Les francs-maçons de la loge Euclid #136 ont organisé leur 38e cérémonie annuelle de remise des prix des universitaires, honorant les 10 meilleurs diplômés de la promotion 2024 du lycée Hasbrouck Heights.
Célébrés lors de cet événement par leur famille, leurs amis, les francs-maçons et les dirigeants de la communauté, les élèves ont été honorés pour leurs réalisations exemplaires, les plaçant en tête de leur classe. Parmi les dignitaires récompensés figuraient le maire Ron Kistner et son épouse Marie, Joseph Mastropietro, le directeur de l’école secondaire Hasbrouck Heights, la directrice de la bibliothèque Hasbrouck Heights Mimi Hui et la présidente du conseil d’administration de la bibliothèque Marlene Verastro.
De plus, plusieurs des enseignants de l’année du district étaient présents : Maria Squillace, Amanda Minervini et Jennifer Martello.
Jean Valentin, maître de la loge, a évoqué la tradition annuelle de bourses d’études d’Euclide.
« La franc-maçonnerie nous rappelle la nécessité de tendre la main à la communauté dans laquelle nous résidons en apportant notre aide fraternelle », a-t-il déclaré.
« Quand je vous regarde, je sais que vous êtes destinés à de grandes choses. Vous devriez être fiers de vos réalisations et comprendre que votre nouveau voyage ne fait que commencer », a déclaré Robert Bothe, DWA, frère, aux seniors. « Utilisez les connaissances que vous avez acquises pour vous guider dans la prochaine étape de votre vie. »
Bothe et frère Quentin LaLama ont annoncé les noms des étudiants et leur ont remis leurs certificats et récompenses.
Le Grand Maître MW Jacob M. Bressman de la Grande Loge du District de Columbia a saisi les chartes de ses trois loges au Liban, pays du Moyen-Orient. La décision officielle n° 2024-4, émise le 24 juin, révoque les chartes de la Loge Phoenix n° 1001, de la Loge Cadmus n° 1002 et de la Loge Cedrus Libani n° 1003, toutes situées à Beyrouth, au Liban.
La décision stipule :
« J’ai remarqué que la Loge Phoenix n° 1001, la Loge Cadmus n° 1002 et la Loge Cedrus Libani n° 1003 ont toutes LES TROIS démontré une incapacité à travailler ensemble dans une communion fraternelle. CES désaccordS Justifient notre action QUI PERDURERA TANT QUE CES LOGES NE SAISIRONT PAS D’AUTRES NOUVELLES OCCASIONS POUR REMÉDIER A CES PROBLÈMES …
[Ces loges sont désormais] interdites de tenir toutes communications, d’effectuer des visites dans d’autres loges et de participer à toute activité maçonnique – y compris tous les organismes annexes – tenue dans cette juridiction ou dans toute autre juridiction du monde, jusqu’à ce que cette question soit correctement résolue.
La décision précise dans ce cas que les membres de ces trois loges qui sont en règle « continuent de jouir de leurs privilèges et droits individuels en tant que francs-maçons de cette juridiction ».
Pour un pays relativement petit, la Franc-Maçonnerie a connu une histoire chaotique au Liban. En 1999, les auteurs Kent Henderson et Tony Pope ont rapporté dans leur livre indispensable, Freemasonry Universal, qu’il y avait au moins 18 grandes loges en activité au Liban à cette époque ; plusieurs n’avaient qu’une seule loge et un grand maître « nommé à vie ».
Les grandes loges d’Écosse, de New York et de la Grande Loge Nationale Française (GLNF) ont toutes eu des loges régulièrement agréées dans ce pays pendant des décennies. La première loge écossaise dans la région a été agréée en 1861, à l’époque où la région s’appelait Grande Syrie, et les loges écossaises ont prospéré pendant la période de l’Empire ottoman. La GL d’Écosse a formé sa propre Grande Loge de District du Liban en 2012. New York a établi ses premières loges au Liban en 1924 et a créé sa propre Grande Loge de District de Syrie-Liban en 1955.
L’entrée de la GLofDC au Liban est un événement récent. Je crois qu’ils y ont fondé leurs deux premières loges en 2017, ce qui s’est transformé en une controverse majeure qui a conduit New York, l’Écosse et DC à échanger des accusations et à mettre fin aux relations fraternelles pendant quelques années.
Il convient de souligner à ceux qui ne connaissent pas la géographie du pays que le Liban se situe juste à l’ouest de la Syrie et au nord d’Israël, à côté du plateau du Golan. Les attaques croissantes du Hezbollah contre Israël depuis l’autre côté de la frontière risquent d’intensifier la guerre au Liban plus tôt que prévu. C’est un pays complexe, avec une population très diversifiée et une histoire de bouleversements violents depuis son accession à l’indépendance après la Seconde Guerre mondiale. Aussi désespérément nécessaire que soit le message de tolérance, de coopération, de bienveillance universelle et de fraternité de la franc-maçonnerie dans cette région du monde, les réalités des conflits humains ne sont pas toujours aussi faciles à traiter avec le ciment de l’amour fraternel.
De notre confrère midilibre.fr – Par Florence Guilhem
Le détenu qui se dit persécuté avait frappé un agent pénitentiaire.
En détention à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone, Kamel était présenté devant le tribunal correctionnel de Montpellier, le 26 juillet dernier, pour des faits de violence à l’encontre d’un surveillant. Dans l’attente de son jugement, il a été placé dans l’unité médico-psychiatrique de la maison d’arrêt.
Père de deux enfants qu’il ne voit plus, Kamel paraît absent sur le banc des prévenus pendant que la présidente du tribunal relate les faits qui lui sont reprochés, commis à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone le 8 juin dernier : « violence sur un agent de l’administration pénitentiaire », « outrages à une personne dépositaire de l’autorité publique », dont un à caractère racial, et « dégradation ou détérioration de bien ». Avant de lui rendre la parole pour qu’il s’explique.
« Je suis percuté par eux »
Interpellé, l’homme s’agite et répond tout à trac : « C’est une machination de la franc-maçonnerie de Nîmes. Cela fait quelque temps qu’elle est derrière moi. Je suis tellement persécuté par eux que j’ai déjà tenté de me suicider plusieurs fois. Je n’en peux plus. »
Affichant 10 mentions sur son casier judiciaire pour de la vente illégale de tabac, de stupéfiants, outrages et violences, sa dernière condamnation pour menaces de mort sur son ex-concubine l’a conduit tout droit à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone, « où je suis traqué comme un animal », se plaint-il.
Séjour en psychiatrie
Placé un temps en séjour psychiatrique à l’hôpital La Colombière, cette prise en charge ne semble avoir eu aucun effet d’apaisement sur lui. Le 6 juin, il se fait frapper par cinq codétenus et voler ses affaires. « Personne ne fait rien », se désespère-t-il. Alors, le 8 juin, sans raison apparente, il s’en est pris à un surveillant de prison, sans entraîner toutefois une incapacité de travail, et a tenu des propos à caractère racial à l’encontre d’un autre.
« J’étais quelqu’un de normal avant, mais j’ai fait des projets qui allaient à l’encontre de leurs projets. Vous voyez de qui je parle ? Les francs-maçons bien sûr. Vous savez qu’ils veulent remodeler la terre via un logiciel israélien, Pegasus. Je crains pour ma vie. Pouvez-vous appeler la prison s’il vous plaît pour qu’on me laisse tranquille ? », implore-t-il.
« On marche sur la tête »
Pour la représentante du ministère public, une expertise psychiatrique s’impose, mais dans la mesure où les résultats ne seront pas communiqués avant le 14 août, date de la libération du détenu, elle demande son maintien en détention. « Depuis le 6 juin, date à laquelle il a été violenté, on a fait quoi pour ce monsieur ? Rien, et on va le maintenir en prison parce que son expertise psychiatrique ne sera pas prête avant sa libération. On marche sur la tête », s’insurge l’avocate qui le défend.
Et de demander pour son client une obligation de soins et un contrôle judiciaire à sa sortie de prison. Après délibération du tribunal, le jugement est tombé : Kamel est maintenu en détention. Il sera placé dans le centre médico-psychiatrique de la maison d’arrêt avant d’être de nouveau présenté devant le tribunal correctionnel le 23 août prochain.
Le numéro 18 des Cahiers de l’Alliance –Revue d’études & recherche maçonniques,intitulé « Résonnances olympiques – que la paix règne sur la terre ! », s’inscrit dans une tradition d’exploration thématique riche et dense, en s’inspirant de l’actualité olympique pour tisser un lien entre les pratiques sportives et les rites initiatiques de la franc-maçonnerie.
Cet ouvrage collectif, publié par les Éditions Numérilivre, rassemble les réflexions de divers auteurs bien établis, tels qu’Annick Drogou, Jean Dumonteil, Gaston-Paul Effa, Pierre Pelle Le Croisa, et François-Xavier Tassel, entre autres. En 120 pages, au prix de 20 euros, cette revue offre une plongée profonde dans les valeurs partagées de l’ascèse, du dépassement de soi et de la quête de paix.
Pierre Lucet
Pierre Lucet, Grand Maître de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, ouvre ce numéro avec un avant-propos qui pose les fondations de la réflexion sur les « Résonnances olympiques ». Jean Dumonteil, directeur de la rédaction, dans son article « Que la paix règne sur la terre ! », introduit la thématique en soulignant l’idéal pacifiste inhérent aux jeux olympiques, un idéal qui fait écho aux aspirations spirituelles et humanistes de la franc-maçonnerie.
Jean Dumonteil revient plus tard dans le numéro avec « Miroir olympique, force des rites et langages des corps », où il approfondit l’analyse des rites sportifs comme métaphore des rites maçonniques, explorant les langages corporels et leur capacité à exprimer des vérités profondes.
Annick Drogou, agrégée de Grammaire, nous transporte aux origines des jeux avec « Jeux antiques. Les dieux du stade », une exploration érudite des pratiques sportives dans l’Antiquité, mettant en lumière les liens entre les athlètes antiques et les idéaux divins qu’ils représentaient. Cette plongée historique souligne le caractère sacré et initiatique des compétitions antiques, une dimension souvent perdue dans les manifestations contemporaines.
Pierre Pelle Le Croisa, dans « De la compétition à l’élitisme, le piège des mots », nous invite à réfléchir sur la sémantique du sport moderne et sur la manière dont les mots peuvent piéger l’esprit, détournant les nobles idéaux de la compétition vers un élitisme excluant et potentiellement destructeur.
Les Golfleurs de Charles Lees
Gaston-Paul Effa et Jean-René Dalle se penchent sur le golf, chacun à sa manière. Gaston-Paul Effa, dans « Le golf comme exercice spirituel », propose une méditation sur ce sport comme pratique spirituelle, tandis que Jean-René Dalle, dans « La symbolique du jeu de golf », décrypte les symboles et les significations cachées derrière les gestes et les règles de ce jeu.
Picto JO escrime
Sir William St Clair de Rosslin de George Chalmers
Bruno Alberro, avec « À la fin de l’envoi, je touche… ! », offre une réflexion littéraire et poétique sur la finalité et le sens des pratiques sportives, notamment l’escrime, cherchant à atteindre une forme de vérité ou de révélation au terme de l’effort. François-Xavier Tassel, dans « La Franc-maçonnerie est-elle un sport olympique ? », pose une question provocatrice et explore les analogies entre l’engagement maçonnique et l’esprit olympique, soulignant les valeurs communes de discipline, de fraternité et de quête de perfection.
Enfin, Francis Bardot, à l’occasion de son Jubilé maçonnique, clôture ce numéro avec une contribution hors sommaire, « La Franc-maçonnerie initiatique de Tradition », où il expose une vision détaillée de la franc-maçonnerie traditionnelle. Il nous plonge dans une réflexion profonde sur les racines, les valeurs et les aspirations de la franc-maçonnerie, en soulignant son rôle essentiel dans la quête de lumière et de vérité. Le texte s’ouvre sur une contextualisation historique, rappelant la fondation de la loge Thébah en 1901, une des pierres angulaires de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.
L’auteur est présenté comme un conseiller en spiritualité auprès du Grand Maître de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française et un auteur prolifique ayant contribué à plusieurs numéros des Cahiers de l’Alliance. Ses écrits abordent des thèmes variés comme l’humanisme, la crise de l’identité, la foi, la raison, la fraternité et l’honneur, montrant son engagement profond dans la réflexion maçonnique.
L’Alliance, les Maisons des Rites
Francis Bardot commence par évoquer son propre parcours initiatique, remontant à cinquante ans lors de sa première initiation dans la Loge Thébah. Cette expérience personnelle sert de tremplin pour une exploration plus vaste des enseignements maçonniques, en mettant en avant la recherche de la Lumière, non pas comme un objectif tangible, mais comme une quête éternelle qui transcende les limites humaines. La Lumière évoquée ici n’est pas simplement une illumination physique, mais une métaphore pour la sagesse, l’amour et l’harmonie universelle.
L’auteur emploie des dialogues maçonniques pour illustrer la nature de cette quête. Les échanges entre le vénérable maître et le premier surveillant montrent que la Lumière se trouve dans le temple de la Pensée et se recherche à travers l’étude de la Nature, l’observation des phénomènes et l’introspection. Cette quête est infinie et nécessite une ouverture d’esprit et une volonté de comprendre au-delà des apparences.
Francis Bardot insiste sur la dimension fraternelle et humaniste de la franc-maçonnerie. Il rappelle que cette institution spirituelle et humaniste rassemble les frères et sœurs au-delà des Grandes Loges institutionnelles, créant une « Grande Loge invisible » où règne la solidarité et la fraternité universelle. Cette fraternité est essentielle pour progresser sur le chemin de la connaissance de soi et du monde.
Francis Bardot mélange des réflexions poétiques et philosophiques, créant une atmosphère contemplative et inspirante. Il cite des figures historiques et spirituelles comme Gandhi pour renforcer son message de transformation personnelle et collective. Cette transformation est vue comme un devoir pour chaque maçon, de devenir le changement qu’il souhaite voir dans le monde, en alignant son être avec le rythme universel.
L’auteur clôt son article en évoquant l’importance de la tradition initiatique maçonnique, qui demeure une source inépuisable de sagesseet de guidance pour ceux qui cherchent à comprendre les mystères de la vie et à trouver leur place dans le monde. La franc-maçonnerie, selon lui, n’est pas seulement une institution, mais un chemin de vie qui encourage la croissance personnelle, la fraternité et la quête incessante de la vérité et de la lumière.
À plus d’un titre , l’article de Francis Bardot est intéressant pour tout franc-maçon ou chercheur spirituel, offrant une perspective enrichissante sur les valeurs fondamentales de la Franc-maçonnerie initiatique et son rôle dans le développement personnel et collectif.
« À l’issue de cette intervention, Roger Dachez, éminent historien de la franc-maçonnerie, a résumé parfaitement le sentiment général des participants le remerciant d’avoir donné à voir cette « Grande Loge invisible » qui réunit les Frères et les sœurs au-delà des grandes loges institutionnelles. »
Les Cahiers de l’Alliance n°18 s’imposent comme une lecture essentielle pour quiconque s’intéresse aux intersections entre sport, spiritualité et franc-maçonnerie. À travers une diversité d’approches et de styles, les auteurs réussissent à capturer l’esprit olympique dans toute sa complexité et sa profondeur, tout en l’alignant avec les principes et les aspirations de la franc-maçonnerie. Ce numéro est une célébration de la paix, du dépassement de soi et de l’unité à travers des pratiques apparemment disparates mais fondamentalement connectées par leur quête commune de transcendance et de vérité.
Cahiers de l’Alliance N°18–Revue d’études & recherche maçonniques
Résonnances Olympiques – « que la paix règne sur la terre ! »
Dans le cadre des Entretiens d’Été du Collège sur « Quelle modernité pour les Vertus ? », la militante et enseignante Michèle Vianès entre au Collège.
Avec « Combattre pour les Droits des Femmes ou la Persévérance en action », ce remarquable sujet augure d’une belle planche !
Dans les méandres du temps, lorsque l’aube s’éveille et que le crépuscule murmure, s’érige une lutte intemporelle, celle de la dignité et de l’égalité. C’est un combat sans fin, gravé dans l’étoffe même de notre humanité. Cette lutte n’est pas seulement un cri pour la justice, mais un hymne à la persévérance, une ode aux femmes qui, au fil des âges, ont forgé des chemins là où il n’y avait que des barrières.
Tel un phénix renaissant de ses cendres, la quête des droits des femmes symbolise la force de l’âme humaine, une force qui refuse de se plier aux chaînes de l’oppression. Chaque pas en avant est une danse de courage, chaque parole prononcée, un écho de résilience. À travers les tempêtes de l’injustice et les vents contraires de la discrimination, ces femmes ont persisté, ont défié l’inévitable et ont sculpté des destins dignes de légendes.
Leur persévérance est une flamme ardente, illuminant les sombres recoins de l’ignorance et de la haine. Elles sont les héroïnes silencieuses, les guerrières aux armes invisibles, dont les épées sont faites de mots et de volonté, et dont les boucliers sont tissés de solidarité et d’amour. C’est un combat où les victoires se mesurent non pas en trophées mais en vies changées, en cœurs guéris, en sociétés transformées.
Ainsi, le combat pour les droits des femmes n’est pas un simple chapitre de l’histoire humaine, mais l’écriture constante d’un poème épique. C’est la persévérance en action, une mélodie continue d’espérance et de détermination, résonnant à travers les générations. C’est la preuve vivante que, même face à l’adversité la plus implacable, l’esprit humain peut s’élever, briller et triompher.
En ce sens, combattre pour les droits des femmes n’est pas seulement une nécessité morale, c’est une célébration de la persévérance humaine, une histoire de courage indomptable et de foi inébranlable en un avenir où chacun, quelle que soit son identité, peut marcher librement sous les cieux d’une égalité conquise.
Le message du Collège…
La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques a révélé de nombreuses figures féminines, telles qu’Olympe de Gouges, Simone Weil, Christine de Pisan et bien d’autres, connues ou inconnues, symbolisant le lent et difficile chemin vers l’émancipation des femmes au fil du temps.
Dans l’histoire de l’humanité, les femmes ont souvent été la part oubliée. Leur histoire est un long et lent combat pour l’égalité, la parité, l’autonomie, l’émancipation, et finalement, la dignité.
Rappelons-nous de Kallipáteira de Rhodes, au Ve siècle avant notre ère, qui se battait déjà pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Pourtant, de tout temps jusqu’à nos jours, des femmes ont présidé aux destinées des peuples, mais les stéréotypes persistent. Il a fallu de la constance, de l’obstination, de la patience et de la ténacité pour faire évoluer les droits des femmes. C’est la Persévérance en action. Françoise Carer disait :
« Une femme est une femme libre, qui a des droits, qui les connaît et qui les fait valoir. C’est une femme qui ose être ce qu’elle a le droit ou le désir d’être, une femme qui connaît son devoir de Liberté. C’est une femme qui s’engage .»
Michèle Vianès
Michèle Vianès, la bio
Michèle Vianès est une militante infatigable pour les droits des femmes et la laïcité. Enseignante de formation, elle préside l’association Regards de Femmes depuis sa création en 1998. Cette association, reconnue d’intérêt général, est une ONG dotée d’un statut consultatif auprès du Comité économique et social de l’ONU et agit pour la parité politique et professionnelle tout en luttant contre toutes les formes de violences faites aux femmes, qu’elles soient économiques, psychologiques, physiques ou sexuelles. Michèle Vianès est également une figure médiatique et intellectuelle, chroniqueuse sur Sud Radio, et auteure de plusieurs essais et articles notables.
« Une des raisons pour lesquelles Regards de Femmes travaille depuis près de 10 ans avec l’OIF, c’est que nous avons toujours trouvé à tous les niveaux une écoute ainsi que des propositions de solutions et des actions communes. »
Thématiques et engagements
L’engagement de Michèle Vianès se caractérise par une constance et une ténacité remarquables dans le combat pour les droits des femmes. Elle se distingue par son insistance sur l’universalité des droits humains, rejetant tout relativisme culturel qui pourrait justifier les inégalités. Son travail se concentre sur la parité, la lutte contre les violences faites aux femmes, et la déconstruction des stéréotypes de genre. Vianès est également impliquée dans la promotion de la laïcité, qu’elle considère comme un fondement essentiel de l’égalité et de la liberté.
Publications et contributions intellectuelles
Parmi les œuvres majeures de Michèle Vianès, on trouve « Un voile sur la République » (Stock, 2004), où elle examine l’impact du voile islamique sur la laïcité française, et Les Islamistes en manœuvre-Silence on manipule (Ed. Hors commerce, 2004), une analyse des stratégies des islamistes pour influencer les politiques publiques. Dans Les 10 mots qui font la France (Ensemble-multimedia, 2007), Michèle Vianès explore les concepts fondamentaux qui définissent l’identité française contemporaine.
Vision et philosophie
Michèle Vianès défend une vision de la femme libre, émancipée, et engagée dans la société. Elle considère qu’une femme libre est celle qui connaît ses droits et les fait valoir, et qui ose être ce qu’elle a le droit ou le désir d’être. Pour Vianès, l’engagement des femmes dans la société est un devoir de liberté, et c’est par cet engagement que les femmes peuvent véritablement s’émanciper et participer pleinement à l’humanité tout entière.
Regards de femmes
Réflexion sur les vertus féminines
Dans ses réflexions sur les vertus féminines, Michèle Vianès met en avant des figures historiques emblématiques telles que Olympe de Gouges, Simone Weil, et Christine de Pisan. Elle souligne l’importance de la persévérance, de la patience, et de la ténacité dans le combat pour les droits des femmes. Pour Vianès, ces vertus sont essentielles non seulement pour l’émancipation des femmes, mais aussi pour la construction d’une société plus juste et égalitaire.
Michèle Vianès est une figure essentielle du féminisme contemporain, dont les actions et les écrits contribuent de manière significative à la lutte pour les droits des femmes et la promotion de la laïcité. Son travail inlassable pour la parité et contre les violences faites aux femmes, ainsi que sa réflexion profonde sur les vertus féminines, font d’elle une voix puissante et inspirante dans le paysage intellectuel et militant actuel.
Les modérateurs :
Sylvie Beugnet : Chef de projet Prévention, Santé, Sécurité chez ENEDIS Hauts de France ; ambassadrice du Réseau Énergie Mixité chez EDF Hauts de France ; membre de la Commission Droits des Femmes de la Grande Loge Féminine de France
Joël Gregogna : Avocat honoraire ; écrivain, scénariste, peintre ; directeur de collection chez Numérilivre ; ancien 1er Grand Maître adjoint de la Grande Loge de France.
Les organisateurs :
Alain-Noël Dubart : Ancien Grand Maître de la Grande Loge de France
Marie-Thérèse Besson : Ancienne Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France
La suite du programme estival
Jeudi 15 août : Transhumances d’été ; jeudi 22 août, toujours à 19h30 : Christophe Richard avec « La bienveillance Bouddhiste »
Infos pratiques
Le Collège Maçonnique – Les Entretiens d’Été du Collège/Jeudi 8 août 2024 à 19h30
La Grande Loge Mixte Universelle tient à commémorer la nuit du 4 aout 1789 où lesreprésentants des Etats Généraux, après avoir décidé de se transformer en Assemblée Constituante et conscients qu’ils répondaient à l’attente du peuple, votèrent l’abolition de tousles privilèges qu’au fil du temps la noblesse et le régime féodal avaient institués.
Par ce vote, ils mettaient fin à l’ancien régime et inauguraient une ère de liberté et de progrès que la mise en place de la République allait confirmer. 18 jours après ce vote historique, ces mêmes constituants votaient la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen.
Certes l’applications de ces principes n’allait pas se faire sans que des luttes sociales s’engagent pour y parvenir, mais une voie était ouverte qui n’allait plus se refermer.
Nous autres, Franc-Maçonnes et Francs-Maçons avons la modestie de reconnaitre que les Loges de l’époque, composées tant d’aristocrates, que de bourgeois, ne prirent pas position sur ces événements. Pour autant de nombreux Frères siégeaient parmi les constituants et œuvrèrent pour promouvoir ces acquis de liberté et d’égalité.
Depuis ce 4 aout 1789, 235 ans se sont écoulées.
Un chemin considérable a été parcouru pour plus de liberté, d’égalité, de justice et de fraternité mais force est de constater que beaucoup reste à faire. Pire depuis quelques décennies un processus inquiétant s’est engagé. La République n’assure plus sa promesse de progrès sociale et de plus en plus de citoyens et de citoyennes peinent à en reconnaitre les principes. Les inégalités progressent, dans nos pays développés, le nombre de pauvres ne cesse de progresser, dans de nombreux endroits les droits des femmes reculent et globalement dans les pays riches, une classe de privilégiés, s’arroge le droit de disposer des ressources de la planète au risque d’un désastre climatique et environnemental dont les plus pauvres seront les premières victimes.
Alors, plus que jamais, le travail entrepris le 4 août 1789 doit être remis en chantier et le courage et la clairvoyance de nos ainés doit nous servir d’exemple.
Bernard Dekoker-Suarez Grand Maitre de la Grande Loge Mixte Universelle
Notre Frère Morel nous gratifie cette semaine d’un dessin humoristique qui nous parle des Fraternelles… et surtout d’une en particulier. Nous présentons d’ores et déjà toutes nos excuses à tous nos Frères et Sœurs qui travaillent pour les compagnies de chemin de fer.
Arrêtez-vous au parking F du McHenry County College , au 8900 Route 14, Crystal Lake , de 10h à 15h samedi pour le sixième salon annuel de l’automobile des francs-maçons.
Le salon de l’auto accueille toutes les marques et tous les modèles et décernera plus de 50 trophées aux gagnants dans des catégories telles que Best in Show, Kids’ Choice et Modern Muscle. Le salon comprend des food trucks, un DJ et des tombolas.
Souhaitez-vous que nous présentions votre événement ? La première étape consiste à soumettre les informations au calendrier communautaire du Northwest Herald à l’adresse shawlocal.com/northwest-herald/local-events .
L’Ordre du Clou est une association farfelue créée en 1950 par Félix Benoît, un historien français. Situé au 16 rue du Bœuf à Lyon, cet ordre réunit des amateurs d’humour lyonnais qui pratiquent la Pataphysique. Les membres du clou se réunissent dans une cave du Vieux-Lyon et se consacrent à la promotion de l’humour lyonnais.
Félix Benoît, personnalité haute en couleur, a également fondé la République de l’Île Barbe et l’Institut des sciences clavologiques. Pour être intégré dans l’ordre du clou, chaque nouveau membre doit se présenter muni d’un clou. C’est un lieu où gastronomie et culture se rencontrent, et où l’humour est célébré avec une touche lyonnaise !
Les membres de l’Ordre du Clou se réunissent régulièrement pour des banquets où ils célèbrent la cuisine locale et perpétuent les coutumes gastronomiques de Lyon. La symbolique du clou, utilisé pour suspendre la viande, est centrale dans leurs cérémonies et rites.
Marcel ACHARD intronisé par la confrérie de l’ordre du clou
Un peu d’histoire.
Rendons à Félix Benoit, ce qui aurait pu être à César (Pas le tartare, l’Empereur).
Historien lyonnais (1917-1995), il ne l’a pas toujours été, lui qui était l’emblème d’une administration régalienne (Et PAF!). Nombreux sont les ouvrages sur l’histoire lyonnaise signée de sa plume et aujourd’hui perpétuée par son fils Bruno. Bon vivant et personnalité haute en couleur, Félix a fondé la République de l’Île Barbe (dont il s’auto-proclama gouverneur et présentement présidée par votre serviteur) et l’Institut des sciences clavologiques.
Le Musée du Clou. Un musée incontournable !
L’institut des Sciences Clavologiques et sa magnifique porte cloutée sont situés au 16 de la rue du Boeuf (Pas le célèbre producteur de Beaujolais à Romanèche-Thorins, mais l’animal que l’on trouve dans les crèches avant Noël). Rue désormais piétonne du 5è arrondissement de Lyon et toujours pavée elle représente, d’une certaine manière, l’architecture de la Renaissance de ce quartier classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Une rue que vous ne pouvez pas ne pas connaître, tant elle est emblématique de cette cité d’entre Rhône et Saône. Elle possède sa propre vie, ses restaurants touristiques, ses hôtels prestigieux, ses traboules, ses codes, ses digicodes, ses cours intérieures, ses escaliers à double hélice, à l’instar des petits gris que l’on trouve au fond des coquilles !
Nous revenons donc au fond de cette cour qui abrite la Tour Rose construite sur les plans de l’architecte Sertio. Une tour simplement repeinte en rose et en son temps pour le tournage d’un film. Quelques dizaines d’années plus tard, cette tour est toujours rose, même si le sicatif de la peinture fait de moins en moins effet. Cela doit venir aussi du rose, qui bien souvent est de plus en plus evanescent !
Le demi siècle dernier vit donc grâce à Félix Benoit la création de cette association réunissant des amateurs d’humour, dit à la lyonnaise. Ces joyeux drilles ont également inventé, l’Ordre du Clou qui tout naturellement a donné naissance à l’Institut des Sciences Clavologiques (Tous ceux qui pratiquent le latin et la messe dominicale comprendront …. Clavum …). La Pataphysique y est aussi de mise, chère à son inventeur Alfred Jarry. Une seule ligne de conduite philosophique pour cette nouvelle science, pas encore reconnue par l’Académie:
« Ne rien prendre au sérieux, à commencer par soi-même ».
Le Président Alain Saraillon en discussion lors du vernissage de l’expostion dans la cave voûtée
Tout un programme qui est pratiqué périodiquement par ses membres au plus profond de cette cave voûtée du 16 de la rue du Boeuf au décor qui en inquièterait plus d’un. Agapes et canulars sont de mise, pour ne citer que la création mondiale d’un passage clouté pour chats (domestiques !). Une histoire sérieuse puisqu’un Préfet de la République l’a inaugurée en son temps en dévoilant même un panneau sur la commune d’Oullins.
Pour intégrer cette docte confrèrie à direction collégiale unilatérale et empreinte de la Plaisante Sagesse Lyonnaise, il faut malheureusement attendre le décès de l’un de ses membres, comme à l’Académie justement. Il ne peut en effet n’y avoir que cent membres. Un peu comme un cent de clous ! (Ne comprenez pas un sang dû aux clous !).
Il en va ainsi du rayonnement interplanétaire de cet Ordre et de cet Institut pour la promotion aux quatre coins de la planète (fusse-t-elle ronde) des arts, des lettres, mais aussi des sciences, en particulier celle de planter des clous à la mode de chez nous sans se taper sur les doigts.
Un humoriste « Mort de rire » ! Œuvre majeure de Xavier Reynier
Quid des lieux de cette cave voûtée ?
Félix BENOIT, Grand chancelier de l’Ordre du Clou, Recteur de l’Institut des Sciences Clavologiques et Président auto-proclamé en 1977 du Goubernorat de l’Île Barbe les définit de la sorte:
1 – Le Narthex (où l’on accède par la porte « Georges Bazin ») consacré au culte du Dieu Clavogos.
2 – L’escalier de l’esprit (dont les marches ont toutes une signification dans les grades initiatiques de l’Ordre du Clou et qui a été transformé en Musée).
3 – L’hypogée pointifical (siège des conclaves clavologiques et où se tiennent encore des soirées savantes ou gastronomiques).
« De toute façon, c’est dans ce temple expiatoire de la malice des temps, que s’élabore la gelée royale de la pensée lyonnaise ».
Félix Benoit avait par ailleurs une définition toute prête à l’endroit des mécréants et autres journalistes, fussent-ils critiques de tous bords:
« L’Ordre du clou n’est autre qu’une académie à direction collégiale que j’ai créé en 1950 dans la cave de la Brasserie de la Couronne, en vue de la promotion de l’humour lyonnais au-delà des limites de l’Association des humoristes lyonnais. […Extrait de l’un de ses ouvrages] »
Il y aurait encore beaucoup à dire sur ces lyonnaiseries, pour autant que nous eussions pu en comprendre toute l’étendue de leurs significations les plus profondes. Saurons-nous en être initiés un jour ?
Un nouveau parfum, « Made in Désert » !
En attendant, profitez de ce dimanche 5 octobre, de 16h00 à 19h00 pour visiter cette merveille d’architecture, la cave voûtée, son musée du Clou et l’exposition des Zumos lyonnais, unique et temporaire qui affiche sur les cimaises, dessins humoristiques, œuvres d’art, sculptures, poèmes, photographies et autres clavologies bien pensantes …
P.S. : Cette association est maintenant présidée par l’excellent dessinateur Alain Saraillon. Celui qui a inventé au siècle dernier pour les membres du clergé lyonnais, une sorte de Vélo V avant l’heure, les Cycles Amen !
Les Chroniques d’histoire maçonnique n°93 (Printemps-Été 2024)plongent le lecteur dans une période de grande turbulence pour la franc-maçonnerie, marquée par des conflits idéologiques et des épreuves historiques majeures.
Ce dossier, richement documenté, dévoile les luttes et les résistances d’un ordre sous siège, offrant une perspective fascinante et essentielle pour comprendre les dynamiques de pouvoir et de croyance qui ont façonné cette époque.
Les Chroniques d’histoire maçonnique nous livrent, avec ce numéro 93, un dossier fascinant et rigoureusement documenté sur la franc-maçonnerie dans une période de grandes turbulences, s’étendant de 1896 à 1918.
L’époque couverte par ce numéro est marquée par des bouleversements profonds. Les vingt années qui séparent la République radicale de la Première Guerre mondiale sont particulièrement intéressantes pour comprendre l’influence politique et sociale de la franc-maçonnerie en France. Cette période voit la franc-maçonnerie atteindre un sommet de son influence, mais aussi subir de violentes attaques et une remise en question exacerbée par la montée de l’antimaçonnisme, notamment visible à l’international.
Congrès antimaçonnique de Trente (1896)
Le premier article du dossier, signé par Dan Rouyer, explore le 1er Congrès antimaçonnique international de Trente (1896). Cet événement, symbolique de la mobilisation catholique contre la franc-maçonnerie, est disséqué à travers les outils, discours et pratiques politiques de l’époque. Dan Rouyer réussit à rendre palpable l’ambiance tendue de ce congrès et à montrer comment ces dynamiques se sont inscrites dans une lutte plus vaste contre l’influence maçonnique.
Le premier Congrès antimaçonnique de Trente débuta le 26 septembre 1896, alors que la ville faisait partie de l’empire austro-hongrois.
Léo Taxil, vers 1880
Organisé par la Ligue internationale antimaçonnique, fondée à Rome en 1893 et présidée par le prince de Loewenstein, ce congrès abordait des sujets comme l’existence de Diana Vaughan, une prétendue palladiste convertie au catholicisme, exposée plus tard comme un canular par Gabriel Jogand-Pagès, dit Léo Taxil. Les quatre sessions de travail prévues traitaient de la doctrine et de l’action maçonnique, de la prière et de l’action antimaçonnique. Le congrès recommandait la diffusion d’ouvrages antimaçonniques et l’établissement d’une commission d’étude permanente, tout en associant la critique du clergé à une propagande pro-maçonnique. Les actes furent publiés à Tournai en 1897.
François Cavaignac
Franc-maçon depuis 1979, François Cavaignac, docteur en histoire (Sorbonne) et cadre supérieur de la fonction publique (administrateur civil) à la retraite, nous propose ensuite une étude approfondie de la façon dont le Grand Orient de France a traversé les épreuves de la Première Guerre mondiale. En s’appuyant sur des archives inédites, l’auteur montre comment l’organisation a navigué à travers les défis posés par le conflit, tout en maintenant ses activités et en adaptant ses pratiques. L’auteur publie, entre autres, un tableau retraçant la composition sociologique des membres du Conseil de l’Ordre. Pour ensuite s’attacher, notamment, à présenter Georges Corneau, Grand Maître du Grand Orient de France (GODF) de 1913 à 1920 et vice-président du conseil général des Ardennes, une figure emblématique qui a marqué de son empreinte la franc-maçonnerie française.
Né le 4 avril 1855 à Verdun, il s’éteint le 22 octobre 1934, laissant derrière lui un héritage riche et complexe. Avocat de profession, Georges Corneau se distingue par son éloquence et son engagement en faveur des idéaux républicains et laïques. Son entrée dans la franc-maçonnerie marque le début d’une ascension rapide au sein du GODF, où il devient Grand Maître. Son mandat est marqué par une défense vigoureuse des valeurs laïques, à une époque où la séparation de l’Église et de l’État constitue un enjeu crucial pour la République française. Corneau voit en la franc-maçonnerie non seulement un lieu de fraternité, mais aussi un instrument puissant de progrès social et moral.
Georges Courneau
Sous sa direction, le GODF intensifie son engagement humanitaire et social, promouvant des initiatives qui visent à améliorer le bien-être général tout en s’opposant fermement à l’antimaçonnisme, un courant virulent de son époque. Georeges Corneau s’emploie à démystifier les idées reçues et les préjugés autour de la franc-maçonnerie, encourageant la publication d’ouvrages et d’études qui éclairent le public sur ses véritables objectifs. Parallèlement à ses responsabilités maçonniques, GeorgesCorneau est un écrivain prolifique. Ses œuvres et articles, empreints de ses convictions profondes, reflètent son engagement inébranlable pour la justice sociale, la tolérance et la fraternité universelle. Sa plume se fait l’écho de ses idéaux, défendant ardemment les principes de la franc-maçonnerie et répondant aux critiques avec une argumentation rigoureuse.
L’influence de Georges Corneau dépasse largement son époque. Son action en faveur des valeurs républicaines et laïques, son combat contre l’intolérance et les préjugés, continuent d’inspirer les francs-maçons d’aujourd’hui. Son passage à la tête du GODF est souvent cité comme une période de renforcement et de clarification des objectifs de l’obédience, marquant un tournant décisif dans l’histoire de la franc-maçonnerie française. En somme, Georges Corneau est bien plus qu’un simple dirigeant maçonnique ; il est une figure de proue dont l’engagement et l’œuvre littéraire témoignent d’une vie dédiée à la quête de justice, de liberté et de fraternité. Son héritage demeure une source d’inspiration durable pour tous ceux qui partagent ses idéaux humanistes et républicains.
Image 3 D – Conform édition
La partie « Portrait » nous introduit à Pierre Catineau Laroche (1772-1828), un franc-maçon aux multiples facettes. Administrateur, explorateur et lexicographe, Laroche est ici présenté par François Gaudin qui réussit à capturer l’essence de ce personnage complexe et son apport aux études maçonniques.
La couverture de ce numéro, qui présente une photographie de la tribune de la présidence dans l’église San Francesco Saverio de Trente, lors de la séance d’inauguration du 1er Congrès antimaçonnique international en septembre 1896, est un choix pertinent qui contextualise immédiatement le lecteur.
En somme, ce numéro 93 des Chroniques d’histoire maçonniqueoffre une plongée érudite et captivante dans une période cruciale de l’histoire de la franc-maçonnerie. Les articles, richement documentés, nous invitent à réfléchir aux dynamiques de pouvoir, aux luttes idéologiques et aux figures emblématiques qui ont marqué cette époque. Une lecture essentielle pour les passionnés d’histoire maçonnique et les curieux de l’histoire politique et sociale de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.
Chroniques d’histoire maçonnique – Dossier « La franc-maçonnerie dans la tourmente » (1896-1918)
Collectif–Institut d’Études et de Recherches Maçonniques, N° 93, Printemps-Été 2024, 80 pages, 14 € port inclus. CHM, à acheter sur le site de Conform édition.