg » situé à Presles (95590) et appartenant à la Grande Loge Mixte Nationale. « Dans l’historiographie biblique, Phaleg, descendant de Seth puis Noé par Héber, est de noble lignée et, architecte repentant de la Tour de Babel, est ainsi pardonné.« 
  58. http://rl-phenix.eklablog.com/ – Site de la loge Phénix à l’orient de Perpignan – La loge Phénix est une loge indépendante travaillant au rite Français dit rite Moderne en 7 grades (3 degrés en loge bleue et 4 ordres en chapitre).
  59. https://sapientiacordis.ch/ – Site de la loge Sapienta Cordis (La Sagesse du Cœur) de la Grande Loge Suisse Alpina à l’orient de Genève qui travaille au Rite Français Moderne.
  60. https://secretariaheracles.wixsite.com/heracles – site de la loge hispanophone « Heracles » du GODF à l’orient de Malaga (Espagne)
  61. https://sites.google.com/site/artetscience/ – site de la loge « Art et science » du GODF à l’orient de Paris
  62. https://sites.google.com/site/les2mondesbrioude/home – Site de la loge « Les deux mondes » du GODF, orient de Brioude (Haute Loire)
  63. https://sites.google.com/site/rambouilletgodf/ Site consacré à la loge « Amitié discrète » du GODF à l’orient de Rambouillet
  64. https://starofthe2worlds.org/ – Site anglophone de la RL Etoiles des Deux Mondes à l’orient de Fort Lauderdale (Floride – USA) du GODF
  65. https://tdh2078.quebec/ – Site de la RL « Terre des Hommes » du Droit Humain du Canada à l’orient de Québec.
  66. https://uniondesinsoumis.fr/ – Site de la Loge « Jean Moulin – Union des Insoumins » (créée en 2011) de la GLMU à l’orient de 69300 – Caluire
  67. http://union.et.solidarite.free.fr/ – Site de la loge « Union et solidarité » du GODF à l’orient de Montluçon (Allier) – A signaler des pages intéressantes sur le patrimoine maçonnique local.
  68. https://volney.fr/ – Site de la RL Volney du GODF à l’orient de Laval (Mayenne). Cette loge porte le nom de Constantin-François Chassebœuf de La Giraudais, comte Volney, dit Volney (1757-1820) homme politique impliqué dans la Révolution Française et grand voyageur (en particulier en Egypte et en Syrie).
  69. https://vraydesir.fmtl.fr/ – site de « la Loge d’études et de recherches Le Vray Désir, lettre ד, de la Loge Nationale Française, maintenant rattachée aux Loges Nationales Françaises Unies, se consacrant à l’étude de la Maçonnerie rectifiée et particulièrement de ses sources »
  70. https://webmaster7206.wixsite.com/les-arts-reunis – Site de la loge « Les arts réunis » à l’orient de Grenoble du GODF
  71. https://williampreston.fmtl.fr/ – Site de la loge William Preston, lettre ב Loge d’études et de recherches de la Loge Nationale Française, se consacrant à l’étude des sources britanniques. »
  72. http://www.adp72.fr/ – Site de la loge Les amis du progrès à l’orient du Mans du GODF. Cette loge a été créée en 1883. C’est actuellement une loge mixte.
  73. https://www.af-lh.org/ – site de la RL Aménité et Fidélité, loge mixte du GODF à l’orient du Havre. Belle présentation, claire, aérée, documentée !
  74. https://www.amitiefraternite.com/ – Site de la RL « L’Amitié et Fraternité » du GODF à l’orient de Dunkerque. La page d’accueil est consacrée à l’ouvrage retraçant l’histoire de la loge créée en 1721. Il y a de nombreuses pages dans le domaine historique très intéressantes. Signalons une page consacrée aux acronymes maçonniques.
  75. https://www.amitol.fr/ – site de la RL « Amitié et Tolérance » de la GLDF avec quelques pages d’informations maçonniques bien documentées.
  76. http://www.architecture-partage-progres.sitew.fr/ – site de la loge « Architecture-Partage-Progrès » du GODF à l’orient de Saint-Germain-en Laye
  77. https://www.astrolabe.ma/ – Site de la RL Astrolabe de la Grande Loge Nationale Marocaine sise à Casablanca créée en 2011. Les dates des tenues ne sont pas actualisées – Peu d’informations.
  78. http://www.asturmason.es/ Site de la loge hispanophone « Rosario de Acuña » du GODF à l’orient de Gijon (Espagne) – site bien documenté.
  79. https://www.barcelonamarenostrum.org/ Site la la loge « Barcelona Mare Nostrum » , hispanophone, du GODF à l’orient de Barcelone – site non mis à jour.
  80. https://www.canuts.org/ – Site de la loge « Les Canuts – Vent de Fraternité » de la GLMF.
  81. https://www.conscienceetfraternite.com/ – Site de la RL Conscience et Fraternité à l’orient de Paris qui se réunit 8 rue de Puteaux 75017 Paris (GLDF) – nombreuses contributions.
  82. https://www.dnrf-aquitaine.com – site des loges d’Aquitaine du Directoire National Rectifié de France.
  83. http://www.etoiledes2mondes.org/ – Site de la RL « Etoile des deux mondes » du GODF à l’orient de Fort Lauderdale, Florida (USA). Loge créée en 2018. (Site trilingue)
  84. https://www.floreal-idf.fr/ – site de la RL Floréal à l’orient de Créteil du GODF – Le site ne semble plus mis à jour.
  85. http://www.flumenfraternitatis.ch/ – Site de la loge « Flumen fraternitatis ». (le fleuve de la fraternité – une des quatre fleuves mystiques du jardin d’Eden) créée en 1991 et membre de la Grande Loge Suisse Alpina.
  86. https://www.francmacon-grenoble.org/ – Site des principales loges de Grenoble des principales obédiences – Nombreuses informations disponibles.
  87. https://www.francmaconlangon.fr/ – Site de la loge « La Tolérance – La Réole » à l’orient de Langon (non loin de Bordeaux) (33) du GODF. « La Tolérance-La Réole établie à Langon en 1980 est issue de La Tolérance constituée à La Réole en 1887 qui elle même avait pris la suite de L’Humanité entre 1843 et 1852. Elle renoue à Langon le fil de la tradition maçonnique interrompu en 1853 par l’arrêt de l’activité de la loge La Fraternité. »
  88. https://www.franc-maconnerie-cannes.fr/ – Site de la RL Le Soleil de Lérins à l’orient de Cannes du GODF
  89. http://www.fraternite-essonnienne-universelle.org/ Site de la loge « Fraternité essonienne » du GODF à l’orient d’Evry – site bien documenté – à signaler une page poésie maçonnique.
  90. https://www.gnarutowicz.org/index.php?id=4&lang=fr – version française du site en polonais de la RL « Gabriel Narutowicz » à l’orient de Cracovie (Pologne) du GODF ; loge créée en 1993 , mixte depuis 2017
  91. http://www.hiram-rite.fr/ – Site de la loge Hiram, loge indépendante et souveraine, qui pratique le Rite Initiatique Traditionnel Ecossais. Plusieurs chapitres : Qui sommes-nous ? Quelques concepts fondamentaux – La pensée traditionnelle face aux courants de la pensée moderne – L’Homme Zodiacal – L’Initiation – Questions/Réponses – Chambre du Symbole – L’Initiation féminine – Bibliographie
  92. http://www.hph-fougeres.com/ Site de la loge « Humanité-Pierre-Harmonie » du GODF à l’orient de Fougères.
  93. http://www.humanite-future.fr/ Site de la loge Humanité Future du GODF de Paris ; à signaler la publication sur ce site d’extraits des travaux de la loge. A noter un article sur Pierre de Coubertin particulièrement laudateur (étonnant quand on connaît les sympathies nazies du personnage)
  94. http://www.intime-fraternite-tulle.com/ – site de la loge « Intime fraternité » du GODF à l’orient de Tulle.
  95. http://www.jean-jaures.fr/ Site de la loge Jean Jaurès du GODF à l »orient de Nogent-sur-Marne ; site non mis à jour !
  96. http://www.la-tolerance.com/ – Site de la RL La Tolérance à l’orient de Pau, du GODF
  97. http://www.lafraternite1798.ch/ Site de la loge « Saint-Jean-la-Fraternité » du GODF à l’orient de Genève
  98. https://www.latolerance.ch/ – Site de la RL La tolérance à l’orient de Porrentruy, portant le N° 29, membre de la Grande Loge Suisse Alpina (GLSA). Plusieurs chapitres : l’histoire de la loge créée en 1880, des planches de symbolisme, des informations sur la GLSA.
  99. https://www.laveritedemaat.fr/ – Site de la loge « La Vérité de Maat » de la GLMF à l’orient d’Annecy qui travaille au RAPMM. Site bien organisé et documenté.
  100. https://www.lavraieunion.ch/ – Site de la loge La vraie union à l’orient de Nyon de la Grande Loge Suisse Alpina fondée le 5 mai 1787.
  101. http://www.lepharesoissonnais.org/ Site de la loge « Le phare soissonnais » du GODF à l’orient de Soissons.
  102. https://www.lesamisphilosophesreims.com Site de la loge d’études et de recherche HUMANISME ET PERSPECTIVES de la région GRAND EST du GODF. Il est basé à REIMS. C’est un centre de ressources documentaires ouvert aux sciences humaines et sociales et à certains travaux maçonniques. Publication régulière d’une NEWSLETTER LES AMIS PHILOSOPHES. Site gratuit et strictement réservé aux maçons et maçonnes toutes obédiences confondues et de tout grade. IL FAUT IMPÉRATIVEMENT S’INSCRIRE POUR Y ACCÉDER.
  103. http://www.liberte-par-le-travail.fr/wp/ Site de la loge « Liberté par le travail » du GODF ; site à la présentation originale avec la présentation d’extraits des travaux ;
  104. https://www.loge-giordano-bruno.com/ Site de la loge « Giordano Bruno » du GODF à l’orient de Le Perreux-sur-Marne. A signaler que Giordano Bruno (1548-1600), fut un dominicain suspecté d’hérésie, poète, philosophe qualifié de panthéiste. Giordano Bruno est mort sur le bûcher au Campo de’ Fiori à Rome. Il compte au nombre des martyrs de la pensée.
  105. https://www.loge-horakhti.fr/ – Cette adresse aboutit au même site que l’adresse www.temple-philosophique.fr – Selon le site hiram.be (en 2012) : « La Loge Horakhiti travaille à Paris au Rite Misraïm (filiation Osselin-Ambelain), grâce à une Patente régulièrement accordée par le Souverain Sanctuaire des Traditions Initiatiques de la Vieille Egypte, Conservatoire légitime de diverses filiations de ce qu’il est convenu d’appeler la Maçonnerie Egyptienne. Cette Franche et Souveraine Loge (selon la mention affichée sur son site) refuse de s’inscrire dans tout projet obédientiel, source principale sinon unique de toutes les turbulences qui agitent le monde maçonnique et lui font oublier sa véritable personnalité. Ses membres, des Soeurs et des Frères puisque la Loge est mixte, seraient issus de la Grande Loge Indépendante et Souveraine des Rites Unis. Le titre de la Loge fait référence à l’Horus des deux horizons représenté sous la forme d’un faucon.
  106. https://www.loge-ptl.ch/ – Site de la loge Post Tenebras Lux de la Grande Loge Suisse Alpina à l’orient de Zurich fondée en 1970. Loge francophone.
  107. http://www.loges-maconniques.ch – Site de La Loge PENSÉE ET ACTION, Loge Maçonnique Valaisanne, membre de la Grande Loge Suisse Alpina
  108. https://www.logiaconstantealona.org/ Site de la loge « Constante Alona » hispanphone du GODF à l’orient d’Alicante ; la loge Constante Alona fait partie des 11 loges espagnoles membres du GODF ;
  109. https://www.logiasietedeabril.org/ – site de la loge hispanophone « Siete de Abril » du GODF à l’orient de Madrid (Espagne) ; la décision de créer cette loge fut prise le 7 avril 2005.
  110. http://www.lumieredecosse.org/index.html – site de la loge « Lumière d’Ecosse » du GODF à l’orient de Cannes.
  111. https://www.lusankya.fr/ – Site de la RL Lusankya N°362 de la Grande Loge Mixte de France à l’orient de 34120 – Pézenas. Ce site est réservé aux sœurs et aux frères (possibilité de solliciter une inscription – adresse courriel : contact@lusankya.fr). Lusankya est le nom d’un vaisseau spatial dans la fiction Star wars. Cette loge souhaite innover dans l’organisation des travaux maçonniques ; elle a également l’intention d’organiser des cafés philo.
  112. http://www.phoebus-ads.org/ – Site de la loge « Phoebus » du GODF créée en 1928 à l’orient de Chaville
  113. http://www.planete-bleue-godf.org/ – Site de la loge « Planète bleue » du GODF à l’orient de Vénéjan (Gard)
  114. https://www.science-solidarite.org/ site de la loge « Science et solidarité » du GODF à l’orient de Cannes
  115. http://www.sjj-nancy.fr/ Site de la loge Saint-Jean de Jerusalem du GODF à l’orient de Nancy
  116. https://www.theleme.eu/ – Site intitulé Thélème Association – Les Loges de St Avold – Sa présentation précise « Thélème Association poursuit des buts essentiellement philanthropiques, philosophiques et progressifs. Pour ce, elle se donne les moyens de gérer tant en matière mobilière qu’immobilière les locaux dans lesquels elle se réunit.« . A la lecture on comprend qu’il s’agit essentiellement des loges du GODF. Site clair avec différents articles d’opinions et une revue de l’actualité générale.
  117. http://www.tolerance-fraternite.ch/ – Site de la loge Tolérance et Fraternité de la Grande Loge Suisse Alpina à l’orient de Genève. Le site permet l’accès à de nombreux travaux de loge.
  118. https://www.triple-union-et-amitie.fr/ – Site de la loge Triple union et Amitié du GODF à l’orient de Voiron (Isère). Site clair, bien construit avec la possibilité de consulter de nombreux travaux.
  119. https://www.trusatiles.org/ blog de la loge des « Meuniers de la Tiretaine » de la Grande Loge Nationale Française à l’orient de Chamalières (63) qui travaille au rite français
  120. http://www.unionfrancaise.org/ – site de la loge Union française N°17 à l’orient de New-York – Grande Loge de l’État de New York, F.’. & A.’. M .’.
  121. http://www.unite-argenteuil.fr/ Site de la loge « Unité » du GODF à l’orient d’Argenteuil

Je vous propose de donner votre avis en sélectionnant le site qui vous paraît le plus original.

PS : Il est possible que certains sites m’aient échappé ; merci de le signaler et toutes mes excuses pour les loges concernées !

Des exemples de sites réussis :

Qu’est-ce que le temps ? Une réflexion à partir de St Augustin

Au IV-Vème siècle de notre ère, au livre XI de ses Confessions, Saint Augustin écrit la chose suivante : « Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne m’interroge, je le sais ; si je veux répondre à cette demande, je l’ignore. » Ce passage, qui fait débuter le texte, pose d’emblée le thème du temps, et précisément sa définition, que l’on est bien incapable de donner.
Il commence par reconnaître que le temps est une notion complexe, difficile à saisir, et qu’il se distingue de la réalité de l’éternité. Pour Augustin, l’éternité de Dieu n’a ni commencement ni fin, tandis que le temps est caractérisé par sa finitude et sa subjectivité. Cette réflexion nous conduit à nous poser la question fondamentale : Qu’est-ce que le temps ?

Le temps et ses divisions
Augustin poursuit sa réflexion en abordant les trois dimensions du temps à travers lesquelles l’âme humaine l’expérimente : la mémoire (le passé), l’attention (le présent), et l’attente (le futur). Il explique que ces trois dimensions sont des processus mentaux, et non des réalités objectives. Le passé, en tant que souvenir, vit dans la mémoire, le futur, en tant qu’anticipation, se projette dans l’imagination, et le présent, en tant que perception consciente, est vécu par l’âme. Cependant, il souligne que le passé et le futur n’ont pas de réalité propre. Le passé n’existe plus, et le futur n’est pas encore. Seul le présent a une existence réelle, mais il est constamment en mouvement, toujours sur le point de devenir passé.

Le véritable présent est un instant fugitif, indivisible, sans aucune étendue de durée, qui passe si rapidement du futur au passé qu’il n’a aucun espace propre.

St Augustin
Saint Augustin dans son cabinet de travail, par Botticelli Eglise Ognissanti, Florence

Pour Augustin, le présent est donc insaisissable, car il n’est qu’une transition entre le passé et le futur. Il explique que le présent de l’âme se compose d’un présent du passé (mémoire), d’un présent du présent (perception) et d’un présent du futur (attente). Ainsi, le temps n’est pas une entité extérieure ou objective, mais un phénomène lié à la perception de l’âme humaine.

Ainsi, pour Augustin, le temps ne se limite pas à une succession d’événements externes, mais dépend de la manière dont l’esprit humain se rapporte à eux. L’âme vit le temps dans une tension constante entre le passé, le présent et l’avenir. Mais ce rapport au temps peut être paradoxal : l’homme ressent une pression constante, et cette expérience du temps est souvent perçue comme une souffrance, car il n’y a jamais de moment qui puisse être pleinement saisi et vécu.

Augustin va plus loin en se demandant si Dieu a créé le temps. Selon lui, Dieu est extérieur au temps. Le temps, comme toute création, a eu un commencement ; il n’a pas existé de toute éternité. Ainsi, Dieu, en créant l’univers, a aussi créé le temps. Cependant, la question se pose alors de savoir si le temps existait avant la création du monde. Augustin répond que, dans la mesure où le temps est lié au mouvement et à la succession des événements, il ne peut exister avant la création de ces événements. Le temps, pour Augustin, est donc un phénomène lié à l’existence et à la succession des choses créées.

Augustin, dans sa vision chrétienne, lie aussi la question du temps à la finalité ultime de l’histoire humaine. Il considère le temps comme un processus qui mène à la rédemption et à la fin des temps. Le temps, en tant que phénomène créé, est donc orienté vers une fin : la rencontre définitive avec Dieu dans l’éternité. Cette dimension eschatologique du temps permet à Augustin de poser une perspective d’espérance pour l’humanité, qui trouve son salut au-delà du temps, dans l’éternité divine.

La réflexion de Saint Augustin sur le temps dans le Livre XI des Confessions met en lumière la complexité de la question, entre subjectivité de l’expérience humaine du temps et réalité objective de l’éternité divine. Pour lui, le temps est à la fois un phénomène réel et une illusion, un processus lié à la création du monde, mais aussi une réalité relative à l’âme humaine. En posant ces questions, Augustin cherche à concilier la foi chrétienne et la philosophie, tout en explorant les limites de la compréhension humaine face à l’infini de Dieu et à l’éternité.

Blaise Pascal dans son opus De l’esprit géométrique ne manque pas de souligner l’ambiguïté d’une définition du temps : Ainsi, si l’on avance ce discours : « Le temps est le mouvement d’une chose créée »; il faut demander ce qu’on entend par ce mot de temps, c’est-à- dire si on lui laisse le sens ordinaire et reçu de tous, ou si on l’en dépouille pour lui donner en cette occasion celui de mouvement d’un chose créée. Que si on le destitue de tout autre sens, on ne peut contredire, et ce sera une définition libre, ensuite de laquelle, comme j ‘ai dit, il y aura deux choses qui auront ce même nom.

Le temps chrétien est une durée originale par rapport au temps commun, étant donné que le temps chrétien entend le moduler sans pour autant rompre avec lui. Il sera alors utile de préciser comment se structure
l’expérience chrétienne. Pour cela lire à partir de la p.162 le DICTIONNAIRE DE SPIRITUALITE ASCÉTIQUE ET MYSTIQUE DOCTRINE ET HISTOIRE

Pour mieux situer la pensée augustinienne dans le cadre contemporain, il est utile de la confronter à quelques propositions majeures du temps chez les philosophes modernes, ainsi que les perspectives des sciences contemporaines.

Les théories modernes du temps en philosophie ont été influencées par des débats sur la nature du temps (relatif ou absolu) et la manière dont il est perçu par les sujets humains.

Ce qui frappe chez Augustin, c’est que sa réflexion sur le temps n’a rien de cosmologique ni de physique — contrairement aux traditions antiques qui cherchaient à mesurer le mouvement des astres. Elle est d’abord une enquête sur l’expérience vécue du temps, c’est-à-dire sur la manière dont le temps se donne à la conscience. En cela, Augustin peut apparaître comme un véritable précurseur de la phénoménologie du temps, telle qu’elle sera développée bien plus tard par Heidegger et Husserl.

Martin Heidegger, dans son œuvre Être et Temps, aborde le temps sous un angle existentialiste. Il considère le temps comme étant intrinsèquement lié à l’existence humaine, particulièrement à l’idée de l’être-là (Dasein). Pour Heidegger, le temps est lié à la finitude de l’homme, qui sait qu’il va mourir. Ce rapport au temps, selon Heidegger, n’est pas simplement une abstraction intellectuelle, mais fait partie intégrante de l’expérience humaine de l’existence. La proximité avec St Augustin est tout aussi frappante, quoique sur un registre existentiel. Heidegger affirme que l’homme — le Dasein — n’est pas dans le temps comme une chose dans un contenant, mais qu’il est le temps. Exister, c’est être tendu vers un avenir, enraciné dans un passé, engagé dans un présent. La temporalité est le mode d’être de l’existence.
Augustin n’aurait pas dit autre chose, bien qu’il l’exprime dans un cadre théologique. La distentio animi traduit déjà l’idée que l’homme n’est jamais enfermé dans un présent ponctuel, mais toujours écartelé entre ce qu’il a été et ce qu’il espère. Pour Augustin, cela manifeste la condition finie de l’homme, en contraste avec Dieu, qui seul est éternité, « présent éternel » hors du temps. Pour Heidegger, cette même finitude se comprend comme un « être-vers-la-mort » : nous sommes des êtres temporels parce que notre existence est limitée et projetée vers une fin.
Ainsi, malgré leurs différences d’horizon — théologique pour Augustin, ontologique pour Heidegger —, tous deux font du temps le cœur même de la condition humaine.

On retrouve chez Edmund Husserl, dans ses Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps, une correspondance étonnante. Husserl montre que la conscience du temps n’est pas une suite d’« instants » isolés, mais un tissu où chaque moment est accompagné de rétentions (mémoire immédiate) et de protentions (anticipations). Le présent n’est jamais pur : il est toujours épaissi par ce qui vient de passer et ce qui est sur le point d’arriver. Or, Augustin avait déjà vu cela.
De part et d’autre, le temps objectif — celui des horloges — est pensé comme une construction secondaire, dérivée de ce temps vécu qui constitue notre conscience.
Edmund Husserl théorise le souvenir à l’aide d’un concept clef : la “rétention” ou “le souvenir primaire”. La rétention est une intentionnalité qui vise l’impression originaire : c’est un phénomène de la conscience. Comme l’explique Rudolf Bernet, “la conscience ne retient pas seulement le temps passé, mais elle se retient elle-même”.
« Ce que nous acceptons n’est pas l’existence d’un temps du monde, l’existence d’une durée chosique, ni rien de semblable, c’est le temps apparaissant, la durée apparaissant en tant que tels. Or ce sont là des données absolues, dont la mise en doute serait vide de sens. Ensuite, il est vrai, nous admettons aussi un temps qui est, mais ce n’est pas le temps d’un monde de l’expérience, c’est le temps immanent du cours de la conscience. Que la conscience d’un processus sonore, d’une mélodie que je suis en train d’entendre, montre une succession, c’est là pour nous l’objet d’une évidence qui fait apparaître le doute et la négation, quels qu’ils soient, comme vides de sens ».

Ajoutons Henri Bergson, le philosophe français, qui a élaboré une distinction fondamentale entre deux conceptions du temps : le temps « scientifique » (mesuré et quantifié, ce qu’il appelle le temps géométrique) et le temps vécu (ce qu’il appelle la durée). Selon Bergson, le temps vécu est celui de l’expérience subjective, celui que l’esprit humain perçoit. Cette vision rejoint la réflexion d’Augustin, qui insiste sur la subjectivité du temps, en particulier le passage incessant du présent au passé. Bergson défend l’idée que la durée (le temps vécu) est qualitative et ne peut être réduite à une simple mesure quantifiable comme le temps scientifique.

La réflexion de Saint Augustin sur le temps, bien qu’elle ait été formulée il y a plus de 1 500 ans, reste profondément pertinente. Elle trouve des échos dans la philosophie moderne et la science contemporaine, notamment dans l’étude de la subjectivité du temps et la relativité du temps. Comme Augustin, de nombreux philosophes contemporains, Bergson et Heidegger…, insistent sur la dimension subjective du temps. Pour eux, le temps n’est pas simplement un mécanisme externe mesurable (comme le pensait Newton), mais une expérience vécue qui dépend de l’être humain. Ils rejoignent Augustin, avec son accent sur la mémoire, l’attention et l’attente.

Toutefois, là où Augustin insiste sur la perception humaine du temps et son lien avec l’âme, les scientifiques contemporains, notamment avec la relativité d’Einstein et la mécanique quantique, traitent le temps comme une dimension objective et mesurable, régie par des lois universelles.

Pour Newton, le temps est absolu, homogène, universel. Il s’écoule indépendamment de la conscience humaine. Isaac Newton croyait à la réalité « substantielle » de l’espace et du temps. Selon lui, l’espace et le temps sont chacun une substance particulière, ce qui signifie qu’ils pourraient exister même si rien d’autre qu’eux n’existait.
Rien n’est plus éloigné de l’intuition augustinienne : le temps y est un cadre objectif, et non une expérience vécue.

La relativité restreinte et générale d’Einstein (1905 et 1915) a radicalement modifié ces compréhensions du temps. Cependant, là où Augustin parle de cette relativité dans un cadre de perception personnelle et intérieure, Einstein parle de la relativité du temps en termes d’observateur et de cadre spatial. : le temps cesse d’être absolu et devient relatif à l’observateur, indissociable de l’espace dans le continuum espace-temps.
Selon la théorie de la relativité, le temps n’est pas absolu et universel, comme le croyait Isaac Newton. Au contraire, le temps est relatif : il dépend de la vitesse de l’observateur et de la courbure de l’espace-temps. Un observateur en mouvement percevra le temps différemment de celui qui est au repos. Ce phénomène, appelé dilatation du temps, montre que le temps est étroitement lié à l’espace dans une structure qu’Einstein qualifie de « espace-temps ». Ainsi, le temps n’est plus une simple donnée objective, mais une dimension fluide qui varie en fonction du contexte.
Or, cette conception dite « réaliste du bloc » semble abolir l’importance du présent vécu, qui était au centre de la réflexion d’Augustin, Husserl et Heidegger. La théorie de la relativité générale montre que l’Univers n’est pas régi selon un ordre unique, mais selon une nébuleuse de temps «locaux». Ses équations permettent de calculer la différence qui existe entre eux et leur évolution les uns par rapport aux autres. Ce que nous appelons «maintenant», n’est qu’une bulle de temps autour de la Terre, si on la définit, par exemple en nanosecondes, elle s’étend seulement sur quelques mètres, en millisecondes sur quelques kilomètres. L’idée qu’il existe un «présent» défini à travers l’Univers est une extrapolation illégitime de notre expérience. Ce qu’Einstein a découvert peut-être de plus étrange, c’est que certains événements ne se situent ni entièrement dans le passé, ni entièrement dans le futur mais dans un intervalle entre les deux, une espèce de «présent étendu» dont la durée peut-être très longue: trente minutes sur Mars, huit années sur Proxima b… Il existe bien une trame indépendante qui tisse le temps: c’est le champ gravitationnel qui interagit avec tous les autres champs. Einstein l’appelait «la méduse». Mais ce champ n’est ni absolu, ni uniforme. Il se plisse comme les autres. Si les horloges ralentissent c’est parce que là où la gravité est différente, ce champ se déforme, il est élastique et s’étire là où le temps est plus long, se contracte là où il est plus rapide.

La mécanique quantique, qui décrit le comportement des particules subatomiques, introduit encore une nouvelle notion de temps. Contrairement à la relativité, où le temps est une dimension du continuum espace-temps, la mécanique quantique suggère que le temps au niveau microscopique n’est pas toujours linéaire ou continu. Les événements peuvent être superposés (état quantique superposé), et les phénomènes comme l’entrelacement quantique défient la compréhension traditionnelle du temps. Cela introduit une idée de non-linéarité et d’indétermination du temps qui, bien qu’elle semble lointaine de l’approche d’Augustin, rejoint l’idée d’une réalité du temps qui échappe à la perception humaine immédiate.

Étienne Klein : Démystifier le Temps, la Quantique et la Réalité

En thermodynamique, le temps est souvent vu comme une flèche irréversible, liée à l’entropie (la tendance des systèmes physiques à évoluer vers un état de plus grand désordre). Le deuxième principe de la thermodynamique stipule que l’entropie d’un système fermé ne cesse d’augmenter, ce qui introduit une direction du temps, celle du passé vers le futur, marquée par la perte d’énergie utilisable. Ce concept est en partie en accord avec la conception augustinienne selon laquelle le temps est une succession d’événements, mais en même temps, cette vision repose sur une idée de continuité objective du temps, qui contraste avec l’expérience subjective du temps.

Les développements récents de la physique théorique — comme ceux de Carlo Rovelli — suggèrent que le temps pourrait être une variable émergente, non fondamentale, résultant des relations entre systèmes physiques : « La nature profonde du temps reste, à bien des égards, un grand mystère, peut-être le plus grand de tous. La physique a déjà découvert des choses étonnantes à son sujet. La plus simple et la plus directe, c’est que le temps ne s’écoule pas à la même vitesse selon l’altitude: il passe plus rapidement en haut d’une montagne qu’en plaine. Étonnamment, cette idée se rapproche d’Augustin : le temps n’est pas une substance mais une modalité relationnelle, un effet du rapport au monde. »

Enfin, la question de l’éternité dans la pensée chrétienne d’Augustin, qui lie l’éternité divine à l’absence de temporalité, reste très distincte de l’approche scientifique contemporaine. En physique moderne, l’éternité n’est pas un concept qui trouve une place dans les équations, et les théories sont davantage axées sur la transformation du temps en fonction des conditions physiques et de l’espace.

Vous aurez compris qu’Augustin voyait le temps avant tout comme un phénomène subjectif, intrinsèquement lié à l’expérience humaine, et il le liait profondément à la mémoire et à la perception. La différence essentielle aujourd’hui réside dans le fait que la science, en particulier la relativité et la mécanique quantique, traite le temps comme une dimension objective, mesurable et gouvernée par des lois physiques universelles, indépendamment de l’observateur humain.

Auteur / ThéorieNature du tempsRapport passé / présent / futurRapport au sujetRapport à l’éternité / absolu
Saint Augustin (Confessions XI)Nous ne mesurons pas les choses elles-mêmes, écrit-il, mais « quelque chose dans notre esprit », le temps est un flux de conscience.  Le passé existe sous la forme de la mémoire (memoria), le futur sous la forme de l’attente (expectatio), et le présent sous la forme de l’attention (attentio). Cette triade, mémoire–présent–attente, structure notre rapport temporel.Il appelle cela une distentio animi,  une « distension de l’âme ».Seul Dieu est hors du temps, éternel présent
Kant Forme a priori de la sensibilité, condition de l’expérienceUniverselle et nécessaire, pas subjective au sens psychologiqueTemps = condition humaine, pas applicable aux choses en soi
HusserlTemps = structure de la conscience intentionnelleDans ses Leçons sur la conscience intime du temps (1905), une correspondance étonnante. Husserl montre que la conscience du temps n’est pas une suite d’« instants » isolés, mais un tissu où chaque moment est accompagné de rétentions (mémoire immédiate) et de protentions (anticipations). Le présent n’est jamais pur : il est toujours épaissi par ce qui vient de passer et ce qui est sur le point d’arriver.Le temps est le mode même de la consciencePas de référence théologique, mais analyse descriptive de l’expérience
HeideggerDans Être et Temps (1927), la temporalité est un mode d’être du Dasein (être-vers-la-mort)Futur (projet), passé (avoir-été), présent (être-là)L’existence humaine est tempsTemporalité radicale, pas d’éternité divine mais authenticité de l’être
NewtonTemps absolu, homogène, universelFlux continu et identique pour tousIndépendant de la conscience humaineTemps absolu, cadre de la création
Einstein (Relativité)Dimension de l’espace-temps, relative à l’observateurPassé, présent et futur coexistent dans le « bloc universel »Observateur local mesure le temps, mais structure indépendantePas d’éternité, mais un continuum spatio-temporel
Physique contemporaine (Rovelli, etc.)Le temps peut être émergent, relationnelPas de « présent universel » ; dépend des interactionsDépend des relations et systèmes physiquesTemps non fondamental, pas d’absolu intemporel

La conception du temps, chez Augustin, se place ainsi dans un cadre plus spirituel et psychologique, alors que dans la physique moderne, elle se présente comme un phénomène physique et mathématique fondamental pour comprendre l’univers.

Illustration de l’article : Hommage à Tautavel, 1981 de Pierre-Yves TRÉMOIS

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1905–2025 : la laïcité, mémoire vive et avenir commun

Frères, Sœurs, amies et amis de la liberté intérieure,
il y a cent vingt ans, la République traça une ligne claire pour que chacun avance sans crainte sur le chemin de sa conscience. La loi du 9 décembre 1905 n’a pas fermé des portes, elle en a ouvert.

Elle n’a pas arraché la foi des cœurs, elle l’a délivrée de la tutelle des pouvoirs. Depuis, la vie commune respire mieux quand l’État se tient à égale distance des croyances et quand les croyants comme les non-croyants se reconnaissent d’abord citoyens.

Cette respiration tient à trois exigences qui ne se résument pas à des slogans.

La liberté, d’abord, qui protège la conscience autant que le culte et laisse à chacun le loisir de croire, de douter ou de se taire.

La neutralité publique, ensuite, par laquelle l’autorité ne subventionne ni ne dirige les cultes, n’entre pas dans les querelles théologiques et sert chaque usager avec la même égale attention.

Enfin, le pluralisme, non comme simple tolérance mais comme reconnaissance mature qu’aucune vérité spirituelle ne peut être adoubée par l’État. Ces principes ne dressent pas des murs, ils dessinent l’espace où la rencontre devient possible.

Notre histoire a mis du temps à trouver cette juste mesure. De la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui consacre la liberté d’opinion « même religieuse », au Concordat de 1801 qui tenta un compromis, des grandes lois scolaires des années 1880 qui ouvrirent l’école à tous jusqu’à la séparation de 1905, puis à l’inscription de la laïcité dans les textes constitutionnels en 1946 et au rappel, en 2004, d’un cadre apaisé pour l’école publique, chaque étape a cherché l’équilibre entre l’élan spirituel des personnes et la paix civile. Cet héritage n’est pas un musée : il vit dans la manière d’enseigner sans catéchiser, d’administrer sans préférence, de débattre sans humilier.

Car la laïcité n’est pas une posture d’hostilité.

C’est un climat, une manière d’habiter la cité. Elle protège le secret de l’âme et elle apaise la rencontre. Elle rend possible le dialogue parce qu’elle interdit la contrainte ; elle relève les consciences parce qu’elle refuse les hiérarchies de vérité imposées par la force.

L’article 1er de notre Constitution rappelle que la France est « indivisible, laïque, démocratique et sociale »

Le Préambule de 1946 et la Déclaration de 1789 disent que la liberté de conscience n’est pas un privilège mais un droit naturel. Ce n’est pas un vernis juridique : c’est l’ossature d’une société qui ne demande à personne de renier ce qu’il est pour appartenir à la communauté politique.

On affirme parfois que la laïcité divise. C’est l’inverse lorsqu’on la comprend.

Elle ne réclame pas qu’on renonce à ses convictions ; elle exige qu’on reconnaisse à l’autre la même profondeur de conscience que l’on réclame pour soi. Elle ne gomme pas les différences ; elle apprend à les accueillir sans les transformer en frontières.

C’est notre laïcité à la française : non pas indifférence molle, mais neutralité active de l’État ; non pas nivellement, mais universalisme hospitalier ; non pas crispation, mais art de la mesure. Elle n’oppose pas le spirituel au politique : elle maintient chacun à sa juste place pour que tous puissent respirer.

À l’heure où les passions s’enflamment vite et où l’invective remplace trop souvent l’argument, il nous revient de la défendre autant que de la célébrer. Défendre, non par la raideur mais par la clarté ; non contre des personnes, mais contre les confusions. À l’école, cela signifie un cadre serein où l’on apprend à penser par soi-même. Dans les services publics, une impartialité tangible qui se voit et se ressent. Dans l’espace civique et numérique, une parole ferme contre les haines, patiente dans l’explication, rigoureuse dans le droit. Partout, la même délicatesse : écouter sans juger, contredire sans mépriser, tenir la loi sans humilier.

Pour ce 120e anniversaire, 450.fm n’invite pas seulement à se souvenir : nous appelons à faire vivre et à défendre la laïcité, non comme un mot d’ordre mais comme une politesse de l’esprit et un art de la rencontre. Qu’elle inspire nos choix, qu’elle adoucisse nos désaccords, qu’elle rende à la conversation française son goût de la mesure et sa promesse d’humanité. C’est ainsi que la mémoire deviendra avenir, et que l’idéal de 1905 demeurera notre bien commun.

Fraternellement
La rédaction

La maçonnerie cubaine élit un nouveau Grand Maître de la Loge au milieu de disputes internes

De notre collègue fr.cibercuba.com

La Franc-maçonnerie cubaine élit Manuel Valdés comme nouveau Grand Maître au milieu de tensions internes et de surveillance étatique. Les maçons exigent le respect de l’élection et craignent des interférences extérieures. Dans les communications, les maçons célèbrent la fin du précédent leadership et annoncent que la session se poursuivra pour formaliser les étapes suivantes, tandis que ils demandent aux autorités de reconnaître le résultat.

Captura de Facebook

Les communiqués rappellent que lors de précédentes occasions — après l’imposition d’Urquía — les décisions de la Chambre Maçonnique n’ont pas été reconnues, ce qui a alimenté le différend à l’origine de l’élection de Valdés.

Le contexte a été décrit comme une « lutte sans précédent » au sein de l’institution.

Ils dénoncent que l’ancien dirigeant, Filema, aurait tenté d’ouvrir la Chambre sans la présence des loges qui ont été suspendues après avoir voté pour sa destitution, et que la majorité exige un processus avec tous les représentants.

En parallèle, ils signalent que la Sécurité de l’État surveillerait les environs du siège et les domiciles de certains membres, ce qui susciterait des craintes d’interventions ou d’arrestations si les maçons “imposent la démocratie”.

Captura de Facebook

Les communications assurent que, si l’élection n’est pas validée, le conflit s’intensifiera en une « bataille internationale » dans le domaine maçonnique.

L’élection de Manuel Valdés se présente donc comme un tournant pour la Grande Loge de Cuba : ses promoteurs la célèbrent comme un pas vers une “deuxième indépendance” de la franc-maçonnerie par rapport aux ingérences extérieures à l’institution, et comme un retour à la normalité statutaire.

Captura de Facebook

La Franc-maçonnerie cubaine, frappée en 2024 par le scandale de corruption impliquant l’ancien Grand Maître Mario Urquía Carreño, traverse aujourd’hui une grande crise. Le scandale a généré une crise de réputation au sein de la Franc-maçonnerie cubaine, aggravée par l’ingérence du régime dans ses affaires internes. La Grande Loge de Cuba fait face à un discrédit public et à une division interne, ainsi qu’à une intervention de l’État perçue comme une tentative de contrôler l’institution.

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Ariane sauve Thésée grâce à son fil : une allégorie maçonnique de la quête initiatique

Dans les méandres de la mythologie grecque, l’histoire d’Ariane et Thésée résonne comme un écho intemporel, bien au-delà de son cadre héroïque. Ce récit, où Ariane offre à Thésée une pelote de fil pour triompher du Minotaure dans le labyrinthe de Crète, transcende sa narration épique pour devenir une puissante allégorie dans l’univers maçonnique. Pour les Francs-maçons, ce mythe illustre la quête initiatique, le passage des ténèbres à la lumière, et la fraternité comme guide spirituel.

À travers les symboles du fil, du labyrinthe et de la victoire sur la bête, ce conte antique offre une leçon intemporelle sur la transformation intérieure, un thème central des loges. Explorons cette interprétation, où chaque élément se pare d’une signification ésotérique profonde.

Le labyrinthe : symbole du chemin initiatique

Icare et Dédale

Le labyrinthe de Dédale, conçu pour enfermer le Minotaure, est bien plus qu’une prison physique dans la tradition maçonnique. Il représente l’âme humaine, un dédale intérieur où règnent confusion, passions et ignorance. Thésée, héritier d’Athènes, choisit d’y pénétrer pour mettre fin aux sacrifices humains, acte symbolisant le désir de surmonter les instincts brutaux. Pour les maçons, entrer dans le labyrinthe équivaut à l’initiation : un voyage volontaire vers l’inconnu, où l’apprenti abandonne ses certitudes pour affronter ses ombres.

Ariane abandonnée par Thésée Angelica Kauffmann, avant 1782 Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde

Le fil d’Ariane, offert par la fille de Minos, devient alors l’outil de salut. Dans les loges, ce fil évoque la lumière de la connaissance, transmise par la fraternité. Comme le vénérable maître guide les néophytes avec sagesse, Ariane – figure féminine de compassion – fournit à Thésée le moyen de ne pas se perdre. Ce symbole rappelle les outils maçonniques : l’équerre (rectitude) et le compas (modération) aident à tracer un chemin sûr, tandis que le fil d’Ariane incarne la tradition orale, fil conducteur des enseignements secrets.

Le Minotaure : la bête intérieure à dompter

Le Minotaure, mi-homme mi-taureau, est la personnification des bas instincts : colère, avidité, violence. Thésée le terrasse avec courage, un acte qui résonne avec le travail maçonnique de polir la « pierre brute » – l’ego non maîtrisé – pour en faire une « pierre cubique », symbole de perfection morale. Cette victoire n’est pas seulement physique ; elle symbolise la maîtrise de soi, un pilier de l’initiation.

Dans les rituels, les épreuves traversées par Thésée évoquent les degrés maçonniques. Le combat contre le Minotaure représente le premier degré, où l’apprenti affronte ses démons. Le fil d’Ariane, lui, guide vers les degrés supérieurs, où la lumière croît. Pour les maçons, tuer la bête signifie transcender la matérialité pour atteindre l’harmonie avec le Grand Architecte de l’Univers (GADU), une quête spirituelle qui demande persévérance et humilité.

Ariane : la fraternité comme lumière

Thésée, Athéna et le Minotaure

Ariane, trahissant son père Minos par amour, incarne la fraternité maçonnique – un lien qui transcende les liens familiaux profanes. Son sacrifice, offrir le fil malgré le danger, reflète l’engagement des frères à soutenir les initiés. Dans les loges, ce soutien se manifeste par les enseignements symboliques et les rituels collectifs, où chaque membre contribue à l’élévation de l’autre. Cependant, l’histoire ne s’arrête pas à la délivrance.

Thésée, après avoir épousé Ariane, l’abandonne sur Naxos, un détail qui intrigue. Pour les maçons, cela peut symboliser une étape de l’initiation : la séparation d’avec les aides extérieures une fois la lumière acquise. Ariane, figure tutélaire, laisse Thésée autonome, prêt à régner sur Athènes – métaphore de l’initié devenu maître de sa propre loge intérieure.

De la victoire au règne : une métamorphose spirituelle

Labyrinthe de la Cathédrale de Chartres

Sorti du labyrinthe, Thésée ne se contente pas de survivre : il s’enfuit avec Ariane et hérite du trône d’Athènes. Cette ascension illustre la transformation maçonnique : l’initié, après avoir triomphé de ses ténèbres, accède à une sagesse qui le qualifie pour guider. Le règne de Thésée symbolise l’idéal d’un dirigeant éclairé, façonné par les vertus de tolérance, de justice et de fraternité, valeurs chères aux Constitutions d’Anderson (1723).

Ce parcours résonne avec le rituel du troisième degré, où le maître maçon, comme Hiram, renaît après l’épreuve. Le fil d’Ariane, déroulé puis repris, évoque le chemin de retour vers soi, une introspection continue. Dans les loges, ce retour est célébré par le symbole du pavé mosaïque – union des opposés – où Thésée, vainqueur et roi, incarne l’équilibre entre force et sagesse.

Conclusion : un mythe vivant pour les loges

L’histoire d’Ariane et Thésée, vue à travers le prisme maçonnique, est un appel à l’initiation perpétuelle. Le labyrinthe nous rappelle que la vie est une quête ; le Minotaure, que la bête intérieure doit être domptée ; Ariane, que la fraternité éclaire le chemin ; et le règne, que la lumière guide l’action. En 2025, alors que les obédiences affrontent des défis modernes, ce mythe invite les francs-maçons à dérouler leur propre fil – celui de la connaissance et de l’éthique – pour bâtir un temple intérieur durable.

Que chaque frère, comme Thésée, trouve dans le fil d’Ariane la force de sortir des ténèbres, guidé par la lumière fraternelle, vers un Orient éternel.

Les secrets des Francs-maçons à Kiev : une promenade initiatique au cœur de la ville éternelle

De notre confrère ukrainien kiev.vgorode.ua

Kiev, la mère des villes russes, n’est pas seulement un joyau architectural byzantin ou un creuset d’histoires slaves : elle abrite aussi des mystères discrets, gravés dans la pierre et les symboles, qui murmurent les secrets d’une confrérie millénaire. La Franc-maçonnerie, cette société initiatique née au XVIIe siècle en Angleterre et rapidement diffusée en Europe, a laissé son empreinte subtile sur l’urbanisme et la culture ukrainienne.

Pour percer ces voiles, une excursion thématique intitulée « Les secrets. Les Francs-maçons. Kiev » invite les curieux à une balade inédite, où l’histoire se mêle à la légende, et où chaque façade raconte une énigme. Organisée par Vgorode.ua, cette promenade ne se contente pas de guider : elle éveille, questionne et enchante, tout en soutenant une cause noble. Une partie des recettes sera reversée aux Forces armées d’Ukraine, rappel poignant que la lumière maçonnique peut éclairer les heures sombres.

Une plongée dans l’ombre et la lumière de la Franc-maçonnerie

Église Saint-André de Kiev

Imaginez-vous errant dans les ruelles pavées de Podil, le quartier historique de Kiev, où les échos de la révolution orange se fondent encore dans l’air automnal. C’est là que commence cette excursion, guidée par des passionnés qui transforment la ville en un temple vivant. L’objectif ? Révéler comment la Franc-maçonnerie – avec ses principes de tolérance, de progrès moral et de fraternité universelle – a imprégné l’âme de Kiev, sans jamais s’imposer ostensiblement.

Née des guildes de tailleurs de pierre médiévaux, la maçonnerie spéculative s’est propagée en Ukraine au XVIIIe siècle, sous l’influence russe et polonaise. Des loges secrètes, comme celles affiliées au Grand Orient de Russie, ont attiré intellectuels, artistes et réformateurs. À Kiev, ces cercles discrets ont influencé l’architecture : des motifs géométriques sur les façades du Théâtre d’opéra (inspiré des symboles maçonniques comme l’équerre et le compas) aux bas-reliefs de la cathédrale Sainte-Sophie, où des yeux omniprésents évoquent l’Œil de la Providence. La promenade décrypte ces signes : un compas dissimulé dans une rosace, un niveau gravé sur une corniche, autant d’invitations à la réflexion sur l’ordre cosmique.

Mais au-delà des pierres, l’excursion explore l’humain. Les participants découvrent comment des figures emblématiques de l’Ukraine, comme Ivan Franko – poète et militant nationaliste, initié dans une loge galicienne – ou Mykhailo Hrouchevsky, historien et premier président de la République populaire ukrainienne, ont puisé dans la maçonnerie des idées de liberté et d’égalité. Franko, dans ses écrits, y voyait un rempart contre l’oppression tsariste ; Hrouchevsky, un modèle pour une nation unie. Ces portraits vivants rappellent que la franc-maçonnerie n’est pas une société secrète pour le pouvoir, mais un chemin initiatique vers la sagesse, où le « connais-toi toi-même » socratique rencontre le Grand Architecte de l’Univers.

Le programme : symboles, rituels et initiation ludique

La balade, d’une durée d’environ deux heures, serpente à travers le cœur historique de Kiev, du quartier de Lvivska Brama aux berges du Dniepr. Le guide, expert en histoire ésotérique, commence par les origines : la franc-maçonnerie, fondée sur les Constitutions d’Anderson (1723), repose sur une symbolique riche – outils de maçon comme l’équerre (rectitude morale) ou le maillet (volonté de transformation). À chaque arrêt, un décryptage : sur la façade du Musée national d’histoire, un œil triangulaire symbolise la vigilance divine ; près de la Porte d’Or, des motifs floraux cachent des codes alchimiques, hérités des Rose-Croix influençant les loges ukrainiennes.

Plan de Kiev par Melenski en 1803 : La ville haute est enserrée dans ses fortifications et c’est la ville basse (Podil) qui concentre l’essentiel du développement urbain.

La discussion s’approfondit sur les codes maçonniques : méthodes de cryptage des lettres (comme l’alphabet pigpen) et gestes traditionnels – la poignée de main secrète ou le signe de reconnaissance. L’accent est mis sur les principes moraux : tolérance religieuse, philanthropie et quête de vérité, valeurs qui ont inspiré les Lumières ukrainiennes au XIXe siècle. Une anecdote émouvante : les loges de Kiev, fermées sous Staline, ont été rouvertes dans les années 1990, symbolisant une renaissance post-soviétique.

Le clou du spectacle ? Une partie interactive : un jeu simulant un « rituel d’initiation » dans une loge maçonnique. Sans révéler de secrets authentiques, les participants expérimentent une mise en scène ludique – un serment symbolique, une « épreuve des ténèbres » – pour saisir l’essence de l’initiation : passer de la pierre brute à la pierre taillée, de l’ignorance à la lumière. C’est un moment convivial, où le rire dissout les préjugés, rappelant que la maçonnerie est une école de vie, ouverte à tous les chercheurs sincères.

Kiev, ville des mystères : une redécouverte enchantée

Vue de la ville de Kiev en 1651: la ville basse de Podil ramassée aux pieds de la colline.

Cette excursion n’est pas une simple visite guidée : elle métamorphose Kiev. Des lieux familiers – la rue Andriivskyi descent, avec ses ateliers d’artistes – révèlent des légendes oubliées : un monument à Taras Chevtchenko, poète national, porte des inscriptions évoquant les idéaux maçonniques de liberté. En flânant le long du Dniepr, on mesure l’influence : la ville, pont entre Orient et Occident, a accueilli des loges cosmopolites, où Juifs, Orthodoxes et Catholiques se côtoyaient en fraternité.

Dans un Ukraine résiliente, face aux ombres de la guerre, cette initiative prend une dimension poignante. Soutenir les Forces armées via les recettes, c’est allier culture et solidarité, rappelant que la franc-maçonnerie, dans son essence, est un appel à l’unité humaine. Les participants, qu’ils soient touristes curieux ou Kievites en quête de racines, repartent transformés : la ville n’est plus un décor, mais un palimpseste vivant de symboles, invitant à une quête personnelle.

Pour réserver, rejoignez les réseaux de Vgorode.ua : Telegram pour les alertes culturelles, Facebook pour les débats animés, ou Instagram pour des visuels envoûtants. Une occasion rare de percer les voiles de Kiev, où chaque pierre chuchote : « Cherche, et tu trouveras. ».

Une excursion qui, en dévoilant les secrets maçonniques, illumine non seulement l’histoire de la ville, mais aussi l’âme de ceux qui la foulent.