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France Culture : D’où vient le nom des francs-maçons ?

De notre confrère radiofrance.fr

Si les francs-maçons s’appellent ainsi, c’est en raison… des maçons. Et contrairement aux idées reçues, la franc-maçonnerie n’est pas une société secrète millénaire, mais date d’il y a trois siècles.

On a longtemps expliqué que l’acte de naissance de la franc-maçonnerie s’était produit le 24 juin 1717. Des historiens penchent plutôt aujourd’hui pour 1721. Quoiqu’il en soit, quatre loges maçonniques se seraient réunies à Londres, dans la taverne « L’Oie et le Grill », pour se fédérer en une Grande Loge, réunissant artisans, commerçants et élites.

Cet acte concrétise des fondations bâties depuis plusieurs siècles. Au Moyen Âge, des confréries de métiers garantissent à leurs membres une formation et du soutien en cas de coups durs. C’est le cas pour les maçons. Les plus anciens, les compagnons, forment les plus jeunes, les apprentis.

Au Moyen Âge, des confréries de maçons s'entraidaient dans leur métier. Bien souvent, ils disposaient d'une loge, un bâtiment proche du chantier.
Au Moyen Âge, des confréries de maçons s’entraidaient dans leur métier. Bien souvent, ils disposaient d’une loge, un bâtiment proche du chantier.

Ces groupes ont des loges, qui désignent jusqu’aux années 1200 un lieu physique : un bâtiment annexe à l’édifice en construction, où on range les outils, où on se repose, où on prépare et on débriefe le chantier. Puis ce terme évolue pour désigner un groupe de travailleurs.

Une ouverture en Écosse et en Angleterre

En Écosse et en Angleterre, à la fin du XVIIe siècle, les loges s’ouvrent à des notables locaux, sans rapport avec la profession. On y vient pour échanger, réfléchir, former un réseau de sociabilité. Aristocrates, artistes, scientifiques, aubergistes rejoignent ces groupes et deviennent des « maçons acceptés » ou « libres », en anglais : « gentlemen masons » ou « free masons ».

Plusieurs hypothèses découlent pour expliquer ce terme, selon l’historienne à l’université Bordeaux Montaigne, Cécile Révauger : « Il existe une différence entre ‘free stone’ et ‘rough stone’, respectivement la pierre polie, de qualité supérieure, et ‘rough stone’, la pierre mal dégrossie. » La spécialiste de l’historiographie de la franc-maçonnerie évoque une autre piste : « Cela pourrait aussi être le fait que ‘free mason’, c’était des maçons qui avaient été initiés au secret professionnel, qui avaient un savoir-faire, et qui, parce qu’ils avaient ce savoir-faire, étaient reconnus, avaient une qualification, qui leur permettait de se déplacer librement. ”

Construire le temple idéal

Se rassembler pour échanger des idées est devenu possible par le vent d’ouverture qui souffle alors sur le Royaume-Uni. “Et ça, ça n’a pu apparaître qu’après la Glorieuse Révolution de 1688, qui a mis un terme à la monarchie de droit divin”, explique l’historienne.

La nature de ces cercles de cooptation change, mais la filiation avec l’univers de la maçonnerie demeure. Car les francs-maçons disent œuvrer à la construction d’un temple idéal : un temple métaphorique, celui d’une société rationnelle, où les individus deviennent libres et éclairés, à l’image du profane intronisé qui trouve la lumière lorsqu’on lui retire le bandeau qui lui couvre les yeux pendant la cérémonie.

L’équerre et le compas

La franc-maçonnerie reprend aussi des outils de construction, comme l’équerre ou le compas, qui servent de base à son univers symbolique. “On va faire un parallèle entre la rectitude, la droiture de l’individu et la règle, illustre Cécile Révauger. On va même parler de géométrie morale. Et ça, c’est l’esprit très rationnel des Lumières.

À lire aussi : Grande Loge de France – « La spiritualité en Grande Loge de France »

Grande Loge de FranceÉCOUTER PLUS TARDLECTURE

18 min

Si son fonctionnement est similaire à un dogme, la franc-maçonnerie s’établit en dehors de la religion et des instances officielles du pouvoir. En 1970, Jacques Mitterrand, alors Grand maître du Grand Orient de France, expliquait dans un reportage télévisé se positionner à la fois en dehors et à la confluence des partis politiques, des syndicats, des religions : “nous sommes précisément le seul lieu de rencontre de toutes ces organisations, dans la mesure où il s’agit d’organisations axées sur une volonté de justice sociale, de progrès intellectuel et de liberté de pensée.

Environ 160 000 francs-maçons en France

La franc-maçonnerie va ensuite se diffuser en Europe et attirer des figures de tous bords, pêle-mêle Sadi Carnot, Condorcet, Rouget-de-Lisle, le clan Bonaparte… Les premières loges sont créées en 1725 à Paris et en 1732 à Bordeaux. Le Grand Orient de France sera lui fondé en 1773. Aujourd’hui, on compte en France 160 000 “frères” revendiqués francs-maçons, incluant depuis 2010 des « sœurs ».

Communiqué de Presse du GODF – Guillaume Trichard, nouveau Grand Maître du Grand Orient de France

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A l’occasion du 158e Convent du Grand Orient de France, réuni à Lille, les Conseillers de l’Ordre ont procédé à l’élection du nouveau Grand Maître. Guillaume Trichard a été élu au 1er tour de scrutin.

Guillaume Trichard succède à Georges Serignac qui depuis janvier 2021 présidait aux destinées de la première Obédience française fondée en 1728.

Le nouveau Grand Maître, en rendant hommage à son prédécesseur, a dit vouloir en cette année du 250e anniversaire de l’appellation de l’Obédience « oeuvrer avec force à la diffusion des valeurs et principes de la franc-maçonnerie libérale et adogmatique. »

Il a conclu son discours en disant : « Les Francs-Maçons du Grand Orient de France ont désormais une responsabilité historique, celle de contribuer à réparer notre République pour que ses principes respectables soient partout respectés, pour que la République universelle et fraternelle ne soit plus une promesse mais une réalité, pour que l’avènement d’une humanité meilleure et plus éclairée ne soit pas qu’une incantation dans nos temples, pour que l’extrême-droite n’accède plus jamais au pouvoir et reste là où elle doit être, dans les sombres pages des livres d’Histoire. »

Âgé de 47 ans, diplômé de l’Institut Mines Telecom Business School, titulaire d’un Master 2 exécutif Gestion des Ressources Humaines et Relations du Travail du CIFFOP, Université Paris II Panthéon-Assas, Guillaume Trichard a effectué toute sa carrière professionnelle dans de grands groupes industriels où il a occupé entre autres les fonctions de Directeur Marketing.
Jusqu’à son élection à la tête de l’Obédience, Guillaume Trichard était Secrétaire général adjoint de l’UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes) en charge du secteur juridique national, de la transformation écologique et des transitions technologiques, de la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise.

Son parcours syndical et ses responsabilités nationales de premier plan en font un connaisseur avisé des problématiques économiques et sociales, et plus largement de tous les enjeux liés au champ de la justice sociale.

Guillaume Trichard a été initié, à l’âge de 23 ans, en 1999 dans une loge de l’Hay-les-Roses.

1723-1773-2023 Francs-maçons passeurs des Lumières

Été 2023, pour un hors-série de La Chaîne d’Union, c’est un sacré hors-série ! 192 pages entièrement en couleur et une thématique « 1723-1773-2023 – Francs-maçons passeurs des Lumières » de plus… maçonnique ! Avec une première de couverture qui reprend la célèbre De sterrennacht, La Nuit étoilée, de Vincent van Gogh. Pour le peintre, « la nuit est beaucoup plus vivante et richement colorée que le jour ».

1723-1773-2023, trois dates :

  • 1723

Cette 1723 voit, le 17 janvier, l’approbation des Constitutions d’Anderson, considérées comme un des textes fondateurs de la Franc-maçonnerie moderne, (rédigés collectivement entre 1721 et 1723).

D’ailleurs, c’est au mois de décembre de l’année 1721, alors que John Montagu (1690-1749) est alors grand maître, qu’Anderson présente à ses frères le projet de Constitution qu’il vient de rédiger et qu’une commission est chargée d’examiner. Il y affirme que nul ne peut être franc-maçon s’il n’est homme libre et de bonnes mœurs, excluant ainsi tous ou esclaves. Il fait des loges le lieu de rencontre des croyants de toute religion afin qu’il puisse aussi travailler en commun, instaurant ainsi un régime de tolérance. Rappelons James Anderson (1678-1739) est un pasteur presbytérien qui joua un rôle important dans la naissance de la franc-maçonnerie moderne, dite « spéculative ».

Sceau GODF – Dossier presse GODF.
  • 1773

Du printemps à l’automne 1773, sous l’impulsion de Anne Charles Sigismond de Montmorency-Luxembourg (1737-1803), le Grand Orient de France, qui se nommait alors Grande Loge de France, née en 1735, conduit une importante réforme interne qui aboutit à sa transformation en Grand Orient de France. C’est ce que développe le grand maître Georges Sérignac dans son avant-propos.

  • 2023

Cette année marque le 250e anniversaire du choix de l’appellation Grand Orient de France, effectué par la première obédience maçonnique française, et donc la plus ancienne mais aussi la plus importante d’Europe continentale. Puissance symbolique régulière souveraine, le GODF a ponctué 2023 de rencontres (exposition, conférences, débat, etc.) à travers la France et le monde pour cet anniversaire de l’appellation Grand Orient de France. Le grand maître rappelle que le GODF  « est un ordre initiatique et symbolique et, dès ses origines, l’enfant des Lumières, imprégné de leur souffle émancipateur, démocratique et universaliste, qui a construit notre République et s’oppose au vent contraire des obscurantismes, d’où qu’ils proviennent, depuis trois siècles ».

Jacques Garat, le rédac chef.

La première de couverture porte aussi les mentions « Des passages et des passeurs » et « La maçonnerie du siècle des Lumières », comme deux éléments forts et importants de l’histoire du GO.

Un succès du Grand Orient de France qui ne se dément pas. Déjà au XVIIIe siècle, l’obédience comptait 115 loges en activité en 1774 pour passer, quinze ans plus tard, à 656…

Le sommaire

Avant-propos par Georges Sérignac

Éditorial par Jacques Garat

Roger Dachez, Pdt de lIMF.

PARTIE I – LA MAÇONNERIE DU SIÈCLE DES LUMIÈRES

– Pour une lecture symbolique du frontispice des Constitutions maçonniques de 1723 par Jean-Luc Le Bras

– Les premiers pas de la franc-maçonnerie française retour sur les premières loges de Paris par Roger Dachez

Cécile Révauger (2018)

– Les Lumières, creuset de la franc-maçonnerie leurs valeurs actualisées par le Grand Orient de France par Cécile Révauger

– Les débuts heurtés du Grand Orient de France par Daniel Kerjan

– Le duc d’Orléans, premier Grand Maître méconnu du Grand Orient de France par Michel König

– La Princesse, l’amitié et la reine par Daniel Beaune

Ferri Briquet.

– Raison, Vérité et Recherche de la Vérité par Ferri Briquet

– Lumières de l’Illuminisme par Laurent Segalini

ENTRETIEN AVEC ÉRIC SAUNIER

Les premières années du Grand Orient de France : des affinités naturelles à la « négociation » en temps de révolution

Alain Bauer.

PARTIE 2 – DES PASSAGES ET DES PASSEURS

– Transmettre par Guy Arcizet

– La commémoration comme objet d’étude symbolique par Éric Badonnel

– Améliorer l’humanité : actualité des Lumières par Charles Coutel

– L’héritage des Lumières en Maçonnerie au XXIe siècle par Jean-Marc Berlioux

– La franc-maçonnerie face aux conflits leçons du passé obligations présentes par Alain Bauer

Bien sûr que tous les articles de ce hors-série sont remarquables. Il suffit de regarder la qualité des participants qui ont permis d’élaborer ce numéro.

Mais en cette année de tricentenaire des Constitutions d’Anderson, nous avons souhaité nous attarder sur le premier d’entre eux, l’article de Jean-Luc Le Bras, professeur agrégé qui, après une carrière au ministère des Affaires étrangères, s’est consacré à des travaux de recherche en matière d’histoire maçonnique. Et nous constatons qu’il a trouvé !Il nous entretient avec délice de « Pour une lecture symbolique du frontispice des Constitutions maçonniques de 1723 ». Il précise d’entrée que le frontispice de l’édition de 1723 des Constitutions des francs-maçons dites d’Anderson n’est pas qu’une belle gravure.

C’est bel et bien un riche document iconographique qui met en scène, en deux ensembles égaux et selon un protocole bien établi, des personnages aussi connus que le duc de Montagu, John Beal, Joshia Villeneau et Thomas Morris Jeune, d’un côté et, de l’autre, le duc de Wharton qui sera, ne l’oublions pas, le premier grand maître de la maçonnerie française en 1728, entouré de Jean Théophile Desaguliers, fort reconnaissable avec sa tenue noire, accompagné de William Hawkins et Josuah Timson. Jean-Luc Le Bras nous décrit le Temple, l’espace, mais aussi les aspects statiques et dynamiques de cette scène (cercle, carré, fini, infini et orientation rituelle).

Nous assistons aussi ‘’en direct’’ à la transmission symbolique du pouvoir par le biais des Constitution avec un Montagu « pontifex » – Dans la Rome antique, pontifex maximus (grand pontife) était le titre donné au grand prêtre ; charge la plus élevée en prestige et en obligations –, passant le relais au duc de Wharton. L’ensemble du frontispice est passé au crible. Un décodage nécessaire pour qui veut en comprendre toute la symbolique et le message.

Cette dernière livraison, qui est d’ores et déjà une référence, fait œuvre de transmission en s’interrogeant sur le rôle qui a pu être celui de la maçonnerie dans la construction de la modernité du Grand Orient de France. Une façon aussi de bien comprendre la spécificité du Grand Orient de France qui est de laisser la souveraineté aux loges. Des mots de l’ancien grand maître Guy Arcizet qui signe, dans cet ouvrage, l’article « Transmettre » !

La Chaîne d’Union – Hors-Série

1723-1773-2023 Francs-maçons passeurs des Lumières

Conform édition, H-S n° 12, 2023, 192 pages, 17 €

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Retrouvez Conform édition au Convent du Grand Orient de France à Lille, préfecture du département du Nord et chef-lieu de la région Hauts-de-France.

GODF, Convent 2023, Lille.

Par ailleurs, pour la rentrée maçonnique et sur toutes les nouveautés maçonniques de l’été et ce jusqu’au dimanche 27 août minuit, Conform édition propose moins 10 % + les frais de port France offert (cf. sa newsletter du jeudi 24 courant). Qu’on se le dise !
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Lieu symbolique : Le Temple de Lanleff à l’origine si mystérieuse…

Certains voyaient à Lanleff, situé dans les Côtes-d’Armor, un temple gallo-romain, d’autres un baptistère mérovingien.

La couleur rose est due à la présence d’oxyde de fer.

Quant aux romantiques, ils n’ont pas hésité à qualifier le bâtiment de sanctuaire d’origine celtique : les Celtes ont toujours affiché un profond respect pour le symbolisme du cercle. D’autres y voyaient déjà une édification d’origine templière, ronde comme le saint Sépulcre de Jérusalem qui est, selon la tradition chrétienne, le tombeau du Christ, c’est-à-dire le sépulcre où le corps de Jésus de Nazareth aurait été déposé au soir de sa mort sur la Croix.

Aujourd’hui, tous les chercheurs se rejoignent pour dater la construction de la si mystérieuse et curieuse église au XIe siècle.

L’édifice est de style roman, et son magnifique granit rose lui confère une austérité toute monastique. Quant à son inspiration en cercle, finalement les chercheurs – qui ont trouvé – ont tranché ! Elle serait donc plus d’origine palestinienne, en ressemblance et à l’imitation du Saint-Sépulcre de Jérusalem, que celtique.

Avec sa construction en rotonde, le temple de Lanleff intrigue depuis des siècles. Pas étonnant dès lors que s’y attache le légendaire, comme un troc avec le diable ! Commençons par elle.

Une légende est liée au temple de Lanleff. Une pauvre et affreuse femme fit un troc avec le diable : son enfant en échange de pièces d’or. Lucifer conclut l’affaire et déposa une poignée de pièces sur la margelle de la fontaine, sise près du temple. Puis il saisit l’enfant et l’emporta. Quand la mère indigne voulut récupérer son butin, elle se brûla gravement : les pièces sortaient tout juste des flammes de l’enfer. Dans un cri de douleur, elle lâcha l’or si convoité et les pièces s’incrustèrent à tout jamais dans le granit de la margelle. Si vous passez par Lanleff, rendez-vous à la fontaine. Vous mouillerez la margelle et 14 pièces apparaîtront. Mais réfléchissez bien avant de les saisir et de les empocher…

Extérieur ; exotérique ?
Intérieur ; ésotérique ?

Puis, posons-nous la question de savoir pourquoi certaines églises sont rondes ?

Si certaines églises sont rondes, c’est en raison de choix architecturaux spécifiques liés à leur époque de construction, à la culture locale, aux besoins liturgiques ou encore à des considérations défensives. De la forme circulaire, en voici quelques raisons :

Documentation consultable sur place. Grand merci à l’association locale.
Courants telluriques. Document association locale.
  • une architecture préromane et romane.  C’est ainsi qu’au début de l’architecture chrétienne, certaines églises rondes ont été construites en utilisant des plans centrés, qui étaient souvent associés à des styles préromans ou romans. Ces églises avaient souvent une signification symbolique, la forme circulaire évoquant l’idée d’unité, de plénitude et de perfection.
  • un culte païen. Dans certaines régions, les églises rondes peuvent avoir été construites sur d’anciens sites païens ou mégalithiques, et la forme circulaire pourrait avoir été choisie pour incorporer des éléments locaux ou pour atténuer la transition entre les croyances païennes et chrétiennes.
  • des nécessités défensives. Dans certains cas, des églises rondes ont été conçues à des fins défensives. La forme ronde offre une meilleure visibilité et une meilleure résistance aux attaques, par opposition à la forme traditionnelle de l’église à nef unique.
  • Des influences locales et culturelles. La forme ronde peut également être influencée par des traditions architecturales locales, des matériaux disponibles et des méthodes de construction spécifiques à la région.
  • De nouveaux besoins liturgiques. Au fil du temps, les besoins liturgiques ont évolué, et dans certains cas, des églises rondes ont pu être conçues pour accueillir des congrégations plus nombreuses et pour favoriser une meilleure acoustique ou une meilleure visibilité pour les fidèles.
Chapiteau en grès rose.

Mais, il s’agit souvent d’une combinaison de facteurs historiques, culturels, religieux et architecturaux.

Un peu d’histoire et de culture…

L’édifice se présente sous la forme de deux murailles concentriques, sans couverture, constituées de petit appareil, pour l’essentiel en grès rose, hélas trop friable, que le temps dégrade fortement; on trouve aussi un certain nombre de pierres volcaniques de couleur sombre, appelées spilite ou tuffeau vert ; il y a même quelques blocs de granite gris-beige.

Ces deux enceintes reposent, en guise de fondation,  sur un mur bahut large de plus d’un mètre .Il manque environ un tiers de l’enceinte extérieure ; la partie restante est complétée par deux absidioles, l’une à l’est, l’autre au sud-est. Cette partie restante est percée, à intervalles assez réguliers de neuf ouvertures qui évoquent ce que l’on sait des meurtrières moyenâgeuses. La circonférence extérieure totale a du être de 60 mètres. La partie est-sud est de l’édifice est formée d’un espace couvert qui relie les 2 enceintes extérieure et intérieure; cette partie laisse supposer que la construction devait être ainsi dans sa totalité.

Adam pudique. La particularité de cet élément décoratif est les grandes mains aux très grands doigts.

L’enceinte intérieure est formée de douze arches de style roman primitif portées par des piliers carrés de 90 cm de côté; ces arches sont toutes de dimensions différentes. Des colonnes engagées agrémentent chaque côté de chaque pilier.

La structure de ces piliers laisse penser que la construction de l’édifice est plus ancienne qu’on ne l’a, le plus souvent, envisagée, en effet, la plupart des constructions connues du début du XIe siècle utilisent des piliers ronds, les piliers carrés les ont précédés dans les techniques de construction.

Chapiteaux ; Photo site Temple de Lanleff.

Les colonnes présentes dans la partie intérieure de la paroi interne sont au nombre de 12, quatre hautes d’environ 4,5 mètres, 8 de 3 mètres. Elles ont perdu leurs chapiteaux. Chacune des colonnes sous les arcades est surmontée d’un chapiteau en forme de pyramide inversée, tronquée.

YouTube et le Temple de Lanleff

Lieu dédié au culte du soleil ? Construction templière ? Au centre de la petite commune de Lanleff, les deux enceintes concentriques d’un « temple » ont longtemps intrigué érudits et archéologues. Il s’agirait en fait d’une église chrétienne édifiée au XIe siècle, constituant sans doute le plus vieil édifice médiéval encore debout en Bretagne. Un patrimoine rare classé Monument historique en 1889, suite à la visite quelques années plus tôt de l’écrivain Prosper Mérimée, alors inspecteur général pour l’institution. Aujourd’hui, le site vit grâce au travail de l’association Le Temple de Lanleff, qui y organise des visites gratuites.

Temple de Lanleff dans les Côtes d’Armor, lieu qui reste une énigme!

Le temple de Lanleff est le plus ancien édifice du haut Moyen-Age encore visible en Côtes d’Armor. Le charme du bâtiment se trouve renforcé par le mystère de ses origines, oui cela reste une énigme et laisse beaucoup de réflexions !

Sources : Bretgane.com ; Lanleff-temple ; Photos © Yonnel Ghernaouti, YG

Reproduction, Adam et Ève, 2015.
Reproduction, Adam pudique, 2015.
Reproduction, pariade- période où les oiseaux s’unissent par paire pour l’accouplement, 2015.
Reproduction, naissance d’Ève, 2015.
Document association locale.
Base de la colonne marquée d’un X.
Base de colonne.

Guillaume Trichard élu Grand Maître du GODF

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Dans notre édition du 16 août dernier, nous présentions un banc d’essai des 4 candidats en lice. Parmi ceux-ci, deux favoris étaient pressentis. Les jeux sont maintenant faits. Le gagnant est… Guillaume TRICHARD, avec 29 voix sur 36 votants et un absent.

L’ensemble de son équipe n’est pas encore totalement constitué. Selon nos informations actuelles, qui seront complétées dans les prochaines heures, l’équipe du nouveau Grand Maître pour les 12 prochains mois sera la suivante :

Grand Maître : Guillaume TRICHARD

1er GM adjoint : Denis MALARMEY

2e GM adjoint : René DURAND (ancien Grand Orateur)

3e GM adjoint : Amaresh RAMLUGAN

(Nous en parlions le 12 août dernier)

Grand Orateur : Gilles KOUNOWSKI

GSAI : Frédéric LOUIS

GSAI adjoint : Patrice JEUNET

GSAE : Marcel CLAUDION

Grand Trésorier : Nadine ASUNCION

Grand Trésorier adjoint : Pierre BERTINOTTI

Garde des sceaux : Nicolas PENIN

Grand Hospitalier : Jean-Jacques CASTELLANI

Interview du nouveau Grand Maître

Interview accordée le lundi 20 mars au journal csematin à Agnes Redon

Quel est votre parcours ?

Interview de Guillaume Trichard, UNSA, sur son parcours syndical – © D.R.

Je suis diplômé de la Business School de l’Institut Mines Telecom (anciennement Institut National des Télécommunications). J’ai commencé ma carrière professionnelle en marketing stratégique chez Alcatel puis Thomson.

  • En 2004, je me suis investi à la délégation unique du personnel (DUP) alors sans étiquette au sein de Thomson Telecom, une filiale du groupe Thomson. Je suis devenu délégué syndical CFE-CGC, secrétaire de la DUP, du CE puis secrétaire adjoint du comité de groupe.
  • Depuis 2008, je suis devenu conseiller prud’homal.
  • En 2009, avec plusieurs de mes collègues, nous avons créé le syndicat autonome des salariés Thomson, affilié à l’UNSA, qui est devenu l’une des premières organisations syndicales du groupe.
  • En 2012, lors d’un fort conflit social lié notamment à la fermeture de l’usine Thomson d’Angers, alors secrétaire du comité de groupe, je suis devenu le porte-parole de l’intersyndicale groupe. Nous nous sommes battus jusqu’au bout pour que l’entreprise soit reprise.
  • En 2013, lors du congrès de la fédération de l’industrie et de la construction de l’UNSA, je suis devenu secrétaire général. J’ai ainsi progressivement quitté le périmètre de l’entreprise Technicolor (anciennement Thomson).
  • Depuis 2019, je suis secrétaire général adjoint de l’UNSA en charge du secteur juridique national et du secteur transitions écologique et technologique.

De quelle manière menez-vous des négociations ?

Il faut écouter ceux qui sont sur le terrain. Ces sujets étant très techniques, il faut beaucoup lire et travailler. Par exemple, les projets de loi qui concernent l’énergie requièrent beaucoup de travail en amont.

Il me semble très important de consulter les salariés impactés au premier chef par ces sujets.

Par exemple, pour la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), il n’est pas suffisant d’écouter ou de lire les « spécialistes ». Il faut aussi écouter ceux qui sont sur le terrain, notamment les salariés qui travaillent dans des centrales nucléaires ou des centres de traitement des déchets.

Découvrez qui est le GADLU…

De notre confrère blog-glif.fr – Par Gérard Lefèvre

Notre TCF Gérard Lefèvre nous propose une lecture personnelle autour de cette référence commune à tous les Francs-maçons de tradition, réguliers ou … autres. Il rappelle deux personnalités de la vague occultiste du XIXe siècle. Il écrit :

Si l’évocation de l’Architecte est à différencier, pour certains, de celle d’un Dieu dogmatique, recherchons ce qui est évoqué sous ces termes :

« Il est vrai que pour nous, Judéo-chrétiens, il est d’usage de penser et d’évoquer le Dieu de nos religions, quand nous parlons du Grand Architecte ».

Si cette appellation vient du grec « arkhitektôn » qui signifie « maître charpentier » on ne peut pas en déduire qu’il désigna le « constructeur en chef de monument ». On retiendra pour cette tâche particulière de bâtisseur plutôt le terme de « Maître d’œuvre ou de Maître Maçon ».

Dans l’Ancien Testament, le mot en lui-même ne s’y trouve que trois fois :

· Hébreux chapitre 10 « Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur »,

· Exode 25:8-9 Ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux. Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d’après le modèle que je vais te montrer

· Psaume 126/127 : Si Dieu ne bâtit la maison, en vain travaillent les maçons.

Et dans le nouveau testament c’est le père de Jésus qui est « arkhitektôn », soit « charpentier ». Est-ce un signe ?

Sous réserve d’une étude plus précise, l’expression apparaît aussi dans L’Épître aux lecteurs de l’édition de 1567 de l’Architecture de Philibert Delorme, dans laquelle l’auteur évoque « ce Grand Architecte de l’Univers, Dieu tout puissant » qui a placé les sept planètes dans le ciel pour gouverner la terre. Plus loin, il ajoute :

« Dieu est le seul, le grand et l’admirable Architecte, qui a ordonné et créé de sa seule parole toute la machine du monde tant céleste que terrestre, avec un si grand ordre, une si grande mesure, et si admirables proportions, que l’esprit humain sans son aide et inspiration ne peut la comprendre… »

Ainsi dit Jules Boucher, de conviction alchimiste et occultiste : « n’érigeons pas le Grand Architecte de l’univers en un objet de croyance. Voyons-y un symbole à étudier, comme un autre afin de construire nos convictions personnelles. »

Oswald Wirth (1860/1943), autre occultiste, adepte du tarot, martiniste et rosicrucien (Ordre Kabbalistique), écrit que Le rituel anglais, tel qu’il fut introduit sur le continent, à la période la plus active des Lumières, était loin de donner satisfaction au génie de notre peuple, qui veut que tout soit logiquement coordonné. Les maçons Français éprouvèrent donc, dès le début, le besoin de retoucher ce qui leur semblait assez mal venu.

Ces lignes sont plus nationalistes que tout ce que certains « auteurs » ont pu écrire ! Mieux, elles ont une forme d’aversion. Leur sens littéral lui-même l’indique.

Dans la bouche d’un maçon, imbu d’universalisme, elles sont illogiques et même grotesques.

Toutes les Grandes Loges du monde professent, suivant la tradition, l’existence d’un Dieu et en donnent cette fameuse définition « A la gloire du Grand Architecte de l’Univers ».

Le Grand Architecte comme tout ce qu’on rencontre en maçonnerie, est-il un symbole pour certains ?

Pour ceux-là, un symbole ne s’adore pas …

L’essentiel pour les initiés, c’est que leur conception, quelle qu’elle soit, correspondent à une réalité.

Or le Grand Architecte, sans doute parce qu’il est moins transcendant pour certains que le Dieu des théologiens, fait allusion à une entité qui existe incontestablement, car le travail constructif des francs-maçons s’inspire d’un idéal propulseur d’une formidable énergie.

Une force supérieure à eux même fait agir les maçons et coordonne leurs efforts avec une intelligence qu’ils sont loin de posséder individuellement. Tel est le fait brutal qui se constate et devant lequel nous nous inclinons

Que chacun l’interprète à sa guise. Libre aux imaginatifs de se figurer ce qui leur plait ; s’ils sont influencés en cela par des réminiscences, quand elles s’attaquent à une réalité trop vaste et trop haute pour se laisser contenir en l’étroitesse d’une faible mentalité humaine.

A jamais le mystère nous obsédera, sachons lui réserver sa part, afin de nous attacher sans distraction à notre tâche positive.

Or comme je viens de le dire, un symbole ne s’adore pas, car le penseur à qui il s’adresse s’efforce d’en saisir la signification.

Le symbolisme s’oppose à toute idolâtrie et conduit à un idéalisme réservé aux initiés par la force des choses, car les croyants matérialistes, qui matérialisent l’esprit, ne parviennent pas à saisir la portée du mot symbole.

Devenons symbolistes en philosophie et notre vision mentale y gagnera en profondeur et en étendue. Les symboles nous aideront à tout comprendre et nous préserveront de toute étroitesse d’esprit.

Ils nous rendront indulgents à l’égard des images caricaturales, qui traduisent les impressions recueillies par l’intelligence humaine dans son aspiration à pénétrer l’insondable mystère dont elle est obsédée.

Quant au Grand Architecte de l’Univers, libre aux maçons déistes ou théistes de l’identifier avec le Créateur, libre aux autres de sous-entendre exactement tout ce qu’ils croiront vrai par cette formule.

Nulle part, il n’est question de proposer le Grand Architecte comme un pur symbole.

Aucune édition postérieure du code maçonnique, aucun rituel du XVIIIe siècle, voire aucun auteur maçonnique n’a jamais dit que le Grand Architecte n’était qu’une formule symbolique, abandonnée aux disputes individuelles des initiés.

Voilà pourquoi nous devons continuer à tailler notre pierre brute, afin qu’elle devienne parfaitement cubique. Une fois ce travail réalisé, nous pourrons reprendre notre place dans l’édifice et fusionner avec le Tout, et par conséquent avec le Grand Architecte de l’Univers.

Pour conclure, Souvenons-nous aussi des propos de saint Augustin sur le Prologue de l’évangile de Jean : « ‘[…] et le Verbe était Dieu’… si tu ne peux arriver à le comprendre, attends de grandir, c’est une nourriture trop grande pour toi. »

Saint-Pétersbourg mystique : loge maçonnique, hôtel maudit et rotonde

De notre confrère russe 78.ru

Les lieux mystiques à Saint-Pétersbourg ne sont pas rares. La ville recèle de nombreux mystères et secrets entourés de légendes et de mystères. Dans le matériel 78.ru, nous parlons des lieux mystiques de Saint-Pétersbourg, où se réunissait la loge maçonnique, où se trouve l’hôtel maudit, ainsi que de la grandeur et de l’horreur de la rotonde.

Loge maçonnique à Saint-Pétersbourg

Au XVIIIe siècle, les maçons ne se cachaient pas dans les sous-sols, comme on le croit communément à l’époque moderne, bien au contraire, ils étaient fiers de leur appartenance à la loge. Le premier grand maître de la loge maçonnique en Russie fut Ivan Perfilievich Elagin, propriétaire de l’île du même nom à Saint-Pétersbourg.

Il existe des informations confirmées selon lesquelles sur l’île d’Elagin, il demeure en réalité un passage souterrain allant de la jetée, qui apparaît sur la flèche est, au palais lui-même. Ce passage a été construit par Yelagin au XVIIIe siècle et n’a été découvert qu’en 2003. Pourquoi a-t-il été fait ? Jusqu’à présent, il n’y a pas de réponse à cette question.

Photo : wikipedia.org/A.Savin
Photo : wikipedia.org/A.Savin

Mais on sait que le célèbre alchimiste sombre et mystique comte Cagliostro, à qui j’attribue des liens avec les maçons, est resté sur l’île près d’Elagin. Il a visité le palais et s’est promené dans le quartier. À propos, à cette époque, l’entrée au parc était gratuite pour les citoyens convenablement habillés.

Un autre fait intéressant est qu’Elagin aimait beaucoup planter des mélèzes sur son île, et pour cause. Cet arbre est considéré comme un symbole d’immortalité, on l’appelle aussi « l’arbre des sorcières ».

Spiritualisme et tables tournantes à Saint-Pétersbourg

Peu à peu, la mode de la franc-maçonnerie s’est atténuée, laissant la place au spiritualisme. Les gens appelaient cela le retournement de la table.

Les grands princes en raffolaient, et surtout leurs épouses qui s’ennuyaient. Par exemple, Milizza et Stana Monténégrines, princesses qui aimaient tout ce qui était inhabituel et mystérieux. Ce sont eux qui ont présenté le dernier empereur de Russie, Nicolas II, et sa famille au personnage le plus odieux du début du XXe siècle, Grigori Raspoutine.

Engagé dans le spiritisme ou le tournage de tables au 34, Promenade des Anglais, Milizza y vivait avec son mari.

Photo : wikimedia.org/Alex 'Florstein' Fedorov
Photo : wikimedia.org/Alex ‘Florstein’ Fedorov

Des séances de retournement de tables avaient lieu dans les meilleurs salons de la haute société. Même le scientifique, le chimiste Butlerov, était extrêmement passionné par le spiritualisme. En général, à cette époque, on croyait que si un magicien, un sorcier ou un médium était présent à la fête, c’était la clé du succès de l’événement.

Dans la tour de Vyacheslav Ivanov sur Tavricheskaya, où se réunissaient les poètes symbolistes de l’âge d’argent, de telles soirées furent également un succès : les meubles volèrent et les esprits laissèrent des notes obscènes.

Rotonde mystérieuse sur Gorokhovaya

Eh bien, l’endroit le plus mystérieux de Saint-Pétersbourg est peut-être la rotonde de Gorokhovaya. Porte d’entrée ronde unique avec deux escaliers en colimaçon. Il n’y a pas d’appartements au premier étage, tout comme au deuxième.

L’un des escaliers mène au deuxième étage et vient juste en appui contre le mur, le second mène au 3ème étage, aux appartements. Si vous vous tenez au troisième étage et murmurez quelque chose, les mots seront entendus dans tous les coins de la porte d’entrée. Une acoustique si magique.

Photo : citywalls.ru
Photo : citywalls.ru

Il y a six colonnes au centre de la rotonde, comme un hexagramme. Mais on dit qu’il existe à ce point frontal, d’où sera également visible la septième colonne, qui, pour ainsi dire, n’existe pas dans cette réalité. Et dans le sol entre les colonnes se trouve une trappe ronde en métal. Si vous vous tenez dessus à minuit lors d’une pleine lune, vous pourrez faire la connaissance de quelqu’un dont on ne peut pas nommer le nom. Où mène cette trappe, personne ne le sait non plus. Peut-être que celui dont on ne peut citer le nom pourra répondre à cette question.

Il existe une légende parmi les locaux selon laquelle, dans les années 80, un homme a décidé de l’essayer. Le jeune homme est parti pendant 15 minutes et il est revenu sous la forme d’un vieil homme aux cheveux gris. More, comme on dit, n’a jamais parlé à personne.

Hôtel maudit à Saint-Pétersbourg

Pour le dessert, il y a un maudit hôtel de Saint-Pétersbourg du côté de Petrograd. Il est situé au bord de la rivière Karpovka, 31. Et l’histoire de la construction a commencé dans les années 80.

Les responsables du tourisme de Léningrad construisent un hôtel moderne avec piscine. Il était censé disposer de 257 chambres. Ils y ont investi environ 100 millions de dollars. Il n’est pas difficile de deviner que l’hôtel est devenu une « construction à long terme », puis l’URSS a cessé d’exister et le projet a été vendu. Le propriétaire du bâtiment inachevé a changé à plusieurs reprises et les dates de livraison ont été reportées encore plus souvent.

Photo : citywalls.ru
Photo : citywalls.ru

En 1995, il semblait que l’objet était presque terminé. A cette occasion, un banquet fut organisé et le Métropolite fut invité à consacrer l’hôtel. Il l’a consacré, mais est ensuite mort sur le coup. La cause était une crise cardiaque.

L’ecclésiastique n’est pas le seul à avoir dit adieu à la vie dans l’hôtel maudit. Une quarantaine d’accidents ont eu lieu à cet endroit. 15 d’entre eux sont mortels.

D’ailleurs, l’hôtel n’a jamais ouvert ses portes. En 2019, la décision a été prise de le démolir. Un ouvrier est décédé lors de la démolition. Aujourd’hui, un complexe résidentiel d’élite est en construction sur le site de ce maudit hôtel.

Ultimes Écrits – « une Alchimie pour demain »

Présentation de l’éditeur

Mais dès lors, me direz-vous, si on éloigne cette légendaire Queste de ce qui fait tout son attrait, de son populaire mythe, tellement séduisant et savoureux, soit celui de l’or artificiellement obtenu en relativement peu de temps, toutes ces lectures et relectures, tout cet immense effort afin de se cultiver un tant soit peu, l’alchimie sert à quoi et quel est son but ?

En posant d’inhabituelles questions à la matière de ce monde, aux quatre éléments, à l’eau et au feu, aux étoiles, aux saisons, au soleil et à la lune ainsi qu’à eux-mêmes, qu’ont donc découvert ces « fols alchimistes » d’aussi énigmatique, mystérieux, de bouleversant et de quasiment indicible ?

Y aurait-il dans leurs étranges et symboliques relations, quelque chose d’indicible et dès lors, forcément crypté par un ensemble de clefs d’une complexité inouïe, à la fois langagières, chimiques, symboliques et mythiques ? (F. Trojani)

François Trojani.

Biographie de l’auteur

François Trojani (1936-2023), écrivain hermétiste, auteur de plusieurs ouvrages sur l’alchimie et collaborateur dans de nombreuses revues, comme le 3e Millénaire, la Tourbe des Philosophes, Arcadia, Les Cahiers de l’Ailleurs. Adire, L’actualité religieuse, L’Originel, Gnosis, Constellation, la Lettre de Thot, Les Chroniques de Mars, etc. Depuis plus d’un demi-siècle, il a été le témoin de l’emballement frénétique du début du XXe siècle, autour du mystérieux Fulcanelli. Aujourd’hui, tombée dans un oubli ou hypnotisée par des médias en quête de sensationnel, l’Alchimie n’intéresse plus les chercheurs. L’auteur s’efforce d’expliquer qu’il ne faut pas confondre transmutation et Grand Œuvre, et surtout que l’Alchimie est un don accordé par Dieu à quelques courageux et rares méritants.

Matières à penser
Matières à penser

[NDLR : Le 2 juillet dernier, dans notre note de lecture de MATIÈRES à penser – « Transactions », nous relevions déjà l’hommage rendu par la rédaction à l’écrivain hermétiste et l’artiste peintre françois Trojani.

Eugène Canseliet.

Hommage renouvelé, ici et maintenant, par les Éditions du Cosmogone. Extrait : « À quelques jours de notre publication, François Trojani nous a quitté le vendredi 26 mai 2023, un nombre dont il aimait donner son interprétation kabalistique. Coïncidence ou troublante ultime transmission »

Nous y apprenons aussi qu’il fut l’ami des plus grands comme le druide, alchimiste, mystique chrétien, mais aussi écrivain et poète André Savoret (1898-1977), René Alleau (1917-2013), historien des sciences occultes, Bernard Husson ou encore le célèbre alchimiste Eugène Léon Canseliet (1899-1982). Il fut aussi le témoin de l’emballement frénétique du début du XXe siècle, autour du mystérieux Fulcanelli.

Saint-John Perse, Vents (Paris, Gallimard, 1946), édition originale.
Saint-John Perse, en 1960.

François Trojani, auteur de différents ouvrages sur l´hermétisme, le symbolisme ou les sciences et thérapies alternatives, confie qu’il a parsemé son texte de quelques fragments extraits de l’ouvrage Vents d’Alexis Leger, dit Saint-John Perse (1887-1975), prix Nobel de littérature en 1960, écrivant : « … J’espère ainsi attirer l’attention par ces minuscules et symboliques extraits sur ce qui s’y trouve signifié en abondance sur l’Adeptat et sur ce que vivent les Adeptes ». mais aussi d’illustrations dont il est l’auteur, comme celle de la première de couverture.

Première de couverture, détail. Peinture de François Trojani.

Point de table des matières, mais nul besoin, puisque le lecteur parcourra sans doute le livre d’une seule traite. L’auteur nous tenant en haleine dès la première page avec le paradigme de l’alchimie qui au cours du dernier siècle n’a cessé de susciter l’intérêt des historiens et chercheurs. Prenons l’ouvrage comme une confidence quant à la définition de certains termes ou idées. Claires, précises, ces définitions – paradigme, produits et principes alchimiques, Philosophales, alchimie, etc. À la lecture, nous avons le sentiment de pouvoir percer les secrets de cet art royal.

Buste présumé de Jacques Cœur.

Lisez cet ouvrage, il est éclairant. Lumineux même ! Après tout, « À cœur vaillant, rien d’impossible ». La devise qu’a fait sienne l’alchimiste Jacques Cœur (c. 1395-1456) et que l’auteur cite, dans son ultime phrase…

Nous trouvons aussi, pour aller plus loin avec l’auteur, la liste de ses ouvrages. Revenons un instant sur L’orgone-Théories, notes, expériences, d´après les recherches de Wilhelm Reich (Éd. Energeia, 2021). ‘’Orgone’’ étant un terme inventé à partir des mots orgasme et organisme par le psychiatre et psychanalyste Wilhelm Reich (1897-1957) pour désigner ‘’l’énergie de la Vie’’.

De l’énergie de vie, c’est bien l’un des qualificatifs que nous pouvons attribuer à François Trojani lui qui nous fait part de ses ultimes recommandations pour cette Science… dont il avait consacré toute sa vie.

Peinture de François Trojani.

Une liste des ouvrages du riche « Fonds alchimie » – près d’une trentaine – du Cosmogone les répertorie à la fin.

Ultimes Écrits-une Alchimie pour demain

François TrojaniLes Éditions du Cosmogone, 2023, 64 pages, 13,26 €

À commander aux Éditions du Cosmogone

La géographie sacrée de la France – Avec Mathieu Laveau

Mathieu Laveau présente les figures géométriques qui peuvent être élaborées en reliant certains lieux symboliques de la France. Il fait ensuite le lien avec la primosophie et le codage de la langue française.

La géométrie sacrée est un type de design architectural, industriel et artistique basé sur la répétition de certaines formes géométriques que l’on retrouve souvent dans un lieu sacré, par exemple dans une mosquée, un temple, une synagogue ou une église. Selon certaines religions et courants spirituels, Dieu a créé le monde selon un plan géométrique que l’on peut vérifier à la fois sur un plan microsomique et macrocosmique. Plutarque a attribué cette découverte à Platon, écrivant que « Platon a dit que Dieu crée de façon géométrique constamment et continuellement » (Convivialium disputationum, liber 8,2). Durant les temps modernes, le mathématicien Carl Friedrich Gauss a adapté ce dicton de Platon en disant « Dieu arithmetise ».

Aperçus sur l’initiation

Dans cet entretien passionnant, Jean-Marc Vivenza nous donne des clés pour comprendre quelles sont les conditions requises pour être un véritable et authentique « initié » et pas seulement un « initié virtuel » selon l’expression de René Guénon.

La voie initiatique n’est pas un chemin tranquille et facile. Elle demande au contraire une constance à toute épreuve dans la recherche de l’élévation spirituel, ce qui suppose un immense travail sur soi pendant plusieurs années.

Il ne suffit pas de rejoindre une organisation initiatique traditionnelle, de participer aux cérémonies qui s’y déroulent et de porter les « habits » et ornements propres à cette organisation. Non, le travail à effectuer est beaucoup plus vaste et profond. Il suppose que le futur initié soit prêt à vivre une sorte de « transmutation » intérieure totale qui bouleversera toute sa vie et ses anciennes certitudes.

C’est cela la vraie initiation qui engage l’être dans sa globalité.