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Lieu symbolique : Musée de la franc-maçonnerie, « La révolution Femmes, Vie, Liberté » en diaporama

Le 4 février dernier, nous vous présentions cette remarquable exposition temporaire.

Musée de la Franc-maçonnerie
Musée de la franc-maçonnerie

S’achevant ce dimanche 7 avril, « La révolution Femmes, Vie, Liberté », au musée de la franc-maçonnerie (Musée de France) présente des dessins de presse des artistes iraniens Kianoush Ramezani et Mana Neyestani. Sous le commissariat d’Iris Farkhondeh, Laurent Garreau et Simon Cau, elle offre une perspective unique sur les thèmes de la liberté et de la lutte féminine à travers l’art engagé de ces deux dessinateurs reconnus​.

Cette exposition, placée sous le signe de l’interculturalité entre la France et l’Iran, à travers les dessins de deux artistes iraniens en exil, est un hommage à Jina Mahsâ Amini*, morte tragiquement des suites de son arrestation à Téhéran le 13 septembre 2022 pour un voile mal mis.

Pour nos sœurs et frères et amis(ies) profanes qui n’ont pu s’y rendre, nous vous proposons notre diaporama. Pour tous les Franciliens, précipitez-vous au musée, il ne vous reste plus que deux jours !

Photos © Yonnel Ghernaouti, YG ; montage FDFMD1717

Jina Mashâ Amini

*Jina Mahsâ Amini était une jeune femme iranienne kurde de 22 ans dont la mort en septembre 2022 a déclenché une vague de protestations à travers l’Iran et a attiré l’attention internationale sur les questions des droits des femmes et de la liberté individuelle dans le pays. Elle est décédée après avoir été arrêtée par la police de la moralité iranienne pour prétendument avoir enfreint le strict code vestimentaire du pays concernant le port du hijab. Selon des rapports, elle aurait subi un traumatisme crânien en détention, ce que les autorités iraniennes ont nié, attribuant son décès à une condition médicale préexistante. Sa mort a suscité une indignation généralisée et a servi de catalyseur à des manifestations nationales demandant plus de libertés et de droits pour les femmes, ainsi que des réformes sociales et politiques en Iran. Jina Mahsâ Amini, un nom qui résonne à la fois de tragédie et de courage. 

Décidément, Franc-maçonnerie et humour ne font pas toujours bon ménage

Du site hilarant hilarion-humour-maconnique.fr

Un article de cette semaine des Sœurs et Frères qui animent depuis 13 ans le Festival d’Humour Maçonnique d’Aix en Provence annonçait une grande surprise… en effet, le Grand Collège des Grands Maîtres Installés (Belgique) faisait enfin amende honorable après avoir lancé une presque « fatwa » contre les organisateurs du festival. Leur crime me direz-vous ? Faire rire en caricaturant un Grand Maître !

La sanction : une radiation ! Décidément les hautes charges en maçonnerie ne sont toujours synonyme d’humour, d’intelligence et surtout de Fraternité. Nous vous livrons ci-après l’article intégral de l’association Hilarion en lien direct avec le courrier de 2011. Quoi qu’il en soit, la rédaction de 450fm est solidaire de cette excellente initiative qui promeut humour et Franc-maçonnerie pour le bien de toutes et tous.

TTCC SS & FF amis d’Hilarion

Nous avons été les premiers informés d’une excellente nouvelle qui réjouira ceux et celles qui suivent, depuis 13 années maintenant, les péripéties du festival d’Humour Maçonnique d’Aix en Provence.

Vous vous souvenez sans doute des attaques dont a été l’objet le 1er festival d’Humour… Pour les revoir : Attaques contre le festival – Hilarion (hilarion-humour-maconnique.fr)

La fraternelle impertinence qu’ont exercé depuis 2011 les Bouffons d’Hilarion semble aujourd’hui porter ses fruits.

En effet, ceux-là mêmes qui avaient fustigé la création de notre Festival, viennent enfin d’en reconnaître les bienfaits.

Voici en exclusivité le communiqué que ne manqueront pas de diffuser nos diverses obédiences dans les prochains jours :

À lire pour se convaincre de l’excellente initiative du G.C.G.M.I.

Seul le bouffon du Roi a-t-il vocation à l’impertinence ou à l’ironie ? – Hilarion (hilarion-humour-maconnique.fr)

18/04/24 : Concert spirituel « Musiques sacrées » de Matthieu Stefanelli, lauréat 2023 du « Prix d’Art sacré de L’Alliance »

Jeudi 18 avril 2024 à 20h30, en l’Église protestante du Saint-Esprit à Paris VIIIe, ne manquez pas le concert exceptionnel des œuvres de Matthieu Stefanelli, lauréat 2023 du « Prix d’Art Sacré de L’Alliance ».

Un concert coorganisé par la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GL-AMF), dite L’Alliance et la Grande Loge de France (GLDF) en présence de leur Grand Maître, Pierre Lucet et Thierry Zaveroni.

Au programme :

– « Les Fleurs du Paradis » sont un hommage à la cathédrale Notre-Dame de Paris,

Missa Brevis et In Tempus Sacri évoquent le mystère de la Création par des chants grégoriens de tradition mozarabe ;

– la Sonate Aevum, pour violon et piano, fait appel à Thomas d’Aquin et Lux, pour piano, rend hommage à Jean Sébastien Bach.

Sous la direction d’Olivier Cangelosi, avec soprano, mezzo-soprano, chœur mixte, ensemble à cordes, orgue et piano.

Le « Prix d’Art sacré de L’Alliance »

Créé en 2023, il a pour vocation de promouvoir une composante essentielle de L’Alliance Maçonnique Française, grande loge qui place la spiritualité au coeur de la recherche initiatique.

Francis Bardot

Le dialogue entre l’art et la franc-maçonnerie, entre l’artiste et l’initié, s’inscrit pleinement dans la franc-maçonnerie de tradition spirituelle et Francis Bardot, initiateur de ce projet, aime à rappeler que « L’artiste permet la révélation de l’esprit présent au sein de la matière, quand l’initié en pénètre et dévoile le sens. »

Francis Bardot et Matthieu Stefanelli

Doté d’un montant de 5000 €, le « Prix d’Art sacré de L’Alliance » a été remis pour la première fois en octobre 2023 et son premier lauréat est Matthieu Stefanelli, compositeur, pianiste concertiste et chef de chœur. Il a été primé pour un ensemble d’œuvres, groupées autour d’une évocation musicale de l’incendie de Notre-Dame de Paris, intitulé « Les Fleurs du Paradis ».

Le Jury

Matthieu Stefanelli a été désigné, à l’unanimité, par un Jury composé de :

Francis Bardot, chef de Choeur, 23 ans durant, à l’Opéra comme à l’Orchestre de Paris et directeur de Conservatoire,

Jean-Paul Holstein, compositeur de 192 opus, docteur en musicologie de l’Université Paris-Sorbonne, professeur de composition au Conservatoire national supérieur de musique de Paris (1971-2008), auteur de nombreux ouvrages musicologiques, dont le Que Sais-je ? sur « La musique française du XXe siècle »,

Gaël de Kerret

Gaël de Kerret, directeur artistique et fondateur du Festival Valloire Baroque, artiste lyrique présent en une vingtaine de CD, professeur d’Art lyrique, conférencier et musicologue (auteur de « L’Esprit Musique et le REAA » aux éditions Agapae)

– et Pierre-Louis de Laporte : chef de chœur et d’orchestre de 25 ans, plus jeune doctorant de France en musique, lauréat de plusieurs prix internationaux, professeur de Direction chorale au Conservatoire de Paris.

Infos pratiques : Jeudi 18 avril 2024 à 20h30

Église protestante du Saint-Esprit, 5 rue Roquépine 75008 Paris. Retrouvez son histoire, ICI.

Situés à proximité de la gare Saint-Lazare, dans le quartier Saint-Augustin, l’Église protestante du Saint-Esprit est très facilement accessibles par les transports en commun. Métro : St Augustin (lignes 9, 14), Miromesnil (lignes 9, 13)/Bus : 22, 28, 32, 43, 80, 84, 94/Parking : en face du n° 35 Bd Malesherbes/Station Vélib’ la plus proche : 4 rue Roquépine.

Ne manquez pas ce concert exceptionnel ! Participation 20 € – inscription : lien helloasso.com

Contact : Jean-Claude Tribout – 06 76 68 78 21 – triboutjc@orange.fr

Église protestante du Saint-Esprit

27/04/24 : Politica Hermetica convie Philippe Baudouin à plancher sur « Geneviève Zaepffel, la voyante de Vichy »

Samedi 27 avril 2024 à 19h30, Politica Hermetica vous invite à venir assister, au couvent de l’Annonciation, à une conférence de Philippe Baudouin sur « Geneviève Zaepffel, la voyante de Vichy ».

Rappelons que « Politica Hermetica » est à la fois une association et une publication dédiée à l’étude des courants de la pensée ésotérique et hermétique dans leurs relations avec la politique, l’histoire et la culture. Fondée dans les années 1980, cette initiative vise à explorer les dimensions souvent négligées ou méconnues de l’ésotérisme et de l’occultisme, et leur impact sur les idéologies, les mouvements sociaux et les événements historiques.

L’association Politica Hermetica a pour objectif de rassembler chercheurs, académiciens et passionnés autour de l’étude de l’ésotérisme et de son influence sur la pensée politique et historique. Elle organise régulièrement des conférences, des séminaires et des ateliers, offrant un espace d’échange et de débat pour ceux qui s’intéressent à la complexité des interactions entre l’ésotérisme et la sphère publique.

La revue Politica Hermetica, publication annuelle de l’association, est un élément central de son activité. Chaque volume se concentre sur un thème spécifique, abordant des sujets variés tels que l’influence des sociétés secrètes dans l’histoire, ou encore les liens entre mysticisme et idéologies contemporaines. Les articles, rédigés par des spécialistes du domaine, sont accompagnés de comptes rendus de lecture, d’entretiens et parfois de documents d’archives, contribuant à une meilleure compréhension des sujets traités.

Nous considérons que Politica Hermetica occupe une place unique dans le paysage intellectuel, en offrant des perspectives originales sur des thèmes souvent marginalisés par l’histoire et la science politique traditionnelles. L’attention portée aux sources en fin d’ouvrage permet aux lecteurs de poursuivre leurs recherches, tandis que l’index des noms se révèle être un outil précieux pour approfondir la compréhension des réseaux et des influences au sein de l’ésotérisme politique. Ainsi, Politica Hermetica contribue de manière significative à l’enrichissement des études historiques et politiques, en éclairant les liens entre la spiritualité, l’occultisme et le pouvoir.

Samedi 27 avril prochain Politica Hermetica convie Philippe Baudouin à se pencher sur le cas de « Geneviève Zaepffel, la voyante de Vichy ».

Philosophie et histoire des techniques, réalisateur et auteur de programmes radiophoniques, Philippe Baudouin est Maître de conférences associé (PAST) en histoire des médias (IUT de Cachan, Université Paris-Saclay). Sa discipline est la philosophie et histoire des techniques, réalisateur et auteur de programmes radiophoniques et ses objets de recherche sont l’histoire des médias, de la radio, de la philosophie et de l’histoire des techniques ainsi que de l’histoire de l’occultisme.

Vivant et travaillant à Paris, Philippe Baudouin est réalisateur et auteur de programmes radiophoniques. Philosophe de formation et spécialisé dans l’histoire des techniques et des médias, il a publié plusieurs ouvrages et articles sur la question de l’écriture radiophonique, notamment à travers l’œuvre de Walter Benjamin. Il poursuit une réflexion sur la manière dont les différents courants occultistes se sont emparés, au cours de l’histoire, de l’objet technique, en termes de médiation et de communication. Chargé de réalisation à France Culture et l’auteur de plusieurs documentaires et reportages pour Arte Radio. Il a produit en octobre 2014 « Les Langues de l’éther », un atelier de création radiophonique consacré aux rapports entre radiophonie et sciences occultes (France Culture).

Il est honoré par le Prix Inathèque 2009 pour Au microphone : Dr. Walter Benjamin . W. Benjamin et la création radiophonique – 1929-1933 (Maison des Sciences de l’Homme, Coll. Philia, 2009). Par ailleurs, il a préfacé et dirigé la réédition du texte Le Royaume de l’au-delà de Thomas A. Edison (Éd. Jérôme Millon, 2015).


Cette étude sur « Geneviève Zaepffel, la voyante de Vichy » promet d’éclairer les aspects occultes et les liens entre politique et ésotérisme dans le contexte de la France pendant la période de Vichy. Et d’évoquer le récit fascinant d’une figure emblématique au sein de la ville de Vichy. Geneviève Zaepffel étant connue pour ses prémonitions et son influence singulière durant une période marquée par des bouleversements historiques et sociaux.

Rappelons que Vichy reste une ville célèbre pour ses sources thermales et son rôle durant la Seconde Guerre mondiale, lorsque le gouvernement de l’État français, dirigé par le maréchal Pétain et son régime collaborationniste s’y sont installés. Dans ce contexte historique chargé, une voyante jouissant d’une certaine renommée aurait pu exercer une influence notable, tant sur les habitants de la ville que sur des visiteurs de marque, voire des membres du gouvernement de Vichy… La présence d’une voyante comme Geneviève Zaepffel dans une ville au cœur d’enjeux nationaux et internationaux aurait, ajouterait-elle , une couche supplémentaire de mystère et d’attrait à Vichy, en faisant un lieu où le pouvoir politique et les croyances ésotériques s’entrecroisent de manière intrigante.

Geneviève Zaepffel, originaire de Paimpont, de son nom de jeune fille Lefeuvre, fait carrière à Paris en tant que médium à partir des années trente. En 1928, elle fonde au 16, Avenue de Wagram, le Centre Spiritualiste de Paris qui va être au cœur de ses activités jusqu’en 1944. L’établissement édite son propre organe de presse, le Bulletin mensuel du Centre Spiritualiste de Paris publié de 1931 à 1941, dans lequel elle diffuse ses messages prophétiques. Condamnée à la Libération, elle poursuit ses activités à partir des années cinquante au Manoir du Tertre à Paimpont.

Infos pratiques : samedi 27 avril 2024 à 19h30 –  au couvent de l’Annonciation, 222 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008  Paris, métro Place des Ternes ou Charles de Gaulle-Étoile. La participation aux frais est de 17 € pour le buffet qui sera servi après la conférence. Ou alors de 7 € pour ceux qui ne pourraient pas prendre part au buffet.

L’organisation demande de leur adresser dans des délais raisonnables votre réponse.

Les loges du GODF : Décryptage ou comment apporter des lumières maçonniques aux enjeux du 21e siècle !

Réponses des loges du GODF aux questions de société, Synthèse année 2022-2023 est une compilation réfléchie et profonde des réflexions menées par le Grand Orient de France (GODF) sur des questions cruciales de société.

Avec une préface de Guillaume Trichard, Grand Maître du Grand Orient de France, ce livre propose une exploration des perspectives maçonniques sur diverses problématiques actuelles à travers la collection « Horizons maçonniques ». Les sujets abordés sont à la fois vastes et pertinents, reflétant des préoccupations globales qui touchent à des valeurs fondamentales, des enjeux politiques et sociaux, ainsi qu’à l’interaction de l’humanité avec la technologie et l’environnement.

Voici les cinq questions posées auxquelles les membres du GODF ont répondu.

Question A, dite d’intérêt général

Le changement climatique menace-t-il nos valeurs humanistes ?

Les contributions explorent les différentes dimensions du changement climatique et ses impacts sur la société. Elles soulignent les dangers du dérèglement climatique pour les valeurs humanistes telles que la justice sociale, la solidarité et la dignité humaine. Elles proposent des pistes d’action pour lutter contre le changement climatique et construire un avenir plus durable.

Question C Laïcité

La laïcité semble incomprise par la jeunesse actuelle. Que faut-il faire ?

Ici, le débat porte sur l’importance de la laïcité en tant que principe républicain en France et son apparente mécompréhension parmi les jeunes générations. La question invite à explorer des stratégies pour renforcer la compréhension et le respect de la laïcité comme fondement de la coexistence harmonieuse dans une société diversifiée

Question D dite sur la paix et les droits de l ’homme

Les évolutions de l’intelligence artificielle au service de l’humanité représentent-elles un risque pour cette dernière ?

Les contributions examinent les potentialités et les risques de l’intelligence artificielle.

Elles soulignent l’importance de maitriser le développement de l’intelligence artificielle pour qu’elle serve le bien-être de l’humanité.

Elles proposent des pistes de réflexion pour une éthique de l’intelligence artificielle.

Question E, dite des loges hors métropole

Quand l’homme n’aura plus de place pour la nature, la nature en aura-t-elle pour lui ?

Ce thème met en lumière la relation entre l’humanité et l’environnement naturel, questionnant la durabilité de nos modes de vie actuels. Il interroge sur la capacité de la nature à supporter les pressions anthropiques et sur la nécessité d’un équilibre entre développement humain et préservation environnementale.

Image 3D – Conform édition

Question F, dite sur l’Europe

L’union européenne n’est-elle vraiment contrainte que par ses limites géographiques ? Comment construire une vraie citoyenneté européenne ?

Les contraintes de l’Union européenne ne sont pas uniquement géographiques mais aussi politiques, économiques et culturelles. Pour construire une véritable citoyenneté européenne, il est nécessaire de renforcer l’identité européenne tout en respectant la diversité des cultures et des langues de ses membres. Cela implique de promouvoir l’éducation sur l’UE, ses valeurs, son histoire et son fonctionnement, ainsi que de favoriser les échanges et les rencontres entre citoyens des différents États membres. Une citoyenneté européenne forte repose sur une participation active et éclairée de ses citoyens à la vie démocratique de l’UE.

La Question B n’est pas publiée car consacrée à des travaux symboliques.

Réponses des loges du GODF aux questions de société est un livre précieux stimulant qui offre une matière riche à réflexion. Il permet de découvrir la diversité des opinions au sein de la franc-maçonnerie sur des sujets d’actualité importants. Il est d’un intérêt certain pour différents publics. Pour les initiés, il leur permet de se confronter à d’autres points de vue et d’approfondir leur réflexion sur les questions sociétales. Pour les profanes, le livre offre un regard éclairant sur la franc-maçonnerie et ses réflexions sur les enjeux du monde contemporain. Enfin, pour le grand public, il donne à tous des moyens de se forger une opinion éclairée sur des questions d’actualité importantes.

Réponses des loges du GODF aux questions de société

Synthèse année 2022-2023

Collectif – Préface de Guillaume Trichard

Grand Orient de France, Coll. Horizons maçonniques, 2024, 272 pages, 14 € – 18 € port inclus  

Disponible chez Conform édition ou dans toutes les bonnes librairies de France et de Navarre. Achetez dans votre zone, chez votre libraire préféré, pour qu’il continue à vous conseiller, vous inspirer, vous faire rêver et, surtout, à animer votre quartier !  

12/04/24 à Metz : Café maçonnique avec Georges Troispoints

L’association Georges Troispoints organise son prochain Café maçonnique !

Vous résidez dans le Grand EST, alors notez bien la date dans vos agenda ! Le 12 avril prochain à 18h30, l’association Georges Troispoints organise son prochain café maçonnique au 2 marronniers, rue de Queuleu à Metz. Naturellement, l’entrée est libre et gratuite.

Mais que font les francs-maçons en loge ?

Voilà la question à la quelle les bénévoles de Georges Troispoints essayeront de répondre. Combien de fois les francs-maçons se réunissent-ils ? Pour quoi faire ? Combien de temps durent leurs réunions?

C’est bien parce que de nombreuses rumeurs circulent au sujet de la Franc-Maçonnerie, qu’il est nécessaire de communiquer. Sans dévoiler les aspects intimes liés à l’expérience initiatique, de nombreuse interrogations, légitimes pour celui qui ne connait pas, peuvent faire l’objet de discussion et d’échanges.

C’est quoi un café maçonnique ?

Les cafés maçonniques sont un moment de partage, dans un bistrot accueillant, durant lequel des Francs-maçons viennent rencontrer des « profanes », c’est-à-dire des personnes non initiées. C’est surtout une occasion de faire connaitre la Franc-Maçonnerie autour d’un verre, de poser les questions qui vous taraudent, et pourquoi pas de prendre contact.

Le 12 avril prochain, vous pourrez nous demander ce qu’est un rituel, à quoi ça sert. On parlera de triangulation de la parole, de planches, d’officiers et de tabliers.

On raconte tant d’histoires étranges sur les Francs-maçons qui sont accusés de contrôler le monde, de faire des affaires, d’organiser des réunions terribles où des crimes peuvent être orchestrés! Les médias grand public se font également l’écho de tant d’idées toutes faites, de présupposés, de stéréotypes, qu’il nous a paru nécessaire de faire acte de transparence, de participer à expliquer qui nous sommes, et ce que nous faisons.

C’est qui Georges Troispoints ?

Georges Troispoints est une association fondée en 2016 par des Francs-Maçons initiées au Droit Humain. Georges informe, écoute, débat, échange, organise des évènements sur la franc-maçonnerie et les grandes questions philosophiques et sociétales.

Et ce que nous ne faisons pas ?

Georges Troispoints ne juge pas, ne censure pas la liberté d’expression. Georges n’est pas un réseau affairiste. Georges vous accueille et vous informe sur la franc-maçonnerie, mais ne parraine pas votre adhésion.

Masculinisme, problème du passé ou du futur ?

Les différences entre le sexisme historique de nos sociétés avec le masculinisme des jeunes est détaillé, ainsi que nos moyens d’action.

Ah, le patriarcat ? Oui on connaît. Cela fait partie des archétypes sur lesquels sont construites toutes les légendes fondatrices des religions autour du globe. Cela imprègne les modes de vie jusqu’à aujourd’hui : faute d’être basées sur l’égalité, les organisations offrent tout de même une certaine complémentarité des rôles, permettant aux clans ou familles de se procurer les ressources pour vivre, et d’assurer une protection et éducation des petits.

Maintenant que la science a permis de réduire la souffrance et procuré de la liberté pour les loisirs ou l’épanouissement de tous les individus, plein de rôles stéréotypés n’ont plus lieu d’être. Les psys ont beau indiquer que le mérite n’existe pas, c’est bien la motivation qui est le moteur principal des changements de situation sociale d’un individu dans nos démocraties. Le patriarcat, Olivia Gazalé le rebaptisait viriarcat dans son «  le mythe de la virilité », car même sans être père, l’homme bénéficiait de privilèges . On peut admettre ne pas être loin d’une égalité des droits. Mais l’opposition conservatrice à un jeu plus ouvert reste présente, ralentissant l’évolution sociétale vers une égalité dans les pratiques réelles sur le terrain. Le socle de la résistance c’est : «  l’égalité est déjà acquise , pourquoi donc continue-t-on à nous emm… avec le féminisme ? »

Comme Olivia Gazalé le montrait, le système viriarcal est générateur de souffrance chez les femmes mais aussi chez les hommes. On peut citer les homosexuels, ou tous ceux qui sont contre la compétition dure permanente en démocratie, ou simplement tout style autoritariste. Les divulgations toujours en cours de harcèlements divers à l’égard des subordonnés, dont les femmes, mais pas uniquement, vont encore faire évoluer les mentalités. Laissons la société digérer cela . Il reste des violences et des inégalités à réduire. L’indignation, si souvent titillée par les algorithmes des réseaux sociaux, peut dans ce cas se révéler utile. Espérons que les bulles cognitives créées par ces mêmes algorithmes ne feront pas rater le consensus sociétal qu’il faut viser sur ces questions.  

Mais un nouveau phénomène se fait jour, et il touche surtout la jeunesse.

Une étude s’étendant sur plusieurs années et continents a permis à Pauline Ferrari la rédaction de son livre « Formés à la haine des femmes » . Comme souvent, la tendance nous parvient depuis les USA. Les adolescents, on le sait, sont très influencés par leurs pairs. Ils cherchent en permanence l’approbation de leur cercle et pour cela doivent justifier leur « statut » auprès du groupe. Une des injonctions fréquentes du groupe c’est «  tu dois avoir plein de conquêtes et être sexuellement actif ». La tension générée par l’injonction réduit les chances de réussite des tentatives de séduction. Les adolescents frustrés se désignent comme « incels », ou célibataires involontaires . Pour se consoler, quoi de mieux que se regrouper, et rejeter la faute de l’échec sur l’autre, la fille ? On a donc vu fleurir sur internet, il y a une dizaine d’années, des forums dédiés aux incels. On y obtient de l’écoute, mais celle-ci n’est pas toujours bienveillante. On y voit du dénigrement, quand ce n’est pas de l’incitation au suicide. L’effet bouc émissaire se concrétisera par l’adoption d’un vocabulaire masculiniste et d’un ensemble de croyances basé sur les stéréotypes de genre. Les hommes sont des victimes, les femmes (toutes) des manipulatrices vénales, qui finalement aspirent à être dominées, voire violentées. Les hommes se classent en alphas, dominateurs aux multiples succès, bêtas ( les gentils qui se font exploiter et paient ), et d’autres encore. La période des forums et blogs présentait l’ avantage d’un comptage assez facile des membres  de chaque tendance. On pouvait aussi évaluer jusqu’à quel point le mouvement masculiniste ( ou « manosphère » ) s’entrecoupait avec les groupes d’extrême-droite, à fond dans les stéréotypes de genre et amateurs de hiérarchies marquées, avec les dominations qui les accompagnent.

Puis les réseaux sociaux ont pris leur essor.

Et c’est cet élément qui fait la différence du phénomène avec le sexisme ordinaire, que l’on peut espérer en voie de résorption. D’ailleurs Pauline Ferrari sous-titre son ouvrage « Comment les masculinistes infiltrent les réseaux sociaux ». Le passage des forums vers les réseaux sociaux, avec leurs effets de caisses de résonance, et les filtres cognitifs induits par les algorithmes ont permis une massification des pensées et vocabulaires masculinistes. Les taux de jeunes ayant adopté ces croyances et pratiques dépassent largement ce qui était observé précédemment. Les intervenants en milieu scolaire sont unanimes sur la question. Le pire des réseaux sociaux sur ces aspects est TikTok, que les adultes mûrs évitent, mais que les ados adorent. Les plateformes reçoivent de nombreuses injonctions en faveur d’une modération plus efficace, mais traînent les pieds car cela entraînerait une perte de revenus . Les jeunes, bombardés quotidiennement par des points de vue virilistes, sont très tentés d’adopter les points de vue manichéens proposés. Le sexiste moyen peut se disculper en montrant tant d’exemples plus radicaux que lui, sur lesquels personne ne semble réagir. Nous sommes devant une idéologie dangereusement en cours de banalisation. Elle influence nos comportements et décisions, à tous.  Ce qui devait arriver l’est déjà : le masculinisme tue. En 1989, Marc Lépine tire et tue 14 femmes à l’école Polytechnique de Montréal. Depuis, son nom est vénéré dans la manosphère, comme d’autres, responsables de tueries de masse perpétrées aux USA ou en Europe. L’antiféminisme est pointé par Europol comme risque terroriste depuis 2021.

Et nous les francs-maçons, que faire ?

Commençons par appeler un chat un chat. Notre respect des textes anciens, entre autres, nous prédispose au conservatisme, ou tout au moins à la prudence dans la promotion des évolutions sociétales. Cela est vrai dans les obédiences tradi mais aussi dans la sphère adogmatique ! Il suffit de voir que le taux de sœurs au Grand Orient de France n’a toujours pas dépassé les 20%. Bon préférer rester en mono-genre ne signifie pas sexisme. L’argument le plus crédible est le « trouble », même léger, en présence de l’autre sexe, qui pourrait gêner le libre exposé de choses intimes devant nos pairs, que notre méthode préconise. Espérons que ce n’est pas là un signe de stéréotypes de genre comme «  les femmes utilisent toute info pour garder leur pouvoir ».

Le reste se compose de comportements recommandables également aux profanes, mais notre exemplarité devrait être meilleure que dans la population générale, n’est-il pas ? 

D’abord, nous devons éviter de passer pour de vieux c… en critiquant sans relâche les réseaux sociaux favoris des jeunes. Favorisons une éducation au numérique, dont les réseaux sociaux, avec la connaissance de leurs avantages et inconvénients. Promouvons la prise de recul par rapport à nos envies, dont les algorithmes cherchent à profiter lâchement. Repérons les idéologies et leur socle de croyances, n’y adhérons qu’en pleine conscience. Auprès des garçons, expliquons que le sexisme est un fallacieux bouclier, et qu’il n’y a pas de honte à douter ou exprimer une demande d’aide. Faisons leur comprendre l’importance de ne pas rompre les dialogues , que tous les points de vue ont des aspects respectables. Enfin, qu’abrutir ses émotions à l’aide de produits addictifs n’est pas une solution, et le suicide non plus.

Allez, zou galinette !

À la table des grands initiés : Secrets et bienfaits des Agapes révélés par Franc-Maçonnerie magazine

Franc-Maçonnerie magazine(FM mag) publie, en ce printemps 2024, un remarquable Hors-série consacré entièrement aux Agapes.

Franc-Maçonnerie Magazine explore en profondeur les Agapes, examinant histoire, symbolisme, et manière dont elles sont pratiquées et vécues dans différentes sociétés et civilisations ainsi que le contexte contemporain de la franc-maçonnerie.

Nous vous présentons un court extrait de l’éditorial de Jean-Marc Vésinet, rédacteur en chef : « S’il est un moment apprécié des maçons, c’est bien celui des agapes, qui viennent clore les travaux maçonniques. Convivialité et fraternité y sont de mise et rappellent l’agapè des premiers chrétiens unis par l’amitié autour d’un repas fraternel. Ce plaisir d’être ensemble ne doit pas masquer une dimension plus sacralisée sinon ritualisée des agapes. Dès les temps les plus anciens, que ce soit en Égypte ou bien en Mésopotamie, les dieux participent au repas et on peut affirmer que le banquet se situe à la confluence du domaine sacré et du domaine profane… »

Musée de la franc-maçonnerie, au premier plan le service de Moustiers aux 25 symboles.

Alors, Agape, Agapes ou Banquet ?

Revenons sur quelques définitions :

  • Agape : originellement, dans l’Antiquité chrétienne, l’agape est un repas pris en commun qui a une dimension religieuse. Il relève d’une forme de partage et de fraternité parmi les premiers chrétiens, souvent associé à la célébration de l’Eucharistie. L’agape est à la fois une pratique sociale et un rite sacré ;
  • Agapes : une évidence, c’est le pluriel de l’agape qui se réfère généralement aux repas communautaires ou aux festivités qui suivent une cérémonie ou une réunion formelle. Dans un contexte maçonnique, les agapes font suite aux travaux en loge et sont un temps de partage, de convivialité et de discussion hors du cadre formel des rituels. C’est un moment où les membres peuvent approfondir les liens de fraternité et d’égalité.
  • Banquet : un banquet est une grande réception avec un repas, souvent liée à des célébrations, des cérémonies ou des occasions spéciales. En franc-maçonnerie, le terme peut être utilisé de manière interchangeable avec agapes pour décrire le repas fraternel qui suit les réunions maçonniques. Cependant, un banquet peut être plus formel et cérémoniel, parfois accompagné de toasts et de discours. C’est le terme employé au Rite Français avec un « B » majuscule.
Musée de la franc-maçonnerie
Musée de la franc-maçonnerie

L’éditorial rédigé par Jean-Marc Vésinet célèbre un moment précieux dans la tradition maçonnique : les Agapes qui suivent les travaux maçonniques.

Hors-série N°10, le sommaire :

  • Éditorial par Jean-Marc Vésinet
  • Rites
    Le banquet sacré en ancienne Égypte par Jean Iozia-Marietti – p. 06
  • Des saveurs au savoir
    L’apprenti ou la tentation des hors-d’œuvre par Blandine Vié – p. 14
    Le compagnon ou la convivialité du pot-au-feu par Blandine Vié – p. 48
    Le maître ou l’agrément d’un dessert par Blandine Vié – p. 74
  • Le zoom sur
    Fraternité maçonnique et fourchettes par Pierre-Yves Beaurepaire – p. 16

. Symbole
Armez vos canons par Pierre-Yves Beaurepaire – p. 24. Une belle étude de la symbolique des toasts et des célèbres verres, entre autres. Ces verres maçonniques, « le canon » ou « firing glass », conçu pour les santés car il a la particularité d’avoir un pied épais et solide pour pouvoir être reposé sur la table en y étant tapé avec vigueur. Et les rituels aussi, en nous livrant un petit lexique qui accompagne les repas maçonniques, révélant comment les pratiques alimentaires, anciens et actuelles, s’inscrivent dans un cadre symbolique bien défini.

Musée de la franc-maçonnerie – Photo YG
Musée de la franc-maçonnerie – Photo YG
  • Sur les traces
    Banque d’Ayamarca Inca des Morts par Laurent Segalini – p. 26
  • Transmission
    Des saisons et des fêtes par Marie-Dominique Massoni – p. 34
  • Portrait
    Alexis Soyer un chef cuisinier hors norme par Nathalie Kaufmann – p. 42
  • Arts
    Les agapes dans l’art des anciens Pays-Bas par Thomas Grison – p. 50
  • D’hier à aujourd’hui
    Haut les armes par Denis Lefebvre – p. 58. Nous retiendrons quelques exemples de menus – de 1780 à 1909 – révélateurs de l’appétit (pantagruéliques) des maçons.
  • Traditions et croyances
    La table des soufis et des guildes de métiers musulmans par Thierry Zarcone – p. 66. L’auteur examine l’importance des repas dans le soufisme et d’autres traditions islamiques, où le partage de la nourriture est souvent lié à la spiritualité et à la communauté. Nous retenons surtout la formule ancienne « peu parler, peu manger, peu dormir » ainsi que l’encadré sur « Le repas fraternel de la bouillie dite ashura (dix) ». Le repas fraternel de la bouillie dite Ashura (aussi orthographié Aşure ou Achoura) est une tradition riche en symbolisme et en partage, célébrée principalement par les musulmans de diverses cultures à travers le monde. Ashura, qui signifie littéralement « dix » en arabe, fait référence au dixième jour du mois de Muharram, le premier mois du calendrier islamique. Ce jour est marqué par des événements historiques et religieux significatifs dans l’islam, mais les pratiques et les significations associées varient entre les communautés sunnites et chiites. La bouillie d’Ashura est un plat particulier préparé lors de cette journée. Elle est composée de divers ingrédients, dont les grains (comme le blé ou l’orge), les légumineuses, les fruits secs, et parfois même des noix et des épices. Chaque ingrédient de la bouillie d’Ashura est chargé de symbolisme, représentant l’abondance, la diversité de la création et la gratitude envers Dieu pour Ses bienfaits. La préparation et le partage de la bouillie d’Ashura sont des actes qui renforcent les liens de fraternité et de solidarité au sein de la communauté. Ce repas est souvent partagé avec des voisins, des amis et des membres de la famille, mais aussi avec les pauvres et les nécessiteux, soulignant l’importance de la charité et du soutien mutuel. Pour les musulmans chiites, Ashura est un jour de deuil, marquant le martyre de l’Imam Hussein, petit-fils du Prophète Muhammad, à la bataille de Karbala. La bouillie d’Ashura, dans ce contexte, est aussi un symbole de partage dans le souvenir et le respect de l’Imam Hussein et de ses compagnons, rappelant leur sacrifice et leur dévouement. Pour les musulmans sunnites, Ashura peut également commémorer le jour où Dieu a sauvé le Prophète Moïse et les Enfants d’Israël de Pharaon. La consommation de la bouillie d’Ashura est vue comme un acte de gratitude pour le salut et la miséricorde divine. Bien que profondément ancrée dans la tradition islamique, la pratique de partager la bouillie d’Ashura transcende les frontières religieuses et culturelles, reflétant un message universel d’espoir, de partage et de fraternité. Cette tradition illustre comment un simple repas peut devenir un puissant véhicule de valeurs spirituelles et de cohésion sociale.
Thomas Grison
  • Décryptage
    Petite séance de savoir-vivre par Thomas Grison – p. 76. Thomas Grison, après avoir défini l’agape(s) présente les normes et les règles de bienséance qui régissent les agapes maçonniques. Les codes de comportement, l’étiquette à table, le service et l’art de la conversation pourraient être des éléments clés pour comprendre comment les agapes renforcent les valeurs maçonniques de respect, de tempérance et d’harmonie, mais aussi en nous facilitant notre approche de l’agape en donnant 9 questions à QCM, pour soutenir la réflexion du lecteur.
  • Regards sur les croisés
    Festin des dieux, fêtes des hommes par Francis Moray – p. 82
  • Entretien
    Éric Trochon : la passion du goût par Hélène Cuny – p. 90
Éric Trochon

L’interview par la directrice de publication, Hélène Cuny, d’Éric Trochon – par ailleurs contact GITE –, offre, après l’énoncé de son parcours, une perspective contemporaine, centrée sur la gastronomie et son rôle dans les expériences partagées, notamment avec l’art royal. Éric Trochon est reconnu pour ses multiples casquettes dans le monde culinaire. Son titre de Meilleur Ouvrier de France 2011 souligne l’excellence de son savoir-faire et sa maîtrise de l’art culinaire. En tant que professeur à l’école Ferrandi, établissement parisien renommé pour ses programmes en hôtellerie et gastronomie, il partage sa passion et son expertise avec les jeunes cuisiniers, influençant ainsi la prochaine vague de talents dans l’industrie.

Sa philosophie de cuisine, axée sur la clarté, la contemporanéité et la proximité avec les produits, indique une préférence pour les ingrédients de qualité et des plats qui mettent en valeur leur fraîcheur et leur saveur naturelle. Cette approche reflète une tendance de la gastronomie moderne où la simplicité et le respect du produit sont primordiaux.

Le GITE 2024

L’association avec sa compagne Mijin Ryu et leur établissement situé dans le 5e  arrondissement de Paris suggère une fusion des cultures et des goûts, où il est possible que l’influence coréenne de sa partenaire se mêle avec son propre style culinaire. Leur choix d’un emplacement paisible pour leur restaurant pourrait aussi indiquer une préférence pour une expérience culinaire plus intime et personnalisée.

En tant qu’artisan, le terme évoque un engagement envers les méthodes traditionnelles et un travail manuel de qualité, ce qui laisse penser qu’Éric Trochon met l’accent sur la technique et l’authenticité dans sa cuisine. Son travail pour la maison Hermès, une marque synonyme de luxe et d’excellence, renforce son image de chef qui opère à un niveau élevé de raffinement et de sophistication.

Procession d’Ashura, Téhéran, 2016
  • Sélection des livres
    par Denis Lefebvre – p. 92
  • À noter
    Principales obédiences – p. 94
  • Le saviez-vous ?
    Les plus anciennes santés maçonniques par Hervé Hoint-Lecoq – p. 98

Ce sommaire dévoile une riche variété d’articles qui explorent les aspects historiques, symboliques, artistiques et culturels des agapes au sein de la franc-maçonnerie et au-delà, dans des contextes historiques et géographiques variés.

Ce hors-série, dont nous recommandons la lecture à tous maçons, nous amène à travers l’histoire et la tradition de ces moments de convivialité qui suivent les tenues et que nous nommons Agape(s). Il permet aussi de savoir s’il existe une étiquette spécifique liée à cette convivialité et des règles détaillées régissant la manière de servir les plats, de porter un toast, ou de mener des conversations. Des protocoles aidant, quand même, à maintenir l’ordre et le respect au sein du groupe, reflétant toujours les valeurs maçonniques de discipline, de respect mutuel et de dignité. Mais l’Agape, dans la vie de la loge, ne sert-elle pas de pont entre les travaux formels en loge et la vie ‘’sociale’’ des membres. Ce sont des occasions pour les francs-maçons de discuter des sujets abordés en loge de manière plus détendue, de réfléchir ensemble sur des thèmes maçonniques ou de simplement renforcer leur camaraderie.

Mais l’essentiel n’est-il pas aussi dans le partage de la nourriture considéré comme acte fraternel ? Et puis, nous en apprenons beaucoup de la métaphore culinaire. Après tout, la progression à travers les différents grades en franc-maçonnerie n’est-elle pas parfois comparée à une expérience culinaire, allant des hors-d’œuvre au plat principal jusqu’au dessert, représentant l’approfondissement des connaissances et l’évolution spirituelle du membre de la fraternité ?

Révélant leur importance spirituelle et leur impact sur les initiés, ce numéro vous fera plonger dans l’univers ésotérique des agapes. Une lecture enrichissante pour ceux qui cherchent à approfondir leur compréhension de la franc-maçonnerie.

Franc-Maçonnerie magazine – Hors-Série N°10

Secrets et bienfaits des Agapes

FM magazine, Hors-Série N°10, Printemps 2024, 98 pages, 8,90 €

Franc-Maçonnerie magazine , le site.

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Être franc-maçon, c’est avoir une vie de recherche

De notre confrère brésilien infonet.com.br

BRÉSIL : Ma première tentative d’adhésion à la Franc-Maçonnerie a eu lieu en 1974, à Rio de Janeiro. J’étais double serveur et journaliste (indépendant ou sceau), comme on appelait ceux qui débutaient dans le journalisme à cette époque.

J’habitais Rua do Lavradio, nº 122, presque en face du Palais maçonnique du Grand Orient du Brésil, ce qui, d’une certaine manière, a contribué à ce que je fasse cette tentative là même, dans l’un des temples qui fonctionnaient dans ce somptueux Château.

Cependant, peu de temps après, en mai 1975, les choses ont changé, j’ai dû retourner au Ceará, ce qui a rendu impossible la poursuite des démarches pour rejoindre une loge à Rio de Janeiro.

Par l’intermédiaire de la personne qui m’a recommandé, j’ai effectué les communications nécessaires et je suis retourné dans mon pays natal.

Ce n’est qu’en 1976, alors que je vivais déjà à Fortaleza, que j’ai postulé à nouveau et que j’ai été initié en mars 1977.

Je l’ai reçu des mains du Grand Maître Général, Mucio Bonifácio Guimarães, du Vénérable Maître Orlando Mendonça, du Dr Maria das Graças Monteiro Melo, de mon épouse, et du Frère Arqui Ariano Bites, Secrétaire Général des Ordres Paramasoniques du Brésil (Photo : archives personnelles)

C’était un rêve devenu réalité, j’étais très heureux et plein de doutes, car tout ce que je savais sur la franc-maçonnerie, par curiosité ou par ce que j’avais entendu avant de commencer, n’était rien.

Même avec cette angoisse du doute, j’ai osé continuer et, le 29 mars 1977, un mardi, j’ai vu pour la première fois un phare éclairer mon avenir.

À ma grande joie, au fil du temps, j’ai constaté que toutes mes attentes et tous mes doutes avaient été dépassés.

En gravissant les échelons, pas à pas, j’ai découvert la beauté qu’est la proposition du Sublime Ordre Maçonnique : Dieu, la Patrie, la Famille, les Vertus d’Harmonie, d’Amitié et de Vérité.

Même si j’étais conscient qu’il s’agissait de valeurs, je les avais probablement déjà. Cependant, je ne savais certainement pas que je les avais, et ce simple échantillon, pour moi, compenserait tous les chocs de l’injustice sur la justice, du faux sur le vrai, de la haine sur l’amour que, d’ordinaire, je rencontrais aussi. sur le voyage, Puisque les randonneurs qui ont marché avec moi et qui marchent encore font partie de la seule espèce qui commet des erreurs conscientes, nous sommes humains.

Au cours de ce voyage, j’ai compris qu’en franc-maçonnerie, on n’enseigne pas, on apprend seulement, c’est l’exemple et la bonne volonté qui comptent.

Et j’ai aussi appris que ma trajectoire maçonnique serait aussi grande et importante que je l’aurais donnée. Cette compréhension m’a amené à trouver le tournant de mon existence, à envisager les possibilités d’être et à faire une différence dans la vie qui m’attendait.

Toutes ces idées, pleines de sens, m’ont atteint petit à petit et ont reconstruit mon Temple intérieur, me rendant plus grand, meilleur et plus humain.

Tout cela arrivait au bon moment, il s’était marié il y a quelques mois, en septembre 1976, il avait réussi deux examens d’entrée : administration et philosophie et il traversait sa vie en travaillant entre le travail de vendeur à Lojas Friolar et celui de chauffeur de taxi pour compléter ses revenus.

Cette réalité m’a amené à croire, et je ne me suis pas trompé, que j’avais bien fait les choses : j’étais là où je devais vraiment être.

Rejoindre la Franc-Maçonnerie a été, sans aucun doute, l’une des meilleures étapes que j’ai franchies au cours de mes 27 années d’existence.

J’ai dit l’une des meilleures étapes, car la première et la meilleure étape que j’ai faite a été, après 10 ans de relation, d’épouser Maria das Graças Monteiro, ma femme actuelle, sept mois avant mon initiation.

À partir de ce moment-là, j’ai commencé à comprendre ce que signifiaient la logique et la rectitude de l’équerre, du compas et du fil à plomb dans la recherche de l’égrégore parfait, en tant que force spirituelle qui génère des énergies vitales pour maintenir les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité.

J’ai aussi réalisé que le meilleur endroit pour trouver mon bonheur était dans le bonheur des autres et que la recherche permanente est l’équilibre entre l’unité et la diversité.

Petit à petit, j’ai compris l’harmonie parfaite proclamée dans le Psaume 133, et j’ai réalisé qu’il y avait là l’énergie concentrée qui génère la force de cohésion et maintient le groupe ensemble, malgré, peu importe, la conscience claire ou non, vers le Sacré présent dans la Divinité où le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne font qu’un, qui est Dieu – le Grand Architecte de l’Univers.

Aujourd’hui, il y a déjà des éléments pour conclure que le rêve vers le divin n’est qu’un rêve et que nous devons y rester, car ce qui compte c’est l’espérance de la recherche, nous sommes de pauvres humains imparfaits, nous devons comprendre que pour chaque thèse il y aura toujours une antithèse qui génère du mouvement pour que la roue de la vie tourne.

Il n’est donc plus possible d’ignorer que dans la franc-maçonnerie, malheureusement, il y a des francs-maçons, avec un petit « m », qui portent un tablier, mais ne travaillent pas sur le chemin de taille de leur pierre brute, et aussi des frères qui sont nés et ont éduqué les francs-maçons, sans même savoir que la franc-maçonnerie existait, que, même de manière profane, ils méritaient de porter nos vêtements de travail.

C’est peut-être pour cette raison qu’il est justifié de toujours continuer à chercher, car la perfection est divine et inaccessible.

Pour nous, ce qui compte, c’est la recherche de Celui qui est parfait, qui est Dieu, pour nous, le Grand Architecte de l’Univers. Ainsi soit-il. Que la recherche continue !

Laïcité et spiritualité en psychanalyse

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De notre confrère radiofrance.fr

Quels sont les rapports entre la théorie psychanalytique et divers aspects de la spiritualité et de la laïcité ? Ces questions font débat au sein de la psychanalyse depuis l’origine avec Freud qui s’en est expliqué dans de nombreux ouvrages tout comme d’un autre point de vue avec Françoise Dolto.

Avec Jean-Pierre Winter Psychanalyste et écrivain

De son abondante correspondance et échanges avec le Pasteur suisse protestant PfisterFreud a écrit un livre traitant frontalement de ces questions et qu’il a baptisé : « L’avenir d’une illusion ». Dans cet ouvrage, après avoir remarqué que « la voie de l’intellect est basse, mais elle ne s’arrête pas tant qu’on ne l’a pas entendue » il conclut : « Non, notre science n’est pas une illusion. Mais ce serait une illusion de croire que nous puissions trouver ailleurs ce qu’elle ne peut nous donner ». Manière de dire avec le poète Heine : « Nous abandonnons le ciel, aux anges et aux petits moineaux ».

Une illusion est souvent la satisfaction, la réalisation de désirs très anciens parmi les plus pressants de l’humanité. On peut corriger ses erreurs, comme le fait la science, mais on ne peut pas grand-chose contre ses illusions qu’elles soient religieuses, politiques ou amoureuses. Toutefois, et cela peut paraitre contradictoire, Freud assigne à la psychanalyse la tâche de dessiller l’homme moderne pour qu’il se sépare de ses encombrantes croyances qu’il juge infantiles voire névrotiques. C’est son point de vue de savant athée mais pourtant une psychanalyste, pourtant rigoureusement freudienne, Françoise Dolto, envisage de considérer l’affaire autrement.

Le travail de Dolto, concernant plus sa spiritualité que ses croyances, s’appuie sur des exemples bibliques dont elle se sert comme de sujets fictifs qui représentent un certain état de la psyché, et de la psychologie humaine. C’est ainsi qu’elle évoquera le cas bien connu de Caïn et Abel dont Victor Hugo a fait un poème intitulé « La conscience » . Si je devais donner un titre à son interprétation, ce serait : « Mourir pour vivre » idée assez centrale de toute son œuvre.

C’est une autre formulation tout aussi parlante que le concept de « castration symboligène » employé par elle pour décrire les différentes renonciations auxquelles on se soumet au cours de notre évolution psychique : renoncement au primat de la satisfaction orale, puis anale, puis totalement pulsionnelle. C’est une certaine forme de mort qui permet une relance du désir, de la vie, et cette notion de relance, dans sa spiritualité à elle, s’appuiera sur la notion de résurrection, sans la réduire à sa dimension essentiellement religieuse. Sa compréhension de la résurrection, c’est justement l’idée que les textes sur lesquels elle s’appuie offre le matériel nous permettant de penser ce que veut dire « mourir pour vivre », donc pour renaître autrement.