Un groupe d’explorateurs de bâtiments abandonnés a découvert des restes humains dans un vieux château des Hautes-Pyrénées. Les lieux contenaient aussi des symboles maçonniques.
L’exploration urbaine (Urbex – voir vidéo ci-dessous) est une pratique qui consiste à pénétrer dans des bâtiments abandonnés pour les explorer et, le plus souvent, publier des images sur les réseaux sociaux ou des plateformes vidéos. Si elle peut se révéler fascinante, cette discipline très populaire peut aussi conduire à des découvertes franchement surprenantes ou terriblement sinistres. Jonathan, Adrien et Dimitri, trois passionnés d’Urbex, en ont fait les frais en découvrant des restes humains dans un vieux château des Hautes-Pyrénées, rapporte le journal Le Parisien.
Dans la soirée de vendredi dernier, les trois jeunes hommes se trouvent à Trébons, à une quinzaine de kilomètres de la ville de Lourdes. Ils ont repéré un lieu séduisant. Une « bâtisse aux allures de vieux château en pierre de taille avec des tourelles en partie détruites, une toiture effondrée et une grande grue rouillée, comme si les travaux avaient été interrompus et le temps s’était arrêté », raconte Jonathan qui poste régulièrement des vidéos de ses excursions sur YouTube. Munis de lampes et de caméras, les trois explorateurs font un tour des lieux et repèrent une brèche leur permettant d’accéder à l’intérieur du bâtiment. C’est là qu’ils vont déchanter.
Une galerie et des restes humains
« On découvre une galerie souterraine aux proportions impressionnantes. Les murs sont en granit et de grandes voûtes donnent au lieu une ambiance de temple », continue à raconter Jonathan au Parisien. Les trois explorateurs continuent de progresser et découvrent deux petits piliers de cérémonie posés sur une dalle encerclée par de la peinture blanche. Tout autour, des symboles francs-maçons comme le fameux compas. Des documents évoquant des loges et des rituels maçonniques sont éparpillés. Puis, dans un coin, les trois amis tombent sur un crâne et des os très abîmés et vraisemblablement humains. Ils appellent donc les gendarmes.
Une fois sur place, les militaires procèdent à toutes les constatations nécessaires. S’agit-il de très vieux ossements issus d’une profanation de tombes ? Ou au contraire d’un meurtre remontant à quelques années ou quelques décennies ? Selon les informations de nos confrères, le dernier propriétaire est un ancien médecin et un franc-maçon identifié, mais il est mort en septembre dernier à l’âge de 90 ans. Toutefois, l’homme n’était pas connu des forces de l’ordre, qui ne tablent d’ailleurs pas vraiment sur la piste criminelle. La vidéo de l’exploration urbaine devrait être publiée dimanche 3 décembre sur la chaîne YouTube Jo Urbex.
Des youtubeurs ont découvert un crâne humain et des ossements dans un temple maçonnique des Hautes-Pyrénées.Après la découverte d’ossements par trois urbex dans une maison de Trébons, l’héritière du propriétaire des lieux décédé il y a deux mois, assure qu’elle déposera plainte contre toute nouvelle intrusion.
« Je déposerai systématiquement plainte contre toutes les personnes qui s’introduiront illégalement sur ma propriété. »
Partagée entre colère et tristesse après la découverte d’ossements dans la maison de son père décédé, par trois youtubeurs qui pratiquent l’urbex, Catherine veut prévenir les éventuels curieux qui envisageraient de braver l’interdit.
« Les voisins ont été prévenus, et je leur ai demandé de prendre des photos et de contacter la gendarmerie si cela venait à se reproduire. »
Lors d’une de leur exploration urbaine dans un château abandonné situé sur la commune de Trébons (Hautes-Pyrénées), trois jeunes ont découvert un crâne et des ossements probablement d’origine humaine. Jo Urbex
Car depuis de nombreuses années, et surtout depuis l’abandon des travaux, elle passe son temps à murer les portes et fenêtres de la maison régulièrement visitée, voire, vandalisée.
« Mon père a consacré sa vie à bâtir cette maison et s’y est cassé le dos. Il ne venait plus depuis plusieurs années. Si nous avions déposé plainte à chaque fois que quelqu’un s’est introduit par effraction pour voler du matériel et des objets… »
De nouvelles formes de relations sociales, de solidarités, d’imaginaires émergent.
Entre autres manifestations cruciales, cette transformation se signale par la résurgence de la fête, de l’émotionnel, de l’ivresse. Car l’effervescence dionysiaque n’est pas un simple divertissement : elle vient raviver les formes archaïques de la socialité dans l’horizon postmoderne.
Derrière l’apparente apologie du plaisir, du débordement, de l’excès, voire du chaos, se profile la volonté de refonder l’être-ensemble. On renonce à la solidarité mécanique pour renouer avec une autre, plus organique ou vitale.
Une analyse magistrale et prophétique ( l’ouvrage en est à sa sixième édition) de notre époque.
L’AUTEUR : Professeur émérite à la Sorbonne et membre de l’institut universitaire de France, Michel Maffesoli est l’auteur d’une ouvre fondamentale (plus de 40 ouvrages publiés) dont, récemment, l’ERE DES SOULEVEMENTS, parue aux éditions du Cerf.
Il peut paraître paradoxal de voir dans l’organisme une des structures essentielles de toute socialité. Pour certains il s’agit là d’une aberration barbare qui dans les pays civilisés a été progressivement gommée par la domestication des mœurs.
Pour d’autres il peut s’agir d’une petite rêverie fantasmatique tolérable dans la fiction romanesque ou poétique. Il est de toutes façons impensable de lui accorder quelque efficace sociale que ce soit, en particulier dans nos sociétés à haut développement technologique. Et pourtant c’est sur cette efficace que ce livre entend insister. Il a pour ambition de montrer qu’il y a une logique passionnelle qui anime toujours et à nouveau le corps social.
Celle-ci, à la manière d’une centralité souterraine, se diffracte en une multiplicité d’effets qui informent la vie quotidienne. Michel Maffesoli Une lecture neuve de la socialité contemporaine. Pour comprendre que le « vouloir vivre collectif » d’aujourd’hui réactive des phénomènes archaïques comme la fête, l’orgie et l’excès, et témoigne d’une authentique « sagesse populaire« .
« Il est certain que la circulation du sexe, l’éclatement initiatique du soi, l’effervescence orgiaque renvoient à l’« extase », à l’outrepassement de l’individu dans un ensemble plus vaste. Et il est frappant de constater que la domestication des moeurs, l’idéologie du risque zéro, l’asepsie de l’existence, les divers changements socio-économiques, les développements scientifiques et techniques n’ont en rien amoindri cette pulsion à l’errance. »
L’estime de soi est, en psychologie, un terme désignant le jugement ou l’évaluation qu’une personne a de sa propre valeur. Lorsqu’un individu accomplit un acte qu’il pense valable, il ressent une valorisation ; lorsqu’il évalue ses actions comme étant en opposition à ses valeurs, il réagit en « baissant dans son estime ». Selon certains psychologues, cette notion est à distinguer de la « confiance en soi » qui, bien que liée, est en rapport avec des capacités plus qu’avec des valeurs.
Développement
Les expériences vécues par un individu durant sa vie développent son estime de soi. Des expériences positives peuvent favoriser un regard positif porté sur soi-même, et inversement. Durant les premières années de la vie d’un enfant, les parents influencent significativement le développement de son estime de soi, que ce soit en positif ou en négatif. Un amour inconditionnel, selon les ouvrages sur la parentalité, est d’une influence notable pour un développement émotionnel stable. Ces émotions affectent l’estime de soi de l’enfant lorsqu’il grandit.
De nombreuses études expérimentales en psychologie du développement montrent des liens de cause à effet entre l’attachement sécure ou sécurisant (cf. théorie de l’attachement) et la confiance en soi ultérieure.
Pendant les périodes scolaires, les notes représentent un facteur contribuant à l’estime de soi. Un élève qui réussit ou échoue constamment affecte son estime de soi. Les expériences en société sont un autre facteur qui influe significativement. Un enfant, à l’école, peut commencer à se comparer à ses camarades de classe. Ces comparaisons jouent un rôle important dans l’estime de soi de l’enfant et influencent l’avis négatif ou positif qu’il a de lui. À l’adolescence, l’opinion sur l’estime de soi et le regard sur soi deviennent plus importants, car les adolescents se comparent en fonction de leurs relations avec leurs proches amis. Une relation aisée avec des amis est très importante pour le développement de l’estime de soi chez les enfants. L’acceptation sociale amène également une forte estime de soi, tandis que le rejet et la solitude amènent le doute et favorisent le développement d’une faible estime de soi.
Quatre générations d’une famille.
L’attitude parentale et le style parental jouent un rôle crucial dans le développement de l’estime de soi. Une éducation basée sur l’attention et l’encouragement conduit les enfants à avoir une forte estime de soi, ce qui leur permet de prendre des décisions plus rapidement. Des études rapportent un lien positif entre un style parental autoritaire et le développement de l’estime de soi, comparé aux styles parentaux dits autoritaires, indulgent ou négligent.
Les bonnes expériences vécues durant l’enfance qui contribuent au développement d’une bonne estime de soi impliquent l’attention des autres, des paroles respectueuses, une attention et une affection appropriées, ainsi que la reconnaissance de tâches effectuées avec succès. Les mauvaises expériences qui contribuent au développement d’une faible estime de soi impliquent de fortes critiques, du harcèlement ou abus physique, moral ou sexuel, être ignoré, ridiculisé ou intimidé.
https://www.youtube.com/watch?v=2JUljTvFbDA
Types
Forte estime
Une forte estime de soi peut impliquer les caractéristiques suivantes :
croyance ferme en ses propos et principes, toujours prêt à se défendre face à l’adversité, et confiance en soi ;
capacité à faire les choix qui semblent corrects, sans culpabilité vis-à-vis des autres ;
capacité à aller de l’avant, sans se préoccuper des événements passés ou à venir ;
capacité à résoudre pleinement un problème, sans hésitation ni difficultés ; il peut demander l’avis des autres ;
considération, ne se sent ni inférieur ni supérieur aux autres, et accepte les différences propres aux autres ;
résistance à la manipulation, collaboration avec les autres ;
admission et acceptation des opinions et avis partagés, qu’ils soient positifs ou négatifs ;
capacité à apprécier pleinement toute une variété d’activités ;
sensibilité aux besoins des autres ; respect général des lois sociales.
Faible estime
Une faible estime de soi peut montrer les caractéristiques suivantes :
Jeune garçon et son chien
auto-critique importante, créant un état habituel d’insatisfaction de soi ;
hypersensibilité aux critiques ; un individu ayant une estime de soi basse se sent facilement attaqué et éprouve de façon permanente des ressentiments face aux critiques ;
indécision chronique, souvent à la suite d’une peur exagérée de faire une erreur ;
Perfectionnisme, qui conduit à vouloir faire quelque chose parfaitement ou sans erreur, (il se trouve inquiet), au risque notamment de causer une frustration ;
culpabilité, qui mène à des ruminations des erreurs faites dans le passé ;
irritabilité, ou constamment sur la défensive même sans raison apparente ;
pessimisme, point de vue négatif généralisé ;
envie.
Lorsqu’une idée est mal reçue, un individu souffrant d’une faible estime peut le prendre personnellement et se sentir dévasté. Cela peut avoir de lourdes conséquences lorsque la personnalité physique ou morale, les actions ou l’égo d’un individu sont directement visés. Ces individus remontent leur estime de soi s’ils réussissent à atteindre un but qu’ils s’étaient fixé ; cependant, ils peuvent revenir à une faible estime s’ils échouent de nouveau.
Théories
William James (11 janvier 1842 – 26 août 1910).
James (1890), Cooley (1902) et Mead (1934) ont été parmi les premiers à évoquer cette notion.
Pour James, l’estime de soi est le résultat d’un rapport entre nos succès et nos prétentions dans les domaines importants de la vie. En d’autres termes, le postulat de James est que l’estime de soi est le rapport entre ce que sont réellement les humains et ce qu’ils veulent être (leur idéal de soi). Certaines recherches empiriques montrent que plus l’écart entre le soi réel et l’idéal de soi est important, plus l’estime de soi est faible. Cooley postule qu’autrui serait un miroir dans lequel nous nous percevons et que les jugements d’autrui sur nous seraient intériorisés et créeraient les perceptions qu’un individu possède de lui. Mead postule, lui, que ce serait la moyenne de ces jugements qui serait intériorisée. Un exemple des travaux empiriques sur le jugement d’autrui et l’estime de soi peut être trouvé dans les travaux de Cole. Le locus de contrôle de Rotter (1966) définit l’estime de soi comme la croyance de l’individu qu’il est acteur des évènements de sa vie (lieu de contrôle interne) ou victime (lieu de contrôle externe). Dans la hiérarchie des besoins de Maslow (1970), l’estime de soi correspond à une double nécessité pour l’individu : se sentir compétent et être reconnu par autrui.
Le sentiment d’auto-efficacité (2002), selon Bandura (qui correspond à la perception selon laquelle un individu peut mettre en œuvre une suite d’action pour arriver à un but donné) et l’estime de soi représentent deux bases théoriques distinctes. L’estime de soi peut provenir d’auto-évaluations basées sur la compétence personnelle, mais aussi sur la possession de caractéristiques personnelles investies de valeurs positives ou négatives selon la culture (statut social,…). Dans sa perspective, l’estime de soi est multidimensionnelle (travail, vie sociale,…). Il précise qu’il n’y a pas de lien systématique entre le sentiment d’auto-efficacité et l’estime de soi. Il existe des domaines qui favorisent ou défavorisent l’estime de soi. Par exemple, quelqu’un s’évaluant mauvais mathématicien mais qui n’accorde pas d’importance à cette activité ne tirerait pas de conclusion négative sur sa valeur personnelle. Inversement, une personne pourrait s’estimer compétente professionnellement, et en tirer une valeur négative par la nature de l’activité (huissier, tireur d’élite, prostitution).
Cooper Smith
Les travaux de Coopersmith (1967) visent à démontrer la non corrélation significative entre l’estime de soi de l’enfant et la fortune, l’éducation ou la profession de ses parents. Le seul facteur qui influencerait fortement l’estime de soi de l’enfant serait la qualité de sa relation avec ses parents. Harter (1978) souligne l’aspect vital de l’approbation pour l’estime de soi de l’enfant, à la fois pour encourager certains comportements et comme source d’informations sur l’adéquation de ses performances. Ces renforcements positifs remplissent deux fonctions : ils apportent de la stimulation et de l’affection, de même qu’ils favorisent le processus d’indépendance et de recherche de maîtrise. La source de cette approbation se modifie avec l’âge de l’enfant : jusqu’à 3 ans, ce dernier accorderait plus d’importance à l’avis de ses parents ; puis, peu à peu, ce serait l’approbation des pairs qui serait recherchée (avec un paroxysme à l’adolescence).
Selon d’autres chercheurs, le « rang » de naissance semblerait également jouer un rôle sur l’estime de soi de l’enfant et du futur adulte : ainsi, les cadets auraient une estime de soi légèrement plus basse que les aînés mais seraient plus populaires et plus à l’aise que ces derniers en société. Les aînés, quant à eux, jouiraient d’une estime de soi légèrement plus élevée, axée sur la performance et connaîtraient, en général, une meilleure réussite scolaire. Naître dans la caste des intouchables n’encouragerait pas a priori une estime de soi importante, mais le contexte culturel modifierait aussi l’estime de soi. Selon certaines sources, la question de l’estime de soi serait à rattacher à celle de la délinquance et fournirait ainsi un champ d’action pour la contrôler. Cependant, selon d’autres, une estime de soi élevée ne serait pas nécessairement un atout : dans une étude célèbre, Baumeister, Boden et Smart, suggèrent qu’une haute estime de soi peut être corrélée à des actes de violence ou d’agression en cas de menace du concept de soi, c’est-à-dire en cas d’atteinte à l’amour-propre.
Il n’existe actuellement pas de consensus sur une définition de l’estime de soi. Mais la plupart des chercheurs, malgré des divergences parfois importantes, s’entendent sur un point : l’estime de soi se « mériterait ». Soit qu’il s’agisse de gagner un sentiment d’appartenance en se conformant aux exigences du miroir social, soit qu’il faille atteindre un objectif particulier pour s’autoriser une fierté personnelle, soit enfin qu’il convienne de respecter des « piliers » moraux afin que la réalité récompense la vertu (Branden, 1994). Pour jouir du privilège d’une bonne estime de soi, il faudrait donc s’ajuster à des principes extérieurs à soi.
Sociologie et santé : le sentiment de contrôle
Roger Bacon, philosophe scolastique, précurseur de l’empirisme sous sa forme moderne.
Une étude pluridisciplinaire sur les facteurs des différents états de santé a été réalisée dans le cadre d’un projet mené de 2002 à 2005 dans trois territoires québécois (urbain, banlieue et rural), offrant des bilans de santé contrastés. Des approches techniques et méthodologiques (démarche empirique, approche territoriale) ont été utilisées, tels le SIG (Système d’Information Géographique), enquêtes de terrain, entrevues qualitatives (auprès des acteurs), approches quantitatives (enquêtes téléphoniques de 170 questions). Lors de ces dernières auprès d’un échantillon représentatif des populations étudiées, le sentiment de contrôle a été mesuré à l’aide d’un indice développé par Pearlin et Schooler (1978), un des indicateurs psychosociaux admis comme l’un des plus pertinents pour l’explication du gradient social de santé. Les territoires choisis étaient: 1) le centre-ville, caractérisé par une population vivant avec de faibles revenus, ouvrière 2) la banlieue, classe moyenne, connaissant une dévitalisation et 3) le rural, société traditionnelle, ruralisation. Les écarts les plus flagrants sont constatés entre la banlieue et le centre-ville.
Les résultats de l’étude démontreraient un lien entre l’indice du sentiment de contrôle (qui serait mis en équation avec l’estime de soi [incompréhensible]) et les inégalités de santé. Dans le centre-ville, 24 % de la population estime avoir un faible sentiment de contrôle. Dans les banlieues, il est estimé que les taux de sentiments de contrôle sont plus élevés. La situation du milieu rural rejoint sensiblement celle de la banlieue où le sentiment de contrôle est le plus fort chez les personnes qui ont une activité rémunérée. Le fait de vivre dans un lieu plus qu’un autre aurait un impact sur le sentiment de contrôle chez les personnes.
Certains chercheurs proposent un lien entre le milieu de vie, le sentiment de contrôle et la construction des inégalités sociales de santé en s’appuyant sur des informations qualitatives obtenues lors des entrevues individuelles. Les personnes les plus fragiles et les plus défavorisées (santé physique, mentale, sentiment de contrôle) semblent être les hommes de 45 à 65 ans, pour le centre-ville et les familles monoparentales, tous territoires confondus (centre-ville, banlieue et zone rurale).
Albert Ellis, né le 27 septembre 1913 à Pittsburgh et mort le 24 juillet 2007 à New York, est un psychologue américain.
Rationalité L’estime de soi suppose une évaluation du soi, considérée comme une entité stable et définie une fois pour toutes alors qu’à l’évidence; il s’agirait en réalité d’un processus, impermanent par essence. Ainsi, un élève qui échoue à un examen peut douter de ses capacités d’études, mais cette conclusion subjective n’est pas nécessairement rationnelle. Un tel saut logique, erroné, aura un retentissement sur ses performances futures : le résultat viendra confirmer la certitude par le jeu pervers de prophéties auto-réalisatrices. Au contraire, une réussite soudaine peut enfler l’estime de soi au point de surestimer sa valeur.
Albert Ellis, fondateur de la thérapie « émotivo-cognitivo-comportementale » a combattu l’idéologie de l’estime de soi, enseignant une philosophie de l’acceptation inconditionnelle de soi à l’opposé de toute mesure de la valeur d’un individu. Ellis appelle la tendance pour le moins « névrotique » des êtres humains à s’auto-évaluer le « complexe de Jéhovah ». Selon lui, tout commencerait lorsqu’un individu réalise une bonne performance dans une situation donnée. En conséquence de ce premier constat, le « complexe de Jéhovah » se manifesterait et conduirait le sujet à une conclusion fallacieuse : puisqu’il a obtenu un bon résultat, il prendrait de la valeur. Ellis note cependant qu’il suffirait d’une contre-performance dans le futur pour que le « complexe de Jéhovah » se transforme rapidement en « complexe de ver de terre ». Ellis tente de démontrer que, philosophiquement parlant, la notion de « valeur » d’un être humain n’est pas tenable. Il plaide alors pour une seule évaluation, celle des comportements. Mais, selon lui, la personne n’est pas le comportement et la stupidité d’un acte ne définit pas son auteur. Dans cette thèse, les principes de la Sémantique générale à laquelle Ellis reconnaît d’ailleurs une parenté directe avec ses propres thèses sont exposés.
Certains chercheurs proposent une alternative aux « montagnes russes » émotionnelles que constituerait cette évaluation interne de soi : l’arrêt pur et simple de toute évaluation au profit d’une évaluation de ses comportements et de sa satisfaction personnelle.
Rationalisation
Pour conserver son estime de soi, quand un individu a commis ou est sur le point de commettre un acte répréhensible, ou non conforme à la morale ou contraire à ses valeurs personnelles, il peut faire appel (plus ou moins consciemment) à des mécanismes psychologiques dits de neutralisation de la culpabilité. Ces mécanismes lui permettent d’auto-justifier (de « rationaliser») cet acte en « éteignant » ses « protestations intérieures », morales ou éthiques. Il trouve alors par exemple des « justifications et des excuses à un comportement déviant »
Santé mentale et mortalité
L’Organisation mondiale de la santé affirme l’importance de fortifier l’estime de soi des étudiants pour prévenir le suicide des enfants et adolescents contre la détresse mentale et les situations difficiles de la vie.
Impact sur le processus d’apprentissage des adultes
La dynamique identitaire de l’adulte n’est pas cristallisée. Elle est en évolution ou en baisse permanente en fonction de ses perceptions qui sont elles-mêmes fonctions de la dynamique entre sa vie professionnelle mais aussi privée et sociale.
Le processus d’apprentissage des adultes nécessite alors de la part de l’adulte la mobilisation d’un certain nombre de ressources qui vont lui permettre de progresser et donc de réussir. Certaines sont directement liées à l’estime de soi.
Une bonne estime de soi va permettre à l’adulte de se motiver et d’être très engagé dans son processus d’apprentissage. Cet engagement se poursuivra par le sentiment d’efficacité, une sorte de fierté. Le formateur va alors chercher à maintenir cette situation en lui renvoyant une image positive de lui.
En revanche face à un adulte qui n’a pas de bonnes perceptions de lui, le formateur bienveillant devra à travers des feedbacks positifs ainsi qu’à travers le processus d’identisation lui redonner confiance et concentration nécessaire afin qu’il puisse remettre en cohésion ses réalisations et ses aspirations.
On voit bien que l’estime de soi est vecteur de motivation, d’engagement et de persévérance dans l’activité.
On constate alors que l’apprentissage d’un adulte est difficile sans l’estime de soi. En revanche, le schéma inverse est possible. Il est tout à fait possible à partir d’un apprentissage de revaloriser l’estime de soi.
Autoévaluation de l’estime de soi
Dr Rensis Likert, directeur de l’ISR
L’échelle d’estime de soi de Rosenberg, développée par le sociologue et docteur Morris Rosenberg, est une mesure auto-évaluée de l’estime de soi largement utilisée dans les recherches en sciences sociales. Elle utilise une échelle de valeur de 0 à 30 où un score inférieur à 15 pourrait indiquer un problème de faible estime de soi.
L’échelle d’estime de soi de Rosenberg est conçue de la même manière que les enquêtes sociologiques. Elle est composée de dix items de type Échelle de Likert auxquels on répond par une graduation allant de « Tout à fait d’accord » à « Pas du tout d’accord ». Cinq de ces items sont formulés positivement et cinq autres négativement. L’échelle mesure l’état d’estime de soi en demandant au répondant de communiquer sur leurs ressentis. L’échelle a été initialement développée pour étudier l’estime de soi sur une population de 5024 lycéens de 10 écoles tirées au hasard de l’état de New York. L’échelle d’estime de soi de Rosenberg est considérée comme un outil valide et fiable d’évaluation de l’estime de soi.
Cette échelle a été traduite et adaptée dans différentes langues comme le persan, le français, le chinois, l’italien, l’allemand, le portugais et l’espagnol. Cette échelle est largement utilisée dans des études interculturelles dans plus de 53 différents pays.
(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent les 1er et 15 de chaque mois.)
La franc-maçonnerie foisonne de symboles. Autant de supports à la méditation, à la pensée, au partage. Autant d’occasions d’y mesurer son action, à l’échelle que la réflexion aura permis de déterminer.
Le long parcours symbolique, ce frottement incessant de la sensibilité et de l’esprit, renouvelé à chaque occasion, a pour vocation de dessiner une voie de progrès vers la compréhension de soi-même, des autres et du monde, dans l’ajustement du multiple et l’aspiration à l’un. Rien n’est, cependant, joué d’avance.
La complaisance à une description détaillée de figures et de principes peut privilégier des raffinements culturels dont les subtilités se complexifient à loisir et détournent indéfiniment leurs adeptes de toute perspective pratique, de sorte que l’action entreprise au-dedans n’a plus même l’ambition de se prolonger au-dehors, sauf en des tours de passe-passe et des jeux de miroirs, où le merveilleux se satisfait de la stérilité, où des agrandissements inattendus tiennent lieu de réalités tangibles.
C’est pourquoi certains délaissent d’emblée la symbolique pour le « sociétal », transformant de proche en proche les exercices vécus lors des tenues, en débats qui trouveraient tout aussi bien leur place dans des cafés philosophiques, sans avoir besoin des incitations et des protections des rituels. D’autres formes de langues de bois y fleurissent alors. Les anathèmes et les exclusives sont prompts à s’y redéployer, abolissant la grande tâche de l’initiation qui consiste à voir plus loin, de plus haut, en rapprochant les contraires.
De là, la diversité de l’offre maçonnique ; de là, des incompréhensions persistantes entre frères et sœurs ayant réglé leurs préférences plutôt dans un sens ou plutôt dans l’autre. Ces désaccords et ces méfiances réciproques sont liés, de mon point de vue, à deux promesses complémentaires qui, dissociées, se soldent, en définitive, par deux paresses inverses : d’un côté, celle qui consiste à manquer de patience dans le travail sur soi, à ne pas tant chercher à enraciner son idéal dans des vertus intimes qu’à croire aux sortilèges d’une action collective qui aplanirait par miracle les dérives inhérentes à tout pouvoir et, d’un autre côté, cette paresse qui consiste à se réfugier dans une prudente course à sa propre vérité, sans qu’un engagement corrélatif dans le monde n’ait besoin d’y apporter la sanction concrète de la vie.
Parce que ces deux paresses voudraient se faire oublier en reposant chacune sur la demi-exigence qui manque à l’autre, les promesses contrastées qui les caractérisent ne sauraient conduire à cette harmonie globale à laquelle, pourtant, leurs champions respectifs prétendent se vouer, se condamnant ainsi, sur des plans différents, à n’être que de bons apôtres…
La Dépêche du Midi, en mode abrégé DDM, souvent simplement nommée La Dépêche – où figure toujours la mention Le journal de la démocratie –, historiquement liée à la laïcité et au radicalisme, est un grand quotidien régional diffusé dans neuf départements de la région Occitanie ainsi que dans un autre de la Nouvelle-Aquitaine.
Une remarquable communication de la part de l’Institut Toulousain d’Études maçonniques (ITEM) qui a su afficher, haut et fort, les couleurs de la Franc-Maçonnerie. De toutes les Francs-maçonneries !
La Dépêche du Midi, samedi 26 novembre 2022
Toulouse a connu, ce week-end dernier, une très grande et belle manifestation maçonnique organisée par l’ITEM. Avant de vous faire retour sur ce magnifique et désormais incontournable événement maçonnique – comme toujours ! –, nous souhaitons vous faire partager ce que la presse régionale en disait au matin de l’inauguration du Salon par Jean-Paul Bouche, conseiller délégué de Toulouse, maire de quartier et représentant de M. Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, Georges Méric, président du Conseil départemental de la Haute-Garonne et Mme Rachida Lucazeau, conseillère régionale d’Occitanie, représentant de Mme Carole Delga, présidente de la région Occitanie depuis 2016.
Buste féminin avec sautoir de Vénérable Maître avec delta rayonnant – Rite Écossais Ancien Accepté (REAA)
La Dépêche, en version papier :
La Une : Qui sont les francs-maçons ?
Page 2 : Francs-maçons : l’ouverture contre les caricaturesetTransmettre et reconstruire, thème du 7e Salon maçonnique de Toulouse
Page 3 : « Au sein des loges, la possibilité de découvrir de nouveaux horizons » et Mais quel est le lien entre rugby et franc-maçonnerie
« Rugby et fraternité », thématique d’une des conférences…
La Dépêche, en version numérique :
VIDEO. Francs-maçons : l’ouverture contre les caricatureshttps://bit.ly/3XBMFQp (Une belle vidéo/interview de notre TCF Gérard Soulier de 2:54, après les annonces)
Rugby et fraternité : un sport et des valeurs qui puiseraient leur origine dans la franc-maçonnerie anglaisehttps://bit.ly/3gFm4kZ
Salon maçonnique de Toulouse : combien de femmes sont Franc-maçonnes en Occitanie ?https://bit.ly/3F9e31a
Transmettre et reconstruire, thème du 7e Salon maçonnique de Toulousehttps://bit.ly/3ARX2FZ
Quant à 450.fm, vous pouvez retrouver :
Étoile flamboyante, temple GODF Toulouse
Le 19 novembre dernier : Exclusif : Interview vidéo de Gérard Soulier, Commissaire général du 7e Salon Maçonnique de Toulouse https://bit.ly/3Vc5l7K
Le 29 octobre 2022 : 26-27/11/22 : 7e Salon Maçonnique de Toulouse !https://bit.ly/3DGY2xu
Le 25 octobre 2022 : Trace de Liberté, une expo de François Boucq à Toulousehttps://bit.ly/3gEX1hv
Le 30 juin 2022 : 26-27/11/22 : Save The Date ! 7e Salon Maçonnique de Toulousehttps://bit.ly/3Fa60ko
Gérard Soulier, Secrétaire général de l’ITEM et Commissaire général du Salon Maçonnique de Toulouse
Nous reviendrons, bien naturellement, sur cette manifestation qui a rencontré, en 2022 aussi, son public. Notons-le , 30 % de non maçons ont fréquenté les allées du Salon !
Et comme il y a belle lurette qu’en centre-ville, à Toulouse, le siège de l’A.L.G.O.T. (Association des Loges du Grand Orient de Toulouse) – où se réunissent les membres du GODF depuis 1865 -, est connu de tous, nous ne manquerons pas, un jour, de vous faire visiter ce lieu mémorable. Un temple au riche passé qui a su accueillir des Loges exilées du Grand Orient d’Espagne et subir l’outrage des heures sombres de l’Occupation où les locaux furent pillés et la façade dégradée. Pourchassée par les nazis, la Maçonnerie ne survit que dans la clandestinité des réseaux de la Résistance…
L’encyclopédie des franc-maçonnes et des francs-maçons, un remarquable ouvrage, indispensable à tous maçons, sera dédicacé par leurs auteurs.
Alain Bauer, célèbre criminologue, grand maître du Grand Orient de 2000 à 2003, auteur, entre autres, du Dictionnaire amoureux de la franc-maçonnerie (Plon, 2010) et Roger Dachez, médecin et universitaire, président de l’Institut Maçonnique de France (IMF) et auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Histoire illustrée du Rite Écossais Rectifié (Dervy, 2021) et de la Nouvelle histoire des francs-maçons en France-Des origines à nos jours (Tallandier, Coll. Texto, 2020).
La librairie DETRAD vous invite à venir à la rencontre d’Alain Bauer et Roger Dachez à l’occasion de leur dernier ouvrage paru chez Gründ, une maison d’édition française établie à Paris et créée en 1894 par Ernest Gründ.
DETRAD, depuis sa création en 1980, en plus de fabriquer des décors, des bijoux et d’éditer des ouvrages maçonniques ou encore la célèbre revue indépendante d’information et de documentation inter-obedientielle Le maillon de la chaîne maçonnique, a toujours su faire gagner en visibilité les auteurs en les promouvant à travers des séances de dédicace ! Grand merci pour ce beau partage de culture maçonnique !
DETRAD vous propose aussi son service de « DÉDICACE EN LIGNE » et recevez votre ouvrage dédicacé par l’auteur. Rendez-vous sur www.detrad.com
Infos pratiques : Vendredi 2 décembre 2022, à partir de 17h – DETRAD – 18, rue Cadet 75009 PARIS
Le 30 novembre 1900, à Paris, meurt l’écrivain irlandais Oscar Wilde dont le nom complet est Oscar Fingal O’Flahertie Wills Wilde. Né le 16 octobre 1854 à Dublin en Irlande, Oscar Wilde est le fils d’un chirurgien irlandais de réputation internationale. Sa mère, Jane Francesa Elgee, est une poétesse pleine de ferveur nationaliste, qui dans les années 1840, soutient la cause irlandaise face à l’Angleterre.
Blason Trinity College, Dublin
John Ruskin, en 1882
Après des études classiques au Trinity College à Dublin, où déjà il fait preuve d’une forte personnalité et se distingue des autres étudiants par l’extravagance de ses vêtements, Oscar Wilde est admis à l’université d’Oxford. Le poète y fait des études brillantes et a notamment comme professeur l’écrivain, poète, peintre et critique d’art britannique John Ruskin (1819-1900), l’un des porte-paroles d’un mouvement culturel qui estime que l’art ne doit être que recherche du Beau, sans aucune préoccupation morale ou sociale. Oscar Wilde est un élève brillant et distingué. Il a les cheveux longs, porte des cravates lavallière et orne les boutonnières de ses costumes d’un œillet, d’un lis ou d’un chrysanthème. Il se lance ensuite dans une carrière littéraire.
Oscar Wilde, 3 avril 1876 par Hills & Saunders,_Rugby
Oscar Wilde, 23 mai 1889, par W. and D. Downey
Esprit subtil et excentrique, dandy d’une rare élégance, sa célébrité devient grande dans les milieux culturels et aristocratiques londoniens qui accueillent avec ravissement ses premiers Poèmes (1881). Il devient très vite l’un des théoriciens de « l’art pour l’art », et le chef de file des « esthètes ». Il est ainsi invité à donner une série de conférences aux Etats-Unis sur l’esthétisme.
On lui doit notamment, publié dans sa première version le 20 juin 1890, Le Portrait de Dorian Gray (The Picture of Dorian Gray), ou encore Le Fantôme de Cantervilleer et autres nouvelles (Lord Arthur Savile’s Crime and Other Stories), à partir de 1887.
Signature d’Oscar Wilde
Sa vie a été ponctuée par le scandale Queensberry. En 1891, Oscar Wilde rencontre Lord Alfred Douglas de Queensberry, s’en éprend, commençant ainsi une relation intime. Tous deux menèrent alors une vie débridée en affichant en public leur homosexualité.
Il est condamné à la peine maximale de deux ans de travaux forcés en 1895. L’écrivain irlandais décède à Paris dans le plus grand dénuement en 1900.
Il repose depuis 1909 au cimetière du Père-Lachaise, division 89. Son tombeau surmonté d’un monument s’inspirant d’un taureau ailé assyrien conservé au British Museum. Il est l’œuvre du sculpteur expressionniste Sir Jacob Epstein.
La tombe d’Oscar Wilde au Père-Lachaise
Dans un premier temps, il est modestement inhumé à Bagneux dans les Hauts-de-Seine. Mais en 1909, sa dépouille est transférée dans la nécropole parisienne grâce au soutien financier d’admirateurs et d’amis qui se portent acquéreur d’une concession au nom de la famille. Le mausolée réalisé par Jacob Epstein (1880-1959), pionnier de la sculpture moderne, représente un sphinx ailé, allégorie de la poésie.
Ce motif inspiré par le taureau androcéphale assyrien de l’époque classique fait allusion au poème de Wilde « « La Sphinge ». Le visage présente une ressemblance frappante avec celui de l’écrivain. Depuis 1950, le monument abrite également les cendres de Robert Ross, dernier compagnon et légataire d’Oscar Wilde. L’œuvre-hommage imaginée par Jacob Epstein a été un objet de scandale dès sa révélation. Les esprits pudibonds de l’époque se sont sentis offensés par la générosité de l’appareil génital du sphinx. Depuis, la sculpture a été castrée dans des circonstances qui demeurent encore énigmatiques.
À la fin des années 1990, un étrange rituel s’est répandu parmi les visiteurs. Afin de se donner de la chance en amour, ils se sont mis à embrasser le monument les lèvres fardées de rouge. Les empreintes grasses s’accumulant, les pigments vermillon laissant des traces indélébiles et les nettoyages successifs rendant poreuse la matière, la pierre s’est détériorée au point qu’une rénovation a été nécessaire pour sauver le sphinx d’Oscar Wilde. En 2011, le monument a été nettoyé en profondeur. Désormais, une enceinte de verre infranchissable le protège des effusions.
Oscar Wilde, New York, en 1882 par Napoléon Sarony
Le parcours maçonnique de Oscar Wilde
Oscar Fingal O’Flahertie Wills Wilde (Dublin, 1854 – Paris, 1900) a été approché en février 1875 par John Edward Courtenay Bodley pour rejoindre Apollo University Lodge # 357. Wilde était lui-même en excellents termes avec le prince Leopold (1853-1884), duc d’Albany et comte de Clarence, membre de la famille royale britannique, initié au sein de la même Loge en 1874 et qui en devint 1er Surveillant en 1875, année qui le vit également accéder à la charge de Grand Maître Provincial de l’Oxfordshire.
Le père d’Oscar Wilde, sir William Robert Wills Wilde avait lui-même été un franc-maçon actif en Irlande. Il avait été initié à la Shakespeare Lodge #143 à Dublin en 1838 (Compagnon et Maître en 1839, Vénérable Maître en 1841).
Ce fut donc le 16 février 1875 qu’Oscar Wilde fut proposé à l’Appolo University Lodge par Sinclair Franklin Hood et John Edward Courtenay Bodley. Le vote revint favorable. Wilde dut bénéficier d’une dérogation car il avait moins de 21 ans. Il fut initié la semaine suivante.
Certificat maçonnique d’Oscar Wilde
Il passe au deuxième grade le 24 avril 1875 et est élevé à la Maîtrise le 25 mai de la même année. Il rejoignit la Churchill Lodge en novembre 1875. Il y remplit des charges de Inner Guard, c’est à dire garde intérieur, en 1876 et de Junior Deacon, second diacre, en 1877. Membre affilié au Oxford University Chapter N° 40, qui travaille au REAA, il devint, par la suite, Rose-Croix , soit 18e degré du REAA.
La carrière maçonnique d’Oscar Wilde commença et se termina au Magdalen College d’Oxford. Elle dura donc quatre années pendant lesquelles il participa à de nombreuses cérémonies. En fait, il ne payait plus son dû à l’Appolo University Lodge et fut expulsé de la Chruchill Lodge pour les mêmes raisons financières.
Son œuvre ne contiendrait qu’une allusion maçonnique dans le 1er act de Vera of the Nihilists avec un échange de mots de passe lors d’une réunion de conspirateurs.
Catalogue de l’exposition
Le Petit Palais, à Paris, lui a consacré du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017 une très belle exposition temporaire « Oscar Wilde-L’impertinent absolu ». Dirigé par Dominique Morel, conservateur au Petit Palais et Merlin Holland, petit-fils d’Oscar Wilde, un magnifique catalogue fut édité pour l’occasion.
Une des citations du poète : « L’égoïste n’est pas celui qui vit comme il lui plaît, c’est celui qui demande aux autres de vivre comme il lui plaît ;l’altruiste est celui qui laisse les autres vivre leur vie, sans intervenir. »
Plaque sur la tombe d’Oscar Wilde au Père-Lachaise
L’Association des Francs-Créoles forme, au début des années 1830, une société secrète de Bourbon, une île du sud-ouest de l’océan Indien désormais connue sous le nom de La Réunion, et qui est alors une colonie française en pleine crise économique.
Le monument funéraire de Nicole Robinet de La Serve, où reposent les restes de Nicole Robinet de La Serve, à Saint-André.
Fondée en 1831 dans l’habitation de Quartier Français où est né Nicole Robinet de La Serve, son initiateur, elle rassemble en quelques mois un grand nombre de planteurs de la classe moyenne créole de la Côte au Vent, voire de l’ensemble de l’île, parmi lesquels Jean-Baptiste Renoyal de Lescouble et François-Auguste Vinson. Inspiré par le carbonarisme, auquel son fondateur s’est frotté en France métropolitaine à la fin des années 1820, le mouvement compte parmi ses membres beaucoup de francs-maçons.
Les Francs-Créoles réclament une série de réformes, parmi lesquelles l’établissement de la liberté de la presse, qu’ils s’arrogent en imprimant clandestinement un titre de presse appelé Le Salazien. Ils visent en particulier la création à Bourbon d’une assemblée élue à la manière de celles qui existent alors dans les départements français. Ce faisant, leur mouvement s’oppose au gouverneur Étienne-Henri Mengin du Val d’Ailly, qui est rapidement informé de son existence, au point qu’il invite plusieurs responsables à s’expliquer lors de repas. Les Francs-Créoles finissent par obtenir gain de cause avec la création du Conseil colonial de Bourbon.
Sabine Thirel pour zinfos974.com nous offre un article des plus complets sur cette histoire :
Les Francs-Créoles s’appuyant sur la charte mise en place par Louis-Philippe en France, en réclament l’application à Bourbon. Trois années de lutte de la classe moyenne libérale contre le pouvoir du Gouverneur et de l’aristocratie foncière locale nommés par le Roi, mèneront en 1832 à la mise en place d’un conseil colonial élu.
Vestiges de l’usine du Colosse
En juillet 1830 à Paris, Charles X est renversé et remplacé sur le trône par Louis-Philippe plus libéral. Celui-ci édicte la Charte par laquelle il « institue en métropole l’élection pour la formation des conseils généraux des départements, et la liberté de la presse » (cf. O. Caudron)
A Bourbon depuis 1815, la vie politique et économique est gérée par « la grande société » de la colonie comme Desbassayns et Villèle. La classe moyenne en est écartée. Nicole Robinet de la Serve, propriétaire de l’usine « idéale » du Colosse, basée sur un modèle social qui se traduit rapidement par un échec économique, écrit en janvier 1833 : « une prétendue noblesse créole, qui vient on ne sait d’où et qui s’appuie sur on ne sait quoi, se considère pourtant comme formant exclusivement la classe des gens comme il faut…».
Nicole Robinet de la Serve n’est pas un inconnu dans l’île, puisque déjà en 1809, il prend le commandement contre la première attaque anglaise de Saint-Paul. Lorsque l’ile devient anglaise, il refuse l’allégeance à l’occupant et s’exile à Paris. En 1814, il s’associe aux parisiens pro Napoléon, pour interdire l’accès de la ville aux armées de la coalition. Sous la Restauration, opposant libéral, il lutte encore contre Louis XVIII. Avocat,il continue son combat, de retour à Bourbon en 1824.
L’économie de l’île est catastrophique suite aux cyclones de 1829 et de 1830.
Usine de Quartier Français
Le gouverneur Duval d’Ailly, fraichement nommé par Charles X, est récalcitrant aux changements. Le Conseil privé (gouvernement local) se compose du commissaire ordonnateur, du directeur de l’Intérieur, du procureur général et deux notables (Blancs, riches et conservateurs). Mais les libéraux réclament le droit de participer aux décisions locales par l’élection de représentants de «la petite société» et la liberté de la presse. Ainsi, les propriétaires petits ou moyens non détenteurs du pouvoir économique veulent une partie du pouvoir politique. Ils vont manœuvrer pour prendre part aux décisions. Sous l’impulsion de Robinet de la Serve, en 1830 une association secrète «les Francs-Créoles» siège au Quartier Français Sainte-Suzanne. Leur devise est : « Attachement à la France – Garantie des droits acquis – Etablissement d’une assemblée coloniale« .
Maison Desbassayns de Villèle-St-Gilles les Hauts
Leurs premières actions sont de lancer des pétitions pour que « le Conseil général soit une véritable assemblée représentative de tous les citoyens». Mais ne peuvent être électeurs que les propriétaires d’au moins 12 hectares de terres et de 10 esclaves, ce qui limite l’accès de l’Association également aux Blancs pauvres. L’association officialisée le 15 mai 1831, trouve à sa tête Diomat, De Jouvancourt et Camoin. Elle regroupe essentiellement les petits ou moyens planteurs de l’Est (avant d’être rejointe par ceux de toute l’île) comme Elie, Beaumont, Campenon, Salesse, Laclos, Robert, Charles et David de Floris, Dioré, Abadie, Sigoyer, Arthur Leclos, Cotteret, Lepervanche aîné, Dary Loupy, Nicolas Hibon et aussi entre autres, Jean-Baptiste Renoyal de Lescouble et François-Auguste Vinson.
On dit que la plupart d’entre eux était Francs-maçons mais pour olivier Caudron « cela reste à vérifier ».
Flangourin -Musée Stella Matutina
Pour les Francs-Créoles, « tous les Français, créoles ou européens, âgés d’au moins vingt-cinq ans et habitant la colonie depuis au moins trois ans, devront bénéficier de droits politiques et ce quelle que soit leur couleur». Aussi, «l’Association reconnait l’égalité sans distinction aucune, de tous les hommes libres sur le sol de Bourbon». Mais qu’en est-il de la population esclave. D’après Olivier Caudron « s’il apparait acquis que Robinet de la Serve était abolitionniste, l’Association dans son ensemble ne l’était pas ; l’émancipation aurait d’ailleurs signifié la ruine de beaucoup de ses membres ». Les Francs-Créoles pensent ausssi que l’esclavage participe au maintien de l’ordre social. « Le Franc-Créole considère l’esclavage comme un fait que le temps seul et les causes morales peuvent améliorer. Les lois ou règlements qui auraient pour but de porter atteinte à l’esclavage doivent être repoussées comme attentatoires à l’ordre public … dangereuses pour la sûreté et la prospérité du pays. »
Pour le Franc-Créole « la métropole est un mauvais juge des intérêts coloniaux ». Les habitants de la colonie sont seuls à pouvoir décider de ce qui les concerne. Il clame à qui veut l’entendre « l’existence d’une patrie créole » et aussi qu’il est « Français mais colon avant tout ». Ni démocratie, ni aristocratie, il réclame un pouvoir politique intermédiaire appuyé sur la classe moyenne. Il précise aussi que l’Association peut accueillir des « Européensqui auront épousé les sentiments et les intérêts insulaires». Les libéraux axent leur association sur : la spécificité de la colonie. De plus, chaque membre doit adopter la « profession de foi des Francs-Créoles ».
Leur presse clandestine « imprimerie des Salazes » apparait en janvier 1832. Selon Louis Brunet, l’imprimerie des Salazes fonctionnait dans les caves de la maison de Sigoyer au Quartier Français, « mais parfois on la transportait de nuit » pour éviter les recherches de la police, et elle fonctionnait en plein champ, les autorités ne parvinrent pas à la saisir (cf. O.Caudron). En avril 1832, Le Furet, journal clandestin des Francs-Créoles sort des presses de l’imprimerie des Salazes. Cette presse a évidemment servi à répandre les idées de l’Association.
Ils obtiennent gain de cause avec la création du conseil colonial de Bourbon élu directement, apte à « décider l’impôt, à régler les affaires intérieures ». Sont dans la première assemblée, les Francs-Créoles suivant : Patu de Rosemond, Hibon, de Mahy, Hubert Delisle, Le Coat de Kervéguen, Auguste Pajot, Valombreuse Dehaulme, Nicolas Hibon, Félix Vergoz. Ils obtiennent 15 sièges sur 36 à pourvoir. Non majoritaires, ils n’obtiennent ni législature locale, ni liberté de la presse, ni publicité des débats. C’est un cuisant échec. A l’arrivée du nouveau gouverneur Cuvellier, son objectif principal obtenu, l’Association est dissoute.
De la Serve qui ne parle plus de Francs-Créoles mais de Parti colonial, continue de lutter pour la liberté de la presse refusée par le nouveau gouverneur, en publiant Le Salazien qui édite 130 feuilles entre 1832 et 1833. Mais malgré les déménagements nocturnes, la presse est saisie par la police en juillet 1833. Cependant, un flangourin équipé de lettres servira encore pour l’impression quelques autres exemplaires du Salazien. Il s’arrêtera définitivement semble-t-il pour des raisons techniques puisque les dernières lignes de l’exemplaire N° 24 sont manuscrites. En 1880, la presse coloniale sera assimilée juridiquement à la presse nationale.
Sources : Les Francs-Créoles de l’Ile Bourbon (1831-1833) Olivier Caudron – Cahiers de notre histoire – Editions CNH – « Voyage aux colonies orientales » Jean Baptiste Lescouble – « Le grand livre de l’histoire de La Réunion » Tome 1 – D. Vaxelaire – Orphie – Le mémorial de La Réunion – Les Francs-Créoles dans la mélée – Tome 2 – Henri Morin et Jacques Lentge – « L’énergumène créole » Robinet de la Serve biographie – Marc Bressant (de son vrai nom, Patrick Imhaus) – 2007 (ci-contre)
Colloque SPORT & REPUBLIQUE | OUVERT A TOUT PUBLIC
Ce colloque avec comme sous-titre « agir dans la cité pour l’universalisme et contre les communautarismes » démontre comment la laïcité dans le sport est un facteur déterminant de liberté, d’égalité et de fraternité.
Comme chaque année autour du 9 décembre, date de la promulgation de la loi de 1905, dite loi de séparation des Églises et de l’État, la GLFF propose un colloque autour du principe de laïcité. Cette année le thème est le sport.
PROGRAMME
Accueil à partir de 14H30
Introduction, par Véronique BURY-DAGOT, présidente de la Commission Nationale de la Laïcité de la GLFF
La citoyenneté en acte par le sport, par Jean-Louis BOUJON, Ancien Directeur de l’Union Nationale du Sport Scolaire, Ancien Vice-Président de la Fédération Française de Rugby
École, sport, laïcité, tous gagnants, par Jean-Michel Sautreau, Ancien Président de l’Union Sportive de l’Enseignement du Premier degré, Ancien membre du Conseil d’Administration du Comité National Olympique et Sportif Français
La laïcité garante de l’universalité des droits dans le sport, par Marie-Georges BUFFET, Ancienne Ministre des Sports, Ancienne Députée
Conclusion, par Catherine Lyautey, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France
Difficile à comprendre : L’ampleur des inondations dans certaines parties de la vallée de Goulburn a été écrasante et les francs-maçons de Victoria se sont engagé à aider à la reprise. Les francs-maçons de Victoria affirment qu’ils pourraient contribuer jusqu’à 1 million de dollars aux programmes de récupération après les inondations dans l’État, y compris dans la vallée de Goulburn.
Rodney Lavin, de la Freemasons Foundation, était récemment à Shepparton pour contribuer au financement de l’équipement de santé pour hommes chez GV Health et a parlé des plans de l’organisation pour soutenir les personnes touchées par les inondations.
« La Freemasons Foundation a engagé 500 000 dollars et Freemasons Victoria, qui est notre côté opérationnel, a investi 200 000 dollars », a déclaré M. Lavin.
Il a dit qu’au départ, les frères francs-maçons touchés par les inondations recevraient des paiements à titre gracieux, mais que la communauté au sens large en bénéficierait également à une date ultérieure.
« Nous apporterons des contributions importantes de centaines de milliers de dollars, mais à des groupes ici (Shepparton), que ce soit par le biais d’organisations gouvernementales locales, ou autre, qui ont déjà les systèmes en place », a-t-il déclaré.
« Donc, pour le public, c’est comme ça que nous allons aider, mais pour les francs-maçons, ils le font directement via leurs loges. »
Photo de Rechelle Zammit
Engagement financier : Rodney Lavin, de la Freemasons Foundation, affirme que la contribution de l’organisation à la récupération après les inondations pourrait atteindre 1 million de dollars.
M. Lavin a déclaré qu’il y avait eu une forte réaction des francs-maçons à travers le pays qui avaient été émus par la dévastation et voulaient aider les communautés touchées par les inondations.
« Nous avons reçu beaucoup de dons de nos frères, des francs-maçons. Par exemple, un de nos frères, en pension complète âgé de 80 ans m’a remis 50 $ en espèces dans le cadre de l’appel aux inondations me rappelant que 50 $ c’est beaucoup d’argent quand on touche une pension, », a-t-il déclaré.
« J’ai également demandé à l’un de nos frères de faire un don de 50 000 $. Nous avons des francs-maçons interétatiques qui contribuent tous à notre appel, donc nous pensons qu’en fin de compte, cela pourrait être 800 mille, 900 mille ou 1 million de dollars que nous consacrerons aux victimes des inondations. »
« Beaucoup de gens ne réalisent pas que les francs-maçons existent toujours. Souvent, nous ne soufflons pas dans notre propre trompette, mais les francs-maçons sont bien-là . »