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Les francs-maçons allemands soutiennent un projet végétal

De notre confrère osthessen-news.de

Un érable pour chacune des villes partenaires de Fulda – telle est l’idée qui se cache derrière une plantation spéciale dans le jardin culturel du Fulda State Garden Show 2.023 (LGS). La Loge maçonnique « Zum Frieden – la Paix im Orient Fulda » a contribué à cette campagne par un don. Une délégation officielle de la loge a maintenant visité le jardin de la ville jumelle : outre le maître de chaire (président) Björn Hofmann, le secrétaire de la confrérie Kay N. Andresen et le membre de la loge Jochen Diegelmann sont également venus sur le terrain du LGS.

Pour chaque ville partenaire, le LGS, avec le soutien du Prof. Dr. Swanje Duthweiler de l’Université d’horticulture, d’architecture paysagère et d’agriculture, de foresterie et de foresterie de Weihenstephan a sélectionné et planté un érable local. C’est ce qu’a expliqué Ulrich Schmitt, directeur général de LGS, qui, avec Bernd Hämmelmann, responsable des finances de l’équipe, a transmis les remerciements de la ville de Fulda et du salon du jardin pour l’engagement des francs-maçons.

La Loge maçonnique de Fulda a été rétablie en 2010 et est membre des Grandes Loges Unies d’Allemagne. « Nous avons à peu près le même âge que les arbres qui ont été plantés ici », a déclaré Björn Hofmann, qui, avec ses 26 frères, s’engage dans les questions sociales, âgés de la trentaine à plus de 80 ans. Outre la coexistence pacifique, le dépassement des frontières, et pas seulement des frontières politiques nationales, constitue un atout précieux pour l’ordre.

« Nous ne sommes pas une société secrète »

« Nous ne sommes pas une société secrète, mais des frères d’esprit, pour qui ce ne sont pas n’importe quels rituels qui sont importants, mais plutôt un engagement culturel, humanitaire et durable. Pour nous, la tolérance, l’acceptation des opinions personnelles et l’échange et, surtout, la paix sont les fondements de la coexistence dans la société », a confirmé Kay Andresen et ajoute : « Les arbres doivent pousser et devenir une structure stable qui les soutient. »

Pour la Loge maçonnique, la participation au jardin de la ville jumelée au State Garden Show devrait être l’occasion d’établir des contacts internationaux avec les villes jumelées de Fulda et d’établir de nouvelles connexions. « Ce serait bien si nous avions ici un lieu commun que nous pourrions peut-être visiter dans trente ou quarante ans et réaliser que notre unité a grandi autant que les érables que nous avons plantés en 2023. » (après midi) +++

Compagnonnage : La pâtisserie du Tsar

Du site levainbio.com – Publié par C.B.P.R.F.A.D.

Le livre « Cuisine artistique » d’Urban Dubois, et celui de son maître, le grand chef pâtissier Antonin Carême, « Le pâtissier pittoresque » ont inspirés la conception de ce travail. Il fut réalisé par le compagnon Bourcier, Compagnon Pâtissier Resté Fidèle au Devoir, Picard la Fidélité.

Avec la participation de:

  • Le compagnon Rollet, Compagnon Pâtissier Resté Fidèle au Devoir, Lyonnais le Franc Courageux;
  • Le compagnon Fontanilles Compagnon Boulanger Resté Fidèle au Devoir, Comtois Coeur Sincère;
  • Alexandre Perrin chef pâtissier;
  • Paul Lefaucheur apprenti patissier
  • Et Alexandre Makarof, sous-chef pâtissier.

Ce travail est la reproduction d’un buffet d’ « époque » pour l’inauguration officielle du palais de Tsaritsyno à Moscou, le 2 septembre 2007.

Ce palais néogothique, qui est le plus grand d’Europe, situé au sud de Moscou, fut commandé par Catherine II à l’architecte Vassili Bajenov en 1776. Resté inachevé, il est restauré à partir de 1984 et finalement terminé selon les plans initiaux. Il se trouve au milieu d’un parc de plus de 100 ha et abrite plusieurs musées, dont un, nommé « la Maison du Pain ».

Les costumes présentés ainsi que la vaisselle , accompagnant les pièces en pastillage sont d’époque et furent aimablement prêtés par le Chateau de Kouskova.
Les petites pièces sur socles, ont été réalisées fidèlement comme à l’époque sur support en bois tourné par l’Académie de la conservation et de la restauration du patrimoine de Moscou.

Les techniques de fabrication des pièces en pastillage ont été très proches de l’époque.

Ce travail exceptionnel commandé est une opportunité que chaque pâtissier aurait aimé pouvoir réaliser un fois dans sa vie.

Travailler à ce point, les techniques du Maitre pâtissier Antonin Carême fut un grand bonheur pour ceux qui ont eu la chance d’en être.

Vidéo de la Société des Compagnons Boulangers, Pâtissiers Restés Fidèles au Devoir.

La signification symbolique d’Ordo ab Chao dans la franc-maçonnerie

De notre confrère freemasonscommunity.life – Par William Régal

Au sein de la franc-maçonnerie, il existe de nombreux symboles et expressions qui ont une signification pour les enseignements et la pratique maçonniques. Pourtant, peu d’entre eux sont suffisamment importants pour figurer sur des drapeaux, des sceaux et d’autres insignes associés à la franc-maçonnerie.

La devise « Ordo ab Chao » est une expression extrêmement importante au sein de la franc-maçonnerie et est connue par les maçons comme la devise du 33ème degré . La devise se retrouve sur les splendides décorations de l’Ordre des Souverains Grands Inspecteurs Généraux, qui est l’une des plus hautes distinctions pouvant être accordées à un Maçon.

Vous verrez également probablement « Ordo ab Chao » présent sur de nombreuses autres pièces importantes de l’emblème maçonnique, en raison du fait qu’il est de la plus haute importance pour la franc-maçonnerie du monde entier.

Qu’entend-on par Ordo ab Chao

Qu’entend-on par « Ordo ab Chao » ?

« Ordo ab Chao » est une expression latine qui signifie « Order from chaos » en anglais. Il est largement associé à une autre expression latine bien connue, « Lux in Tenebris », qui se traduit par « La lumière des ténèbres », un autre thème extrêmement important au sein de la franc-maçonnerie.

Quiconque connaît les rituels et les cérémonies menés au sein de la franc-maçonnerie comprendra que la dichotomie entre la lumière et les ténèbres est extrêmement significative et constitue une raison importante pour laquelle les frères rejoignent la fraternité. Examinons la signification historique de la devise « Ordo ab Chao » et comprenons sa position au sein de la franc-maçonnerie aujourd’hui.

« Ordo ab Chao » comme artefact historique

Pour mieux comprendre l’origine de l’expression « Ordo ab Chao », nous devons explorer l’histoire maçonnique aux États-Unis en particulier. Il y eut un conflit entre les juridictions du Nord et du Sud du rite écossais au début du XIXe siècle.

Selon certains, lorsque la juridiction du Nord s’est avérée frauduleuse et chaotique, une résolution a été convenue et le Rite original a été rétabli. C’est de là que vient la devise.

Bien qu’il y ait peut-être une part de vérité dans l’origine aussi spécifique de cette devise largement utilisée, il est peu probable qu’elle soit la seule histoire d’origine qui mérite notre attention. Parce qu’elle occupe une place si importante dans la franc-maçonnerie aujourd’hui, cette expression a probablement une signification plus profonde, comme nous l’explorerons ci-dessous.

Le sens plus large de « Ordo ab Chao »

Si nous choisissons d’accepter qu’il existe peut-être une histoire d’origine plus profonde de la devise maçonnique, « Ordo ab Chao », nous pouvons examiner la signification historique de l’expression latine « Lux in Tenebris », qui a déjà été introduite. 

Lux en Tenebris en franc-maçonnerie

Les maçons identifient cette expression dans la traduction latine de l’Évangile de Jean, un écrit qui a une signification profonde pour les francs-maçons, qui croient que Jean est aujourd’hui l’un des saints patrons de la franc-maçonnerie. Une telle association est probable, car la plupart des symboles importants de la franc-maçonnerie d’aujourd’hui sont enracinés dans les Saintes Écritures.

Bien que ce ne soit pas aussi ancien, nous pouvons retracer « Ordo ab Chao » à la pratique médiévale des tailleurs de pierre et comprendre la signification symbolique plus large du fait de ramener l’ordre à partir du chaos, et pourquoi cela est pertinent pour la franc-maçonnerie.

L’une des tâches les plus importantes des tailleurs de pierre consistait à prendre la pierre brute du monde naturel, à la lisser et à la tailler, et à créer quelque chose de structurellement solide et esthétique, afin de garantir qu’elle serait adaptée à une utilisation dans la construction.

Une telle pratique est désormais utilisée comme métaphore de la pratique des maçons d’aujourd’hui. S’ils ne lissent plus littéralement la surface des pierres, les maçons lissent quotidiennement l’extérieur rugueux de leurs personnages.

En devenant maçon, un homme voit la lumière pour la première fois et peut rectifier ses fautes professionnelles dans la vie avant de rejoindre la fraternité. Les maçons aspirent à y parvenir en apportant des contributions significatives à leurs communautés et cherchent à améliorer leur caractère et à lutter contre les inégalités sociales en cours de route.

Pour les maçons, cela fait partie d’une vision plus large consistant à mettre de l’ordre dans le chaos de leur propre vie et de leur passé récent pour construire une vie meilleure et plus compatissante au sein de la franc-maçonnerie. À partir de cette compréhension, nous pouvons voir ce que signifie la devise maçonnique « Ordo ab Chao ».

Pour approfondir encore davantage les origines de cette devise, de nombreux francs-maçons remettent souvent en question les relations qui sous-tendent la création de l’expérience humaine. Au sein de la franc-maçonnerie, on discute beaucoup des gradients d’ordre et de chaos.

Si l’on regarde l’évolution de l’humanité, on peut voir que l’ordre et le chaos ne sont pas des entités distinctes mais sont, en fait, un continuum et un processus dynamique de changement et de progression à travers la vie.

Pour les maçons, alors que le chaos s’ensuit, les anciens ordres sont détruits pour permettre à de nouveaux d’émerger et de les remplacer. Comme le Ying et le Yang, la mort et la renaissance, l’ordre et le chaos se succèdent dans un cycle sans cesse renouvelé de création et d’évolution.

Conclusion : la signification symbolique de la devise « Ordo ab Chao »

Au sein de la franc-maçonnerie, peu de thèmes sont plus essentiels à la compréhension de la fraternité que la lumière et les ténèbres. Rejoindre la franc-maçonnerie est considéré comme le processus d’accueil dans la lumière et un acte dont on peut se délivrer des ténèbres et s’éveiller spirituellement et moralement.

Dans le même cadre, on peut considérer leur adhésion à la franc-maçonnerie comme une délivrance du chaos et une opportunité de construire une vie meilleure basée sur les valeurs maçonniques critiques et les leçons de vie.

Comme nous l’avons exploré, l’ordre et le chaos ne sont pas des entités statiques mais sont complexement liés et évoluent au fil du temps. Pour un maçon, l’intersectionnalité de l’ordre et du chaos est impérative pour comprendre si l’on veut grandir et devenir une meilleure personne.

À partir de cette considération, il est clair de comprendre pourquoi la devise maçonnique « Ordo ab Chao » a une telle signification et est largement arborée sur les insignes, drapeaux et symboles maçonniques du monde entier.

GLFF : 28/09/23 – Journée internationale de mobilisation pour le droit à l’avortement

« Les droits des femmes sont des droits humains »[1]


Logo GLFF
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La Grande Loge Féminine de France, soucieuse de l’autonomie et de la liberté des femmes, s’associe à la journée de mobilisation pour le droit à l’avortement, ce 28 septembre.

Les Nations Unies, lors de la quatrième conférence mondiale sur les femmes à Pékin en 1995, ont adopté un programme d’action qui a affirmé, en autres, le droit des femmes à avoir accès à des services de santé sexuelle et reproductive sûrs et efficaces. Pourtant, 41% des femmes dans le monde vivent encore dans des pays où la législation sur l’avortement est restrictive et l’accès effectif inexistant. Soulignons l’horreur des violences sexuelles dont sont victimes des femmes et filles en zone de guerre mais aussi dans leur exil, migrations et camps où elles ne peuvent avoir recours à l’IVG au nom d’un infléchissement idéologique.

Les avortements clandestins restent la troisième cause de mortalité maternelle dans le monde.

Alors que la mobilisation massive des femmes a permis des avancées récentes dans quelques pays[2], la situation générale reste préoccupante et des régressions inquiétantes se multiplient.

Aux États-Unis, depuis que la Cour Suprême a révoqué l’arrêt Roe v. Wade de 1973, ce sont quatorze États qui ont restreint le recours à l’IVG ou l’ont totalement criminalisé.

En Europe, l’inscription du droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux reste impossible tant que la règle d’unanimité n’aura pas été modifiée. Dans le même temps, la montée d’idéologies ultra conservatrices s’est accompagnée de graves remises en cause de ce droit[3].

Même en France, où la législation est une des plus avancées, les droits des femmes à la santé sexuelle et reproductive appellent une grande vigilance. La nécessité d’inscrire le droit fondamental à l’IVG dans notre constitution est désormais posée.

Conformément à ses convictions et son engagement, La Grande Loge Féminine de France est solidaire des mobilisations des femmes partout dans le monde pour leurs droits au libre choix et à la libre disposition de leur corps.


[1]    Hillary Clinton, 4e conférence des Nations unies, Pékin 1995.

[2    Argentine, Mexique

[3]    Hongrie, Pologne, Croatie

Contact : communication@glff.org

Les bracelets de pied : Les significations mystiques et symboliques

De notre confrère actualnet.fr

Dans le monde entier, les bijoux et les accessoires étaient souvent associés à des significations mystiques et spirituelles. Parmi ces objets précieux, les bracelets de pied occupent une place particulière. Utilisés depuis des siècles par différentes cultures et traditions, ils sont devenus un symbole fort de mysticisme et d’ésotérisme. Les bracelets de pied, aussi appelés chevillières, sont bien plus que de simples ornements : leur port est chargé de sens et de croyances diverses.

Nous vous invitons à découvrir les multiples facettes de ces bijoux fascinants, leurs origines, les différentes significations qui leur sont attribuées et leur rôle dans les pratiques spirituelles et ésotériques. Préparez-vous à un voyage initiatique à travers les âges, les cultures et les symboles qui entourent ces bijoux de l’âme.

Les origines historiques et culturelles des bracelets de pied

Avant d’aborder les différentes significations mystiques des bracelets de pied, il est essentiel de comprendre leur histoire et leur évolution à travers les âges et les cultures.

De l’Égypte antique à l’Inde en passant par l’Afrique, ces bijoux ont conquis le monde et ont été le témoin d’échanges et de métissages culturels.

Les premières traces de bracelets de pied remontent à l’Égypte antique. Déjà à cette époque, les femmes et les hommes portaient des chevillères, souvent en or et agrémentées de pierres précieuses, pour symboliser leur statut social et affirmer leur appartenance à une classe supérieure. Les danseuses et les musiciennes arboraient des bracelets de pied, dont le tintement rythmait leurs pas et leurs mouvements.

Le port de bracelets de pied était très répandu en Inde. Selon la tradition hindoue, les jeunes mariées devaient porter des chevillères en argent pour attirer la chance et la prospérité au sein de leur foyer. Les bracelets de pied étaient portés par les danseuses classiques indiennes, qui les utilisaient pour ponctuer leurs mouvements gracieux et élégants. Dans certaines régions de l’Inde, les bracelets de pied sont associés à la déesse Lakshmi, symbole de richesse et de prospérité.

En Afrique, les bracelets de pied ont une longue histoire et sont présents dans de nombreuses cultures et traditions. Chez les Maasaï, par exemple, les femmes portent des bracelets de pied en perles colorées pour exprimer leur statut matrimonial et leur appartenance à une ethnie précise. Dans d’autres cultures africaines, les bracelets de pied sont utilisés comme talismans protecteurs ou pour éloigner les mauvais esprits.

Les significations mystiques et symboliques des bracelets de pied

Outre leurs fonctions esthétiques et sociales, les bracelets de pied sont chargés de significations mystiques et symboliques.

En fonction des cultures, des croyances et des traditions, ils peuvent représenter des notions telles que la protection, l’amour, la prospérité ou encore la purification.

  1. Protection et éloignement des ondes négatives : Dans plusieurs traditions, les bracelets de pied sont considérés comme des amulettes protectrices. Ils sont censés éloigner les énergies négatives et les mauvais esprits qui pourraient nuire à la personne qui les porte. Les bracelets de pied en argent, par exemple, sont réputés pour leur capacité à purifier l’aura et à éloigner les ondes négatives.
  2. Amour, séduction et féminité : Les bracelets de pied sont souvent associés à la notion d’amour et de séduction. Dans certaines cultures, les femmes portent des chevillères pour mettre en valeur leur féminité et attirer l’attention de leur partenaire ou de leur futur époux. Les bracelets de pied sont considérés comme des symboles de l’amour éternel et de la fidélité dans le couple, en particulier lorsqu’ils sont offerts en cadeau lors d’un mariage ou d’une cérémonie d’engagement.
  3. Prospérité et richesse : Comme évoqué précédemment, les bracelets de pied sont souvent liés à la déesse Lakshmi dans la tradition hindoue. Porter des chevillères en argent ou en or est ainsi censé favoriser la prospérité et la richesse dans la vie de la personne qui les porte. Ce symbole est présent dans d’autres cultures, où les bracelets de pied sont considérés comme des objets de chance et d’abondance.
  4. Purification et guérison : Les bracelets de pied peuvent être utilisés dans un contexte de purification et de guérison spirituelle. Certaines pierres et métaux, comme le cristal de roche, le lapis-lazuli ou l’argent, sont réputés pour leurs vertus thérapeutiques et leur capacité à équilibrer les énergies du corps et de l’esprit. Porter un bracelet de pied composé de ces matériaux peut ainsi aider à nettoyer son aura et à favoriser la guérison émotionnelle et spirituelle.

Les bracelets de pied dans les pratiques spirituelles et ésotériques

Au-delà de leurs significations symboliques, les bracelets de pied ont été intégrés dans diverses pratiques spirituelles et ésotériques au fil du temps.

En effet, ils peuvent servir d’outils de méditation, de supports pour la prière ou encore d’objets magiques.

Les bracelets de pied sont souvent utilisés comme supports de méditation et de concentration dans certaines traditions spirituelles, notamment en Yoga et en Tantra. Le port de ces bijoux peut aider à focaliser l’attention sur le moment présent, sur la respiration et sur les sensations corporelles, favorisant ainsi un état de relaxation profonde et de pleine conscience. Les chevillères peuvent être utilisées pour stimuler certains points d’énergie, appelés chakras, situés au niveau des pieds et des chevilles.

Dans d’autres pratiques ésotériques, comme la Wicca ou la Magie Cérémonielle, les bracelets de pied peuvent être utilisés comme objets magiques et consacrés. Ils peuvent servir à invoquer des divinités, des anges ou des esprits, à canaliser des énergies spécifiques ou à réaliser des rituels de protection et de purification. Les chevillères peuvent être chargées d’énergie lors de la pleine lune, de la nouvelle lune ou d’autres événements astronomiques, afin de renforcer leur pouvoir et leur efficacité.

Enfin, les bracelets de pied peuvent être intégrés à des pratiques de guérison énergétique, comme le Reiki, le Qi Gong ou le Pranic Healing. Dans ce contexte, ils servent de conduits pour transmettre l’énergie de guérison du praticien vers le patient, en passant par les pieds et les chevilles, qui sont des zones clés pour l’ancrage et l’équilibre énergétique.

Comment choisir et porter un bracelet de pied ?

Si vous êtes séduit par les mystères et les significations des bracelets de pied, vous vous demandez peut-être comment choisir et porter cet accessoire avec élégance et harmonie.

Voici quelques conseils pour vous aider :

  • Choisissez un bracelet de pied en accord avec vos goûts et vos croyances : Il existe une grande variété de modèles, de matériaux et de styles de chevillères, allant des plus simples aux plus sophistiqués. Prenez le temps de choisir un bracelet de pied qui vous correspond, tant sur le plan esthétique que sur le plan symbolique.
  • Veillez à la qualité et à la provenance des matériaux : Les bracelets de pied peuvent être fabriqués à partir de divers métaux et pierres précieuses ou semi-précieuses. Assurez-vous de choisir des matériaux de qualité et, si possible, issus d’une source éthique et responsable. Les métaux et les pierres utilisés dans la confection de votre chevillère peuvent influencer les énergies et les vibrations qu’elle dégage.
  • Portez votre bracelet de pied avec élégance : Les chevillères peuvent être portées aussi bien avec des chaussures qu’avec des pieds nus. Toutefois, il est important de les associer à une tenue adaptée et de veiller à ce qu’elles soient bien ajustées à votre cheville, ni trop serrées ni trop lâches. Vous pouvez choisir de porter un seul bracelet de pied ou d’en porter plusieurs, selon vos préférences et le style que vous souhaitez adopter.
  • Entretenez votre bracelet de pied : Comme tout bijou, les chevillères nécessitent un entretien régulier pour conserver leur éclat et leur beauté. Nettoyez-les régulièrement avec un chiffon doux et, si nécessaire, avec un produit adapté à leur matériau. Vous pouvez les purifier énergétiquement en les exposant à la lumière de la pleine lune ou en les passant sous un filet d’eau fraîche.

Les bracelets de pied sont bien plus que de simples accessoires esthétiques : ils sont porteurs de significations mystiques et spirituelles profondes, qui varient en fonction des cultures et des croyances.

Que vous soyez attiré par leur histoire, leurs symboles ou leur rôle dans les pratiques spirituelles et ésotériques, les chevillères vous invitent à explorer un monde fascinant, où l’art, la spiritualité et la beauté se rencontrent et s’entrelacent.

Portez-les avec fierté et conscience, et laissez-vous guider par les énergies et les vibrations qu’elles dégagent, pour un voyage initiatique au cœur de l’âme humaine et de ses mystères.

Construire la République

De notre confrère portuguais maisribatejo.pt – Par Arnaldo Vasques

Une exposition avec des pièces d’Aires Henrique, économiste, homme de culture, propriétaire du plus grand et plus important Musée de la République et de la Franc-maçonnerie de la péninsule ibérique, basé à Troviscais, un village de Pedrógão Grande. De cette collection unique, 52 pièces ont été extraites et ont constitué l’exposition de Coimbra, inaugurée samedi 16 septembre dernier, par le maire, Dr. José Manuel Silva.

Très bien encadrés, dans une salle lumineuse et moderne propice à une exposition de cette envergure, sont présentés les symboles maçonniques au moment de la constitution de la République, au Portugal, le 5 octobre 1910 .

Comment la République est arrivée à Coimbra, l’ultimatum anglais, le soulèvement du 31 janvier 1891 à Porto. Propagande républicaine, régicide, projet républicain, symboles républicains nationaux, mouvements républicains à Coimbra, grèves et convulsions étudiantes, ne sont que quelques-uns des nombreux écrits qui nous amènent à mieux comprendre ce qui a constitué le mouvement et l’action qu’il a menée jusqu’à la chute du La monarchie.

L’exposition nous aide à comprendre comment se sont formées les sociétés secrètes : outre la franc-maçonnerie, Carbonária et son parcours, dans le but de mettre fin à une monarchie corrompue, sans éclat ni gloire, face à un pays dont la population ne croyait pas au système. . En gros, une royauté sans éclat ni gloire et un pays endetté. L’urgence du changement semble ressortir clairement de la manière dont les politiques de l’époque étaient menées ! Renversée par la force, comme nous le savons, le rôle de la Carbonária secrète s’est accentué, qui avait recruté plus de 40 000 adhérents, recrutés dans les couches populaires et les rangs militaires inférieurs, prêts à renverser la monarchie décadente. Après l’instauration de la République, cette société secrète a fini par disparaître. On parcourt cette exposition à travers des écrits bien construits : « Après que toutes les oppressions aient été détruites, Il est nécessaire de construire de nouvelles institutions économiques et politiques pour la liberté. Cela doit être notre travail incessant (…) », paroles de Bernardino Machado ; ou, par Jorge Abreu : « La révolution devait être faite avec le peuple et avec les troupes – le peuple ouvrant la voie aux troupes » ; plus loin, par Bernardino Machado : « La République n’est pas née comme un événement imprévu, un incident fortuit, sans racines dans le passé : elle a été la conséquence logique et incontestable de siècles de luttes pour notre rédemption obstinée ».

Alors que l’ on célèbre le 50e anniversaire d’avril , les faits ne sont plus si éloignés en raison de la forme et du contenu dans lesquels se sont produits ces changements vitaux dans la société portugaise ! Il y a des ingrédients qui se répètent et conduisent au combat pour la Liberté et la Démocratie, au-delà des sacrifices imposés à notre quotidien.

La sorcellerie en Ecosse

De notre confrère nouvelles-du-monde.com

L’eau parfumée dans les bouteilles noires ne doit pas seulement sentir bon. Certains assurent la « clarté intérieure », d’autres favorisent l’énergie érotique ou éveillent le « divin féminin » chez les gens. “Je suis fière des huiles parfumées et des bougies, je les fabrique toutes moi-même”, déclare Brooke Mackay-Brock.

La femme de 42 ans est habillée comme sa boutique : du noir. Son métier : sorcière. “Nous proposons également ici aux touristes une première approche de la sorcellerie et de l’occultisme”, précise-t-elle. La boutique Black Moon Botanica située sur Candlemaker Row à Édimbourg propose des cartes de tarot et des livres occultes sur des étagères noires, ainsi que des bouteilles noires d’eau de Cologne. Seulement de temps en temps, un crâne brille de mille feux entre les bric-à-brac.

“La sorcellerie est florissante à Édimbourg depuis quelques années”, explique Mackay-Brock, ce qui a probablement quelque chose à voir avec le fait qu’Harry Potter a été écrit dans la ville. Mais la femme insiste : “Je suis sorcière depuis l’âge de 11 ans, je travaille avec les plantes, j’étudie l’astrologie, je me suis toujours intéressée aux pratiques occultes et ésotériques.” Tout cela s’inscrit dans la capitale écossaise. Cela ressemble un peu à un musée. Il n’y a pas de chaînes de magasins modernes dans la vieille ville, mais plutôt des boutiques de whisky, des boutiques de souvenirs et des magasins de pulls et de laine. Et il y a du tourisme entre les murs centenaires. Des groupes de touristes se bousculent avec des guides déguisés et hurlants, des joueurs de cornemuse en tenue de combat se tiennent à chaque coin de rue et le château domine de 120 mètres toutes les ruelles, dont les murs les plus anciens datent du XIIe siècle. Un coup de canon y est tiré tous les jours à 13 heures.

Des légendes d’hier aux séries d’aujourd’hui, la magie et la sorcellerie d’Écosse fascinent depuis des siècles. Dans un pays qui aime les récits au point d’ériger 2022 en « année des histoires », découvrons quelques-uns des lieux et personnages qui témoignent de cette longue tradition…

De lieux et de légendes écossaises

Couvrant le tiers nord de l’île de Grande-Bretagne, l’Écosse est un pays constitutif du Royaume-Uni. Ce sont peut-être ses spectaculaires paysages qui ont donné naissance aux nombreuses histoires qui sont le socle de la culture d’Écosse ? 

Bien des légendes sont parvenues jusqu’à nous pour expliquer la genèse de multiples sites naturels. Avec ses quarante kilomètres de long, le Loch Awe aurait par exemple été créé lorsqu’une sorcière endormie aurait inondé la vallée par accident… Le château de Blair, ancien site des ducs et comtes d’Atholl et siège de la dernière armée privée d’Europe, serait quant à lui entouré de collines abritant une puissante sorcière capable de se transformer en créature sauvage. 

Le château de Blair © Visit Scotland
Le château de Blair © Visit Scotland

À la redécouverte des vertus de la nature

Lochs envoûtants, forêts préservées, littoral sauvage et montagnes majestueuses… que l’on considère ces lieux magiques ou non, les vertus curatives de la nature qui s’y développe sont désormais prouvées. 

Les algues occupaient une place de choix dans la pharmacopée des sage-femmes et guérisseurs d’antan. Des stages sont aujourd’hui organisés sur la côte de Fife pour découvrir les propriétés de ce légume marin. 

Dans l’Aberdeenshire, cette région maritime située dans le nord-est de l’Écosse, l’école de Glen Dye est spécialisée dans le bien-être en plein air. Au cœur d’un domaine de 12 000 hectares, le visiteur apprend à fabriquer ses propres outils à la main, à se nourrir de plantes sauvages, ou encore à sculpter le bois. 

À Édimbourg, des adresses célèbrent enfin les relations entre l’Écosse et la magie. Si au Cauldron Co. on peut participer à un atelier de préparation d’élixirs en tous genres ou déguster un thé sorcier, au Cailleach’s Herbarium ce sont les vertus réelles liées à l’herboristerie et aux pratiques populaires qui sont à l’honneur. 

Dans les forêts de l'Aberdeenshire © Visit Scotland
Dans les forêts de l’Aberdeenshire © Visit Scotland

Des parcours de femmes persécutées

Même si, souvent, on la considère seulement comme une part d’un plaisant folklore, la sorcellerie a entraîné la persécution et l’assassinat de bien des femmes. Situé au pied du château d’Édimbourg, le Witches’ Well, le puits des sorcières, commémore les centaines de victimes accusées de sorcellerie et brûlées au bûcher entre les XVème et XVIIIème siècles. 

La visite intitulée « Les vraies femmes d’Édimbourg » permet de découvrir l’histoire de femmes hors du commun ayant vécu dans la capitale écossaise, y compris de supposées sorcières. Au pub de Maggie Dickson, on apprendra par exemple l’incroyable façon dont la prétendue tueuse d’enfants survécut à une exécution publique au XVIIIème siècle. 

Dans le Parc national de Cairngorms, dans les Highlands, on trouve une pierre sur laquelle est gravé le mot « Witch » (sorcière). L’histoire de cette femme, transmise de génération en génération, est de nos jours contée par des guides touristiques.

Le château d’Édimbourg © Visit Scotland
Le château d’Édimbourg © Visit Scotland

En 2022, l’Écosse a créé un « itinéraire des sorcières » pour valoriser cette histoire et ce patrimoine unique, l’occasion de plus d’enchantement encore lors de la découverte de ce superbe pays ! 

Plus d’informations : 
https://www.visitscotland.com/fr-fr/ 

Merci à voyage.tv5monde.com

  

Francs-maçons célèbres… : Hugo Pratt

Hugo Pratt auteur de bande dessinée italien. Flamboyant, voyageur insatiable, séducteur entre deux valises, penseur érudit, franc-maçon convaincu, écrivain passionnant, maître du noir et blanc et aquarelliste de génie, Hugo Pratt fut tout cela et bien plus…

Entre légende et affabulation, il y a toujours chez lui quelque chose de mystérieux, à tout jamais indéfini ; comme chez Corto, son marin maltais aux jambes interminables, à la casquette anglaise et à la redingote la plus classe de la Marine marchande !

Hugo Pratt, nom de plume d’Ugo Eugenio Prat, né à Rimini en Italie le 15 juin 1927et mort à Pully en Suisse, le 20 août 1995, est un auteur de bande dessinée italien. Son œuvre la plus connue est Corto Maltese(1967-1991), qui a largement dépassé le champ de la bande dessinée.

À propos de l’œuvre de Pratt on peut retenir quelques mots-clés, indissociables de sa vie : voyages, aventure, érudition, ésotérisme, mystère, poésie, mélancolie. Le terme « dessin intelligent » est souvent employé pour décrire l’ensemble de son œuvre. Son sens des contrastes entre le noir et le blanc et ses talents de conteur ont fait de lui un des plus grands maîtres du « neuvième art ».

Hugo Pratt rencontre la franc-maçonnerie dans les années 1970, il fait sa demande le 8 juin 1976 à la Loge Hermès Trismégiste de Venise appartenant à la Grande Loge d’Italie. En 1989, Hugo Pratt accède au 4e degré du Rite écossais ancien et accepté. Il est élevé à ce grade dans une loge de Nice en présence des deux Souverains Commandeurs des Suprêmes Conseils du Grand Orient de France et de la Grande Loge d’Italie.

Corto Maltese, marin aventurier antihéros solitaire, individualiste, égocentrique et ironique

Le père d’Hugo Pratt, fasciste et anti-maçon, avait participé en 1925 au pillage organisé des temples maçonniques sur ordre de Mussolini. Comme tribut de ses razzias, il avait rapporté chez lui une épée flamboyante, outil attaché à la fonction de vénérable maître. Marqué par ce souvenir, Hugo Pratt entreprend des recherches familiales et finit par la retrouver avant d’en faire don à sa loge.

Une exposition lui est consacrée en 2012 à Paris au Musée de la franc-maçonnerie.

Il faut à tout prix lire cette bande dessinée :

Fable de Venise (1977) A.L.G.D.G.A.D.L.U !

Hugo Pratt passe son enfance entre Venise et l’Éthiopie, où il apprend le swahili et réalise ses premiers dessins. De retour en Italie en 1943, forcé de porter l’uniforme allemand, il s’enfuit pour rejoindre les Alliés et devient interprète de la VIIIe armée britannique.

Après avoir lancé, avec M. Faustinelli et A. Ongaro, un journal de bandes dessinées, il part en Argentine, où la bande dessinée connaît un grand succès populaire, et publie, en 1945, son premier titre, l’As de pique. Au cours des treize années qu’il passe dans ce pays, dessinant des milliers de planches, il donne naissance, avec le scénariste Hector Oesterheld, à de nombreux albums, tels Sgt Kirk, Ticonderonga, Ernie Pike.

Revenu en Italie au début des années 1960, Pratt lance un magazine de bandes dessinées où figure pour la première fois, dans sa Ballade de la mer salée, en juillet 1967, le personnage de Corto Maltese. Il entame ensuite une nouvelle carrière en France grâce à l’hebdomadaire Pif Gadget, où dès avril 1970, il publie les aventures de Corto Maltese, ce « gentilhomme de fortune » portant un uniforme d’officier britannique et voyageant aux quatre coins du monde.

Le trait, le noir et blanc et l’aspect à la fois très romancé et très documenté de ses récits d’aventures font de Pratt un créateur de référence. Auteur phare des éditions Casterman, il publie de très nombreux albums, dont les Éthiopiques (1978), Ann de la jungle (id.), Fable de Venise (1981), Corto Maltese en Sibérie (1982), les Scorpions du désert (1989), Jesuit Joe (1990), Mû (1992) et Saint-Exupéry (1995). Édité dans quatorze langues, consacré lors du Salon international de la bande dessinée d’Angoulême 1995, Hugo Pratt a contribué à faire de la bande dessinée un art.

Quelle Franc-maçonnerie pour les générations qui viennent ?

L’avenir de la Franc-maçonnerie malgré le chaos civilisationnel et les évolutions générationnelles …

Introduction : les cycles civilisationnels.

Parlons ici seulement du monde « blanc », de l’occident, de l’Euroland ; mais les autres mondes, indiens, asiates et, dans une monde mesure les mondes « noir » (plus diffus) et musulman (beaucoup plus récent), ont suivi les mêmes courbes d’évolution.

Pour l’Europe, l’histoire civilisationnelle se décompose en quatre cycles bien distincts, séparé chacun d’un suivant par une période chaotique et par une bifurcation radicale de système de représentation (de paradigme).

Ces quatre cycles européens ont une durée très semblables d’environ 1650 ans (soit, chacun, la concaténation de trois cycles socio-économiques successifs – voir mon livre : « Où va l’Humanité ? – Ed. Diateino – 2022),

Après les premiers cycles néolithiques de maîtrise de la pierre, de l’élevage et de l’agriculture, viennent trois cycles plus proches et mieux connus.

Le premier cycle couvre les âges du bronze et du fer : c’est la civilisation de la Forge (de -2900 à -1250).

Le deuxième cycle est celui de l’Antiquité : c’est la civilisation des Cités (de -1250 à 400).

Le troisième cycle est celui de la Messianité : c’est la civilisation du Salut (de 400 à 2050).

Autour de la Méditerranée, ce cycle de la civilisation du Salut se subdivise en trois cycles successifs de 550 ans en moyenne chacun :

  • celui de la Christianité (de 400 à 950) : christianisme unitaire,
  • celui des Religions (de 950 à 1500) : catholicisme, orthodoxie, islamisme.
  • celui du Progrès (de 1500 à 2050) : protestantisme, philosophisme,  technologisme, idéologisme.

On constate donc que notre époque vit la fin de la civilisation du Salut et du paradigme du Progrès (et donc de toutes les idéologies qui en découlent marxistes, nationalistes, collectivistes, financiaristes, populistes, mondialistes, colonialistes, machinistes, industrialistes, etc …).

Ce double effondrement civilisationnel (le fin des promesse de Salut) et paradigmatique (la fin de la croyance en le Progrès) est le fondement des immenses malaises de nos contemporains : ils ne croient plus ni au Salut promis par les idéologies politiques d’un « monde d’après des lendemains qui chantent », ni au Salut promis par les religions dans un autre monde céleste, angélique et divin fait de béatitude éternelle.

Le virage actuel.

On le voit bien : les masses se détournent tant des pratiques religieuses que des militances politiques. Les religions et la politique n’intéressent plus grand monde et la fréquentation des urnes et des cultes est en berne.

En revanche, l’inquiétude – voire les angoisses et anxiétés – s’installe et la consommation d’alcool, de drogues, de médicaments, d’antidépresseurs augmentent encore plus vite que le taux des suicides.

Partout, les ressources matérielles s’épuisent, la démographie galope, les flux migratoires débordent, les pouvoirs d’achat diminuent, les taux de chômage, d’inflation et de pauvreté s’amplifient.

L’universalisme et son versant économique, le mondialisme, se sont irréversiblement fracturés. et, par suite, le monde humain s’est cassé en deux grands blocs : les « nostalgiques » d’un « bon vieux temps » qui n’a jamais existé mais qu’il faut restaurer par la force (Russie ; Chine et Corée du Nord ; Iran, Afghanistan et Islamie en général ; dictatures mafieuses ou militaires en Afrique noire et en Amérique latine ; Etats-Unis gérontocratiques, minés de wokisme ; …) et les « comiques » qui, surtout en Europe, en Inde et en Océanie, croient que tout peut et va continuer comme avant, moyennant quelques soubresauts passagers et grâce aux avancées miraculeuses de la technologie.

Ils ont bien sûr tous tort pour de simples raisons thermodynamiques : les systèmes et processus complexes ne sont jamais réversibles : il n’y aura aucun retour en arrière, ni aucune continuité en avant. Nous vivons une vraie et profonde bifurcation chaotique, c’est-à-dire l’effondrement irréversible de la civilisation du Salut (et donc de l’Espérance) et du paradigme du Progrès (et donc du « Toujours plus »). Et il faut maintenant se consacrer à l’accouchement de la nouvelle civilisation de l’Alliance (sortir de l’anthropocentrisme narcissiste et nombrilique de ces derniers siècles, et construire, par reliances et résonances, un humain cosmocentré au service du Réel) et du nouveau paradigme de la Noéticité (sortir de l’accumulation quantitative du matériel – posséder pour paraître – pour marcher gaillardement sur la voie de l’accomplissement immatériel, intellectuel et, surtout, spirituel – connaître et devenir).

Et la Franc-maçonnerie dans tout cela ?

A son origine, la Franc-maçonnerie est une mystique opérative chrétienne, qui est née, dans les cloîtres monacaux, à la fin de la christianité unifiée.

Elle a magnifié la féodalité en construisant des cathédrales christiques contre les fragmentations et conflits entre Eglises, entres Religions, entre Territoires, entre Pouvoirs, entre Armées, …

Son leitmotiv a toujours été celui-ci : construire le Temple du Grand Architecte de l’Univers sur les Chantiers du monde. C’est ce principe qui fonde la Régularité maçonnique intrinsèque, indépendamment des problématiques administratives de « reconnaissance ».

Depuis que le terreau chrétien ou christique s’est largement tari (surtout à la fin du 18ème siècle), la Franc-maçonnerie devenue spéculative a été confrontée à l’émergence des idéologies qui devaient remplacer les religions dans la promesse du Salut : le Salut par la Piété se mua en un Salut par le Progrès.

Fallait-il choisir entre préserver précieusement ses racines mystiques, initiatiques et spirituelles, ou se lancer dans les idéologies du progrès technique, social, économique, politique, juridique, etc … ?

Là (sous la férule d’un Desaguliers en Angleterre et d’un Napoléon en France) se place l’émergence de ce que Jean Baylot a judicieusement appelé la « Voie Substituée » : certaines factions qui étaient encore maçonniques, ont renoncé à la voie initiatique pour se lancer, à corps perdu, sur la voie idéologique (voir à ce sujet l’excellent livre récent de mon ami Michel Maffesoli : « Le Grand Orient – Les Lumières sont éteintes »).

Aujourd’hui, ces factions « progressistes », filles des obscures « Lumières », s’effondrent naturellement avec la Modernité qui les porte.

L’avenir de la Franc-maçonnerie.

Des analyses qui précèdent, il appert que, outre la disparition des factions « idéologiques », seules les obédiences maçonniques régulières, cultivant leur intention mystique, leur pratique initiatique et leur logique spirituelle pourront passer le cap de l’actuelle énorme bifurcation tant civilisationnelle (passage de la voie du Salut à la voie de l’Alliance) que paradigmatique (passage de l’accumulation matérielle à l’accomplissement noétique).

Ce saut est immense !

Mais, paradoxalement, la Franc-maçonnerie régulière est particulièrement bien armée, non seulement pour franchir ce cap, mais pour aussi en être le moteur !

En effet, toute la spiritualité (la mystique) maçonnique tient en ces quelques assertions :

  • La Franc-maçonnerie a pour seule mission de construire, sur le chantier du monde, le Temple où doit habiter la Gloire du Grand Architecte de l’Univers.
  • La Franc-maçonnerie a une vocation purement spirituelle et initiatique, et ne doit avoir, en tant que telle – ses membres restant libres de leurs opinions – aucun lien, de quelque nature que ce soit, avec le monde profane qui a ses propres organes et institutions.
  • La Franc-maçonnerie trace le chemin de la Sacralisation de la Vie et de l’Esprit au sens  cosmosophique.

Nous sommes bien là au cœur de la bifurcation civilisationnelle en cours : abandonner les colifichets matériels du paraître (et ses expressions en termes de fortune, de pouvoir et/ou de gloriole), et remettre l’humanité au service de l’accomplissement du Réel, c’est-à-dire de la Vie (de toutes les formes positives et constructives de Vie) et de l’Esprit (de toutes les formes positives et constructives d’Esprit).

Pour le dire plus fortement et plus fermement : la Franc-maçonnerie régulière peut devenir le moteur spirituel et initiatique de la révolution civilisationnelle qui marquera la fin de tous les messianismes et qui établira l’Alliance panenthéiste entre les humains et tout ce qui existe dans le Réel.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’on constate que les « cherchants » qui, aujourd’hui, ont déjà compris la faillite de toutes les religions et de toutes les idéologies, ainsi que le passage inéluctable de l’abondance à la frugalité, se tournent souvent vers les vieilles spiritualités monistes orientales comme les yogas, les méditations, le taoïsme, et quelques autres.

C’est le fondement dualiste (le monde des humains face au monde de Dieu) propre à l’occident qui s’effondre sous nos yeux.

Les deux problèmes actuels de la Franc-maçonnerie régulière.

Ces deux problèmes concernent les difficultés de recrutement et les difficultés de fidélisation.

Surtout chez les jeunes, l’aventure spirituelle maçonnique n’attire plus assez d’initiables.

Fréquenter physiquement et assidument une Loge est un indispensable comportement assez éloigné des zappings incessants au départ des ordiphones (c’est le mot choisi par l’Académie française).

La mauvaise réputation des factions idéologiques qui se disent maçonniques, induit une atmosphère délétère de méfiance ou de ringardise. Ces factions auxquelles les médias ne cessent de tendre leurs micros et leurs unes, et de consacrer leurs « marronniers », parlent d’un paradigme profane censé être progressiste, laïcard, athée, anticlérical, républicain, socialisant, humaniste, universaliste, etc …, donc d’un paradigme qui n’existe déjà plus et d’idéologies gauchisantes qui font rire.

La génération qui vient a un impérieux besoin de donner du sens et de la valeur à sa propre existence, et cela appelle une quête spirituelle dont la Franc-maçonnerie est la seule vraie porteuse occidentale à l’heure actuelle. Encore faut-il que cela se dise pour que cela se sache !

Encore faut-il que chaque Frère – qui doit être un parrain multiple potentiel, un « sergent recruteur » – en soit convaincu et œuvre hardiment et efficacement en ce sens. Être Franc-maçon, c’est aussi s’engager à propager la Franc-maçonnerie en assumant ses devoirs de parrainage qui ne s’arrêtent pas lors du rituel de réception du nouvel Apprenti, mais qui se prolongent toute la vie durant !

De plus, beaucoup de Loges constatent, avec aigreur et tristesse, le nombre croissant des désaffections de leurs nouveaux initiés, même seulement après quelques tenues. Le processus de fidélisation, alors, a raté. Pourquoi ?

Parce que le processus d’intégration et de fraternisation est un processus difficile d’empathie, de formation, de partage, d’accomplissement d’une communion dans la joie. Les deux Surveillants ont un rôle capital à jouer dans ce processus. Le rituel, quelque magnifique soit-il, ne suffit pas. Les Surveillants doivent s’engager personnellement et profondément et continûment dans ce travail d’intégration et de fraternisation. Ce n’est pas au jeune impétrant d’aller à la rencontre de la Loge, mais c’est, au contraire, à la Loge à tendre vers lui, à l’entourer, à fraterniser, à le stimuler et à l’encourager continuellement.

En bref :

  • pour le parrain : recruter bien et suivre,
  • pour le deuxième Surveillant : former bien, continûment.
  • pour le premier Surveillant : motiver fort et continuellement.

Quelques aphorismes en guise de conclusion.

La Franc-maçonnerie régulière se fonde sur une Foi commune et rejette catégoriquement toutes les croyances et toutes les superstitions.

La Foi maçonnique tient en une seule phrase : la seule vocation du Franc-maçon est de contribuer inlassablement à la Construction spirituelle du Temple du Grand Architecte de l’Univers sur le Chantier du Réel, selon les Plans esquissés par le Maître Hiram dans le Volume de la Loi Sacrée.

La vie du Franc-maçon est tout entière consacrée à construire, selon les Règles de l’Art Royal et de la Géométrie Sacrée, le Temple du Grand Architecte de l’Univers, selon les plans immémoriaux donnés dans la Volume de la Loi Sacrée, et ce, sur le chantier de son monde.

Le Milieu divin est Un et se déploie sous trois modalités intriquées et toujours conjointes selon des proportions variables : la Matière qui fonde, la Vie qui évolue et l’Esprit qui construit.

La Pierre (qui est le matériau). Le Chantier (qui est le travail). Le Temple (qui est l’idée). Quoi ? Comment ? Pour quoi ?

Dieu[1] se trouve dans la beauté de la Pierre.

Dieu se trouve dans la communion du Chantier.

Dieu se trouve dans la sacralité du Temple.

Et Dieu est Un. Et Dieu est le Réel tout entier.

Chacun est une Pierre.

Chacun est un Chantier.

Chacun est un Temple

Ne sont Frères que ceux reconnaissant le même Père (intention) et la même Mère (tradition).

La Fraternité maçonnique repose sur l’intention commune de construire le Temple intérieur sacré à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, et sur la tradition commune de pratiquer rigoureusement les Rituels initiatiques répartis sur une échelle d’au moins trois degrés dans le respect des Anciens Devoirs.

Il faut en revenir aux fondamentaux : la Fraternité implique même Père et même Mère, et résulte d’une communion c’est-à-dire du fait de construire ensemble (cum munire) un même édifice, d’accomplir ensemble un même projet, une même vocation, une même mission.

Ainsi la Fraternité maçonnique appelle :

  • un même Père : Le Grand Architecte de l’Univers, c’est-à-dire le Logos, l’Esprit, la Logicité qui préside à l’évolution du Réel qui est le grand Tout-Un dont l’humanité est une infime partie prenante ;
  • une même Mère : la Tradition initiatique, c’est-à-dire une rituélie hiérarchisée sur trois étages : la réception des Apprentis, le passage des Compagnons et l’élévation des Maîtres ;
  • une même Mission : construire le Temple de l’Alliance, c’est-à-dire accomplir l’humain et remettre l’humanité au service du Réel, de la Vie et de l’Esprit.

L’essence de la Franc-maçonnerie …

Le Prêtre parle de Dieu avec des Mots que porte la Voix.

Le Maître-maçon montre le Divin avec des Formes que révèle la Lumière.

Des bipolarités fondamentales se révèlent dans ces deux assertions : la Voix (qui vient de l’intérieur) et la Lumière (qui vient de l’extérieur), les Mots (la Théologie) et les Formes (la Géométrie), le Dieu (personnel et surnaturel du dualisme théiste) et le Divin (impersonnel et cosmique du monisme panenthéiste).

Marc Halévy

Septembre 2023


[1] Le Dieu dont il est question ici n’est, en aucun cans, le Dieu personnel et créateur, étranger au monde, tel que décrit par les théismes dualistes. Il s’agit bien du Dieu de Spinoza et d’Einstein.

Renaissance italienne-Les messages cachés des grands maîtres

L’écrivaine américaine Renée Mulcahy a mis toute sa passion dans cet ouvrage qui dévoile le langage secret d’une fraternité d’artistes tel Michel-Ange, Léonard de Vinci, Botticelli ou encore Raphaël et tant d’autres moins connus.

Renée Mulcahy.

Son intérêt pour l’art se concentre sur Rome et Florence où elle décrypte les mystères de la Renaissance italienne, décodant plus de 160 œuvres des grands maîtres soutenus par cette puissante famille de Florence du Quattrocento que sont les Médicis. L’auteure déchiffre les œuvres – peintures et sculptures –, et montre une autre réalité, donne des clés de compréhension et révèle un message caché.

Non perceptible au premier abord et donc non interprétable, nous comprenons ainsi le sens donné par les artistes, parfois membres de sociétés et de fraternités secrètes. Une fois reçus, et en vertu du serment prêté, ils s’engageaient à maintenir le secret… mais se sont efforcés de conserver, dans leur création, la mémoire du message des initiés. Les œuvres présentent les nombreux gestes, signes et postures du corps de ce langage secret. Ne pouvant toutefois détailler chacune d’entre elles, l’auteure a choisi deux grandes thématiques pour nous les présenter.

L’une liée aux corps et à la vêture : la gorge, la main – ouverte ou non –, les doigts – pointés ou non – et toute la symbolique s’y rattachant comme le silence, la bouche, l’oreille, les jambes, le pied – la plante du pied, le pied touchant –, mais aussi les vêtements et leurs couleurs, la symbolique de l’agencement des étoffes et des plis étant savamment détaillés. L’autre, plus générale, étudiant par exemple, les signes et symboles particuliers de la Corporations d’arts et métiers médiévales de Florence, des artisans de la pierre et du bois et le tabernacle de la Guilde des tailleurs de pierre et charpentiers – issue du célèbre Collège romain des constructeurs (Collegium Fabri) ? – ou encore la transmission du langage secret ou la représentation picturale de la Fraternité. Dans ses conclusions humanistes, l’auteure laisse entendre que ce langage secret n’aurait pas disparu… Bien au-delà des renseignements donnés pour identifier une œuvre d’art, des questionnements suscités, cet ouvrage, très richement illustré, nous enseigne finalement à regarder tout autrement ces trésors de la Renaissance.

Concernant plus précisément « Les Quatre Saints couronnés » (Tabernacolo dei Maestri du pietra e legmane, soit Tabernacle de la Guilde des tailleurs de pierres et des charpentiers ; 1416-1417), la statue se situe dans l’église d’Orsanmichele (abréviation de San Michele in Orto , Saint-Michel-au-Jardin, nom du sanctuaire initial), à Florence, capitale de la Toscane. Les Quatre Saints couronnés (Quattro Santi Coronati est un groupe de statues en marbre sculptées par Nanni di Banco vers 1409-1417 pour une des niches extérieures d’Orsanmichele.

Les pages 16 à 19 sont consacrés à cette remarquable sculpture en marbre de Nanni di Banco vers 1409-1417.

La statue comprend, à son sommet, une reproduction du Christ et, en son centre, les statues originelles des Quatre Saints couronnés que sont Claude, Symphorien, Nicostrate et Castorius, sculpteurs romains convertis au christianisme et qui, refusant d’exécuter une statue d’idole pour l’empereur Dioclétien (c. 244-c. 311), furent martyrisés.

Et au pied du tabernacle, la reproduction d’un atelier florentin de sculpteurs pratiquant les savoir-faire de leur art. Remarquez le pied que le tailleur de pierre de gauche dissimule derrière le muret qu’il construit pour les membres de la Fraternité. Le pied et la main cachés derrière le mur auraient été des signes immédiatement identifiables.

Un très beau livre qui, tant par le texte que par ses illustrations ne manquera pas de susciter chez le lecteur l’envie de voir in situ toutes les œuvres, sculptures et somptueux tableaux, décrites avec beaucoup de sérieux. Le langage secret des grands maîtres de la Renaissance enfin décrypté…

Renaissance italienne-Les messages cachés des grands maîtres

Renée Mulcahy

Éditions Dervy, 2022, 176 pages, 21 €

L’ouvrage est notamment disponible chez l’excellentissime librairie DETRAD.

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