Accueil Blog Page 520

Quand la franc-maçonnerie est redevenue légale en Espagne

De notre confrère espagnol nuevatribuna.es – Par Edouard Montagut

Après une longue période de persécution intense comme dans peu d’endroits au monde où elle a été pratiquée à l’époque contemporaine, elle est redevenue légale le 19 mai 1979.

D’une part, le retour à la normalité est venue tardivement pour la franc-maçonnerie , résultat des préjugés et des réglementations à son encontre du franquisme. Si les partis et les syndicats, ainsi que d’autres organisations d’un type différent, étaient légalisés au début de la transition, avant les élections générales aux Cortes constituantes et, en tout cas, avant l’approbation de la Constitution, la franc-maçonnerie espagnole ne le sera que six mois après ladite approbation.

D’autre part, il est significatif que la légalisation ne soit pas partie d’une décision gouvernementale ou administrative, mais d’une décision judiciaire. C’est vrai, la Chambre contentieuse-administrative du Tribunal national a annulé le 19 mai 1979 la résolution de la Direction générale de la politique intérieure de février de la même année, qui avait déclaré illégale l’Association du Grand Orient espagnol (Franc-maçonnerie espagnole symbolique).

Les francs-maçons s’étaient rendus au ministère de l’Intérieur, croyant sûrement au nouvel État de droit établi en Espagne, afin de pouvoir s’inscrire au Registre national des associations , mais cette possibilité leur a été refusée. Compte tenu de ce fait, ils ont déposé un recours, et ils l’ont gagné. Le Grand Orient espagnol pourrait s’inscrire par cette décision du Tribunal national.

Il a estimé que la Direction générale de la politique intérieure avait abusé de sa position parce que la Constitution fixait des limites à l’autorisation légale dont disposait l’autorité gouvernementale. Cette considération est, à notre avis, intéressante, car elle permet de vérifier que l’Administration a continué à maintenir les voies et procédures d’un passé très récent dans lequel son pouvoir était presque absolu. 

La Cour a estimé que l’Administration n’était pas habilitée à procéder à des appréciations a priori de la licéité ou non des buts et moyens exprimés dans ladite organisation ni à procéder à un procès des « intentions cachées véritables et supposées de ceux qui ont promu » l’association, c’est-à-dire que la procédure administrative typique d’un État déjà dépassé était critiquée et, par rapport aux accusés susmentionnés, un préjugé hérité contre la franc-maçonnerie. Dans ce sens, le droit d’association libre, est protégé par la Constitution, qui avait la primauté sur tout autre critère fondé sur les lois antérieurement en vigueur.

Dictature franquiste en Catalogne

De son côté, la Cour suprême a confirmé, selon un arrêt du 3 juillet de la même année, l’arrêt de la chambre du contentieux administratif de l’Audience nationale car elle indiquait qu’il était « parfaitement prouvé que l’association était promue par certaines personnes ayant la capacité d’agir », et que ses promoteurs avaient fourni à l’Administration l’acte constitutif où se trouvaient les objectifs de création de l’association et les statuts qui, curieusement, répondaient aux exigences posées par l’article 3 de la loi du 24 décembre 1964, parce qu’ils déterminaient les moyens, les activités et les buts qui ne pouvaient pas être qualifiés de crime et qu’ils n’étaient pas, de surcroît, une organisation paramilitaire. Il est encore, extrêmement curieux qu’après que les tribunaux aient déterminé la primauté du nouvel ordre constitutionnel avec la défense du droit d’association, les tribunaux aient finalement aussi fait allusion à une norme juridique, oui, de moindre rang, mais en vigueur, de l’ère franquiste.

Les revues consultées comme source documentaire de l’article ont été consultées dans des nouvelles séparées et publiées par le journal El País , les 20 mai et 27 juillet 1979.

DAPC sur France Culture : GODF, le podcast du 4 juin 2023

Divers aspects de la pensée contemporaine (DAPC), ce dimanche 4 juin 2023 à 9h40 sur France Culture, recevait le Grand Maître du Grand Orient de France Georges SÉRIGNAC, invité du journaliste et éditorialiste Alexis LACROIX et de Frédéric LOUIS.

Alors que certains pensent encore que France Culture – surtout ceux qui n’ont pas de temps d’antenne – est une radio trop intellectuelle, n’hésitez pas à (ré)écouter sur la station de radio culturelle nationale du groupe Radio France qui propose une analyse pertinente de l’actualité économique, historique, politique, littéraire et scientifique, française et internationale l’intervention de la plus ancienne obédience maçonnique française et la plus importante d’Europe continentale, forte de 54 000 membres dont 8000 Sœurs.

Tout au long de cette année 2023, le GODF fête l’anniversaire des 250 ans de l’appellation Grand Orient de France. Et à Tours, en région Centre-Val de Loire, ce samedi 3 juin, par exemple, en compagnie de Natacha Polony,  directrice de la rédaction de Marianne.

Vous découvrirez, entre autres que le GODF est une structure profondément démocratique reposant sur les représentations égalitaires de chacune de ces loges à l’assemblée générale et qu’elle n’est pas, non plus, une structure élitiste.

Découvrez aussi, ici et maintenant, le GODF et comment ses valeurs rayonnent à travers toute la France.

Retour sur un tour de France commencé à Lille et qui s’achèvera, en apothéose, à Paris, le 17 juin prochain, au Sénat.

En vidéo (entrecoupée d’annonces) au sein du temple des Démophiles – loge historique de 1847 – aussi sur tvt val de loire, l’invité de la rédaction du 2 juin était Georges Sérignac sur « La Franc-Maçonnerie lève ses secrets ».

Le Dessin de… Jissey « Anti secte diplomatique »

0

Alain Patenaude – peut-être un excellent guitariste – semble légèrement « déjanté » quand il s’improvise journaliste d’investigation sur les sectes du Quebec… Jissey a donc pris ses pinceaux pour ironiser sur ceux qui parlent de sujets qu’ils croient connaître.

L’initiation maçonnique, un « jeu » difficile, sauf si … !

L’initiation maçonnique apparaît comme un casse-tête chinois !

De nombreuses pièces dans un désordre apparent  qu’il faut savoir ajuster à la bonne place pour trouver la forme la plus belle que l’on peut créer en utilisant la totalité !

On arrive souvent à réaliser de belles choses mais c’est en laissant plusieurs pièces sur le côté !

C’est ce qui explique toutes les approches que, depuis plus trois siècles, des penseurs francs-maçons ont imaginé.

Mais à ce jour, le « tangram » maçonnique n’a pas encore été trouvé !

Mais tout d’abord affirmer que l’initiation maçonnique est un jeu pourrait paraître réducteur ;  ami lecteur/ amie lectrice, j’imagine votre réaction !

« Nous francs-maçons, ne sommes-nous pas des gens sérieux qui parlons sérieusement de choses sérieuses ? 

La vie, la mort, la renaissance çà c’est sérieux !

La révolution, la laïcité, voilà ce dont on doit parler ! 

Mais considérer l’initiation maçonnique comme un Jeu, quelle outrecuidance  ! Ce n’est pas sérieux ! »

Tout d’abord, il faut reconnaître que le mot « jeu » n’est pas facile à définir ; on le dit polysémique ;  il est très souvent associé au mot « jouer ».

Nous pouvons retrouver beaucoup d’affinités entre la démarche maçonnique et le jeu.

Tout d’abord que cela soit dans le jeu ou en loge, nous utilisons la même pensée symbolique !

En réalité, si le jeu a plusieurs sens, l’une des définitions officielles définit le jeu comme une « activité divertissante, soumise ou non à des règles, pratiquée par les enfants de manière désintéressée et par les adultes à des fins parfois lucratives ! ». (source CNRTL)

Retenons que ce qui justifie le nominatif de jeu c’est le plaisir que l’on y trouve !  

Quoiqu’on dise de la franc-maçonnerie, il est clair qu’elle a un côté divertissant même si ce n’est pas toujours le cas ; on verra plus loin les conséquences que cela peut entraîner !

En dehors de l’amusement, le jeu est le plus souvent associé à l’éducation mais aussi à l’ennui et au désœuvrement !

Une approche philosophique

Si pour le plus grand nombre, le jeu est un amusement, il n’en demeure pas moins que c’est aussi un sujet de réflexion philosophique ; plusieurs philosophes et chercheurs se sont intéressés au jeu ; citons en particulier et sans être exhaustif :

  • Friedrich von Schiller (1759-1805) qui en 1795 écrivit dans « Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme » que « L’homme ne joue que là où, dans la pleine acceptation de ce mot, il est homme, et il n’est tout à fait homme que là où il joue ! ».
  • Un peu plus tard Sigmund Freud (1856-1939) « s’est à de multiples reprises intéressé au jeu, le situant aussi bien par rapport au principe de plaisir, à l’épreuve de réalité, qu’aux avancées successives dans sa théorie des pulsions » (source : Steven Wainrib – revue française de psychanalyse)
  • Et plus récemment Mathieu Triclot, philosophe français, spécialisé dans l’épistémologie et l’histoire des sciences et des techniques, qui affirme : « Aucune société, à ma connaissance, n’a fait du jeu son phénomène central. Jouer reste une activité sociale secondaire, résiduelle, logée dans les interstices. Et pourtant, le jeu est une grande manière d’être et de devenir humain, une conduite anthropologique fondamentale. »
  • Et aussi Colas Duflo, professeur de littérature française et d’histoire des idées du XVIIIe siècle à l’Université Paris Nanterre, auteur d’un ouvrage intitulé « Le Jeu. De Pascal à Schiller » ; il définit le jeu comme une « invention d’une liberté dans et par une légalité ».

Philosophiquement parlant, le jeu peut être abordé sous six angles :

  1. L’Esthétique : Le jeu vu comme une forme d’expression artistique ou comme un moyen d’explorer des thèmes et des idées complexes.
  2. L’Éthique : Les jeux, en particulier les jeux vidéos, soulèvent des dilemmes moraux et éthiques.
  3. La Phénoménologie : réflexions sur l’expérience du jeu.
  4. La Philosophie de l’esprit : en rapport avec  la conscience, l’identité personnelle et  la réalité virtuelle.
  5. La Métaphysique : A propos de l’existence et de la nature du jeu lui-même.
  6. La Philosophie sociale et politique : Les jeux comme le reflet de la société.

Il est classique de dire qu’une des caractéristiques du jeu est son caractère autotélique, c’est-à-dire qui est improductif ou non lié à une activité de travail mais certains auteurs et en particulier Arwid Lund, enseignant-chercheur au département de philosophie de l’université de Lund (Suède) conteste ce point de vue. La franc-maçonnerie est également autotélique.

Une évidence !

De ce qui précède on peut en déduire un syllogisme :

  • En proposition majeure : Le jeu est une activité qui suscite un plaisir et c’est une belle manière d’être humain ;
  • En proposition mineure : La pratique maçonnique est une activité qui procure du plaisir et qui travaille à l’amélioration de l’homme et de la société,
  • Et en conclusion :  La pratique maçonnique est bien un jeu !

Si la franc-maçonnerie est un jeu, il doit exister une finalité qui explique le but du jeu et la manière de gagner ! 

Mais avant d’en arriver là, examinons la place du jeu dans la vie profane !

Au stade de l’enfance, c’est évident, tout est propice au jeu ! Chez l’enfant, il a été démontré que le jeu est le mode privilégié d’acquisition des connaissances et aussi de la socialisation.

Pour les adultes, dans le monde profane, on pourrait définir quatre formes de jeu :

  • Le jeu institutionnalisé : il s’exerce soit seul soit à plusieurs ; cette forme de jeu correspond à tous les jeux ayant un support dédié ; à notre époque les jeux vidéos occupent la première place dans cette catégorie ;
  • Le jeu inconscient : il nous concerne tous : cette forme de jeu regroupe en fait plusieurs modalités ; l’exemple typique est la course de voiture lorsqu’un autre véhicule réussit à vous doubler ;
  • Le jeu provocateur : c’est la capacité d’attirer l’autre dans une joute verbale ou comportementale ; cela peut prendre la forme de l’humour ou le style dialectique ou d’autres manières encore.
  • Le jeu de la représentation : il est très courant et sous-entend le jeu de l’acteur à la recherche de la performance ! C’est le jeu de la séduction mais aussi celui de la dissimulation.

On retrouve dans l’œuvre de Shakespeare l’opinion que le jeu est beaucoup plus important qu’on ne le dit : dans « Comme il vous plaira »  il écrit  « Le monde entier est un théâtre, Et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles… » )

Il y a une multitude de jeux avec des règles très différentes d’un jeu à l’autre mais, à la réflexion, dans le monde profane, ne peut-on pas prendre conscience que tous ces jeux se ressemblent dans leur finalité ?

En vérité, tous ces jeux c’est uniquement pour le « Je » !

Cette finalité, dans tous les cas de figure, ne serait-elle pas en rapport avec ce que l’on y gagne ? 

Il me semble, et c’est là que le souvenir de la planche sur Raymond Devos me revient en mémoire,  que dans un jeu on y gagne ce que l’on pourrait appeler le « Je » J.E ! Ce « Je », J-E, qui prend différents visages en fonction des « jeux » J-E-U-X !

La fonction du jeu est d’abord de nous projeter dans une sorte de combat contre un adversaire et lorsque nous gagnons, nous éprouvons ce plaisir que les joueurs connaissent bien ! Le sentiment d’être le plus fort ! 

Être plus fort, c’est le leitmotiv de la culture judéo-chrétienne avec ce besoin constant de valoriser le « Moi » !  C’est le modèle christique du héros qui sauve l’humanité ! Chaque être humain est éduqué dans cet objectif : Réussir ! 

Sans réussite, nous n’existons pas ! La réussite, c’est l’argent, les atours, les diplômes et que sais-je encore ! Sur le plan mystique, réussir c’est tenter d’approcher la déité !

L’enfant comprend très vite que le jeu permet de s’affirmer comme un chef, un leader !

Si le jeu individuel est motivé par la conquête d’un « Je » J-E, il existe aussi des jeux qui eux sont à la recherche de la victoire d’un « Nous » profane : les sports collectifs, les jeux électoraux, les jeux des Nations entre autres ! C’est aussi le « Nous » du nationalisme, le « Nous » communautaire que l’on retrouve dans le prosélytisme religieux !

Les parents, les copains, les profs, le monde de l’entreprise, confortent la règle : il faut gagner !

Dans ces jeux collectifs tout se passe comme si nous transférions une partie de nous-même à des représentants qui participent à l’action ; leur victoire sera la nôtre !

Nous avons vu le jeu qui conduit à la victoire du « Je » J-E, celui qui mène à la victoire du « Nous » profane et me direz-vous quel rapport avec la franc-maçonnerie ?

Si dans le monde profane, le jeu trouve sa raison d’être dans une valorisation du J-E ou du NOUS communautaire, en franc-maçonnerie, avec cette initiation que j’assimile à un casse-tête chinois, tout se passe comme si la règle du jeu avait été détournée par des joueurs qui, lassés de toujours perdre, en avaient inventé d’autres pour avoir l’illusion de gagner !

L’initiation maçonnique comme un jeu profane

A la vérité, qu’observons nous ?

Au départ, il n’y avait que deux degrés et puis on en a rajouté un troisième puis un quatrième et puis encore plus !

Comme si, le jeu consistait à gagner ces degrés ou grades avec tous les colifichets et salamalecs qui vont avec ?

Au début de la franc-maçonnerie, il n’y avait pas de chef, le maître était un guide avec un savoir, aujourd’hui on a  inventé des conseillers de l’ordre et des grandes maîtresses et aussi des grands maîtres qui ont compris que le jeu c’était d’avoir le canari !

Résultat final, à chacun son obédience, à chacun son rite !

Non, le ridicule n’est pas une maladie mortelle !

Soyons sérieux et revenons au jeu initiatique avec ce casse-tête maçonnique à retrouver !

Devant la difficulté, de nombreuses loges pratiquent l’initiation maçonnique comme un jeu profane : on retrouve la valorisation du JE ou du « Nous » communautaire fondé sur la loge en tant que communauté. Pour elles, la démarche maçonnique a pour but de fabriquer des surhommes ou des surfemmes ou parfois des surfemmes déguisées en surhommes, possédant toutes les qualités ; on leur offre à gagner des superlatifs « transcendants », des jeux de rôles où on peut être « chevaliers » (mais surtout pas chevalières), et beaucoup de médailles !

En réalité, cette démarche rentre dans le schéma profane de valorisation du « JE ».

L’initiation maçonnique comme un « Nous » initiatique !

Toutes les analyses du vécu maçonnique concordent pour reconnaître que la démarche maçonnique est géniale dans sa conception mais qu’elle est, dans la réalité, imparfaite !

A mon humble avis, on ne peut qu’en conclure que l’initiation maçonnique reste encore aujourd’hui une énigme !

Comparer l’initiation maçonnique à un casse-tête chinois permet de bien comprendre notre problématique :

  • Toutes les pièces sont là ; ce sont tous les éléments de la vie sur notre planète ; depuis le 118ème siècle, de nombreuses pièces se sont rajoutées et d’autres viendront encore ; à la mythologie et aux légendes, on a maintenant des connaissances scientifiques de plus en plus pointues !
  • Le dilemme essentiel de l’existence humaine reste le même que celui qu’ont cherché les inventeurs de la franc-maçonnerie : la guerre civile, le besoin de spiritualité, la recherche de la perfection, la quête de l’amour universel !
  • En synthétisant, l’initiation maçonnique ne vise-t-elle pas fondamentalement à créer ce « Nous initiatique » qui serait ce « Tangram » maçonnique, objet de notre recherche ?

Ce Nous initiatique, nous le gagnerons que si nous sommes capables collectivement au niveau d’une loge de surmonter les vents et les marées du monde profane !

Ce « Nous initiatique » c’est l’affirmation que la raison d’être d’une loge réside dans un jeu collectif qui nous incite à gagner la partie en vainquant nos passions, en vivant une réelle fraternité et en progressant sur le chemin de la sagesse.

Si la loge a un sens, c’est bien parce qu’elle nous projette dans ce « Nous initiatique » et nous oblige à nous intéresser aux autres membres de la loge !

En complément de la démarche symbolique et de la réflexion personnelle, le « Nous initiatique» deviendrait en quelque sorte notre finalité !

Aujourd’hui, la plupart des loges semblent paralysées devant l’obligation de concevoir et d’animer une dimension collective qui ait une certaine consistance.

Comme, le plus souvent, elles ne s’en préoccupent pas, la loge fonctionne au jour le jour, de tenue en tenue, sans véritable boussole ; les obligations conventionnelles à remplir tiennent lieu d’ordres du jour !

Si on admet que cette recherche d’un « Nous initiatique » peut être une motivation supérieure, la question se pose de savoir quelles règles permettraient de se réapproprier l’initiation maçonnique prélude à la découverte de ce « Nous » initiatique ?  

Une réponse individuelle n’a aucun sens !  

Ce n’est que collectivement, en réfléchissant sur ce sujet, que nous pourrions, peut-être, favoriser une conscientisation de notre vécu afin de préciser les règles qui seraient en cohérence avec ce « nous » collectif initiatique. 

Cela supposerait des échanges afin d’élaborer tous ensemble un contenu qui soit le plus consensuel possible !

Définir la franc-maçonnerie comme un jeu symbolique a aussi un autre intérêt ; c’est celui de comprendre les crises que peut vivre une loge !

Si on définit le jeu comme une activité divertissante, lorsque la participation aux travaux maçonniques devient pesante et fastidieuse, l’expression profane « le jeu n’en vaut plus la chandelle ! » prend tout son sens symbolique si on se rappelle le symbolisme de la chandelle en loge !  On peut alors comprendre que l’absentéisme prenne le pas sur l’assiduité et que des démissions s’en suivent ! 

Trouver du plaisir à se retrouver n’est-il pas le premier critère d’un fonctionnement satisfaisant d’une loge maçonnique ?  D’autant plus, si cela s’accompagne de cet objectif de satisfaire notre « Nous » initiatique !

Dans ce jeu, où le moi serait émoi, la triche n’aurait pas de sens, car le miroir veillerait !  

Conscients de nos faiblesses, confortés par cette règle collective qui nous animerait, patients et persévérants, nous pourrions avec cette approche, progresser vers le but tant recherché : l’Amour universel !

D’autres approches

Symbole quintuple – Signification et symbolisme

De notre confrère anglais gbtimes.com – Par Olivia Moore

Le symbole quintuple est un symbole puissant et ancien qui a été utilisé dans de nombreuses cultures différentes à travers l’histoire. Aussi connu sous le nom de Quincunx ou d’étoile à cinq branches, ce symbole a de nombreuses couches de signification et de symbolisme, ce qui en fait un sujet d’étude fascinant et intrigant. Dans cet article, nous explorerons les différentes interprétations du symbole quintuple et sa signification culturelle, ainsi que répondre à quelques questions fréquemment posées sur sa signification et son symbolisme.

Les origines du quintuple symbole

Le symbole quintuple a une histoire longue et complexe, ce qui rend difficile l’identification de ses origines exactes. Il a été trouvé dans de nombreuses cultures anciennes, y compris les Babyloniens, les Grecs et les Égyptiens, où il était utilisé pour représenter les quatre éléments de la terre, de l’air, du feu et de l’eau, ainsi que le cinquième élément divin, l’esprit. Le symbole était également largement utilisé en alchimie, où il représentait les cinq étapes de transformation qui mènent à l’illumination

Le quintuple symbole dans les temps modernes

Plus récemment, le symbole quintuple a été associé à une variété de groupes et de mouvements différents, y compris les francs-maçons, les wiccans et les satanistes. Il a été utilisé pour représenter l’équilibre, l’harmonie et l’unité, ainsi que les cinq sens et les cinq éléments de la terre, de l’air, du feu, de l’eau et de l’esprit. Pour certains, le symbole est également associé aux cinq membres du yoga, qui sont les postures physiques, les techniques de respiration, la méditation et les principes éthiques pratiqués dans le yoga.

Le quintuple symbole dans la religion

Le symbole quintuple a également été utilisé dans de nombreuses religions différentes, y compris le christianisme, où il est souvent associé aux cinq plaies du Christ et à la Pentecôte, qui était le jour où le Saint-Esprit est descendu sur les apôtres. Il a également été utilisé dans l’hindouisme, où il représente les cinq éléments de la terre, de l’air, du feu, de l’eau et de l’éther, ainsi que les cinq fonctions cosmiques de création, destruction, préservation, incarnation et grâce.

Le quintuple symbole en mathématiques

Le symbole quintuple est également une figure éminente des mathématiques et de la géométrie, où il est connu sous le nom de pentagramme ou pentacle. C’est une étoile à cinq branches qui peut être formée en traçant une ligne continue reliant les sommets d’un pentagone régulier. Le pentagramme a de nombreuses propriétés intéressantes et est utilisé dans une variété de preuves et d’applications mathématiques.

Questions fréquemment posées

Qu’est-ce que le symbole quintuple ?

Le symbole quintuple est un symbole puissant et ancien qui a été utilisé dans de nombreuses cultures différentes à travers l’histoire. Il est également connu sous le nom de Quincunx ou d’étoile à cinq branches, et il a de nombreuses couches de signification et de symbolisme.

Que représente le symbole quintuple ?

Le symbole quintuple a été utilisé pour représenter une variété de choses différentes à travers l’histoire, y compris les quatre éléments de la terre, de l’air, du feu et de l’eau, ainsi que le cinquième élément divin, l’esprit. Il a également été associé à l’équilibre, à l’harmonie et à l’unité, ainsi qu’aux cinq sens et aux cinq membres du yoga.

Quelle est la signification du symbole quintuple dans la religion ?

Le symbole quintuple a été utilisé dans de nombreuses religions différentes, y compris le christianisme, où il est souvent associé aux cinq plaies du Christ et à la Pentecôte. Il a également été utilisé dans l’hindouisme, où il représente les cinq éléments de la terre, de l’air, du feu, de l’eau et de l’éther, ainsi que les cinq fonctions cosmiques de création, destruction, préservation, incarnation et grâce.

Quelles sont les différentes interprétations du symbole quintuple ?

Le symbole quintuple a de nombreuses interprétations différentes, selon le contexte culturel et historique dans lequel il se trouve. Il a été utilisé pour représenter les quatre éléments de la terre, de l’air, du feu et de l’eau, ainsi que le cinquième élément divin, l’esprit. Il a également été associé à l’équilibre, à l’harmonie et à l’unité, ainsi qu’aux cinq sens et aux cinq membres du yoga.

Quelle est la signification occulte du Quintuple Symbole ?

La signification occulte du symbole quintuple est souvent associée à la connaissance cachée et à la transformation spirituelle. Dans de nombreuses traditions occultes, le symbole représente les cinq étapes de transformation qui mènent à l’illumination spirituelle. Il est également associé aux cinq points du pentagramme, qui représentent les éléments de la terre, de l’air, du feu, de l’eau et de l’esprit.

Qu’est-ce que le symbole quintuple en alchimie ?

En alchimie, le symbole quintuple représente les cinq étapes de transformation qui mènent à l’illumination spirituelle. Ces étapes sont souvent décrites comme nigredo (noircissement), albedo (blanchiment), citrinitas (jaunissement), rubedo (rougissement) et l’étape finale de l’or alchimique, qui représente l’atteinte ultime de l’illumination. Le symbole quintuple est également associé aux cinq éléments de la terre, de l’air, du feu, de l’eau et de l’esprit.

Quelle est la signification spirituelle du Quintuple Symbole ?

La signification spirituelle du symbole quintuple est souvent associée à la connaissance cachée et à la transformation spirituelle. Il représente les cinq étapes de transformation qui mènent à l’illumination spirituelle, ainsi que les cinq éléments de la terre, de l’air, du feu, de l’eau et de l’esprit. Le symbole est également associé aux cinq membres du yoga, qui sont les postures physiques, les techniques de respiration, la méditation et les principes éthiques pratiqués dans le yoga.

Quelle est la signification mathématique du symbole quintuple ?

Le symbole quintuple est également une figure éminente des mathématiques et de la géométrie, où il est connu sous le nom de pentagramme ou pentacle. C’est une étoile à cinq branches qui peut être formée en traçant une ligne continue reliant les sommets d’un pentagone régulier. Le pentagramme a de nombreuses propriétés intéressantes et est utilisé dans une variété de preuves et d’applications mathématiques.

Quelle est l’histoire du Quintuple Symbole en Franc-Maçonnerie ?

Le symbole quintuple a été utilisé dans la franc-maçonnerie comme symbole des aspirations spirituelles de l’homme et de son cheminement vers l’illumination. Il représente les quatre éléments de la terre, de l’air, du feu et de l’eau, ainsi que le cinquième élément divin, l’esprit. Le symbole est également associé aux cinq ordres d’architecture, qui sont les cinq styles d’architecture différents utilisés dans la Grèce et la Rome antiques.

Quelle est la signification du symbole quintuple inversé ?

Le symbole quintuple inversé est souvent associé à un symbolisme négatif ou maléfique, en particulier dans la culture chrétienne et occidentale. Il est considéré comme un symbole du satanisme et est souvent utilisé dans les films d’horreur et autres médias pour représenter l’obscurité, le chaos et le mal. Cependant, dans d’autres cultures et traditions, le pentagramme inversé est considéré comme un symbole positif de transformation spirituelle et est utilisé dans de nombreux contextes différents.

Quelle est la signification du symbole quintuple dans la Wicca ?

Dans la Wicca, le symbole quintuple est souvent associé aux quatre éléments de la terre, de l’air, du feu et de l’eau, ainsi qu’à l’élément spirituel de l’éther. Il représente l’équilibre, l’harmonie et l’unité de la nature, et est souvent utilisé dans les rituels et la magie pour aligner ces énergies. Le symbole est également associé aux cinq points du pentagramme, qui représentent les cinq éléments et leurs énergies correspondantes.

Quelle est la signification du symbole quintuple dans le satanisme ?

Dans le satanisme, le symbole quintuple est souvent utilisé comme symbole de rébellion et de défi contre le statu quo. Il représente le principe de l’individualisme et le rejet de l’autorité, ainsi que le désir de pouvoir et de contrôle personnels. Le symbole est également associé aux cinq points du pentagramme, qui représentent les éléments de la terre, de l’air, du feu, de l’eau et de l’esprit, et qui sont utilisés dans les rituels et la magie pour évoquer des énergies et des esprits spécifiques.

Quel est le symbolisme du symbole quintuple dans les cultures amérindiennes ?

Dans les cultures amérindiennes, le symbole quintuple est souvent associé aux cinq directions du nord, du sud, de l’est, de l’ouest et du centre. Il est également associé aux cinq éléments de la terre, de l’air, du feu, de l’eau et de l’esprit, ainsi qu’aux cinq étapes de la vie et de la mort. Le symbole est utilisé dans de nombreux rituels et cérémonies pour se connecter avec les énergies du monde naturel et pour honorer les ancêtres et les esprits de la terre.

Quelle est la signification du symbole quintuple en astrologie ?

En astrologie, le symbole quintuple est associé à la planète Vénus, qui est la maîtresse du signe du Taureau. Il est également associé à l’élément terre et à la qualité de fixité qui régit le signe du Scorpion. Le symbole est utilisé dans de nombreuses cartes et lectures astrologiques différentes pour représenter l’énergie de Vénus et les qualités de la terre et de la fixité.

Conclusion

Le symbole quintuple est un symbole ancien et puissant qui a été utilisé dans de nombreuses cultures différentes à travers l’histoire. Sa signification et son symbolisme sont complexes et multiformes, et il a été associé à une grande variété de concepts et d’idées différents. Que vous le voyiez comme un symbole d’équilibre et d’harmonie, de transformation spirituelle et d’illumination, ou de rébellion et de défi contre l’autorité, le symbole quintuple continue de fasciner et d’intriguer les gens à ce jour.

La franc-maçonnerie ouvre ses portes : voici quelques apports historiques au Paraguay

De notre confrère du Paraguay abc.com.py

Il y a quelques jours est sorti le livre « Franc-maçonnerie paraguayenne« , une compilation historique sur la Grande Loge Symbolique. L’auteur et l’actuel Grand Maître ont souligné dans cette note certaines des contributions de l’organisation pour la formation des institutions dans le pays.

La franc-maçonnerie est connue pour sa stricte discrétion et le Grand Maître Très Sérénissime de la Grande Loge du Paraguay , José Fernández Zacur, a assuré aujourd’hui qu’avec le livre « La franc-maçonnerie paraguayenne », ils cherchent à « montrer le vrai visage positif de la franc-maçonnerie au Paraguay » et à briser avec les murs « préconceptuels » de la société .Il a assuré que dans le document, ils raconteront l’histoire du Paraguay à travers les « frères francs-maçons qui ont participé à l’épopée nationale ».

L’historien Fabián Chamorro a rapporté qu’ils ont pu collecter beaucoup plus de documents que prévu et ont complété 450 pages. Le livre raconte l’histoire de la franc-maçonnerie dans le pays et non seulement de l’institution, mais aussi de ses membres.« La période la plus positive de la franc-maçonnerie dans le pays a certainement été celle où elle était plus publique , vers la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle », a-t-il assuré. A cette époque, selon l’historien, la Grande Loge Symbolique était chargée de :La création du Collège National de la CapitaleLa formation de l’Université nationale d’AsunciónL’institution du mariage civil

« Et de nombreux autres jalons que la franc-maçonnerie a franchis grâce à ses membres« , a ajouté Chamorro en avant-première du contenu du livre.

Dans ce contexte, le Grand Maître a ajouté qu’une autre des contributions importantes de la franc-maçonnerie est la formation des principaux partis politiques du Paraguay.

« Toutes les idées maçonniques ont été transférées aux idées les plus importantes des partis. Il y a un chapitre (dans le livre) sur la formation de l’identité politique à partir des principes de la franc-maçonnerie », a-t-il ajouté sur ce point.

Ils cherchent à purger la franc-maçonnerie et expulser les « pommes pourries »

D’autre part, Fernández Zacur a souligné qu’il existe une douzaine de loges au Paraguay et que certaines d’entre elles sont mixtes, tandis qu’une est réservée aux femmes. En ce sens, il a dit que la Grande Loge Symbolique du Paraguay est basée sur des principes qui n’admettent pas l’entrée des dames.

Il a lui-même assuré que la franc-maçonnerie est une institution philosophique et philanthropique dont le but est d’influencer positivement la société à travers ses hommes. Dans ce contexte, « l’entité saine » ne tolère pas l’ingérence de ses membres dans la Justice, malgré le fait qu’elle soit construite sur la base de l’entraide et de la discrétion.

« Que certains francs-maçons aient profité de cette situation pour leurs ruses, c’est quelque chose dont s’occupe l’institution et qui est en état permanent d’épuration. Nous avons expulsé un certain nombre de membres dont le comportement a causé des taches sur ce visage sain que nous voulons projeter », a-t-il réfléchi.

Il a également assuré que leur main ne tremblera pas pour expulser de leurs rangs les membres qui vont à l’encontre des principes. « Je pense qu’on va nettoyer le panier de pommes pourries « , a-t-il promis.

Enfin, il a assuré que l’engagement de la Grande Loge du Paraguay est avec la culture. « Vraiment, notre engagement dans cette enquête historique est de se débarrasser de ces questions et de fournir des faits documentés, afin que les gens puissent mieux comprendre l’histoire de notre pays grâce à la participation des hommes qui ont été membres de l’institution« , a-t-il conclu.

Quand et comment utiliser « Loge » et « franc-maçon » ?

De notre confrère thecontentauthority.com

En ce qui concerne les sociétés secrètes et les organisations fraternelles, les termes « loge » et « franc-maçon » sont souvent utilisés de manière interchangeable, ce qui entraîne confusion et idées fausses. Alors, quel est le mot approprié à utiliser et que signifient réellement ces termes ?

Précisons que « loge » et « franc-maçon » sont des mots appropriés à utiliser pour désigner ce groupe particulier. Cependant, ils ont des significations légèrement différentes.

Une loge est une section locale ou un groupe de francs-maçons qui se réunissent régulièrement dans un bâtiment désigné, également appelé loge. Le terme « lodge » peut également désigner le bâtiment physique lui-même. La franc-maçonnerie, d’autre part, est l’organisation globale qui englobe toutes les loges et tous les membres.

La franc-maçonnerie est une organisation fraternelle qui trouve ses racines dans les guildes de tailleurs de pierre du Moyen Âge. Aujourd’hui, c’est une organisation mondiale qui promeut le développement moral et personnel, la charité et le service communautaire. L’organisation est basée sur un système d’enseignements moraux et philosophiques, et les membres sont tenus de croire en un Être Suprême.

Maintenant que nous comprenons mieux ce que signifient ces termes, plongeons plus profondément dans le monde de la franc-maçonnerie et explorons son histoire, ses rituels et ses croyances.

Définir Loge

Une loge est un terme utilisé pour désigner une unité locale d’une organisation fraternelle, généralement composée de membres qui partagent un intérêt, un objectif ou une profession communs. Dans le contexte de la franc-maçonnerie, une loge est un groupe d’individus qui ont été initiés à la fraternité et se réunissent régulièrement pour mener leurs affaires et accomplir leurs rituels. Le terme « lodge » est dérivé des abris temporaires utilisés par les chasseurs et les voyageurs à l’époque médiévale.

Les loges de la franc-maçonnerie portent généralement le nom d’une personne ou d’un événement important, et chaque loge a sa propre identité et sa propre culture. Les membres d’une loge sont censés respecter les valeurs et les principes de la franc-maçonnerie, qui incluent la fraternité, la charité et la vérité.

Définir franc-maçon

Un franc-maçon est membre d’une organisation fraternelle connue sous le nom de franc-maçonnerie, qui est l’une des sociétés secrètes les plus anciennes et les plus importantes au monde. Les origines de la franc-maçonnerie sont entourées de mystère, mais on pense qu’elle a évolué à partir des guildes de tailleurs de pierre qui ont construit les cathédrales et les châteaux de l’Europe médiévale.

La franc-maçonnerie est basée sur un système d’enseignements moraux et éthiques, qui sont transmis à ses membres à travers une série de drames rituels et d’allégories. La fraternité est apolitique et non religieuse, et ses membres sont issus d’un large éventail d’horizons et de professions.

Les francs-maçons sont censés défendre les valeurs et les principes de la fraternité, qui incluent la fraternité, la charité et la vérité. On s’attend également à ce qu’ils soutiennent leurs confrères et contribuent au bien-être de leurs communautés.

Comment utiliser correctement les mots dans une phrase

Lorsqu’il s’agit de comprendre les différences entre « loge » et « franc-maçon », il est important de savoir comment utiliser correctement ces mots dans une phrase. Voici une ventilation de la façon d’utiliser chaque mot correctement.

Comment utiliser « Loge » dans une phrase

« Lodge » peut faire référence à un emplacement physique ou à une organisation sociale. Voici quelques exemples d’utilisation de « loge » dans une phrase :

  • “J’ai séjourné dans un lodge confortable à la montagne pendant mes vacances.”
  • « La loge maçonnique de la ville tient des réunions régulières. »
  • « Le pavillon de chasse était décoré de têtes d’animaux et de bois. »
  • Comme vous pouvez le voir, « loge » peut faire référence à un bâtiment ou à un groupe de personnes qui se rassemblent. Il est important d’utiliser le mot dans son contexte afin que le sens soit clair.
  • Comment utiliser « franc-maçon » dans une phrase
  • « Franc-maçon » fait référence à un membre de l’organisation de la franc-maçonnerie. Voici quelques exemples d’utilisation de « franc-maçon » dans une phrase :
  • « Mon grand-père a été franc-maçon pendant plus de 50 ans. »
  • « Les francs-maçons ont une longue et riche histoire. »
  • « La cérémonie a été menée par la loge franc-maçonne locale. »

Comme vous pouvez le voir, « franc-maçon » se réfère spécifiquement à un membre de l’organisation ou à l’organisation dans son ensemble. Il est important d’utiliser le mot avec précision afin qu’il n’y ait pas de confusion quant à sa signification.

Plus d’exemples de loge et de franc-maçon utilisés dans les phrases

Alors que nous continuons à explorer les différences entre loge et franc-maçon, il est utile de voir ces termes utilisés dans divers contextes. Vous trouverez ci-dessous des exemples de la façon dont les deux mots peuvent être utilisés dans une phrase.

Exemples d’utilisation de Loge dans une phrase

  • Les chasseurs ont décidé de loger dans la cabane pour la nuit.
  • Il a pu déposer une plainte auprès du directeur de l’hôtel concernant le service médiocre.
  • Le lodge du parc national offrait une vue imprenable sur les montagnes.
  • Elle était ravie d’assister à la réunion annuelle de la loge avec ses collègues membres.
  • Le chalet de ski avait une cheminée confortable et des sièges confortables.
  • Ils ont pu déposer leur demande de permis de construire avant la date limite.
  • Il a décidé de déposer une protestation formelle auprès du conseil municipal au sujet du projet de construction proposé.
  • Le lodge était rempli de l’arôme du pain et des pâtisseries fraîchement cuits.
  • Elle a réservé une chambre au lodge pour ses prochaines vacances à la montagne.
  • Ils ont pu déposer leurs passeports et autres documents importants dans le coffre-fort de l’hôtel.

Exemples d’utilisation de franc-maçon dans une phrase

  • Il était fier d’appartenir à la fraternité franc-maçonne.
  • La loge franc-maçonne locale a organisé un événement caritatif pour collecter des fonds pour la communauté.
  • Elle fut surprise d’apprendre que son grand-père était franc-maçon depuis de nombreuses années.
  • Ils ont assisté à une cérémonie franc-maçonne en l’honneur d’un confrère décédé.
  • Le temple franc-maçon était un bâtiment impressionnant à l’architecture complexe.
  • Il a pu nouer des contacts avec d’autres professionnels grâce à son appartenance à l’organisation franc-maçonne.
  • L’emblème franc-maçon était bien en vue sur sa bague.
  • Elle a été impressionnée par les valeurs et les principes défendus par la société franc-maçonne.
  • Ils ont pu retracer l’histoire de leur famille jusqu’à un membre éminent de la franc-maçonnerie dans les années 1800.
  • Il était ravi d’assister à la convention annuelle des francs-maçons dans un autre État.

Erreurs courantes à éviter

En ce qui concerne les termes « loge » et « franc-maçon », beaucoup de gens les utilisent de manière interchangeable, mais c’est une erreur courante. Voici quelques-unes des erreurs les plus courantes que les gens commettent et pourquoi elles sont incorrectes :

Utiliser indifféremment « loge » et « franc-maçon »

Le terme « loge » fait référence au lieu de rencontre physique où les francs-maçons se rassemblent. D’autre part, «franc-maçon» fait référence à un membre de l’organisation fraternelle connue sous le nom de franc-maçonnerie. L’utilisation de ces termes de manière interchangeable peut prêter à confusion et représenter de manière inexacte l’organisation.

En supposant que toutes les loges sont des loges franc-maçonnes

Une autre erreur courante consiste à supposer que toutes les loges sont des loges franc-maçonnes. Alors que de nombreuses loges sont en effet affiliées à la franc-maçonnerie, il existe également d’autres types de loges, comme les pavillons de chasse ou les loges fraternelles pour d’autres organisations.

Croire aux théories du complot

L’une des idées fausses les plus importantes sur la franc-maçonnerie est qu’il s’agit d’une société secrète aux intentions néfastes. Ce n’est pas vrai, et croire en ces théories du complot peut conduire à des malentendus et à de fausses hypothèses.

Offrir des conseils sur la façon d’éviter ces erreurs

Pour éviter de commettre ces erreurs courantes, il est essentiel de faire vos recherches et de comprendre les différences entre « loge » et « franc-maçon ». Voici quelques conseils:

  • Prenez le temps de vous renseigner sur l’histoire et le but de la franc-maçonnerie.
  • Tenez compte du contexte dans lequel les termes sont utilisés.
  • Utilisez une terminologie précise lorsque vous vous référez à la franc-maçonnerie et à ses loges.
  • Évitez de répandre des informations erronées ou des théories du complot sur l’organisation.

Le contexte compte

Lorsqu’il s’agit de choisir entre « loge » et « franc-maçon », le contexte peut jouer un rôle important dans la détermination du terme à utiliser. Bien que les deux termes soient souvent utilisés de manière interchangeable pour désigner la même chose, il existe des situations où un terme peut être plus approprié que l’autre.

Exemples de contextes différents

Voici quelques exemples de contextes différents et comment le choix entre « loge » et « franc-maçon » pourrait changer :

1. Contexte historique

Lorsque l’on parle de l’histoire de la franc-maçonnerie, il est courant d’utiliser le terme « loge » pour désigner le lieu de réunion des francs-maçons. En effet, le terme «franc-maçon» faisait historiquement référence aux membres individuels de la fraternité, plutôt qu’au bâtiment physique où ils se rencontraient.

2. Contexte géographique

Dans certains pays, comme le Royaume-Uni, le terme « loge » est plus couramment utilisé pour désigner un groupe spécifique de francs-maçons qui se réunissent régulièrement. Dans d’autres pays, comme les États-Unis, le terme «franc-maçon» est plus couramment utilisé pour désigner la fraternité dans son ensemble.

3. Contexte linguistique

Selon la langue parlée, le choix entre « loge » et « franc-maçon » peut varier. Par exemple, en français, le terme « loges » est utilisé pour désigner les loges individuelles des francs-maçons, tandis que le terme « franc-maçon » est utilisé pour désigner les membres de la fraternité.

4. Contexte culturel

Enfin, le choix entre « loge » et « franc-maçon » peut dépendre du contexte culturel dans lequel ils sont utilisés. Par exemple, dans certaines cultures, le terme « franc-maçon » peut avoir des connotations négatives, tandis que le terme « loge » peut être plus neutre. Dans d’autres cultures, le contraire pourrait être vrai.

Dans l’ensemble, comprendre le contexte dans lequel « loge » et « franc-maçon » sont utilisés peut aider à garantir que le terme approprié est choisi, en fonction de la situation.

Exceptions aux règles

Bien que les termes « loge » et « franc-maçon » soient souvent utilisés de manière interchangeable, il existe certaines exceptions où les règles d’utilisation peuvent ne pas s’appliquer. Voici quelques explications et exemples pour chaque cas :

1. Loges non maçonniques

Il est important de noter que toutes les loges ne sont pas associées à la franc-maçonnerie. En fait, il existe différents types de lodges qui existent pour différents objectifs et organisations. Par exemple, un pavillon de chasse est un type de bâtiment ou de groupe utilisé à des fins récréatives, tandis qu’un pavillon fraternel est un organisme social qui favorise la fraternité entre ses membres. Par conséquent, il est important de considérer le contexte dans lequel le terme « loge » est utilisé avant de supposer qu’il se réfère à la franc-maçonnerie.

2. Organisations maçonniques qui n’utilisent pas le terme « loge »

Bien que la franc-maçonnerie soit souvent associée au terme « loge », certaines organisations maçonniques n’utilisent pas ce terme. Par exemple, le Rite écossais est une organisation maçonnique qui utilise le terme «vallée» pour désigner ses chapitres locaux, tandis que le York Rite utilise le terme «chapitre» pour désigner ses groupes locaux. Par conséquent, il est important d’être conscient de la terminologie spécifique utilisée par les différentes organisations maçonniques.

3. L’utilisation de « franc-maçon » comme adjectif

Alors que « franc-maçon » est généralement utilisé comme nom pour désigner un membre de la fraternité maçonnique, il peut également être utilisé comme adjectif pour décrire quelque chose qui est associé à la franc-maçonnerie. Par exemple, un « tablier franc-maçon » est un tablier qui est porté par les membres maçonniques lors de certains rituels et cérémonies. Par conséquent, il est important de considérer le contexte dans lequel le terme « franc-maçon » est utilisé avant de supposer qu’il se réfère à une personne.

4. Différences régionales

Il convient de noter que l’utilisation de « loge » et de « franc-maçon » peut varier en fonction de la région ou du pays dans lequel ils sont utilisés. Par exemple, aux États-Unis, le terme « loge » est souvent utilisé pour désigner le chapitre local d’une organisation maçonnique, tandis qu’au Royaume-Uni, le terme « loge » est utilisé plus largement pour désigner tout type d’organisation ou bâtiment à vocation sociale ou récréative. Par conséquent, il est important d’être conscient des différences régionales dans la terminologie lors de l’examen de la franc-maçonnerie.

C’est de ta faute !

Le sentiment de culpabilité : De la névrose a la responsabilité

Chacune, chacun de nous peut aisément le constater : il n’existe pas ou peu d’ouvrages présentant une véritable psycho-sociologie de la franc-maçonnerie et des francs-maçons. A part, les « marronniers » qui régulièrement, révèlent au Grand Public, surtout les notoriétés (politiques, audio-visuelles, sportives, etc.) qui en font partie.

   Les conférenciers et habitués des plateaux de télévision » ou de radio, qu’ils soient philosophes, artistes, écrivains, médecins, psychiatres ou psychanalystes, qui approchent la franc-maçonnerie, de près ou de loin, la présentent au mieux comme « une société de pensée ». Mais ils se gardent bien de préciser si, à leurs yeux, existe une « culture maçonnique ». C’est à dire un véritable syncrétisme (et non un éclectisme) de toutes les formes de pensée et de comportement, de doctrines et de systèmes, générant une méthode individuelle d’épanouissement. Dit autrement, les intervenants ne font pas état d’un modèle spécifique, en termes d’émotions et de sentiments, qui saisirait l’essence de l’Homme en mouvement et en réflexions, au sein de la franc-maçonnerie.

   Certes, chaque être humain étant unique avec sa vision du monde intime, nous pouvons comprendre cet évitement, vu que, après tout, il y a certainement autant de « cultures maçonniques » qu’il y a de francs-maçons et de franc-maçonnes !

Des valeurs chrétiennes à la démocratie

 Observons les faits historiques : Cette société fraternelle initiatique, dans ses versions « obédientielle » ou « loge indépendante » contemporaines, est une très lointaine cousine des bâtisseurs de cathédrales, pour en avoir métaphoriquement emprunté l’esprit et l’image avec le symbolisme de la pierre élevée en monuments religieux. Celui-ci évoque la construction de l’Homme et, conséquemment, la solidarité entre les acteurs en présence.

Cette figuration constructive d’inspiration biblique (Le Temple du roi Salomon) est le choix – rappelons-le – de ses promoteurs du 18ème siècle, (le Presbytérien écossais James Anderson et le Huguenot d’origine française Jean Théophile Desaguliers). De la sorte, le « psychisme » de ces deux ecclésiastiques imprègne la franc-maçonnerie spéculative, tant des valeurs que des « avatars » de la chrétienté. Même s’ils se défendent d’avoir voulu créer une religion rapprochant Catholiques et Protestants, alors en conflit !

C’est d’ailleurs bien l’intérêt du choix de cet édifice mythique, dédié à Dieu, mais sans doute œuvre d’imagination des rédacteurs bibliques (sans preuve formelle d’existence à ce jour). Dès lors s’ouvre un vaste champ virtuel d’actions, permettant le déploiement des multiples aventures humaines, au long des rites maçonniques qui l’ont choisi, à leur tour, comme socle de leurs thèmes de réflexions.

La perfection n’est pas de ce monde et il serait vraiment suspect que la franc-maçonnerie veuille apparaître dans le cadre salomonien comme une institution parfaite, donc sans défauts ni faiblesses, lesquels caractérisent précisément « l’humain » et en constitue même en quelque sorte la noblesse !

Ce n’est pas la dévaloriser que les pointer, mais au contraire la rendre plus authentique et sensible. Il faut ainsi s’entendre d’entrée sur ses fameuses valeurs chrétiennes originelles qu’elle a reprises à son compte par porosité. Tout respect gardé pour elles, la religion et les pratiquants qu’elles représentent, il est juste de reconnaître que le monde n’a tout de même pas attendu la venue du prophète de Nazareth pour sortir de l’ignorance !

Certes, la bonne parole qu’il prêchait a magnifiquement œuvré pour tenter la promotion de l’amour universel, mais elle n’a pas inventé la dignité et la solidarité. Soyons justes : Ces valeurs humaines, sans doute « sommeillantes » existaient avant son arrivée et demandaient à être réveillées ! Dès lors prétendre que l’observation d’une conscience morale ou le souci de l’autre sont spécifiquement chrétiens, est en soi inexact. Et c’est même avancer un ethnocentrisme douteux !

Rappelons-nous que la démocratie est née au sein de la Grèce antique avec ses règles du « vivre ensemble » dans le respect mutuel, bien avant les valeurs dites chrétiennes (très proches des premières). Souvenons-nous encore qu’au cours de ces deux mille ans après la naissance du précité Jésus (qui n’a jamais demandé qu’un culte à son nom lui survive) le Christianisme a certes prêché l’amour universel en cause mais aussi au long des siècles, – soyons ici « mémorants » et objectifs – ses servants en haut lieu l’ont perverti gravement. En instaurant l’ignoble Inquisition, en ignorant les sévices des pires dictatures, en justifiant l’exercice de bien des injustices puis en s’ingéniant à entraver souvent le précieux débat d’idées. Il y a les religions et ce que les Hommes en font !

Un désastre politico-ecclésial

Ainsi le débat – toujours pas clos, comment le serait-il ?! – sur les huit Croisades lancées d’Europe par la Papauté d’Urbain II et les suivantes qui ont opposé l’Occident au Proche-Orient entre 1095 et 1291. Au prétexte premier (très discutable encore aujourd’hui) pour les Chevaleries chrétiennes d’aller déloger les Turcs seldjoukides de Jérusalem et de rendre ainsi accessible aux pèlerins le tombeau du Christ (à l’occasion du millénaire de sa mort), elles ont provoqué des milliers de victimes, tant chrétiennes que musulmanes.

A noter qu’au passage de la première Croisade, une partie des paysans enrôlés par les Croisés (comprenant aussi des nobles) a massacré plusieurs colonies juives en Rhénanie, malgré les interdictions de l’Eglise. Pour certains historiens ces actes antisémites ont été le début d’un antisémitisme qui a persisté et dont l’apogée fut la Shoah. Les chroniques juives du Moyen Âge ont authentifié et consigné ces massacres sous l’appellation « Gezerot Tatnou »

Il est bien difficile, sinon impossible, de valoriser les « éléments positifs » de ces expéditions mortifères, comme ils le devraient, car ils sont évidemment entachés à jamais par les horreurs commises. Elles ont certes permis les échanges (tardifs !) entre l’Orient et l’Occident, telles les techniques architecturales (voûtes sur croisées d’ogives) dont ont bénéficié les cathédrales qui ont couvert l’Europe. Les Croisés ont aussi rapporté des produits inconnus en Europe : étoffes précieuses, soie, plantes médicinales, arbres fruitiers, fleurs (dont la rose). Et ils ont répandu sur place, pour leur part, des méthodes de production agricole et de tannages des cuirs.

Il n’empêche que, nous insistons, nombre d’historiens sérieux, tant occidentaux qu’orientaux, s’accordent à dire que les Croisades – en tant que « guerre de religions » – furent un véritable désastre politico-ecclésial ! Dont nous payons encore le prix aujourd’hui, en termes conflictuels.

Certes, du Mal nait le Bien, si l’on veut croire le mouvement de cette binarité qui caractérise la destinée humaine (symbolisée en maçonnerie par le pavé mosaïque et exposé d’entrée à la vue des nouveaux initiés) : Les Chevaliers du Temple, acteurs de ces Croisades (avec les Chevaliers Teutoniques et les Chevaliers de Malte) ont, dit-on, inventé le système bancaire (Implantations des Commanderies templières dont certaines subsistent encore, transformées en hôtels indépendants). Avant de pratiquement disparaître suite à l’immolation de son Chef, Jacques de Molay, le 13 mars 1314.

Demeure aujourd’hui de cet affrontement méditerranéen, le précité Ordre Souverain de Malte, survivance prestigieuse et bienfaisante dans le monde entier des Chevaliers hospitaliers de l’Ordre de Saint Jean, siégeant au Vatican. Une belle conduite de réparation, reconnaissons-le, de la culpabilité. Il faut saluer ici les Gouverneurs successifs de cette Chevalerie qui ont dirigé le mouvement au fil des siècles jusqu’à nos jours : Autant d’hommes valeureux dont l’intelligence s’est souvenue de leurs aînés, qui rappelons-le, sous la direction de l’humble et bienveillant initiateur frère Gérard, et selon sa motivation première, secouraient les pèlerins en difficulté à Jérusalem, dans les années 1040… Les « fidèles » et les « Mahométans » étaient alors des frères amis avant qu’une folie guerrière ne se réveille dans le tréfonds de leurs cerveaux archaïques !

Il y a eu bien des conflits depuis la fin de ces Croisades. C’est à dire que se sont retirés du Proche-Orient, de gré ou de force, Croisés et Chevaliers, en 1291 notamment sous la poussée du Sultan Salah Al Din Saladin. Les intentions de certains d’entre eux n’étaient pas que la défense du tombeau du Christ ni le secours aux voyageurs, l’histoire nous le dit aujourd’hui officiellement !

Bien plus tard, à la fin du XVIIIème siècle, l’évolution de la pensée conduit les philosophes des Lumières à croire que le progrès moral viendrait du progrès matériel (machine à vapeur, électricité, etc.). Mais ils ont été tragiquement démentis par les génocides du XXème siècle (arméniens, juifs, tutsis, entre autres abominations). Et l’Homme du XXIème ne semble toujours pas guéri de sa soif de conquêtes territoriales, ferment endémique de cette « manie de la guerre » ! Le conflit actuel Russie/Ukraine, deux pays frères par nature, en témoigne, malheureusement.

Peut-on espérer quelque chose, ne serait-ce qu’en termes de médiation, de la part des religions en place ? En continuant de guerroyer entre elles, au prétexte que chacune prétend son Dieu plus authentique que les autres, il est clair que la paix n’est probablement pas à espérer de leur côté !

Il ne s’agit pas ici de régler des comptes, notamment avec le Christianisme et ses compromissions dans l’histoire, encore moins de le rejeter, ni de mettre en difficulté et troubler la foi des croyants sincères. Ce n’est pas mon sujet. Avec le concours des sciences humaines, qui renforcent la franc-maçonnerie contemporaine (notamment la philosophie, la sociologie, la psychologie, la psychanalyse, l’Analyse Transactionnelle, entre autres) mon intention est surtout de formuler des constats, au fil de l’actualité. En l’occurrence, d’abord, celui que les fameuses valeurs chrétiennes qui sont utiles (Amour, travail, solidarité, dignité, respect, entre autres) trouvent certes leur justification dans le contexte social, même si elles existent déjà, sous leurs diverses formes. Abondance de bien ne nuit surtout pas, à part que, répétons-le sans malice, le Christianisme n’a rien inventé dans ce domaine !

 En revanche, en France, ce qui s’est imposé depuis les années récentes, c’est bien le droit, la science, le suffrage universel, la liberté d’être (de penser, de dire et de faire) la laïcité, aux côtés de la tolérance, la bienveillance et la protection sociétale, autrement dit l’existence d’un « équilibre des pouvoirs » qui les affirment et permet ainsi le plein exercice de la citoyenneté, synonyme de bien-être social. L’ensemble de ces dispositions et qualités foncièrement humaines, n’appartient à aucun mouvement. Elles ne tombent pas du ciel, elles ne sortent pas de la Bible ni des Eglises, mais, entre autres, de l’interprétation régulièrement « affinée » de la Déclaration des Droits de l’Homme (1789)

Pour sûr, ces valeurs ne peuvent pas avoir la prétention d’être vraiment universelles, mais tout leur mérite est de tendre vers cette universalité. Il ne faut pas oublier que ces Droits entrainent des Devoirs de la part du citoyen.

En ce sens, il serait bon que soient mis vraiment en exercice dans la Cité la Déclaration des Devoirs de l’Homme, élaborée par l’avocat, député et franc-maçon, François Boissy d’Anglas en 1795. Elle a suivi la première mais les pouvoirs publics semblent l’avoir négligée en son temps. Elle a pourtant plus que jamais sa place aujourd’hui dans notre société, où à tort ou a raison, le citoyen a souvent le sentiment qu’il donne davantage qu’il ne reçoit.

Par ailleurs, il n’y a jamais eu autant de graves incivilités chez les particuliers, dans la rue, les commerces, les transports, à l’école ! On le voit ici, cette Déclaration des Devoirs de l’Homme (à consulter) n’a rien perdu de sa pertinence. « Un homme, çà s’empêche !», fait dire Albert Camus, fort à propos, à l’un de ses personnages de roman (Le premier Homme). Quatre mots à méditer.

Un homme çà s’empêche… et pourtant, de son fait, dans le cadre des activités humaines générales, une suite de désordres majeurs dont il a conscience menacent en ce moment même la planète : réchauffement climatique, dangers de la mondialisation sur les populations et l’environnement, menaces sur les espèces animales, etc. Apparaît donc un décalage manifeste entre les valeurs morales de l’homo sapiens et son comportement !

Distinguer le Bien du Mal

Il semblerait que le sentiment de culpabilité, profondément ancré en lui, avec son « jumeau », le sentiment de responsabilité, utiles précisément pour distinguer le bien du mal, ne fonctionnent vraiment au plan émotionnel, que si le problème en cause le concerne de très près (maladie, accident, assistance, mort d’un proche, risque de contagion, manque d’un ingrédient ou remède vital par exemple). Lorsque « l’élément dramatique » ou le danger est lointain, le sentiment de culpabilité s’atténue jusqu’à disparaître. Tout dépend de notre culture, éducation, environnement, lieu de vie.

De fait, il existe deux formes de culpabilité : l’émotion spontanée, déclenchant l’action immédiate et le sentiment distancié, relevant d’une élaboration mentale « retardée » avec action éventuelle. Ce qui renvoie d’une certaine façon à la philosophie d’Epictète : « Il y a les choses qui dépendent de nous et celles qui n’en dépendent pas ». Reste à être sûr que l’on ne peut rien faire dans certaines situations, seul en tout cas, même à distance ! L’esprit de facilité, l’égoïsme, l’indifférence, peuvent parfois neutraliser l’action !

Il existe bien entendu, à titre individuel, le sentiment de culpabilité (ou complexe de culpabilité) qui affecte celle ou celui constitutionnellement prédisposé (e) à endosser une faute imaginaire (inconsciente) ou même s’en accuser ! Cette névrose, car il s’agit alors d’une pathologie, affecte beaucoup les latins que nous sommes, nous dit l’anthropologie. Les Asiatiques, notamment, seraient moins concernés. Combien de gens – dans ce champ névrotique – se sentent coupables en effet, et pour tout dire, responsables, de faits courants et mineurs auxquels ils sont étrangers ?! Et combien de gens ont l’art « pervers » de culpabiliser le frère, la sœur, le collègue ou même l’ami, en retournant alors une situation ! C’est à dire en accusant carrément à tort un innocent ! Dans le déroulement de la vie quotidienne, les enfants, pour leur part, apprennent vite à mentir !

« C’est de ta faute ! » : l’accusation est courante, en cuisine pour un plat trop cuit, en voiture pour une bifurcation ratée au supermarché pour une promotion manquée, à la gare pour un train loupé…la mauvaise foi de l’accusateur (trice) concluant souvent la situation d’échec. Sachant que la nature humaine aime bien trouver un coupable…et que le plaisir est bien entendu dans la réconciliation d’usage après la dispute inévitable !

Freud a finement remarqué que le sentiment de culpabilité (lorsqu’il est d’ordre névrotique) conduit souvent au désir de châtiment, au besoin de punition, disons de « réparation » ! Tiens, nous voici de retour à l’enfance ! Et pour l’occasion en franc-maçonnerie !

Encore aujourd’hui, les francs-maçons font l’objet d’excommunication de la part du Vatican ! Pas possible donc, en théorie, d’être à la fois catholique et franc-maçon ! Ce que sont pourtant nombre d’entre eux, baptisés à la naissance ! Par définition, le récipiendaire – en l’espèce le « profane » croyant qui demande l’entrée du temple – est donc symboliquement, avant son admission, un « pêcheur », « porteur de fautes », bref, un « coupable » potentiel. Pas de panique, nous sommes au vrai, dans un système fictionnel ! La définition même de la culpabilité « construite » !

Certaines épreuves d’admission à l’organisation – qui conduisent à l’initiation (en soi, « purificatrice ! ») ne seraient-elles pas inspirées de ces coutumes juvéniles – voire du scoutisme – qui tiennent à la fois du jeu et de la peur passagère ? Sans l’affirmer, il n’est pas interdit de le penser. Ainsi l’épreuve du bandeau ne renverrait-elle pas au jeu de Colin-Maillard nous privant momentanément de la vue au milieu d’une assemblée « amusée » ? Et le séjour dans le cabinet de réflexion ne nous rappellerait-il pas notre « peur du noir » lors d’un court enfermement punitif dans une cave ou un sombre réduit pour quelque bêtise enfantine ?! Certes, il est très poétique, pour nous adultes devenus, de rapprocher ces « jeux » des fameux Mystères d’Eleusis. Le symbolisme, en l’occurrence maçonnique, dispose d’un trésor d’évocations offertes par la Grèce antique !

Et la franc-maçonnerie dans tout çà ?

Avant la création de la Grande Loge de Londres en 1717 (maçonnerie des « Moderns »), entre autres par les deux ecclésiastiques précités, la franc-maçonnerie vivait tranquillement une « maçonnerie de loges » éparses en Ecosse et dans le nord de l’Angleterre (Maçonnerie des « Ancients »). Elle marquait, à la fin du 17ème siècle, le passage de la maçonnerie opérative (par quelques constructeurs reconvertis et professions « acceptées ») en maçonnerie spéculative (de réflexion)

Après avoir traversé la Manche, la franc-maçonnerie, donc les francs-maçons, les franc-maçonnes, prennent progressivement leur part dans cette conversion philosophique (de la main à l’esprit, en quelque sorte), sur le sol de France, à l’échelon des Obédiences, des Juridictions et des loges. Avec toujours cette condamnation « perdurante » de l’Eglise planant au-dessus du mouvement, dont, il faut bien le dire, les initiés (es) n’ont cure ! Certes, le Christianisme n’accuse pas que les francs-maçons. Sa culpabilisation vise également les femmes qui pratiquent la contraception, l’avortement, les divorcés remariés, les homosexuels. A noter pourtant que ni l’Ancien, ni le nouveau Testament ne comportent dans leurs textes de telles accusations. Et elles ne peuvent pas être imputées au précité Jésus qui n’en a dit mot en son temps. Une forme de « névrose chrétienne » affecte donc encore bel et bien les locataires du somptueux Vatican, qui se croit permis de vouloir contrarier le cours normal de la nature humaine. Alors qu’il s’est révélé longtemps incapable, – et partant complice- d’empêcher les abominables crimes des centaines de pédophiles infiltrés dans ses troupes à travers le monde.

 En conséquence, il ne faut guère s’étonner de la désaffection actuelle des lieux de culte par les fidèles. Et si les anticléricaux s’en réjouissent, les pratiquants sincères ne peuvent que s’en désoler. Comme la franc-maçonnerie elle-même qui approuve la laïcité, en 1905 (Séparation de l’Etat et de l’Eglise) dans le respect total des religions. Car elle sait bien que, au-delà de la pratique cultuelle elle-même, c’est la cohésion sociale qui est affectée. Les lieux de cultes sont des points de rassemblement, de dialogues, d’échanges interhumains qui ont leur place dans la cité.

L’expression populaire « Il faut remettre l’Eglise au milieu du village » (d’origine alsacienne) – sans idée religieuse directe- signifie bien qu’il convient de respecter l’ordre, les convenances, la civilité, entre les habitants. Et les regrouper selon la tradition, au centre de ce village. Il s’agit, de remettre de cette façon, de l’ordre après un désordre. Nous retrouvons ici la devise du Rite Ecossais Ancien et Accepté : Ordo ab chao. « Du désordre, l’ordre ».

C’est un fait actuel, et l’illustration même de la formule précitée : Au moment même du développement considérable du télétravail au début de ce 21ème siècle – qui isole par définition, croyants ou non – l’office cultuel, quelle que soit la religion considérée, en l’espèce synonyme de réunion, regroupe comme la franc-maçonnerie, « ce qui est épars », donc engage l’Homme à sortir de chez lui. Parce qu’il est un animal social qui a un besoin vital de « faire société ». Il n’est d’être humain qu’en relation.

Les turpitudes religieuses avérées, plus haut décrites, n’empêchent pas les hauts dignitaires de la religion catholique actuelle d’édicter encore ses interdits injustifiés (alors qu’elle devrait plutôt faire preuve d’humilité et de retenue) à qui veut bien les entendre et en tenir compte ! Et la franc-maçonnerie, sa « parente », qui tout en étant écartée par cette même Eglise, porte encore les empreintes de ces empêchements. Elle n’est pas rancunière ! Tant mieux, c’est qu’elle a encore du chemin à parcourir pour être pleinement autonome par sa créativité et non imitatrice « coupable » dans ses pratiques !

Maçonner aujourd’hui

Heureux initiés (es), nous savons que les émotions et sentiments ne se distribuent pas sous forme de bons ou mauvais points mais éclosent, se vivent et se ressentent au plus profond de notre être. Chacune, chacun, éprouve ainsi son initiation en son cœur et son âme. Jusqu’à continuer de la vivre au présent ! Nés de nous-mêmes, en quelque sorte, nous sommes affectueusement accompagnés par le Vénérable Maître de la loge, dont le plat de l’épée, sur notre tête et nos épaules, nous consacre lors de notre initiation, selon la tradition des sociétés antiques.

L’initiation n’est pas une grâce tombée du ciel, mais pour le récipiendaire, la renaissance à une vie nouvelle. Elle symbolise l’ouverture d’un chemin qui conduit la nouvelle franc-maçonne, le nouveau franc-maçon, vers le Bon, le Beau, le Vrai, le Juste. Si , de son côté, la religion catholique a pu être qualifiée de « religion de la culpabilité », c’est qu’elle a répandu cette notion du « péché », du moins sur ceux et celles qui y sont réceptifs, à partir de la fable biblique où Eve (aidée d’un serpent) fait commettre à Adam l’irréparable : croquer la pomme, le fruit défendu du paradis terrestre.

Si le culte en cause reconnaît par cette métaphore le « sentiment de culpabilité », celui-ci n’est pas pour autant particulièrement lié à la franc-maçonnerie. Certes, nous venons de le voir, il peut s’y « nicher » au fil de l’articulation des rites, en fonction même de la sensibilité de l’initié (e). L’épreuve du bandeau, (situation infériorisante sur le moment par la perte d’un sens), et le séjour en cabinet de réflexion (face à face avec sa conscience) ne sont pas des démarches « innocentes ». Tout comme le parcours des degrés du rite (La franc-maçonnerie mise en grades à conquérir) qui peut être l’affaire d’une vie en termes de temps et d’amour-propre, expose à la fois à la compétition, à la comparaison et aux risques de l’échec. En ce sens, l’obtention retardée ou impossible des grades terminaux pour diverses raisons internes peut mettre à mal la résistance aux frustrations. Et provoquer des mutations ou démissions.

On n’arrête pas un marathonien avant les ultimes kilomètres d’une victoire désirée sur soi-même ! Les Constitutions et règlements de certaines obédiences, comportent davantage de pages d’interdictions que de pages permissives ! Autant d’articles à même d’entretenir, c’est un comble, quelque culpabilité entravante chez qui vient chercher en maçonnerie Liberté, Egalité et Fraternité !

 Il est bon de redire que la loge maçonnique n’est pas un lieu de thérapie, ni de culte, d’où les précautions à prendre lors des recrutements. Y dépendre d’un improbable tableau d’avancement, type militaire ou de l’étude des Evangiles, – tout respect gardé pour l’armée et les religions – est fâcheux en termes d’épanouissement personnel, but de toute démarche maçonnique.

Le sentiment de culpabilité, à la fois garde-corps et frein à l’épanouissement, peut venir de violences subies dans l’enfance, de blessures profondes de la vie, à même en effet d’empêcher l’estime de sa personne, la confiance en soi ou même de s’autoriser la permission d’être, de dire et de faire. C’est alors l’expression d’un « surmoi » devenu psychorigide, dirait Freud, qui affecte une personnalité sensible, souvent angoissée et l’indication d’une aide psychologique qui s’impose.

Ce sentiment est une névrose parmi d’autres : il ne s’agit pas de généraliser ici mais de « pointer » une particularité humaine qui nous invite à mieux encore nous considérer les uns les autres. Les regards, les gestes, les mots que nous échangeons sont des caresses ou des projectiles ! Comme toujours, il y a l’institution créée par l’homme, et ce qu’il en fait. Un lieu de pouvoir ou un centre d’échanges fructueux.

La franc-maçonnerie est une association ésotérique et initiatique, philosophique et progressiste, chaque adjectif est bien à sa place, mais nous, y avons-nous trouvé la nôtre ? : C’est bien là notre quête parmi nos frères et nos sœurs. Nous nous croisons lors des tenues mais nous rencontrons-nous vraiment ? Nous comprenons-nous vraiment ? Chacun, chacune de nous est un roman vivant, dont nous écrivons une page chaque jour de notre vie, au gré de nos contacts. Nos joies et nos peines, nos forces et nos faiblesses, nos manques et nos désirs.

J’ai gravé aujourd’hui sur la mienne, ce ressenti qu’est la culpabilité non seulement parce qu’il est profondément ancré en nous sans doute par la conscience de notre petitesse dans l’immensité – au-delà même de cet éventuel héritage judéo-chrétien précité, – mais parce qu’il a aussi une valeur morale. Il nous invite à davantage encore d’empathie et d’égards vis à vis de l’Autre, cet autre Moi. Dès lors, il s’agit de passer vraiment de cette culpabilité à la responsabilité. C’est sans doute cela être adulte ! « Si c’est la raison qui fait l’homme, c’est le sentiment qui le conduit » dit Jean-Jacques Rousseau.

« Le Templier », le film d’un jeune cinéaste de 25 ans

De notre confrère actu.fr – Par Eric Le Dorze

Le jeune cinéaste Corentin Cojan-Le Toux, 25 ans, a présenté son premier moyen métrage,« Le Templier» au cinéma Rex de Pontivy (Morbihan), samedi 20 mai dernier…

La bande-annonce de 55 secondes du moyen métrage Le Templier donne déjà le ton sur YouTube et sur les écrans du cinéma Rex de Pontivy (Morbihan) : « Quand viendra pour toi le moment d’affronter les ténèbres, qu’il te faudra brandir l’épée sur le champ de bataille, n’oublies pas que 300 ans d’histoire coulent dans tes veines… Lorsque ton devoir sera accompli, que tu seras aux portes de la mort, rappelle-toi, tu es et tu seras à jamais, un Templier… »

La voix française de Bradley Cooper !

La voix off de l’acteur Alexis Victor, voix française de Bradley Cooper ou James McAvoy, les lumières du photographe Lionel Block, les cadrages d’Ilona Gossé, le travail sur le maquillage de Guéhanne Magniez, ou la prise de son de Thibault Briane donnent du mystère et de la profondeur au premier moyen-métrage du jeune (25 ans) cinéaste pontivyen Corentin Cojan-Le Toux.

Derrière la caméra, le jeune cinéaste Corentin Cojan-Le Toux, de Pontivy (Morbihan)… ©LaureenKeravec

Ancien de la section Cinéma et audiovisuel du lycée Jeanne-d’Arc de Pontivy, Corentin, titulaire d’une licence de concepteur et réalisateur, s’est lancé dans cette aventure en 2020 avec le collectif CinéHisto – qui met en avant le patrimoine historique et culturel de la Bretagne à travers le cinéma -, dont il est membre fondateur.

Tout était prêt pour un moyen métrage sur les derniers Templiers de Bretagne quand le Covid est arrivé… On a relancé la production en septembre 2021, avec les tournages… Mais les circonstances ont fait que le projet a changé d’aiguillage… Corentin Cojan-Le Toux.

Patrick Mahoudo (à gauche), retraité de Noyal-Pontivy, interprète le chevalier Hugo, personnage central du moyen-métrage Le Templier.
Patrick Mahoudo (à gauche), retraité de Noyal-Pontivy, interprète le chevalier Hugo, personnage central du moyen-métrage Le Templier. ©LaureenKeravec

Le chevalier Hugo, au Village de l’An Mil

Du premier projet, le cinéaste a conservé les rushes tournés aux Forges des Salles à Perret (Côtes-d’Armor), au château et à la chapelle de La Houssaye à Pontivy, au lac de Guerlédan, au centre équestre de Malguénac pour les scènes avec les chevaux dirigées par Pauline Rolland, sur la plage des Kaolins de Ploemeur et au Village de l’An Mil. C’est un site archéologique et un archéosite dans lequel un village-musée reconstitue l’habitat du XIᵉ siècle. Il est situé à Lann Gouh en Melrand dans le Morbihan.

C’est sur ce dernier site archéologique du Village de l’An Mil que nous avons tourné les 11 séquences supplémentaires, explique Corentin. Avec un nouveau scénario qui situe l’histoire en 1420, articulé autour de l’histoire du chevalier Hugo…Corentin Cojan-Le Toux.

Un chevalier qui va enfin embrasser et accepter l’héritage de son grand-père Eloi, Templier, alors que la Guerre de Cent ans revient en Bretagne sous la forme d’une guerre de succession entre les Penthièvre et le Duc Jean V…

Fanny Ranson joue la fille du chevalier Hugo, le Templier...
Fanny Ranson joue la fille du chevalier Hugo, le Templier… ©LaureenKeravec

L’héritage d’un Templier…

« Le personnage central, interprété par Patrick Mahoudo, que j’avais côtoyé avec les Tréteaux du Blavet, va se plonger dans les écrits de ce grand-père pour se préparer à la guerre », raconte Corentin, co-auteur avec Anthony Beaufils, Julie Le Mer et Moïra Pusset.

Hugo va s’abreuver de l’idéologie des Templiers, de connaissances, de philosophie, et revivra la fatidique année de la fin de l’Ordre des Templiers, en 1307…Corentin Cojan-Le Toux.

Le moyen métrage Le Templier, présélectionné pour la 5e édition des Cinéastes du Morbihan (cet automne à Vannes), sera présenté dans les salles de cinéma bretonnes à partir de septembre 2023, et sera proposé aux festivals de Clermont-Ferrand et d’Angers.

Avec 16 voix de différence la Grande Maîtresse sortante Catherine Lyautey réélue

Comme il fallait s’y attendre, l’édition 2023 du Convent de la Grande Loge Féminine de France fut sportive et fortement animée.

En lice pour la charge de Grande Maîtresse, trois candidates se présentaient :

1° – Catherine LYAUTEY, l’actuelle Grande Maîtresse en charge qui finit sa deuxième année ;
2° – Caroline CHABOT LALOY, candidate malheureuse de l’édition de 2022 ;
3° – Brigitte NABET, l’ancienne Présidente de la  Commission Nationale des Droits des Femmes
de la GLFF.

Plus tôt dans la journée, les Sœurs votèrent une 13e région, Antilles-Caraïbes par plus du 3/4 des voix sur les 425 Loges présentes, tout cela après un débat très houleux. C’est dire à quel point les tensions de cette édition 2023 étaient fortes.

À la fin du premier tour, Brigitte NABET se retira de la course. Mais le deuxième tour ne permit toujours pas de dégager de majorité pour l’une ou l’autre des candidates restantes. Un 3e tour fut nécessaire pour départager Catherine LYAUTEY de Caroline CHABOT LALOY.

Avec 179 voix (50,80%) Catherine LYAUTEY est finalement réélue. Pour sa part Caroline CHABOT LALOY obtient 163 voix (il faut compter 10 votes blancs)

Sceau GLFF
Sceau GLFF

L’issue du scrutin donne donc la victoire à la Grande Maîtresse sortante, Catherine Lyautey qui effectuera sa troisième année. Compte tenu de l’agitation des débats lors de ce convent, il sera utile que la GLFF retrouve une sérénité qui semble actuellement fort compromise.

Nous souhaitons une bonne dernière année de mandat à la Grande Maîtresse.