Les jeunes de tout le pays bénéficieront d’une aide et d’un soutien pour résoudre les conflits avec leurs familles susceptibles de les conduire à la rue, grâce à une subvention des francs-maçons du Leicestershire et du Rutland à l’association caritative The Bridge (East Midlands ) .
La subvention de 59 000 £ financera le service de méditation talk2sort, qui travaille avec des jeunes âgés de 11 à 19 ans et leurs familles, qui peuvent avoir des problèmes à la maison ou dans leurs relations, et les aide à explorer les moyens de résoudre les conflits.
talk2sort, est un service de méditation reconnu à l’échelle nationale qui soutient les jeunes qui risquent de se retrouver sans abri en fuguant ou en étant invités à quitter leur domicile familial. Cela se traduit par un faible niveau d’éducation, une toxicomanie, un comportement antisocial, une implication dans la criminalité, une mauvaise santé physique et mentale et un risque de violence et d’abus. Les séances de méditation sont dirigées par des méditants qualifiés, individuellement et en groupes familiaux, offrant un espace sûr et confidentiel aux jeunes et aux familles pour parler de leur expérience et explorer leur conflit. Le soutien se poursuit jusqu’à ce que le conflit soit résolu.
La subvention des francs-maçons permettra de financer un médiateur supplémentaire pour les deux prochaines années, ce qui permettra à l’association de réduire sa liste d’attente et de soutenir 68 jeunes supplémentaires avant qu’ils n’atteignent un point de crise.
Les résultats du service sont très positifs, avec 92 pour cent des clients estimant que leurs relations familiales et amicales se sont améliorées, tandis que 100 pour cent des jeunes ont déclaré se sentir plus proches des autres et ont le sentiment de bien gérer leurs problèmes et 100 pour cent ont pu d’accéder ou de rester dans l’éducation, la formation ou l’emploi.
Les jeunes continuent d’être de plus en plus exposés au risque de sans-abrisme, avec 129 000 jeunes au Royaume-Uni ayant demandé de l’aide pour lutter contre l’itinérance en 2021/22, les East Midlands connaissant les plus fortes augmentations cette année, avec 1 139 jeunes dans le seul Leicestershire. L’augmentation du coût de la vie continue d’exacerber le problème, augmentant le stress et l’anxiété et conduisant à l’éclatement de la famille comme principale cause d’itinérance chez les jeunes dans 47 pour cent des cas.
Nous sommes très reconnaissants aux francs-maçons du Leicestershire et du Rutland pour leur généreuse subvention. Grâce à eux, nous pourrons aider les jeunes et leurs familles à résoudre leurs différends et réduire de manière cruciale les niveaux d’itinérance que connaissent les jeunes partout au pays.Anna Maudsley, responsable des programmes et services de The Bridge (East Midlands)
Je suis très heureux que nous ayons pu aider The Bridge avec son excellent projet. En aidant les familles et leurs enfants à surmonter leurs difficultés, ils peuvent non seulement réduire le risque que ces jeunes se retrouvent sans abri, mais aussi apporter une contribution majeure à l’amélioration de leur santé mentale.Peter Kinder, chef des francs-maçons du Leicestershire et du Rutland
Ce jour, vendredi 8 septembre 2023, a lieu la cérémonie d’ouverture en lever de rideau du premier match de la Coupe du Monde de Rugby 2023 opposant la France et la Nouvelle-Zélande.
Ce match d’ouverture de la Coupe du Monde au Stade de France entre les All Blackset les Bleus est la rencontre que tous les amateurs de rugby et de sport en général attendent depuis le tirage au sort des phases de poules.
Quelle plus belle affiche pour lancer cette compétition qu’une rencontre entre les français, chez eux, et l’équipe néo-zélandaise qui a déjà soulevé 3 fois le Trophée Webb Ellis ? William Webb Ellis dont une loge de la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA), la n° 9574, à l’orient de Rugby, dans le Warwickshire, porte le nom.
Le trophée récompensant le vainqueur de la Coupe du Monde de Rugby est appelé William Webb Ellis Trophy, en hommage à l’étudiant qui, selon la légende, aurait inventé le rugby en 1823.
Mais, dans un premier temps, essayons d’entrer dans la mêlée, sans botter en touche, et tentons de cerner la relation entre la franc-maçonnerie et le rugby, dont 450.fm s’est fait, à de nombreuses reprises, l’écho, puis à ce temple du rugby qu’est Twickenham, dont un des architectes fut franc-maçon !
Le rugby est un sport étroitement lié à la franc-maçonnerie, même s’il n’est devenu professionnel qu’en 1995, la culture du rugby a toujours été marquée par la camaraderie, le travail d’équipe et le plaisir d’après-match, la fameuse troisième mi-temps !
De nombreux joueurs, entraîneurs, administrateurs et présidents de syndicats de rugby de renom sont ou ont été francs-maçons :
Don White.
– Don White, qui a joué pour l’Angleterre et a été le premier entraîneur de l’équipe d’Angleterre. Il était membre de la Cumton Lodge dans le Northamptonshire, membre fondateur de la Webb Ellis Lodge à Wellingborough et assistant du Grand Maître Provincial pour le Northamptonshire et le Huntingdonshire. Il a déclaré : « J’ai connu la même camaraderie dans le rugby que dans la franc-maçonnerie« .
– Ron Jacobs, un autre joueur anglais et président de la Rugby Football Union, était également un membre fondateur de la Webb Ellis Lodge.
L’Union de Rugby Lodge a été consacrée en 2020.
–Peter Larter, qui a joué pour l’Angleterre et les Lions britanniques, était membre de la Cumton Lodge et a rejoint la Saxony Lodge lorsqu’il était stationné en Allemagne avec la RAF. Il a déclaré : « Au rugby comme dans la franc-maçonnerie, on se fait des amis pour la vie« .
– Eric Evans, capitaine de l’équipe d’Angleterre et des Lions britanniques, était membre de la Lodge of Unanimity.
– Cliff Morgan, qui a joué pour le Pays de Galles et a également été capitaine des Lions britanniques avant de devenir un éminent commentateur, était membre de la loge de l’Unanimité, avant de devenir un commentateur distingué, était membre de la loge Gwalia à Cardiff.
– Des Barnett, président de la Welsh Rugby Union 1986-87, qui a déclaré : « Le rugby était connu comme la franc-maçonnerie du monde« .
Nous comptons aussi la Rugby Football Lodge, à l’orient d’Huddersfield et la loge Spirit of Rugby No. 9922 qui fait, elle aussi, partie de ses loges dites ‘‘spécialisées’’.
Alors, le rugby, un sport avec ses rites initiatiques ?
Les Francs-Maçons qui ont créé, pensé, inventé, légiféré, pérennisé, puis diffusé le rugby se sont-ils inspirés des valeurs maçonniques pour codifier ce « Sport de voyous pratiqué par des gentlemen »… Et en France, le bouclier de Brennus, récompense décernée à l’équipe victorieuse du championnat de France de rugby à XV, le Top 14, est le Graal rugbystique !
Décidemment, le rugby présente bien des similitudes avec l’art royal : des vestiaires (cabinet de réflexion) à l’entrée dans le stade (réception de la lumière) à la troisième mi-temps (véritable agape)… Le rugby, c’est ma deuxième maison !
La GLUA, toujours imitée, jamais égalée !
Le 2 septembre dernier, des francs-maçons du monde entier se sont réunis dans le Grand Temple de la GLUA pour une réunion de la London Rugby Lodge. Plus de 600 membres, certains vêtus de leurs gilets et chapeaux distinctifs, ont été rejoints par le Pro Grand Master et l’Assistant Grand Master Steven Varley pour une journée spectaculaire de fraternité et d’amour du sport !
C’était une merveilleuse façon de commémorer la franc-maçonnerie et le rugby, surtout avec le coup d’envoi imminent de la Coupe du monde de rugby 2023 ! Une merveilleuse et fraternelle façon de commencer les festivités…
Une utile et très intelligente explication. Décidemment, le maçon anglais ne s’arrête jamais de travailler… et de pratiquer une maçonnerie joyeuse !
Le stade de Twickenham, temple du rugby
Twickenham, ou Twickers, est une enceinte consacrée au rugby à XV. Localisée à Twickenham, au sud-ouest de Londres, c’est une arène de 82 000 places. La plus grande d’Europe pour le rugby – le Stade de France a une capacité qui évolue entre 75 000 (athlétisme) et 80 698 places (football, rugby).
Twickenham est le siège de la Fédération anglaise de rugby à XV, la Rugby Football Union, et est utilisé par l’équipe d’Angleterre de rugby à XV lors du Tournoi des Six Nations et pour ses test- matches. La finale du Championnat d’Angleterre de rugby à XV se dispute également dans cette enceinte tout comme celle de la Coupe d’Angleterre de rugby à XV qui fut disputée ici jusqu’en 2009. Ce stade est aussi utilisé pour certains des matches de la Coupe d’Europe de rugby.
Bien qu’il soit prévu essentiellement pour le rugby à XV, le stade a aussi été utilisé pour des concerts de groupes de rock tels que The Eagles, les Rolling Stones, Iron Maiden, U2 et The Police. Lady Gaga s’y est produite à deux reprises, les 8 et 9 septembre 2012, pour son Born This Way Ball. Twickenham est aussi le siège d’un musée qui retrace toute l’histoire du rugby, on peut voir en particulier un maillot porté lors du premier match de rugby disputé en 1871 entre l’Angleterre et l’Écosse.
Twickenham bâti sur un champ de choux
La Rugby Football Union achète un terrain utilisé pour la culture du chou à Twickenham en 1907 et fait construire une première tribune en 1908.
Archibald Leitch.
Le premier match disputé à Twickenham oppose les Harlequins au Richmond F. C. le 2 octobre 1909, et le premier match international a lieu le 15 janvier 1910 entre les équipes d’Angleterre et du pays de Galles. Le stade a alors une capacité de 20 000 places.
Un des architectes, Archibald Leitch (1865-1939), généralement connu sous le nom d’Archie (1865-1939) était franc-maçon. C’est probablement au début des années 1890 que Leitch devint franc-maçon. Nous lui devons, en 1924, les tribunes populaires.
WORLD RUGBY MUSEUM
Rugby museum in the town of Rugby, England
Gageons que les frères peu adeptes d’activités physiques sauront mettre en œuvre la
célèbre réplique de notre frère Churchill qui a reçu la lumière au sein de la Respectable Loge « Studholme Lodge » n° 1591 qui, tout en ayant gardé à la matricule de la GLUA le même numéro, porte désormais le nom de « United Studholme Alliance Lodge », le 24 mai 1901, a été passé au deuxième grade le 19 juillet de la même année et est élevé Maître Maçon le 5 mars 1902.
Tablier de Sir Winston Churchill – Museum of Freemasonry, United Grand Lodge of England, London
Il a vécu jusqu’à l’âge de 90 ans. Sir Winston Churchill, alors âgé de plus de 80 ans, est interrogé sur les raisons de sa bonne santé. Sa réponse fut : « No sport. »
Il y a 130 ans naissait à Paris la première loge maçonnique mixte de l’histoire universelle de la franc-maçonnerie où hommes et femmes se retrouvaient en pleine égalité de droits et de responsabilités. En 2023, l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN est présent dans plus de 60 pays des 5 continents.
Les samedi 16 et dimanche 17 septembre 2023, les frères et sœurs francs-maçons du DROIT HUMAIN ouvrent leurs temples parisiens du 13ème arrondissement (situés tous deux à proximité des stations de métro Nationale sur la ligne 6 et Saint-Marcel sur la ligne 5) :
du siège de la Fédération française du DROIT HUMAIN au 9 rue Pinel (de 10h à 17h)
du site historique de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN du 5 rue Jules Breton (de 14 à 18h).
Au programme :
– du 9 rue Pinel > visites commentées de temples maçonniques, conférences « DROIT HUMAIN et laïcité » (dimanche 14h), « L’antimaçonnisme sous le régime de Pétain » (samedi à14h et dimanche à 15h30), exposition « L’ art en guerre » (par des artistes Ukrainiens), accessoires rituéliques utilisés par les loges, objets d’art maçonnique, mobilier ayant appartenu à Maria Deraismes, fondatrice du DROIT HUMAIN, figures célèbres, échanges avec des francs-maçons…
– du 5 rue Jules Breton > visite commentée des temples et détails architecturaux symboliques de l’édifice construit dès 1912 dans un style « égyptisant » et classé aux Monuments Historiques. Une occasion également de s’informer sur l’implantation de l’Ordre au plan international et les valeurs défendues et promues sur les cinq continents.
L’histoire du DROIT HUMAIN est à découvrir via (ce lien).
Je suppose qu’il y a des hommes d’une autre classe qui sont accusés de la même ignorance de leur propre profession, il n’y a pas un horloger qui ne connaisse quelque chose des éléments de l’horlogerie, ni il n’y a un forgeron qui ignore complètement les propriétés de la forge, fer chauffé au rouge.
En s’élevant aux niveaux supérieurs de la science, nous serions très étonnés de rencontrer un avocat qui ignore les éléments de la jurisprudence, ou un médecin qui n’a jamais lu un traité de pathologie, ou un ecclésiastique qui ne connaît rien du tout en théologie.
Néanmoins, rien n’est plus courant que de rencontrer des francs-maçons qui sont dans l’obscurité la plus complète quant à tout ce qui touche à la franc-maçonnerie.
Ils ignorent son histoire – ils ne savent pas s’il s’agit d’une production de champignons d’aujourd’hui ou si son origine remonte à des époques reculées.
Ils n’ont aucune compréhension de la signification ésotérique de ses symboles ou de ses cérémonies, et ne sont guère à l’aise dans ses modes de reconnaissance.
Et pourtant, rien n’est plus courant que de trouver de tels scientologues [Celui qui ne fait preuve que de connaissances superficielles ; un expert autoproclamé avec peu de compréhension réelle] en possession de hauts grades et parfois honoré d’affaires élevées dans l’Ordre, présent aux réunions des loges et des chapitres, se mêlant aux débats, prenant une part active à toutes les discussions et maintenant obstinément opinions hétérodoxes en opposition au jugement de frères bien plus savants.
Néanmoins, rien n’est plus courant que de rencontrer des francs-maçons qui sont dans l’obscurité la plus complète quant à tout ce qui touche à la franc-maçonnerie.
Pourquoi, pourrait-on se demander, de telles choses devraient-elles se produire ? Pourquoi, dans la seule maçonnerie, devrait-il y avoir tant d’ignorance et tant de présomption ?
Si je demande à un cordonnier de me fabriquer une paire de bottes, il me dit qu’il ne fait que réparer et réparer, et qu’il n’a pas appris les branches supérieures de son métier, puis il refuse honnêtement le travail proposé.
Si je demande à un horloger de fabriquer un ressort pour mon chronomètre, il répond qu’il ne peut pas le faire, qu’il n’a jamais appris à fabriquer des ressorts, ce qui relève d’une branche supérieure du métier, mais que si je lui apporte un ressort toute faite, il l’insérera dans ma montre, car ça, il sait le faire.
Si je vais chez un artiste pour me faire peindre un tableau historique, il me dira que cela dépasse ses capacités, qu’il n’a jamais étudié ni pratiqué la proportion des détails, mais qu’il s’est borné à peindre des portraits. S’il était malhonnête et présomptueux, il prendrait ma commande et, au lieu d’une photo, me donnerait un barbouillage.
C’est le franc-maçon seul qui veut cette modestie. Il est trop enclin à penser que cette obligation fait non seulement de lui un Maçon, mais en même temps un Maçon instruit. Il s’imagine trop souvent que les cérémonies mystiques qui l’intronisent dans l’Ordre sont tout ce qui est nécessaire pour lui faire connaître ses principes.
Certaines sectes chrétiennes croient que l’eau du baptême efface immédiatement tout péché, passé et futur.
Ainsi, certains maçons pensent que le simple acte d’initiation est immédiatement suivi d’un afflux de toutes les connaissances maçonniques. Ils ne nécessitent aucune étude ou recherche supplémentaire. Tout ce qu’ils ont besoin de savoir a déjà été reçu par une sorte de processus intuitif.
Le grand corps des maçons peut être divisé en trois classes. Le premier est celui de ceux qui ont demandé l’initiation non pas par désir de connaissance, mais par quelque motif accidentel, pas toujours honorable.
De tels hommes ont été amenés à rechercher l’accueil soit parce que cela était susceptible, à leur avis, de faciliter leurs opérations commerciales, soit de promouvoir leurs perspectives politiques, soit d’une autre manière pour leur apporter un bénéfice personnel.
Au début d’une guerre, des centaines de personnes se rassemblent dans les loges dans l’espoir d’obtenir le « signe mystique », qui sera utile à l’heure du danger.
Leur but ayant été atteint, ou n’ayant pas réussi à l’atteindre, ces hommes deviennent indifférents et, avec le temps, tombent au rang des non-affiliés. De tels maçons, il n’y a aucun espoir. Ce sont des arbres morts sans promesse de fruits. Laissez-les passer pour totalement sans valeur et incapables de s’améliorer.
..il y a certains maçons qui pensent que le simple acte d’initiation est immédiatement suivi d’un afflux de toutes les connaissances maçonniques..
Il existe une seconde classe composée d’hommes qui sont les antipodes moraux et maçonniques de la première.
Ceux-ci présentent leur demande d’admission, étant invités, comme l’exige le rituel, à
«par une opinion favorable conçue de l’Institution et un désir de connaissance.»
Dès qu’ils sont initiés, ils voient dans les cérémonies par lesquelles ils sont passés un sens philosophique digne de la peine de l’enquête.
Ils se consacrent à cette enquête. Ils se procurent des livres maçonniques, lisent des périodiques maçonniques et conversent avec des frères bien informés.
Ils se familiarisent avec l’histoire de l’Association. Ils enquêtent sur son origine et sa conception ultime.
Ils explorent le sens caché de ses symboles et en acquièrent l’interprétation. De tels maçons sont toujours des membres utiles et honorables de l’Ordre, et très souvent ils en deviennent les lumières brillantes.
Leur lampe brûle pour l’illumination des autres, et l’Institution leur est redevable de la position élevée qu’elle a atteinte. Pour eux, cet article n’est pas écrit.
Mais entre ces deux classes que nous venons de décrire, il en existe une intermédiaire ; pas si mauvais que le premier, mais bien au-dessous du second, qui constitue malheureusement le corps de la Fraternité.
Cette troisième classe est composée de maçons qui ont rejoint la Société avec des motifs irréprochables et peut-être avec les meilleures intentions.
Mais ils n’ont pas réussi à concrétiser ces intentions. Ils ont commis une grave erreur. Ils ont supposé que l’initiation était tout ce qui était nécessaire pour faire d’eux des maçons, et que toute étude plus approfondie était totalement inutile.
C’est pourquoi ils ne lisent jamais un livre maçonnique. Portez-leur à l’attention les productions des auteurs maçonniques les plus célèbres, et ils remarquent qu’ils n’ont pas le temps de lire – les affirmations du monde des affaires sont accablantes.
Montrez-leur un journal maçonnique de réputation reconnue et demandez-leur de s’abonner. Leur réponse est qu’ils n’en ont pas les moyens, que les temps sont durs et que l’argent est rare.
Et pourtant, beaucoup de ces hommes ne manquent pas d’ambition maçonnique. Mais leur ambition ne va pas dans la bonne direction.
Ils n’ont pas soif de connaissances, mais ils ont une très grande soif de fonctions ou de diplômes. Ils n’ont pas les moyens d’acheter ou de consacrer du temps ou de l’argent à l’achat ou à la lecture de livres maçonniques, mais ils disposent de suffisamment d’argent et de temps pour acquérir des diplômes maçonniques.
..ils ont supposé que l’initiation était tout ce qui était requis pour faire d’eux des maçons, et que toute étude plus approfondie était totalement inutile..
Il est étonnant avec quelle avidité certains maçons qui ne comprennent pas les rudiments les plus simples de leur art, et qui n’ont absolument pas réussi à comprendre la portée et la signification de la maçonnerie primaire et symbolique, s’emparent des honneurs vides des hauts degrés.
Le maître maçon qui connaît très peu, voire rien, le diplôme d’apprenti aspire à devenir chevalier templier.
Il ne sait rien, et ne s’attend jamais à rien savoir, de l’histoire du Templarisme, ni de comment et pourquoi ces vieux croisés se sont incorporés à la confrérie maçonnique.
Le comble de son ambition est de porter la croix des Templiers sur sa poitrine. S’il est entré dans le Rite Écossais, la Loge de Perfection ne le contentera pas, même si elle lui fournit le matériel pour des mois d’étude.
Il voudrait s’élever plus haut dans l’échelle des rangs, et si par des efforts persévérants il peut atteindre le sommet du Rite et être investi du Trente-troisième degré, peu lui importe la connaissance de l’organisation du Rite ou des leçons sublimes qu’il enseigne.
Il a atteint le sommet de son ambition et est autorisé à porter l’aigle à deux têtes.
Ces maçons ne se distinguent pas par la quantité de connaissances qu’ils possèdent, mais par le nombre de bijoux qu’ils portent.
Ils donneront cinquante dollars pour une décoration, mais pas cinquante cents pour un livre. Ces hommes font un grand tort à la maçonnerie. On les appelle ses drones. Mais ils sont bien plus que cela. Ce sont les guêpes, les ennemies mortelles des abeilles industrieuses.
Ils donnent le mauvais exemple aux jeunes francs-maçons – ils découragent la croissance de la littérature maçonnique – ils poussent les intellectuels, qui seraient disposés à cultiver la science maçonnique, vers d’autres domaines de travail – ils dépriment les énergies de nos écrivains – et ils avilissent le caractère de la maçonnerie spéculative en tant que branche de la philosophie mentale et morale.
Lorsque des étrangers voient des hommes occupant un rang et des fonctions élevées dans l’Ordre qui sont presque aussi ignorants qu’eux des principes de la franc-maçonnerie et qui, si on leur demandait, diraient qu’ils ne la considèrent que comme une institution sociale, ces étrangers concluent très naturellement qu’il ne peut pas avoir une grande valeur dans un système dont les postes les plus élevés sont occupés par des hommes qui prétendent n’avoir aucune connaissance de son développement supérieur.
Il ne faut pas supposer que chaque maçon est censé être un maçon érudit, ou que tout homme initié doit se consacrer à l’étude de la science et de la littérature maçonniques.
Une telle attente serait insensée et déraisonnable. Tous les hommes ne sont pas également compétents pour saisir et retenir la même quantité de connaissances.
L’ordre, dit le Pape – L’ordre est la première loi du ciel et ce concours, Certains sont et doivent être plus grands que les autres, Plus riches, plus sages.
Tout ce que je prétends, c’est que lorsqu’un candidat entre dans le giron de la maçonnerie, il doit sentir qu’il y a quelque chose de meilleur en elle que ses simples emprises et ses signes, et qu’il doit s’efforcer de toutes ses capacités d’atteindre une certaine connaissance de cette chose meilleure.
Il ne devrait pas chercher à progresser vers des degrés supérieurs avant d’avoir connu quelque chose des niveaux inférieurs, ni acquérir une fonction, à moins d’avoir auparavant rempli, avec une certaine réputation de connaissances maçonniques, les devoirs d’un poste privé.
J’ai connu autrefois un frère dont l’avidité pour les fonctions l’a amené à passer par tous les grades depuis le directeur de sa loge jusqu’au grand maître de la juridiction, et qui pendant toute cette période n’avait jamais lu un livre maçonnique ni tenté de comprendre le sens d’un seul livre symbole.
Durant l’année de sa maîtrise, il trouvait toujours pratique d’avoir une excuse pour s’absenter de la loge les nuits où les diplômes devaient être décernés.
Pourtant, grâce à ses influences personnelles et sociales, il avait réussi à s’élever au-dessus de tous ceux qui étaient au-dessus de lui dans la connaissance maçonnique.
Ils étaient vraiment bien au-dessus de lui, car ils savaient tous quelque chose, et lui ne savait rien. S’il était resté en retrait, personne n’aurait pu se plaindre.
Mais étant là où il était et cherchant lui-même le poste, il n’avait pas le droit d’être ignorant. C’est sa présomption qui constitue son délit.
Un exemple plus frappant est le suivant : Il y a quelques années, alors que j’éditais un périodique maçonnique, j’ai reçu une lettre du Grand Conférencier d’une certaine Grande Loge qui était abonné, mais qui désirait mettre fin à son abonnement.
En donnant sa raison, il a dit (une copie de la lettre est maintenant devant moi) : « bien que l’ouvrage contienne de nombreuses informations précieuses, je n’aurai pas le temps de lire, car je consacrerai toute l’année en cours à l’enseignement. »
Je ne peux m’empêcher d’imaginer quel professeur un tel homme a dû être et quels élèves il a dû instruire.
Cet article est plus long que prévu. Mais je sens l’importance du sujet. Il y a aux États-Unis plus de quatre cent mille maçons affiliés.
Combien d’entre eux sont des lecteurs ? La moitié, voire le dixième ? Si seulement un quart des hommes qui font partie de l’Ordre lisaient un peu à ce sujet et ne dépendaient pas, pour tout ce qu’ils en savent, de leurs visites à leurs loges, ils auraient des notions plus élevées de son caractère.
Grâce à leur sympathie, les érudits seraient encouragés à discuter de ses principes et à communiquer au public les résultats de leurs réflexions, et les bonnes revues maçonniques connaîtraient une existence prospère.
..bien que l’ouvrage contienne de nombreuses informations précieuses, je n’aurai pas le temps de lire, car je consacrerai toute l’année en cours à l’enseignement.
Or, comme il y a si peu de maçons qui lisent, les livres maçonniques ne font guère plus que payer aux éditeurs les frais d’impression, tandis que les auteurs ne reçoivent rien ; et les journaux maçonniques sont, année après année, emportés dans l’Académie littéraire, où sont déposés les cadavres des périodiques défunts ; et, pire encore, la maçonnerie subit des coups déprimants.
Le maçon qui lit, même peu, ne serait-ce que les pages du magazine mensuel auquel il est abonné, aura une vision plus élevée de l’Institution et jouira de nouveaux plaisirs en possédant ces vues.
Les Maçons qui ne lisent pas ne connaîtront rien des beautés intérieures de la Maçonnerie Spéculative, mais se contenteront de supposer qu’il s’agit de quelque chose comme l’Odd Fellowship, ou l’Ordre des Chevaliers de Pythias – seulement, peut-être, un peu plus ancien.
Un tel maçon doit être indifférent. Il n’a jeté aucune base pour le zèle. Si cette indifférence, au lieu d’être réprimée, se répand plus largement, le résultat est trop apparent.
La franc-maçonnerie doit abandonner la position élevée qu’elle s’est efforcée de maintenir, grâce aux efforts de ses savants, et nos loges, au lieu de devenir des lieux de villégiature pour la pensée spéculative et philosophique, se détérioreront en clubs sociaux ou en simples sociétés de bienfaisance.
Avec autant de rivales dans ce domaine, sa lutte pour une vie prospère sera difficile. Le succès ultime de la Maçonnerie dépend de l’intelligence de ses disciples.
[Cet essai a été publié pour la première fois en 1875. Quelque chose a-t-il vraiment changé au cours des 140 dernières années ?. J’imagine qu’il y a 150 ans, l’une des plus grandes difficultés était d’obtenir des livres maçonniques. Désormais, bien sûr, tous les livres sont accessibles en ligne.]
ARTICLE RÉDIGÉ PAR : Albert G. Mackey
Albert Gallatin Mackey (1807-1881) était un médecin et auteur américain.
Il est surtout connu pour ses livres et articles sur la franc-maçonnerie, en particulier les monuments maçonniques.
En 1849, il créa The Southern and Western Masonic Miscellany, un magazine maçonnique hebdomadaire.
Il a été Grand Conférencier et Grand Secrétaire de la Grande Loge de Caroline du Sud, ainsi que Secrétaire Général du Conseil Suprême du Rite Écossais Ancien et Accepté pour la Juridiction Sud des États-Unis.
Depuis 1972, la Bibliothèque cantonale de Vadiana possède une importante bibliothèque maçonnique, la « Bibliothèque maçonnique August Belz ». La Fondation Bibliotheca Masonica August Belz, en collaboration avec la Bibliothèque cantonale de Vadiana, célèbre son 50e anniversaire avec une exposition anniversaire.
Dans l’exposition anniversaire, la Fondation Bibliotheca Masonica August Belz présente la fondatrice de la bibliothèque et son œuvre. Il présente des particularités et des raretés issues de 50 ans de collection pour le livre maçonnique. Lors de l’ouverture, Maria Geldgeber donne également un aperçu de la vie de son père, le fondateur de la bibliothèque August Belz. Des visites guidées de l’exposition sont également proposées.
La Bibliotheca Masonica trouve ses origines avec August Belz (1907-1971). Au cours de plusieurs décennies de collecte, le fabricant de Rorschach et franc-maçon a constitué une bibliothèque complète de littérature maçonnique, qu’il a léguée dans son testament à sa loge « Humanitas in Libertate » à Saint-Gall.
Les quelque 4 000 œuvres du legs constituent la base de la Bibliotheca Masonica, fondée en 1972. Depuis, elle est devenue une bibliothèque de recherche de renommée internationale. Aujourd’hui, la collection, conservée à la bibliothèque cantonale de Vadiana et ouverte au public, comprend plus de 20 000 ouvrages.
La collection se compose de livres, de magazines et de manuscrits. En plus de la franc-maçonnerie, d’autres axes principaux portent sur les mouvements et alliances gnostiques-théosophiques et alchimiques-rosicruciens, le mysticisme et les mystères, ainsi que le symbolisme.
Exposition anniversaire « POUR LE LIVRE – 50 ans de la Bibliotheca Masonica August Belz »
Dates/lieu de l’exposition : du mercredi 20 septembre au vendredi 6 octobre Bibliothèque cantonale Vadiana, Notkerstrasse 22, 9000 Saint-Gall
Horaires d’ouvertures:
Du mercredi au vendredi, de 14h à 18h L’exposition est ouverte jusqu’à 20h certains jours : 21, 27 et 28 septembre et 5 octobre
La franc- maçonnerie moderne est apparue au siècle des Lumières. Depuis Londres au XVIIIe siècle, elle s’est rapidement répandue à travers l’Europe, outre-mer et dans les colonies – malgré la grande résistance des gouvernements absolutistes de l’époque contre les francs-maçons et leurs valeurs des Lumières de liberté, d’égalité, de fraternité, de tolérance et d’humanité.
Les premières loges voient le jour rapidement en Suisse et en 1861 la première loge saint-galloise, Concordia, est fondée. Viennent ensuite « Humanitas in Libertate » et « Bauplan ».
20ème siècle, deux autres pavillons. L’histoire de la franc-maçonnerie est encore aujourd’hui méconnue de beaucoup. La Confrérie reste mystifiée et entourée de spéculations.
La Papesse fait-elle partie des cartes positives du Tarot ? Quelle est sa signification exacte ? Voici quelques secrets de plus sur le Tarot de Marseille et son deuxième arcane, La Papesse.
Parmi les cartes positives du Tarot de Marseille se trouvent l’Empereur, le Pape, le Chariot, la Force, l’Étoile, le Soleil et le Monde. Bien que ces sept cartes puissent être bénéfiques, l’arcane La Papesse peut l’être aussi ! Découvrez ici la signification de la carte Papesse dans le Tarot de Marseille, que ce soit au niveau de l’amour ou du travail !
Quel est le plus ancien tarot ?
Si le Tarot de Marseille est connu pour être le plus ancien tarot du monde occidental, le Tarot égyptien est lui aussi très vieux. Que vous profitiez du Tarot égyptien ou du Tarot de Marseille, ces deux jeux de cartes possèdent une puissance similaire bien qu’ils soient assez différents dans leur utilisation. Tous deux possèdent 78 cartes mais l’Oracle de Belline, lui, ne contient que 53 cartes. Ce qui peut être pratique pour celles et ceux qui débutent dans la cartomancie.
Quels sont les arcanes du tarot ?
Parmi les 78 lames du Tarot de Marseille, il existe 22 arcanes majeurs qui pourront être positives ou négatives selon le tirage effectué par le cartomancien. La Papesse est le deuxième arcane du Tarot de Marseille. Cette lame symbolise de manière générale la stabilité et la fécondité. Comme toutes les cartes du Tarot de Marseille, la Papesse possède une définition différente lorsqu’elle est tirée à l’envers ou qu’elle est associée à une autre carte.
La Papesse du Tarot de Marseille, lorsqu’elle est tirée à l’envers, révèlera bien souvent un problème de communication. En amour, la Papesse cache un mystère, que ce soit des non-dits ou une grossesse, par exemple. Au travail, la Papesse mise tout sur la patience et l’expérience. Pour finir, si la Papesse et associée à l’Impératrice, dans une des nombreuses combinaisons que peut vous offrir le Tarot de Marseille, elle dévoilera une bonne entente au travail, beaucoup de bonheur en amour et des succès financiers.
Comment se tirer les cartes de tarot ?
Table de voyante avec 2 cartes de Tarot
Il existe plusieurs manières de tirer les cartes du Tarot de Marseille. Vous pouvez faire un tirage en croix, un tirage en sept cartes ou un tirage en trois cartes, par exemple. Ce qui est primordial, c’est de vous préparer spirituellement avant de faire un tirage, quel qu’il soit. Vous pouvez utiliser l’énergie des pierres de protection ou vous concentrer sur votre jeu de cartes pour englober la pièce d’énergies positives.
Généralement, on utilise la main gauche pour tirer les cartes. Il s’agit de la main du cœur et de l’intuition. Si vous débutez en cartomancie, n’utilisez que les arcanes majeurs pour vos premiers tirages. La dernière règle à suivre est sans doute la plus importante, vous ne devez jamais poser deux fois la même question à vos cartes même si vous êtes déçu par la réponse.
Fin de mandat le mois prochain pour le Grand Maître de l’Obédience.
La GLCS vient de fêter sa vingtième année. Il aura fallu tout ce temps pour permettre aux fondateurs de poser les bases d’une petite Obédience « qui a tout d’une grande ». Durant les quatorze premières années, c’est le fondateur, Marcel Laurent qui a dirigé la maison. Puis les sept années suivantes, ce fut au tour de Christine Sauvagnac, de prendre le relai. Si certains commentateurs du paysage maçonnique reprochent à cette Obédience d’être une petite entreprise familiale, le couple s’en défend et pour couper court à tout débat, s’apprête à transmettre la charge à un membre élu, libre de ses gestes et de ses pensées.
Sylvain ZEGHNI Grand Maître national du DH (nouvellement élu) et Christine SAUVAGNAC TRGM de la GLCS.
La rédaction a rencontré Christine Sauvagnac dans le cadre de sa dernière interview avant sa descente de charge le mois prochain, afin de vous livrer, sans filtre ses réflexions et ses états d’âmes. Pour ceux qui affirmaient que la maison était pilotée par le patriarche fondateur, ils vont devoir reconsidérer leur jugement.
450fm : « Bonjour Grand Maître, devons-nous vous appeler TRGM ou simplement Christine ? »
Christine Sauvagnac : Appelez-moi simplement Christine, nous ne sommes pas en Tenue et ce sera plus simple pour tout le monde.
450fm : Vous êtes Franc-maçon depuis quand ?
Christine SAUVAGNAC, TRGM de la GLCS
CS : Je suis Franc-maçon depuis 2004, j’ai été initiée à la GLCS par Marcel Laurent dans la Loge Thomas Moore, la Loge n° 1. J’étais la deuxième Sœur initiée de l’Obédience. A cette époque, il y avait une vingtaine de membres. Nous fonctionnions grâce au renfort des Frères visiteurs. Comme les fondateurs avaient quitté la GLNF, l’énergie était donc essentiellement masculine. En 2001 Thomas Moore s’est créée, puis assez rapidement, deux ans plus tard, avec la constitution de trois Loges, l’Obédience a pu naître.
450fm : Pourquoi le Fondateur a-t-il quitté la GLNF ?
CS : Une dizaine d’années avant le grand choc de 2010, qui a conduit à la scission de la GLNF, Marcel Laurent qui était un haut dignitaire de l’Obédience, a souhaité se désolidariser de la gestion qui ne répondait plus à son éthique et à ses attentes. Lors d’une manifestation devant plus de 1200 Frères au CNIT de la Défense, il s’est levé, a déposé ses décors et il a démissionné. Puis plus tard, des Frères l’ont suivi et ensemble, ils ont décidé de bâtir une Obédience nouvelle. Voilà comment est née l’idée de la GLCS, avec des valeurs qui correspondaient à leur éthique. L’objectif premier était de retrouver la fraternité qui leur manquait… sans y retrouver les déviances polluantes laissées derrière.
450fm : Qu’est-ce qui vous a donné envie de rejoindre la GLCS ?
Daniel Keller (GODF) et Marcel Laurent (GLCS).
CS : Mon père était membre de la GLDF depuis des années. Selon lui, la seule Obédience dans laquelle il voulait m’encourager à rentrer était la GLFF. C’était un puriste, et seule la GLFF était digne de m’accueillir selon lui. Il ne comprenait pas encore le projet de la GLCS. Je n’ai donc pas eu ses encouragements au départ. Heureusement, j’ai un caractère bien trempé et je ne laisse personne choisir pour moi. J’ai donc décidé de participer au projet GLCS. Ma volonté allait indiscutablement vers une Obédience mixte, même si j’ai une profonde affection pour mes Sœurs de la GLFF. Il est important de souligner que j’avais participé comme secrétaire à la frappe des Rituels. C’était un peu comme mon projet, je m’étais attachée à cette aventure naissante. Je ne me voyais pas abandonner ce navire qui allait prendre la mer pour un beau voyage. De plus, j’avais appris à connaitre personnellement tous ces Frères, transfuges de la GLNF, car ils venaient à la maison presque tous les jours. Je m’occupais d’eux et je les écoutais. Je ne me voyais donc pas aller ailleurs.
450fm : Il y a sept ans, vous avez été élue à la charge de Grand Maître pour remplacer Marcel Laurent, vous avez été une sorte de tandem.
CS : Non pas tout à fait, je n’aime pas ce mot de tandem. Je n’ai pas remplacé Marcel, j’ai assuré une continuité, tout comme mon successeur assurera à son tour cette continuité. C’est un passage de flambeau de main en main, mais certainement pas un remplacement de porteur, sinon on s’enferme dans une logique d’identification à la personne ou à la charge.
Par conséquent, avec ma personnalité, j’ai conduit la GLCS sur des rails différents afin d’assurer cette continuité. On ne compare pas nos actions, car la période d’activité de Marcel Laurent est différente de celle qui a été la mienne et ainsi de suite. C’est cela qui permet à la Franc-maçonnerie de perdurer des siècles plus tard.
450fm : Mais alors qu’est-ce qui a été différent entre les 14 premières années et vos 7 années à vous ?
Christine Sauvagnac TRGM de la GLCS et les membres du Conseil de l’ordre
CS : Tout d’abord, ce qu’a fait le fondateur, j’en aurais été bien incapable. Il a été un visionnaire pour démarrer un tel projet et établir tous les traités entre les plus grandes Obédiences, afin de nous faire reconnaitre. Il a fait naître – éclore et connecter, c’est merveilleux et j’en suis admirative et reconnaissante. Sans lui, mon action n’avait plus de raison d’être. Il a posé les bases de notre essence. Si aujourd’hui, nous pouvons procéder à cette transmission aussi sainement, c’est justement grâce à la pureté du terreau de base.
Précisément grâce à ces traités, nous avons pu ouvrir l’Afrique, le Pacifique, puis nous implanter à Tahiti. C’est là que mon action a pu se concrétiser. J’ai continué le travail commencé et surtout, j’ai assuré ma mission pendant la période difficile da la COVID, qui a mise à mal de nombreuses Obédiences. Nous à la GLCS, on peut dire que nous nous en sortons plutôt très bien, presque renforcés. Pour conclure sur nos différences, on peut dire que j’ai orienté l’ordre vers le collectif, car je suis encore en activité professionnelle. Par conséquent, je suis encore assez proche du monde actif. J’en ai fait profiter la GLCS afin de préparer la transition future. J’ai gardé à l’esprit et œuvré dans le sens qu’un jour, nous ne serons plus là. La maison devra continuer à vivre, à se développer.
450fm : Votre mandat se termine dans quelques semaines connaissez-vous votre successeur ?
Christine Sauvagnac – Grand Maître de la GLCS.
CS : Oui mon successeur a été désigné dans le principe, par voie démocratique lors du dernier convent de 2022, mais non encore élu. Il a déjà constitué son collège et s’est préparé tout au long de l’année grâce à une transmission régulière. L’agenda sera le suivant : lors du prochain conseil de l’ordre du 9 septembre, sa candidature sera officielle et elle sera ensuite entérinée par un vote au convent du 14 octobre de cette année. Je deviendrai alors Passé Grand Maître.
Selon le règlement de la GLCS, le Grand Maître peut se représenter une fois, ce que j’ai fait, faute de successeur. Il faut rappeler que le Frère qui devait prendre ma suite a rejoint l’Orient Éternel juste quelques mois avant. Suite à l’épidémie, les membres m’ont demandé de faire une année supplémentaire pour préparer la transition, mais tout se passe actuellement conformément aux règlements de la GLCS. Nous communiquerons donc son identité le 14 octobre, lorsque tout sera devenu officiel.
450fm : Parlons un instant de votre vision du paysage maçonnique. Quelle relation entretenez-vous avec les autres Obédiences ?
CS : Très bonne avec presque toutes les Obédiences françaises. Je dis presque, car à ce jour, une seule s’est distanciée il y quelques années sur la décision du Grand Maître de l’époque, pour des raisons totalement personnelles. Tout cela est un malentendu et mon successeur se chargera probablement de rétablir le lien distendu. Vous savez, nous faisons partie du paysage maçonnique français depuis bientôt un quart de siècle. Cela est très court dans l’histoire maçonnique, nous sommes là pour durer au-delà de nos propres existences et il n’y a aucune raison de gaspiller notre énergie dans des querelles stériles. De plus, ce n’est surtout pas ma vision de la Franc-maçonnerie qui est avant tout un lien pour cultiver la fraternité.
450fm : Comment ressentez-vous cette future descente de charge le mois prochain ?
CS : Je ressens une profonde fierté du travail accompli. La volonté que tout se passe bien pour la suite. Comme nous entrons dans la période de Coupe du monde de rugby, je dirais que je vais tout faire pour transformer l’essai ! Il nous revient la responsabilité de tout mettre en œuvre pour que la GLCS s’inscrive durablement dans le paysage maçonnique. L’Obédience ne nous appartient pas. Nous ne sommes pas propriétaires de la Franc-maçonnerie non plus. Il faut donc faire de sorte qu’elle profite à tous par nos actions.
450fm : Voyez-vous des choses à rajouter pour nos lecteurs
CS : Mon parcours au sein de la GLCS ne fut pas de tout repos. J’ai fait au mieux et je n’ai pas à rougir de la progression de notre Obédience pendant la durée de mon mandat et de l’harmonie qui a régné tout au long de celui-ci. J’ai vécu toutes les expériences possibles, de la meilleure à la pire. Aujourd’hui, je suis debout avec le flambeau à la main. Cette image nous rapproche cette fois des Jeux olympiques. Le but pour la suite sera de digérer cette expérience en prenant du recul, car j’ai conscience que toute cette épreuve n’entraine pas une transformation, mais plutôt une transmutation personnelle. Pour ma part, avec un peu de distance, je continuerai à nourrir ma maison maçonnique de ce que je serai devenue grâce à la Franc-maçonnerie.
450fm : Chère Christine, merci pour votre temps, merci aussi pour votre franchise et bon vent pour la suite.
Entourées de secret, les origines de la maçonnerie capitulaire restent encore aujourd’hui un mystère. Tout comme la recherche d’un trésor caché, découvrir des indices sur la naissance de cette branche de la franc-maçonnerie nécessite de briser les mythes et de relier les points entre les fragments de l’histoire.
Certains prétendent que la Maçonnerie Capitulaire faisait à l’origine partie du Troisième Degré, plus tard divisée en la Partie du Maître et l’Arche Royale. D’autres insistent sur le fait qu’elle a été inventée en France ou en Angleterre vers 1740. En l’absence de preuve définitive, les débuts de la maçonnerie capitulaire sont ouverts à la spéculation et au débat.
Ce que nous savons, c’est que la première référence documentée apparaît en 1740, décrivant une procession maçonnique dirigée par l’Arche Royale. Quatre ans plus tard, un livre fait référence aux « Royal Arch Masons », suggérant que le terme était déjà d’usage courant.
Puis, en 1753, des procès-verbaux de la Fredericksburg Lodge en Virginie montrent trois frères élevés au grade de l’Arche Royale – le premier enregistrement connu de l’accomplissement du rituel.
Bien que cela ne soit pas officiellement sanctionné, il est clair que les loges conféraient le diplôme de l’Arche Royale bien avant la formation des grands chapitres gouvernants. Comme un capitaine dirigeant son navire vers les étoiles, les premiers maçons ont suivi leurs boussoles intérieures pour développer la maçonnerie capitulaire.
Des Loges aux Chapitres : Organiser l’Arche Royale
Comme une pousse qui se transforme en un jeune arbre, les débuts désorganisés de la maçonnerie capitulaire se sont développés en chapitres plus structurés. Les loges conféraient des diplômes de l’Arche Royale avec peu de réglementation, ce qui conduisait à des rituels incohérents et à des membres non qualifiés.
En 1797, une convention de chapitres résolut d’élaguer ces branches sauvages, formant ainsi un organe directeur pour l’Arche Royale du nord-est de l’Amérique. De grands chapitres ont vu le jour à travers les États, s’unissant sous l’égide du Grand Chapitre Général des Maçons de l’Arche Royale en 1798.
Liée par des règles communes, la branche capitulaire pouvait désormais croître uniformément vers une plus grande lumière. Au fur et à mesure que de plus en plus d’États se sont joints, ce qui a commencé comme une graine de rituel dans les loges de Virginie a mûri pour devenir la forêt de Chapitres qui se dresse aujourd’hui.
Grâce à une culture minutieuse, les pionniers de la maçonnerie capitulaire ont veillé à ce que les générations futures puissent profiter des mêmes fruits riches de sens et de fraternité.
Voyage vers l’Arche Royale : passer à l’étape suivante
Progresser dans la maçonnerie, c’est comme gravir une montagne ; chaque élévation révèle une nouvelle vue, mais vous devez franchir chaque étape avant de monter plus haut. L’Arche Royale se dresse au sommet de la maçonnerie artisanale ancienne, mais ne peut être atteinte qu’après avoir traversé les pentes inférieures.
La première étape du voyage commence par devenir un apprenti entré, acquérant des connaissances maçonniques de base. Vient ensuite l’ascension vers Fellowcraft, avec davantage de lumière à travers les arts libéraux et les sciences. Les maîtres maçons atteignent le sommet de la maçonnerie symbolique, privilégiés par les secrets dévoilés à travers l’allégorie et les rituels. Mais il reste une altitude plus élevée, des tours de conte de fées au sommet de la montagne.
Pour accéder à l’Arche Royale, trois marches supplémentaires doivent être gravies. Mark Master révèle le salaire d’un maçon, aussi finement aiguisé que la Keystone elle-même. Dans Past Master, le voyage sinueux vers le haut se poursuit, enseignant des leçons de leadership. Et dans Très Excellent Maître, le sommet apparaît enfin.
Ces étapes ne peuvent pas être précipitées ou sautées, car monter trop vite risque de tomber dans l’obscurité. Avec diligence et soin, le Degré Suprême brille comme une étoile flamboyante, illuminant tout ce qui se trouve en dessous. Ce n’est qu’à l’issue de ce voyage sacré que la Parole est restaurée dans toute sa splendeur enfouie.
Le secret royal : ce que cache l’arche royale
Comme un cryptogramme dont le code a été perdu, déchiffrer les origines et la signification de l’Arche Royale nécessite de rassembler des indices subtils. En son cœur, il recèle les véritables secrets d’un maître maçon, Jamie aux yeux égarés par le temps et la mémoire défectueuse.
Grâce à une cérémonie exaltée, ces vérités oubliées depuis longtemps sont relevées de leur lieu de sépulture et la Parole perdue révélée.
Dans sa forme, l’Arche Royale ressemble à une mission de sauvetage. À son retour de Babylone, le peuple peine à reconstruire le temple de Jérusalem à partir des ruines éparses, des trésors enfouis et des plans imparfaits.
Sous les fondations du temple, un caveau secret abritant des reliques perdues est découvert. Les trois trésors clés – l’Arche, le Livre de la Loi et le Nom Ineffable – détiennent la clé pour retrouver ce qui a été perdu.
En suivant les traces de nos anciens prédécesseurs, les maçons modernes subissent une restauration rituelle du savoir. Pièce par pièce, le Degré Suprême reconstruit la Parole du Maître jusqu’à ce que le Vrai Nom de Dieu éclaire brillamment chaque leçon maçonnique précédente.
La découverte de la Parole Ineffable représente les mystères retrouvés qu’achève un Maître Maçon, rétablissant le vrai (vrai) langage de la Lumière.
Essentiellement, l’Arche Royale répond à une quête de la vérité originelle, en reconstruisant le temple en nous-mêmes. Les significations perdues, comme les voûtes remplies de décombres, sont effacées pour révéler le Nom Divin – la Pierre de Rosette dont nous avons besoin pour décoder toutes les langues mortelles et maçonniques. Sans cette pierre angulaire de la sagesse, notre vocabulaire métaphysique reste incomplet.
Chapitre La Sagesse de l’Arche Royale
Entrer dans un chapitre de l’Arche Royale, c’est comme se glisser dans une machine à voyager dans le temps maçonnique, nous ramenant aux fondations de Jérusalem. Mais cela représente aussi un état d’esprit, une perspective élevée sur le but de la vie et les mystères de la nature. Ici, le Temple Mystique est exalté à son plus haut sommet.
Arborant des insignes d’autrefois, les officiers du Chapitre symbolisent des figures de l’histoire et de la mythologie. Le Principal Sojourner, guide et gardien des candidats, représente Moïse. Le prince en chef du chapitre incarne Zorobabel, ramenant les Juifs de Babylone.
Vénéré pour sa sagesse, le roi Salomon est incarné dans le Grand Prêtre. Et pour l’autorité qui préside, l’Excellent Roi représente Cyrus de Perse.
Telle une histoire vivante, les officiers évoquent l’esprit des sages et des dirigeants qui ont contribué à la reconstruction du Second Temple. À travers leur drame rituel, un portail s’ouvre sur les enseignements passés d’Israël. Les escaliers en colimaçon du Chapitre signifient des étapes intérieures sur le chemin de la transformation. En gravissant la Montagne Mystique vers la Lumière Divine, la quête symbolique de la plénitude de la Maçonnerie est accomplie.
Les triples voiles : obstacles intérieurs à l’ascension
Progresser dans le Chapitre implique de franchir des barrières voilées qui représentent des étapes de perspicacité. Les Sojourners doivent traverser trois passages cachés, chacun nommé d’après un élément précieux : la Terre, la Mer et l’Air. En tant que métaphores, celles-ci signifient l’incarnation dans la matière, l’écoulement du temps et de l’espace et l’intellect.
En soulevant ces voiles, les candidats se rapprochent de la pleine illumination. Le voile de la Terre représente les désirs vils et les attachements égoïstes. En levant cela, nous maîtrisons nos tentations.
Passer le deuxième voile d’Eau implique de purifier les émotions de turbulence et d’attachement. Tranquillité, sagesse et discernement émergent. Le troisième voile d’Air sublime l’intellect, libérant la conscience de la pensée conditionnée.
Percer ces linceuls éveille notre divinité intérieure, élevant l’esprit au-dessus de toutes les illusions. Mais avant que la Lumière finale puisse affluer, la porte du Sanctum Sanctorum demeure. Par cette porte, la Gloire de la Shekinah est révélée et la Présence Divine connue de manière absolue dans la conscience. Chaque voile représente ainsi des étapes du voyage mystique de l’éveil. En soulevant tous les voiles terrestres, l’âme découvre sa véritable Demeure au-delà de tous les extrêmes.
Le symbole de la clé de voûte
Le Degré Suprême s’articule autour d’un symbole central : la Clé de Voûte. Cette pierre distinctive en forme de coin couronne et verrouille un arc en place, liant les pièces séparées en une structure durable.
Dans les rituels du Chapitre, la Clé de Voûte représente les secrets latents cachés depuis le meurtre d’Hiram. Perdu sous des couches de décombres, il faut le noble travail de fouille pour retrouver la pierre angulaire du sens.
D’un point de vue ésotérique, la clé de voûte incarne la sagesse éclairée au sommet de l’Arche royale égyptienne. Associé à la pierre angulaire de la fondation, il forme le portail par lequel le Divin entre dans notre monde.
L’Arche Royale est ainsi le pont entre le Ciel et la Terre, ancré dans la matière mais aspirant vers les étoiles. En enjambant ces pôles jumeaux, le pont crée l’arc-en-ciel de promesse et de croissance stable.
Pour les Maçons, les trésors cachés de la Clé de Voie contiennent le salaire de la Lumière et la Parole du Vrai Maître. Psychologiquement, cela représente l’étape d’intégration maximale, où toutes les facettes de l’être sont unies en alignement avec le Plan Divin.
Lorsque la Clé de Voûte est installée, la lumière de l’Être rayonne à travers nous, scellant le Temple Mystique de toutes influences profanes. Nous devenons des ponts vivants, ancrés sur Terre mais ouverts à la splendeur du Ciel.
La mosaïque maçonnique : unir les degrés
Imaginez assembler un puzzle géant sans savoir à quoi ressemble l’image complète. En assemblant chaque pièce, nous déchiffrons progressivement des parties de l’image – une partie du ciel par-ci, un peu de paysage par-là.
L’Arche Royale fournit les derniers indices qui éclairent l’ensemble du tableau dans une soudaine révélation de sens.
Telle une mosaïque fragmentée, chaque degré maçonnique fournit des carreaux essentiels à la conception globale. Les couleurs et les formes se déploient au fur et à mesure que nous positionnons les sections, faisant allusion à une réalité plus vaste qui attend d’émerger.
La Loge Symbolique donne le contour et le cadre, tandis que l’Arche Royale fournit la clé de voûte pour le verrouiller ensemble. La Parole Vraie est le mortier imbriqué qui cimente le tout en une image unifiée.
Chaque degré fournit des indices essentiels pour construire cette mosaïque. Les apprentis entrés posent la pierre angulaire sur laquelle bâtir. Les compagnons ajoutent des principes scientifiques que Dieu a inscrits dans le code de la nature.
En tant que Maître Maçon, les enseignements éthiques deviennent clairs, gravés sur les tablettes du cœur. Par le baptême, la purification et l’onction, le Maître de la marque rend chaque pierre vivante « bien qualifiée, vraie et fiable ».
Les anciens Maîtres apprennent le leadership et la gouvernance dans le temple de l’Esprit. Dans le Très Excellent Maître, les signes et les sacrements deviennent unifiés dans leur signification. Ensuite, l’Arche Royale restaure la Parole Perdue, le nom de Dieu résonnant dans tout le dessin, reliant chaque carreau de la mosaïque. Tout reflète désormais la Beauté Originelle, la compréhension circulant à travers la Vision Splendide.
Le Degré Suprême complète le circuit, mais le voyage continue toujours vers la Lumière. Chaque incrément de croissance crée une nouvelle rangée, la vie maçonnique se construisant toujours vers une unité sublime.
La Sainte Arche Royale : sommet du voyage maçonnique
Au sommet des Degrés Symboliques se dresse une tour éthérée, s’élevant dans des royaumes au-delà de la vue des mortels. C’est le domaine stellaire de la Sainte Arche Royale, étoile guide illuminée pour ceux qui recherchent la sagesse. À travers des rituels et des symboles, il reconstitue la récupération des connaissances arcaniques perdues, rétablissant le Centre vivant à la conscience.
Trois maîtres maçons cherchent à reconstruire le temple, sa conception mystique obscurcie par la poussière des âges. Ils travaillent au milieu de ruines éparses, guidés uniquement par des plans partiels à peine discernables.
En fouillant sous les fondations du temple, ils déterrent des reliques enfouies qui détiennent la clé pour ressusciter la Parole perdue du Maître. Cela ne réside pas seulement dans une forme extérieure, mais est codé dans l’Esprit vivant qui consacre le temple.
Dans le mystère de l’Arche Royale, les nouveaux noms de la Divinité reflètent de nouvelles facettes de l’Infini. Le Maître Secret incarne l’amour divin dans le cœur, pur motif. Dans Perfect Master, la compassion se manifeste sous forme de mains guérisseuses pour réparer le monde.
Le Secrétaire Intime éveille notre vision intérieure pour lire les mystères de la Nature. En tant que prévôt et juge, nous devenons des arbitres de justice et de miséricorde.
Le mot devient plus fort maintenant – le Maître fait résonner la corde perdue de la vérité. Dans Superintendent, cet accord s’amplifie jusqu’à l’harmonie cosmique, toute la Création chantant une seule chanson.
En tant qu’Architecte Royal, le Maçon manie l’épée de la sagesse pour façonner la réalité, alignée sur le plan du Grand Architecte. A travers l’Arche Royale, ils s’approchent du seuil de l’Unité, le Cœur ailé attendant de fusionner avec la Lumière Divine.
Mais cela ne peut pas s’arrêter là, car le travail n’est jamais terminé. Dans Chevalier du Temple, l’épée devient Croix – boussole d’ascension, point d’équilibre entre les extrêmes. En tant que Chevalier de Malte, nous protégeons la Lumière intérieure de tous ceux qui voudraient profaner son caractère sacré.
Gardien du sacré, nous guérissons les divisions pour ramener l’humanité à l’union avec l’Esprit. Au sommet, il y a un plateau, où le Constructeur devient Pathfinder, marquant la prochaine étape du Voyage éternel.
Tant de choses se mettent désormais en place – des mystères résolus, des voiles levés, le vrai Nom découvert dans l’essence de chaque atome. Mais de nouveaux panoramas s’ouvrent, de nouvelles montagnes à gravir, des richesses intérieures sans limite ni fin. L’Arche Royale révèle pleinement ce que signifie être Maître, mais maintenant la véritable Initiation commence…
ARTICLE DE : Margaret S.
Margaret S. est une conférencière à la retraite et consacre une grande partie de son temps à l’écriture théologique et philosophique.
Elle a été nommée franc-maçonne dans l’Ordre international de la franc-maçonnerie de l’homme et de la femme – Le Droit Humain.
(Margaret S. est son nom de plume pour tous ses papiers maçonniques)
L’étymologie du verbe « penser » nous indique d’entrée, au sens figuré, une notion d’évaluation, d’appréciation, de jugement. De la sorte, nous pouvons définir l’acte de penser comme la disposition de l’esprit à former et combiner des idées, à comparer, à peser les choses à la balance de la raison. Grâce à cette faculté de former des représentations mentales, l’homme peut aussi, en lui-même et pour lui-même, se souvenir, imaginer, spéculer, méditer, réfléchir. Apparaît ici « l’état d’indépendance » qui caractérise l’intellect individuel. C’est cette spécificité qui permet d’évoquer judicieusement la « liberté de penser ».
Le philosophe Emmanuel Kant associe toutefois avec justesse la pensée au langage, quand il évoque la communication. Et il pose indirectement la question originelle récurrente : la pensée est-elle venue avant le langage, ou inversement ? Quoi qu’il en soit, il est certain que l’Homme, animal social, a besoin pour se construire, physiquement et mentalement, du contact permanent avec les autres. La pensée, comme la fleur du même nom, nécessite d’être alimentée en « nutriments de croissance » que sont les multiples signes de reconnaissance d’autrui au quotidien, pour vivre et prospérer.
Le « frottement aux autres »
La statue de Kant à Kaliningrad.
Depuis notre naissance et nos premiers rapports gestuels et verbaux avec notre mère d’abord, puis notre père, la fratrie éventuelle et l’entourage familial, amical et éducatif-qui s’agrandit au fil des rencontres – nous ne cessons, grâce à eux, d’enrichir nos sens, notre bagage culturel, notre vocabulaire et donc notre pensée. Celle-ci est en permanence constituée par le stock d’images et de mots appris et engrangés permettant la formation et l’expression – orale ou écrite – des idées à un auditoire ou à un lectorat, lesquels émettent les leurs, en retour. C’est par le biais des échanges, « le frottement aux autres », que nous nous pensons nous-mêmes et nous pensons le monde.
Sans cet acquis, cette éducation de base suivie d’une instruction permanente, sans la possibilité de se mouvoir et de faire, la liberté de penser précitée n’est pour l’individu qu’une expression vide de sens. Il est clair que les peuples opprimés, analphabètes et cloués sur place, peuvent toujours penser mais avec un intellect appauvri, desséché même, parce que privés de la liberté d’agir et de se nourrir du regard, de la pensée et de la parole de l’autre. Il en est de même pour le prisonnier au fond de sa cellule, libre de penser certes…mais sans vraiment disposer de « matière à penser », s’il n’a pas de contacts autre qu’avec son geôlier et ne reçoit pas d’informations de l’extérieur. Les « pouvoirs supérieurs » cités par Kant le savent bien pour avoir imposé le sinistre « lavage de cerveau » dans les camps de travail où ont été enfermés des années de nombreux opposants au régime en place, notamment au temps de la Russie soviétique. Un système qui perdure en Chine…Un exemple encore : Il est possible qu’une autre forme de « pouvoir extérieur », selon la formule même de Kant, compromette soudain le discernement et la liberté de penser de personnes prises en otages dans un avion. Leur esprit manipulé et privé de sens critique peut, contre toute attente, leur faire prendre le parti du preneur d’otages !
Emmanuel Kant
L’Homme pense parce que l’évolution l’a équipé d’un système nerveux performant, apte à la pensée précisément, et qui n’a d’ailleurs pas forcément atteint aujourd’hui le maximum de ses possibilités. Grâce à cette faculté de penser assortie de la parole, il se dit « animal supérieur », sans être vraiment sûr que les autres animaux ne pensent pas ! Il est en tout cas perfectible, car ne disposant pas (encore ?) de « centre de l’amour » dans le cerveau, il conserve depuis son origine un caractère belliqueux et, au delà même du nécessaire instinct de conservation, il entretient toujours le désir de détruire l’autre, son semblable !
Certes, l’Homme est doté de cette forme de « bon sens » qu’il nomme la raison, comme nous le rappelle Kant, dans la suite de son développement. Mais la raison n’est pas forcément toujours raisonnable…Il est en fait pris dans cette contradiction de la condition humaine qui veut qu’il soit à la fois indépendant, par nature, et dépendant de son groupe, par nécessité vitale !
Sans dieu ni maître
Sa liberté de penser, expression même de cette indépendance, voudrait qu’il n’obéisse qu’à saraison personnelle, c’est à dire à sa seule conscience et à sa seule logique, pour aboutir à un mode de vie partant anarchique, donc hors d’un champ social, lui délimité et réglementé ! Or cette conception égotique ne prend pas en compte que la raison, précisément en tant que faculté humaine, n’est pas la propriété d’un seul être humain, mais d’une communauté entière qui s’en sert comme outil de réflexion et d’action. Ce qui permet d’affirmer qu ‘il ne s’agit pas d’avoir raison, mais de raisonner !
Raisonner revient ici, dans le sillage de Kant, à comprendre que le concept humain de « liberté de penser » n’échappe pas au principe de la loi. Sans forcément prendre la nature pour modèle, on sait que l’univers obéit à des lois. De son côté et à son échelle, toute vie terrestre, individuelle ou « groupale », est contrainte d’observer une ou des règles, ne serait-ce que, tout bonnement, pour survivre. Le libertaire, qui se dit sans « Dieu ni maître », donc « sans foi ni loi », est dans la totale illusion, quand il prétend vivre selon sa ou ses propres et seules décisions, alors même que, comme chacun de nous, il est commandé, quasiment « agi » par ses déterminismes, aussi bien organique (son corps et sa finitude) que psychologique (son caractère et son histoire en marche).
Reste le déterminisme social (les mœurs de la société considérée), dont le libertaire peut prétendre s’écarter. Mais c’est oublier que vivre implique pour « la mécanique humaine » d’échanger avec soi et les autres. C’est à dire se donner (des consignes et des satisfactions), mais aussi donner, recevoir, demander, refuser. L’exercice d’une loi individuelle entraîne l’acceptation de la Loi commune, créée par le groupe. Parce qu’il n’est d’Homme qu’en relation.
Une liberté d’opposition
Nous venons d’examiner la liberté de penser dans un cadre de vie communautaire. Nous pourrions dès lors évoquer une liberté de penser devenue « liberté d’expression », quand cette dernière signifie la formulation et la verbalisation en public, d’un point de vue, d’une position, d’une opinion. Il pourrait même être question d’une « liberté d’opposition » quand, politiquement parlant, ladite opinion exprimée par un individu ou un groupe d’individus est non seulement différente de celle d’un autre groupe, mais encore cherche à combattre cette pensée adverse, voire à la supprimer pour s’imposer en remplaçante.
Pour en terminer avec l’inventaire des formes de liberté de penser, il est également possible de considérer celle qui existe dans le silence même de la pensée, dans son intimité, pour ne pas dire dans son secret. Il n’est d’évidence plus question d’échange ici, mais tout au contraire d’une volonté de se taire, donc de ne pas révéler ce que l’on pense, une attitude qui nous éloigne de toute obligation, telles les contraintes imposées aux prisonniers et otages précités. Il s’agit d’une forme puissante de liberté de penser : celle correspondant au refus de communiquer. On peut dire que ce mutisme est en soi une véritable loi que « le « taiseux » s’impose. C’est un choix calculé, raisonné, à l’image de ces résistants capturés par les nazis pendant la dernière guerre mondiale qui ont refusé de livrer leurs camarades et sont morts, fusillés. Avec cet exemple, nous illustrons à nouveau la pensée de Kant, quand il évoque une liberté de pensée guidée par la raison, qui ne se soumet qu’à sa propre loi. L’homme qui préfère mourir que de trahir met un point d’honneur à respecter son engagement, voire son serment, et partant, ne s’incline pas sous le joug des lois de l’ennemi.
Nous pouvons conclure cette petite « explication de texte » avec l’idée que la liberté de pensée, quelle qu’en soit la forme d’expression, ne répond pas forcément à une fantaisie ou un caprice de l’intellect, mais peut bel et bien relever – si elle est considérée comme le résultat d’une vraie réflexion – de la responsabilité individuelle.
Lorsque Kant parle d’une loi que la raison se donne à elle-même, en quelque sorte à la manière d’un filtre volontairement interposé entre la pensée et la parole, il évoque sans nul doute une auto-discipline : celle que justement observe, avant et pendant son discours, tout homme libre et maître de sa pensée.