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Satanistes : qui sont les adorateurs du diable ?

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De notre confrère Investigations enquêtes

Tous les ans, les autorités dénombrent pas moins d’une profanation tous les quatre jours en France. S’agit-il d’actes isolés ou de groupes organisés qui assouvissent ainsi leur passion pour le diable ? Car les sigles satanistes se retrouvent de plus en plus souvent sur les tombes des cimetières ou à l’intérieur des églises. Quel est l’objectif de ces profanations ? Nous avons tenté de mieux comprendre ce courant aux sombres aspirations. Réalisateur : Bruno Joucla, Thierry Vincent.

09/11/22 : L’Europe, une nouvelle puissance mondiale ? LE DROIT HUMAIN en conférence à Strasbourg

La commission Europe de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN organise une conférence publique à Strasbourg le mercredi 9 novembre 2022 à 19h à l’Hôtel de la Région Grand-Est (1 place Adrien Zeller à Strasbourg), en présence d’Amande PICHEGRU, Grand Maître National.

Intervenants :

Emmanuel Morucci
  • Emmanuel MORUCCI – Président du Cercle Europe Citoyennetés et Identités (CECI) ;
  • Bertrand de CORDOUE – Ingénieur général de l’armement, Heads of EU Public Affairs ;
Bertrand de Cordoue

Et Alexis VAHLAS – Maitre de conférences HDR à Sciences Po Strasbourg, ancien conseiller politique de l’OTAN (2003, 2006-2010) et de l’Union européenne (2018-2021).

Alexis Vahlas

Inscription recommandée via accueil@apfdh.org

Bâtiment construit en 2005 pour accueillir le siège de la Région Alsace, devenu en 2019 la région Grand-Est

Le Tarot Hermétique

Dowson Godfrey-Stuart R. Kaplan-Uri Raz-Traduction Naomi Defays

Dervy, 2021, 78 cartes et un livret d’accompagnement de 86 pages, 24,90 €

La traductrice Naomi Defays, n’est pas une inconnue. Ici-même, le 13 octobre dernier, nous vous avions présenté le jeu divinatoire Sub Rosa Lenormand https://bit.ly/3VzRCZ2

Nous lui devons aussi, toujours dans ce domaine, Les saisons de la sorcière – Oracle de Samhain, un jeu de 44 cartes et celui de 78 cartes intitulé Coffret Tarot Vintage. Mais a aussi œuvré en traduisant

Le guide énergétique des chakras. Activez vos chakras pour renforcer votre intuition et atteindre la pleine conscience (Éd. Médicis, 2021) et Le guide complet des rituels sacrés. Mantras, prières et rituels magiques pour le corps et l’âme (Éd. Contre-Dires, 2022).

Un tarot hermétique, quèsaco ? Commençons par le Tarot. Toute une histoire !

Le tarot est l’ancêtre de tous les jeux de cartes. Introduit en Europe par les sarrasins lors de l’invasion de l’Italie au Xe siècle, les tarots furent les premières cartes européennes. Le premier jeu connu date de 1379. Mais si, jusqu’à la Renaissance, ils étaient utilisés uniquement pour prédire l’avenir, les tarots ne restèrent pas longtemps l’apanage des cartomanciennes, des mages et des diseuses de bonne aventure. Rappelons qu’à partir de la fin du XVIIIe siècle, le tarot possède également un usage occulte et mystique. Mais le tarot reste surtout un jeu dont le succès persiste depuis maintenant plus de cinq siècles.

Le mot tarot vient de l’italien « torocco » ; mais là commence le mystère. D’aucuns ont avancé que le mot dérivait de « rota, la roue », ce symbole du destin. Pour d’autres, il viendrait de tora ou torah, la loi hébraïque. On a pensé également à un terme égyptien désignant le chemin de la vie et à un mot grec pouvant se rapporter à l’ornementation du dos de ces cartes fait de compartiment en grisaille.

Quant à l’hermétisme, souvent compris comme un savoir occulte ou ésotérique, il s’agit en réalité d’un ensemble de doctrines ésotériques qui sont censées constituer la révélation du dieu égyptien Thot (auquel les Grecs donnèrent le nom d’Hermès Trismégiste) et qui donnent certaines bases à l’alchimie du Moyen Âge.

Édité sous le titre original de The Hermetic Tarot, en 2006 chez U.S. Games Systems Inc., cette édition française permet, elle-aussi, de comprendre mais surtout de vivre le Tarot intégralement.

En reconnaissance de son importance historique et artistique, les éditions Dervy ont eu la riche idée de rééditer ce jeu de tarot. Les détails et les symboles de chaque carte révèlent de nombreux rouages ​​ésotériques de The Hermetic Order of the Golden Dawn, littéralement l’Ordre hermétique de l’Aube dorée, ancienne société secrète britannique fondée à Londres par William Wynn Westcott en 1888. S’inscrivant dans la mouvance occultiste propre au dernier tiers du XIXe siècle, la Golden Dawn se présentait comme une école consacrée à l’étude des sciences occultes, à leur systématisation, leur organisation et à leur enseignement.

Le livret d’accompagnement, fort de 86 pages, en donne tout un historique en introduction. Un texte que nous devons à Stuart R. Kaplan Les magnifiques et très subtils dessins en noir et blanc de Godfrey Dowson soulignent les attributs astrologiques de l’Aube dorée avec d’autres éléments séphirotiques, angéliques, géomantiques, numériques et kabbalistiques. Les 78 cartes présentent un niveau de détail important mettant en évidence un symbolisme puissant.

Associé à la plume de Godfrey Dowson, ils définissent ce Tarot hermétique comme une peinture symbolique parfaite du cosmos vue à travers les yeux de l’être humain. Également reflet de nombreuses facettes de l’individu dans son environnement, le Tarot est finalement un miroir de la réalité. Sa structure est en fondée sur les 4 éléments, les phénomènes célestes, la Kabbale sainte et la psychologie pouvant mener les initiés au plus profond de leur conscience physique et intuitive. Tant pour les arcanes majeurs, au nombre de 22, que pour les arcanes mineurs, les auteurs en donnent une description ainsi que leur signification, même inversée. Notons qu’en page 2, un synthétique tableau reprend les symboles élémentaires et astrologiques. Le guide s’accompagne d’un mode d’emploi du tirage et de lecture des cartes.

Car il existe de nombreuses méthodes en matière de tirage en matière de Tarot divinatoire, l’une des plus répandues étant celui de la croix celtique. Un exercice se pratiquant avec 10 cartes. Nous trouvons, en fin de livret, un diagramme des dix sphères et des 22 lettres hébraïques des 22 chemins de l’arbre de vie. Des cartes (6,9 x 11,7 cm) qui donnent, peut-être, des clés pour entrer dans le monde angéliques, numériques et cabalistiques de l’Ordre hermétique de l’Aube dorée.

La barbe fait le philosophe !

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Dans la Grèce antique, les dieux étaient souvent barbus, comme plus tard Charlemagne, « l’Empereur à la barbe fleurie ». Ces guides spirituels arboraient ainsi leur puissance et leur verdeur aux yeux des fidèles. Dans la cité avoir une barbe conforme aux normes en vigueur faisait partie d’une existence civilisée et la barbe, pour les citoyens, n’était pas seulement le signe distinctif de l’élite guerrière ou de la noblesse, mais elle symbolisait la sagesse des philosophes.

En un mot la barbe impressionnait !

Selon certains, les philosophes auraient même cherché par là à inspirer confiance à ceux qui écoutaient leurs discours !

De fait Socrate le plus célèbre d’entr’eux – et qui avait un visage fort laid – portait une barbe épaisse et n’attachait guère d’importance à l’esthétisme de son allure : il déambulait en effet dans les rues, été comme hiver, avec un vieux manteau ou vêtu d’une simple peau de mouton. Il est vrai que de son propre aveu il n’était pas très riche et que sa femme était plutôt avare de l’argent du ménage. On peut comprendre qu’il ne perdait pas trop temps chez le barbier et qu’il préférait aller de‑ci de‑là, dans les rues ou à l’agora, provoquer ses contemporains pour rechercher la vérité.

Il n’en allait pas de la sorte des sophistes ! Ceux-ci fréquentaient de belles villas dont les propriétaires sollicitaient leurs  leçons et conseils pour eux ou pour leurs enfants en les rétribuant ensuite de manière conséquente. Les sophistes  disposaient dès lors de  ressources suffisantes pour soigner leurs apparences et rendre hommage à la beauté. Ainsi, dans le langage et les métaphores sur le corps, à cette époque, une barbe bien dégagée du bord inférieur de la lèvre et bien peignée, voire ondulée, faisait des barbes superbes témoignant au-delà de la masculinité, d’une force de caractère et d’intelligence en équilibre avec l’harmonie cosmique … 

Épicure et ses disciples prenaient aussi grand soin de leur corps : ce soin n’allait-il pas de pair avec le soin de l’âme, l’un et l’autre participant de la recherche du plaisir, du bonheur et du contentement de soi ?

Quant à Aristote l’affaire était entendue. La barbe disait l’Homme ! Et il répondait à la question « Pourquoi les femmes ne portent elles pas de barbe ? «  Parce qu’elles manquent de chaleur ! » Toutefois il montrait de la curiosité envers les femmes à barbe : « un mystère de la nature ! »

Plus tard, chez les Romains, le poète Ovide, dès le Livre I de L’Art d’Aimer, recommandait : « Que tes cheveux, mal taillés, ne se hérissent pas sur ta tête ; mais qu’une main savante coupe et ta chevelure et ta barbe ». («sit coma, sit trista barba resecta manu »).

Alors que penser de cette histoire qui courait à Athènes où chacun savait bien qui était qui ?

Elle raconte qu’un philosophe se rendit un jour chez le barbier, comptant sans doute sur ce moment de calme pour méditer les arguments de sa prochaine leçon. L’homme de l’art lui présenta la coupe de sa barbe en ces termes :

  • « La barbe, la désirez-vous enroulée, bouclée, peignée, taillée en pointe, fleurie, épicée, huilée, pommadée ? Je peux vous la graisser à la cire d’abeille, la teindre au safran… à moins que, un peu de… Dites je la coupe comment ?
  • «  En silence ! » répondit le philosophe  de la Cité.

On s’interroge encore : l’art du silence est-il bien celui qu’il convient pour couper en quatre les poils de trop ?

Source : Contes des sages de la Grèce Antique ; Patrick Fisshmann. Ed Seuil             

HERMÈS, du dieu malin au grand initié

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MARIE-DOMINIQUE MASSONI est  directrice  de la rédaction de ce cahier HERMÈS. Elle  est  ancienne directrice de la collection VOIX D’INITIÉES. Elle  préside aux travaux de la Loge Nationale de Recherche « BATHILDE VERITÉ » de la Grande Loge Féminine de France. Autrice de plus de vingt ouvrages dans le domaine de la poésie et de l’Art, elle est également secrétaire de rédaction du Maillon de la chaîne maçonnique chez l’éditeur Detrad chez qui elle a publié en 2015 : Du Féminin et de sa quête en Franc-Maçonnerie (Prix littéraire de l’Institut Maçonnique de France 2015, catégorie « Essais-Symbolisme »). Elle a également publié QUE LA BEAUTÉ L’ORNE aux éditions Numérilivre.

Récemment élue présidente de la fraternelle des écrivains, journalistes et éditeurs maçonnique , Marie-Dominique répond à nos questions sur le récent cahier

HERMES OU LA FORTUNE D’UN NOM

Le CAHIER HERMÈS

Partant du constat que certains rituels contemporains contenaient des reliquats d’HERMÉTISME, ce cahier aura décidé de suivre le facétieux Hermès (Noëlle Martin et Françoise Sabadell) – Y a-t-il eu un prédécesseur MARDUK de HERMÈS (Sophie Mondoré) Quid des tables d’émeraude d’Hortulain ? (Mireille Palson–Beaunier & Sophie Mondoré) Quelles étaient les attribution de THOT le Hermès égyptien ? (Françoise Moreillon)  Hermès trimégiste s’est fait le conducteur de ceux qui cherchent  la lumière de la connaissance comme Poïmandrès, reconnu parfois comme source de religions et philosophies mystiques (Noëlle Martin)- La Table d’émeraude nous révèle quelques secrets (Sophie Mondoré) – Quelle poésie du COSMOS en Alexandrie ?  (Francine Greiveldinger) Que penser des 4 éléments ? ( Françoise Sabadell ) Et nous remontons , entre autres, et historiquement à la duchesse Bathilde d’Orléans, citoyenne vérité qui s’est mise au service de la pensée libre (Francoise Moreillon) L’interview vidéo abordera  les travaux spécifiques sur le foisonnement d’hermès, le héros Asclépius et  les femmes alchimistes d’Alexandrie (Marie- Dominique Massoni)

Le vrai, le beau, le bien

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Les supports de réflexion du franc-maçon, de la franc-maçonne, sont d’abord les contenus des rites : rituels, mythes, allégories, symboles, légendes. Ce sont des outils, des boussoles pour nous orienter sur le territoire. Mais pas le territoire ! Ils nous donnent le sens et du sens, mais pas la réalité ! Encore moins le réel, ni la vérité ! Il s’agit donc de faire entrer en résonance leurs logiques et leurs morales – si elles sont adaptables – avec une société des hommes et des femmes en pleine mutation. Pour y vivre ensemble le mieux possible !

Les valeurs morales

L’expérience de la vie nous apprend qu’il y a autant de logiques et de morales, que de sociétés et d’époques, c’est à dire de philosophies et de points de vue! A l’école, entre quatre murs protecteurs et devant le tableau noir de notre enfance ces mots étaient inoffensifs : Nous faisions de l’analyse logique après la dictée, la pensée du jour (« bien mal acquis ne profite jamais ! ») nous servait de leçon de morale. Et la preuve par neuf nous montrait que notre raisonnement arithmétique « tombait juste ». Voire que la vérité était dans les chiffres!

C’est en quittant l’école que tout a changé, pour ne pas dire que tout s’est gâté! Adultes devenus, nous constatons que le « camarade de classe » c’est maintenant « l’Autre » dans sa grande diversité signifiante et agissante (ethnies, coutumes, religions, individualismes, hiérarchies de dominance, etc.) et qu’il faut – malgré ces différences et contraintes – « vivre ensemble » sur la planète. Facile à dire avec des mots choisis, difficile à faire avec des actes positifs!

A partir de mon vécu des années 1930/40, je retiens qu’une partie importante d’un grand pays comme l’Allemagne, éduqué et cultivé s’il en est, suit alors dans un bel élan patriotique le raisonnement d’un fou furieux ! Celui-ci, le sinistre Hitler, met dans l’entonnoir de la logique tous les paramètres « normatifs » qui lui conviennent (revanche de la guerre précédente, difficultés économiques, pureté de la race aryenne à protéger, etc.), pour recueillir à la sortie, une épouvantable « rationalisation » qui lui apparaît pourtant « naturelle » : l’extermination des juifs ! Heidegger, l’un des plus grands philosophes du XXème siècle, que l’on peut supposer intelligent, adhère à cet antisémitisme! Sa compagne de route, Hannah Arendt, philosophe talentueuse elle- même, ouvre les yeux à temps et bifurque pour décrire ce que, effarée, elle découvre : la banalité du mal. Dit autrement, il est tout à fait logique de tuer son semblable quand on en reçoit l’ordre d’un supérieur et que l’on est obéissant et scrupuleux. C’est normal, banal, on ne fait que son devoir (encore un mot dont il faut se méfier, n’en déplaise à Kant!) La logique et la morale détruisent ici tout discernement!

Les convoyeurs et les exécutants de l’holocauste avaient aussi une logique : « Mon honneur est ma fidélité ». De leur côté, les militaires nazis portaient un ceinturon – à hauteur de mes yeux de gamin – dont la boucle arborait leur morale : Gott mit uns (Dieu avec nous). Bilan en 1945 de ces logiques et morale funestes : 6 millions de morts. Il est aisé de comprendre que l’on puisse se méfier aujourd’hui de ces deux mots…qui n’auraient peut-être jamais dû quitter la salle de classe! Croire que les doctrines, l’instruction et le progrès peuvent seuls parfaire l’Homme est la grande illusion des Lumières….et des francs-maçons! Parce que l’Homme est autant capable de détestation et d’égoïsme, que de bonté et d’amour, il nous reste, pour éliminer (en tout cas réduire) notre part d’ombre, encore et toujours, à apprendre et mettre en pratique LA LIBERTÉ, L’EGALITÉ, LA FRATERNITÉ.

Alors que l’islamisme est en train de prendre le relais du nazisme, alors que, contre toute attente, divers gouvernements étrangers songent au XXIème siècle à interdire la franc-maçonnerie, quelques grandes obédiences maçonniques françaises, ont aussi leur logique et leur morale. Celles-ci devraient être précisément et totalement axées sur les dangers qui menacent les francs-maçons, plus que jamais invités à être unis, toutes organisations confondues et les coudes serrés.

Or, que constate-t-on avec, il faut le dire, une grande stupéfaction ?! Ivres d’une puissance factice, lesdites obédiences – le plus souvent sous la pression des Suprêmes Conseils auxquels elles sont reliées – cultivent les interdits et, partant, n’ont jamais été aussi « clôturantes » pour leurs membres ! C’est à dire, qu’au titre d’un « marché captif » (gestion financière oblige) – et contre la liberté d’association – elles prohibent toute autre appartenance hors de leur champ, entravant ainsi la transmission, donc l’étendue de la trilogie républicaine. A un moment où celle-ci n’a jamais été autant nécessaire, pour ne pas dire vitale!

En termes de valeurs morales, la jeune génération d’initiés (es) qui n’a pas connu le fascisme doit refuser net cette conduite fautive. Encore faut-il qu’elle soit informée ! Aux Maîtres de loges, aux Surveillants de dispenser cette information, aussi importante que les rituels ! D’urgence !

Les valeurs spirituelles

Dans l’univers maçonnique, le mot « spiritualité » comporte certainement autant de définitions qu’il y a de francs-maçons ! De la vie de l’esprit, tel que le philosophe Hegel le définit, à la conscience et à la connaissance de soi. De la transcendance à la quête de sens. Rappelons encore une fois que ce vocable appartient à la famille latine spir, (respiration, inspiration, expiration). Partant, il évoque étymologiquement le souffle. C’est à dire la vie !

Précisément, ce « souffle de l’esprit » génère aux 18 et 19ème siècles, une maçonnerie spéculative qui se déploie successivement en trois spiritualités. La première, théiste, est portée par la foi révélée. La seconde, déiste, aspire à la sagesse, à la force et à la beauté. La troisième, laïque, est inspirée par la liberté, l’égalité, la fraternité.

En vérité, les frontières philosophiques sont ténues entre ces diverses obédiences et juridictions. Elles partagent aujourd’hui des valeurs spirituelles qui se rejoignent. Le maçon, la maçonne, tout en construisant leur temple intérieur, participent à la construction du même Temple de l’Humanité. Quels que soient le rite et les rituels pratiqués. Dès lors, il est surprenant que ces organisations entretiennent, comme à plaisir, d’interminables disputes – plus haut signalées – autour d’une chimérique « régularité », ou du silencieux Grand Architecte de l’Univers. Et qui nuisent ainsi à l’harmonie de l’Ordre maçonnique. Les scissions qu’elles entraînent, avec à chaque fois l’espoir d’un climat apaisé, d’un sang neuf, d’une parole neuve, devraient parvenir à éradiquer ce « conflit génétique ». Or, il n’en est rien : les ego boursoufflés des dignitaires, leur jouissance d’interdire, surpassent les considérations philosophiques! Ces formes « d’excommunications » sont navrantes en ce qu’elles empêchent les « inter-visites », donc les rencontres entre francs-maçons. Autant d’échanges humains perdus !

Trop souvent, l’obédience et le Suprême Conseil, enivrés d’eux-mêmes, ordonnent imposent, interdisent aux loges, alors qu’ils devraient – c’est leur rôle même – assister, conseiller, permettre. Ce rapport inversé est aussi une manière de montrer leur pouvoir aux autres « puissances » maçonniques. Or, en quoi des Constitutions, règlements, arrêtés, patentes, à géométrie variable donc modifiables à merci, permettraient d’affirmer une authenticité supérieure à des documents d’une autre association, « confectionnés » pareillement ?! Il y a quelque chose d’infantile dans ces tristes jeux psychologiques. Même si elle entame son quatrième siècle, la maçonnerie est encore très jeune ! D’aucuns diront que les conflits et les crises sont formateurs, donc nécessaires. A suivre!

 Mais dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que le fait maçonnique soit absent du milieu académique quand le fait religieux, lui y est étudié et enseigné. Et que ces querelles de clochers nuisibles à l’image de marque, intéressent davantage les magazines Grand Public que l’anthropologie et la sociologie. Et qu’enfin la philosophie – à laquelle la franc-maçonnerie doit tant – reste muette à son sujet ! Certes, les philosophes de renom viennent volontiers donner des conférences dans les obédiences…mais ils ne la citent pratiquement jamais dans leurs livres, ne voulant sans doute pas être soupçonnés d’en faire partie !

C’est bien dommage, car la franc-maçonnerie – au-delà de la « volonté capricieuse et rétrograde d’empêchement » de certains de ses dignitaires – explore des domaines de « la vie de l’esprit » qui méritent l’attention des chercheurs en sciences humaines. Et par conséquent, invite à l’ouverture et à l’union en ce début du XXIème siècle.

Une des rares universitaires qui approche sans préjugés la sphère maçonnique, Céline Bryon-Portet, a bien repéré ses thématiques originales. Qu’il s’agisse de l’histoire de l’Ordre (son syncrétisme à partir de ses emprunts aux traditions méditerranéennes) ; de sa sociabilité particulière marquée aujourd’hui par le passage du secret au discret ; de son système de recrutement, avec sa fameuse épreuve du bandeau ; de la sémiotique, productrice de signes et d’une gestuelle singulière ; de la dramatisation mise en œuvre lors du processus initiatique et la période de silence imposée à l’apprenti (e), ainsi invité à l’introspection ; des prises de parole obligatoirement « triangulaire » des membres (relayées par le Surveillant et autorisées par le Vénérable Maître); de la communication extérieure enfin, qui, en plus des prestations télévisuelles et radiophoniques, des expositions et des conférences publiques, utilise le média Internet pour véhiculer les valeurs spirituelles de la maçonnerie. L’articulation de cette « construction spirituelle » dégage-t-elle pour autant une « culture maçonnique » ? Les conservateurs, crispés sur la tradition, en sont persuadés, les progressistes, partisans d’un « allègement rituélique », beaucoup moins ! Pour eux, elle reste à créer.

Si l’information institutionnelle met mieux en lumière aujourd’hui lesdites valeurs morales et spirituelles prônées par l’Art royal – par voie de presse, radio et télévision – il convient de remarquer que les blogs, forums et autres sites Internet qui libèrent la parole des initiés tempèrent de leur côté les enthousiasmes excessifs. Ces « voix de l’intérieur » peuvent apparaître dérangeantes mais ne sont-elles pas dans leur rôle quand elles alertent sur le fonctionnarisme obédientiel et juridictionnel grandissant ? La spiritualité a besoin de ciel bleu, pas de barreaux !

Les valeurs existentielles

Nous venons de voir que, en termes de valeurs – profanes et maçonniques, il faut s’entendre – comme toujours – sur le sens des mots…à même de devenir des maux ! Les valeurs morales concernent avec le respect en premier lieu, le vrai, le bien et le beau, le souci de l’autre, bref, la générosité, la bonté. Mais elles peuvent constituer aussi le détestable, le mauvais, le mal, contre l’autre, bref, la méchanceté. Question de points de vue, d’intentions. Et d’actions !

De leur côté, les valeurs spirituelles sont à considérer avec ou sans Dieu. Avec ou sans religion. Il en est de même pour la spiritualité maçonnique, déiste ou laïque, selon les options.

N’omettons pas ici les valeurs existentielles. Pour leur part, elles évoquent la réalité vécue, le « quotidien » individuel avec son lot de joies certes, mais aussi de tourments divers, personnels, familiaux, professionnels, de problèmes matériels, auxquels s’ajoutent maladies et deuils des êtres chers, qu’il faut assumer. Et qui nous renvoient à notre propre condition en marche, vieillissement puis finitude !

De la sorte, il est intéressant de se demander ici quelles motivations, quels espoirs, peuvent bien inciter un citoyen fatigué le soir venu, à quitter son canapé devant la télévision, pour venir frapper à la porte du temple maçonnique ! La première, nous le savons, est le principe de plaisir en éternel combat avec le principe de réalité. Que lui impose celui-ci ?

Ce que lui montre son écran à longueur de semaines ! : Un monde cataclysmique où tremblements de terre et fleuves en crues déciment des populations, et en même temps, une société humaine qui, sur toute la surface du globe, s’entre-déchire. Nature et culture : Autant de tragédies anxiogènes et « questionnantes » sur l’homo sapiens et sa trajectoire : une course perdue d’avance, une histoire qui finit mal!

Eureka ! La franc-maçonnerie est une des rares sociétés initiatiques occidentales qui, précisément – comme la philosophie – propose devant ce constat négatif, non seulement une « aide à vivre », mais ose aussi aborder cette mort qui nous guette et invite à nous y préparer.

Vaincre la mort, ou plutôt « l’idée de la mort », c’est de fait, adoucir cette certitude et glorifier la vie. Pour la vivre pleinement, telle une éternité, ici et maintenant ! Malgré notre sort, pétris de désirs – donc de curiosité, d’un besoin d’étonnements et de découvertes – nous avons envie de positiver « l’humain ». En quelque sorte de le rendre immortel ! Avec des rencontres joyeuses, à la fois « énergisantes », enrichissantes et rassurantes ! Avec des acquisitions nouvelles transposables dans la cité. Pour partager en groupe les effets bénéfiques de la trilogie républicaine, « Liberté, Egalité, Fraternité », trois valeurs existentielles, s’il en est ! Au vrai, pour trouver du sens à cette vie, à la fois mystérieuse et si précieuse. C’est cette promesse qui nous fait quitter notre canapé !

En termes de Liberté, la promesse est tenue lorsque la liberté d’association (Loi 1901) est respectée, et permet à l’initié(e) de participer, dans la ou les organisations maçonniques de son choix, séparément ou en même temps, à la construction de la société idéale. Elle ne l’est plus, lorsque l’obédience ou la juridiction devient sectaire et « immobilise » ses adhérents avec interdiction d’en sortir ! Ne nous y trompons pas, ce ne sont pas eux qui sortent de la communauté maçonnique mais ladite obédience ou juridiction qui s’en exclue par ses empêchements même !

En termes d’Egalité, la promesse est tenue lorsque l’échelle des degrés est accessible à tous les initié (e). Elle n’est pas tenue lorsqu’elle est réduite à un escabeau qui empêche d’atteindre le degré sommital du rite ! Lorsque le dispositif ne permet plus de s’élever, du vertical il passe à l’horizontal et se transforme en barrière ! Pratiquer un barrage est un délit d’entrave inadmissible et un manquement grave à l’esprit du rite considéré. Quel qu’il soit, il est ouvert, et accessible à tout maçon, toute maçonne digne et désireux (reuse) d’atteindre le terme du chemin.

En termes de Fraternité, la promesse est tenue lorsque la mixité est respectée et que la franc-maçonnerie ajoute effectivement la sororité à la devise républicaine. Elle n’est pas tenue lorsque les décors maçonniques deviennent des grades – donc des «instruments de pouvoir » sélectifs alors qu’ils n’indiquent que les degrés du parcours personnel. Elle n’est pas tenue enfin lorsqu’un frère ou une sœur devient le bouc émissaire d’une loge, et « abandonné (e) » au bord de la route, parce qu’il ou elle refuse allégeance à des règles non conformes aux législations en vigueur. C’est toute la loge qui devrait alors se révolter !

A l’évidence, pour sa survie même, l’Art royal doit se dégager d’une administration obédientielle limitante. Et d’un autoritarisme juridictionnel, producteur d’ego saisis de vertige, parés des titres ronflants du 18ème siècle. Il s’agit de retrouver le concept de loge souveraine. C’est en son sein que se cultivent les fleurs de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Il viendra, le « temps du réveil » : alors s’abaisseront les pont-levis de ces châteaux forts – que sont devenues certaines de ces « puissances » maçonniques – pour permettre communication et communion. Alors et seulement, la franc-maçonnerie pourra prétendre à l’universalité !

Masonic Store fait la promotion de l’action de la Journée des enfants au centre-ville de Manaus

De notre confrère brésilien emtempo.com.br – Par Fernanda Lopes

L’action comprenait la distribution de jouets et de cadeaux, de jouets gonflables, de clowns, ainsi qu’un grand déjeuner avec des hot-dogs et du pop-corn.

Manaus (AM) – Suivant l’un des principes de la fraternité : la solidarité. La Grande Loge Maçonnique Esperança e Porvir N°1 a organisé dans la matinée de ce mercredi (12) la troisième édition de l’action en allusion à la Journée des Enfants. L’initiative a eu lieu de 8h à 12h, à l’arrière du temple maçonnique, situé Rua Bernardo Ramos, Nº 118, dans le centre historique.

Fondée le 6 octobre 1872, la Loge maçonnique Esperança e Porvir Nº 1 a achevé jeudi dernier 150 ans d’histoire (6). Avec une longue histoire dans l’état d’Amazonas, les francs-maçons suivent la proposition de rendre l’humanité plus heureuse et plus juste, les membres de la franc-maçonnerie travaillent pour l’amélioration des coutumes, la tolérance, l’égalité, le respect de l’autorité et la croyance de chacun.

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Vénérable Maître du magasin, Antônio Lara Marialva Meireles Rondom Júnior

Suivant ces mêmes prémisses, les francs-maçons d’Amazonas disent rechercher une vie basée sur ces fondamentaux.

Plus de 300 enfants étaient inscrits pour participer à l’action, qui comprenait la distribution de jouets et de cadeaux, de jouets gonflables, de clowns, en plus d’un bon petit déjeuner avec hot-dogs et maïs soufflé. En comptant les parents et les tuteurs, 800 personnes en moyenne ont traversé l’enceinte de la Loge Maçonnique Esperança e Porvir N°1 lors de l’événement.

Selon le Vénérable Maître de la loge, Antônio Lara Marialva Meireles Rondom Júnior, la franc-maçonnerie en Amazonas cherche toujours à mener ces actions efficaces de solidarité envers la population amazonienne la moins favorisée, à travers l’union de ses membres.

« C’est un rendez-vous traditionnel pour les habitants d’Esperança et de Porvir, au cours duquel nous rassemblons les frères, comptons sur plusieurs collaborateurs et promouvons une matinée de grand plaisir. C’est un moment de loisir pour ces enfants qui vivent à proximité de nos magasins. Pratiquement, c’est la même population qui profite de notre Sopão da Esperança qui vient assister à la Journée des enfants. C’est la troisième année que nous promouvons l’événement dans cette dimension et ça va mieux », a-t-il souligné.

Pour Antônio Rondom Júnior, voir la joie sur le visage des enfants et de leurs tuteurs est l’un des meilleurs sentiments dans la réalisation d’actions philanthropiques.

« La franc-maçonnerie vit de cela, puisque l’objectif de la fraternité est de rendre l’humanité heureuse par ces actions philanthropiques, allégeant la souffrance des autres et prêtant main forte à ceux qui ont besoin d’aide. Nous avons fini par profiter de cette joie, nous étions également très heureux de tout cela. Nous sommes tous repartis très excités, c’est un plaisir de pouvoir donner un peu de notre temps pour rendre heureux les gens qui en ont besoin », a-t-il expliqué.

Pour le Maître Maçon et actuel président de la Grande Loge, Felipe dos Anjos Turi, effectuer des actions philanthropiques est toujours un moment de joie et de satisfaction.

Maître maçon et président actuel de la Grande Loge, Felipe dos Anjos Turi

« Dans une autre année, nous avons saisi cette opportunité d’aider, de bénéficier, d’améliorer de plus en plus la journée des enfants. C’est déjà une action que nous faisons chaque année et c’est très important, très gratifiant de voir tous ces enfants, de pouvoir leur redonner de la dignité, du moins le jour de l’enfance. Voir cette joie, cette satisfaction, ce sourire sur le visage de chaque petit enfant qui est ici est gratifiant et satisfaisant », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que l’objectif principal de l’initiative est d’améliorer et de renforcer cette action sociale, afin que davantage de personnes cherchent à se mobiliser en faveur de la solidarité et, à travers elle, d’autres apparaissent toujours axées sur le bien de la population amazonienne.

« Nous voulons que les gens autour de nous se sentent motivés pour ajouter, pour améliorer cette action de solidarité et la rendre plus forte et plus solide. Le plus grand et le meilleur principe de la franc-maçonnerie est d’aider ceux qui en ont besoin et nous le faisons sur la base de ces actions sociales. Alors c’est toujours une grande joie, le 6 octobre nous fêtons les 150 ans d’Esperança e Porvir et de la franc-maçonnerie amazonienne. C’est toute une histoire au profit de la population amazonienne », a-t-il partagé.

Traditionnellement, Esperança e Porvir Nº 1 mène des actions à la fin de l’année visant à fournir des paniers alimentaires de base aux familles les plus nécessiteuses et, en plus, tous les jeudis, le groupe se réunit pour effectuer la livraison gratuite de ‘Sopão of Hope’ pour le personnes les plus nécessiteuses. En outre, il existe également des événements sporadiques tels que la fête des mères, au cours desquels des actions philanthropiques ont été menées, telles que les feijoadas.

« Nous allons continuer le Noël maçonnique d’Esperança, que nous faisons aussi chaque année comme action de solidarité et aider de nombreuses personnes, pas seulement les enfants mais toutes les personnes dans le besoin, qui se trouvent dans le centre-ville. Et de l’année de la dernière édition à nos jours. Nous faisons ce petit travail de fourmi et nous nous améliorons de mieux en mieux », a-t-il déclaré.

« Bienveillance » et « Les 3 T », deux ouvrages de la GLTF

BienveillanceAu cœur de l’engagement maçonnique-Sans modération

Collectif – GLTF, Tome 1, 2020, 228 pages

Les 3 TTradition, Travail, Transmission

Collectif – GLTF, Tome 2, 2021, 204 pages

Le 3e salon du livre Maçonnique de Nantes-Carquefou fut pour nous d’aller à la rencontre de la Grande Loge Traditionnelle de France (GLTF), une obédience régulière qui revendique la pratique d’une Franc-Maçonnerie de Tradition ouverte au monde maçonnique.

Consacrée le 19 janvier 2013 selon les Landmarks, us et coutumes de l’Ordre, la GLTF maçonne à six rites, autant de voies de réalisation différentes que peuvent emprunter des hommes différents qui tendent vers le même but.

Le TRF Mario Piromalli

La GLTF fait partie intégrante de cette maçonnerie exemplaire, solidaire, fraternelle, mais aussi spirituelle et humaniste. Depuis sa Tenue de Grande Loge du 11 janvier 2020, en Avignon et en présence de 600 Frères et de 10 Obédiences amies, le TRF Mario Piromalli a été installé Grand Maître. Il est, après les TTRRFF Jean-Luc Venturino et Yvon Couve, le troisième Grand Maître à présider aux destinées de la GLTF depuis 2013, une Grande Loge forte de 80 Respectables Loges et composée de 1800 Frères. Elle travaille à la gloire du Grand Architecte de l’Univers, qui est Dieu, respecte scrupuleusement les Landmarks et les Anciens Devoirs qui éclairent sa route et la Règle en 9 points du Franc-Maçon est inscrite au frontispice de ses Constitutions.

De la volonté du TRF Mario Piromalli est née, au rythme d’un par an, un ouvrage qui rassemble les réflexions des Frères sur un sujet que celui-ci a placé au centre de son programme.

Deux ouvrages correspondant à son discours d’intronisation : « … L’ouverture, telle que nous la concevons, est un bonheur. Pratiquée avec raison et discernement, elle ne peut être que bénéfique. Elle ne peut que nous apporter des bienfaits. Bienfaits de l’échange, bienfaits de la concertation, de la découverte de pratiques et de manières différentes, bienfaits du travail collectif. Cette ouverture constitue un trésor. Nous souhaitons la cultiver, nous souhaitons la conserver… »

En 2020, un travail collectif ou individuel a été rédigé par tous les Frères de tous grades de l’obédience. Ce premier tome intitulé « Bienveillance » est lié aux valeurs fondamentales de la franc-maçonnerie. Ce livre devrait aider les Frères à repenser leur manière de vivre, au sortir des épisodes douloureux du confinement imposé par la pandémie. Divisé en trois parties et composées chacune de cinq, sept et quatre chapitres, cette première livraison a fortement mobiliser les Frères. Le Grand Maître déclare que la bienveillance étant au cœur des pensées du franc-maçon, elle doit s’imposer comme un préalable à tous leurs entreprises. Il souhaite qu’elle soit un pilier de son mandat et l’a donc placé au centre des réflexions mais aussi de leur action : une phrase résumant cela « La bienveillance d’abord, le travail suivra ». Souhaitant ensemble construire la plus belle et la plus bienveillante des obédiences du monde, il invite par ces travaux à intégrer la bienveillance dans ce qu’ils sont. Des hommes de bien pour faire le bien. La première partie reprend les réflexions diverses et variées de différentes Loges à travers l’hexagone. La seconde permet de voir la bienveillance à travers le prisme de la franc-maçonnerie et la dernière en offre une analyse à l’heure du confinement – aspects négatifs à tous niveaux tant individuels que collectifs, conséquences, etc. Bien évidemment, la bienveillance fait l’objet d’une définition. Mais être bienveillant avec les autres ne peut se concevoir que si l’on est bienveillant avec soi. Donnant ainsi un large spectre de ce qu’elle est et surtout de ce qu’elle n’est pas. Quels en sont ces critères et comment les travailler ? Chaque thème abordé fait l’objet de commentaires, fruits de la réflexion du grand Orateur national, allant parfois jusqu’à l’échange épistolaire avec le rédacteur du texte, le rendant, par là-même, encore plus vivant.

Le deuxième tome traite des 3T, titre de l’ouvrage. 3T qui sont en réalité Tradition, Travail, Transmission. La Tradition n’est-elle pas le legs des générations qui ont précédés les Maçons ? Il y a comme un constat : ce concept dynamique, ce premier contributeur se décline de la façon suivante sans travail, pas de tradition ; sans tradition, pas de transmission ; sans transmission, pas de tradition ; sans tradition, pas de travail ; sans transmission, pas de travail ; sans travail, pas de transmission. Nous voyons bien que ces trois thèmes qui s’imposent aux Maçons sont inséparables. Finalement, ce vaste sujet pourrait se résumer en essayant de comprendre comment légitimer la Tradition mais surtout de savoir comment la faire vivre. Au présent, maintenant de ce monde et dans le monde mais aussi au futur, pour ceux qui SUIVRONT nos pas et bâtirons le monde de demain ! Nous attendons le fruit de la réflexion des Frères pour l’année 2022 et l’édition d’un troisième tome, nous laissant découvrir, avec bonheur, quel en sera le sujet.

Plus de renseignements sur l’organisation civile et maçonnique de la GLTF https://gltf.fr/ et contact https://gltf.fr/contact-gltf/

Le Temple maçonnique à Santa Cruz de Ténérife, joyau de l’architecture maçonnique unique en Europe

De notre confrère vivilecanarie.com

Les travaux de restauration complète du Temple maçonnique ont commencé . Le maire de Santa Cruz, José Manuel Bermúdez et le vice-président du gouvernement des îles Canaries, Román Rodríguez, accompagnés du conseiller aux travaux publics, Dámaso Arteaga et du conseiller du district Centro-Ifara, Guillermo Díaz Guerra, ont visité le Temple Maçonnique à l’occasion du début des travaux qui conduiront au rétablissement complet. Bermúdez a souligné que ces débuts de travaux dans le temple maçonnique de Santa Cruz de Tenerife représentent un moment d’une grande importance, qui donne une continuité au programme de récupération.

Il a ensuite confirmé que le conseiller aux travaux publics, Dámaso Arteaga, avait personnellement demandé au vice-président du gouvernement des îles Canaries, Román Rodríguez, d’être présent à la visite, car sa contribution à l’obtention de financements du gouvernement espagnol était fondamentale , et il a rappelé que l’année prochaine cela fera 100 ans depuis la construction de la façade de cette œuvre architecturale , donc cette intervention a lie à un moment significatif, tant pour le bâtiment que pour le patrimoine historique de la ville.

Le conseiller des travaux publics a confirmé que le bâtiment deviendra une référence en termes de tourisme et de culture, sans aucun doute le patrimoine de la ville, et sera l’une des attractions les plus visitées de Santa Cruz de Tenerife, réitérant toutefois que tout cela se produira une fois que le bâtiment aura été restauré, après quelques travaux à faire qui seront assez difficiles.

L’architecte en charge, María Nieves Febles, a souligné qu’il est difficile de résumer en cinq minutes l’intense travail de définition du projet de restauration, en plus de toutes les compétences qui ont dû être acquises pour comprendre d’abord l’essence du bâtiment, sa symbolique avant tout, puis procéder aux interventions. Pour cela il était indispensable de se documenter, de connaître la signification de nombreuses parties et de nombreuses pièces, pour lesquelles il fallait étudier la franc-maçonnerie et les maçons eux-mêmes , afin d’assurer au maximum le respect de l’extraordinaire symbologie de cette construction.

Il convient également de rappeler que lors de son voyage à Madrid en février dernier, le maire a rencontré Jesús Soriano Carrillo, 33e souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil et dernier Rite écossais, avec qui il a discuté des différents aspects de la loge dans la capitale de Tenerife et « les conséquences positives que la rénovation de ce joyau du patrimoine de Santa Cruz de Tenerife entraînera, tant pour la franc-maçonnerie de cette ville que pour les membres de toute l’Europe et du monde, en particulier pour la singularité de cet édifice ».

Les travaux conçus par l’architecte María Nieves Febles dans le temple maçonnique de Santa Cruz se concentreront sur la récupération symbolique et matérielle de la loge maçonnique .

Science sans éthique risque fort de se fourvoyer

Les experts scientifiques et les industriels peuvent être tentés de biaiser les dossiers de certification de nouveaux produits issus de la recherche. Il était urgent de mieux définir l’intégrité éthique attendue des personnes concernées. Des actions concrètes sont en cours en ce sens.

Dans un précédent papier nous analysions l’influence de la soumission sur nos comportements. Au travers des expériences de Milgram, réanalysées, il était montré que l’argument scientifique peut servir à endormir notre vigilance. Ici nous revenons au cœur de la science en marche, j’ai nommé la recherche scientifique.

C’est en effet la recherche qui permet aux industriels, parfois la durée d’un brevet, d’engranger de plantureux bénéfices. Mais qui dit appât du gain dit tentation de tricher.

Plusieurs livres ont promu la thèse que l’industrie possède les moyens parfois énormes nécessaires pour financer la recherche scientifique, alors que les organismes publics non. Cela se passe d’ordinaire dans le petit monde des experts dont les avis sont déterminants lorsqu’il s’agit d’autoriser la commercialisation d’un nouveau produit.

La tentation pour l’industriel est de biaiser les résultats du dossier sur lequel repose la demande d’autorisation. Conséquence : tant pis pour quelques bavures dues à des produits pas parfaitement bien conçus, notamment pour la santé des consommateurs ou riverains. Alternativement, ou en complément, les experts des organismes de surveillance nationaux ou non peuvent être incités à fermer les yeux sur certaines irrégularités des dossiers. (On pense ici aux organismes de la Communauté Européenne).

On retrouve là les auteurs Stéphane Foucart, Stéphane Horel, Sylvain Laurens, et d’autres, qui donnent un parfum de « tous pourris » aux scientifiques qu’ils prennent sous la loupe dans leurs ouvrages. Ils accusent aussi les pro-sciences, comme Gérald Bronner, d’au moins minimiser le danger. Souvenons-nous des «  gardiens de la raison ».

La clé de leurs accusations  est toujours le conflit d’intérêt. L’expert a un jour fait une conférence rémunérée pour un des industriels, il est donc à jamais soupçonné de bidouiller ses avis.

Ces journalistes critiques semblent privilégier un tout-Etat, comme s’il n’y avait pas de corruption en URSS ou en Chine maoïste.

Comme lecteurs grand public, nous avons soit un écran journalistique ou idéologique entre nous et la question, ou alors nous devons avoir une culture scientifique dans le domaine concerné. Bref nous avons du mal à nous faire une opinion solide, et ne savons pas qui a raison en final. Probablement, nous en resterons avec nos propres croyances. Ainsi va le monde de la post-vérité.

Nous les maçons savons tout cela. Si le bâtiment n’est pas d’équerre dès les fondations, c’est déjà fichu.  Les égyptiens appelaient «  Ma’at » la vérité, justice, beauté, harmonie et rectitude morale, symbolisés par la pureté des fondations. Dans notre langage moderne nous parlons de pierre angulaire.

La bonne nouvelle, c’est que nos pouvoirs publics se sont saisis de la question.

Au commencement, il y a eu le HCERES . Les missions du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres) sont définies par la loi du 22 juillet 2013. L’indépendance, la transparence et l’équité sont ses valeurs. Sa méthode ? Elle se fonde sur son engagement auprès des entités évaluées. Pour être, à leurs côtés, un partenaire de progrès.

Seconde étape : l’OFIS, qu’il ne faut pas confondre avec l’Ofis-à-papa.  L’Office français de l’intégrité scientifique (Ofis) a pour mission nationale de promouvoir et coordonner les politiques en faveur de l’intégrité scientifique. Il accompagne tous les acteurs qui concourent au respect des règles garantissant une activité de recherche honnête, rigoureuse, fiable et crédible. Pour construire et partager une culture commune de l’intégrité scientifique, l’Ofis déploie ses actions selon trois axes : observatoire, ressources, animation et prospective.

Troisième étape : de l’action concrète. Un « serment doctoral d’intégrité scientifique » est par arrêté du 26 août 2022 introduit dans le processus qui mène au doctorat.

Texte du serment

« En présence de mes pairs. Parvenu(e) à l’issue de mon doctorat en [champ disciplinaire], et ayant ainsi pratiqué, dans ma quête du savoir, l’exercice d’une recherche scientifique exigeante, en cultivant la rigueur intellectuelle, la réflexivité éthique et dans le respect des principes de l’intégrité scientifique, je m’engage, pour ce qui dépendra de moi, dans la suite de ma carrière professionnelle quel qu’en soit le secteur ou le domaine d’activité, à maintenir une conduite intègre dans mon rapport au savoir, mes méthodes et mes résultats. »

Le serment revêt une forte vocation symbolique. Sa pratique est ancrée dans un  cadre légal et engage moralement la docteure ou le docteur, qui peuvent l’invoquer  pour refuser d’effectuer des actions en tension avec les principes de l’intégrité scientifique.

Sa mention dans la charte du doctorat souligne la responsabilité partagée du doctorant ou de la doctorante, des encadrantes et encadrants, et des laboratoires d’accueil. La charte peut également inclure un paragraphe dédié à l’intégrité scientifique qui rappelle notamment l’offre de formation à l’intégrité scientifique de l’établissement.

Oserions -nous dire que nous  voilà enfin devant un exemple de nos valeurs mises en œuvre dans la société profane ? 

Pas certain que ceci soit l’étape finale , bien entendu. Restons vigilants !