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10 Symboles maçonniques courants

De notre confrère histophile.com – Par Michael Monin

La signification de 10 symboles maçonniques courants


 « Ici, tout est symbole…  » Telle est l’une des formules les plus souvent entendues dans les loges maçonniques. Autant dire que rien, ou presque, n’est insignifiant dans la décoration, l’agencement, la disposition d’une loge maçonnique, tout comme dans les décors dont se revêtent les francs-maçons ou les termes utilisés dans les rituels. Ainsi, la franc-maçonnerie offre à ses adeptes un univers de signes matériels ou sonores, de figures, d’objets ou de mots, qui sont tous dotés d’un sens moral ou spirituel.

Il semble que le symbolisme « Mason » soit partout, même dans des endroits que vous ne remarquez peut-être pas. De même, vous n’êtes peut-être pas conscient de la signification profonde de chacun de ces symboles, qui vont au-delà des francs-maçons qui souhaitent simplement laisser leur marque sur tout ce qu’ils construisent ou touchent. 

Nous avons pris 10 des symboles maçonniques les plus courants et les avons expliqués ici. Vous pourriez reconnaître certains d’entre eux ou même les connaître déjà – mais vous pourriez constater que d’autres sont une surprise totale. 

1. L’œil qui voit tout

L’Œil qui voit tout, également connu sous le nom d’Œil maçonnique ou Œil de la Providence, est l’un des symboles les plus reconnus de la franc-maçonnerie. Cela est d’autant plus vrai qu’il ne figure sur nul autre que le billet d’un dollar américain. Il existe depuis 1797 lorsqu’il a été introduit dans une publication du  »Freemasons Monitor ». 

Il représente l’œil de Dieu et sert de rappel aux francs-maçons que Dieu regarde toujours, voyant toutes leurs actions et pensées.

2. La lettre G

Bien que les francs-maçons ne puissent pas revendiquer une lettre entière de l’alphabet, ils utilisent assez fréquemment la lettre G dans leur symbolisme. Le problème est qu’il y a un peu de controverse sur ce que cela signifie réellement. 

Certains disent que c’est aussi simple que de représenter ‘Dieu’ et ‘Géométrie’. D’autres pensent qu’il représente le mot « Gnose », signifiant la connaissance des mystères spirituels, qui est une composante importante de la maçonnerie. D’autres pensent encore que la lettre G en hébreu ancien avait une valeur numérique de 3, qui est fortement référencée à travers l’histoire quand on parle de Dieu.

3. Équerre et compas

Aussi bien représenté que soit l’Œil qui voit tout, l’équerre et le compas sont vraiment le symbole franc-maçon le plus connu ou reconnu. La signification derrière cela est assez littérale, le carré représentant la moralité en ce sens que les francs-maçons doivent « aligner [leurs] actions par le carré de la vertu avec toute l’humanité ». 

La boussole mesure alors la capacité à mener judicieusement des actions dans certaines limites. En d’autres termes, ensemble, l’équerre et le compas rappellent aux francs-maçons d’explorer leurs désirs et leurs passions sans sortir du domaine du comportement moral.


4. L’ancre et l’arche

L’ancre est beaucoup utilisée dans le symbolisme chrétien et a été adoptée par les francs-maçons pour avoir une signification similaire. Fondamentalement, elle représente l’espoir, ainsi que la paix contre le temps orageux. 

Une ancre est utilisée, littéralement, comme un moyen d’ancrer un navire, et de la même manière, ce symbole parle de vivre une vie fondée sur l’espoir et la paix.

5. Étoile flamboyante maçonnique

On dit que l’étoile flamboyante maçonnique est le summum du voyage d’un franc-maçon. Dans la maçonnerie, un homme essaie d’utiliser ses connaissances pour le guider, un peu comme une étoile qui flamboie dans un ciel nocturne sombre.

6. Maillet maçonnique

Il y a deux significations à ce symbole. Premièrement, il représente l’autorité du franc-maçon qui le cède, qui pourrait utiliser son marteau pour ponctuer ses idées et commander l’ordre comme le fait un juge au tribunal. 

Deuxièmement, c’est un outil utilisé pour casser les aspérités d’une pierre. Utilisé de cette manière, le marteau maçonnique peut rappeler aux francs-maçons de se débarrasser de certains vices et de maintenir un cœur pur, moral et spirituel.

7. Gerbe de maïs maçonnique

À l’époque du roi Salomon, « Mason » donnait du maïs dans le cadre de ses revenus, un peu comme une taxe. De nos jours, il est utilisé lors des cérémonies de dédicace, principalement, et parfois pour représenter les dons de bienfaisance aux moins fortunés.

8. Autel maçonnique

Un autel maçonnique

Comme de nombreuses entités religieuses, l’autel maçonnique représente un lieu où la communion peut avoir lieu avec Dieu. C’est également là que les livres sacrés sont stockés.

9. Cercueils

Un vieux cercueil en pierre

Les cercueils représentent généralement la mortalité, mais dans le monde de la franc-maçonnerie, la signification derrière eux peut devenir un peu trouble. Parfois, les cercueils sont représentés avec un brin d’acacia, qui représenterait l’immortalité. D’autres fois, une étoile à 5 branches lui est associée. 

La signification du cercueil semble donc interchangeable avec le contexte dans lequel il est fourni.

10. 47e problème d’Euclide

47e problème d'Euclide

Les choses deviennent un peu géométriques ici, alors soyez indulgents avec nous. Le 47e problème d’Euclide – également connu sous le nom de théorème de Pythagore – est symbolique de la nécessité de « carrér votre carré ». Dans la pratique quotidienne, cela signifie garder votre vie en ordre, et dans la construction d’infrastructures, c’est la méthode suivie par les francs-maçons lors de la pose des fondations. 

25/03/23 : visioconférence – Université maçonnique avec Michel Maffesoli et Christian Roblin

Le samedi 25 mars 2023, à 10 heures précises, nous pourrons écouter et questionner

Michel Maffesoli – Institut universitaire de France – Professeur Emérite à la Sorbonne

« Le changement des valeurs sociétales – de la modernité à la postmodernité »

Suivi par Christian Roblin – Dirigeant d’entreprises, passé directeur du Journal de la Grande Loge de France

« En quoi les valeurs maçonniques nous parlent-elles aujourd’hui ? »

Cette conférence se tiendra en visioconférence – webinaire avec l’outil Zoom
Merci de vous inscrire sur le lien suivant :
https://us06web.zoom.us/webinar/register/WN_rP6IsOyNSv28p-HM4an8EA

Accès réservé aux Sœurs et Frères de toutes obédiences et de tous grades.

L’emblématique et célèbre librairie DETRAD recrute…

Qui n’a pas entendu parler de la société DÉcors et TRADition, plus connue sous son acronyme DETRAD, créée par Daniel et Maryvonne Ribes en 1980 ?

Tout un monde de symboles ! Cette librairie du 18 de la rue Cadet à Paris, dans le 9e arrondissement, est située juste à côté du Grand Orient de France (GODF), la plus ancienne obédience maçonnique française et la plus importante d’Europe continentale qui fête justement, cette année, les 250 ans de son appellation. Une place de choix, stratégique même, enviée par tous…

Aujourd’hui, DETRAD recrute !

Rue Cadet devant la librairie DETRAD à côté du GODF
Rue Cadet devant la librairie DETRAD, à côté du GODF

C’est une entreprise familiale qui compte aujourd’hui une quinzaine de salariés, répartis dans la fabrication de décors et bijoux, la publication assistée par ordinateur (PAO), le Web, l’édition, la vente en ligne et en librairie, sans oublier l’administratif.

Les librairies DETRAD avec plus de 2500 titres en rayon, proposent des ouvrages à destination des francs-maçons et des profanes (rayons alchimie, compagnonnage, ésotérisme, franc-maçonnerie, philosophie, symbolisme, etc.).

DETRAD organise régulièrement des rencontres et séances de dédicaces avec les auteurs au sein de ses librairies parisiennes. Elle est partenaire de nombreux salons, colloques, convents, tant dans la capitale qu’en province et même à l’étranger, tellement son savoir-faire est reconnu. Depuis 2007, Christine Ribes en est Président-Directeur Général.

Une entreprise avec une réelle philosophie !

Avant tout, apporter service et qualité, mais aussi fabriquer Français et par la même, conserver nos emplois. Dès 2006, l’entreprise a mis en place une charte de déontologie.

L’offre d’emploi :

Un(e) collaborateur/trice ventes en magasin polyvalent

Qualités requises :

Bonne culture générale et maçonnique ; Gout pour la littérature ; Sens du relationnel ; courtoisie ; Bonne capacité d’organisation ; Maitrise des outils informatiques, Excel, Word, logiciel de vente/gestion ; Manipulation charges lourdes ; Mobilité pour déplacements ponctuels Paris, province. Adresser CV, lettre de motivation à : cv@detrad.com

À visionner, deux panoramiques de la librairie du 18 rue Cadet, Paris IXe arr.

Site officiel de l’entreprise DETRAD

Programme pour mettre en lumière l’histoire de la franc-maçonnerie dans la communauté de Big Walnut

De notre confrère delgazette.com

Imaginez que l’hôtel de ville de Sunbury n’ait que deux étages (les maçons ont construit le troisième étage) ou que le bureau de poste de Galena n’y soit même pas. Ce ne sont là que deux des contributions durables que la franc-maçonnerie (maçons) a apportées à la communauté Big Walnut.

Joignez-vous au Vénérable Maître Rick Helwig alors qu’il discute des 200 ans d’histoire de la franc-maçonnerie dans la communauté de Big Walnut le mardi 14 mars à 19 h 30 au Myers Inn.

Originaire de l’Ohio, Helwig a grandi à Defiance et est diplômée du Defiance College en 1985 avec un baccalauréat ès sciences en enseignement secondaire des mathématiques. En 1987, Helwig a déménagé dans sa ferme familiale maternelle dans l’est du comté du Delaware et, avec ses parents, a ouvert une entreprise aux multiples facettes à Sunbury.

Il a ensuite travaillé pour le Delaware County Board of Elections pendant 14 ans.

Helwig est l’actuel président de la Big Walnut Area Historical Society, vénérable maître du Sparrow Lodge n ° 400 F & AM de l’Ohio et directeur du Center for Ghost Town Research dans l’Ohio. Helwig est également impliqué dans de nombreuses organisations maçonniques et groupes d’histoire vivante.

Un « City-game » avec un thème Templiers

De notre confrère de Vienne vivre-villes.fr – Par Dominique

Vienne (Isère) bénéficie depuis 2018 d’un « Espace Game », « La grande Evasion » situé cours de Verdun, dont le succès ne se dément pas. Son créateur, Gilles Fogelgesang s’apprête à lancer le premier « City-game » consacré à Vienne. Jusqu’à présent, les « escape games » proposés se déroulent dans une pièce ou plusieurs pièces bourrées d’objets et d’énigmes à résoudre en groupe.

Cette fois la pièce sera constituée par la ville toute entière, elle-même, et ses monuments, son histoire. Avec ce 1er « City game » viennois, vous partirez à deux, à plusieurs amis ou en famille (et ce, pour le même tarif, 40 euros), armé d’un « carnet de ville » doté de QR Codes et d’un téléphone portable.

« Au cours de votre périple dans la ville, vous rencontrerez des personnes se situant toutes autour de l’histoire des Templiers », explique Gilles Fogelgesang.

Rappelons que Jacques de Molay, le Grand Maître des Templiers a été condamné lors du Concile de Vienne en 1312 organisé au sein de la cathédrale Saint-Maurice.

C’est ce pan d’histoire de la Ville que va raviver ce « City-game » qui à travers des objets, des énigmes en différents lieux de la ville fera office de visite guidée ludique, « notamment pour les plus jeunes qu’une visite guidée classique pourraient ennuyer… », précise Olivier Sanejouand, le directeur de l’Office du Tourisme de Vienne.

Ce « City Game » sera opérationnel à l’été 2023.

Photo-Episode autour des Templiers, lors de la Fête Historique de Vienne, place du Palais de Justice, en août 2021.

Les deux co-gérants de « La Grande Evasion », cours de Verdun à Vienne,  Mélanie Conjard et de Gilles Fogelgesang

19/03/23 : Fête de la saint Joseph patron de l’Église universelle et des charpentiers

Saint Joseph, époux de la Vierge Marie…

Le rêve de saint Joseph de Raphaël Mengs, musée d’Histoire de l’art de Vienne, en Autriche.

« C’était un juste » selon l’évangile de saint Matthieu, chapitre 1, verset 19.

Les évangélistes ne nous ont conservé aucune parole de ce « juste », le charpentier de Nazareth en Galilée, fiancé de Marie, la Mère de Dieu, époux aussi discret que fidèle et chaste. Père nourricier et éducateur de Dieu le Fils, devenu homme parmi les hommes de ce village, il le fait tout simplement.

La Sainte Famille, par Gregorio Fernández (1636), San Lorenzo, Valladolid

L’ange lui avait dit : « Ne crains pas de prendre chez toi, Marie, ton épouse. » Et Joseph prit chez lui Marie son épouse. L’ange lui avait dit : « Lève-toi, prends l’enfant et sa mère » et Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère et s’enfuit en Égypte.

Il est un vrai fils d’Abraham: il croit et fait ce que Dieu lui dit. Lorsque Jésus disparaît pendant trois jours lors du pèlerinage à Jérusalem, Joseph accompagne la quête de Marie: « Ton père et moi nous te cherchions. » Et Jésus, redescend à Nazareth, soumis à celui qui, sur terre, a autorité paternelle sur lui. Dieu savait à qui il confiait son Fils unique et sa Mère, à celui qui était l’homme le plus capable au monde d’être la parfaite image du Père .

Vitrail, détail, Notre-Dame de Paris

Revenons sur l’historique de ce saint pas comme les autres…

Les fondements

Les pères de l’Eglise du IVe siècle parlent des vertus de Saint Joseph à l’occasion du mystère de l’Incarnation et de la Virginité de Marie. Dans l’Église latine, saint Joseph est mentionné dans les plus anciens martyrologues : dans le calendrier d’Eusèbe de Césarée et dans le Martyrologue de saint Maximin de Trèves ; au IVe et Ve siècles, saint Jérôme, saint Augustin et saint Pierre Chrysologue posent quelques bases théologiques que viendront augmenter Bède le Vénérable au VIIIe siècle et saint Pierre Damien au XIe siècle. Le catalogue des images de saint Joseph dans l’art chrétien des cinq premiers siècles, établi par le comte Rossi au XIXe, prouve que la piété des fidèles vénérait dès l’origine saint Joseph.

C’est saint Bernard – dont on dit communément qu’il rédigea la Règle des Templiers –, au XIIe s. qui ouvrira la voie aux grands théologiens de l’Université de Paris. Il parle de Saint Joseph et développe la théologie mariale. Sur les prémices qu’il a posées, saint Thomas d’Aquin pourra dire :

« En quelque genre que ce soit, plus une chose approche de son principe, plus elle participe à l’effet de son principe. Mais le Christ est le principe de la grâce ; en tant qu’homme, Il en est l’instrument et la source…Or, c’est la Bienheureuse Vierge qui approcha de plus près le Christ selon l’humanité puisque le Christ reçu d’elle la nature humaine… »

Les théologiens devaient tirer la conclusion que nul après la Vierge n’a plus approché le Christ, source de la grâce, que Joseph, donc que nul n’a plus participé que Joseph à la grâce du Christ. On en déduit que saint Joseph est un saint incomparable. Ce raisonnement a été repris par le père Garrigou-Lagrange (1877-1964) théologien dominicain et penseur du néothomisme.

Photo YG

Parti de l’université de Paris, le mouvement en faveur du culte de saint Joseph ne va plus se ralentir. Saint Albert le Grand, les Franciscains, les Dominicains le répandent par leur prédication en tous lieux et tous pays.

Le Bienheureux Jean Dun Scot, à propos du mariage de la Sainte Vierge et de Saint Joseph montre très justement que tout ce qui concerne le chaste époux de la Vierge Marie dans le décret de prédestination (il s’agit de la théologie de l’Immaculée Conception) a été fait en vue de Marie.

Photo YG

Saint Bonaventure et saint Bernardin de Sienne reviennent souvent sur le sujet de Saint Joseph. Le sermon de Bernardin de Sienne marque une étape dans la maturité de la dévotion à saint Joseph.

L’extension du culte de saint Joseph

Les Syriens et les autres Orientaux font la fête de saint Joseph le 20 juillet, mais on la fait le 19 mars dans les églises d’Occident.

La fête de Saint Joseph se place au 19 mars, et elle était très suivie par les artisans, puis par les ouvriers. Joseph était charpentier.

Saint Joseph voit son culte prendre de l’ampleur dès le XVIe siècle.

  • En 1621, le pape Grégoire XV éleva la fête du de Saint Joseph le 19 mars au rang de fête d’obligation.
  • En 1642, le pape Urbain VIII confirma à son tour le rang de cette fête.
  • En 1661, après l’apparition et le miracle de la source de Cotignac, Mgr Joseph Ondedei, évêque de Fréjus, reconnaît officiellement les apparitions de saint Joseph et en approuve le culte.
  • Cette même année 1661, le roi Louis XIV consacre la France à saint Joseph, chef de la Sainte Famille à la suite des apparitions de Cotignac.
  • Le 8 décembre 1870 le pape Pie IX déclara officiellement Saint Joseph Patron de l’Eglise universelle, et fit du 19 mars une fête solennelle.
  • En 1889, le pape Léon XIII – celui-là même qui, en avril 1884, publia l’encyclique Humanum Genus condamna à nouveau la franc-maçonnerie –, démontra comment Saint Joseph est le modèle des pères de famille et des travailleurs, et lui décerna officiellement le titre de « saint patron des pères de famille et des travailleurs », titre que la piété populaire lui avait déjà décerné depuis des siècles.
  • En 1955 le pape Pie XII reprit bien volontiers le principe de la fête du travail en instituant la solennité de Saint Joseph artisan et en la fixant au 1er mai de chaque année.
  • Saint Joseph est ainsi l’un des saints que l’on fête deux fois dans l’année (19 mars et 1er mai).
  • Le pape Jean XXIII a ajouté son nom au canon de la Messe.
Maquette du charpentier Berry
Le chef-d’œuvre destiné à évaluer la progression du jeune charpentier Berry, constitue une croupe de pavillon avec une tour ronde en pénétration. Il associe plusieurs difficultés de tracé et d’assemblage. Il a été exécuté en 1994. Photo : R. Nourry

Saint Joseph, protecteur des charpentiers

Saint Joseph est le père du Christ. Il est mentionné dans les évangiles de Mathieu et Luc.  Joseph était charpentier à Nazareth, métier estimé à l’époque pour les compétences et l’utilité de ces artisans. Selon les écritures, il était un homme discret et semble-t-il peu bavard.

Mais pourquoi s’intéresse-t-on à lui un 19 mars ?

Joseph est le patron des charpentiers et plus généralement des ouvriers. C’est pourtant la corporation des charpentiers qui s’est attribuée plus particulièrement la protection du saint homme. Les compagnons de plusieurs associations et affiliations ont pour rituel de fêter annuellement la saint Joseph.

La Société des Compagnons Charpentiers des Devoirs du Tour de France.

Fêtée au mois de mars, elle représente une bonne occasion pour les compagnons charpentiers de se retrouver et de partager un bon repas, fêté (du moins chez les compagnons du Devoir) en présence des autres corps de métiers et corporations. Le banquet est bien sûr accompagné des traditionnels chants compagnonniques et le port d’habits corrects et de la couleur est de rigueur.

De manière plus interne au métier de charpentier, c’est à ce moment que les jeunes aspirants ayant effectué leur travail de réception sont reçus compagnons parmi leurs pairs, lors de la cérémonie réception (rituel interne au métier et à huis clos).

Le grand chef-d’œuvre des Indiens de Tours (1869). Le grand chef-d’œuvre des compagnons charpentiers du Devoir de Liberté de la ville de Tours a été construit en 1869 sous la conduite du compagnon Larrouil dit Bordelais Beau Retour. Les charpentiers D.D.D.L. dits aussi « Indiens » venaient de fonder un siège à Tours en 1866 et voulaient surpasser leurs rivaux, les compagnons passants, en édifiant ce chef-d’œuvre dont les « pierres » en bois de la partie inférieure attestent une parfaite connaissance de la stéréotomie (coupe des matériaux). Photo : Musée du Compagnonnage.

Un rituel chargé d’histoire

Dans le passé, la St Jo était l’occasion de sortir les chefs d’œuvres réalisés lors de concours entre les différents groupes de compagnons (notamment pour se départager une ville ou démontrer leurs savoirs). Les compagnons défilaient alors, la canne haute, en portant leurs chefs d’œuvre et en les exposant à la population. En son temps, il y avait parfois, notamment à Paris en 1866, un bal des compagnons charpentiers. De nos jours, ces rassemblements publics sont plus rares mais nous pouvons en voir dans certaines associations de compagnons. La Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment par exemple, présente les travaux des aspirants et jeunes compagnons lors de la saint Joseph.

Des fêtes compagnonniques

D’autres fêtes compagnonniques existent, nous pouvons fêter la sainte Anne pour les compagnons menuisiers, la saint Éloi pour les serruriers ou encore la saint Honoré pour les boulangers. De grands moments d’échange et de partage…

Saint Joseph et l’Enfant (1870), Paris, église Saint-Paul Saint-Louis, détail.

450.fm fête à toutes les coteries, une bonne fête de la saint Joseph !

Sources : Saint Joseph, Saint Joseph du Web, Les belles vertus

Saint Joseph, Notre-Dame de Paris – Photo YG, le 19 mars 2017. Il s’agit de saint Joseph portant, sur ses épaules, le Sauveur du monde. L’enfant Jésus tenant dans ses mains le lys, symbole de sa royauté et de celle de son père adoptif.
Fête annuelle des « Compagnons charpentiers du devoir de liberté » – coupure de presse, origine et date inconnues.

Franc-maçon et philosophe du droit Karl Krause : « Du soin divin de la loi »

De notre confrère allemand lto.de – Par Martin Rath

En Allemagne, le savant complètement raté Karl Christian Friedrich Krause est à peine connu, même des experts. Curieusement, il fut l’un des penseurs les plus influents en matière de philosophie juridique, notamment en Espagne et en Amérique latine.

Le jugement de quelque tard-né sur ce philosophe (juridique) est parfois très méchant même pour la vie intellectuelle académique mordante.

En Allemagne, le nom de Karl Christian Friedrich Krause (1781-1832) est au mieux connu des spécialistes. Son œuvre est peu lue dans ce pays, et encore moins étudiée. Après sa mort, cependant, il fit une carrière si remarquable au Portugal, en Espagne et en Amérique latine qu’on y parla d’un véritable « krauismo ».

Verdict mordant sur la popularité dans le monde majoritairement hispanophone : Krause ne s’y est fait connaître que parce que l’un de ses plus importants disciples, l’avocat et sociologue Julián Sanz del Rio (1814-1869), souffrait de « paresse mentale ». assez pour les articles d’exportation allemands les plus astucieux – Kant, Hegel ou Marx.

Presque un enfant prodige (du moins selon les normes d’aujourd’hui)

L’accusation peut difficilement s’appliquer à Krause lui-même. Pas encore confronté à l’efficacité douteuse du système scolaire d’aujourd’hui, il n’était pas un enfant prodige selon les normes de son temps, mais était mûr pour la plus haute ordination dès son plus jeune âge : né en 1781 comme fils d’un pasteur de Thuringe, il est venu étudier la philosophie et les mathématiques en 1797 à l’Université d’Iéna.

À l’âge de 20 ans, il avait déjà obtenu son doctorat en philosophie, et l’année suivante, il a reçu la première d’un total de trois habilitations dans sa vie pas très longue. Entre 1802 et 1804, le jeune homme donne des conférences en tant que conférencier privé à Iéna, entre autres sur le droit naturel, les mathématiques et la logique.

En 1805, Krause fut admis à la loge maçonnique « Archimedes zu den Drei Rißzettel » à Altenburg, Thuringe – non pas, comme le note le « Lexique maçonnique international » de Lennhoff et Posner (1932), selon le « vieux serment de maçonnerie », mais avec le vœu idiosyncratique du serment maçonnique, « il veut être une personne morale et bonne, un maçon consciencieux et fidèle, suivre les lois générales de la maçonnerie … et être secret sur la maçonnerie, dans la mesure où cela est conforme à sa conscience et ses autres obligations morales, notamment ses obligations envers l’État en harmonie ».

En plus de l’université, qui était clairement organisée à l’époque comme une coopérative intellectuelle – aujourd’hui beaucoup se considèrent davantage comme des prestataires de services et des clients de la soi-disant institution – la loge maçonnique de Dresde a offert à Krause un autre forum pour diffuser ses enseignements. En outre, une partie considérable de la chaire était socialement liée à la franc-maçonnerie, qui est restée une partie importante de la structure sociale intellectuelle de l’Allemagne jusqu’en 1933.

Bannière du Saint-Empire romain germanique, aigle bicéphale aux auréoles (1400-1806).

La carrière universitaire a besoin de plus de souplesse

Cependant, son style franc et enthousiaste – un exemple suivra plus tard – entraîne rapidement une rupture sociale avec les francs-maçons. Parce que certaines loges ont vu les écrits de Krause comme une trahison des secrets de la franc-maçonnerie, son expulsion de la loge a été poursuivie avec succès. Le plus grand secret de la franc-maçonnerie était déjà connu : qu’elle n’en a pas du tout. Cependant, le soupçon d’avoir trahi cela – comme avec l’empereur nu de Hans Christian Andersen – est toujours fortement ressenti. Aucune raison pour que les porteurs de chapeaux en aluminium d’aujourd’hui se sentent confirmés dans leur propre paranoïa au nom de Krause.

Il y a eu des années de voyages, des voyages en Italie et en France, des mariages – les biographes de Krause nomment douze à 14 enfants. Pendant ce temps, une tentative a été faite pour obtenir un poste de professeur à la nouvelle université de Berlin. Mais le maigre statut d’un conférencier privé est resté. En 1824, Krause s’habilite à Göttingen, probablement l’université allemande la plus moderne, où il enseigne pendant environ six ans, mais encore une fois uniquement en tant que conférencier privé. Dans le royaume de Hanovre, cependant, le savant est tombé en disgrâce en 1830/31 parce qu’il était soupçonné d’activités libérales, c’est-à-dire révolutionnaires et de liens indésirables avec la France.

Une dernière tentative pour s’implanter dans une université – à Munich, alors relativement libérale – se heurte à l’opposition des universitaires déjà établis là-bas, et finalement à la mort. Krause y mourut à l’âge de 51 ans.

L’au-delà à l’étranger dans des circonstances heureuses et malheureuses

Bien que Krause ait joui de son vivant d’une certaine notoriété par son enseignement et ses écrits, la chaire a raté l’étape décisive pour devenir immortelle dans l’univers académique grâce à un corps étudiant stable – la valeur de cet honneur est aujourd’hui, au vu de plus de 50 000 professeurs, en L’Allemagne a probablement un peu disparu. 

En 1831, l’un de ses élèves, le philosophe juridique Heinrich Ahrens (1808-1874), fut conduit – recherché dans la Confédération allemande comme « rebelle » par mandat – via Bruxelles à l’exil à Paris. 

Médiatisés par Ahrens, entre autres, les enseignements de Krause ont trouvé leur chemin dans le journalisme de langue française – et parce que tous ceux qui étaient coincés dans les monarchies conservatrices à réactionnaires d’Europe sont restés à Paris à un moment ou à un autre, les idées de Krause sur l’Espagne et le Portugal ont également pénétré les têtes des gens par de jeunes universitaires progressistes d’Amérique latine, les racines ont été jetées pour le « krauismo » qui a continué à avoir un impact au 21ème siècle. 

Karl Christian Friedrich Krause (1781-1832).

Krause s’extasie sur les harmonies divines qui exigent justice

Pour les esprits progressistes du monde espagnol et portugais, Krause – ou ce qu’il restait de sa pensée après traduction en français – était intéressant car sa théorie du droit naturel prenait un point de départ largement passé de mode au XIXe siècle : le droit d’une harmonie qui vient de Dieu. 

Dans son ouvrage « L’archétype de l’humanité » (1811/1851), Krause introduit ce point de départ de sa pensée philosophique comme suit :

« Penser et sentir Dieu est le joyau le plus précieux de l’homme. Dans une harmonie harmonieuse d’esprit et de cœur, Dieu lui devient présent qu’il vit dans la lumière et l’amour de Dieu. La force et la puissance des états reposent sur lui. La science se forme dans la contemplation de Dieu, elle jaillit de lui, demeure en lui et retourne à lui.

Krause a maintenu ce ton de voix enthousiaste sur de nombreuses pages imprimées – jusqu’à « l’idée divine de la loi »:

« La justice est absolument exigée de Dieu, et chaque être est donc serviteur de la justice divine, il participe à sa manière à l’administration divine de la justice. » – Krause pensait probablement aussi ici aux animaux, qui ne sont remis à leur place que dans cette étape supplémentaire : « Plus un être est riche et vivant, et plus il est divers et intimement lié aux autres, plus il est large et varié. sphère juridique, plus ses relations juridiques deviennent compliquées, organiques et délicates, plus sa part dans le soin divin de la loi est grande. » 

Ce langage, peu familier aux yeux et aux oreilles d’aujourd’hui, peut laisser penser qu’il s’agit d’un esprit réactionnaire. Après tout, quiconque parle tant d’harmonies divines ne peut, selon la sémantique d’aujourd’hui, presque avoir à l’esprit qu’une monarchie par la grâce de Dieu – et cela aurait dû être attrayant pour les têtes révolutionnaires et progressistes d’Espagne ou d’Amérique latine. ?

L’enthousiasme mène à des idées normatives progressistes

La raison pour laquelle le « Krauismo » était attrayant malgré cet enthousiasme médiéval ou romantique – et l’est en partie encore aujourd’hui – est indiquée ci-dessous.

Parce que chaque être, les liens sociaux plus délicats qu’il cultive, est impliqué dans le soin divin de la loi, pour Krause « l’humanité avec tous ses intérieurs jusqu’à l’être humain individuel est la plus grande et la première personne juridique sur terre ». le sein humain exprime involontairement le sentiment vénérable du droit ; il voit cette idée divine complètement et clairement, il sent qu’elle est sainte par Dieu et le monde et par sa propre nature. L’homme est obligé d’honorer la loi avant même de l’aimer, même si son cœur passionné lutte encore contre la sublime sévérité de la loi, même s’il a violé la loi. Le sens de la justice élève l’homme au-dessus de lui-même, il le purifie avec une puissance divine de l’égoïsme et de l’égoïsme, à cet égard il rend l’esprit et l’esprit comme Dieu. »

On peut dire qu’on peut encore travailler avec.

Car Krause a conclu de ces axiomes généreux une série de postulats qui étaient insoumis à l’époque et certains le sont encore aujourd’hui . Non seulement les hommes, mais aussi les femmes et les enfants jouissent de la liberté qui découle directement du sens de la justice. Les animaux, en tant qu’êtres qui participent à la justice divine, ne devraient être blessés que si les humains le seraient autrement.

Les différences entre les soi-disant races sont sans importance, l’État n’est pas un appareil de soumission, mais de coordination et de coopération. Les États devraient s’unir en confédérations d’États – une européenne, une africaine, une nord-américaine, une antillaise, une sud-américaine et une austronésienne de la Ligue des Nations – dans lesquelles les États « sans soutenir la loi d’urgence, l’auto-assistance, l’autodéfense et vengeance de nécessité » exécutent les jugements constitutionnels de la fédération reconnus par un tribunal international.

L’État conçu par Krause et chacune de ces ligues des nations abhorrent l’idée que la loi ne s’applique que dans la mesure du pouvoir de la faire respecter.

En Amérique latine, le « krauismo » est encore quelque chose comme la philosophie maison des politiciens qui, d’une part, veulent se distancer de l’égoïsme libéral, mais craignent la réception des enseignements marxistes – Krause a toujours un lectorat savant, en particulier dans L’Uruguay et l’Argentine, bien qu’à ce jour principalement de seconde ou de troisième main. Dans le monde germanophone, le philosophe Claus Dierksmeier (1971–), qui enseigne à Tübingen, est le défenseur le plus connu d’un nouveau « Global Krausismo ».

Krause reste un philosophe (juridique) pour les philosophes (juridiques)

Les connaisseurs de l’œuvre de Krause remarquent qu’il n’est pas juste de le rejeter comme un excentrique sémantique, comme l’inventeur d’un langage artificiel. Comparé à beaucoup de philosophes de son temps, c’est vrai. En dehors de cela, tout travail philosophique (juridique) exige que les pensées soient développées dans un langage spécial. 

Cependant, l’amour de Krause pour l’humanité, dérivé du dieu philosophe, est allé si loin qu’il a également réfléchi à la manière dont l’allemand pourrait être amélioré de manière à ce que cette langue puisse apporter une meilleure contribution à la science et à l’art – en plus du droit, d’autres effusions de Dieu. 

Le résultat fut une linguistique idiosyncrasique qui non seulement conseillait la germanisation des mots étrangers – on suppose même que Krause a établi le mot « mot étranger » en allemand – mais l’a également pris très au sérieux avec des mots proto-allemands d’une manière étrange. Un exemple : « Le mot artiste est mal formé après d’autres mots, où le l donne un sens, par exemple sellier de selle, ceinturon de ceinture ; et puisque nous avons le mot art, l’artiste ne peut être interprété que comme quelqu’un qui fait de l’art. » – Par conséquent, Krause a expliqué qu’il désignerait plutôt une personne dont la profession est l’art comme un « artiste ». 

Mais qui sait. Tout comme les coïncidences de l’histoire de la sécurité de l’État allemand ont fait de Krause une adresse bien connue pour la philosophie sociale et juridique en Amérique latine, ses considérations linguistiques quelque peu excentriques peuvent également faire la différence. Le niveau auquel les gens pensent de l’allemand correct sur Twitter & Co. n’est souvent pas différent. 

Loge Cochin : centre « secret » des francs-maçons depuis 1921 en Inde

De notre confrère newindianexpress.com – Par Govind Menon

Les sociétés secrètes ont toujours captivé l’imagination du public, avec leur présence dans la littérature et les films. Des romans comme Da Vinci Code de Dan Brown à des films comme Lucifer de Prithviraj ont alimenté des discussions et des théories du complot sur des groupes tels que le Prieuré de Sion et les Illuminati, et leurs pouvoirs mystérieux. 

Il peut être surprenant qu’un groupe «secret» – ou plutôt incompris – connu sous le nom de francs-maçons soit actif à Kochi depuis 100 ans, avec son lieu de réunion dans un ancien bâtiment près de la plage de Nazareth – la Loge Cochin. 

Selon les francs-maçons, leur histoire remonte à la figure biblique Hiram Abiff, qui était l’architecte en chef du temple du roi Salomon à Jérusalem. Il a été tué par trois hommes qui cherchaient à connaître ses secrets. Alors que les origines exactes des francs-maçons sont entourées de mystère, les historiens pensent qu’ils ont commencé comme une guilde de tailleurs de pierre qui gardaient leurs secrets commerciaux et leurs connaissances.

La maçonnerie, en tant que fraternité dotée d’une constitution codifiée, a émergé en Angleterre avec la fondation de la Grande Loge d’Angleterre le 24 juillet 1717. Des personnages historiques importants, du célèbre Mozart à George Washington, auraient fait partie des francs-maçons. 

La fraternité est arrivée en Inde avec l’arrivée des Britanniques, et plusieurs sommités – dont Swami Vivekananda, JRD Tata et Motilal Nehru – s’y seraient associées à divers moments. 
La Loge Cochin ou Koder Hall, créée en 1921, est un monument historique de Fort Kochi. Elle a servi de lieu de rencontre pour les maçons de la ville pendant plus de 100 ans.  

Les lieux où les maçons tiennent leurs réunions sont appelés «loges» car, dans le passé, les réunions maçonniques se tenaient dans des loges locales où les membres qui voyageaient de loin pouvaient rester. Les membres de la Loge Cochin disent que la fraternité est comme n’importe quelle autre organisation de protection sociale, mais avec un ensemble de rituels élaborés et uniques. 

L’unité de Kochi relève de la juridiction de la Grande Loge d’Angleterre, et les membres se concentrent sur « l’amélioration de leur communauté », explique Mason WC Thomas, qui fait partie de la fraternité depuis 1976. « Nous faisons beaucoup de charité et se concentrer sur trois domaines, le logement, la santé et l’éducation. Nous voulions faire quelque chose de grand dans le cadre de notre centenaire et nous y réfléchissons activement », ajoute-t-il. 

« La loge a été créée en 1921 et le centenaire était en 2021. En raison de la pandémie, nous n’avons rien pu faire. En tant que projet caritatif, explique Thomas, la Loge Cochin a entrepris la rénovation d’une école à Vypin et la reconstruction de certaines maisons à Chathamangalam et Tiruvalla. « Nous utilisons principalement nos propres fonds et un soutien externe uniquement lorsque nous entreprenons de grands projets », ajoute-t-il. 

Thomas dit que les francs-maçons ne recherchent pas de membres. « Ceux qui sont intéressés à se joindre peuvent parler à l’un de nos maçons seniors. La franc-maçonnerie est une fraternité laïque. La seule exigence non négociable est la croyance en Dieu, n’importe quel Dieu, et celui qui se joint ne devrait le faire que de son propre gré », dit-il.

Quelles perspectives humanistes pour la planète ?

1ère édition des Colloques Humanistes Rhénans organisée les 1er et 2 avril 2023 au Château des Rohan à Saverne par des francs-maçons du DROIT HUMAIN

Jusqu’à présent, pour les francs-maçons du DROIT HUMAIN, l’Homme était la référence ultime et le « progrès de l’Humanité » un projet à réaliser au plan de l’égalité des droits et de la justice sociale en référence à l’esprit des Lumières du XVIIIe siècle, ainsi qu’à l’acte fondateur du DROIT HUMAIN né il y a 130 ans en avril 1893. Le temps n’est-il pas venu de réfléchir maintenant à une nouvelle définition de l’humanisme, où l’être humain, sur lequel se fonde encore et toujours ce projet, serait considéré également dans ses multiples relations avec la planète ?

Les 1er et 2 avril 2023, l’association « Colloques Humanistes Rhénans », sous l’égide de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN et le soutien de la ville de Saverne, proposera deux journées de conférences et de débats sur les thématiques suivantes :

  • Quel humain, quel citoyen et dans quel monde demain ?
  • Pourquoi le terme innovation domine dans le discours public ? Qu’est-il advenu de la notion de progrès ?
  • Justice sociale et intelligence artificielle : quels défis ?
  • Un humanisme au défi de la nature : histoire d’une relation mouvementée
  • Smart City : quel futur pour les villes ?
  • L’avenir leur appartient ! Quels analyses, éclairages, critiques et aspirations des jeunes ?

Un riche panel de philosophes, chercheurs, politologues, magistrats,…animeront les débats. Le programme complet et la liste des intervenants sont disponibles via ce lien.

Cet évènement est ouvert aux francs-maçons de toutes obédiences, comme aux personnes non-membres de cette institution.

01/07/23 : La Californie convoque James Anderson !

En attendant « Inventer l’avenir : les Constitutions de 1723 » au Queens’ College, à l’université de Cambridge, en Angleterre, du 22 au 24 septembre 2023, avec Jonathan Spence, Pro Grand Maître de la Grande Loge Unie d’Angleterre et Dr Ric Berman, président de cet événement, en présence, entre autres, d’éminents spécialistes connus de tous tels que Pierre-Yves Beaurepaire, Cécile Révauger, Margaret C. Jacob, Susan Sommers et Andrew Prescott, nous vous informons de la conférence internationale commémorant les 300 ans des Constitutions d’Anderson. Elle se tiendra le 1er juillet 2023 en Californie, aux États-Unis, en l’Hôtel du Rite Écossais d’Oakland. N’en doutons pas, d’autres commémorations auront sans doute lieu de par le monde, puisque la Franc-Maçonnerie est répandue sur toute la surface de la Terre…

Grande Loge de Californie, fondée le 19 avril 1850 – 44 815 Frères et 331 Loges au 1re janvier 2020.

« 1723-2023 : Célébration des 300 ans des Constitutions d’Anderson », un événement spécial

présenté par le Scottish Rite Orient of California & Quatuor Coronati Lodge n° 2076 de la Grande Loge Unie d’Angleterre, première loge de recherche.

Les intervenant sont les Frères Ric Berman, Arturo de Hoyos, S Brent Morris et Adam Kendall.
La biographie des conférenciers

Le Dr Richard (Ric) Berman est l’auteur de The Foundations of Modern Freemasonry, « Les fondements de la franc-maçonnerie moderne », publié pour la première fois en 2011 et qui en est maintenant à sa deuxième édition ; Schism (2013), une étude sur les origines de la franc-maçonnerie des Anciens et son conflit avec la première Grande Loge d’Angleterre, Les Modernes et Loyalists & Malcontents (2015), qui retrace les origines de la Franc-Maçonnerie dans le Sud profond de l’Amérique. Notre Frère Ric est titulaire d’une maîtrise en économie de l’université de Cambridge et d’un doctorat en histoire de l’université d’Exeter. Il a poursuivi ses recherches au centre de recherche sur l’histoire de l’Europe moderne de l’université d’Oxford en tant que chercheur principal à l’université Brookes d’Oxford. Ses principaux domaines d’étude sont l’histoire britannique, irlandaise et nord-américaine du XVIIIe siècle. Il a été le conférencier Prestonian pour 2016.

Portrait d’Arturo de Hoyos par Travis Simpkins

Linguiste, historien, auteur de très nombreux ouvarges, Arturo de Hoyos, 33e degré, est actuellement Grand Archiviste et grand historien du Rite Écossais Ancien et Accepté, South Juridiction (S.J.), USA, membre du Conseil et Président des Publications de la Société de Recherche du Rite Écossais. Il est reconnu comme l’une des principales autorités mondiales en matière d’archives, d’histoire, de philosophie, de rituels, de symbolisme et d’objets maçonniques, anciens ou modernes. Il est aussi le consultant spécial auprès de la Masonic Service Association et d’autres organisations dans le monde entier.

S. Brent Morris est un auteur maçonnique américain à qui nous devons, notamment, The Complete Idiot’s Guide to Freemasonry (Pinguin Books). Maître Maçon depuis 1971, ancien Vénérable Maître de la Patmos Lodge No. 70, Ellicott City, Maryland, 33e degré. En 2021, il prend sa retraite en tant qu’éditeur du Scottish Rite Journal, une publication du Supreme Council of the Scottish Rite Southern Jurisdiction (Conseil Suprême Conseil du Rite Écossais de la Juridiction Sud).
S. Brent Morris a été directeur du Cryptologic Mathematician Program à la National Security Agency (NSA) et représentant des États-Unis auprès de l’Organisation internationale de normalisation (ISO) dans le domaine de la sécurité informatique. Il a enseigné les mathématiques, l’informatique et la cryptanalyse à l’université Duke, à l’université Johns Hopkins et à l’école nationale de cryptologie. Il s’intéresse aux réseaux d’interconnexion d’ordinateurs, aux mathématiques du mélange des cartes et aux mathématiques récréatives.

Adam Kendall est un historien et franc-maçon basé en Californie, membre de la Quatuor Coronati Lodge n° 2076 et rédacteur en chef du trimestriel The Plumbline de la Scottish Rite Research Society. De plus, il est deuxième vice-président de la Philalethes Society. Ses publications et conférences portent sur les relations plus obscures entre la culture populaire américaine, les mouvements sociaux et les sociétés fraternelles au milieu du XIXe et au début du XXe siècle.
Infos pratiques : Samedi 1re juillet 2023 – Hôtel du Rite Écossais d’Oakland.

Scottish Rite, Californie

1547 Lakeside Drive – Oakland, Californie 94612

Contact : Jonathan Prestage jprestage@freemason.org

Une autre conférence est donné le 5 juillet 2023. Cf. le flyer ci-dessous. Réservation obligatoire.

La Grande Loge de Californie, à suivre sur son Facebook, fort de 132 762 followers ! Ce n’est pas rien.