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Le Duc de Kent visite le plus vieil éditeur maçonnique d’Angleterre

Du site officiel de la ugle

SAR le duc de Kent a rencontré Lewis Masonic et leur nouvel auteur, Oliver Lodge, dans la salle des francs-maçons pour voir comment se déroulent les plans pour un titre commémoratif célébrant les grands événements de l’année du tricentenaire.

Fondée sous le nom de Grand Lodge of London and Westminster dans la Goose and Gridiron Tavern à Londres en 1717, ce moment historique n’appartenait pas seulement aux maçons anglais, mais marquait un tournant dans la façon dont la franc-maçonnerie s’est développée dans le monde et s’est étendue au fil des ans. Et c’est ainsi que, trois siècles plus tard, des frères du monde entier se sont réunis dans le Royal Albert Hall, un peu plus spacieux et grandiose, pour un événement spectaculaire. Un événement qui a été l’aboutissement d’innombrables heures de travail. 

Le duc de Kent rencontre Oliver Lodge
Le Grand Maître s’entretient avec l’auteur Oliver Lodge, ancien grand directeur des cérémonies, et se remémore les événements de l’année de célébration.

Malgré le lieu grandiose, il y avait beaucoup plus de personnes qui auraient aimé y assister qu’il n’était possible, et donc, le plus ancien éditeur maçonnique du monde, Lewis Masonic, doit produire un volume qui transportera le lecteur à cette occasion capitale. L’auteur de ce nouveau titre est Oliver Lodge, le Grand Directeur des Cérémonies qui a supervisé l’organisation et le bon déroulement de l’événement. Orchestrer un événement aussi important et unique dans une vie avec autant d’invités distingués a nécessité une planification minutieuse et, bien sûr, une équipe de soutien. Ce sera donc également l’occasion de comprendre un peu l’arrière-plan. les scènes fonctionnent aussi. Le volume sera illustré tout au long de photos spectaculaires, promettant d’agir comme une exposition permanente des grandes célébrations du tricentenaire. 

Le duc de Kent et Martin Faulks
Martin Faulks a apporté quelques éléments des archives de Lewis pour que le Grand Maître les examine. 

Prenant le temps de son emploi du temps chargé, le duc de Kent a eu la gentillesse de rencontrer l’équipe de Lewis Masonic pour revoir le processus de conception, de publication et de production de cette œuvre historique. Le directeur général de Lewis, Martin Faulks, avait apporté quelques titres anciens des archives de Lewis montrant les débuts de l’éditeur sous le nom de «A Lewis». Après une brève introduction à l’histoire de Lewis Masonic, le Grand Maître a ensuite reçu un aperçu du processus de publication par Kindra Faulks, directeur de la publication. Kindra a apporté avec elle une sélection d’épreuves d’imprimeur montrant non seulement différentes options de mise en page, mais aussi quelques-uns des points les plus subtils de la conception d’un livre, tels que les choix de police et de couleur.

L’implication du Grand Maître dans le projet s’étend même jusqu’à la rédaction de la plume puisqu’il contribuera à l’avant-propos !

Pas de trésor des Templiers mais une tour à découvrir : le château de Gisors comme on ne l’a jamais vu

Article de notre confrère Le Parisien – De Laurent Derouet 

A l’issue d’un vaste chantier de restauration, le château de Gisors (Eure) a retrouvé de sa superbe et rouvre cette saison au public l’un de ses joyaux, la Tour du prisonnier, près de 20 ans après sa fermeture.

Surplombant la commune de Gisors (Eure), le château féodal et sa motte font partie du paysage depuis le Moyen-Age et la fin du XIe siècle, plus précisément. Et pourtant, cet été, c’est avec un œil neuf que le public va pouvoir le (re)découvrir, à l’issue d’un vaste chantier de restauration de près d’1,4 million d’euros, entamé en 2019, et dont les derniers échafaudages viennent tout récemment d’être démontés.

« Le site avait été totalement oublié durant plusieurs décennies et il avait bien besoin de ces travaux », assure Anne Puech d’Alissac, l’adjointe chargée du patrimoine, arrivée avec la nouvelle équipe municipale qui avait fait de ce chantier l’une de ses priorités. Négligé, le site, classé aux monuments historiques depuis 1862, est pourtant dans le giron municipal depuis la Révolution française et a longtemps fait la fierté des habitants… et le bonheur des commerçants.

Surplombant la ville, le château de Gisors abrite notamment la Tour du prisonnier, qui rouvre cette année après avoir été fermée au public depuis plus de 20 ans. Ville de Gisors
Surplombant la ville, le château de Gisors abrite notamment la Tour du prisonnier, qui rouvre cette année après avoir été fermée au public depuis plus de 20 ans. Ville de Gisors

« Jusque dans les années 1980, des cars de touristes venaient pour le visiter. Mais à force de ne pas l’entretenir, le château avait perdu de son attrait », convient l’élue. Aujourd’hui, la barbacane restaurée permet de relier directement le centre-ville aux jardins et à la basse-cour du château, dont la Tour du prisonnier, fermée depuis plus de 20 ans, vient tout juste de rouvrir au public. Visiteurs qui pourront découvrir à l’intérieur toute une série de rares graffitis datant des XVe et XVIe siècle.

Les chasseurs de trésor ont failli le faire s’écrouler

Il faut dire que le lieu a une longue histoire « avec un melting-pot architectural, puisqu’il a été commencé par les Anglais et fini par les Français », précise Gwenola Le Masle, chargée du patrimoine à la Ville. Avec en prime quelques légendes, notamment celles liées à l’ordre des Templiers. C’est là que leur dernier grand maître, Jacques de Molay, a été un temps détenu dans la fameuse Tour du prisonnier. Certains sont même persuadés que son trésor y est enfoui. Mythe ou réalité ?

La Tour du prisonnier, qui rouvre cette année, permet de découvrir de rares graffitis datant des XVe et XVIe siècles. Ville de Gisors
La Tour du prisonnier, qui rouvre cette année, permet de découvrir de rares graffitis datant des XVe et XVIe siècles. Ville de Gisors
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Les Francs-maçons texans affirment qu’un de leurs Frères a été assassiné devant le Temple McAllen

De notre confrère des USA myrgv.com – Par Xavier Alvarez

L’homme de la mission abattu lundi soir était un membre bien connu du monde des affaires qui a servi de mentor pour les Boys Scouts of America et était aussi membre d’une loge maçonnique locale.

La page Facebook de l’organisation maçonnique a identifié Robert Wise, 55 ans, de Mission, comme membre de la McAllen Lodge No. 1110.

Selon la page Facebook en question, Wise a été abattu devant le Temple de la loge McAllen en question après l’installation des officiers lundi soir.

À 21 h 46 lundi, un témoin a déclaré avoir entendu « un coup puissant, puis des gémissements de douleur », selon un communiqué de presse de la police de McAllen.

Wise a été immédiatement transporté d’urgence dans un hôpital local où il est décédé plus tard.

Wise était également membre directeur et dirigeant de Wise CDL LLC avec plus de 23 ans d’expérience dans le camionnage, selon le site Web Wise CDL.

De plus, le site Web décrit Wise comme « patient, aimable et très compétent » ainsi que comme une personne axée sur la famille qui s’est épanouie en redonnant à sa communauté.

La page Facebook de Wise CDL LLC a créé un message exprimant ses condoléances pour le décès de son dirigeant « bien-aimé » et « exceptionnel » et a parlé de l’avenir de l’entreprise.

« Son départ soudain nous a laissés choqués et en deuil, alors que nous essayons de faire face à cette perte profonde », a déclaré le message. « Ensemble, nous honorerons la mémoire de Robert Wise et ferons avancer son esprit. »

Sa fille, Erica Cantu, a créé une page GoFundMe afin de payer les frais funéraires de Wise.

« Je ne pense pas que nos cœurs seront jamais les mêmes pour ceux d’entre nous qui l’ont connu », a écrit Cantu sur la page GoFundMe. « Il n’y a pas de mots qui peuvent ramener notre père … mais cela me réconforte de savoir combien de vies il a touchées et les nombreuses personnes qui ont tendu la main à notre famille. »

Julio Diaz , 35 ans, d’Alamo a été accusé de meurtre au premier degré pour la mort de Wise et sa caution a été fixée à 1 million de dollars. Il a été interpellé mardi, selon la police de McAllen.

Arts divinatoires : comment fonctionne l’Oracle des Runes, cette méthode de divination ancestrale et très puissante ?

De notre confrère voici.fr – Par Églantine Werner

Envie de découvrir ce que l’avenir vous réserve ? Grâce à l’Oracle des Runes, il vous est possible de lever le voile sur les secrets de l’Univers, et d’enfin obtenir la réponse à toutes vos questions… Entre la boule de cristal, l’utilisation du pendule ou encore le Tarot de Marseille, les méthodes de divination sont nombreuses… Mais avez-vous déjà entendu parler de l’Oracle des Runes ? Celui-ci pourrait bien vous apporter des éclairages sur votre chemin de vie ou vous aider à comprendre votre personnalité en complément de votre signe astrologique. Voyons ensemble de quoi il s’agit !

Comment bien choisir ses runes ?

Les runes divinatoires sont aujourd’hui disponibles dans de multiples matériaux, tels que le bois, la résine ou encore la pierre naturelle. Nous vous recommandons d’opter si possible pour une fabrication artisanale et ayant recours à des matériaux naturels, afin de conserver toute la puissance des runes. Traditionnellement, le

s runes en pierre sont privilégiées, car elles vous font bénéficier de la puissance de la terre et des énergies naturelles lors des tirages. Bien sûr, vous avez aussi la possibilité de fabriquer votre jeu de runes par vos propres moyens, avec de petits cailloux par exemple. Si vous vous rendez chez un commerçant, nous ne pouvons que vous recommander de choisir un jeu de runes qui vous attire, avec lequel vous vous sentez immédiatement connecté. Laissez parler votre instinct et votre intuition !

Comment se servir d’un oracle ?

Pour vous servir d’un oracle, il vous faut vous isoler dans un lieu apaisant, dans lequel vous pourrez vous concentrer sans peur d’être dérangé. Ensuite, battez les cartes de votre Oracle des Runes ou mélangez les runes dans leur petit pochon pour y transmettre votre énergie, et pensez à votre question. Tirez la première carte du paquet, ou laissez votre main choisir une rune selon votre instinct : celle-ci vous apportera alors un éclairage, une piste de réflexion, voire même une réponse précise à votre source d’interrogation. Si vous n’avez pas encore d’oracle chez vous, vous pouvez tout à fait consulter un Oracle des Runes gratuit en ligne.

Pourquoi utiliser les runes ?

Les runes, en ésotérisme, sont dotées d’un pouvoir magique très fort. Elles sont de plus réputées pour offrir des réponses très précises : utiles pour obtenir des informations sur vos questions récurrentes !

Qu’est-ce qu’une rune ?

Une rune divinatoire est un symbole, provenant de la mythologie Scandinave et nordique, qui est inscrit sur un support (bois, pierre, etc.). Il s’agit d’un ancien alphabet, qui est revêtu d’une symbolique magique très forte : chaque rune représente un message et leur combinaison permet d’obtenir les réponses à vos questions. Vous pourrez à ce titre trouver sur internet une liste des runes pour vous aider dans votre interprétation !

L’alphabet runique ou futhark — terme formé à partir du nom de ses six premières lettres, ᚠ ᚢ ᚦ ᚨ ᚱ ᚲ — est un alphabet qui fut utilisé pour l’écriture de langues proto-germaniques par des peuples parlant ces langues, tels les Scandinaves, les Frisons, les Anglo-Saxons, etc. Par analogie, on parle aussi de runes hongroises et des runes turques, deux systèmes indépendants.

L’étymologie exacte du mot « rune » est obscure. Il n’existe apparemment aucune racine en langue indo-européenne pour ce terme. Seuls deux groupes de langues indo-européennes possèdent ce mot : les langues celtiques et germaniques.

Quelles questions poser à un oracle ?

Que vous ayez choisi un oracle chamanisme des runes ou un oracle des runes et légendes du Nord n’influence pas le type de questions que vous pouvez poser à un oracle. Vous pouvez opter pour une question fermée ou ouverte, ou tout simplement tirer une carte quotidiennement pour découvrir le message du jour qui vous est délivré par l’Univers.

Maria Pognon : une franc-maçonne féministe, socialiste et honfleuraise… tombée dans l’oubli

De notre confrère ouest-france.fr

Son nom ne dit rien à personne ou presque et pourtant ! Née à Honfleur, Maria Pognon (1844-1925) est une figure de l’émancipation féminine sous la IIIe République. Journaliste, socialiste, elle fut également membre de la première loge maçonnique mixte créée en 1893. Voici son histoire.

À Honfleur, on connaît bien la poétesse Lucie Delarue-Mardrus, la duchesse de Montpensier ou encore Françoise Sagan. Toutes ces Honfleuraises de sang ou d’adoption figurent dans le paysage urbain au travers d’un nom de rue, d’un portrait ou d’un buste.

C’est n’est pas le cas de Maria Pognon (1844-1925), une autre de ces illustres femmes de la cité de peintres, grande défenseuse des droits des femmes au XIXe siècle, et pourtant tombée dans l’oubli : « Maria Pognon est une des féministes françaises les plus fougueuses, intrépides et visibles », rappelle Dominique Segalen, autrice de Maria Pognon, une frondeuse à la tribune.

Fille d’un riche couvreur en ardoises honfleurais, c’est en 1882 qu’elle entre à la Ligue française pour les droits des femmes (LFDF) : « En 1892, elle succède à Léon Richer comme présidente de la LFDF, fonction qu’elle assumera jusqu’en 1903. »

« À travail égal, salaire égal ! »

Parmi les plumes les plus actives de La Fronde, un journal entièrement fabriqué, rédigé et vendu par des femmes, on lui doit la devise, « À travail égal, salaire égal ! » Reconnue pour ses qualités d’oratrice, elle va défendre de nombreuses causes : « La réforme du Code civil, le droit des femmes mariées de travailler et de disposer de leurs gains, la création d’une caisse de la maternité alimentée par une taxe sur tous les hommes. »

Maria Pognon est aussi franc-maçonne : « En 1893, l’une des 17 fondatrices de la première loge mixte, la Grande loge symbolique écossaise – le Droit humain. »

En 1904, elle quitte l’hexagone pour la Nouvelle-Calédonie où elle s’installe chez son fils, alors conseiller général de ce territoire d’outre-mer. Deux ans plus tard, elle gagne l’Australie où elle intègre de nombreux cercles féministes. Elle ne reviendra jamais en France jusqu’à sa mort, en 1925.

Pour aller plus loin…

Venez visiter la charpente reconstituée de Notre-Dame de Paris au musée des Compagnons de Limoges

De notre confrère lepopulaire.fr – Par Jean-François Julien

Du 7 février à la fin du mois de mars 2024, sera exposée, à la Cité des métiers, rue de la Règle à Limoges, une reconstitution au 1/20e de la charpente de Notre-Dame de Paris.

« Il ne s’agit pas là d’une reproduction à l’identique, mais d’une pièce située dans l’esprit de la charpente d’origine de Notre-Dame de Paris. Si elle était mise en place, elle pourrait parfaitement fonctionner », expliquent Jean-Paul Chapelle, compagnon charpentier, ancien président national de la Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment et organisateur, et Armand Labarre, ex-directeur de cette institution pendant 35 ans.

Ces passionnés sont les organisateurs de l’exposition La forêt de Notre-Dame qui sera présentée du 7 février au 30 mars 2024, à la Cité des métiers, rue de la Règle à Limoges. La présence de cette création à Limoges sera l’un des points forts de la vie culturelle de 2024.

Un déclic après l’incendie de Notre-Dame

Armand Labarre et Jean-Paul Chapelle

Cette pièce remarquable, qui sera dressée en ce lieu magnifique, n’est pas visible partout. Jean-Paul Chapelle s’est investi pour que les Limougeauds puissent l’admirer.

Cet ouvrage a vu le jour après l’incendie de la cathédrale de Paris. Vécu comme un désastre, pour ne pas dire une catastrophe, par les catholiques et les amateurs de patrimoine, cet accident a, paradoxalement, redonné du baume au cœur des compagnons des devoirs.

Ils ont vu là l’occasion d’exprimer pleinement leur talent et de renouer avec leurs lointaines origines. L’origine du compagnonnage remonte à la plus Haute Antiquité et a explosé au Moyen Âge.

“La recherche de la perfection”

Ces ouvriers sont des hommes éclairés qui ont compris la nécessité de se grouper, d’être parfaitement unis, sans aucune dépendance, pour s’instruire, s’entraider et parfois même se défendre dans un idéal commun : la recherche de la perfection.

« Nous sommes les descendants des tailleurs de pierre et des bâtisseurs du Moyen Âge. Sans la construction des cathédrales, nous n’existerions pas », souligne Jean-Paul Chapelle.

C’est au Pays basque, à Anglet précisément, dans les ateliers de Jean-Michel Hourcade, dit « Basque la ténacité », que cette aventure artistique a débuté en 2019.
Compagnon du devoir, ce charpentier s’est entouré de trois aspirants et jeunes compagnons du Tour de France, issus des centres de formation et d’apprentissage d’Anglet de Lons. L’équipe se compose d’Armand Dumesnil, alias « Normand l’ami du Tour de France », de Yann Férotin, connu sous le nom de « Provençal la sérénité », et de Valentin Pontarollo, surnommé « Bressan la confiance ». Avant d’assembler les premières poutres, il trace des plans. L’étude et la conception sont confiées Mattin Uthurry et Jean-Yves le Tretollec qui a pour patronyme compagnonnique  » Breton l’ami du trait ».

Jean-Michel Hourcade active ses réseaux pour trouver le bois nécessaire à la création de ces deux pièces qui doivent illustrer à merveille le savoir-faire des jeunes charpentiers. Les chênes secs, en provenance de Bourgogne et de la forêt de Tronçais, arrivent dans son atelier.

Avec cette charpente, « le Normand », « le Provençal » et « le Bressan », réalisent leur chef-d’œuvre, l’équivalent chez les compagnons des devoirs d’une thèse à l’université.

Cette reproduction de la Forêt de Notre-Dame est à la fois dense et relativement rapide. L’utilisation, pour le tracé notamment, des technologies modernes, leur a permis d’avancer rapidement. Pour le reste, ils ont fait appel à leurs connaissances, leurs compétences et leur génie.

Le souci du détail

Le point le plus complexe, par exemple, est celui où se croisent le transept et la nef. C’est ce support qui doit porter la lourde flèche, couverte de plomb. 3.500 heures ont été nécessaires pour assembler cette charpente réalisée à l’échelle 1/20e.

Cette pièce de 190 kg, dont la superficie égale 4,7 m², est haute de 4,23 m et longue de 2,8 m. Jean-Louis Hourace, l’initiateur du projet, a poussé loin son souci du détail.

Des cloches ont été offertes par la fonderie Paccard, créée en 1796, située en Haute-Savoie. La charpente qui vient d’entamer son Tour de France a reçu de la part du président de la fédération Alexandre Largillière et de la directrice Cynthia Villerégnier un accueil enthousiaste et ils ont donné leur feu vert pour l’exposition à Limoges.

Une cagnotte ouverte pour soulager les dépenses

Rue de la Règle, c’est actuellement l’effervescence. Bien sûr, l’organisation de cette manifestation a un coût. Pour le transport, l’installation qui se fera sur une ou deux journées, il faut des humains et des moyens. D’où l’ouverture d’une cagnotte pour soulager les dépenses.

Une chose est sûre, cette œuvre attisera la curiosité des âmes sensibles à l’excellence.

09/09/2023 : La GLNF met le Rugby à l’honneur avec une Tenue commune pour la Coupe du Monde

À l’occasion de la prochaine Coupe du Monde de Rugby qui aura lieu en France du 8 septembre au 28 octobre 2023, les Loges Rugby de la Grande Loge Nationale Française organisent une tenue sur le thème « La Rencontre Fraternelle ; du Rêve à la Réalité » réservée aux seuls membres masculins de la Franc-maçonnerie régulière.

Cette Tenue Exceptionnelle, dirigée par le Grand Maître en personne, accueillera les Frères des « Loges Rugby », tous ceux de la GLNF amoureux du Rugby, quelle que soit leur Loge, mais aussi tous les Frères des Obédiences Régulières des pays participant à la Coupe du Monde.

Préprogramme du Samedi 9 septembre

  • 9H30 : Tenue de Grande Loge au Grand Temple GLNF 12 Christine de Pisan 75017 Paris-Sous le maillet du Grand Maître le T.R.F Jean Pierre ROLLET en présence de nos frères invités des RL Étrangères.
  • 13h : Repas sur la terrasse du Temple de Pisan en présence du Grand Maître le T.R.F Jean Pierre ROLLET (Triangle 35 €) 15h30 : Visionnage au Grand Temple sur écran géant du match Irlande / Roumanie

Compte tenu de la hauteur de l’évènement et des contraintes y afférant, il est essentiel de signifier votre présence à cette « tenue exceptionnelle » en vous inscrivant sur le site de la Province « Beauce-Rives de Seine » accessible à partir du site privé de la GLNF. Le Frère Jean- Loup Dujardin est à votre disposition pour vous renseigner et vous aider. L’ordre du jour de la tenue est accessible sur le site privé de la GLNF.

À tout moment, les trois Loges co-organisatrices sont à votre disposition pour faire vivre notre chaîne d’Union.

Logo institutionnel de la FFR depuis 2019.

[NDLR : Le rugby, en lecture et en vidéo. Notre TCS Dominique Segalen, dans le numéro 151 du maillon de la chaîne maçonnique de juin 2022 chez DETRAD aVs, avait consacré un article intitulé « Le rugby, sport maçonnique » en rubrique « SYMBOLISME ».

Vous pouvez aussi revoir Rugby et Fraternité, la vidéo de l’ITEM. Une table ronde notamment avec Bernard Laffitte, chef d’entreprise, ancien joueur et ancien président du club de rugby d’Auch ancien joueur du Stade Toulousain et Jean Abeilhou, journaliste spécialisé dans le rugby, présentateur de Rencontres à XV sur France 3 Sud, commentateur des matchs de Pro D2 et de l’équipe de France féminine ainsi qu’en 2024, aux Jeux Paralympiques, le Rugby Fauteuil.]

Sur l’air des lampions ?

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(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)

C’est une révolte ? » demanda Louis XVI.

Non, Sire, ce n’est pas une révolte, c’est une Révolution ! » lui répondit le duc de La Rochefoucauld.

C’est ainsi qu’au matin du 15 juillet 1789 le roi s’interrogeait au sujet de l’événement parisien de la veille dont il venait d’être informé. Les sept prisonniers de la forteresse avaient été libérés ; quatre d’entre eux étaient de faux-monnayeurs qui, ne demandant pas leur reste, se volatilisèrent dans la population.

C’est à de tels faits que l’on doit l’émergence de l’universalisme dans la société, ce concept qui faisait disparaître les trois ordres séparant le clergé, la noblesse et le tiers état. Disparaître ? C’est vite dit… Bourgeoisie et aristocratie s’affronteront encore longtemps et ce n’est qu’au sortir de la Seconde Guerre mondiale que la mouvance monarchiste de l’Action française va s’effondrer, emportée par le pétainisme impénitent de son chef, Charles Maurras. Quant à l’Église, si son déclin s’est amorcé dès le XIXe siècle, la rupture dans la pratique religieuse des catholiques est plus tardive et date seulement des années 1960, au moment même où, paradoxalement, le clergé cherche à s’adapter à la modernité – un noyau dur de fidèles ayant, à rebours, montré ultérieurement sa capacité à se mobiliser dans de grandes manifestations, au soutien de courants politiques à tout le moins conservateurs.

L’universalisme, comme nous le répétons ici à chaque occasion, revendique une dignité commune pour tous les hommes. S’il impose leur égal respect, il ne nie pas les diversités ethniques ni les différences d’organisation politique : il place seulement, par-delà la variété de la palette humaine, au-dessus des croyances et des institutions, des valeurs de tolérance et de justice que tout homme sur terre devrait pouvoir invoquer dans sa conduite comme pour sa protection. L’universalisme, reposant sur une reconnaissance mutuelle des langues et des cultures, chérit l’autre dans sa richesse et ne lui propose comme horizon général que la recherche de la compréhension et de la paix : il regarde l’avenir, en dissipant les remugles du ressentiment, et, parce qu’il réclame inlassablement des preuves à son seul niveau, il est toujours combattu par les régimes autoritaires.

Pour autant, dans la mêlée historique, la notion d’universalisme qui fleurit à la Révolution française, si elle a conféré à chacun les mêmes droits et les mêmes devoirs envers la Nation, a pu provoquer des raccourcissements radicaux. Ce ne furent pas seulement des opinions qui montèrent à l’échafaud et les historiens disputent si la Terreur était déjà contenue en germe dans les premières convulsions. Longtemps après, en janvier 1891, à la Chambre des députés,  on entendit Clémenceau s’exclamer : « La Révolution française est un bloc dont on ne peut rien distraire. » Tout un courant de pensée adhère encore à cette idée.

Pour nous autres, Francs-maçons, l’universalisme nourrit non seulement notre exigence et notre espoir mais il commande notre vigilance devant la montée des périls. Dans de nombreux esprits, il reste beaucoup de Bastille à prendre ou à conquérir. Qui peut croire que tous les 14-juillet vont indéfiniment s’illuminer sur l’air des lampions ?

Liberté, Égalité, Fraternité : de l’idéal au réel en Franc-maçonnerie ?

Liberté, égalité, Fraternité. Ces 3 mots qui représentent des valeurs humanistes fortes, partagées par plusieurs pays ou institutions qui en ont fait leur devise, ont une origine historique incertaine : maçonnique pour certains, révolutionnaire ou républicaine pour d’autres. En effet, les recherches engendrées par le Bicentenaire de la Révolution montrent que l’antériorité maçonnique de la devise Liberté, Égalité, Fraternité n’a aucun fondement concerté au sein des obédiences et des rites maçonniques de l’époque considérée.

De nombreuses anecdotes peuvent expliquer les rivalités d’attribution de l’origine de la devise. On a retrouvé à la Bibliothèque Nationale une trace de la création, par le GODF, d’une loge militaire portant le titre distinctif «Liberté, égalité, Fraternité» sise à l’orient de la Légion franche étrangère. Cette loge a été installée le 14 mars 1793 par la Respectable Loge «Amitié et Fraternité» (Orient de Dunkerque). Certes, il s’agit d’un titre distinctif, d’un nom de loge ; or, ce titre de la loge est évoqué à chaque tenue, au moins deux fois, à l’ouverture et à la fermeture des travaux comme aujourd’hui. De là à en faire une devise… la chose est d’autant plus facile qu’une loge militaire se déplace et reçoit de nombreux visiteurs.

Portées par la Renaissance, ces trois valeurs se sont retrouvées au sein de différents courants de pensée humaniste soucieux de lutter contre l’injustice et l’arbitraire. La maxime «Liberté, égalité, Fraternité» puise ses origines au XVIIIe siècle, le siècle des Lumières.

La devise liberté-égalité-fraternité

En 1755, dans une ode à la gloire du gouvernement helvétique, Voltaire associe implicitement  les 3 termes : «La Liberté ! J’ai vu cette déesse altière avec égalité répandant tous ses biens…Les états sont égaux et les hommes sont frères». Mais c’est Rousseau qui, dans son Discours sur l’économie (1755), propose cette triade comme une des bases du Contrat social.

La devise n’est toutefois pas officiellement constituée en 1789 et, contrairement aux idées reçues, elle ne devient pas une création officielle de la Révolution, bien qu’elle en incarne certaines valeurs clefs. Seuls les deux premiers termes ont été associés dans la Déclaration des Droits de l’homme du 26 août 1789 : «Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit.»

C’est en 1790 qu’Antoine-François Momoro, second couteau sanguinaire, révolutionnaire de la Terreur, qui finira sur l’échafaud avec son compagnon de route Jacques Hébert, propose comme devise au Club des Cordeliers, liberté, égalité, fraternité. Ce slogan, pétri de chimères, sera repris par Lamartine comme principe de la République et sera inscrit pour la première fois dans le préambule de la Constitution du 4 novembre 1848. Pour d’autres, la première triple association est attribuée à Robespierre à la 16ème proposition de décret dans son discours prononcé en décembre 1790 lors de la création des Gardes Nationales : «Elles[les gardes nationales] porteront sur leur poitrine ces mots gravés : Le Peuple français, & au-dessous : Liberté, égalité, Fraternité». Les mêmes mots seront inscrits sur leurs drapeaux, qui porteront les trois couleurs de la nation». Cette expression a accompagné l’aventure révolutionnaire de Juin 1793 jusqu’au Consulat en 1799. À partir de 1793, les Parisiens, rapidement imités par les habitants des autres villes, peignent sur la façade de leur maison les mots suivants : « unité, indivisibilité de la République ; liberté, égalité ou la mort ». Mais ils sont bientôt invités à effacer la dernière partie de la formule, trop associée à la Terreur… Comme beaucoup de symboles révolutionnaires, la devise tombe en désuétude sous l’Empire. Elle réapparaît lors de la Révolution de 1848, empreinte d’une dimension religieuse : les prêtres célèbrent le Christ-Fraternité et bénissent les arbres de la liberté qui sont alors plantés. Lorsque rédigée la Constitution de 1848, la devise  » Liberté, Égalité, Fraternité « est définie comme un  » principe » de la République. Sans avoir été devise officielle, l’expression a tout de même marqué les esprits et s’est imposée comme le symbole des acquis politiques et sociaux révolutionnaires, comme un programme politique et, à terme, comme un point de ralliement pour les républicains.

De 1790 à 1830, la devise n’est plus utilisée ; suivent des années de grande tension sociale et politique qui aboutissent à la Révolution de février 1848.

La IIe République consacre l’expression après que le gouvernement provisoire l’ait employée dans sa première déclaration le 24 Février 1848. Cette année-là voit l’apparition de la devise sur le drapeau français, Lamartine, qui n’était pas franc-maçon (mais qui adhérait à l’idéal libéral  maçonnique), proclama la IIe République et déclara : «Sur le drapeau national sont écrit ces mots : République Française, Liberté, égalité, Fraternité, mots qui expliquent le sens le plus étendu des doctrines démocratiques dont le drapeau est le symbole, en même temps que ses couleurs en continuent la tradition». L’importance du mot liberté à cette époque est à comprendre comme l‘abolition de l’esclavage qui promeut tout individu au niveau d’un être humain; il ne sera plus un objet mais un sujet.

Boudée par le Second Empire, la devise finit par s’imposer sous la IIIème République. La IIIe République coïncide avec la renaissance de l’expérience républicaine et la réactivation de la devise triptyque en 1871. C’est dans son ouvrage de 1875 intitulé  Le droit et la Loi  que Victor Hugo écrit : «Liberté, égalité, Fraternité… ce sont les trois marches du perron suprême. La liberté, c’est le droit ; l’égalité, c’est le fait ; la fraternité c’est le devoir».

Cependant, il faut attendre la révision constitutionnelle de 1879 pour que soit prise la décision de réinscrire les trois mots à tous les frontons des bâtiments officiels. On observe toutefois encore quelques résistances, y compris chez les partisans de la République : la solidarité est parfois préférée à l’égalité qui implique un nivellement social et la connotation chrétienne de la fraternité ne fait pas l’unanimité.

La devise est réinscrite sur le fronton des édifices publics à l’occasion de la célébration du 14 juillet 1880.

Le périple de la triade s’achève glorieusement puisque la Constitution du 4 octobre 1958 l’impose comme la devise constitutionnelle de la République française. Elle fait aujourd’hui partie intégrante de notre patrimoine national. On la trouve sur des objets de grande diffusion comme les pièces de monnaie ou les timbres.

L’usage maçonnique de la devise

En franc-maçonnerie, la devise va progressivement devenir l’acclamation (dans certains rites seulement)

Un des  plus anciens documents où l’égalité et la liberté sont formellement présentées comme points principaux de la doctrine maçonnique est un ouvrage (cependant antimaçonnique écrit par l’Abbé Larudan) de 1747, Les francs-maçons écrasés où on peut lire p.299 : « le portier l’ouvre et demande à l’aspirant : s’il a vocation à la liberté, à l’égalité, … ? Il « répond que oui, on l’introduit ». Plus loin p. 313  « le soir de sa réception, on ne lui dit autre chose, sinon que la liberté& l’égalité sont l’unique but de la Société».

L’égalité et la liberté sont également invoquées avec insistance comme principes régulateurs, dans la première circulaire du Grand Orient. Celle de 1775 les présente comme «l’apanage précieux des francs-maçons». 

Dans sa circulaire de 1791, la Mère Loge du Rite Écossais Philosophique, St Jean du Contrat Social on peut lire :« Bien des siècles avant que Rousseau, Mably, Raynal, eussent écrit sur les droits de l’Homme et eussent jeté dans l’Europe la masse des Lumières qui caractérisent leurs ouvrages, nous pratiquions dans nos Loges tous les principes d’une véritable sociabilité. L’égalité, la liberté, la fraternité, étaient pour nous des devoirs d’autant plus faciles à remplir que nous écartions soigneusement loin de nous les erreurs et les préjugés qui, depuis si longtemps, ont fait le malheur des nations. »

Le premier Compte rendu lors de la reprise des travaux de la GLDF le 24 juin 1795 commence par cette devise.

En 1877, le pasteur Frédéric Desmons propose la formulation suivante qui va être adoptée «La Franc-maçonnerie est une institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, elle a pour objet la recherche de la vérité, l’étude la morale universelle, des sciences et des arts et l’exercice de la bienfaisance. Elle a pour principe la liberté absolue de conscience et la solidarité humaine. Elle n’exclue personne pour ses croyances. Elle a pour devise Liberté, égalité, Fraternité».

 «Que la Liberté soit l’assise du Temple, Que l’Égalité en soit la Clé de Voûte, Que la Fraternité soit le Ciment du Temple» comme il est dit au Rite Français Philosophique, 2017.

La liberté comme base, l’égalité comme moyen, la fraternité comme but.

En 1849 : au niveau du GODF, l’acclamation devient Liberté, égalité, Fraternité en lieu et place de vivat, vivat, semper vivat.

En ces temps, Adolphe Crémieux, franc-maçon et membre du Gouvernement Provisoire, reçut une délégation des Loges maçonniques et prononça au nom du Gouvernement, la phrase suivante : «Dans tous les temps, dans toutes les circonstances, sous l’oppression de la pensée comme sous la tyrannie du pouvoir, la maçonnerie a répété sans cesse ces mots sublimes : Liberté égalité, Fraternité !» Jules Barbier de la délégation maçonnique a ajouté : «Nous saluons des acclamations les plus vives le Gouvernement républicain qui a inscrit sur la bannière de la France cette triple devise qui fut toujours celles de la Franc-maçonnerie: Liberté, égalité, Fraternité».

Pour le Rite écossais, Adolphe Crémieux, devenu Souverain Grand Commandeur du Rite écossais ancien et accepté en 1869, entreprit de refondre les Règlements Généraux du Rite qui dataient de 1846. Entre autres propositions, il souhaitait inclure à la fin de l’article II, la phrase : «l’Ordre Maçonnique a pour devise Liberté, égalité, Fraternité…» Sur ce point  précis, point d’opposition ; le blocage portait sur l’invocation au GADLU. Ce blocage suivi de la guerre franco-allemande, de la surveillance des loges par la police (1874), du début des actions anticléricales ont détourné les préoccupations des francs-maçons du Rite écossais. Finalement, la devise maçonnique fut affirmée dans un décret datant du 2 décembre 1873 avec effet le 1er mai 1874. Le GODF explicite que cette triple devise est la transformation logique, naturelle et progressiste des devises anciennes : foi, espérance, charité (Cahier des grades capitulaires (du 4e au 18e degré) : Rituel des Chev[aliers] Rose-Croix, 1890).

Au REAA, après les batteries, on retrouve les acclamations Houzza Houzzé Houzzé, ou bien Liberté Égalité, Fraternité. Au RER, Vivat–vivat–semper vivat. Au ROPM : Vie ! Force ! Santé ! L’acclamation est doublée avec le ternaire Liberté, Égalité, Fraternité. Au Rite MM, l’acclamation Liberté, égalité, Fraternité est souvent suivie ou «couverte», en France, par une seconde acclamation « Unité, Continuité, Stabilité » en hommage à l’Ordre. Spécifiquement au Rite de Misraïm, l’acclamation qui remplace ou couvre Liberté est « Adonaï, Adonaï, Adonaï », du nom d’un des aspects de la divinité dans la tradition israélite. Il est des obédiences, telle le OITAR, qui ont remplacé la devise, lorsque cela se présente, par « Liberté Équité Amitié » ou par «énergie, émulation, altruisme ».

Il est à l’honneur de la Franc-maçonnerie française, et latine en général, d’avoir nourri cette devise, d’en avoir perçu le caractère fondateur et d’en avoir favorisé la synthèse dans le temple et dans le monde profane. Pour le franc-maçon, cette devise possède une force symbolique intrinsèque dont il prend la mesure lorsqu’il la prononce en loge après l’acclamation écossaise.

Cette devise est le «principe de la véritable sociabilité maçonnique». Alors comme le dit notre TCF Christian Roblin : devisons gaiment

LA FRANC-MAÇONNERIE EST UNE SPIRITUALITÉ DE LA LIBERTÉ

«Nous sommes des Maçons libres, c’est-à-dire, pour qui sait l’entendre, des artisans de notre propre bonheur, qui sans porter de rebelles atteintes aux lois civiles et religieuses, travaillons sur des plans tracés par la nature et compassez par la Raison, à reconstruire un édifice moral dont le modèle exécuté dans les premiers âges du monde, nous est conservé par l’idée universelle de l’Ordre» (l’Almanach des Cocus ou amusemens pour le beau Sexe pour l’année MDCCXLII auquel on a joint un recueil de Pièces sur les Francs-Maçons, 1742, comportant, outre la Réception d’un Frey-Maçon du chevalier Hérault, une suite de discours prononcés en loge à l’occasion de rencontres entre Ateliers ou pour servir à l’instruction des Apprentis).

L’expression « libre et accepté » est adoptée dans la deuxième édition du Livre des Constitutions dites d’Anderson, en 1738, dont le titre devient  Le Nouveau Livre des Constitutions de l’Ancienne et Honorable Fraternité des Maçons Libres et Acceptés. Dans la première édition de 1723 le titre était, Les Constitutions des francs-maçons. Le titre plus récent continue à être utilisé par la Grande Loge d’Angleterre, suivi par celles de l’Écosse et l’Irlande ; une majorité des Grands Loges aux États-Unis ont adopté le même style et se disent Grand Loges de Maçons libres et acceptés. Mackey dans son Encyclopédie de la Franc-maçonnerie explique les termes, libre et accepté, à partir des anciens textes utilisés en Angleterre qui donnent le récit suivant de leur origine : Les maçons qui furent choisis pour construire le Temple de Salomon furent simplement déclarés libres et furent exemptés, avec leurs descendants, des droits et des impôts. Ils avaient aussi le privilège de porter des armes. Au cours de leur déportation à Babylone, Cyrus leur donna la permission d’élever un second Temple, les ayant mis en liberté à cette fin. C’est de cette époque que nous portons le nom de Maçons Libres et Acceptés [sic].

La déclaration du Convent de Lausanne en  septembre 1875 (qui réunit les Suprêmes Conseils de onze pays) proclame la liberté comme le bien le plus précieux : «la liberté, patrimoine de l’humanité tout entière, rayon d’en haut qu’aucun pouvoir n’a le droit d’éteindre ni d’amortir et qui est la source des sentiments d’honneur et de dignité.»

La liberté n’est pas de refuser des obligations auxquelles le franc-maçon consent (la Franc-maçonnerie est un Ordre, ses membres s’engagent, par serment, à observer scrupuleusement les prescriptions de la Constitution internationale, les statuts, les Règlements généraux et à défendre l’Ordre) mais de mesurer avec sa liberté de conscience s’il peut continuer à s’obliger, à adhérer, face aux contraintes de l’autorité de tutelle. Il ne peut  renverser sa dépendance en liberté pour se rendre à son tour maître de sa situation qu’à la condition de reconnaître en conscience la pleine valeur de cette liberté et de se tenir pour responsable de ce qu’il met en œuvre pour la conquérir.

Dans l’étude lexicographique des rituels, c’est à partir de 1840 que l’on voit l’utilisation du concept de liberté prendre de l’importance .

Certaines personnes se battent concrètement pour leur liberté, leur choix et leurs engagements, défiant les obstacles, les dangers et les lourdeurs de l’habitude. Elles accomplissent de nouveaux horizons pour se transformer et transformer aussi le monde qui les entourent.

La démission de tout membre de la Franc-maçonnerie, son retrait demeure sa liberté absolue.

La liberté juridique ou civile consiste dans le droit de faire tout ce qui n’est pas défendu par la loi. Elle se présente comme une prérogative ouvrant à son bénéficiaire, lorsqu’il le désire, un libre accès aux situations juridiques qui se situent dans le cadre de cette liberté. Une liberté est en principe non définie ni causée (susceptible non pas d’abus, mais d’excès) ; elle est également, en principe, inconditionnée (ainsi se marier ou non, contracter ou non, acquérir ou aliéner, tester, faire concurrence à d’autres commerçants…). Cette liberté personnelle est cependant à compléter par la reconnaissance de celle de l’autre: ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux (Luc;6,31). Alors ma liberté commence là où commence celle de l’autre .«Car pour être libre, il ne suffit pas de se libérer de ses chaînes, il faut vivre en respectant et en augmentant la liberté des autres.» (Nelson Mandela).

Le franc-maçon transforme sa liberté en autonomie et responsabilité.

La liberté de conscience est irréductible en Franc-maçonnerie

On peut en trouver l’expression dans l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 : «Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.» Cette Déclaration consacre l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 : «La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.».

Toutefois cette déclaration n’était qu’une résolution de principe non obligatoire.

À l’opposé, la Convention de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, communément appelée Convention européenne des droits de l’Homme, signée à Rome le 4 novembre 1950 a un caractère obligatoire à travers les sanctions et le fonctionnement de la Cour européenne des droits de l’Homme. Dans son article 9, cette Convention précise de façon explicite la liberté de conscience :

  • Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.
  • La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.

Encore faudrait-il définir la conscience !

Cette liberté s’étend aux convictions morales et philosophiques qui découlent des choix faits, à la liberté d’opinion, en particulier politique. Toutefois, l’Administration, qui ne peut pas écarter les convictions politiques, peut éventuellement prendre en compte l’extériorisation de ces convictions.

Les clauses de conscience sont de plus en plus nombreuses à la lumière de la diversité sociale (par exemple, des dispenses peuvent aussi être accordées pour que des personnes ne travaillent pas un jour religieux).

Le rite permet à tous les francs-maçons de concilier liberté de conscience et Art royal ; la liberté de conscience a pour corollaire la Tolérance sans laquelle la Franc-maçonnerie adogmatique ne pourrait se revendiquer en tant que Centre de l’Union. La liberté de conscience ouvre la possibilité d’adhérer ou non selon son libre arbitre à telle ou telle religion. La liberté de conscience, au sens strict du terme, s’inscrit donc dans la sphère de la question de la liberté religieuse. La liberté de penser, plus large encore, confère à l’homme la possibilité d’user de sa raison pour pousser sa recherche du vrai jusqu’où il le peut sans rencontrer aucune entrave, fût-elle religieuse. Ainsi du XVIIe siècle au XVIIIe siècle où les défenseurs de la liberté de conscience comme Bayle et ceux de la liberté de penser comme Spinoza s’inspirent soit de références bibliques soit de la critique scripturaire naissante pour affirmer non seulement le droit à la liberté de conscience et de penser mais encore la nécessité de cette liberté pour le progrès de l’homme. L’originalité de la maçonnerie spéculative consiste précisément à affirmer cette double nécessité mais dans le cadre d’une quête spirituelle. Ce n’est qu’au convent du GODF de 1877 que sera abandonnée la référence au Gadlu. L’après-Convent de 1877 conduit à des retouches plus hardies. En 1879, le Grand Collège des Rites, chargé par le Conseil de l’Ordre du Grand Orient, fait disparaître des rituels les formules trop ouvertement religieuses, comme la référence au Grand Architecte de l’Univers, les devoirs envers Dieu au 1°, l’explication métaphysique de la lettre G au 2° et l’invocation à Dieu du signe d’horreur au grade de maître. En 1886, une commission de 12 membres, présidée par l’avocat Louis Amiable (1837-1897), procède à une nouvelle révision adoptée en Conseil de l’Ordre les 15-16 avril. Le nouveau rituel français, qui prendra le nom de son principal rédacteur, est accompagné d’un Rapport sur les nouveaux rituels pour les loges rédigé par Amiable lui-même. Ce codicille explique que le nouveau texte, en partie inspiré des rituels du Grand Orient de Belgique, se réfère grandement au positivisme. Sa philosophie générale est la « neutralité entre les diverses croyances » et le fait que  les données certaines fournies par l’état actuel de la science devaient être par nous mises à profit».

La Franc-maçonnerie offre une voie spirituelle qui est une voie spécifique en dehors de tout dogme et de toute doctrine, qui permet à chaque homme de poursuivre son chemin vers la Connaissance. La Franc-maçonnerie propose un idéal de liberté, de tolérance et de fraternité dans le respect des opinions de chacun, laissant à l’homme une liberté de travail qui lui permet de poser son propre rythme et de reculer constamment ses limites sur le chemin de l’élévation spirituelle et morale n’acceptant aucune entrave dans sa recherche.

La liberté de conscience est le fondement de la laïcité. S’il était besoin de le démontrer, écoutez notre TCF Christian Roblin dans le podcast de France Culture enregistré le 18 avril 2021, Liberté de conscience et laïcité

On ne confondra la liberté de conscience avec la libre pensée. «La libre pensée est un courant de pensée diffus qui refuse tout dogme et milite en faveur d’une pensée libre où aucune idée révélée, décrétée, ou présentée comme une certitude, ne fait autorité, en particulier dans les questions religieuses. La réflexion est guidée par la raison et les religions révélées sont vues comme des obstacles à l’émancipation de la pensée. Par extension, le terme est utilisé lorsqu’on s’affranchit de toute croyance religieuse.»

Un franc-maçon ne saurait être seulement libre, il doit, aussi, être de bonnes mœurs

En effet, ce sont les deux qualités nécessaires à tout profane qui souhaite entrer en Franc-maçonnerie.

Au début du XVIIIe  siècle, l’instruction, le pouvoir, la représentativité étaient uniquement masculins et l’on doutait encore à cette époque qu’une femme puisse avoir une âme ; en fait, elle était considérée comme légalement mineure, donc non libre de l’autorité de leur père ou du mari. Alors comment imaginer une femme en Franc-maçonnerie? On comprend mieux pourquoi, dans les Constitutions fondatrices, la Franc-maçonnerie lui était interdite. La Franc-maçonnerie était le reflet de la société de l’époque. À remarquer qu’en ce temps, il n’y avait naturellement pas de Juifs en Maçonnerie, puisque ceux-ci, comme les femmes, étaient privés de droits civiques avant la Révolution Française. Aucun règlement maçonnique n’avait besoin de préciser ce qui allait alors de soi.

Dans le contexte du Royaume d’Angleterre, au début du XVIIIe siècle,  «être libre» était en fait très précis et lié :

  • aux Liberties des Cités face à la Couronne, notamment de la Cité de Londres, écrite dès 16 juin1215 dans la Magna Carta,
  • aux privilèges des guildes (Liveries aujourd’hui, et toujours en usage) d’affranchir des hommes pour en faire des freemen dans les Cités et Bourgs.
  • aux Charges attribués aux Freemen élevés au statut de Liverymen, chargés de réglementer les affaires de la Cité ou du Bourg (édicter de nouvelles lois et taxes locales, régler des actes de Justice).

Pour être un freeman, deux possibilités principales étaient offertes :

  • obtenir rédemption par achat et après 7 années d’apprentissage minimum obligatoire auprès d’un Freeman,
  • obtenir rédemption par achat (mais plus cher bien sûr).

Être Freeman permettait de monter une affaire et d’être autorisé à travailler dans la Cité ou le Bourg, plus une zone d’exclusivité et réglementée de quelques miles autour (de 1 à 8 miles selon la Guilde/Livery). Il s’agissait d’une règle de Corporations dont ils se portaient également garant de la qualité des produits et services (surveiller par les Maîtres et Surveillants des Liveries). Il y avait un aspect protectionniste des marchés économiques et des savoir-faire, puisqu’il était interdit dans les Liveries d’embaucher des apprentis qui n’étaient pas fils de freeman (pas d’étrangers, pas d’esclaves). Dans le plus ancien texte connu des Devoirs anglais, le Manuscrit Regius (ou Halliwell), daté de la fin du XIVe siècle, il y est clairement spécifié que «le maître doit bien veiller à ne pas prendre de serf comme apprenti, ni à en engager un par obstination, car le seigneur à qui le serf est lié peut venir le chercher où qu’il se trouve». Il y est encore dit que «l’apprenti doit être bien né, de naissance légitime». Ainsi, ces constitutions laissaient clairement entendre qu’il fallait être fils de freeman. James Anderson l’était d’ailleurs, puisque fils d’un Maître verrier d’une Loge de la Cité d’Aberdeen (il fut d’ailleurs Maître de Loge et a reconstitué le Livre des Marques des membres de la loge).

Les  tout premiers textes de la maçonnerie opérative il était écrit : «né libre et de bonnes humeurs» qui devient «libre et de bon renom» ensuite, et pour insister sur les valeurs morales, est devenu «libre et de bonnes mœurs». Les deux notions fréquemment accolées de mœurs et de coutumes perdurent de l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle. Si la première regarde les manières d’être comme implicitement structurées par des systèmes de valeurs, la seconde désigne des habitudes, et donc des systèmes de pratiques.

À  la première fête solsticiale d’hiver qui suivit la fondation du Grand Orient, le 27 décembre 1773, un discours sur le caractère et le rôle de la Franc-maçonnerie fut prononcé par le F. Henrion de Pensey. On remarquera  ce qu’il dit des «bonnes mœurs» : «Les [bonnes] mœurs, aussi bien que les lois, sont les colonnes sur lesquelles repose la prospérité des empires. Avec des mœurs on se passerait de lois. Sans les mœurs, les plus sages règlements sont inefficaces.»

Aux exigences des bonnes mœurs citoyennes, la Franc-maçonnerie ajoute des exigences qui lui sont propres parmi lesquelles l’esprit du lien fraternel. À la morale coutumière, la Franc-maçonnerie associe une morale transcendantale, un idéal moral développé dans les catéchismes devenus mémentos et dans les rituels à travers questions et réponses. Ainsi viendront, suivant les grades, des propositions d’élévation morale.

C’est avec un regard malicieux que notre TCF Fouqueray nous demande si l’application de la devise par les frères et sœurs est bien réelle !

Les trois fêtes de pèlerinage à Jérusalem, prescrites par la Torah sont pour la Liberté (Pessa’h), pour l’Égalité (Souccot) et pour la Fraternité (Chavouot).

Grand Orient de France : découvrez le nouveau site Internet version 2023

Alors que rien n’annonçait cette nouvelle naissance, pas même sur les réseaux sociaux, le Grand Orient de France, propose désormais un nouvel espace Internet avec une refonte totale de son graphisme.

Une conception Internet réussie !

Sceau GODF
Sceau GODF

La page d’accueil dans son « Qui sommes-nous » nous le dit ! « Le Grand Orient de France, première obédience maçonnique en France, est directement issu du siècle des Lumières. Il travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité. Sa devise est Liberté, Égalité, Fraternité. »

C’est avec enthousiasme et curiosité que nous vous invitons à découvrir leur site.

Avec ses trois siècles d’histoire et de tradition maçonnique, mais aussi avec le Grand Orient de France aujourd’hui, afin d’être acteur de la transformation sociétale. Mettant en avant des valeurs, au nombre desquelles, nous trouvons la liberté, l’égalité, la fraternité et la citoyenneté, la démocratie, la laïcité, la solidarité, la solidarité sociale, l’environnement ainsi que la dignité humaine.

Toutes ces valeurs sont rappelées dans l’Article 1er de sa Constitution :

« La Franc-maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité ; elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité. Elle a pour principe la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience. Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle attache une importance fondamentale à la laïcité. Elle a pour devise : Liberté, Égalité, Fraternité. »

Rappelons que le Grand Orient de France est la plus ancienne obédience maçonnique française et la plus importante d’Europe continentale.

Né en 1773 d’une profonde transformation de la première Grande Loge de France, il fête, cette année, les 250 ans de l’appellation Grand Orient de France.

Georges Sérignac, Grand Maître du GODF
Georges Sérignac, Grand Maître du GODF

Dans le cadre de ces célébrations des 250 ans, le Grand Orient de France, a organisé une série d’événements (exposition et conférence) dans plusieurs villes en France et en outre-mer. Souhaitant rayonner à l’extérieur des temples, l’objectif du « tour de France » de Georges Sérignac, Grand Maître, est d’« être mieux connu de tous ». À la rencontre d’un très large public, ces commémorations qui ont rencontré un important succès.

Pour les 54 000 membres du GODF, dont 8000 sœurs, répartis au sein de 1400 loges, à la veille du convent 2023 qui se déroulera à Lille Grand Palais du lundi 21 août au samedi 26 août 2023, il s’agit d’une bien belle surprise.

Le Grand Orient de France est un lieu de réflexion et de
transmission de la connaissance. Ses loges organisent
régulièrement des conférences et des évènements
culturels ouverts à tous.