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Les francs-maçons organisent un événement de pêche avec Mayfield et James Rennie School

De notre confrère anglais newsandstar.co.uk – Par Brandon Mawson

Cette semaine, les francs-maçons de Cumbria dans le nord-ouest de l’Angleterre, ont accueilli le deuxième événement Masonic Fishing Charity. 

L’événement a eu lieu à Gilcrox près d’Aspatria et a accueilli des élèves de l’école Mayfield, Whitehaven, et de l’école James Rennie, Carlisle. 

La pêche permet aux enfants ayant des besoins supplémentaires de relever de nouveaux défis, d’offrir une expérience de pêche stimulante et d’obtenir des résultats tangibles à emporter.

Neil Dixon, porte-parole des francs-maçons de Cumbria, a déclaré: « L’objectif de la Masonic Fishing Charity est d’offrir une expérience interactive de pêche et de campagne aux personnes et aux enfants ayant des besoins supplémentaires. »

« Nous voulons aider les autres, qui n’en auraient pas l’occasion habituellement, et partager et profiter du plaisir que peut apporter la pêche en milieu naturel. »

« La charité fait partie intégrante des principes fondamentaux de la franc-maçonnerie et les événements de pêche que nous organisons font partie de notre engagement personnel à travailler dans la communauté. »

Ils ont ajouté: « Nous avons eu le plaisir d’accueillir des élèves de l’école Mayfield, de Whitehaven et de l’école James Rennie, Carlisle les aidant à profiter de la pêche et à vivre l’expérience en plein air, dans un cadre sûr, avec un temps extrêmement clément.« 

Les « Entretiens d’ÉtÉ » du Collège Maçonnique », de beaux rendez-vous

Organisés par Alain-Noël Dubart, Grand Maître de la GLDF de 2009 à 2012, et par Marie-Thérèse Besson, Grande Maîtresse de la GLFF de 2015 à 2017, dans le cadre du Collège Maçonnique – présidé par Christian Roblin, vous êtes chaleureusement et fraternellement invités à assister aux « Entretiens d’ÉtÉ», chaque jeudi soir du 29 juin au 7 septembre, à compter de 19h30.

Après « L’Éthique en question… », thème 2021 et « Identités/Altérité : soi et les autres » en 2022, 2023 vous offre « Et si nous parlions d’Amour ? » L’amour se déclinant, qui plus est dans cette thématique avec un ’’A’’ majuscule, et sans doute sous toutes ses formes, telles que : storge, philia, agapé et éros…, c’est-à-dire affection, amitié, amour divin, désir amoureux…, nous ne pouvons que vous recommander de suivre ces « Entretiens d’ÉtÉ ». Formation, information, histoire, culture, philosophie, etc. Si certains l’ont oublié, rappelons, quand même, que l’instruction est une composante du processus initiatique. Merci les « Entretiens d’ÉtÉ » de nous faire ce beau cadeau. Ça, c’est de la Transmission ! Levons donc le voile sur le programme :

A.-N. Dubart
M.-T. Besson

Inscriptions gratuites mais obligatoires pour tout le cycle. Pour s’inscrire, cliquez ici.

Une confirmation d’inscription est immédiatement envoyée. Un lien de connexion, différent chaque semaine, est adressé aux seuls inscrits le mercredi soir ou le jeudi matin.

Ouvert à tous les Frères et Sœurs de toutes Obédiences, à leur famille, à leurs amis, et aux “sympathisants“… Un bel esprit d’ouverture !

Le Collège Maçonnique

Les Frères de la « Grande Loge du Gabon » boycottent l’invitation du Très Vénérable Ali Bongo

De notre confrère du Gabon gabonmediatime.com – ParMorel Mondjo Mouega

« La Rencontre fraternelle du samedi 27 mai 2023 » de la Grande Loge du Gabon (GLG) aurait semble-t-il été noircie par des faits pour le moins curieux. C’est du moins ce que pense savoir l’hebdomadaire L’Aube dans sa parution n°394 du lundi 05 juin dernier faisant état de l’absence très remarquée des très respectables frères Maixent Accrombessi, Alex Bernard Bongo Ondimba et le Très Illustre Jean-Denis Amoussou, déclinant de facto l’invitation du Très Vénérable Grand Maitre Ali Bongo Ondimba.

Si cette rencontre avait attiré l’œil des profanes du fait des fuites d’un message de la « GLG-Gamba » envoyé par David Ella Mintsa, elle aurait connu semble-t-il un franc succès. Une prouesse rendue possible après les changements opérés l’année dernière, notamment avec les nominations de Lin Mombo en qualité de pro-Grand maître et de Michel Mboussou en tant que député Grand maître. Ces derniers bénéficiant d’une très grande influence auprès de l’ensemble des « enfants de la Veuve » au Gabon. 

Il faut souligner que ce sont près de 1 230 frères et sœurs qui auraient pris part à cette rencontre qui a vu la présence du TRGM Ali Bongo Ondimba. Sauf que certains fraters auraient décidé de boycotter ce grand rendez-vous. « Alors que tout le monde croyait que la lumière d’amour et de compréhension avait rejailli dans les cœurs de tout le monde, Maixent Accrombessi, Alex Bernard Bongo Ondimba et Jean-Denis Amoussou n’ont toujours pas digéré leur éviction de la tete de leur business », relate L’Aube

Une rébellion à la Grande Loge du Gabon ?

Si dans le Code maçonnique de 1879  il est expressément dit : « Évite les querelles, préviens les insultes, obéis toujours à la raison », ces trois frères semblent avoir décidé de s’écarter de ce précepte. En effet, il se susurre sous cap que ces derniers ruminent de rancœur leur éviction à certaines fonctions au sein de la Grande Loge du Gabon. Ils auraient justifié leur absentéisme par diverses raisons. Si l’ancien Directeur de cabinet du Président de la République serait désormais persona non gratta au Gabon, Alex Bernard Bongo Ondimba, selon l’hebdomadaire, aurait prétexté une réunion familiale à Bongoville. Pour le dernier cité, il aurait même milité pour un échec de cette rencontre fraternelle.

Réception d’Ali Bongo à Libreville (Gabon) le 31 octobre 2009

Soutien du Droit Humain à la Libre pensée

La Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN est depuis sa création fidèle au principe de laïcité, respectueuse des principes de liberté, d’égalité et de fraternité.

Elle s’est toujours associée à celles et ceux qui militent et se battent pour que soit respectée la liberté absolue de conscience, inscrite dans l’article 3 de la Constitution Internationale de l’Ordre.

Elle ne peut accepter les agressions qui se multiplient ces dernières semaines (menaces, injures, manifestations et rassemblements agressifs, dégradations de la librairie associative) contre la Fédération Nationale de la Libre Pensée et ses délégations locales.

Elle lui manifeste ici sa totale solidarité. Elle s’inquiète du contexte actuel où les organisations ou groupuscules réactionnaires n’hésitent plus à utiliser la violence comme moyen de pression.

Consciente que rien n’est jamais gagné quand il est question de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité, la Fédération Française LE DROIT HUMAIN sera toujours aux côtés des associations qui défendent la liberté de conscience, la liberté d’expression et la liberté d’association.

Communiqué du Conseil National de La Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN via https://urlz.fr/md3D

Au congrès des ingénieurs du Mexique, la Franc-maçonnerie reste un mystère

De notre confrère mexicain elsoldeleon.com.mx

La franc-maçonnerie est une fraternité universelle où les bonnes mœurs, la philosophie, la science et les arts sont recherchés et exaltés.

Lors du « Congrès international d’ingénierie sans frontières pour des solutions globales » organisé par l’ Union mexicaine des associations d’ingénieurs AC , le Dr Jorge Eduardo Delgadillo Carrillo , ingénieur majeur en construction militaire à la retraite et président du Collège des ingénieurs militaires « Lieutenant d’ingénieurs Juan de la Barrera » AC, et franc-maçon.

« C’est toujours une fierté que la participation de nos ingénieurs militaires de toutes spécialités contribue au progrès, à la croissance et au développement du pays », a-t-il mentionné lors du congrès.

En interrogeant le Dr Jorge Delgadillo, après avoir été reconnu pour son éducation et ses bonnes manières, il lui a été demandé s’il était franc-maçon? Il a répondu qu’il avait été reconnu par ses frères de fraternité comme Frère Illustre et Puissant, degré 33, du rite écossais ancien et accepté appartenant à la Grande Loge et Prieuré le plus Respectable d’Amérique Ha Kadosch Baruch Ju, dont il est le Grand Trésorier, où, aussi et d’autre part, il est le président financier international de l’Organisation Mondiale des Peuples Autochtones , et professeur titulaire de la chaire du campus Tecnológico de Monterrey, État de Mexico.

Lorsqu’on lui a demandé ce que sont les francs-maçons et comment ils aident la société, il a répondu que la franc-maçonnerie est une fraternité universelle où les bonnes mœurs, la philosophie, la science et les arts sont recherchés et exaltés.

« Les francs-maçons sont progressistes et nous soutenons la société de manière altruiste par des actions visant à rechercher le bien-être de la communauté », a-t- il déclaré.

Enfin, il a précisé que dans le cadre du Centre d’Etudes Maçonniques Internationales, il est à l’écoute des conférences que ce centre donne chaque semaine pour démocratiser le savoir à travers les plateformes technologiques actuelles, afin de rapprocher la science et les arts pour tous , sans but lucratif et de manière altruiste.

Il convient de mentionner que le Dr Jorge porte le symbole de la franc-maçonnerie sur le côté gauche à la hauteur de son cœur, c’est-à-dire le carré qui est le symbole de la vertu et le compas, symbole des limites auxquelles tout franc-maçon doit adhérer. Par rapport aux autres signes, il porte les lettres « G » et « A », qui représentent le Grand Architecte de l’Univers (en abrégé, « G∴A∴

D∴L∴U∴ »), un concept utilisé principalement dans le Rite écossais.

Au « Congrès international Ingénierie sans frontières pour des solutions globales » organisé par l’Union mexicaine des associations d’ingénieurs, AC, au Poliforum de León, il y a eu des discours liminaires liés à l’intelligence artificielle, aux défis de l’ingénierie et à l’urbanisme durable, ainsi qu’à la proposition de promouvoir l’industrie du cuir en tant que patrimoine auprès de l’UNESCO, entre autres questions

La Raison-Mensuel de la Libre Pensée, le numéro de juin est disponible !

« 7 avril 2023, une journée historique ! »Tel est le titre du numéro de ce mois de juin. Il ‘’Été’’ une fois… un numéro exceptionnel de par les événements relatés.

Juin est le sixième mois de l’année dans les calendriers tant julien que grégorien. À l’époque antique, c’était le quatrième mois du calendrier romain. Sous le Soleil, rien de nouveau. Oui, sauf que… 450.fm reçoit désormais La Raison depuis le 1er mai dernier (à relire, notre article Discours du Grand Maître du GODF, au Mur des Fédérés le 1er mai 2023). Comme quoi, en ce jour de grand rassemblement interobédientiel au cimetière du Père-Lachaise organisé par le Grand Orient de France et célébrant la Commune de Paris, pour la République et la défense de la Laïcité, tout peut arriver ! Et faire ainsi une belle rencontre. Que Christian Eyschen, rédacteur en chef adjoint, soit, ici et maintenant, remercié.

Si, en toute logique, la raison est cette faculté propre à l’homme, par laquelle il peut connaître, juger et se conduire selon des principes et permettant de bien agir et de bien juger, La Raison est la publication de la Libre Pensée. C’est en 1956 qu’André Lorulot,  libre-penseur antireligieux et anarchiste individualiste, et que l’homme politique et militant laïque Jean Cotereau refondent La Raison, « Organe d’action laïque et de propagande rationaliste ». Originellement fondée en 1889 à Bruxelles,  ce titre est toujours édité par la Fédération Nationale de la Libre Pensée – dont la devise est « Ni dieu ni maître, à bas la calotte et Vive la Sociale ! » – qui promeut, en France, le libre examen et la liberté de conscience. Elle se réfère aux principes rationnels et scientifiques pour s’affranchir des dogmes. Issue de la Libre-Pensée fondée en 1890 à Bruxelles, c’est une des organisations historiques de l’anticléricalisme, du mouvement ouvrier, de l’anarchisme et du pacifisme en France.

Le sous-titre indique La Libre Pensée érige symboliquement la statue originelle à sa place initiale, en haut de la butte de Montmartre !

Pour mémoire, le chevalier François-Jean Lefebvre de La Barre (1745-1766), jeune homme de famille noble, a été condamné à la mort pour blasphème et sacrilège par le tribunal d’Abbeville, puis par la Grand-Chambre du Parlement de Paris. Après avoir été soumis à la question ordinaire et extraordinaire, il dut faire amende honorable, avant d’être décapité ; son corps a été brûlé. Son honneur fut défendu post mortem par notre Frère Voltaire. Dans son article « Torture » de l’édition de 1769 du Dictionnaire philosophique, Voltaire fait le récit du martyre du chevalier de La Barre :

Carte postale ancienne datant de 1906.

« Lorsque le chevalier de La Barre, petit-fils d’un lieutenant général des armées, jeune homme de beaucoup d’esprit et d’une grande espérance, mais ayant toute l’étourderie d’une jeunesse effrénée, fut convaincu d’avoir chanté des chansons impies, et même d’avoir passé devant une procession de capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d’Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu’on lui arrachât la langue, qu’on lui coupât la main20, et qu’on brûlât son corps à petit feu ; mais ils l’appliquèrent encore à la torture pour savoir combien de chansons il avait chantées, et combien de processions il avait vu passer, le chapeau sur la tête. »

Au sommaire de ce numéro, nous trouvons en premier lieu des notes de lecture précédant l’éditorial de Jean Bastien Pierre, président de la FNLP. La rubrique « Ainsi va le monde. » traite du Dalaï Lama s’excusant et évoquant une taquinerie… Puis de l’Occitanie où la revue relate une nouvelle procession religieuse pour tenter de faire tomber la pluie(cf. par exemple notre article du 18 mai dernier « Un miracle s’est produit à Draguignan, suite à une procession religieuse organisée pour demander la pluie »).

Croix huguenote.

La revue nous informe comment et pourquoi les protestants sont opposés à la nouvelle loi sur la fin de vie et, côté insolite, entre boucherie et viennoiseries, dans l’Aude, la bonne action d’un évêque qui bénit les stands d’un supermarché ! Puis cette rubrique rend une dimension internationale et passe par l’Écosse, la Finlande, la Grande-Bretagne et le Portugal.

L’article « Crimes de l’Église » met en avant l’interview de Keith Porteus Wood, rapporteur à l’ONU sur les questions de crimes sexuels commis par l’Église. Rubrique anniversaire (« Il y a 100 ans ») et Sciences me manqueront aps d’intéresser le lecteur qui pourra appréhender la cryptozoologie – désignant la recherche des animaux dont l’existence ne peut pas être prouvée de manière irréfutable – et savoir si elle est une science… ou pas ! Le dossier est consacré à « Antimilitarisme et objection de conscience » avec, notamment, la publication du discours d’André Breton à la Mutualité, à Paris, en 1949.

Philosophie (« Ce que Marx doit à Hegel ») et littérature (Laurent Angliviel de La Beaumelle, l’électron libre des Lumières) ne sont pas non plus étrangères à la revue. « Droits et démocratie », « Anticléricalisme », « Promenades du cinéphile », « Art » consacré à Viollet-le-Duc, « Droit de mourir dans la dignité » signé par un collectif, sans parler du Prix Esterhazi – Marie Charles Ferdinand Walsin Esterhazy (1847-1923) commandant au 74e régiment d’infanterie de ligne dont la trahison a été à l’origine de l’affaire Dreyfus –, décerné à Antoine Lefèvre, sénateur de l’Aisne (Hauts-de-France), membre du groupe Les Républicains.

Sur la Libre Pensée, vous pouvez aussi prendre connaissance de notre article, ici-même, du 11 janvier 2023 sur « Les Libres-Penseurs ont un Sacré Cœur… mais pas celui que l’on «croiX».

La Libre Pensée dispose dans temps d’antenne sur France Culture dans la remarquable émission « Divers aspects de la Pensée contemporaine ». La prochaine est le dimanche 11 juin 2023 à 9h40. Elle est animée par Christophe Bitaud, vice-Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée. Le thème Gracchus Babeuf, avec comme invité Jean-Marc Schiappa*, historien, président de l’IRELP qui a chroniqué, en page 11, dans ce numéro ledit ouvrage publié chez Fayard, en février 2023 (lire un extrait).

La Libre Pensée, en savoir plus : son site ; sa librairie, 10 rue des Fossés Saint-Jacques – 75005 Paris.

*Spécialiste de la Révolution française et de Gracchus Babeuf, Jean-Marc Schiappa est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la laïcité, au mouvement ouvrier et à la Révolution française, dont Buonarroti, l’inoxydable (Éditions libertaires, 2007), Gracchus Babeuf, pour le bonheur commun (Spartacus, 2015) ou plus récemment La Révolution expliquée à Marianne (Éditions François Bourin, 2019).

La Raison-Mensuel de la Libre Pensée

N° 682 – Juin 2013, Prairial CCXXXIFNLP, 2023, 36 pages, 3,50 €

Visiter l’intérieur de la terre pour trouver le ciel

Cette injonction me fait penser à ma visite estivale, il y a quelques années, du gouffre de Padirac, dans le Lot, mon pays d’origine.

Parvenu au fond du gouffre, par une suite d’escaliers accrochés au rocher et préférés à l’ascenseur, j’ai levé les yeux. J’ai vraiment eu l’impression d’être tombé au fond d’un puits d’où j’ai vu le ciel, tel un rond bleu réconfortant, à cent mètres au-dessus de ma tête. Une légère angoisse a saisi le claustrophobe que je suis, avant de m’asseoir dans la barque pour l’excursion sur la rivière souterraine… Je n’ai évidemment pas manqué de songer à l’acronyme V.I.T.R.I.O.L. au cours de ce petit voyage, à l’intérieur de la terre, précisément au sens littéral du terme. Je n’ai pas trouvé la pierre philosophale dans les galeries de ce gouffre et j’avais hâte de remonter au grand jour. Pour retrouver la terre ferme !

Une légende voudrait qu’à la fin de la Guerre de Cent Ans, les Anglais aient enfoui dans ce gouffre un riche butin cousu au préalable dans une peau de veau. Il y serait toujours caché, telle la pierre précitée, dans l’estomac d’un monstre ! Cette image fictive de descente sous terre, s’ajoutant à la précédente, réelle celle-là, évoque évidemment ce que l’imaginaire des alchimistes, des philosophes, des poètes et aussi des Francs-maçons – faisant de nous des vases, communicants en l’occurrence – nomme depuis des lustres : la descente en soi ! Autrement dit l’introspection. Victor Hugo n’évoque pas autre chose lorsqu’il écrit dans le prologue de ses œuvres, à la fin de sa vie : « Chose inouïe, c’est au dedans de soi, qu’il faut regarder le dehors » ! Comme si notre âme, au fond du vase, était un miroir nous renvoyant l’image du monde ! Comme si, parcelle de l’univers que nous sommes, nous étions en même temps, dans notre « en-soi » l’univers entier. Du microcosme, le macrocosme !

Selon ma personnalité, mon caractère, au moins deux façons de contempler le monde s’offre à moi à partir de ce miroir interne. Pour prendre une image aquatique : Soit, il m’apparaît menaçant dans le périscope de mon sous-marin, et j’y reste blotti. Soit, après une observation jugée positive, je décide de faire surface – de sortir, de naître de moi-même – et de devenir partenaire de la société des hommes. Et de son environnement ! Cette option choisie, je suis renvoyé à notre origine et je vous invite à enfourcher avec moi juste un moment, la machine à remonter le temps ! De l’australopithèque à l’homo sapiens, la lignée humaine n’a pu qu’être étonnée de se retrouver, grain de poussière dans la nature, et qui plus est douée d’une conscience de mieux en mieux éveillée. S’est alors sans doute lentement installée en l’homme, l’idée de sa dépendance à des forces supérieures, au-dessus de sa tête. Une « reliance » à la fois à redouter et à préserver. De magie en religions, il a gravi des hauteurs sur toute la planète et entouré de murs puis coiffé de coupoles des fragments de ciel, supposés contenir des dieux. Il les a ainsi abrités dans des temples pour mieux les adorer. Et les entendre, peut-être. La croyance a généré le sacré. Et comme le sacré a besoin d’enclos, de lieux fermés…ainsi se sont multipliés les édifices cultuels orientés, toujours construits en des points centraux, à même de capter la lumière.

Le lieu choisi, il est divinisé, donc sacré et déclaré universel. Cette notion de centre géographique et même « théographique » si je puis dire, est essentielle au temps venu du Roi Salomon. Qui précisément nous concerne. Elle fera dire plus tard au philosophe Blaise Pascal : « Dieu est un cercle dont le centre est partout et la circonférence nulle part ». L’idée de centralité sera d’ailleurs reprise par les bâtisseurs de cathédrales, qui n’ont pas posé celles-ci n’importe où, mais bien au milieu de la cité. Ce n’est bien sûr pas par hasard, si les anciens tailleurs de pierre, maçons opératifs, ont choisi ce Temple de Salomon, construit à Jérusalem en 967 avant Jésus-Christ, comme « symbolique centrale ». Et si, après eux, les maçons « spéculatifs » que nous sommes, la perpétuons aujourd’hui ! Le mont Sinaï, où selon la Bible, Moïse a reçu les Tables de la Loi est en soi un centre initiatique. Le mont Moriah, lieu de construction dudit Temple de Salomon, en est un autre : deux centres de ralliement autant que des bases de départ, d’ailleurs. Les Constitutions d’Anderson, désignant la franc-maçonnerie spéculative comme « Centre de l’union » ne disent pas autre chose : Rassembler d’abord ce qui est épars, en un point central, et rayonner ensuite. Alors que le Temple de Salomon est la maison de Dieu, la loge maçonnique elle, est la maison des hommes. Au vrai, le point central d’un cercle, d’où, ici-même, nous partons pour rejoindre la cité, après chaque tenue.

Le centre est en soi une force, bien sûr par sa position axiale même, fédératrice parce qu’elle regroupe, et protectrice parce que, dans l’esprit humain, elle porte en elle la sécurité et l’espérance. En termes de construction monumentale, la combinaison du point central et de la surélévation, à l’image du mont Moriah, confirme le prestige et la durée, œuvre des bâtisseurs. N’oublions pas qu’au temps salomonien, la terre est pensée comme une galette suspendue, une plate-forme ronde dont le centre est le jardin d’Eden, près de la cité de Jérusalem et le ciel imaginé telle une calotte sphérique ! Soit deux cercles superposés.

Dans la fantasmatique humaine moderne qui a toujours besoin de « reliance », la verticalité est restée en quelque sorte, l ‘échelle galactique permettant de passer du royaume terrestre au royaume céleste, demeure attribuée à la « force suprême ». De ce point de vue, la verticalité fonctionne avec la croyance. Dieu est toujours désigné par les hommes, instinctivement, les yeux et les bras levés vers la voûte étoilée, cercle à la fois indéfini et infini.

La trilogie questionnante

Du centre du cercle céleste, le centre vital de l’Homme. Conscient de sa petitesse, donc de sa faiblesse, il lève respectueusement les yeux vers le ciel pour célébrer le Créateur, il les baisse avec humilité vers le sol, d’où il vient et où il retournera. Et devant l’immensité de l’univers, l’habituelle trilogie questionnante, lancinante, qui a traversé les âges depuis l’origine humaine s’impose toujours à sa pensée : Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? A y bien regarder (et avec un peu d’humour !) est-ce que je ne constitue pas d’ailleurs graphiquement un point d’interrogation stylisé posé sur le sol ?! Un point minuscule, surmonté d’une silhouette courbée, dont la tête fixe précisément la terre ! D’où viens-je ? Je le sais par ma filiation ! Où vais-je ? Je le sais, par ma destination ! Je peux certes me contenter de ces deux réponses, dont la dernière relève même de la certitude ! Mais… qui suis-je ?

Vu de l’extérieur, tel que je vous apparais à cet instant, je suis un organisme vivant, une réalité visible et mobile, composée d’une tête, d’un corps et de quatre membres. Avec les traits de mon visage, la couleur de mes yeux et de mes cheveux, le timbre de ma voix, ma conformation, mon allure générale, ma démarche, bref ma personne : tout ce qui fait de moi un humain certes, mais aussi un être unique, donc distinct des autres. Voilà pour la représentation de mon « temple extérieur », si je puis dire. Chacun de nous a une carte d’identité, alors qu’elle devrait être…une carte de différence !

Vu de l’intérieur, c’est une autre histoire : certes, les progrès de la radiologie peuvent rendre mes organes internes parfaitement visibles, mais le plus perfectionné des scanners ne peut pas encore rendre compte de mon « ressenti de cet ensemble », autrement dit de mon « intime éprouvé vital » qu’avec le langage d’aujourd’hui, je nommerai « mon vécu ». Je peux le formuler, le décrire, le raconter, mais pas le partager ! Il n’est bien entendu question ici que de mes perceptions conscientes puisque, tel que le dit Sigmund Freud, je suis le rameur sur une barque…menée par un passager clandestin. En l’occurrence, celui qu’il appelle « l’inconscient » et qui, par définition, a une vie autonome, qui m’échappe. Ainsi, pour faire image et rester simple, mon temple intérieur est la réunion de deux parties : mon être conscient en constitue, de plain-pied, le corps de bâtiment et mon être inconscient en figure, dans sa profondeur, le Saint des Saints !

Le modèle freudien évoque pour sa part l’énergie psychique animant notre « corps-esprit », deux mots que je réunis, l’un et l’autre n’étant pas séparables, pour décrire l’être humain. Non, l’esprit n’est pas supérieur au corps – contrairement à ce qui est dit parfois – l’un et l’autre étant en permanence solidaires, symbiotiquement nourris et « connectés » par le sang, notre « cerveau mobile » !

 Qui dit « énergie psychique » dit également instincts et pulsions. Nous sommes des êtres de désirs, d’émotions et de sentiments, capables d’abstraction, et jouissant d’un intellect et d’une liberté qui nous différencient de l’animal « programmé ». Mais la qualité d’animal social qui est la nôtre, ne nous a nullement coupés de nos pulsions et instincts originels ! Nous avons toujours en nous, trois pulsions fondamentales : l’instinct de conservation, l’ambition de croître, et le besoin de lien ! Voilà ce qui constitue notre personnalité, notre « Moi » avec bien sûr, nos variantes individuelles. Nous sommes ici aux antipodes de « l’ego qu’il faut tuer », ce monstrueux contre-sens que l’on entend parfois jusque dans nos rangs, qui confond ego et narcissisme !

La puissance de l’imaginaire

Trouver le ciel, c’est trouver ce qu’on y a installé ! Puisque le premier homme n’est pas né d’un autre être humain, mais du processus de la vie, notre imaginaire – en mal d’origine – a voulu combler ce manque. Il a précisément supposé des “forces supérieures”, à partir de ces impressionnants (voire terrorisants) phénomènes naturels que sont les quatre éléments en mouvement continu (air, eau, feu, terre). En quelque sorte, pour les conjurer, et parce qu’il a besoin de récits, il a ainsi créé au fil du temps, la magie, les mythes, les légendes, les allégories puis les religions et leurs paraboles. A noter que les mythes sont à “fin ouverte”, pour pouvoir être prolongés et “complémentés” indéfiniment, contrairement à la légende, qui elle, est clôturée par le mot FIN. Ce qui permet au REAA, d’avoir 33 degrés !

Partant, depuis “la mise en place de la pensée et de l’imaginaire”, s’est enracinée dans notre cerveau, une disposition aux croyances. Le domaine du « croire » précité se décline en “tenir pour vrai”, auto-persuasion, auto-suggestion (cf méthode Coué, si moquée en France !), convictions, opinions, etc, autant de mots pour désigner les mécanismes qui ont « confectionné » les croyances individuelles. Celles-ci établies – par adhésion personnelle, religieuse ou philosophique – peuvent s’exercer sans la preuve par le fait : les notions de Dieu, de Divin, de Divinités, d’Etre suprême, de Principe Créateur, de Grand Architecte de l’Univers, ces créations humaines poétiques, en sont le meilleur exemple.

Nous le savons, les concepts des penseurs modernes, doivent beaucoup aux préceptes et légendes de la Grèce antique et à ses philosophes. Du célèbre « Connais-toi toi-même » du sage Chilon, attribué à Socrate (qui signifie : « Prends conscience de tes limites ») aux personnages mythiques, tel Œdipe. Préceptes et personnages qui nourrissent toujours notre franc-maçonnerie. Les sages antiques, avaient aussi postulé avec lyrisme, que nous sommes habités par trois fées turbulentes qui se disputent en nous, mais inséparables : raison, intuition, imagination. Elles sont toujours aux commandes de nos êtres !

Constat : Il nous serait impossible de vivre sans notre imaginaire (siège du rêve, de l’imagination, de la création, de l’invention, de l’innovation, de l’enthousiasme). Et cet imaginaire n’est autre que l’irrationnel. Certes l’irrationnel a son versant négatif, et sa mauvaise réputation (superstitions, passions excessives, violences, fanatismes, folies meurtrières dont les guerres, etc), mais il est incontestable que ce même irrationnel a également la faculté “d’amplifier l’esprit”. Sans l’irrationnel, la raison s’assècherait : aucune grande réalisation (scientifique ou autre) ne peut faire l’économie de l’imagination et de l’intuition. Sans l’imaginaire, la franc-maçonnerie – entre autres sociétés de pensée – campée sur son socle mythique, n’existerait pas ! Einstein le confirme : “l’imagination est plus importante que la raison !”.

La peur et la perte

Il n’est pas étonnant que de ce milieu psychique en “interactions” permanente, émerge en nous des doutes, des hésitations, des craintes. Alors même que nous devons gérer au quotidien notre peur existentielle, elle-même constitutive de notre Moi. Nous apprenons cette peur dès notre irruption au monde, avec l’intériorisation d’un dispositif de défense propre au vivant : l’instinct de conservation précité. Puis, en grandissant et adulte devenus, nous avons constamment peur, de la crainte de traverser la rue à celle de tomber malade, donc de souffrir, de mourir. Certes, la peur peut être protectrice, mais elle est le plus souvent douloureuse et nocive. Nous avons peur de perdre nos proches, conjoint, enfants, parents, amis. Nous sommes aussi taraudés par les peurs “modernes” qui vont de la perte d’emploi au manque d’argent, de la privation de nourriture à la disparition du confort matériel. Et partant, nous craignions de ne plus exister aux yeux des autres, car indépendants par nature, nous sommes dépendants par nécessité ! En vérité, l’être humain n’est pas conditionné, préparé à “la perte”, comme la plupart des animaux.

Dès lors, exposés comme tout un chacun aux aléas de l’existence, comment prétendre à quelque certitude, à une « vérité vraie » ?! Même les modèles mathématiques les plus sophistiqués sont tous contestables et remplaçables par d’autres. Ainsi pour nous francs-maçons, qui nous inter-enseignons le doute, il convient de nous méfier et même de nous éloigner de toute “attitude de surplomb”. Qui consisterait à nous donner en loge des leçons assorties de bons ou mauvais points, et en ville revenus, à vouloir y jouer à toute force l’exemplarité !

Pour faire image encore, je pense en termes de surplomb, que “notre vérité”, ne réside pas dans l’aplomb immédiat du fil mais d’abord dans ses oscillations « métaphoriques » : c’est à dire, dans le “tic-tac” du balancier de la vie même et donc dans notre comportement entre la frustration et la satisfaction, la maladie et la guérison, l’orgueil et l’humilité, de la colère à l’équanimité, de la haine à l’amour ! Tout comme notre lutte quotidienne pour « devenir meilleur » est dans l’angle entre les deux branches mobiles du compas. Comme le chemin entre notre besoin éperdu d’être aimé et d’autres êtres à aimer est dans l’espace séparant les deux branches de l’équerre. Pour créer l’œuvre ensemble.

La terre rejoint le ciel à l’horizon. Marcher vers lui, ce n’est pas le faire reculer, c’est élargir notre pensée. Comment ? En osant aller de l’avant ! C’est à dire, nos instincts sociaux libérés, en passant de la lumière à la lucidité, en gardant l’estime de soi et des autres, en demeurant curieux des gens et des choses, en nous donnant la permission de penser et d’agir par nous-mêmes. Sans vanité. C’est en sortant du paraître, que l’on finit par être ! Alors et seulement, la crainte fait place à la confiance en soi, la culpabilité s’efface devant la responsabilité, et le sens de la vie devient enfin le sens de ma vie !

Parce que la seule véritable assurance que nous ayons est celle de notre finitude. Donc un encouragement, un engagement, à vivre le mieux possible notre éternité sur terre, ici et maintenant. La mort des autres, bien entendu, nous renvoie sans cesse à la nôtre. Faut-il la craindre ? Rappelons-nous, en guise d’apaisement, la belle et noble formule d’Epicure : “ La mort ne nous concerne ni vifs, ni morts. Vifs, parce que nous sommes, morts, parce que nous ne sommes plus!”

La Sœur Laurence Taillade est une souris qui se noie dans la crème…

Des milliers de maçons œuvrent dans le silence et la discrétion, alors que d’autres recherchent la Lumière… des projecteurs. On peut affirmer que c’est le cas de la Sœur Laurence Taillade. Son histoire est passionnante à plusieurs titres.

Son père est cadre bancaire et sa mère assistante de direction. Elle arrive au monde à La Garenne-Colombes un 13 avril 1973. Trente cinq and plus tard, elle reçoit la Lumière (maçonnique) à la Grande Loge Mixte Universelle, c’était le 19 octobre 2008. Puis sa Loge, avec armes et bagages, décide de migrer au GODF de Conflans-Sainte-Honorine, devenu (presque) mixte au début des années 2010. Ainsi, elle se retrouve parmi les pionnières maçonnes à appartenir à la plus grande et à la plus ancienne Obédience française.

Comme nous le verrons dans quelques minutes, elle n’est pas du genre à rester les bras croisés. La preuve, elle reçoit le 7e prix de la Laïcité du Grand Chapitre Général du Rite Français du Grand Orient de France en décembre 2017, des mains de Philippe GUGLIELMI, Très Sage et Parfait Grand Vénérable et Philippe FOUSSIER, Grand Maître d’alors. Cela augurait plutôt bien pour sa « carrière » maçonnique.

Le mot carrière n’est évidemment pas choisi par hasard, car son parcours professionnel est impressionnant. Commençons par son appartenance politique. Elle démarre en 1995 en militant pour le candidat UDF aux municipales à Herblay-sur-Seine (département du Val-d’Oise, en région Île-de-France).

Puis elle devient :

  • Secrétaire nationale du PRG (Parti radical de gauche) ;
  • Présidente du Parti républicain solidariste ;
  • Présidente de Forces Laïques ;
  • Fondatrice de l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise.

Quand il lui reste du temps, elle écrit :

« L’urgence laïque » (9 mars 2017 – Éditions Michalon),
« Être une femme en 2020 » (Éditions Michalon).

Elle est aussi coauteur du livre dirigé par Georges Bensoussan, sorti en janvier 2017, « Une France soumise », qui fait un état des lieux de la montée de l’islam politique dans notre pays.

Dans ce cadre, elle fait parler d’elle en février 2016 lorsqu’elle reçoit un courriel de menaces de mort émanant d’un site islamiste, Hizb-ut-Tahrir, l’informant que :

« Le décret est tombé. Vous êtes condamnée à la peine capitale. C’est désormais une question d’heure (sic) ».

Ce qui lui vaut d’être mise sous protection policière. Elle s’était mise à dos l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) et les Frères musulmans. Jusque là, on pourrait dire qu’elle force l’admiration par son dynamisme et le courage de ses initiatives, surtout lorsqu’elle écrit : « Où en est cette France que j’ai vue chaque jour reculer face aux assauts obscurantistes, face aux menaces sur les droits des femmes, cette France qui refoule son histoire en qualité de figure de proue de l’émancipation, incarnant un humanisme universaliste ? »

Car la laïcité, c’est sa quête à elle. C’est une jouteuse et qui pourrait s’en plaindre ?

Pour preuve elle fait encore parler d’elle en 2020 lorsque lors d’un débat Lors sur RTL, elle tient des propos qui dérangent les antiracistes et les indigénistes. Elle est face à la journaliste, militante féministe Rokhaya Diallo, qui diffuse une vidéo de quelques secondes, visiblement retravaillée, où la Sœur Laurence Taillade évoque le casier judiciaire d’Adama Traoré. Elle se retrouve une fois de plus menacée, insultées, son adresse personnelle est divulguée.

Mais alors elle n’a que des qualités, cette Sœur ?

… malheureusement non !

La vie lui a donné l’occasion de mettre en pratique les bienfaits acquis en Loge. Le résultat fut moins probant.

En effet, en mars 2020, elle décide avec son époux de retourner sur la terre natale du Cantal. Ils y possèdent déjà une résidence secondaire, l’installation devrait être facilitée. Une fois les cartons déballés et tout mis en ordre, elle part en quête de la Loge locale du GODF. Elle se trouve à quelques kilomètres, à Aurillac précisément.

Malheureusement, si le GODF a voté la mixité il y a bientôt 13 ans, les Loges restent libres de l’appliquer ou non, selon le vote individuel des Ateliers. Et justement, à Aurillac, la Loge du GODF n’est pas mixte. Cependant, elle a obligation de recevoir les visites féminines. Cela permet donc à Laurence Taillade de participer aux travaux régulièrement. On peut penser que certains Frères n’ont pas vu cette présence féminine régulière d’un bon œil, puisqu’elle a rapidement senti qu’elle n’était pas intégrée, ni accueillie comme elle l’aurait souhaité.

C’est là que tout se gâte, car elle fait le forcing et ne comprend pas que la volonté majoritaire de la Loge ne souhaite pas sa présence trop régulière. Pour couronner le tout, sa Loge mère, dont elle est absente depuis 3 ans lui réclame des capitations.

En résumé, les hommes auraient dÛ l’accueillir avec la voute d’acier, et sa Loge mère, la faire payer exclusivement à la présence.

Mais voilà, une Loge maçonnique, ce n’est pas un parti politique. C’est un ordre initiatique avec des règles qui ne se négocie pas aussi facilement, surtout en criant à la misogynie ou au manque d’humanisme. C’est précisément ce qui se nomme : « Se confronter au cadre de l’équerre pour aider le maçon à grandir. »

Franck Fouqueray, auteur du « Manuel de Survie pour Apprenti maçon voulant démissionner », affirme que : « Le réel travail du Franc-maçon débute lorsqu’il se confronte aux règles de la Franc-maçonnerie ou aux désaccords divers avec les autres maçons. Beaucoup de Sœurs et de Frères ne comprennent pas que l’épreuve initiatique se trouve justement là, dans le frottement des pierres. »

En cas de difficulté, certains vont fuir, d’autres vont entrer en conflit… mais très peu vont comprendre que c’est précisément dans la manière de mettre en pratique l’Art Royal que le maçon en ressortira grandi. Il semblerait que notre Sœur Laurence ne l’a pas entendu de cette oreille.

La preuve, elle vient de démissionner après 15 années de bons et loyaux services. Elle en ressort avec plus de rancœur que de sagesse.

Lire à ce sujet l’article du journal local scarlettemagazine.
Logo Catch Me if You Can.

Puis qu’elle conclut en déclarant qu’« elle ne souhaite pas changer de « crèmerie » », la rédaction va lui offrir une petite histoire allégorique issue du film de Steven Spielberg de 2002 « Arrête-moi si tu peux » (Catch Me If You Can). L’acteur Christopher Walken incarne le père de Leonardo DiCaprio. Il raconte une petite histoire symbolique à qui veut l’entendre pour montrer qu’il est résistant et opiniâtre dans l’épreuve :

« Deux petites souris sont tombées dans un seau de crème. La première souris abandonne rapidement et se noie, mais la seconde souris se bat tellement qu’à la fin, elle arrive à faire du beurre avec cette crème et qu’elle parvient à s’en sortir. Amen. »

Il conclut à chaque fois en précisant qu’il est semblable à la deuxième souris.

Il semblerait que Laurence Taillade, quant à elle, était plutôt la première des deux souris. Comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, nous considérerons qu’elle est juste en sommeil et qu’elle reviendra plus tard, lorsque la sagesse lui aura permis de maîtriser ses passions.

Les rituels de dotation du temple sont-ils une copie de la franc-maçonnerie ?

Du site masfe.org – Par Joshua Zari

Jennifer Lane, une érudite des saints des derniers jours, a entendu parler pour la première fois de la relation entre l’Église de Jésus-Christ et la franc-maçonnerie alors qu’elle travaillait sur un article sur l’influence maçonnique sur l’opéra de Mozart « La Flûte enchantée » .

Dans son livre, « Parlons des temples et des rituels », Jennifer fournit des informations que l’Église de Jésus-Christ a partagées sur le sujet :

« La franc-maçonnerie est une organisation fraternelle [pour les hommes] qui a été dérivée des anciennes guildes commerciales européennes.

Les francs-maçons (ou franc-maçonnes) se réunissent dans des loges, où ils jouent rituellement une histoire basée sur le court récit biblique d’Hiram, un homme chargé par Salomon de construire le temple de Jérusalem.

Pendant la représentation, les maçons avancent d’un grade à l’autre, en utilisant des salutations de la main, des mots de code et des vêtements spéciaux.

francs-maçons

La franc-maçonnerie est une organisation fraternelle [pour les hommes] dérivée des anciennes corporations commerciales européennes d’il y a quelques siècles. Image: BBC Ecosse Par la suite, elle écrivit :

« Nous savons que Joseph en est venu à croire que les rituels maçonniques contenaient des éléments des anciennes dotations , tout comme d’autres églises détenaient également des parties de la vérité.

Nous n’avons pas à croire à l’ancienneté des rituels maçonniques, mais savoir ce que Joseph croyait et a vécu est utile pour comprendre le contexte historique au moment où la dotation du temple a été introduite. 

Croyant que le Seigneur parlait par l’intermédiaire de Joseph Smith, beaucoup ont posé la question : Dans quelle mesure l’expérience de Joseph avec les maçons a-t-elle défini quoi et comment le Seigneur a révélé les ordonnances du temple ? 

Objectifs différents

Symbole de la loge maçonnique organisée à Nauvoo, Illinois.  Image : site Web des papiers de Joseph Smith

Jennifer souligne que si nous pouvons voir le contraste ou la relation entre les rituels du temple et les pratiques maçonniques, les cérémonies maçonniques, selon l’ essai mené par l’Église de Jésus-Christ, « favorisent le développement personnel, la fraternité, la charité et la fidélité ». dans le but de former des hommes meilleurs, qui à leur tour feront une société meilleure ». 

En outre:

« Dans les ordonnances du temple, les hommes et les femmes font alliance avec Dieu d’obéir à ses lois dans le but d’obtenir l’exaltation par l’expiation de Jésus-Christ.

Dotation au Temple

Le message de l’évangile que nous promulguons rituellement lors de la dotation est le plan de rédemption et d’exaltation du Père. Image: L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours

De plus, Jennifer souligne qu’une différence significative réside dans le but que les rituels communiquaient :

« Les rituels maçonniques situent symboliquement les participants dans une histoire qui donne un sens à leur vie et les aide à devenir de meilleures personnes. Cependant, l’histoire des francs-maçons, incarnée dans leur rituel, est une histoire différente de l’évangile de Jésus-Christ. 

Le message de l’évangile que nous promulguons rituellement lors de la dotation est le plan de rédemption et d’exaltation du Père. Nous faisons symboliquement l’expérience qu’il crée un monde pour nous et nous offre ensuite le sacrifice expiatoire du Christ lorsque nous contractons et respectons des alliances.

L’histoire du temple est l’invitation à venir au Christ et à se perfectionner en lui.

Même langage, sens différent

« L’œil qui voit tout » signifie la protection et l’omniprésence de Dieu. Crédits : Val Brinkerhoff

En parallèle, dans un podcast de l’universitaire, Jennifer a partagé quelques détails sur le fait que les symboles, signes ou rituels du temple ressemblent tellement à ceux de la franc-maçonnerie. 

Sa réponse était très simple et facile à comprendre.

Elle s’est appuyée sur le « langage du rituel » et le message qu’il véhicule. Et bien qu’il existe des similitudes entre les « langues », elles peuvent signifier des choses totalement différentes. 

La poignée de main représente l’accord que nous faisons avec Dieu, alors qu’en franc-maçonnerie, elle représente la fraternité. Crédits : Val Brinkerhoff

Elle est basée sur le fait que parler la même langue qu’une autre personne ne signifie pas que lorsque vous parlez, vous dites la même chose, vous utilisez seulement la même langue pour communiquer quelque chose de différent. 

Le même langage peut être utilisé pour dire des choses différentes. Ainsi, entre la franc-maçonnerie et l’évangile de Jésus-Christ, les mêmes symboles peuvent être utilisés, mais avec une signification totalement différente

L’Initiation au premier degré du REAA

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Alain Graesel – Grand Maître de la Grande Loge de France de 2006 à 2009, puis  président de la Confédération Internationale des Grandes Loges Unies d’Europe et Michel Gerhart, son ancien Grand Expert, nous livrent ici leurs expériences de 86 années cumulées au sein des Loges de l’Obédience.

L’ouvrage

Quelles sont les significations ponctuelles du rituel d’initiation au premier degré ?

Quelles sont leurs composantes symboliques spirituelles ?

De quelles ruptures symboliques dans la vie quotidienne s’agira t-il ?

Y a-t-il arrachement à l’ancien et enfermement dans un nouveau monde ?

Comment la liberté de chacun perdure t-elle au cœur de la démarche maçonnique ?

L’ouvrage répond à ces questions et à beaucoup d’autres que peut se poser le nouvel initié

au Rite Écossais Ancien et Accepté.