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Pierre Ngolo : malheureusement la franc-maçonnerie aliène la classe politique congolaise

Du site très peu sérieux sacer-infos.com et du très peu crédible Stany Frank

Nous avions partagé il y a quelques semaines, des informations de type fake news émanant de ce site mentionné ci-dessus à propos des jeunes initiés qui devaient coucher avec les religieuses catholiques. Voici donc cette semaine, encore un infox que nous vous invitons à découvrir avant de l’oublier très vite tant elle est futile.

Une autre déclaration du président du Sénat Congolais, Pierre Ngolo malgré son caractère de membre influent du pouvoir actuel. Admettons avoir rejeté toutes les propositions d’adhésion à la Grande Loge du Congo, Pierre Ngolo estime que la jeunesse congolaise doit avec toutes ses forces pour combattre la franc-maçonnerie qui est en train d’aliéner la classe politique.

« Je ne comprends pas comment des gens qui croient aux pouvoirs ancestraux peuvent-ils aussi facilement être aveugléS par une obédience venue d’ailleurs ? »

Le président du Sénat du Congo, a rappelé avoir été combattu lors de son passage à la tête du PCT pour avoir refusé de faire allégeance à la Grande Loge du Congo que dirigent Sassou Nguesso et Dominique Okemba. Ces deux-là ont tout fait pour l’éjecter à la tête du parti de Marien Ngouabi pour placer la marionnette de Pierre Moussa.

« La première chose à laquelle la jeunesse congolaise doit s’attaquer est la franc maçonnerie, une obédience qui est à la base de tous les MAUX dont le Congo souffre depuis son institutionnalisation officieuse…. Confiscation de nos biens, aliénation mentale de nos dirigeants, menaces et sacrifices humains de nos frères naïfs qui en deviennent membres »

estime Pierre Ngolo.

Pour lui, tant que les dignitaires congolais emprunteront la spiritualité des étrangers pour prétendre bien diriger leur pays, ils seront des soumis comme des esclaves. Il faut revenir à nos traditions pour mettre en contribution nos ancêtres afin d’avoir des solutions durables à nos problèmes.

Le christianisme est le bras séculaire de la franc-maçonnerie. Se débarrasser d’eux à l’heure actuelle est difficile, car, ils contrôlent la religion, l’éducation, la santé, la communication, la politique, l’économie, le circuit monétaire, le sport et les loisirs…

La franc-maçonnerie est utilisée pour dominer et rouler les dirigeants Congolais dans la farine. Soit on croit au Seigneur Dieu, créateur de l’univers, soit on croit en nos coutumes.

Le Congo doit d’abord s’attaquer à la corruption, au mimétisme et à l’autoflagellation ! On doit restaurer les valeurs traditionnelles et arrêter l’acculturation. À l’exemple de l’Asie (Chine, Inde, etc.) qui a su anéantir toutes ces influences néfastes.

Pour le président du Sénat, les dirigeants actuels du Congo respectent et craignent plus la franc-maçonnerie que la constitution de leur pays.

Les francs-maçons font la promotion du musée d’expérience Aha

De notre confrère allemand regionalheute.de

Le musée veut utiliser l’argent pour la prochaine exposition sur le thème de l’eau. Wolfenbuettel, la Loge Maçonnique « Guillaume aux Trois Colonnes » soutient le Musée de l’Aventure Aha pour les enfants et les jeunes à hauteur de 8 000 euros. Cela a été annoncé par la loge mardi. Une délégation a visité le musée lundi soir et a remis le chèque. Son président, Georg Backhaus, a rendu hommage au travail de l’institution dans la promotion de l’éducation scientifique et culturelle des jeunes.

Annette Goslar, directrice du musée et fondatrice de l’association, a été « submergée » par la « somme incroyable ». L’argent sera utilisé à bon escient, entre autres, pour l’exposition sur l’eau prévue l’an prochain. Le don consiste en des générosités des francs-maçons de Wolfenbüttel dans le cadre du 175e anniversaire de leur loge cette année, dont un ajout de la loge amicale « Glück auf zum lichten Tag » (Salzgitter) et 1 000 euros de la « Freemasonry Relief Organisation » (Berlin).

Cette Loge existe depuis 1847

Après la remise officielle des dons, l’équipe du musée a invité les participants à faire un tour. On disait que jouer dans les nombreuses stations du musée était accepté par les francs-maçons avec curiosité et intérêt. L’équipe avait également préparé de la soupe à la citrouille et des gaufres pour se rafraîchir.

La loge « Guillaume aux Trois Colonnes » a été fondée en 1847 : le maître du fauteuil de la loge Braunschweig « Carl à la Colonne Couronnée », Franz Heinrich August Lachmann, a installé la loge Wolfenbüttel « Guillaume aux Trois Colonnes ». Le directeur du tribunal de district Hermann Voges est devenu le premier maître de la chaise. Auparavant, le duc Wilhelm von Brunswick, d’où le nom de la loge, avait repris la protection. La franc-maçonnerie, qui est répandue dans le monde entier et compte environ 2,6 millions de membres (Allemagne : environ 15 000), est une alliance de vie et d’amitié à orientation éthique. Les idéaux de base sont la liberté, l’égalité, la fraternité, la tolérance et l’humanité, a-t-il déclaré. L’intention des frères maçonniques est de porter ces idéaux et ces valeurs dans la société.

Le musée veut rendre les problèmes complexes plus faciles à comprendre

L’association de soutien du musée a été fondée en 2000 sous le nom de « Aha-Experience Children’s Museum » et s’appelle depuis 2008 « Aha-Experience Museum for Children and Young People ». L’objectif de l’association est de faciliter la compréhension de faits complexes pour les enfants et les jeunes dans des paysages de jeu passionnants en touchant, en essayant et en expérimentant. La durabilité est un objectif important, a-t-il déclaré.

 I- En voir de toutes les couleurs

S’il n’est pas rare que des recherches portent sur les couleurs des tabliers et des cordons, moins souvent, cette réflexion est élargie à la notion de couleur. On le comprend tant ce qui pourrait en être dit est écrasant par l’ampleur de son champ d’investigation.

J’ai confié à l’érudition justement renommée de Michel Pastoureau une grande part de l’aide qui m’est indispensable dans cette difficulté, vous sélectionnant quelques-unes de ses conférences qui racontent les couleurs. Les heures de plaisir que vous en retirerez justifient ce partage.

Et tout d’abord, qu’est-ce qu’une couleur ?

C’est une sensation physique et mentale provoquée par une longueur d’onde de propagation de la lumière réfléchie par un objet[1]. Les couleurs que nous observons dans les objets sont produites soit par absorption, soit par l’interférence de quelques-uns des rayons qui forment la lumière blanche dans leur combinaison. Si tous les rayons colorés de la lumière solaire sont réfléchis dans la proportion voulue, la couleur d’un objet est blanche ; s’ils sont tous absorbés, elle est noire. Par exemple, si les rayons bleus sont seuls absorbés, la couleur qui apparaît est le rouge orangé, et en général, lorsque nous voyons un objet d’une couleur quelconque, c’est que les rayons colorés complémentaires de cette couleur sont absorbés par lui. (Revue internationale des sciences, p.16).

Toutes les boules sont de la même couleur derrière les rayures

La perception de cette sensation est très personnelle et même influencée suivant que l’œil a ou n’a pas été exposé à la lumière. L’éclairage d’un objet ne variant pas, la coloration de cet objet est donc perçue différemment.

Newton a introduit l’équivalence entre couleur des rayons et leur degré divers de réfrangibilité dans un milieu d’indice donné. Il retint sept couleurs : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. Six de ces couleurs correspondent à un champ chromatique bien défini ; il ajouta l’indigo pour que le nombre corresponde à celui des noms de notes de la gamme musicale :

Pourtant, le mythe d’Osiris, les Travaux d’Héraclès et bien entendu les récits des Évangiles ont une forte analogie entre douze couleurs et les notes de la gamme tempérée en musique. Chacun de ces cycles est fondé sur le nombre douze qui symbolise l’achèvement de l’expérimentation terrestre et son ouverture vers un nouveau cycle ou vers la Lumière. En effet, la lumière blanche, diffractée par le prisme, laisse apparaître subtilement douze couleurs ; la gamme chromatique comporte douze notes, sept tons et cinq demi-tons, nécessaires et suffisants pour exprimer toutes les musiques. ‎

La couleur est une vibration d’une certaine longueur d’onde.

Les mêmes vibrations de l’éther, que l’œil perçoit comme lumière, la peau les perçoit comme chaleur. La couleur est une onde vibratoire capable de pénétrer notre peau, ce qui permet aux aveugles de les différencier. Chacune d’elles a son propre pouvoir. Les oscillations de l’air que la peau perçoit comme des vibrations, l’oreille les perçoit comme des sons. La dissemblance de l’impression est si grande ici que les physiciens n’acceptèrent l’idée que des agents paraissant aussi différents que la lumière et la chaleur rayonnante pussent être similaires et en partie identiques, qu’après que des expériences répétées eurent prouvé la complète similitude de leur nature. Ainsi «si l’on voulait représenter musicalement les différents bleus, on dirait que le bleu clair ressemble à la flûte, le bleu foncé au violoncelle et en fonçant de plus en plus, qu’il évoque la sonorité moelleuse de la contrebasse» (Wassily Kandinsky).

Parce que la couleur est une vibration, dans son livre Le jeu des perles de verres, (1943), Hermann Hesse peut établir un lien de sept couleurs avec d’autres vibrations, avec celles des sept notes de la gamme musicale auxquelles sont associées sept qualités précises : blanc, do, amour ; jaune, ré, joie ; orange, mi, humilité ; rouge, fa, maîtrise de soi ; violet, sol, honnêteté ; bleu, la, bonté ; vert, si, vérité.

Quant aux chinois, ils associent les couleurs avec les points cardinaux, les éléments, et des zones du corps tels que : noir, nord, eau, dos ; rouge, sud, feu, poitrine ; vert, est, bois, bouche ; blanc, ouest, métal, genou ; jaune, milieu, terre, pied.

Une classification biologique des couleurs des organismes vivants se prête à la répartition suivante en cinq groupes : 1. animaux protégés d’une manière particulière 2. animaux sans protection, qui imitent ceux du groupe1 ; 3. Couleurs sexuelles ; 4. Couleurs typiques (des espèces ou des genres). 5. Couleurs attrayantes.

Comment les sociétés ont-elles apprécié les couleurs ?

Le BLANC

En hébreu, le noir, schahar (  ( שׁ חַ רsignifiant aussi l’aurore (et chercher), dont le rapport avec le nom de la couleur blanche, tsahor  (רַ הֳ צָ), paraît évident, désigne l’attente du profane qui cherche et voit briller les premières lueurs de l’aurore (Frédéric Portal, Les symboles des égyptiens comparés à ceux des hébreux, p. 123)

La couleur blanche est celle des Initiés parce que l’homme qui abandonne les ténèbres pour suivre la lumière passe de l’état profane à celui d’Initié, de pur ; il est, spirituellement, rénové. Dans sa qualité symbolique de couleur de deuil le Blanc peut, du fait qu’il évoque une absence provisoire destinée à être comblée, laisser suggérer qu’en quelque sorte l’esprit du mort demeure en nous et que l’esprit prendra chair.

Ce terme de blanc avait été choisi pour des raisons philosophiques très profondes. La couleur blanche, la plupart des langues l’attestent, a toujours désigné la noblesse, la candeur, la pureté. Suivant le Dictionnaire Manuel hébreu et chaldéen de Genesius, hur, heur, signifie être blanc ; hurim, heurim, désigne les nobles, les blancs, les purs. Cette transcription de l’hébreu plus ou moins variable (hur, heur, hurim, heurim) conduit au mot heureux. Les bienheureux, ceux qui ont été régénérés et lavés par le sang de l’Agneau, sont toujours représentés avec des robes blanches. Bienheureux est encore l’équivalent, le synonyme d’initié, de noble, de pur. Or, les initiés étaient en blanc, les nobles s’habillaient de même.

En Égypte, les mânes étaient aussi vêtus de blanc. Phtah, le Régénérateur, était de même gainé de blanc pour indiquer la nouvelle naissance des Purs ou des Blancs. Les Cathares, secte à laquelle appartenaient les Blancs de Florence, étaient les purs. En latin, en allemand, en anglais, les mots weiss, white, veulent dire blanc, heureux, spirituel, sage.

La tragédie antique masquait de blanc les acteurs. Cela permettait, outre l’identification cathartique aux personnages, la possibilité de laisser surgir le tragique c’est-à-dire de doubler les significations et les situations qui se rapportent à l’homme.

D’un point de vue initiatique nous savons que le blanc, synthèse des couleurs de l’arc-en-ciel, évoque la lumière spirituelle. Le blanc, couleur initiatique, devient la couleur de la grâce de la transfiguration qui éblouit, éveillant l’entendement. Aux premiers temps du christianisme le baptême se nommait illumination. Et c’était après qu’il eut prononcé ses vœux que le nouveau chrétien, né à la vie véritable, endossait, selon les termes de  Denys l’Aréopagite, des habits d’une éclatante blancheur, en échappant, par une ferme et divine constance, aux attaques des passions et, aspirant avec ardeur à l’unité, ce qu’il avait de déréglé rentre dans l’ordre, ce qu’il avait de défectueux s’embellit et il [le nouveau chrétien] resplendit de toute la lumière d’une pure et sainte vie. Cela peut aussi s’appeler le perfectionnement de l’être. L’inverse du mot diable, el-baïd [a] désigne la blancheur. Pendant la plus grande partie du Moyen Âge, l’opposé du blanc fut, non le noir, mais le rouge.

La couleur or est un blanc encore plus blanc. De là l’importance de la blancheur, du blanchiment dans la science hermétique de l’Œuvre (voir le texte, La Blancheur, d’Arnau de Méeus à partir de la page 85 du n°2 de la Revue Arca, 2018)

Le ROUGE

Cette couleur a toujours été associée aux caractéristiques masculines, spécialement chez les Étrusques et les Hindous. En hébreu, rouge se dit Adom (םאָדוֹ), même racine qu’Adam, le premier homme et que le sang, dam (םדָ). La pensée juive identifie le fruit mangé par Adam à la grenade dont les 613 grains rouges correspondant aux 613 mizvot (devoirs ou bonnes actions) qui ouvrent le seuil de la sagesse, c’est-à-dire qui permettent d’élever la conscience depuis la matière.

La couleur du quatrième principe dans l’homme -Kâma, le siège des désirs est représenté par le rouge.

Cependant, la couleur rouge qui s’associe au crabe n’est pas le rouge diurne, mâle centrifuge, mais le rouge femelle, la carapace, nocturne centripète, là où s’opère la digestion, le mûrissement, la régénération de l’être ou de l’Œuvre.

Si le rouge est dyonisiaque, le bleu est apollonien.

Le BLEU

Les anciens Égyptiens enseignaient que la couleur réelle du Soleil était d’un bleu pur avant qu’il atteigne l’horizon et disparaisse au-dessous. Il est curieux de noter à ce propos le fait que ce n’est que depuis 1881 que les physiciens et astronomes ont découvert que « notre soleil est réellement bleu ». Le professeur Langley a réussi à prouver que la couleur jaune orange du Soleil n’est due qu’à l’effet d’absorption exercée par son atmosphère de vapeurs, surtout métalliques ; mais que la pure et simple vérité est que ce n’est pas un « soleil blanc mais bleu », c’est-à-dire quelque chose que les prêtres égyptiens avaient découvert, sans aucun instrument scientifique connu, il y a des milliers d’années !

Jusqu’au XIIe s. , l’or est la couleur de la lumière divine. Devant sa pénurie, le bleu va la remplacer. C’est le bleu des cieux divins et physiques. Ainsi s’utilisent en contraste le bleu de cobalt et le bleu de manganèse

C’est au XIIe siècle que des progrès dans la teinture du bleu vont permettre de répondre à la mode de cette époque. Le manteau de la vierge est peint en pigment de lapis-lazuli, hors de prix, enjeu cultuel et culturel.

De Tradition immémoriale, on raconte que, dans des temps très anciens, des colorants d’une couleur bleue très particulière provenant d’une sorte de «poisson» si rare et si recherché, furent réservés aux seuls puissants. Selon les époques, les textes nous affirment même, qu’ils se vendaient jusqu’à 20 fois le prix de l’or. La Septante traduit le terme Tékhelèt (תְּכֵלֶת), par un mot uachinthinos υαχινθινοσ, qui désigne des objets variant entre bleu et violet (yacinthe). La seconde traduction de référence est celle dite de la Vulgate de St Jérôme vers l’an 400, celle-ci en langue latine, puisque entre-temps la Méditerranée était devenue romaine. Le mot employé n’est pas très original hyachintinum, reprenant l’étymologie et le sens grec. C’est cette couleur seule qui permet le contact avec Yahwéh, elle signale le plus haut degré de sainteté, révèle la Présence indicible, colore la fonction la plus éminente du Temple, c’est-à-dire celle du Grand Prêtre et l’emballage des choses saintes (Exode, 39,1). Cette couleur Tékhelèt vient d’une racine trilitère hébraïque TKL signifiant à la fois le but, la quête, et la totalité.

Dans la symbolique héraldique l’azur signifie la justice, la loyauté.

En associant les couleurs des vitraux correspondant  à la lune (bleu) et au soleil (rouge), on obtient du violet, dernière couleur visible du spectre et première couleur d’un monde au-dessus (l’ultra-violet), couleur de la spiritualité.

https://youtu.be/MO2fghnrfiU et

Le VERT

Jusqu’aux 16ème– 17ème siècles, le vert était le symbole de l’eau. Depuis la fin du XVIIIe, il symbolise la vie naturelle et universelle.

Il oppose, à la force du rouge, le calme, la permanence et l’apaisement des tensions ; mais aussi tout ce qui est changeant ou instable (l’enfance, l’amour, la chance, le hasard, le destin). Le vert constitue un retour à l’état primordial. Il personnifie aussi l’espoir, le retour des cycles naturels. Il est la couleur de l’éternel retour, de la résurrection, et de la renaissance.

En alchimie, le lion de couleur verte ouvre la matière (mélange des acides sulfuriques du fer et du cuivre, du jaune et du bleu). La matière métallique attaquée par le lion vert se décompose ; son résidu est appelé tête de mort, la caput mortem du cabinet de réflexion. Le lion vert est le «fruit vert et acerbe, comparé au fruit rouge et mûr. C’est la jeunesse métallique, sur laquelle l’Évolution n’a pas ouvré, mais qui contient le germe latent d’une énergie réelle, appelée plus tard à se développer» (Fulcanelli, Le mystère des cathédrales). C’est l’arsenic et le plomb à l’égard de l’argent et de l’or. De couleur rouge, le lion lie le sel sous forme d’un combat qu’il doit gagner sur le dragon blanc.

Le vitriol est un minéral composé d’un sel acide et d’une terre sulfureuse ; il y en a quatre espèces, bleu, vert, blanc et rouge. Ce dernier est appelé colcothar naturel, ou chalcitis ; on tient que c’est un vitriol vert calciné par quelque feu souterrain ; il est le plus rare de tous les vitriols.

L’église et la couleur 

La couleur du vitrail médiéval est donnée, non par réflexion, mais par interférence. La lumière passant à travers le verre va se réfracter sur des miroirs de poudre métallique incorporés dans la pâte de verre, changer de fréquence et apparaître colorée : poudre d’or pour donner le rouge, poudre d’argent pour donner le bleu, etc.

Mais, «ce qui est important dans le vitrail, ce n’est pas la scène qu’il représente, ni même les couleurs employées, mais le fait que ce vitrail représente un fragment de la Bible elle‐même, c’est à dire la parole de Dieu. La lumière intérieure est sacrée parce qu’elle est littéralement filtrée par la parole de Dieu, et c’est cette filtration qui en modifie profondément la nature.» (François Gruson)

Pour donner quelque idée de l’extension que prit la symbolique des couleurs, – et spécialement des trois majeures de l’Œuvre, – notons que la Vierge est toujours représentée drapée de bleu (correspondant au noir), Dieu de blanc et le Christ de rouge (Fulcanelli, Le mystère des cathédrales, p. 46).

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On ne saurait évoquer les couleurs sans quelques mots sur les COULEURS de l’ŒUVRE

Au travers des trois couleurs, le noir, le blanc et le rouge, le Rebis (du latin res bina, matière double) signifie aussi l’ensemble de l’œuvre alchimique qui, dans l’union des polarités, aspire au dépassement des états particuliers de la matière.

Héraclite d’Éphèse mentionne le premier les couleurs de l’œuvre à la fin du VIe siècle av.  J.-C. (Le grimoire du jour de Saturne, par Jean-Francois Blondel, éd. Jean-Marc Savary, 2011, p.67).

Fulcanelli rapporte (p.45) que : « Paracelse, au Livre des Images, parle ainsi des colorations successives de l’Œuvre : Quoiqu’il y ait, dit-il, quelques couleurs élémentaires, car la couleur azurée appartient plus particulièrement à la terre, la verte à l’eau, la jaune à l’air, la rouge au feu, cependant, les couleurs blanche et noire se rapportent directement à l’art spagirique, dans lequel on trouve aussi les quatre couleurs primitives, le noir, le blanc, le jaune et le rouge.»

  Les quatre étapes de l’œuvre sont associées à quatre couleurs : 

  • l’Œuvre au noir (nigredo) : la matière originelle, l’Azoth, passe à l’état de noirceur par la calcination, la putréfaction, la décomposition ; sa duplicité est symbolisée par le corbeau ;
  • l’Œuvre au blanc (albedo) : la pierre est lavée de ses impuretés, apparaît l’argent, le blanc ; le métal s’organise. En voie sèche, les lignes de la cristallisation convergent en formant une étoile à 5 branches, la matière recomposée est symbolisée par la licorne ou le cygne ;
  • l’Œuvre au jaune (citrinitas) : la sublimation, les éléments simples sont recombinés ;
  • l’Œuvre au rouge (rubedo) : la rubéfaction, l’incandescence de laquelle naîtra la pierre dont la puissance qualitative est multipliée, sa représentation est le phénix.

En alchimie régner c’est régir, régir c’est gouverner, gouverner c’est conduire les opérations de l’Œuvre ; voilà pourquoi on parle de quatre âges ou règnes. Quatre saisons correspondent ainsi au quatre âges qui sont :

L’âge d’or d’où règne Saturne (Œuvre au noir, couleur noire associée au plomb).

L’âge d’argent d’où règne Jupiter (œuvre au blanc car le blanc c’est la couleur de l’argent ou de l’étain qui est le métal associé à Jupiter, parfois associé aussi à la lune).

L’âge du cuivre d’où règne Vénus qui correspond à l’Œuvre au jaune.

L’âge du fer d’où règne Mars et qui est associé à la couleur rouge.

La Papesse du Tarot est assise entre les deux piliers. Des deux colonnes, l’une est rouge et l’autre bleue. La première correspond au Feu (Ardeur vitale dévorante, activité mâle, Soufre des Alchimistes) ; la seconde se rapporte à l’Air (souffle qui alimente la vie, sensibilité féminine, Mercure des Sages).

L’origine des Couleurs du drapeau français est objet de controverse.

Elles auraient été composées par le franc-maçon Jacques-Louis David pour qui le bleu foncé représente la bourgeoisie, le blanc le peuple des pierrots ou des paysans, le rouge la baillie ou la royauté.

D’autres hypothèses en donnent d’autres origines.

Le 17 juillet 1789 quand, venant de Versailles, Louis XVI fut arrivé au perron de l’Hôtel de Ville de Paris, au milieu d’une haie de gardes nationaux, et qu’il eût accepté et attaché lui-même à son chapeau la cocarde parisienne que lui présenta le maire Bailly comme signe distinctif des Français, il monta l’escalier de l’Hôtel-de-Ville sous une voûte d’acier. Cette cocarde fut d’abord bleue, couleur de la ville de Paris, selon les arrêts des 12 et 13 juillet 1789, approuvés le 16 par le roi, et qui ordonnaient le rétablissement de l’ancienne milice parisienne sous le titre de garde nationale. Le 26 juillet, le général Lafayette, commandant de cette garde, joignit la couleur des lys à celles adoptées, et fit arborer la cocarde tricolore, comme signe de l’union des trois ordres et des vertus qui font le patriotisme, à savoir : le rouge, couleur du tiers-état, emblème du courage qui entreprend ; le bleu couleur du clergé, symbolisait la constance qui persévère  et la couleur blanche de la noblesse désignait la pureté qui justifie. La Maçonnerie peut aussi revendiquer l’idée de ces trois couleurs ,les grades symboliques ont fourni le bleu, couleur de cordon de maître les grades chapitraux, le rouge, couleur du cordon de Rose Croix; et les grades philosophiques le blanc, couleur de l’écharpe du Grand Inspecteur, 33e degré (J.M. Ragon, Cours philosophique et interprétatif des initiations anciennes et modernes, p.380)

Une autre interprétation serait celle où le blanc représenterait la royauté, le bleu et le rouge les couleurs des armoiries de Paris ; la corporation des marchands de l’eau qui était, alors, la plus puissante imposa son blason comme étant celui de Paris (le 1er Empire le confirmera en reconnaissant ce blason comme armoirie de la capitale, d’où la présence d’une nef et sa devise : fluctuat nec mergitur).

Une autre hypothèse : le drapeau tricolore serait la conséquence d’une révolte de marins bretons.

Pour Michel Pastoureau (que l’on entend au cours de cette vidéo) le tricolore proviendrait de la révolution américaine, à la mode en Europe (dans les années 1780) pour ceux qui adhèrent au mouvement des libertés, tricolore lui-même britannique provenant de 1603, lorsque le roi Jacques VI d’Écosse devient aussi roi d’Angleterre. La bannière d’Écosse bleue et blanche est fusionnée avec la bannière d’Angleterre rouge et blanche donnant l’Union Jack qui eut par la suite une forte influence sur les drapeaux.

Pour Jean-Marie Ragon, la Franc-maçonnerie peut aussi revendiquer l’idée de ces trois couleurs : les grades symboliques ont fourni le bleu du cordon de maître, les grades chapitraux, le rouge du cordon de rose-croix, le blanc de l’écharpe du grand-inspecteur du 33e degré.

Vous avez quelque chose à teindre ?

N’hésitez pas à vous servir des expériences de M. du Fay qu’il a présentées à L’Académie des sciences en… 1737. 

Dans l’article de la semaine prochaine, je reviendrai sur l’usage des couleurs en Franc-maçonnerie.


[1] Une onde rouge a une longueur d’onde de 0,8 micromètres, jaune 0,6 micromètres, verte 0,55 micromètres, violette 0,4 micromètres.

Les Birds s’attaquent aux Francs-maçons

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Birds ont pour parents Nicolas Demange et Adeline Ruel. Ce sont des volatiles bleus au caractère bien trempé habitant les États-du-Nid. Perchés sur leur fil, ils sont les spectateurs du monde et surtout de ses habitants : nous. Très prompts au cynisme et à l’humour noir et grinçant, ils osent dire tout haut ce que les internautes pensent tout bas. Cette semaine, c’est aux Francs-maçons qu’ils s’adressent.

Ils n’aiment pas grand-chose, ne font pas grand-chose… en revanche, qu’est-ce qu’ils causent ! À l’heure où les réseaux sociaux ont pris le pas sur les bistrots, ils sont en quelque sorte une version moderne et désopilante des Brèves de comptoir. En tout cas, ils représentent déjà un véritable phénomène !

Quelques chiffres pour s’en convaincre :

• Près de 400 000 visiteurs uniques affichent plus de 4 millions de pages par année.
• La page officielle Facebook compte près de 50 000 fans et grossit en moyenne de 600 nouveaux fans chaque semaine.
• La BD la plus virale a eu une portée de plus de 1,2 million de visiteurs uniques en une seule semaine.
• 17 000 inscrits sur le site publient près de 30 000 BD par an, à une moyenne de 70 par jour.
• Près de 100 000 BD sont créées au total sur le site en une année…

L’aide des francs-maçons aux réfugiés ukrainiens dépasse le million de livres

De notre confrère anglais essexmagazine.co.uk

Des milliers de réfugiés ukrainiens vivant dans des communautés à travers l’Angleterre et le Pays de Galles recevront un soutien pratique grâce à une subvention de 500 000 £ de la Masonic Charitable Foundation (MCF, l’association caritative des francs-maçons), en partenariat avec UK Community Foundations.

La subvention fait suite à une subvention similaire de 500 000 £ en avril de cette année à la Croix-Rouge britannique, à l’UNICEF et à d’autres organisations travaillant avec des réfugiés ukrainiens sur le terrain en Ukraine, en Pologne, en Roumanie et en Moldavie. Un autre don séparé de 50 000 £ a été fait peu de temps après l’invasion russe en février. Cette dernière subvention signifie que les francs-maçons ont donné plus d’un million de livres sterling aux réfugiés ukrainiens depuis le début de la guerre.

Le nouveau programme de subventions verra 10 fondations communautaires soutenir des organisations caritatives locales et des organisations communautaires qui fournissent activement un soutien immédiat aux réfugiés arrivant d’Ukraine, ainsi qu’à celles qui développent un soutien à plus long terme pour l’intégration des Ukrainiens qui sont déjà ici.

Les fondations communautaires qui recevront chacune des subventions allant jusqu’à 50 000 £ de la part des francs-maçons sont :

  • Community Foundation Wales
  • East End Community Foundation
  • Essex Community Foundation
  • Sussex Community Foundation
  • Hampshire & Isle of Wight Community Foundation
  • Heart of England Community Foundation
  • Community Foundation for Surrey
  • Kent Community Foundation
  • Community Foundations for Lancashire and Merseyside
  • Hertfordshire Community Foundation

Plus de 100 000 Ukrainiens ont été hébergés par des familles britanniques avec le soutien du gouvernement, mais beaucoup d’entre eux étaient des arrangements de six mois qui arrivent maintenant à leur terme. En conséquence, beaucoup d’entre eux sont confrontés à l’itinérance au moment même où l’hiver commence.

Près de 150 000 Ukrainiens sont arrivés au Royaume-Uni depuis le début de la guerre en février, soit une petite fraction des quelque huit millions d’Ukrainiens qui ont fui leur pays. Huit millions de personnes supplémentaires ont été déplacées à l’intérieur de l’Ukraine.

La subvention de la Masonic Charitable Foundation est financée par des francs-maçons, leurs familles et amis, de toute l’Angleterre et du Pays de Galles.

Rosemary Macdonald, PDG de UK Community Foundations, a déclaré :

« Nous sommes très reconnaissants à l’organisme de bienfaisance des francs-maçons pour leur généreuse subvention, qui donnera un coup de pouce majeur aux organismes de bienfaisance locaux qui font tant pour accueillir les Ukrainiens dans leurs communautés. Ce sont les petits organismes de bienfaisance et les groupes locaux qui connaissent leur région qui sont les mieux placés pour écouter les nouveaux arrivants et les aider à trouver les ressources et le soutien dont ils ont besoin. »

Les Hutchinson, directeur général de la Masonic Charitable Foundation, a déclaré :

« Je suis très heureux que nous ayons pu fournir une aide substantielle aux Ukrainiens dans le besoin à travers le pays. Il y a eu une vague de soutien sans précédent pour les Ukrainiens de la part du public britannique, mais il reste encore beaucoup à faire. Ce sont des gens qui ont tout laissé derrière eux dans un pays subissant les effets d’une guerre dévastatrice et je suis fier que l’aide apportée par les francs-maçons ait maintenant dépassé le million de livres. »

La franc-maçonnerie reconnaît le recteur Rosa Devés avec la médaille Francisco Bilbao à l’occasion du 180e anniversaire de l’Université du Chili

De notre confrère chilien radio.uchile.cl

Le Grand Maître Sebastián Jans Pérez a souligné la contribution de la maison d’études au pays. De son côté, l’universitaire a valorisé les liens qui unissent les deux institutions depuis le début de la République.

Sous la devise « Pour un avenir avec tous« , l’Université du Chili commémore ses 180 ans de vie au cours du mois de novembre. Ce jalon, qui réunit année après année l’université et la communauté nationale dans le but de mettre en lumière les différentes dimensions, domaines, missions et disciplines de son travail, ainsi que de renouveler l’engagement sociétal de l’institution, a une signification particulière pour la Grande Loge du Chili.

Les deux institutions entretiennent une tradition historique importante, basée sur des liens profonds tissés dans des valeurs qui marquent les deux institutions, telles que la défense de la laïcité et de la liberté de pensée dans le domaine de l’enseignement supérieur en particulier, mais aussi projetées dans la société chilienne en général. .

La Maison de Bello et la franc-maçonnerie chilienne ont été dans des domaines et des objectifs communs au fil du temps, notamment l’amélioration des personnes et de la société. C’est pourquoi l’Université du Chili est reconnue comme une puissante lumière de connaissance qui a illuminé la liberté de pensée et le chemin vers la connaissance dans notre pays, une tâche qu’elle maintient aujourd’hui.

Reconnaissance

Dans ce contexte de fraternité entre les deux institutions, la Grande Loge du Chili a célébré ce lundi son 180e anniversaire avec les hautes autorités de l’université, lors d’une cérémonie tenue au Grand Temple de l’édifice maçonnique, situé à Santiago.

A cette occasion, le Grand Maître de la Grande Loge du Chili, Sebastián Jans Pérez, a remis à l’actuel recteur de l’Université du Chili, Rosa Devés Alessandri, la Médaille d’Honneur Francisco Bilbao, une reconnaissance accordée aux personnes qui apportent une contribution significative au savoir séculaire et à la tradition du pays.

Dans son discours, Jans Pérez a assuré que l’invitation à la cérémonie « est en rapport avec la réalité imposée par la transcendance vigoureuse d’une université, qui a historiquement représenté une affirmation de la connaissance et de la pensée, pendant 18 ans, où une culture républicaine a été construite en soutien professionnel pour le pays et ses grands besoins, où s’est également formé le grand leadership nécessaire pour relever les plus grands défis, et enfin où s’est constituée une chaire d’inspiration morale de libre-pensée ».

« Une université qui a eu dans son empreinte le but humaniste, et comme le disent ses valeurs, effectivement nationale et étatique, avec des niveaux élevés de qualité, de pluralisme, d’équité sociale et de genre, et de pertinence pour aborder socialement, de manière critique et éthiquement consciente responsable, relevant les défis en termes d’enseignement supérieur, de recherche, de création, de vulgarisation et de liens avec l’environnement, au service du pays », a ajouté le Grand Maître de la Grande Loge du Chili.

Pour sa part, la rectrice Devés a remercié la reconnaissance et assuré que « l’Université du Chili et la Grande Loge du Chili partagent une histoire qui nous lie aux débuts de la République et nous invite à continuer à travailler ensemble pour un Chili imprégné des principes de liberté, égalité et fraternité. Les deux institutions s’accordent sur leur véritable vocation de contribuer au développement de l’instruction publique et sur la volonté de contribuer au progrès de notre République, aspirant toujours à un objectif plus grand d’ordre universel. »

« L’éducation publique, laïque et diversifiée, doit continuer à s’approfondir grâce à un soutien déterminé de l’État. Et c’est ainsi que la Grande Loge l’a exprimé, dans le livre ‘La franc-maçonnerie propose au Chili’. Dans un pays qui demande plus d’inclusion, l’éducation publique joue un rôle fondamental pour contrer les inégalités et éviter la ségrégation. Cette préoccupation se traduit d’ailleurs par une plus grande intégration à égalité des femmes dans la vie publique. Pour cette raison, je célèbre l’accord signé par la Grande Loge du Chili et avec la Grande Loge féminine du Chili il y a quelques années », a déclaré l’universitaire.

Mgr Helder Câmara et la franc-maçonnerie brésilienne de son temps

De notre confrère corrispondenzaromana.it

Le Serviteur de Dieu Mgr Hélder Pessoa Câmara (1909-1999), prêtre depuis 1931, évêque auxiliaire (1952-1955) et archevêque coadjuteur de Rio de Janeiro (1955-1964), puis archevêque d’Olinda et Recife (1964-1985) , parmi les fondateurs de la Conférence épiscopale brésilienne et de la Conférence épiscopale latino-américaine (voir ici ), fut sans aucun doute « un protagoniste de l’Église en Amérique latine » ( ici ). 

Mgr Câmara, « précurseur de la théologie de la libération » (voir ici ; sur la théologie de la libération, je renvoie à un de mes articles : https://allchristian.it/2017/03/17/teologia-della-liberazione-anno- 1971-p -paolo-m-siano-teologia-della-liberazione-anno-1971/ ), a été défini par le Sunday Times : « l’homme le plus influent d’Amérique latine après Fidel Castro » (voir ici ). 

Du 3 mai 2015 au 19 décembre 2019 s’est déroulée la phase diocésaine de sa cause de béatification ( ici ). Puis à partir de 2019 la « phase romaine » de la Cause a commencé ( ici ). 

Début novembre 2022, les archives de la Servante de Dieu ont été déclarées « patrimoine national » par le Gouvernement de l’Etat brésilien de Pernambuco ( ici ).

1. Un évêque progressiste

Pour avoir une image plus complète de la figure du Serviteur de Dieu, il est bon de relire un article du savant Massimo Introvigne (2008) qui montre que Mgr Câmara :

 a) dans les années 1930, il était membre et secrétaire général de l’Action intégriste brésilienne (AIB) de Plinio Salgado (1895-1975), ou « l’équivalent brésilien du fascisme » ;

b) il a joué « un rôle fondamental » pendant le Concile Vatican II, même s’il n’a jamais pris la parole dans les séances conciliaires. En fait, elle joua un grand rôle (« magna pars ») dans « l’Opus Angeli », sorte d’« association » très privée qui cherchait à influencer le Concile « avec des méthodes un peu curieuses : réunions conspiratrices, contacts privilégiés avec les médias, des noms en code car on ne sait jamais qui lit ou écoute au téléphone ». Le cardinal Suenens, « le principal porte-parole des idées de Câmara dans les débats conciliaires », est presque toujours appelé « le père Miguel». Il semble que l’Opus Angeli ait été dirigé par le théologien autrichien Ivan Illich (1926-2002) qui vivait alors au Mexique, à Cuernavaca, dont l’évêque était Mgr Sergio Mendez Arceo (1907-1992) ;

c) il était en faveur de la contraception et des contraceptifs déjà pendant le Concile. Mgr Câmara et ses amis ont sévèrement critiqué le refus du pape Paul VI de faire se prononcer le Concile sur la question des contraceptifs. Câmara a défini ce refus comme une erreur destinée à « torturer les épouses, troubler la paix de nombreux foyers », et même « la mort du Conseil » ! Puis aussi Mgr Câmara, avec beaucoup d’autres ecclésiastiques, était en désaccord avec l’encyclique Humanae vitae promulguée par Paul VI en 1968 ( ici ). 

2. Mgr Câmara défend les francs-maçons

Toujours en ce qui concerne le discernement du Serviteur de Dieu, son jugement trop indulgent envers les membres de sa famille de la franc-maçonnerie est hautement discutable. Il a lui-même révélé dans les années 1970 que son père (João) et son grand-père (João Edoardo), tous deux journalistes, étaient également francs-maçons. João Câmara, franc-maçon et catholique, voulait que ses enfants reçoivent les sacrements et participent activement à la vie de l’Église catholique de la ville. De plus, tout au long du mois de mai, João a prié Notre-Dame et a chanté des chants religieux en famille (cf. Anselmo Palini, Hélder Câmara , Editrice Ave – Fondazione Apostolicam Actuositatem, Rome 2002, pp. 20-21). 

En voyant le père franc-maçon et catholique, Mgr Câmara déclare (vers 1979) : « C’est pourquoi j’ai toujours mis en doute les graves accusations portées contre les francs-maçons… C’est lui qui m’a appris qu’on peut être bon sans être religieux. Plus tard, j’ai compris par moi-même qu’il est possible d’être catholique pratiquant et en même temps égoïste. 

Quand je repense à mon père, j’ai l’impression que lui, son père, ses frères, toute sa famille appartenaient à la franc-maçonnerie par attitude anticléricale et non antireligieuse voire antichrétienne. Ce n’était en aucun cas une attitude contre les « vrais » prêtres. Il me semble, aujourd’hui comme alors, que c’était plutôt une réaction contre certaines attitudes de l’Église dans tel ou tel domaine et peut-être contre certains prêtres » ( ivi , p. 21, italique du texte).

Donc, selon le Serviteur de Dieu, puisque son père maçon était bon et dévoué dans la famille, alors les accusations généralement portées contre les maçons ne seraient pas vraies… Il semblerait qu’à la lumière de son expérience familiale (grand-père, père et oncles, tous maçons), Mgr Câmara estime qu’être initié à la franc-maçonnerie n’aurait rien d’anti-religieux ou d’anti-chrétien mais serait simplement une conséquence ou une réaction au cléricalisme de l’Église et des prêtres…

Je me permets de dire que ce discernement de la Servante de Dieu est confus et erroné. C’est certainement une bonne chose pour un franc-maçon de faire preuve de gentillesse, de respect et de bienveillance envers les membres de la famille catholique dans la famille, mais cela ne suffit pas pour excuser ou justifier l’appartenance des catholiques à la franc-maçonnerie. Une chose est le comportement de l’individu franc-maçon, une autre est la structure initiatique et rituelle de la franc-maçonnerie. Et c’est cela qu’il faut prendre en compte pour un discernement authentique au sujet de la franc-maçonnerie.

J’offre donc ici quelques données sur la franc-maçonnerie brésilienne de l’époque où vécut la Servante de Dieu, en évitant de m’appuyer sur des publications anti-maçonniques, comme par exemple celle du P. Antonio Miranda, O segrêdo da Maçonaria (Editora « O Lutador », Manhumirim (Minas) 1947), qui définit la franc-maçonnerie comme une association composée de nombreuses sectes secrètes, inspirées par le diable, qui veut fonder un nouvel ordre et une civilisation anti-chrétienne (cf. p. 17) .

Au lieu de cela, je préfère les sources maçonniques d’où l’incompatibilité entre la franc-maçonnerie et l’Église émerge de manière incontestable.

3. La franc-maçonnerie brésilienne vue de l’intérieur

Entre 1974 et 1976, la maison d’édition « Editora Artenova » de Rio de Janeiro (Brésil), publie l’ouvrage en 4 volumes, Grande Dicionário Enciclopédico de Maçonaria and Symbology (GDEMS) du franc-maçon Nicolas Aslan (1906-1980). Né en Grèce en 1906, de nationalité italienne, résidant au Brésil depuis 1929, Aslan est depuis 1956 membre de la franc-maçonnerie brésilienne régulière, la Grande Oriente do Brasil (GOB). Au moment du GDEMS, Aslan a obtenu le 32e degré du Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA). Puis il recevra le 33ème et dernier degré du REAA.

Dans la revue jésuite italienne La Civiltà Cattolica du 21 mai 1977, le massonologue P. Giovanni Caprile (1917-1993) présente Nicolas Aslan comme un « expert sérieux et honnête en historiographie maçonnique » (An 128, Vol. II, Quaderno 3046, p. . 411) et cet ouvrage comme « un outil utile pour la connaissance la plus adéquate du phénomène maçonnique » (p. 411), ou un ouvrage qui contribue « à la clarté, à l’exactitude, au dialogue serein » (p. 412). Mais, au-delà du dialogue, l’incompatibilité entre la franc-maçonnerie et la foi chrétienne ressort précisément du dictionnaire encyclopédique maçonnique d’Aslan.

Parmi les écrivains maçonniques cités par Aslan, il y a des experts en ésotérisme maçonnique comme Albert Gallatin Mackey 33e, Albert Pike 33e, Oswald Wirth 33e… On retrouve aussi des concepts typiques de la culture ésotérique (cabale juive, alchimie, hermétisme…).

Aslan explique la doctrine kabbaliste selon laquelle la bisexualité ou androgynie est en Dieu et dans l’Adam Primordial ou Adam Kadmon. De plus, la doctrine kabbalistique de l’Adam Kadmon et des Séphiroth est présente dans le Rite Ecossais Ancien et Accepté (cf. GDEMS, vol. I, 1974, p. 47).

L’Alchimie, en tant que gnose secrète qui interprète les dogmes du Christianisme de manière Hermétique (selon l’Hermétisme), influence les Hauts Degrés Maçonniques, en particulier le REAA (cf. GDEMS, I, pp. 74-75). L’influence kabbaliste se trouve dans la liturgie maçonnique (cf. GDEMS, I, p. 84).

Aslan 32 écrit que « l’ Antéchrist » est le pôle négatif nécessaire à toute Manifestation et au Progrès : « C’est le pôle négatif nécessaire à toute manifestation et à tout progrès » (GDEMS, I, p. 109).

Aslan explique que le bouc « Baphomet », symbole templier ou néo-templier, est un symbole d’initiation (cf. GDEMS, I, p. 164), un symbole hermétique, alchimique, magique et panthéiste de l’Absolu (cf. GDEMS , I, p. 150-151).

Au Premier Degré d’Apprenti Franc-Maçon se trouve le Cabinet de Réflexion (« Câmara das Reflexões ») : un cabinet sombre, symbole du centre de la terre, avec des symboles mortuaires et alchimiques, dans lequel le candidat à la Franc-Maçonnerie reçoit la mort initiatique qui correspond à la putréfaction ou transmutation alchimique. L’homme profane meurt et renaît maçon (cf. GDEMS, I, pp. 198-200). 

La Loge du Troisième Degré du Maître Maçon est appelée la « Chambre du Milieu » et est le lieu où a lieu la seconde mort initiatique, l’éternelle reconstruction (cf. GDEMS, I, p. 200)…

Le Point dans le Cercle est un symbole important de la franc-maçonnerie anglo-saxonne : il représente Dieu au centre du cosmos mais a aussi une « significação phallique », c’est-à-dire qu’il représente « le principe de génération » (cf. GDEMS, I, p .247).

Aslan soutient également la Dualité cosmique (Dieu-Diable, Lucifer porteur de lumière et porteur de ténèbres…) et l’union des contraires : Tout vient de l’Un et Tout retourne à l’Un (cf. GDEMS, I, p. 327). La dualité (ex. : Bien-Mal, Dieu-Satan…) peut être complétée par un troisième élément (cf. GDEMS, I, p. 341)…

Aslan nie la doctrine catholique sur l’éternité de « l’ Enfer  » : la peine, s’il y en a, est longue mais limitée (cf. GDEMS, Vol. II, 1974, p. 505)…

Aslan précise que la Franc-Maçonnerie a son « Ésotérisme », elle a sa « part ésotérique », elle a « l’aspect ésotérique et iniciatique », mais tous les Maçons ne la comprennent pas donc s’arrêtant à l’aspect social de la Franc-Maçonnerie (cf. GDEMS, II, p 385).

Déjà en 1974, Aslan savait que dans le nouveau Code de droit canonique (en cours de révision après le Concile Vatican II), les canons (par exemple le can. 2335) qui condamnaient ouvertement la franc-maçonnerie n’apparaîtraient plus (cf. GDEMS, II, pp 409-410) .

Aslan réitère la bisexualité de la Divinité suprême (cf. GDEMS, II, pp. 525-526), ​​​​et donc de « Jéhovah » (cf. GDEMS, II, pp. 535-536).

Aslan 32° précise que le Principe du Feu que l’on retrouve dans les Hauts Degrés maçonniques, c’est-à-dire le pouvoir universel de régénération, peut aussi être appelé « Lucifer » (cf. GDEMS, II, p. 604)…

Le Maître Maçon atteint l’état de véritable initié lorsqu’il prend conscience de ne faire qu’un avec « l’Energie de Vie Universelle» (cf. GDEMS, Vol. III, 1975, p. 686).

Les Officiers de Loge peuvent correspondre aux 10 Séphiroth (émanations divines) qui forment l’Arbre de Vie Kabbalistique (cf. GDEMS, Vol. IV, 1976, pp. 1005-1010).

Aslan précise que dans le symbolisme maçonnique il y a aussi le Serpent, symbole de l’énergie universelle, symbole de l’harmonie des contraires, le grand agent magique (cf. GDEMS, IV, pp. 1020-1021)… Le Serpent Uroboros des Gnostiques et alchimistes est un symbole de l’Unité absolue et du retour de tout à l’Unité (cf. GDEMS, IV, pp. 1144-1145)…

Le  » Tao  » correspond au cabalistique  » En-Soph  » hébraïque et au  » Parabrahm Hindou  » et apparaît sous la forme de  » Yang  » et  » Yin « ,  » Pur  » et  » Impur « , masculin et féminin… (cf. GDEMS, IV, p. 1074).

Comme dans les années 1970, il y a encore aujourd’hui au sein de l’Église des clercs et des laïcs qui sont très actifs dans une opération continuelle visant à amener la hiérarchie ecclésiastique à déclarer licite ce qu’elle a toujours rejeté, comme par exemple : la contraception et les contraceptifs (également défendus par Mgr Câmara), la franc-maçonnerie (défendue au Concile Vatican II par Mgr Sergio Mendez Arceo, un ami de Mgr Câmara), l’homosexualité ou les théories du genre et LGBT (défendues par le clergé progressiste)   Que l’Esprit Saint, par l’intercession de Marie Très Sainte Mère de l’Église, aide les pasteurs à résister à cette opération diabolique et à garder et transmettre fidèlement ce que saint Jean-Paul II appelait : « le dépôt de la foi », «le précieux dépôt de la doctrine chrétienne » (cf. SS Jean-Paul II, Constitution apostolique Fidei Depositum , 11 octobre 1992, in https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/apost_constitutions/documents/hf_jp -ii_apc_19921011_fidei-depositum.html ).

Le dessin de la semaine de Jissey : VADE RETRO

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Yonnel Ghernaouti a fait le 25 novembre une superbe recension sur l’ouvrage de Jean François Blondel « Le diable dans les cathédrales »…. ce qui a naturellement inspiré le lundi humoristique de JISSEY

Qui sont les Vampires ?

Un vampire est une créature légendaire qui mord les humains pour boire leur sang. Une fois mordue, la victime devient aussi un vampire. Toujours selon la légende, si l’on veut tuer un vampire, il faut lui planter un pieu dans le cœur. Le vampire est un être immortel, appartenant au sous-groupe des morts-vivants.

Le vampirisme est l’intérêt pour ces créatures imaginaires. Ces personnages très populaires ont été beaucoup utilisés dans des légendes, des histoires, des livres, et même au cinéma. Il est donc normal qu’il existe plusieurs versions sur les vampires.

Historique

La soirée démoniaque

Château Dracula

Selon une légende, le célèbre poète anglais Lord Byron passait, en juin 1816, ses vacances en Suisse, avec des amis écrivains. Mais un gros orage éclata, les empêchant de profiter de leurs vacances. Byron eut alors l’idée, pour s’occuper, de proposer à ses amis d’écrire chacun une histoire qui fait peur, pour se la raconter le soir. Seuls Mary Godwin — qui ne s’appelait pas encore Mary Shelley — et Bram Stoker y arrivèrent : Mary Shelley écrivit Frankenstein, tandis que Bram Stoker, de son côté, raconta l’histoire du plus célèbre vampire : le comte Dracula.

À l’époque, les vampires n’étaient pas encore très bien connus : Bram Stoker s’inspira du folklore traditionnel européen et décrivit un inquiétant comte roumain vivant la nuit, presque immortel, se nourrissant du sang de ses victimes, et capable de se transformer en loup, en chauve-souris, ou de commander la tempête.

Selon une autre version, Bram Stoker ne faisait pas partie des invités cette nuit-là ; c’est un autre écrivain, James Polidori, qui écrivit une courte nouvelle, intitulée Le Vampire, et qui aurait inspiré Bram Stoker pour écrire Dracula.

Le vampire traditionnel

Vampire

Il existe des vampires dans un certain nombre de légendes originaires principalement d’Europe centrale, et notamment du nord de la Grèce. Le vampire de ces légendes est une sorte de démon, vivant la nuit et se nourrissant du sang de ses victimes. Il est très proche de quelques autres monstres légendaires, comme la lamie ou l’empuse.

Le vampire classique

Le vampire des contes classiques ne ressemble plus tellement à ce monstre bestial ; il s’inspire grandement de la description que Bram Stoker fait de Dracula : il ressemble à une personne normale et possède deux canines plus pointues, comme des crocs, qui lui servent à mordre le cou de ses victimes. Il vit la nuit, se déplace silencieusement, porte une cape et peut se transformer en chauve-souris.

Le vampire moderne

Le cinéma et la télévision ont aujourd’hui grandement adapté le personnage du vampire. Dans les films Vampires, de John Carpenter, et Une nuit en enfer, de Robert Rodriguez, ainsi que dans la série Buffy contre les vampires, de Joss Whedon, les vampires sont un mélange de vampire classique et de vampire du folklore traditionnel : ils ressemblent à des gens normaux, mais se transforment en monstres dotés de grandes incisives !

Description du vampire

Même s’il est difficile de décrire un vampire, tant il existe de versions de la légende, certains points reviennent régulièrement :

  • Le vampire est un mort-vivant : habituellement, quand une personne mordue par un vampire meurt, à la suite de ses blessures, elle ressuscite et devient un vampire à son tour.
  • Le vampire vit la nuit : il ne supporte pas la lumière du soleil, qui le brûle mortellement. Il passe la journée à dormir dans un cercueil, bien caché.
  • Le vampire possède des canines très longues, comme des crocs, qui lui servent à mordre le cou de ses victimes, pour boire leur sang. Dans certaines versions, il a toutes ses dents très longues.
  • Le vampire est généralement représenté vêtu d’une cape et d’un costard.
  • Le vampire est très fort : il peut briser facilement des objets, porter des choses très lourdes et sauter très haut.
  • Le vampire peut ramper le long d’une surface verticale, la tête en bas, et même au plafond ! Dans certaines versions, il peut voler.
  • Le vampire aime bien les animaux qui font peur, notamment les chauves-souris : selon les versions, il peut contrôler les chauves-souris, ou même se transformer lui-même en chauve-souris, parfois en d’autres animaux. Dracula était capable de contrôler les rats et de se transformer en loup.

Lutter contre un vampire

Vampire et son château

Le vampire est un personnage extrêmement dangereux ; mais, d’après les légendes, il existerait un certain nombre de moyens de lutter contre lui :

  • Le vampire a peur des crucifix et s’enfuit quand il en voit un.
  • Le vampire déteste l’ail, et on peut s’en servir pour l’empêcher d’approcher.
  • L’eau bénite brûle les vampires comme de l’acide.
  • Si l’on parvient à tuer un vampire, il peut ressusciter (c’est un mort-vivant). Pour éviter cela, il faut lui planter un pieu dans le cœur. Selon certaines légendes, il faut plutôt lui couper la tête, ou parfois les deux.
  • Le meilleur moyen de se débarrasser d’un vampire est de l’exposer à la lumière du jour, si l’on trouve sa cachette. Le soleil le brûle et le réduit à l’état de cendres.
  • Dans certaines légendes, un vampire n’a pas de reflet dans un miroir, ce qui est un bon moyen de le démasquer. Selon d’autres versions, les vampires ont peur des miroirs.
  • Certaines légendes affirment également que les vampires craignent les armes en argent, un peu comme les loups-garous.

Chauve-souris vampires

Il existe des espèces de chauve-souris qui se nourrissent du sang d’autres animaux. Comme elles ne vivent qu’en Amérique du Sud, ce n’est qu’au cours du xviiie siècle qu’on en a connu l’existence en Europe, alors que le mythe des vampires existait depuis longtemps. Leur régime alimentaire fait qu’on les a appelées des vampires ou chauve-souris vampires.

C’est sans doute après qu’on a connu ces espèces qu’on a ajouté des chauve-souris dans les histoires et les images de vampires.

Provenance

Le mythe du vampire pourrait provenir de maladies : la porphyrie est une maladie qui rend très maigre et très sensible à la lumière, les personnes atteintes de cette maladie ne sort donc pas au soleil et ont une peau très blanche. Cette maladie fait aussi se rétracter les gencives, ce qui fait apparaître les dents plus grandes. Cette maladie aurait effrayé les gens de l’époque qui aurait attribué ces caractéristique à une créature maléfique : le vampire. D’autres maladies auraient pu inspirer le mythe du vampire comme la tuberculose qui fait cracher du sang aux individus atteints ou encore la rage qui rend la bouche mousseuse et qui rend les gens sensibles aux odeurs fortes comme celle de l’ail. Une personne atteinte de la rage peut même être effrayé par son propre reflet dans le miroir.

Vampires étrangers

Des statues de jiangshi exposées au quai Branly

Le mythe du vampire varie selon les pays : il existe le jiangshi, un vampire chinois qui saute pour capturer ses victimes et aspirer leur énergie vitale. Dans les caraïbes, il existe le mythe du loogaroo, une femme ayant vendu son âme au diable et qui aspire le sang des gens la nuit. Le jour, elle ressemble à une vieille femme. Les mythes des vampires varient donc selon les pays et les traditions

Connaissez-vous « Cave canem »?

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Attention au chien ! « Cave canem » ! Ce banal impératif, inscrit sur une mosaïque à l’entrée d’une villa romaine à Pompei datant du 2ème siècle avant J.-C., a défié le temps ! Au-delà même du conseil de prudence face à l’espèce canine figurée sur la pierre (celle d’un chien prompt à bondir), l’avertissement embarque le prestige philosophique accordé aux citations latines – surtout quand elles sont courtes et concises ! L’interjection s’entend désormais comme une métaphore universelle tenant pour suspecte autant l’espèce canine que toute personne possiblement en état de faire éclater sa rage, voire sa méchanceté primitive !

S’iI est vrai qu’au cours du temps, le chien a gagné une grande place en tant que représentation symbolique, cette allégorie témoigne aussi de l’ambiguïté des sentiments que semblent lui avoir porté les sociétés humaines. Protecteur et gardien inflexible pour certains, malfaisant et démoniaque pour d’autres, la perception du chien évolue et progressivement l’ambivalence disparaît dans les civilisations modernes. Même si la force défensive du chien fait trace dans nos mémoires, notre considération s’éloigne de la crainte ou de l’épouvante.

Chien du pharaon sur fond blanc

Dès l’Égypte antique le chien fut associé au monde des enfers, au monde du dessous, aux empires invisibles et énigmatiques, où il était en état de maintenir son rôle de gardien et de protection. Ainsi guidait-il l’homme dans la mort après avoir été son compagnon fidèle dans la vie. Dans cette représentation, de nombreuses mythologies attribuaient au chien le rôle de psychopompe, guide des âmes dans l’autre monde, qu’on le nomme Anubis, au temps de l’Égypte Antique, ou Cerbère, au temps de la Grèce ancienne. Le premier gardait la porte des lieux sacrés, le second servait d’intercesseur entre le monde visible et le monde caché…

Pour hanter les carrefours, dans le monde des ténèbres et des fantômes, Hécate, la déesse de l’ombre lunaire, prenait la forme du chien et elle était souvent suivie d’une meute infernale. Considérée comme une déesse redoutable, elle terrorisait sous cet aspect canin les âmes en errance dans le creux de la nuit.

Au sein même du monde effrayant d’Hadès, le Dieu des Enfers, Cerbère, son chien dévoué, avait trois têtes hurlantes (voire cinquante selon le poète grec Hésiode, et même une centaine ou presque pour Pindare qui décrit à sa manière l’entrée des Enfers !) La fonction du chien, quel que soit son nombre de têtes, souvent gueule ouverte et crocs menaçants, ne changeait pas : empêcher les morts de s’échapper de l’antre souterrain et faire obstacle aux vivants aventureux qui tenteraient de récupérer certains morts.

Un Cerbère horriblement angoissant pour ceux qui déclaraient l’avoir rencontré à l’entrée du troisième Cercle de l’Enfer ! Dante décrit ainsi la bête : « ses yeux sont rouges, sa barbe grasse et noire, son ventre large, ses mains onglées : il griffe les esprits, les écorche, les dépèce ». Ça fait froid dans le dos !

Cette vision pétrifiante et légendaire, inévitablement connue par la communauté des vivants, avait conduit certains à trouver la bonne façon de se garder de la morsure des gueules vociférantes. Comment ? En leur lançant les gâteaux de miel soigneusement placés dans leurs tombeaux à l’heure de leur mort par des proches prévoyants et aimants !

Loin de cette perception affligeante du chien, une race canine se différencie : celle du lévrier. Depuis l’Antiquité voire dès la préhistoire, ce chien élancé, d’allure fine et agile, est apprécié par l’homme pour son courage extrême, sa fidélité et sa loyauté.

Sa beauté si particulière, noble et altière, est souvent présente sur les tombes funéraires, sur des tableaux de scènes de chasse, des sculptures, ou sur des vases et des poteries. On en trouve dans des temples, sur des colonnes, sur des murs ou des mosaïques. Pour chaque artiste, quelles que soient les civilisations, le lévrier demeure un animal à part : il séduit les créateurs et inspire leur œuvre…

Dans l’iconographie du Moyen Âge, à son aspect gracile, s’attache un engouement pour le Beau et la Vertu. Ainsi dans les tapisseries composant la Dame à la Licorne, on voit ces chiens longilignes aux corps souples et légers, assis, debout, ou alanguis dans un décor idyllique. Leur emplacement entre ciel et terre, leurs postures différentes génèrent toujours pour ceux qui contemplent l’œuvre finement tissée, des questionnements sur leur fonction symbolique dans l’imagination mystique.

Quant aux sculpteurs, beaucoup d’entre eux ont fait le choix de représenter l’animal en relief, seul ou par couples, figés dans la pierre ou le bronze près des gisants, notamment au pied de leurs maîtresses défuntes, gardiens sûrs et attentifs pour toute l’éternité !  

À cet égard, le tombeau à la cathédrale de Nantes des gisants des parents de la Duchesse Anne de Bretagne reste un chef d’œuvre absolu où un lévrier blanc porte un collier orné d’hermine et tient entre ses pattes les armoiries de Bretagne…

Dans la Divine Comédie, Dante veut également croire en la puissance du lévrier. Ainsi, lorsqu’au début de sa montée dans la forêt obscure, le poète fait la malheureuse rencontre d’une louve, si haineuse, avide et affamée qu’à sa vue il est saisi de frayeur, il se rassure en apprenant qu’un jour le lévrier, « il veltro », le vautre, viendrait dans toute sa force, tel un sauveur providentiel, pour faire mourir la louve dans les plus grandes souffrances, en la nourrissant de « sagesse, amour et vertu » !

D’autres se montrent plutôt fascinés par l’étonnante aptitude du lévrier d’assurer « un galop volant » où, durant un court instant, s’offre à nous la vision d’un animal terrien qui quitte le sol tel un oiseau. Dans cette sorte de don performant, qui le distingue des chiens vulgaires, entrevoient-ils une espèce vivante de nature divine ? Ou le jeu féerique d’une métamorphose ?

Plus simplement, c’est en plein cœur que nous touchent les tendres et nostalgiques sentiments déclarés par Lamartine à son chien, « une levrette blanche, au museau de gazelle, au poil ondé de soie, au cou de tourterelle, à l’œil profond et doux comme un regard humain …. » De retour à la maison, elle se jetait sur ses pieds comme sur une proie, l’enfermait en courant dans des cercles de joie, et répondait au for intérieur agité de son maître par la manifestation d’un amour inconditionnel. Par l’évidence de cet attachement et de sa bonté, ne répondait-elle pas à son plus cher désir de fraternisation ? À sa difficulté d’être par l’aisance d’aimer, ne le projetait-elle pas dans une autre dimension, à l’apogée d’une entente entre deux êtres vivants, vrais et appariés ?

At si canis, discite agnoscere eam !

(« Si tu regardes le chien, apprends à le reconnaître ! »)

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Sources : blog http://galgohistoria.over-blog.com/2018/11/sur-les-traces-des-levriers-nantais.html

http://galgohistoria.over-blog.com/2019/05/les-levriers-de-toutankhamon-chasseurs-et-guerriers.html