Tout le monde les attendait avec impatience. Les vacances sont là ! Pas pour tout le monde ou presque…
DETRAD reste l’emblématique librairie – lieu de mémoire et de savoir –, située juste à côté du Grand Orient de France. Pour encore plus de visibilité, DETRAD communique ses horaires d’été :
En juillet, du mardi au samedi : 11H00-13H00/4H00-19h00. Fermeture exceptionnelle le samedi 15 juillet.
En août, à compter du 8 août et jusqu’au 21 aout, fermeture annuelle.
Toutefois, en cette période estivale, DETRAD nous invite à lire quelques romans, tels :
Et pour les sœurs et frères désireux de s’instruire, DETRAD recommande la lecture de L’humanisme en tablier vertde Pierre Gandonnière.
Retrouvez la vidéo interview de Pierre Gandonnière par Jacques Carletto.
Les éditions Detrad aVs ont été fondées en 1984. Le catalogue éditorial comporte aujourd’hui plus de 130 titres…
DETRAD avec plus de 2500 titres en rayon, proposent des ouvrages à destination des francs-maçons et des profanes (alchimie, compagnonnage, ésotérisme, franc-maçonnerie, philosophie, symbolisme, etc.).
DETRAD vous souhaite de très belles vacances !
Infos pratiques :
DETRAD – Fabricant : Décors-Bijoux-Accessoires maçonniques-Éditeur et Libraire
En ce vendredi 14 juillet, 195e jour de l’année du calendrier grégorien, comment ne pas évoquer le palais de l’Élysée, résidence officielle du chef de l’État depuis la IIe République.
L’hôtel d’Évreux selon le plan de Turgot, vers 1737.
Dans ces murs séculaires s’est écrite notre histoire : de madame de Pompadour à Napoléon Ier, de Victor Hugo au général de Gaulle, mille personnages connus ou anonymes y ont apporté leur pierre et contribué à leur donner leur visage actuel, au rythme des petits et des grands évènements qui forment une nation.
Le comte d’Évreux peint par Hyacinthe Rigaud, vers 1720.
Le palais de l’Élysée, dit l’Élysée et anciennement l’Élysée-Bourbon, est un ancien hôtel particulier parisien, situé au 55 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris, dans le VIIIe arr.
Il est le siège de la présidence de la République française. Son actuel résident est Emmanuel Macron, président de la République française depuis le 14 mai 2017.
Parc du palais sous la IIe République.
Les médias utilisent par métonymie « l’Élysée » pour désigner les services de la présidence de la République française. Il est également fréquent de rencontrer le terme « le Château » chez les politiques, les journalistes ou les auteurs spécialisés. Découvrez en fin d’article, pour la première fois, l’Élysée vue du ciel!
Construit par l’architecte Armand-Claude Mollet en 1720 pour Louis-Henri de La Tour d’Auvergne, comte d’Évreux, le palais de l’Élysée a une histoire illustre : il est offert par Louis XV à sa favorite, la marquise de Pompadour, en 1753, puis devient le palais princier de Joachim Murat, beau-frère de Napoléon Ier. Ce dernier en fait en 1805 sa résidence impériale. Son neveu, Napoléon III, premier président de la République française, y habite également à partir de 1848.
(Narbonne) Louise Thérèse d’Orléans, Duchesse de Bourbon – Louis-Michel van Loo – Musée des Beaux-Arts de Narbonne
En trois siècles, l’Élysée a été l’Hôtel du comte d’Évreux, la résidence de Madame de Pompadour, l’Hôtel des Ambassadeurs extraordinaires, la demeure de Nicolas Beaujon, banquier de son état, la propriété de Bathilde d’Orléans, la citoyenne Vérité, bien connue de nos sœurs de la GLFF puisqu’il s’agit du nom porté par leur Loge Nationale de Recherche (LNR) nommée « Bathilde Vérité ».
Collier GLFF, détail.
Créée à la suite d’un vote du Convent le 25 mai 2019, cette loge accueille en tenue au REAA des sœurs maîtresses, quel que soit leur rite. Elle maçonne dans des domaines aussi variés que l’anthropologie, la sociologie, la philosophie, le symbolisme, les sciences, les doctrines ésotériques, etc.
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Mais aussi, avant les travaux et fêtes de Joachim et Caroline Murat, le palais de l’Élysée sert de café-concert, devenant un établissement « de plaisirs » où est organisé bals populaires, des jeux, conférences, concerts, expositions et salons de lecture…
Bureau d’Emmanuel Macron.
Le palais de l’Élysée reste globalement vide entre 1820 et 1848, puis pendant le gouvernement provisoire de la IIe République, il prend le nom d’« Élysée national ». La chute de Napoléon III en 1870, met fin à l’époque monarchique du palais. Le président Adolphe Thiers n’y séjourne qu’un mois en 1872.
Salon Pompadour.
Le 10 juin 1940, le palais accueille le dernier Conseil des ministres parisien de l’histoire de la IIIe République, lors duquel le gouvernement décide de quitter Paris. Et le 14 juin 1940, à 5h35, les Allemands hissent sur le toit leur drapeau rouge et noir à croix gammée. Souvenons-nous que dans la mythologie grecque, l’Élysée ou les champs Élysées font partie des Enfers…
Dessin paru dans Le Canard Enchaîné, détail (cf. leur article).
Plus près de nous, n’oublions pas Quand Valéry Giscard d’Estaing voulait devenir Franc-Maçon !notre publication croustillante du 16 juillet 2022… En vérité, nous vous le disons, M. Valéry Giscard d’Estaing, président de la République du 27 mai 1974 au 21 mai 1981, aurait demandé à recevoir la Lumière et donc les bienfaits de l’initiation aux trois grades, le même soir, au palais de l’Élysée… Une histoire qui, plus que les diamants qui, eux, sont éternels, alimente toutefois encore les conversations des maçons…
Palais de l’Élysée, entrée principale.
Les symboles de la République
Le drapeau français : bleu, blanc, rouge Emblème national de la Cinquième République, le drapeau tricolore est né sous la Révolution française, de la réunion des couleurs du roi (blanc) et de la ville de Paris (bleu et rouge).Imaginée pendant la Révolution française, en 1789, l’alliance des trois couleurs était donc le symbole de l’alliance du roi et du peuple et reste le symbole d’une France unie.
Drapeau français.
Aujourd’hui, le drapeau tricolore flotte sur tous les bâtiments publics. Il est déployé dans la plupart des cérémonies officielles, qu’elles soient civiles ou militaires.
Marianne
La première allégorie de la République sous les traits d’une femme coiffée d’un bonnet phrygien remonte à la Révolution française : ce bonnet porté par les esclaves affranchis en Grèce et à Rome, apprécié des marins et des galériens de la Méditerranée, est fièrement repris par les révolutionnaires venus du Midi comme emblème de la liberté.
Marianne Noire, musée de la franc-maçonnerie, siège du GODF (Crédit photo Yonnel Ghernaouti).
Marianne étant un des prénoms les plus répandus du XVIIIe siècle, il est employé pour personnifier le peuple, et parfois la République, notamment dans la bouche de ses détracteurs.
Sous la IIIe République, les statues et surtout les bustes de Marianne se multiplient, en particulier dans les mairies, parfois privée de leur bonnet phrygien jugé trop séditieux au profit d’un diadème ou une couronne.
Au fil des années, Marianne prend le visage des Françaises de son temps, Brigitte Bardot, Michèle Morgan, Mireille Mathieu, Catherine Deneuve, Inès de la Fressange, Laetitia Casta, Evelyne Thomas. Elle orne les timbres-poste, inspire les artistes, et incarne aux yeux de tous la beauté et la vitalité de la République éternelle.
Marianne maçonnique.
« Liberté, Égalité, Fraternité »
Les notions de liberté, d’égalité et de fraternité n’ont pas été inventées par la Révolution. Le rapprochement des concepts de liberté et d’égalité est fréquent sous les Lumières, en particulier chez Rousseau et chez Locke. Cependant il faut attendre la Révolution française pour les voir réunies en triptyque. Dans un discours sur l’organisation des gardes nationales de décembre 1790, Robespierre propose que les mots « Le Peuple Français » et « Liberté, Égalité, Fraternité » soient inscrits sur les uniformes et sur les drapeaux, mais son projet n’est pas adopté.
Panneau liberté égalité fraternité de la République Française
À partir de 1793, les Parisiens, rapidement imités par les habitants des autres villes, peignent les façades de leurs maisons de cette inscription : « Unité, indivisibilité de la République ; liberté égalité ou la mort ». La dernière partie de la formule, trop associée à la Terreur, disparaît rapidement.
Comme beaucoup de symboles révolutionnaires, la devise tombe en désuétude sous l’Empire. Elle fait son retour lors de la Révolution de 1848, qui la définit comme un principe de la République, inscrit dans la constitution. L’Église accepte alors cette triade comme un concentré de valeurs chrétienne : les prêtres célèbrent la fraternité en Christ et bénissent les arbres de la liberté.
Liberté, Égalité, Fraternité
Boudée par le Second Empire, elle finit par s’imposer sous la IIIe République, malgré quelques résistances, y compris au sein des Républicains : la solidarité est parfois préférée à l’égalité, qui implique un nivellement social, tandis que la connotation religieuse de la fraternité ne fait pas l’unanimité. La devise est inscrite sur le fronton des édifices publics le 14 juillet 1880. Elle figure dans les constitutions de 1946 et 1958 et fait aujourd’hui partie intégrante de notre patrimoine national.
Rouget de Lisle chantant La Marseillaise pour la première fois à l’hôtel de ville de Strasbourg ou chez Dietrich en 1792 (peinture d’Isidore Pils, 1849).
La Marseillaise de Rouget de l’Isle
Officier d’artillerie et poète à ses heures, Claude Joseph Rouget de l’Isle (1760-1836) appartint au début des années 1780 à la loge « Les Frères discrets » de Charleville. C’est par la franc-maçonnerie qu’il connut Philippe-Frédéric de Dietrich, le maire de Strasbourg. À la demande de celui-ci, il compose plusieurs chants patriotiques dont Le Chant de guerre pour l’armée du Rhin, le 25 avril 1792, chanté par Philippe-Frédéric de Dietrich lui-même pour la première fois en public dans son salon.
Celui-ci connaît un certain succès. Quand l’Assemblée déclare la « patrie en danger », ce sont des fédérés marseillais gagnant le front qui entonnent et répandent sur leur chemin le chant de Rouget de l’Isle – qui devient donc La Marseillaise.
La Marseillaise est un chant patriotique de la Révolution française, adopté comme hymne national français, une première fois par la Convention (du 14 juillet 1795 à 1804), puis en 1879 sous la Troisième République.
Prise de la Bastille.
La fête nationale du 14 juillet
La fête nationale française, également appelée 14 Juillet, est la fête nationale de la République française et un jour férié en France.
Elle est instituée par la loi Raspail du 6 juillet 1880 (« La République adopte le 14 Juillet comme jour de fête nationale annuelle »), qui ne mentionne pas quel est l’événement commémoré : la prise de la Bastille du 14 juillet 1789, symbole de la fin de la monarchie absolue ou la Fête de la Fédération de 1790, symbole de l’union de la Nation.
Célébration de la prise de la bastille le 14 juillet 1792, (musée de la Révolution française).
Le grand sceau de France
Marques distinctives et signes d’autorité, les sceaux furent employés durant des siècles par les particuliers tout comme les instances de pouvoir civil ou religieux. L’usage du sceau n’est plus en vigueur aujourd’hui qu’en de très rares occasions d’une solennité particulière, notamment la signature de la Constitution ou ses modifications. Le sceau actuel de la République est celui qui fut frappé en 1848 pour la IIe République.
Le Grand Sceau de la IIe République en 1848. Les républiques suivantes ont réutilisé ce sceau moyennant l’effacement de la date du 24 février 1848.
Sous l’Ancien Régime, le chancelier, grand officier de la Couronne, est chargé de la garde matérielle des matrices des sceaux et préside au scellage des actes. Inamovible, il est le second dignitaire du royaume après le connétable. À la mort du roi, lorsque le sceau du défunt est rituellement brisé, il est autorisé à ne pas porter de deuil.
Le chancelier s’installa en 1718 dans un hôtel place Vendôme qu’occupe toujours aujourd’hui l’actuel garde des sceaux, le ministre de la Justice. À la Révolution, le sceau en or de Louis XVI fut fondu. Un décret de 1792 fixa pour la première fois l’aspect du nouveau sceau de la République : une femme debout tenant une pique surmontée d’un bonnet en forme de ruche et de l’autre bras un faisceau de licteur.
Sur le sceau de Napoléon figuraient les abeilles et la couronne impériale. Les rois Louis XVIII et Charles X reprirent une iconographie aux fleurs de lys proche de celle de l’Ancien Régime. Quant à Louis Philippe, il y introduisit le drapeau tricolore et les armes de la famille d’Orléans.
Le sceau de la IIe République, encore utilisé de nos jours, fut défini par un arrêté du 8 septembre 1848. Le graveur des monnaies, Jean-Jacques Barré, prit des libertés avec les termes du décret, notamment en ce qui concerne l’emplacement des inscriptions. Une femme assise, la Liberté, tient de la main droite un faisceau de licteur et de la main gauche un gouvernail sur lequel figure un coq gaulois, la patte sur un globe. Une urne portant les initiales SU rappelle l’instauration du suffrage universel direct en 1848. Aux pieds de la Liberté se trouvent des attributs des beaux-arts et de l’agriculture.
Revers du Grand Sceau de France.
Le sceau comporte l’inscription « République française démocratique une et indivisible » sur l’avers et deux formules au dos, « Au nom du peuple français » et « Liberté, Égalité, Fraternité ».
L’arrêté de 1848 définit également le type de sceaux ou de timbres que devaient utiliser couramment les tribunaux et les notaires.
Les IIIe, IVe et Ve République reprirent ce sceau. Sous la IVe République, il semble que seule la Constitution ait été scellée (voir la cérémonie sur le site de l’INA). Depuis 1958, la Constitution et certaines des lois constitutionnelles qui la modifiaient firent l’objet d’une mise en forme solennelle, avec sceau de cire jaune pendant sur un ruban de soie tricolore. Tel a notamment été le cas de la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la Ve République.
La presse servant à imprimer le sceau dans la cire est conservée dans le bureau du ministre de la Justice qui porte toujours le titre de « garde des sceaux ».
Le Coq gaulois est un symbole de la France.
Le coq
L’association du coq et de la France est née d’un jeu de mot : le mot latin gallus signifie à la fois « gaulois » et « coq ». C’est pourquoi sa silhouette apparaît dès l’Antiquité sur les monnaies gauloises.
Après une éclipse au Moyen Âge, le symbole du coq français renaît en Allemagne au XIVe siècle. Dès la Renaissance, l’animal s’immisce dans les représentations du roi de France.
Grille du Coq, detail.
Sa popularité croît à partir de la Révolution française, au point qu’il figure sur le sceau du Directoire, et qu’une commission de conseillers d’État propose à Napoléon Ier de l’adopter comme symbole national. L’Empereur refuse en ces termes : « Le coq n’a point de force, il ne peut être l’image d’un empire tel que la France. »
Maillot équipe de France de football, détail.
Le coq retrouve son prestige politique le 30 juillet 1830, lorsqu’une ordonnance stipule qu’il doit figurer sur les boutons d’habit de la garde nationale et surmonter ses drapeaux. La Seconde République le figure sur son sceau, gravé sur le gouvernail que tient la liberté assise.
Dédaigné par Napoléon III, il connaît ensuite son heure de gloire sous la IIIe République, qui en frappe son sceau et ses pièces d’or, et l’érige, les ailes déployées, la crête fière et l’ergot belliqueux, au sommet de la grille du parc du Palais de l’Élysée.
Si le champ politique contemporain lui préfère Marianne, le coq reste l’emblème de la France aux yeux du monde, notamment lors des affrontements sportifs.
Licteur romain.
Le faisceau du licteur
La partie centrale du motif représente des faisceaux constitués par l’assemblage de branches longues et fines liées autour d’une hache par des lanières.
Les faisceaux sont recouverts d’un bouclier sur lequel sont gravées les initiales RF (République française). Des branches de chêne et d’olivier entourent le motif. Le chêne symbolise la justice, l’olivier la paix.
Le faisceau de licteur est un emblème très souvent utilisé pour représenter la République française, même s’il n’a aujourd’hui aucun caractère officiel.
Faisceau du licteur, République française.
Le faisceau existait déjà dans l’Antiquité romaine, où un personnage appelé le licteur le portait lors des procès. Il a été repris pendant la Révolution française : il représentait l’union de tous les Français (symbolisés par les branches) autour d’une même cause (la Liberté). On trouve aussi ce symbole sur les insignes des sénateurs et des députés. Nous le trouvons notamment sur les passeports.
Les valeurs de la République, des repères essentiels
La transmission des valeurs de la République fondent la cohésion nationale.
Logo de la présidence de la République (2018).
Selon les termes même de la Constitution de la Ve République : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. » Cette République a une langue, le français, un drapeau tricolore, un hymne national La Marseillaise, une devise : « Liberté, Égalité, Fraternité », un principe : « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. » La laïcité est l’une des valeurs essentielles de la République.
Pour célébrer la fête nationale, un spectacle très attendu viendra illuminer le ciel parisien : le feu d’artifice tiré depuis la tour Eiffel, avec cette année les outre-mer mis à l’honneur.
L’Orchestre national de France, le Chœur et la Maîtrise de Radio France – Maison de la Radio et de la Musique, auditorium de Radio France… Une arène monumentale !
Il sera précédé d’un grand concert sur le Champ-de-Mars dès 21 h, donné par l’Orchestre national de France, le Chœur et la Maîtrise de Radio France.
450.fm souhaite à toutes nos sœurs et à tous nos frères en humanité un excellentissime 14 juillet !
Sources : Site de la Présidence de la République, Wikipédia, Wikimedia Commons, BnF, Que faire à Paris, YouTube
Jardin de l’Élysée.
GODF, Temple La Fayette avec des faisceaux de licteur sur les murs du Septentrion et du Midi.
Coq gaulois de la « Grille du Coq » des jardins du palais de l’Élysée (Paris).
2019, feu d’artifice.
La Rue Montorgueil, fête nationale du 30 juin 1878, par Claude Monet, 1878.
Le palais de l’Élysée vu du ciel, pour la première fois !
Un Temple maçonnique endommagé par une explosion en Grèce
Jeudi matin, une explosion a endommagé un Temple maçonnique en Grèce. Ce Temple, situé dans le centre d’Athènes n’a été que très peu endommagé.
L’explosion aurait été causée par un engin explosif improvisé (EEI). La bombe a explosé après l’arrivée de la police sur les lieux, mais personne n’a été blessé dans l’incendie qui a suivi.
Les francs-maçons sont présents en Grèce depuis la fin du XVIIIe siècle avant que le pays n’obtienne son indépendance de l’Empire ottoman. On ne sait pas encore qui est l’auteur ni pourquoi ils ont spécifiquement ciblé la salle maçonnique d’Athènes.
Une bombe a explosé au Masonic Hall d’Athènes
Selon la police , un appel a été reçu à 06h30 d’un individu non identifié qui signale le placement d’une bombe à la rue Acharnon L’adresse correspond au Temple d’Athènes. Cependant, aucun moment précis pour l’explosion n’a été mentionné.
La chaîne de télévision publique ERT a rapporté que les habitants des environs, alarmés par l’explosion initiale, ont rapidement contacté la police et décrit avoir subi une onde de choc perceptible. En conséquence, l’avenue Acharnon a été temporairement fermée, entraînant d’importants embouteillages dans les rues adjacentes.
À leur arrivée, les agents ont établi un périmètre et sécurisé une section de la rue. Peu de temps après, l’engin a explosé, provoquant un incendie mineur à l’extérieur du bâtiment. Heureusement, aucun blessé n’a été signalé. Une unité de déminage a ensuite découvert un deuxième appareil dans les locaux, qui a été neutralisé en toute sécurité grâce à une explosion contrôlée.
« L’explosion a eu lieu, elle a été très forte. J’ai dit à la police ce qu’il portait. Je me suis retourné et dès que j’ai atteint le coin, l’explosion s’est produite. Cette personne a couru ici et a commencé à crier », a déclaré un témoin oculaire à ERT.
L’engin piégé qui a explosé était composé d’une petite bouteille de GPL, d’un vieux téléphone portable, de batteries et de câbles. A côté, une boîte en papier a été découverte contenant un deuxième mécanisme.
Les Francs-maçons en Grèce
Les francs-maçons sont présents en Grèce depuis la fin du XVIIIe siècle. Selon le site officiel de la Grande Loge de Grèce, « la franc-maçonnerie a été pratiquée par ses membres en promouvant la vertu, la moralité et la justice ; valeurs cardinales que nous devrions tous respecter tout au long de notre vie. »
La première loge maçonnique en Grèce a été établie en 1782 à Corfou , alors sous domination vénitienne. Connu sous le nom de « Beneficenza », cette loge fonctionnait sous la direction de la Grande Loge de Vérone à Padoue, en Italie. Parallèlement, les membres de la diaspora grecque ont commencé à établir des loges en Grèce et à l’étranger.
Un développement significatif s’est produit en 1810 lorsque Dionisios Romas a uni les Loges « Agathoergia » et « Philogeneia », formant la première Grande Loge dans le voisinage grec. Cette organisation nouvellement créée s’appelait le « Grand Orient serein de la Grèce, dans l’Orient de Corfou » en 1811 et marqua une étape importante dans la franc-maçonnerie grecque.
Selon le site Web, « la franc-maçonnerie recommande la moralité par une méthode particulière , voilée d’allégories et illustrée par des symboles. Une institution universelle progressiste et philosophique promouvant la philanthropie et visant à un sens plus élevé de l’éthique parmi ses membres. »
Les francs-maçons ont longtemps été associés à divers mystères secrets et théories du complot . À l’inverse, l’organisation insiste sur le fait que « la franc-maçonnerie n’est pas une société secrète, mais nos réunions de loge sont simplement des réunions privées, réservées aux membres, similaires aux réunions d’autres clubs, tels que les clubs de gentlemen ou les clubs sportifs« .
Le 4 juillet 1776, quinze mois après le début de la guerre d’indépendance, les treize colonies nord-américaines prennent la décision risquée de se déclarer « États libres et indépendants ». Le 11 juin précédent, une commission de cinq personnes avait été constituée pour rédiger une déclaration d’indépendance. Parmi eux, trois étaient francs-maçons.
Le préambule du texte final de la déclaration envoyé au Congrès pour approbation le 4 juillet 1776 est confié à Thomas Jefferson, lui aussi imbu des idéaux maçonniques.
La décision de déclarer l’indépendance de l’Angleterre semblait être une entreprise chimérique. Il s’agissait d’affronter rien de moins que la grande puissance militaire de l’époque.
Mais, sans sous-estimer l’aide que les rebelles ont reçue des rois de France et d’Espagne, ennemis acharnés des Anglais, comment se fait-il que dans cette guerre qui a duré huit ans, treize colonies aient fini par vaincre une puissance mondiale ?
Techniquement et militairement, il n’y avait aucune chance qu’une telle chose se produise. En fait, il y a eu de nombreuses batailles où les forces des insurgés ont été écrasées.
La vérité est que cette guerre n’a pas été « gagnée » par les colons américains, mais l’Angleterre a réussi à la « perdre ». À long terme, les Britanniques ont simplement abandonné le combat pour des raisons qui n’avaient pas grand-chose à voir avec l’armée.
L’une des raisons était qu’il s’agissait d’une guerre profondément impopulaire, un peu comme celle que les États-Unis mèneraient au Vietnam deux siècles plus tard. Il était impopulaire auprès de l’opinion publique anglaise, de la majeure partie du gouvernement anglais, ainsi que des soldats, officiers et commandants impliqués dans le combat.
Le fait qu’à cette époque les idées maçonniques étaient comme des vents qui pénétraient toutes les classes instruites et instruites de l’Angleterre et de ses colonies nord-américaines a également eu une influence décisive sur le résultat final.
La franc-maçonnerie était présente à la fois parmi les chefs de l’armée britannique et parmi les chefs rebelles du Nouveau Monde, de sorte que du point de vue de leurs idéaux et de leurs principes, tous deux constituaient une fraternité.
Ils étaient frères, et pour eux il n’était pas admissible de se battre entre frères dans une guerre civile.
Le 4 février 1789, George Washington est élu premier président des États-Unis, et John Adams, vice-président. Le serment a été prêté le 30 avril de cette année et a été présidé par Robert Livington, Grand Maître de la Grande Loge de New York.
En réalité, la crème de la franc-maçonnerie américaine était présente, et la Bible utilisée appartenait à St. John’s Lodge No. 1 à New York. Washington lui-même détenait à cette époque le rang de maître de la loge n° 22 d’Alexandrie, en Virginie.
Une constitution maçonnique
Pour donner aux États-Unis sa première Constitution, le 25 mai 1787, à Philadelphie, la convention constitutionnelle commença à se réunir, où dès le départ on songea à doter le nouveau pays d’un système de gouvernement républicain et fédéral.
Le porte-parole le plus influent de la convention, Edmund Randolph, était un ancien aide de camp de Washington et membre de la loge maçonnique de Williamsburg. Plus tard, il fut procureur général, gouverneur de Virginie et, au niveau maçonnique, grand maître de la Grande Loge de cette ville.
Il y avait cinq « pères » de la Constitution : Washington, Franklin, Jefferson, John Adams et Randolph, dont trois étaient des praticiens et des cultivateurs des idéaux maçonniques.
L’un d’eux, John Adams, lorsqu’il est devenu président, a nommé un autre dirigeant éminent de la franc-maçonnerie, John Marshall, président de la Cour suprême.
Le 18 septembre 1793, la première pierre du Capitole est posée, comme on appelle le bâtiment qui abrite les deux chambres du Congrès américain.
La cérémonie a été présidée par la Grande Loge du Maryland et des délégués d’autres loges ont assisté, y compris la loge d’Alexandrie dirigée par Washington, qui portait le tablier et la ceinture que les maçons portaient lors de leurs cérémonies.
Le grand phoque »
Deux ans plus tôt, en 1791, après l’ouverture de la première banque nord-américaine, le « grand sceau » des États-Unis était imprimé sur le billet d’un dollar américain.
C’était un signe maçonnique traditionnel : un œil qui voit tout placé dans un triangle et au sommet d’une pyramide à quatre côtés et à treize marches, au-dessous de laquelle se trouvait un rouleau proclamant l’arrivée d’un « nouvel ordre séculier ». les plus vieux rêves de la franc-maçonnerie.
Lorsque Washington mourut le 14 décembre 1799, il fut enterré dans sa maison privée à Mount Vernon avec tous les honneurs maçonniques. Les membres de l’Alexandria Lodge No. 22 se sont relayés pour porter le cercueil.
Cependant, malgré tout ce qui précède, ce qui est né le 4 juillet 1776 n’était pas une « république maçonnique », comme le soulignaient les écrivains Michael Baigent et Richard Leigh en 2005, dans un livre sur les francs-maçons et les templiers.
Ces auteurs ont consigné dans leur ouvrage le commentaire suivant d’un historien franc-maçon :
« Dans l’établissement et le développement de cette Nation, la franc-maçonnerie a exercé une plus grande influence que toute autre institution. Ni les historiens ni les membres de la fraternité depuis l’époque des premières conventions constitutionnelles n’ont compris à quel point les États-Unis doivent à la franc-maçonnerie, et quel rôle important cette institution a joué dans la naissance de la nation et dans l’établissement des repères de la franc-maçonnerie. . »
Pour les Argentins, en réalité, cette histoire ne devrait pas nous surprendre, car elle nous est familière.
Beaucoup de nos héros et présidents (dont le général San Martín, Domingo Faustino Sarmiento, López y Planes, Rivadavia, Derqui et d’autres) n’étaient-ils pas également des francs-maçons influents ?
De notre confrère espagnol murcia.com – José Luis Ortiz Guell
Le 3 juillet 1979, la Chambre contentieuse-administrative du Tribunal national a annulé, par décision publique, la résolution de la Direction générale de la politique intérieure du 7 février déclarant illégale l’Asociación Grande Oriente Español (Franc-maçonnerie symbolique espagnole). régulier).
Depuis lors, les francs-maçons espagnols pouvaient déjà s’inscrire au Registre national des associations et être une association légale.
Dans l’arrêt, le Tribunal national a considéré que l’Administration n’était pas habilitée à procéder à une appréciation « a priori » de « la légalité ou de la détermination des buts et moyens exprimés dans les statuts de ladite organisation ».
C’est le 1er mars 1940 que fut promulguée la loi pour la répression de la franc-maçonnerie et du communisme, bien qu’ils aient également été persécutés auparavant et il faudra attendre la Seconde République pour qu’ils soient respectés.
Bien qu’ils aient été une obsession pour le dictateur Francisco Franco, il a tenté d’entrer à plusieurs reprises et n’a pas été admis et c’était pour cette attitude revancharde et haineuse à leur égard.
C’était la légalisation de la franc-maçonnerie et du communisme, à partir de l’attitude de respect qui a donné à la démocratie espagnole la stabilité et le prestige international dont elle a joui dès le début.
La franc-maçonnerie, contrairement à ce qu’on en a dit, n’est rien d’autre qu’une association humanitaire, morale et civique, qui ne cherche rien d’autre que l’amélioration de ses membres et de la société en général. Tout cela en défendant les droits des personnes, hommes et femmes, les libertés de promotion de l’ordre public et la famille comme colonne vertébrale de la société.
La franc-maçonnerie a toujours été opposée à toute forme de violence, de terrorisme et de toute autre forme assimilable et son fondement fondamental a toujours été et est de respecter la souveraineté des États, ce qui a été reconnu à l’époque par la Cour suprême d’Espagne.
C’est alors la voix de la démocratie, Diario 16, qui s’est fait l’écho de l’actualité et depuis, le journal continue d’entretenir sa même vocation et continue de parcourir le même chemin.
La franc-maçonnerie était visionnaire de la mondialisation que nous vivons actuellement.
Dès le début, il a cherché à surmonter les limitations territoriales, confessionnelles et sociales, une partie essentielle de celle-ci depuis 1723 et aucun frère ne pouvait être admis dans une loge sans avoir été accepté par les frères des autres loges et c’est Johann Georg Krünitz lui-même qui Il le soulignaient à cette époque et pour eux le monde, global, était une république démocratique.
Selon des documents trouvés dans les Archives de l’Ordre maçonnique de Copenhague à la Bibliothèque de l’Université de Posen à Ciazén, ils ont déclaré :
« …, un citoyen de Hambourg au même titre qu’un Anglais, habitué à la liberté républicaine, doit surmonter bien des préjugés avant de se rendre compte que le strict respect face à de justes supérieurs est compatible avec une liberté qui permet de s’élever contre les lois pernicieuses contre les droits fondamentaux et c’est pourquoi aucune loi n’est considérée comme contraignante si elle n’est pas déclarée acceptée à la majorité des voix »
C’est peut-être la raison de la légende noire qui s’abat sur la franc-maçonnerie ? En ces temps agités qui s’annoncent, reviendrons-nous vers des temps sombres ?
C’est entre nos mains, celles des citoyens, de pouvoir l’éviter, qu’attendez-vous ? Notre vote est la meilleure arme que nous ayons pour cela.
L’arithmétique est la première des quatre sciences du Quadrivium, dont l’étude fut préconisée aux Maçons opératifs par les plus Anciens Devoirs. Pourquoi encore aujourd’hui la préconiser aux Maçons spéculatifs ?
L’arithmétique est la science des nombres. Il est clair que l’arithmétique fut d’abord conçue comme un outil pour dénombrer : un mouton, deux moutons, trois moutons ; puis pour mesurer : la surface de mon champ, de ton champ, de son champ, la capacité des volumes, etc., et donc des nombres pour comparer des objets physiques, relativement à une norme unitaire de référence. Donc des usages à destination de besoins pratiques.
Certes progressivement, au-delà de ses applications concrètes, les mathématiciens ont fait de l’arithmétique un domaine en soi. Ils ont établi des relations et des combinaisons entre les nombres et ont construit des théorèmes, des lois, des catégories, des formules. Avec ces exercices mentaux, les mathématiciens ont fait passer le nombre de simple objet formel (la mesure d’une quantité concrète) à un concept d’« être de raison » (pure création de pensée) ; ils ont fait entrer l’arithmétique dans l’abstraction.
Auteur Blaise Pascal (1623-1662)
Bibliothèque du Patrimoine de Clermont-Auvergne-Métropole
Les ouvriers bâtisseurs et surtout les chefs de chantier, eurent et ont toujours besoin de l’arithmétique, même encore aujourd’hui, mais sous forme d’informatique et d’Internet, pour définir cotes exactes et proportions justes. Ces nouveaux outils informatiques font presqu’oublier ce qu’était l’arithmétique, ses additions, ses soustractions, ses tables de multiplications, et ses règles de la division, et par quelles techniques apprises en classes élémentaires ces opérations sont effectuées.
Mais si l’on comprend l’utilité toujours actuelle de l’arithmétique pour les Maçons opératifs, en quoi les Maçons spéculatifs seraient-ils concernés ?
Pour ce qui nous concerne, nous Maçons spéculatifs, il y a aussi la possibilité d’une vision inattendue sur le rapport entre nombres et symboles maçonniques. Pour cela, il est nécessaire de bien distinguer la notion de « nombre » de celle de « chiffre », d’autant que, dans la vie courante, l’usage indu s’est pris de confondre souvent les deux.
Le « nombre » indique une quantité, et plus précisément une quantité … d’unités ; le chiffre est, lui, un simple symbole, un signe conventionnel, utilisés pour figurer simplement le nombre. Le chiffre ne porte en lui en propre aucune quantité ; il sert à donner au nombre la signification visuelle de la quantité d’unités que le nombre comporte.
Prenons un exemple : le nombre 453. Il indique la quantité de 453 fois l’unité. Imagine-t-on ce nombre écrit uniquement à l’aide de 453 « 1 » additionnés ? Comment le lire et comment le reconnaître d’un nombre voisin ? Nous avons là trois chiffres, purs symboles, qui indiquent respectivement la quantité de trois unités plus cinq dizaines d’unités et enfin quatre centaines d’unités, le tout additionné pour faire une quantité de quatre-cents et cinquante-trois unités. D’où l’usage pratique du chiffre en tant que symbole pour signifier un nombre.
Les chiffres sont des symboles d’écriture, commodes pour éviter de répéter autant de fois la présence de l’unité !
Nous sommes habitués à vivre dans les symboles, dans tous les domaines matériels ou spirituels. Rien d’étonnant, puisque pour se relier aux réalités les plus plates jusqu’aux mystères les plus hauts, les humains utilisent des symboles, c’est-à-dire l’association d’une part visible et signifiante avec une part invisible et signifiée. Grâce au symbole, la vue perce ses propres limitations sensorielles liées à notre condition humaine.
Ainsi, contemplant les symboles si simples du Tableau de Loge, nous avons accès à ce qui n’a pas de fin, donc à l’infinité de pensées, par l’association de la raison et de l’imagination dans le symbole. À ceci près que le symbole maçonnique ne porte pas de quantité mais une qualité sous-jacente à l’image.
C’est peut-être là le point commun et le vrai bénéfice indirect de la réflexion sur l’arithmétique sur l’ésotérisme maçonnique : provoquer, chez les Maçons, la percée du regard mental pour aller au-delà des apparences. Les percées peuvent donner naissance à de véritables fulgurances de vision : la réalité vivante, cachée sous l’apparence. Et cela n’est que bien pour le regard que nous portons sur nos symboles.
Un profane intrus dans une loge, dira : «J’ai eu le temps d’apercevoir qu’il y a sur une table une équerre, un compas et un livre que je n’ai pas eu le temps d’identifier ; ne m’en demandez pas plus. » Un Maçon opératif dira : « Ce sont là les instruments de base du Métier : une équerre pour vérifier la planéité des pierres taillées, un compas pour marquer tantôt les proportions, tantôt à tracer des lignes courbes, une Bible car le Psaume 126/127 rappelle : ‘Si Dieu ne construit la maison, en vain travaillent les Maçons’. » Un Maçon spéculatif, par percée de pensée, y verra une infinité de lumières initiatiques : « Suis-je un homme de franche rectitude ou fais-je semblant de l’être par posture ? Suis-je vraiment tranquille quand le Grand Architecte de l’Univers posera son équerre sur ma pierre au Jugement Dernier ? Suis-je toujours dans les justes proportions envers moi-même et à ma place dans la société quand je pense, je veux agir, j’agis ? Suis-je vraiment passé de l’équerre au compas, c’est-à-dire, ai-je réussi à passer d’un comportement social droit et juste au compagnonnage du parachèvement de la Création, ou suis-je resté un ouvrier peu utile sur le grand chantier du monde ? Ai-je entendu et appliqué dans tous les compartiments de la vie ici-bas, les préceptes révélés et déposés dans le Livre de la Sainte Loi ? »
Le regard sur l’arithmétique, s’il s’affranchit du rôle utilitaire des nombres, peut conduire à une percée mentale, et donc spirituelle aux Francs-maçons ; elle peut servir de guide de pensée pour les Maçons spéculatifs par le regard nouveau à apporter aux symboles et autres signes secrets du « Métier ».
Vu sous cet angle, on comprend mieux l’utilité, certes indirecte mais réelle, de la science libérale de l’arithmétique, pour l’ouverture de l’esprit des Maçons spéculatifs, et pour y faire entrer la Lumière.
N’est-ce pas là aussi le but de l’initiation maçonnique ?
Tiré de l’ouvrage : Au cœur de la Franc-maçonnerie « Huit récits contemporains » Éditions Numérilivre – Pour lire le numéro précédant
Cet après-midi, je suis un instant surpris de croiser ce grand gaillard, notre PDG, poussant devant lui dans le couloir, un radiateur électrique blanc à roulettes. Il me salue à peine, visiblement gêné. Je le trouve un brin ridicule ce quinquagénaire, penché comme un coureur cycliste sur son guidon ! Je sais, comme tout le monde, qu’il est aux petits soins pour « elle » et cède à tous ses caprices : Madame a froid dans son bureau – juste en face du mien – et a dû le lui faire savoir ! Candy, notre blonde directrice de la communication, une jeune Australienne récemment en poste, supporte mal l’hiver français, et exige de notre patron, qu’il la « réchauffe ». Si je puis dire, selon le mot douteux qui circule ! Discret de nature, réservé par métier, je ne porte pas attention à ce qui ne me regarde pas. Il m’est bien difficile pourtant de ne pas assister aux allers et venues, de ne pas surprendre des regards, de ne pas observer des rencontres et autres échanges, qui constituent la vie quotidienne d’un siège social. Comme il m’est impossible d’éviter en l’occurrence le spectacle dérangeant d’une intimité sur un fauteuil ou contre un mur, entre des boîtes de baskets. Baisers furtifs, gestes caressants et mots tendres, lorsqu’une porte imprudemment restée entrouverte, les donne à voir, à entendre. Des attitudes qui ne laissent aucun doute sur la nature de la relation entretenue par les deux intéressés, dans l’entreprise même. Et qui, répétées, mettent finalement en difficulté, de plus en plus souvent, le voyeur involontaire que je suis !
Cette liaison, antérieure à mon arrivée et provocatrice par sa témérité, a été rapidement connue de toute la société, sans que, pour ma part, je n’en dise un mot alentour. Mais la belle Candy qui, lors de l’un ces récents jeux amoureux, a croisé mon regard embarrassé, est persuadée depuis que le petit rapporteur de service, c’est moi ! Elle m’a signifié son accusation par une vive allusion, lors de l’arrosage d’un départ en retraite. J’ai poliment protesté contre son mensonge, peut-être pas assez fort, d’ailleurs. Que faire d’autre, j’ai horreur du scandale. Je suis vraiment déçu par ce PDG qui nuit à l’image de « marAton France » et que j’avais idéalisé depuis sa dernière prestation radiophonique, sur France Info. Le grand bonhomme est soudain devenu un petit monsieur dans ma tête. Mais au moins, je sais enfin pourquoi cette fougueuse australienne ne veut pas me serrer la main ! Et maintenant je ferme la porte de mon bureau.
Etre franc-maçon aujourd’hui, je viens d’avaler ce bouquin d’une traite pendant le week-end. Le récit d’un homme en quête de sens dans la société de consommation. Je m’y retrouve tout à fait ! Vincent ne me l’a pas offert par hasard, j’en déduis qu’il fait d’évidence partie de cette organisation maçonnique. Vincent, franc-maçon ! D’après ma lecture, il en a bien le profil, avec son souci de l’autre, cette fraternité, que j’ai découverte, étonné, au fil des pages.
Oui, étonné ! De mes souvenirs d’écolier, je garde en tête l’histoire du Temple de Salomon, dont l’actualité nous dit qu’il resterait un vestige à Jérusalem, Le mur des Lamentations. Mais j’avais oublié que depuis, des confréries de constructeurs se sont succédées dans toute l’Europe et le bassin méditerranéen, à travers les Ordres de Chevalerie – notamment les fameux Templiers – jusqu’aux bâtisseurs de cathédrales du Moyen-Âge. Et j’ignorais totalement que de cette maçonnerie de la pierre, appelée « opérative » par les historiens, est née, à la fin de l’édification des grands édifices religieux, une nouvelle franc-maçonnerie dite « spéculative ». En Angleterre, puis en Allemagne, en France, en Italie et en Espagne, au siècle des « Lumières ».
C’est de cette fraternité de réflexion, qui s’est donc développée depuis trois siècles, et dont il est question aujourd’hui, dans la franc-maçonnerie du monde moderne. J’avais la vague idée d’une sorte de secte, de « société secrète », pratiquant plus ou moins, des rites magiques voire des séances d’occultisme ou même de spiritisme, relatées par certains magazines ! Je ne savais pas du tout que, tout au contraire d’une secte justement, la franc-maçonnerie est en France, une association déclarée « Loi 1901 », répartie en diverses obédiences et en loges sur le territoire. Et que s’y déroule, partagée entre hommes et femmes de qualité, de toutes ethnies, de toutes couleurs et confessions, la réalisation de travaux d’ordre intellectuel. A visée du progrès de l’humanité, tant que social que spirituel !
Oui, j’ai vraiment été très étonné de ce qui est apparu à mes yeux, telle une révélation ! Ainsi existe dans l’Hexagone, dans toute l’Europe et maintenant, sur tous les continents, des groupes humains qui, sachant que l’homme n’est pas parfait, cherchent à devenir meilleurs pour mieux être, pour mieux aimer et à transmettre des valeurs, individuellement et en commun. Je pensais que seules les diverses religions, chacune à travers l’illusoire monopole de la foi en leur Dieu, tentaient de propager, cette idée de l’amour entre les hommes. L’insuccès de l’entreprise, illustré par les oppositions cultuelles sanglantes au fil des siècles, et qui perdure, m’avait donc éloigné de cette utopie. La franc-maçonnerie serait-elle en mesure de faire renaître en moi le sentiment d’un possible rapprochement inter-humain désintéressé ? Autrement dit de me délivrer d’une certaine méfiance, d’une peur diffuse, nichée au creux de ma pensée. Et dissoudre mon malêtre ? Je vais réfléchir à une adhésion éventuelle…
Mes relations avec le service « communication » ne s’améliorent pas. Elles se compliquent même, otage que je suis d’un circuit de réactions internes. La direction des ventes trouve que notre publicité télé avec un visuel de déesse au pied ailé et le slogan « Baskets MarAton, des ailes aux talons » ne les aident guère sur le terrain. Pas moderne du tout en terme d’image, précisément, d’après le directeur commercial ! Le département Publicité, créateur de la campagne, reproche de son côté au service « Communication » de ne pas assez activer ses deux attachés de presse, pour obtenir des communiqués favorables de journalistes sportifs. Et Candy la blonde, accuse pour sa part le service « Formation », c’est à dire moi, de ne pas savoir motiver les vendeurs, lors de mes séminaires. Je leur parle davantage de psychologie que de produits, colporte madame, autour d’elle. Un jugement gratuit qui évidemment, remonte jusqu’à moi. Ainsi en va-t-il du « chapeau » en entreprise, que l’un fait porter à l’autre, et qui passe de tête en tête. Ainsi en va-t-il de la culpabilisation, concept né avec notre ère, et qui a encore des millénaires devant lui. Tant qu’il y aura des hommes, tant qu’il y aura des femmes. Et le sempiternel « c’est -de -ta -faute ! » à refiler à quelqu’un, à tort ou à raison ! En attendant, les baskets MarAton se vendent avec un bon rythme de réassortiment en magasins de sport et super-marchés. Grâce au travail quotidien des représentants sur le terrain, loin de ces ridicules jeux de bureaux. Et conflits de pouvoir !
Au doux soleil printanier, à l’écart des bruits de la ville, le Bois de Boulogne revoit la vie en vert. J’aime retrouver cette « campagne parisienne ». Il y a longtemps que je n’avais pas senti l’odeur d’un feu, ni entendu les oiseaux gazouiller. Devant nos deux tasses de café, dans le jardin de l’Auberge du bonheur, à deux pas de la cascade, je fais bien rire Vincent avec cette histoire de chapeau tournant, vécue par lui des dizaines de fois ! Il attend patiemment ma réaction sur le bouquin qu’il m’a prêté. Elle arrive au moment du second expresso. Je me lance :
– Vincent, je veux vous remercier encore pour ce livre sur la franc-maçonnerie ! Grâce à vous j’ai rectifié dans ma tête beaucoup d’idées reçues…. Je l’ai bien lu, je crois. Et cette organisation m’intéresse !
– C’est un livre sincère d’un auteur que je connais et qui vaut bien des discours ! Vous savez, Théophile, je ne joue pas au sergent-recruteur ! Mais je ne veux pas être hypocrite non plus : il me semble que vous avez le profil, comme on dit, pour intégrer la franc-maçonnerie. Vous l’avez deviné, j’appartiens à ce mouvement. Je suis au Grand Orient de France depuis vingt cinq ans, et j’y suis heureux ! J’y ai trouvé et j’y trouve toujours, grâce à la fraternité, un équilibre qui m’est précieux dans ma vie, tant personnelle que professionnelle. Je vous perçois en demande de relations sans enjeux. Malgré ce que vous avez pu lire dans la presse, qui a décrit des écarts affairistes de certains frères, la très grande majorité des loges comprend des gens parfaitement honnêtes. Sans intention de profit quelconque, autre que de s’enrichir intellectuellement ! J’insiste sur ce point. Les maçons et les maçonnes se réunissent pour réfléchir ensemble et échanger des idées transformables en actes positifs dans la Cité. Bien sûr, il faudra donner de votre temps, deux à trois soirées par mois, donc être assidu, si vous envisagez cet engagement. Je dis bien « engagement », c’est-à-dire une démarche librement consentie et responsable…
– Je suis célibataire ! J’ai donc un peu plus de temps que d’autres !
– Un dernier point Théo, vous aurez à faire deux choix importants, avant d’adresser votre demande. D’abord choisir entre une loge masculine ou mixte. Ensuite, opter pour : soit une obédience théiste – imposant la croyance en un Dieu révélé, soit une obédience déiste – reconnaissant un « principe créateur » symbolique – soit encore une obédience sans aucune référence métaphysique. Je veux bien vous parrainer dans cette aventure. Si vous m’acceptez comme guide…
J’ai du mal à m’endormir le soir, après l’étude de la liste explicative des obédiences, reçue de Vincent : Grand Orient de France, Grande Loge de France, Fédération Internationale du Droit Humain, Grande Loge Nationale Française, Grande Loge Mixte Universelle, Loge Nationale Française, Grande Loge Mixte de France, Grande Loge Traditionnelle Symbolique… La franc-maçonnerie est une vieille, une longue histoire ! Tout se mélange dans ma tête. Obédiences à visée initiatique, ésotériste, spiritualiste, sociétale, avec Dieu, sans Dieu. Je vais attendre un peu avant de me décider sur l’obédience. Mon choix est fait pour la loge, je préfère une loge mixte.
Cette fois, c’est moi qui anime seul le séminaire de printemps des vendeurs. Dans le grand salon gris-bleu du Novotel de Saclay, dans l’Essonne. Ca nous change de l’étouffant Paris intra-muros. Ma secrétaire a eu raison de me remémorer cet établissement, au bord de la vallée de Chevreuse. Nos représentants apprécient le calme de cet hôtel de village. Et mon envie de grand air, soudain réveillée, est comblée.
N’en déplaise à notre directrice de la communication, qui me surnomme ironiquement « le psychologue », je continue sur la lancée de Vincent, c’est à dire la présentation des outils de l’Analyse Transactionnelle. J’insiste aujourd’hui sur l’Enfant, cette part de notre Moi, si utile à tout vendeur, en ce que son « ressenti » est engagé dans le contact avec le client. J’intrigue et je détends l’assistance – c’est mon but – en indiquant à mes stagiaires qu’ils ont en eux, un sixième sens que « l’A.T » nomme… le Petit Professeur ! C’est bien grâce à cet Adulte intuitif qu’ils comprennent le « fonctionnement » de leurs interlocuteurs. Et qu’ils ont la prescience de leurs attentes, en matière commerciale.
Lors des jeux de rôles que je propose, un représentant jouant le sien et un autre le marchand de chaussures, je vois défiler comme dans un miroir, toutes les ressources qu’un bon vendeur doit posséder. L’observation, l’à-propos, l’humour, la poésie aussi. Il doit persuader son client certes, mais aussi le rassurer. Alors que Jean-Paul exerce sa fonction de représentant souriant et guide sa cliente, en l’occurrence Joëlle, l’une de nos représentantes, très déterminée à ne rien acheter….je me revois dans la même situation, au temps pas si lointain, où j’étais moi-même sur la route.
Je me souviens de ma rencontre avec Julia, cette jolie brune au sourire éclatant qui tient un magasin de la chaîne « Cendrillon » à Fontainebleau. Un soleil ! J’argumentais avec une telle insistance, bien trop sûr de moi, pour lui vendre vingt douzaines de MarAton » que j’ai vu son refus obscurcir lentement ses yeux noirs. J’étais très troublé en la quittant, à la fois par son charme latin, son caractère et …mon échec. J’ai eu confirmation ce jour-là qu’il faut savoir ajuster une quantité à un potentiel et ne pas entraîner un client vers la déraison. Encore moins une cliente. Une leçon d’humilité pour moi !
C’est l’éternuement de Joëlle qui me sort soudain de mon rêve éveillé, au milieu des cartons de baskets , ouverts sur la moquette bleue. Les représentants, assis en cercle autour des acteurs, me regardent, impatients. Ils attendent mes commentaires sur le jeu de rôle.
J’ai choisi d’entrer, si on me reçoit, dans une loge mixte du « Droit Humain » travaillant, sans référence déiste, « au Progrès de l’Humanité ». En banlieue, au Temple de l’Haÿ les Roses, près de mon domicile. Vincent qui m’en a donné l’adresse, évoquait une possible attente d’un an. Je suis ravi de recevoir une réponse, deux mois seulement après ma demande ! Le téléphone portable est la plus commode et la pire des choses ! Entre autres, quand il sonne au fond de ma poche, dans le métro, en voiture et bien sûr, en plein rendez-vous ! Commence avec, entre moi et plusieurs personnes inconnues, presque à la suite, un véritable ballet d’appels, de consultations d’agendas, d’accords de dates, d’heures et de lieux, puis d’annulations, de reports, de confirmations, pour enfin aboutir au premier entretien en face à face attendu ! Autant de séquences qui caractérisent, certes, la vie citadine quotidienne professionnelle et personnelle, mais qui sont aussi, me semble-t-il, l’alibi maçonnique permanent : la rencontre. Une particularité m’interpelle, mes interlocuteurs prennent le temps des choses !
Mon premier contact a lieu chez moi avec, en l’occurrence, une interlocutrice, présidente de la loge. Cette petite femme aux beaux cheveux blancs relevés en chignon et au regard vif, veut d’évidence tout savoir sur moi et mes motivations. Origine, famille, partenaire, travail, options politiques et religieuses, loisirs, je m’étonne de tant de questions, de curiosité, même très bienveillante! Je la vois prendre sur son grand cahier, au moins cinq pages de notes ! Deux heures d’échange, je suis vidé ! Je reprends un apéritif après son départ !
Quinze jours plus tard, un nouveau coup de téléphone m’apprend que je vais devoir rencontrer trois autres personnes. J’entends le mot « enquête ». Je ne suis pas surpris, pour avoir lu ce protocole dans le livre de Vincent. Le premier enquêteur, médecin homéopathe chauve, longiligne, moustache rousse et petites lunettes, me reçoit à son cabinet. J’attends mon tour, comme un patient. Nouveau questionnement très précis, stylo et pages d’écriture, il ne prend tout de même pas ma tension…mais m’accorde toute son attention ! Exactement, une heure de questions-réponses, le temps d’une consultation, gratuite. Aucun bavardage. Je n’ai droit à un sourire qu’avec sa poignée de mains, quand il me raccompagne.
Deuxième enquête, dans une tour, place d’Italie. Une enquêtrice « black » m’ouvre sa porte au vingtième étage. Son père, guadeloupéen comme moi, mère bretonne, comme moi, postière comme mon père. Des coïncidences qui créent des liens, et transforment aussitôt l’entretien en conversation fraternelle ! Après recensement de nos familles – nous ne sommes pas parents – et le punch de bienvenue avec son mari, un toulousain jovial, séquence « questions-réponses ». Je commence à avoir l’habitude, je me répète un peu. Sauf qu’ici, je me sens très à l’aise. « Tu verras, Théo, notre loge est une vraie famille ! ». Sur ce tutoiement, sur cet espoir, je quitte mes nouveaux amis, le cœur joyeux. Deux heures de rires et de dialogues, avec une vue splendide sur Paris. Le punch était plutôt tassé ! …
…à suivre la semaine prochaine, même jour, même heure…
Universelle, la tâche du maçon est de bâtir. Il existe une analogie entre l’homme et la pierre. Le temple que les frères veulent reconstruire avec persévérance est immatériel. L’influence de la maçonnerie est dans l’exemplarité des frères dans leur constance, depuis des siècles à bâtir avec bienveillance, un monde fraternel.
L’ouvrage rappelle les données légendaires parfois très étranges et les données historiques attestées de la construction du Temple de Salomon : fondement de notre culture judéo chrétienne.
L’auteur
Yonnel Ghernaouti est directeur de la rédaction de 450.fm. Il a fait l’essentiel de sa carrière dans une grande banque ancrée dans nos territoires. Petit-fils du Compagnon de l’Union Compagnonnique des Compagnons du Tour de France des Devoirs Unis (UC) Pierre Reynal, dit « Corrézien la Fraternité », il s’est engagé depuis fort longtemps sur le sentier des sciences traditionnelles et des sociétés initiatiques. Chroniqueur littéraire, membre du bureau de l’Institut Maçonnique de France (IMF) et médiateur culturel au musée de la franc-maçonnerie (Musée de France), il collabore à de nombreux ouvrages liés à l’Art Royal et rédige des notes de lecture pour plusieurs revues obédientielles dont « La Chaîne d’Union » du Grand Orient de France et « Perspectives » de la Fédération française de l’Ordre Mixte International Le Droit Humain ou encore « Le Compagnonnage » de l’UC. Initiateur des Estivales Maçonniques en Pays de Luchon, il en a été le commissaire général. En 2023, il est fait membre d’honneur des Imaginales Maçonniques & Ésotériques d’Épinal (IM&EE).
D’ailleurs, la librairie DETRAD accueillera, à la rentrée maçonnique courant septembre, Yonnel Ghernaouti en dédicace, rue Cadet. DETRAD vous propose aussi son service « Dédicace en ligne ».
Quel oracle est considéré comme le plus puissant ? Oracle de Belline, Tarot de Marseille ou Oracle Lenormand, choisissez le jeu de cartes qui vous correspond réellement ! Voici quelques pistes pour trouver l’oracle qui vous correspond !
Bien qu’il soit accessible aux débutants, l’Oracle de Belline est souvent considéré comme le plus puissant des oracles, avec le Tarot de Marseille, bien sûr ! Nous vous révélons ici tous ses secrets…
Comment se servir de l’Oracle de Belline ?
tarot de Marseille
Il faut savoir que l’Oracle de Belline possède plusieurs tirages différents. Le tirage en 7 cartes et le tirage en croix (qui se fait en 5 cartes) pourront vous être utiles pour en savoir plus sur votre avenir de manière générale. Le tirage en 3 cartes permet quant à lui d’avoir une réponse plus précise et plus concise. C’est un tirage idéal lorsque vous désirez poser aux cartes une question particulière, que ce soit sur vos amours, votre santé ou vos finances.
De nombreux livres dédiés sur le sujet pourront vous apprendre à manier l’Oracle de Belline. Le grand livre de l’oracle Belline (Marie Delclos, 1995) et l’ABC des tarots (Colette Silvestre, 1987) sont de grands classiques dans ce genre. Si vous désirez des ouvrages plus modernes, choisissez L’oracle de Belline: Une initiation pratique à l’histoire et aux techniques pour gagner en lucidité et prendre les bonnes décisions (Alexis Tournier, 2016) ou bien L’horoscope Belline (Zeus Belline, 2021).
Quelles sont les caractéristiques de l’oracle de Belline ?
Le tirage et l’interprétation de l’Oracle de Belline sont assez simples. Facile à manipuler, cet oracle est composé de 53 cartes colorées. C’est un jeu de cartes qui convient parfaitement aux débutants. Grâce à son graphisme épuré mais aussi aux symboles des planètes et aux noms des cartes, le cartomancien, même débutant, pourra interpréter les cartes de manière instinctive lors de ses différents tirages.
L’Oracle de Belline répond aux questions sur l’amour, la santé, les finances et la vie, de manière générale. Il est possible de trouver l’Oracle de Belline en tirage gratuit sur plusieurs sites de voyance (l’Oracle de Belline sur magie-voyance est l’un des plus connus), mais c’est en prenant rendez-vous avec un véritable cartomancien ou une personne médium que vous pourrez obtenir plus de détail sur votre avenir.
Quels oracles pour les débutants ?
L’Oracle de Belline n’est pas le seul oracle pour les débutants. Si vous débutez dans la cartomancie, vous pourriez être intéressé par l’Oracle de la triade (Dominike Duplaa, 1999), l’Oracle Lenormand, l’Oracle Gé (Gérard Barbier) ou l’Oracle de l’ombre et de la lumière (Mademoiselle Audrina). Comme pour les pierres de protection, vous pourrez ressentir une certaine énergie en trouvant l’oracle qui vous correspond.
Servius, un grammairien et historien qui passait à son époque (fin du IVe siècle) pour être l’homme le plus instruit de sa génération en Italie, nous rapporte un mythe grec sur l’origine de la tortue. Comme d’habitude, le secret originel est lié à une femme jeune et… récalcitrante ! Alors même qu’elle était invitée au mariage de Jupiter et Junon, comme tous les humains et les animaux, Mercure-Hermès, le messager des dieux, s’aperçut que Chéloné (c’était son nom) était restée seule dans son logis. Était-ce du mépris pour l’événement divin ou un profond désir de quiétude dans sa maison ?
Voyant cela, le zélé Mercure, tout dévoué au roi des dieux et à la déesse reine, protectrice du mariage et de la fécondité, n’hésita pas, il se saisit de Chéloné et la jeta dans un cours d’eau la transformant en tortue. Depuis lors Chéloné – en grec le mot veut toujours dire Tortue – est liée à l’élément aquatique !
L’Hymne homérique à Hermès daté du IVe siècle, nous apprend que c’est lui, enfant, qui aurait créé la première harpe (ou lyre) à partir de la carapace de l’animal qu’il avait dépecé : « Il fixa des tiges de roseaux, coupées à diverses longueurs, et il les fit passer à travers le dos de la tortue ; puis, il tendit, autour, avec adresse, une peau de bœuf ; et il adapta les deux bras et le chevalet, et il tendit ensuite sept cordes harmoniques en boyaux de brebis. Puis, ayant construit l’aimable jouet, il fit résonner chaque note à l’aide du plektre ; et la tortue, sous sa main, résonna, sonore ; et le dieu, excité par son œuvre, chanta admirablement. »
Les dieux ont toujours aimé la musique, ça leur évite de devoir traduire les paroles des fidèles afin de leur donner ou non satisfaction !
Et puis, la carapace de la tortue est impressionnante avec ses deux faces : l’une sombre et l’autre brillante comme « une grosse citrouille sous le soleil d’octobre » et, sans l’être vivant à l’intérieur, elle constitue une parfaite caisse de résonnance des sons les plus harmonieux !
Dans la lointaine Afrique la tortue incarne la justice, la paix et le bonheur. C’est un totem sacré, le fondement des institutions, un modèle de comportement, une exigence d’organisation. On la respecte et on la préserve ….
En Chine, sa symbolique est extrêmement forte car elle est l’allégorie du monde. Du point de vue géométrique le plastron de la tortue forme un carré inscrit dans le cercle que compose la dossière de la carapace, ce qui figure la conception schématisée du monde chinois. Le carré au centre du monde représente la Chine ; les parties entre la dossière et le plastron figurent le reste du monde ; le monde céleste, lui, s’étend au-delà du cercle. La tortue est donc connue en Chine comme détenant les secrets du ciel et de la terre. Elle allie le haut et le bas.
Dans le culte des ancêtres, les Chinois pratiquaient la nécromancie par le biais des tortues : c’est le principe de la scapulomancie qui est la divination par l’interprétation des os éclatés à la chaleur. Pour ce faire, ils inscrivaient sur un morceau de la carapace d’une tortue la question qu’ils désiraient poser aux ancêtres, puis jetaient ce morceau dans les flammes. Le craquellement du morceau de carapace sous l’effet de la chaleur donnait la réponse des ancêtres. Après cette épreuve du feu, on confiait le morceau brûlé à un collège divinatoire qui interprétait les craquelures.[1]
Pour les hindous, la tortue géante est aux origines de la fondation du monde. Elle porte sur son dos quatre éléphants qui soutiennent notre sphère, ce qui confère à l’ensemble la mobilité et sa lenteur intemporelle !
Aux Îles Galapagos, au nord Est de l’Océan Pacifique, la plus forte impression que dégagent ces fascinantes créatures est celle de l’âge : longévité, résistance infinie.
L’écrivain Herman Melville évoquant ces îles dites « enchantées » mais plutôt d’une horrible désolation, doutait qu’aucune autre créature puisse vivre ou respirer aussi longtemps que la tortue en ces lieux.
Et il ajoutait : « outre sa faculté bien connue de rester en vie sans absorber aucune nourriture pendant une année entière, que dire de l’armure inexpugnable de sa cotte de mailles vivante ? Quel autre corps possède une telle citadelle où résister aux assauts du temps ? »
Par contre Melville n’accordait aucun crédit à cette superstition terrifiante de certains marins qui à la vue des énormes animaux habitant ces lieux, croyaient « sincèrement que tous les méchants officiers de marine – et tout spécialement les commodores et les capitaines – sont, à leur mort (et dans certains cas avant leur mort), transformés en tortues et, partant, condamnés à rester sur ces brûlantes aridités, seuls et uniques seigneurs de l’Asphalte ». [2]
Plus philosophique demeure la conviction, à tant regarder le mouvement de ces reptiles sur leurs quatre pattes, qu’il est bon de se déplacer lentement et sûrement. « Hâte-toi lentement ! » dit-on, par traduction de la locution latine : « Festina lente ». Cet oxymore était l’expression favorite de l’empereur romain Auguste qui en avait fait une ligne de réflexion dans sa prise de décision.
Ce conseil sur le bon usage du temps a été souvent adopté par de nombreux personnages ou familles, notamment Cosme de Médicis, grand-duc Toscane (1519/1574) qui la prit pour devise et l’illustrait par l’emblème de la tortue portant une voile sur sa carapace.
Mais n’oublions pas la dimension maçonnique de « Festina lente » : cette exhortation marque les conditions de la démarche initiatique que doit suivre tout Apprenti : prendre le temps de réfléchir, de se charger du poids des symboles et d’aller de manière sereine mais sans hâte vers l’Orient… Éternel !
[1] Un exemple de cette pratique, datant de la période Shang, est notamment visible au Musée Guimet à Paris.
[2] Herman Melville, The Encantadas ou Les Îles Enchantées