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William Hogarth : Artiste, Satiriste et Franc-Maçon

De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br

William Hogarth, né en 1697 et décédé en 1764, a traversé une époque charnière où la franc-maçonnerie a commencé à prendre forme en tant qu’institution organisée en Angleterre. Hogarth, connu pour ses satires sociales et ses scènes de genre, a laissé une empreinte indélébile sur la représentation artistique de la vie londonienne, où la franc-maçonnerie a souvent trouvé sa place dans sa palette critique.

Hogarth et la Franc-Maçonnerie : Un Contexte Historique : Lorsqu’en 1717, quatre loges londoniennes se sont unies pour former la Première Grande Loge d’Angleterre, la franc-maçonnerie était initialement perçue comme une société conviviale parmi d’autres. Cependant, au fil du temps, elle est devenue une institution respectée, influencée par l’effervescence intellectuelle et sociale de l’époque. Hogarth, bien avant de devenir franc-maçon en 1725, capturait déjà dans ses œuvres ce climat dynamique.

En 1723, le « Book of Constitutions » de James Anderson a été publié, fixant les fondements de la Franc-Maçonnerie moderne. Ce texte, bien qu’unifiant, a aussi créé des dissensions au sein de la Grande Loge, certains membres craignant une dérive de l’essence originelle plus sociale et fraternel. Les tensions culminèrent avec l’élection de Philippe, duc de Wharton, comme Grand Maître en 1724, événement qui a inspiré Hogarth.

La Satire de Hogarth : Les Gormagons

Le désaccord interne a mené à la création des Gormagons, une société parodique fondée par des membres mécontents, et Hogarth a saisi l’occasion pour exercer son talent satirique. Dans son « Mystère de la maçonnerie mis en lumière par les Gormagons » de 1724, il utilise des symboles maçonniques et des figures de l’époque comme Wharton et Desaguliers pour moquer les querelles et les prétentions de la franc-maçonnerie de son temps. Cette œuvre montre non seulement son habileté à manier le symbolisme maçonnique mais aussi son esprit critique envers toutes formes d’autorité.

L’Influence de Sir James Thornhill

La vie de Hogarth prit un tournant significatif lorsqu’il épousa Jane Thornhill, fille du célèbre peintre franc-maçon Sir James Thornhill. Ce mariage, d’abord secret et controversé, a finalement mené à une relation fructueuse avec son beau-père, qui a joué un rôle clé dans son entrée dans la franc-maçonnerie. Thornhill, avec son statut dans les cercles maçonniques, où il a servi comme maître de la Swan Tavern Lodge et comme premier gardien, a ouvert à Hogarth des portes qu’un homme de sa condition sociale aurait eu du mal à franchir seul.

Hogarth, l’Artiste Indépendant

Même en tant que franc-maçon, Hogarth a maintenu une indépendance critique remarquable. Ses œuvres ne se sont pas limitées à flatter la société maçonnique mais ont continué à explorer et à critiquer les vices et vertus de toute la société britannique. Il a ainsi contribué à façonner l’image publique de la franc-maçonnerie à travers ses gravures et ses peintures, souvent en y insérant une dose d’humour et de critique sociale.

L’Héritage de Hogarth

Hogarth est devenu plus qu’un simple membre de la franc-maçonnerie; il est une figure incontournable pour son approche démocratique de l’art, rendant les histoires morales accessibles à un public élargi grâce à la production en série de gravures. Sa participation à la franc-maçonnerie, bien que non exclusive, enrichit la compréhension de son œuvre et de son engagement dans la société de son époque.

En conclusion, William Hogarth était bien plus qu’un artiste franc-maçon; il a été un observateur incisif et un critique de son temps, utilisant le langage de l’art pour explorer et commenter les complexités de la société, y compris les cercles maçonniques dans lesquels il évoluait. Son travail reste un témoignage vivant de l’intégration des idéaux maçonniques dans la culture britannique du XVIIIe siècle, tout en maintenant une vision critique et indépendante de cette même société.

L’Œuvre de Hogarth : Un Miroir de la Société Maçonnique

William Hogarth, en tant qu’artiste, a utilisé sa position unique de franc-maçon pour observer et représenter la franc-maçonnerie à travers un prisme critique et souvent humoristique. Voici comment son œuvre a reflété et influencé la perception de la franc-maçonnerie :

  • Satire Sociale et Maçonnique : Hogarth est célèbre pour ses séries de gravures comme « The Rake’s Progress » et « Marriage A-la-Mode », où il explore les thèmes de la moralité, de la corruption et de la folie sociale. Ces œuvres reflètent indirectement les valeurs maçonniques de progrès moral et d’introspection, même si elles ne ciblent pas directement la franc-maçonnerie.
  • La Franc-Maçonnerie dans l’Art : Hogarth a inclus des références maçonniques dans plusieurs de ses œuvres. Par exemple, dans « The Four Times of Day », la scène intitulée « Night » montre un franc-maçon ivre, sous-entendant peut-être une critique de l’hypocrisie ou des excès, tout en reflétant les aspects sociaux de la loge maçonnique.
  • L’Art comme Véhicule d’Enseignement : Hogarth croyait que l’art devait être moralement instructif, une philosophie qui résonne avec les principes maçonniques de l’amélioration personnelle. Ses gravures ont souvent servi de commentaires sociaux, visant à éduquer le public sur les travers et les vertus de la société britannique.

Hogarth et l’Engagement Social

Hogarth n’était pas seulement un observateur passif de son époque; il a également été un acteur dans la réforme sociale :

  • Le Copyright Hogarthien : En 1735, Hogarth a été instrumental dans le passage du « Hogarth Act », une législation précoce sur le droit d’auteur qui protégeait les droits des artistes sur leurs gravures et dessins. Cela montrait son engagement envers l’art et son désir de le rendre accessible, des valeurs qui se trouvent également au cœur de la franc-maçonnerie.
  • Philanthropie et la Foundling Hospital : Hogarth a soutenu activement la Fondation des Enfants Trouvés, où il a non seulement peint des œuvres d’art mais a également utilisé son influence pour encourager d’autres à faire de même. Cela illustre l’aspect charitatif et humanitaire de sa personnalité, reflétant la dimension philanthropique de la franc-maçonnerie.

L’Influence de Hogarth sur la Culture Maçonnique

L’art de Hogarth a eu un impact sur la manière dont la franc-maçonnerie s’est perçue et a été perçue :

  • Renforcement de la Cohésion Maçonnique : En représentant des figures maçonniques dans ses œuvres, Hogarth a contribué à établir une identité visuelle de la franc-maçonnerie. Cela a aidé à renforcer le sentiment de camaraderie et d’appartenance parmi les francs-maçons.
  • La Critique et la Réflexion : À travers sa satire, Hogarth a poussé les francs-maçons à réfléchir sur leurs pratiques et leur place dans la société, encourageant une introspection qui est au cœur du parcours maçonnique.
  • Un Héritage de Liberté Artistique : Hogarth a défendu la liberté d’expression artistique, une valeur maçonnique, en critiquant même ses propres confrères lorsqu’il jugeait cela nécessaire. Son travail a montré comment l’art peut servir de critique constructive, une leçon que la franc-maçonnerie a peut-être intériorisée.

Le Legs de Hogarth

Hogarth n’a pas seulement laissé des œuvres d’art; il a légué un modèle d’engagement artistique avec la société. Sa franc-maçonnerie était à l’image de son art – pleine de vie, d’humour, de critique sociale, mais aussi d’un profond respect pour l’idéal d’amélioration personnelle et collective. En tant que franc-maçon, il a embrassé les principes de fraternité, de vertu morale, et d’égalité intellectuelle, tout en utilisant son talent pour questionner et améliorer la société de son temps. Sa double identité d’artiste et de franc-maçon offre un aperçu fascinant de la manière dont ces deux mondes pouvaient s’intersecter et s’influencer mutuellement.

Le sens caché de la coupe d’amertume

Cette approche symbolique se veut être un complément au très beau morceau d’architecture que notre sœur Solange a produit ici même (Lire son article). Comme toujours en matière de symbolisme maçonnique, pour chaque symbole il y a le sens primitif et puis les rajouts effectués par les chefs de file des courants philosophico-ésotériques.


Le sens primitif du symbolisme de la coupe d’amertume me semble être d’inspiration biblique en conformité avec la démarche des premiers concepteurs des rituels maçonniques.

Pour aboutir à cette conclusion, plusieurs pistes sont à notre portée :

  • Les mots dans la Bible
  • L’évangile selon Saint Mathieu
  • La logique même du rituel maçonnique dans sa pureté initiale !

Les mots dans la Bible

Dans la Bible, on retrouve les mots, coupe, amertume,

  • La coupe a 59 occurrences ;
  • Amertume a 21 occurrences;
  • Dans les Psaumes, « l’humanité est comparée à un invité recevant de Dieu, en une coupe, un lot d’expériences heureuses (Ps 16:6 23:6 etc.), mais aussi à un malheureux recevant de Dieu le lot amer de l’infortune (11:6) » ;
  • La coupe de la colère et de la justice de Dieu, (Jer 25:15, Eze 23:32 )

L’Evangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu

C’est dans le chapitre 20 Verset 22 que l’on trouve l’expression la plus claire :
…. « Vous ne savez pas ce que vous demandez ! Pouvez-vous boire la coupe amère de souffrance que je vais boire ? » « Oui, répondirent-ils, nous le pouvons ! »

La logique primitive du rituel maçonnique


La particularité de notre rituel est de mettre en scène sans expliquer !

C’est par la concomitance des déroulements des différentes phases de la Bible et du rituel maçonnique que l’on comprend ce à quoi notre symbolisme renvoie.

Globalement, le rituel maçonnique du 1er au 3ème degré peut être compris comme une illustration de l’expérience mythique de l’élévation de Jésus-Christ.

Tout se passe comme si boire la coupe était une prédiction : l’annonce d’un vrai malheur, la mort d’Hiram en parallèle avec la crucifixion de Jésus, et aussi l’annonce d’un vrai bonheur, son élévation en parallèle avec la résurrection de Jésus.

On pourrait démontrer que l’essentiel des différentes phases de nos rituels se passe avant, pendant et après la crucifixion, à Pâques, entre Midi et Minuit. L’initié est amené à revivre la passion du Christ via la légende d’Hiram !

La coupe d’amertume se place au tout début du processus ! Si classiquement elle est mise en rapport avec un serment, il est clair qu’il s’agit là d’un prétexte organisationnel qui ne correspond pas à l’importance du symbole !

Tout se passe comme si la coupe d’amertume avait une fonction annonciatrice qui se vérifiera au 3ème degré lors de l’annonce du meurtre d’Hiram, équivalent symbolique de la crucifixion.

On lit parfois que la coupe d’amertume est l’équivalent de la coupe des libations ! C’est bien sûr un contresens. La coupe des libations célèbre Jésus ! Cela ne correspond à aucun temps des rituels anciens ! Il en est de même de la confusion entre Calice et Coupe !

D’une certaine matière la réflexion que je vous propose rejoint le paragraphe « Un peu d’histoire » paru sur le site « Chemin 47 » :

« Selon André Doré, ce symbole proviendrait d’Allemagne, via le Rite Rectifié qui en faisait déjà usage vers 1755. Jean Reyor considère que le « calice d’amertume » n’a pas d’équivalent dans les initiations chrétiennes ni dans les initiations chevaleresques et hermétiques. Cette pratique semble aussi complètement inconnue en Angleterre. On la retrouve dans le rituel de 1785 du Grand Orient de France.

Dans le « Régulateur du Maçon » datant de 1801, le « calice d’amertume » est présenté au Récipiendaire après les trois voyages dans la Loge. Sa signification n’est pas liée à une mise en garde vis-à-vis d’un reniement du serment, mais par rapport aux difficultés de la voie initiatique.

C’est pourquoi les paroles prononcées par le Vénérable Maître à l’issue de cette épreuve ont à peu près le sens suivant : « Monsieur, ce breuvage, par son amertume, est l’emblème des chagrins inséparables de la vie humaine : la résignation aux décrets de la Providence peut seule les adoucir ».

Au Rite moderne (belge), la phrase exacte est : « Ce breuvage, par son amertume, est l’emblème des épreuves inséparables de la vie. La résignation peut en adoucir les effets, mais le courage seul peut vous aider à les vaincre ».

Selon Christian Guigue, la coupe d’amertume présente dans les rituels d’Initiation maçonnique remonte aux temps les plus lointains. Dans les initiations égyptiennes, le candidat devait boire un breuvage délicat composé de vin et de myrrhe, du moins le lui présentait-on ainsi ! En réalité, il s’agissait plus probablement d’une mixture affreuse faite de vinaigre et de teinture de noix de galle ! »

En conclusion

On ne comprend bien le symbolisme primitif des symboles utilisés dans les rituels d’initiation maçonniques des trois degrés principiels qu’en se référant à la correspondance biblique !

En ce qui concerne la coupe d’amertume, c’est fondamentalement une annonce subtile de ce qui se passera au 3ème degré ! L’annonce d’un grand malheur qui sera suivie de l’annonce d’un grand bonheur !

Ce symbole rappelle aussi le caractère sacrificiel de notre initiation ! Nous sommes destinés à nous sacrifier pour assumer l’annonce de la « Vérité » ! Telle est notre voie !

Naturellement cela correspond au XVIIIème siècle ! Aujourd’hui bien que nous ayons une diversité de démarches et d’approches, et que le mysticisme a montré ses limites, peut-être n’est-il pas inutile de faire vivre ce symbole qui a le mérite de ne pas nous faire rêver à une vie qui serait un long fleuve tranquille !

Que va changer l’élection de Donald Trump à la présidence américaine pour les Francs-maçons du monde et plus particulièrement ceux de France ?

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L’élection de Donald Trump à la présidence américaine en 2024 pourrait avoir divers impacts sur la Franc-maçonnerie mondiale et, plus spécifiquement, sur les francs-maçons en France, bien que ces effets soient souvent indirects et difficiles à prédire avec précision. Voici quelques réflexions sur ce sujet :

Pour la Franc-Maçonnerie Mondiale :

Politique et Valeurs :

Conservatisme : Trump, connu pour ses positions conservatrices, pourrait influencer les discussions au sein des loges maçonniques sur les thèmes politiques et sociaux, poussant à des débats sur la direction morale et politique de la maçonnerie.

Liberté et Tolérance : La Franc-maçonnerie valorise la liberté d’expression et la tolérance. Une administration Trump pourrait renforcer ces valeurs comme contrepoint aux politiques plus restrictives ou polarisantes.

Relations Internationales :

Diplomatie et Alliances : La politique extérieure américaine pourrait affecter les relations diplomatiques et les dynamiques internationales, ce qui pourrait indirectement influencer les échanges maçonniques internationaux, surtout si des tensions géopolitiques augmentent.

Image Publique :

Perception des États-Unis : Trump est une figure controversée, et son image pourrait influencer la perception publique de la Franc-maçonnerie aux États-Unis, en particulier si les accusations de conspiration ou des narratives anti-maçonniques sont exploitées dans les médias ou par les opposants politiques.

Pour les Francs-Maçons en France :

Politique Intérieure :

Réflexion sur les Valeurs Républicaines : En France, où la maçonnerie a une forte tradition républicaine, l’élection de Trump pourrait susciter des réflexions sur les valeurs de liberté, égalité, et fraternité, surtout si ces dernières sont perçues comme étant menacées ou modifiées aux États-Unis.

Débat sur le Nationalisme : L’accent mis par Trump sur « l’Amérique d’abord » pourrait conduire à des discussions au sein des loges françaises sur le nationalisme versus l’internationalisme, influençant la façon dont les francs-maçons français perçoivent leur rôle dans un monde globalisé.

Immigration et Droits Humains :

Politiques d’Immigration : Si Trump impose des politiques d’immigration strictes, cela pourrait affecter les relations entre les loges américaines et françaises, surtout si des francs-maçons ou leurs familles sont directement concernés par ces politiques.

Droits Humains : La Franc-maçonnerie française, souvent engagée pour les droits de l’homme, pourrait se sentir appelée à prendre position ou à s’engager dans des actions humanitaires en réponse aux politiques de Trump.

Échanges Culturels et Maçonniques :

Coopération Maçonnique : Les relations entre les obédiences maçonniques françaises et américaines pourraient être affectées par le climat politique. Cependant, la Franc-maçonnerie a historiquement cherché à transcender les politiques nationales pour promouvoir l’entente universelle.

Tourisme et Visites : Les voyages maçonniques ou les visites entre loges pourraient connaître des variations en fonction des politiques de sécurité et de voyage mises en place.

Symbolisme et Discours Public :

Connotation des Symboles : La vision de Trump pourrait influencer la perception publique des symboles maçonniques, surtout si les théories du complot et la désinformation continuent de s’amplifier dans le discours public.

Économie et Commerce :

Débat Éthique :

narcissique
Trump : l’archétype du narcissique
  • Valeurs vs. Réalité Politique : L’élection de Trump, avec son style et ses politiques particulières, pourrait susciter des discussions maçonniques en France sur l’alignement ou le désalignement des actions politiques avec les valeurs maçonniques comme l’intégrité, la justice et la fraternité.

Réflexion sur la Démocratie :

  • Processus Électoral : Les événements entourant l’élection de Trump pourraient encourager les maçons français à réfléchir sur les processus démocratiques, le rôle des médias, et l’influence du populisme, ce qui pourrait influencer la manière dont les loges abordent l’éducation civique ou l’engagement politique.

Impact sur la Fraternité Maçonnique :

Solidarité et Aide Mutuelle :

  • Soutien International : Si les politiques américaines sous Trump entraînent une augmentation des difficultés sociales ou économiques pour certains groupes, les loges maçonniques pourraient se sentir obligées de fournir plus de soutien international ou de renforcer les réseaux d’entraide.

Rapprochement ou Distanciation :

  • Relations Transatlantiques : Selon les politiques adoptées, les francs-maçons français pourraient ressentir le besoin de se distancier de leurs homologues américains ou, au contraire, chercher une collaboration plus étroite pour promouvoir les idéaux maçonniques comme contrepoint à la division politique.

Influence Culturelle et Sociétale :

Discours Anti-Élite :

  • Critique de l’Élite : La rhétorique de Trump contre les élites pourrait résonner ou entrer en conflit avec les idéaux maçonniques, selon la manière dont ils sont interprétés dans les loges. Cela pourrait soit alimenter la perception de la maçonnerie comme un groupe élitiste, soit encourager les loges à se positionner publiquement comme des institutions ouvertes à tous, et non seulement aux élites.

Dialogue sur la Vérité et la Vérité Alternative :

  • Post-Vérité : L’ère des « faits alternatifs » et de la désinformation pourrait mener à une intensification, au sein des loges maçonniques, de la quête de la vérité, du discours rationnel et des dangers de la désinformation.

Initiatives et Projets Maçonniques :

Projets Humanitaires et Culturels :

  • Engagement Social : L’élection pourrait inciter les loges maçonniques françaises à lancer ou à augmenter leur implication dans des projets humanitaires ou culturels, soit comme réaction à des changements perçus à l’échelle mondiale ou locale, soit comme une réaffirmation de la fraternité universelle.

Éducation et Communication :

  • Éducation Maçonnique : Il pourrait y avoir un effort pour éduquer les nouveaux membres ou le public sur l’histoire et le véritable but de la franc-maçonnerie afin de contrer les narratives négatives qui pourraient être exacerbées par le discours politique.

Bien que l’impact direct de l’élection de Trump sur la franc-maçonnerie française ne soit peut-être pas immédiat ou évident, les conséquences indirectes pourraient se manifester dans la manière dont les loges abordent leur rôle dans la société, s’engagent dans le discours politique, et préservent ou adaptent leurs traditions en réponse au climat politique mondial. La franc-maçonnerie française, avec sa forte tradition des valeurs des Lumières, chercherait probablement à maintenir un équilibre entre ses aspirations philosophiques internes et son engagement extérieur face aux changements politiques et sociaux du monde.

En somme, l’impact de l’élection de Trump sur la Franc-maçonnerie, particulièrement en France, serait probablement nuancé et influencé par la manière dont les maçons choisissent de réagir à l’évolution politique. La Franc-maçonnerie a toujours cherché à naviguer au-dessus des turbulences politiques en se concentrant sur ses principes de fraternité, d’amélioration personnelle, et de recherche de la vérité, mais elle ne peut pas totalement s’isoler des effets que les changements politiques mondiaux ont sur la société en général.

Pourquoi dit-on que la Franc-maçonnerie est une catharsis ?

Depuis des siècles, la Franc-maçonnerie est décrite comme une voie de transformation intérieure. Mais pourquoi associe-t-on souvent cet Ordre initiatique à la notion de catharsis, ce processus de purification qui libère l’âme des passions et des illusions ? Pour comprendre, il faut plonger au cœur des rituels, symboles et enseignements qui jalonnent le chemin maçonnique.

La catharsis, héritée de la philosophie grecque, désigne une libération par la reconnaissance et la maîtrise des émotions profondes. Dans les loges maçonniques, cette purification prend la forme d’un voyage initiatique où l’initié, tel un apprenti sculpteur, apprend à tailler la pierre brute qu’il représente. Les rituels, en mobilisant symboles puissants et gestes codifiés, offrent à chacun un miroir introspectif, révélant les imperfections du caractère et les chaînes de l’ignorance.

Ainsi, l’entrée en maçonnerie n’est pas une adhésion ordinaire à une organisation. C’est un appel à la transformation personnelle.

Chaque grade, chaque rituel, chaque outil symbolique — le maillet, le ciseau, le compas — n’est pas un simple objet, mais un instrument de travail sur soi.

Le franc-maçon s’efforce d’éliminer les aspérités de son esprit et d’aligner ses actions sur les valeurs fondamentales que sont la liberté, l’égalité et la fraternité.

Ce processus est fondamentalement cathartique. Il invite à l’examen de conscience et à une quête permanente de perfectionnement. Lors des tenues, la loge devient un espace protégé où règnent la réflexion et l’écoute. Chaque échange, chaque rituel, agit comme une séance de purification collective, où les passions égoïstes s’effacent pour laisser place à une harmonie fraternelle.

Mais cette catharsis ne s’arrête pas au seuil du temple. Le maçon est appelé à porter cet enseignement dans la société. En transposant ses progrès personnels dans le monde profane, il devient un vecteur d’élévation morale et sociale. Ce rôle actif transforme les défis quotidiens en occasions de mettre en pratique les vertus acquises dans la loge.

En ce sens, la Franc-maçonnerie ne se contente pas de promettre un idéal philosophique. Elle offre un cadre méthodique et vivant, où chacun, grâce à une discipline rituelle et intellectuelle, peut libérer son potentiel et transcender ses limites.

Pour reprendre les mots de Pierre Simon :

« La Franc-maçonnerie est un théâtre où l’initié est à la fois acteur et spectateur de sa propre renaissance ».

Dans ce théâtre symbolique, la catharsis n’est pas une fin en soi, mais un processus continu. Chaque pas en maçonnerie invite à mourir un peu aux illusions pour renaître à une vérité plus profonde.

Alors, pourquoi la Franc-maçonnerie est-elle une catharsis ?

Parce qu’elle nous enseigne que la véritable liberté commence par la maîtrise de soi. Parce qu’elle fait de l’homme un architecte de son propre destin. Et parce qu’elle montre qu’au-delà des symboles, c’est dans l’action fraternelle et éclairée que se trouve la véritable purification.

Au-delà des aspects purement symboliques, la catharsis maçonnique trouve également son écho dans la structure même de la progression initiatique. Chaque grade propose une étape de dépassement, où l’initié est confronté à de nouvelles leçons et à des défis plus profonds. Ce processus n’est pas linéaire : il demande au franc-maçon de revisiter ses acquis, de réinterpréter les symboles et de se confronter sans cesse à ses failles. Cette répétition consciente, loin d’être une simple redondance, agit comme un affinement progressif de l’âme, comparable à un métal que l’on forge et purifie à plusieurs reprises.

L’un des éléments les plus cathartiques de la Franc-maçonnerie réside dans l’expérience rituelle.

Ces cérémonies, riches en symbolisme, ne se contentent pas d’instruire intellectuellement ; elles sollicitent l’émotion et l’intuition. Par la lumière tamisée, les gestes précis et les paroles solennelles, le franc-maçon est plongé dans une ambiance propice à la réflexion intérieure. Cet environnement stimule l’esprit tout en touchant au cœur de l’être, là où naissent les transformations les plus profondes.

Mais cette catharsis dépasse l’individu. La Franc-maçonnerie invite à une purification collective. En loge, chacun est encouragé à mettre de côté ses préjugés et ses passions profanes pour contribuer à un idéal supérieur. Le cadre rituel agit alors comme un creuset alchimique, où les énergies personnelles se mêlent pour produire une dynamique fraternelle, empreinte de sagesse et d’unité.

Cette alchimie collective, rare dans le monde extérieur, permet à la loge d’incarner un espace d’élévation, où chaque membre puise la force de continuer son propre travail intérieur.

Enfin, la catharsis maçonnique s’enracine dans une vision humaniste. En transformant l’individu, la Franc-maçonnerie transforme le monde. À travers ses enseignements, elle incite à une action éclairée, guidée par des principes universels. Ainsi, la purification de l’âme ne vise pas uniquement le bien personnel, mais s’inscrit dans une perspective plus large : celle de bâtir une humanité plus juste, plus libre, et plus fraternelle.

La Franc-maçonnerie est une catharsis parce qu’elle ne cesse de rappeler à ses membres que tout changement extérieur commence par un changement intérieur.

Elle incarne un voyage, un perpétuel retour à soi pour mieux avancer vers l’autre. Et c’est dans cette quête, infiniment personnelle et universellement partagée, que réside toute la puissance de son message.

Le Docteur Faiçal, Recteur de l’Université d’Itaúna reçoit la plus haute distinction de la Franc-maçonnerie

De notre confrère brésilien jornalspasso.com.br

Dans la soirée du jeudi 21, la loge maçonnique Maître Chaue Checker a été le théâtre d’une cérémonie empreinte de solennité. Le Dr Faiçal David Freire Chequer, recteur de l’Université d’Itaúna, a reçu la prestigieuse Mention élogieuse D. Pedro I. Cette distinction, la plus haute de la franc-maçonnerie brésilienne, récompense son engagement exceptionnel en faveur de la société et son adhésion aux principes maçonniques.

EYE : « L’honneur que je viens de recevoir n’est pas un point final, mais un nouveau départ. A partir d’aujourd’hui, notre engagement envers la Franc-Maçonnerie et la société se renouvelle encore davantage. Cette Mention élogieuse D. Pedro I n’est pas seulement la mienne, mais celle de tous les frères de l’Augusta et du respectable Loja Mestre Chaue Checker”

La Mention élogieuse célèbre les individus marquant par leur dévouement à la justice, à l’éthique et au bien commun. Pour prétendre à cet honneur, il est nécessaire d’être détenteur de la « Croix maçonnique de la perfection » et d’avoir consacré au moins 35 à 45 ans de service à l’Ordre. Le choix du Dr Faiçal a été justifié par son engagement à bâtir une société plus juste, reflétant les idéaux de la franc-maçonnerie.

Lors de son discours, le Dr Faiçal, visiblement ému, a exprimé sa gratitude : « Recevoir cette distinction est un moment gravé dans mon cœur. Je remercie mes frères maçons pour leur soutien continu et pour incarner les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. » Il a également souligné que ses 50 années dans l’Ordre ont façonné son engagement envers l’éthique et le bien-être social.

Les autorités locales présentes, dont le maire élu d’Itaúna Gustavo Mitre et le maire réélu de Mateus Leme, Dr Renilton Coelho, ont salué la contribution exceptionnelle du Dr Faiçal. Gustavo Mitre a rappelé que sa gestion a transformé l’Université d’Itaúna en un véritable symbole de la ville. Quant au Dr Renilton, il a remercié le récipiendaire pour son impact dans toute la région.

La cérémonie s’est achevée par des hommages familiaux, des discours des dirigeants maçonniques et un cocktail convivial, symbolisant l’unité et la fraternité partagées par tous.

Harmonie et Force

De notre confrère universalfreemasonry.org

Qu’est-ce qui constitue le fondement – ​​la pierre angulaire – de la Franc-Maçonnerie ?

La théorie majeure des instances maçonniques est l’UNITÉ. Ce n’est pas une simple idée, mais un fait, un fait vivant, pratique, influent, qui imprègne tout le système, de la première à la dernière pierre, et qui le lie en un grand tout. Dans les éléments de notre organisation, il y a certains principes vivants qui forment le fondement, ou la base, sur laquelle repose toute la structure ; et de ceux-ci, comme de germes vitaux, naissent les liens qui unissent l’édifice comme par des bandes d’acier.

Aucune pression extérieure, aucun assaut féroce, aucune tempête ou tempête ne peut ébranler la structure ainsi établie et ainsi cimentée par des liens durables. Elle est fondée sur des principes justes, qui sont aussi indestructibles que les lois du Grand Architecte de l’Univers ; ses principes d’unité sont ceux qui lient l’homme à l’homme et lient l’humanité à son Créateur pour les siècles éternels. Il est donc certain que l’institution doit perdurer, car elle ne peut échouer que lorsque sa nécessité cesse d’exister et que les exigences de notre nature ne requièrent plus son aide.  

Il a été dit à juste titre que la VÉRITÉ est le fondement, la pierre angulaire de la Franc-Maçonnerie, et que la vérité est l’existence et les perfections de la Déité. Non pas l’existence d’un mythe, ou de quelque dieu païen imaginaire ayant les mêmes passions que nous, vivant dans les ténèbres et subsistant par la cruauté de sa propre nature, mais la Déité, la Déité de la création et de la providence, la Déité de la révélation divine, le « Dieu de Jeshuron, qui chevauche les cieux pour te venir en aide, et dans son excellence sur le ciel ». Telle est la vérité qui constitue la « pierre angulaire principale » de notre structure mystique et morale. Il est donc évident que la pierre angulaire ne peut être enlevée ; elle est là, une grande vérité élémentaire indestructible, ferme comme le roc des siècles et durable comme les années éternelles.  

De cette vérité unique, comme d’une grande racine, il en existe d’autres qui grandissent en participant de sa nature et en pénétrant dans toutes les parties de l’édifice ; et bien qu’il ne soit pas au pouvoir d’un homme ou d’un groupe d’hommes « d’apporter des innovations dans le corps de la Maçonnerie », de même cette vérité vivante et ses ramifications indestructibles sont hors de portée du destructeur – car celle-ci et celles-ci constituent l’âme de la Maçonnerie.  

Mais je n’ai pas le temps, même si j’en avais la capacité, de m’étendre sur ce fait, sur cette vérité qui soutient tout l’édifice. Cela mettrait à rude épreuve les esprits les plus éminents d’entre nous, et serait un sujet digne de la plume des érudits les plus mûrs. Ce que je voulais déduire de cette grande vérité élémentaire, c’est que chaque partie de l’édifice, chaque pierre et chaque bois qui le composent, chaque pilier qui le soutient, chaque tour qui le flanque et le garde, doivent être en parfaite harmonie avec cette grande vérité. Les principes éternels de rectitude morale qui découlent de cette vérité doivent se refléter dans chaque partie des matériaux qui entrent dans la construction ; et chaque partie de l’édifice sacré doit être imprégnée de la vitalité tirée de cette vérité. Si tel n’est pas le cas, bien que la pierre angulaire reste solide, immobile, indestructible, l’édifice lui-même peut être détruit par manque de vitalité et par l’absence d’harmonie avec ses fondations. Si, par exemple, au lieu de faire de l’édifice un grand centre d’unité, où toutes les questions controversées de théologie sectaire ou d’orthodoxie politique seraient ignorées et d’où tout élément de discorde serait banni, nous y introduisions des éléments contraires aux principes de base, l’harmonie manquerait, et par conséquent la force. La force de cohésion d’une foi commune – une foi « dans laquelle tous les hommes sont d’accord » – cesserait de soutenir et de soutenir l’édifice dans ses différentes parties, et le résultat serait une destruction rapide et complète.  

Supposons, par exemple, que des membres d’une loge refusent d’admettre un membre supplémentaire parce qu’il n’est pas de leur foi religieuse particulière, ou parce qu’il ne travaille pas pour soutenir leur parti politique, ou ne se fait pas l’écho des dogmes qu’ils considèrent comme les plus importants ; il est peu probable que l’on puisse prévoir les conséquences pour cette loge. Elle tomberait rapidement en décadence et perdrait à juste titre sa charte – et tout cela parce que son travail n’est pas en harmonie avec le grand principe élémentaire sur lequel repose l’institution. Cette grande vérité reconnaît le principe selon lequel des différences existent entre les hommes sur des points de détail, mais que de telles différences sont toujours compatibles avec l’intégrité des objectifs et la pureté du cœur, et que de simples nuances et degrés d’opinion sur la philosophie, la religion ou la politique ne portent pas atteinte à la beauté morale d’un travail en harmonie avec les grands principes de la vérité. Le livre de la nature, aussi bien que celui de la révélation, nous assure que « celui qui craint Dieu et pratique la justice sera accepté », peu importe qu’il croie tel ou tel dogme particulier ou suive le sillage de telle ou telle secte particulière. Dieu est notre Créateur à tous, et la seule norme de moralité exigée dans notre temple mystique est l’obéissance à la loi morale, le grand code de la Bible. Nous ne pouvons pas aller au-delà de cela, nous ne pouvons pas aller plus loin, car les éléments de notre nature ne vont pas au-delà.  

Le pont de la Trinité à Crowland Town , Lincolnshire. Le pont triangulaire de la Trinité se dresse sur la terre ferme. Construit entre 1360 et 1390.

Prenons un autre exemple. Notre pierre angulaire incarne l’idée de la loi suprême et subordonnée et de l’obéissance. Il ne s’agit pas de lois élaborées et compliquées pour régler l’action humaine dans ses dix mille relations, dans tous ses devoirs et responsabilités compliqués. C’est l’État et les associations sociales et municipales qui lui sont subordonnées qui s’en chargent. Nos lois sont peu nombreuses – très peu nombreuses, sinon elles pourraient entrer en conflit avec ce devoir que nous avons envers Dieu, notre pays ou nos familles. Chez nous, il s’agit simplement de se soumettre à ces quelques règles simples pour régir nos relations mutuelles et d’obéir à la loi de Dieu. Mais combien de fois voit-on un frère bien intentionné vouloir aller au-delà de cela. La loi – tout cela est oublié ; la soumission à la loi est combattue, son autorité est contestée, en fait, sinon en théorie, et le résultat est la discorde – la destruction ultime.  

intérieur de restaurant avec client et serveuse

J’ai un ami, un ami très cher, que je désire faire rentrer dans l’Ordre. J’éprouve pour lui une très haute estime personnelle, et ce sentiment même sert à cacher tous ses défauts à ma vue. Un autre le voit d’un point de vue différent, ou à travers un autre moyen, et des défauts, proéminents et criants, sont découverts, qui sont suffisants à son avis pour l’exclure de notre fraternité mystique. Le voyant sous cet angle et agissant sous cette conviction, il est de son devoir d’empêcher son admission. Il le fait, et quelle en est la conséquence ? Je demande immédiatement la raison de cette indignité faite à mon ami ; une tempête s’ensuit ; des sentiments hostiles sont engendrés ; le lien d’unité est rompu ; les lois élémentaires de l’Ordre sont violées, et je n’ai pas besoin de décrire les conséquences. L’harmonie est immédiatement détruite, ou chassée des salles de son adoption ; L’unité est rompue dans tous ses liens d’amour et d’amitié fraternelle, et ce qui constitue la force et le soutien de toutes les institutions, et spécialement de la nôtre, est sacrifié sans raison ! Peut-on s’étonner qu’une telle loge perde sa vigueur et cesse de prospérer ? Il serait encore plus étonnant qu’elle survive ; et je suis convaincu que le Grand Maître ne ferait que s’acquitter d’un devoir qu’il a envers la profession, si, dans tous les cas de ce genre, il arrêtait promptement la charte. Une Grande Loge accorderait-elle une charte à un corps de francs-maçons si discordants dans leurs sentiments et leurs actions, si insubordonnés aux usages maçonniques bien établis ? Certainement pas ; et par conséquent, chaque fois qu’une telle situation se produit, la charte devrait être retirée.  

Maillet et épée sur un plateau de vénérable
Maillet et épée sur un plateau de vénérable

Tout maître de loge sait combien la discorde peut facilement s’insinuer parmi les membres d’une loge, à moins d’être combattue avec un zèle inlassable. Une divergence d’opinion sur un sujet mineur, si elle se manifeste une fois, peut être « le début de la fin » ; car, bien qu’elle puisse facilement s’introduire, si on ne la surveille pas, il est extrêmement difficile de la chasser. De belle apparence et aux prétentions plausibles, elle s’introduit plus facilement en raison de son apparente innocence.  

J’ai une foi ferme en la Divinité et je reconnais pleinement les exigences de sa loi morale telles qu’elles sont révélées dans le « code sacré ». Dans cette mesure, je suis en harmonie avec mes frères. Nous sommes entièrement d’accord sur ce point et personne ne devrait être admis, quelles que soient ses autres qualités ou prétentions, s’il n’est pas en harmonie avec nous dans ce domaine. Cela est essentiel à notre plaisir, à la prospérité et à l’utilité de notre Loge ; si cela était nécessaire davantage, elle pourrait contrecarrer son propre objectif. Mais, en plus de ma foi en la Divinité et de ma reconnaissance de la loi morale, j’ai certaines opinions religieuses qui sont les miennes et qui ne gênent pas celles des autres. Je ne devrais jamais les imposer à mes frères ni en faire la référence par laquelle juger les autres. Une telle conduite serait destructrice de l’harmonie ; et bien qu’aucun frère ne devrait tenter de les introduire dans la salle de la Loge, si cela devait être tenté, le Maître des W. devrait l’empêcher rapidement.  

Main sur la Bible lors du serment

Je le répète : je crois qu’il m’incombe, en tant que citoyen et en tant que franc-maçon, d’être « fidèle à mon gouvernement et juste envers mon pays, de rejeter la déloyauté et la rébellion et de me conformer strictement aux lois du pays dans lequel je réside ». C’est aussi une loi élémentaire de la franc-maçonnerie et elle doit faire partie du credo politique de chaque frère. Mais j’ai d’autres articles dans mon credo ; sur toutes les grandes questions, j’ai des affinités avec mon parti et j’en ai le droit, car je crois que les buts et les objectifs d’un parti sont mieux calculés pour préserver les libertés du pays que ceux d’un autre parti. Mon frère ne peut pas être d’accord avec moi sur ce point, et il s’agit là d’une honnête divergence d’opinion. Mais ces opinions opposées ne doivent pas être introduites dans la loge ; elles ne sont requises dans aucun des objectifs ou travaux de notre institution ; et, de plus, leur introduction est strictement interdite par les lois fondamentales de l’Ordre. Ces lois sont primordiales – nous avons promis de les observer et de les respecter, et nous devons le faire. L’introduction d’opinions privées, sur des sujets non essentiels à l’existence et aux objectifs de la franc-maçonnerie, entraînerait avec elles le démon de la discorde, et tandis que l’harmonie serait détruite, la ruine de la loge serait assurée.  

En conclusion, permettez-moi de dire que je considère comme un ennemi de l’Ordre l’homme qui introduit la discorde dans nos loges. Il faut s’en prendre à lui immédiatement, car si on laisse le mal prendre racine et se développer, il entraînera très vite la ruine d’une institution si chère à tout franc-maçon authentique et qui peut devenir un tel instrument de bien pour notre pauvre humanité souffrante. Dans cette affaire, beaucoup dépend du Maître. Il détient la clé par laquelle tout est admis et peut refuser à son gré. Il peut penser que c’est une grande responsabilité, mais il a accepté la fonction avec tout ce qui s’y rapporte. Qu’il étudie soigneusement l’Art Royal, ainsi que les droits, les prérogatives et les responsabilités de la Chaire, et qu’il fasse alors ce qui est juste. Sa Loge le soutiendra dans cette voie, sa conscience approuvera sa conduite et sa Grande Loge dira : « Bien joué ! »  

Tout bon maçon doit également veiller à éviter toute censure à ce sujet ; mais s’il devait outrepasser ses devoirs par oubli ou par méprise (et aucun bon et vrai maçon ne transgressera intentionnellement), il devrait recevoir avec la douceur qui convient les avertissements de son maître. Même si le maître devait commettre une erreur, il vaut mieux se soumettre jusqu’à ce que « la tempête soit passée ». L’harmonie est de la plus haute importance : elle doit être maintenue, et tout bon maçon doit se fixer comme premier objectif de la perpétuer. L’harmonie est notre force ; si elle est détruite, nous deviendrons « faibles comme les autres hommes ».

Mafia et Franc-maçonnerie en Italie : « L’État, la CIA, la mafia et Loge P2 ont collaboré pour rendre la Sicile autonome »

De notre confrère antimafiaduemila.com

Giuliano Di Bernardo : sur les loges, les procureurs manquent d’une vision d’ensemble, pour comprendre il faut tout relire sur la Loge P2.

L’ancien Grand Maître du Goi : « L’État, la CIA, la mafia et la Loge P2 ont collaboré pour rendre la Sicile autonome. Gelli a contribué en réorganisant la mafia et la ‘Ndrangheta « 

Agostino Cordova

« Ce qui manque aux magistrats qui enquêtent sur la franc-maçonnerie, c’est une vision d’ensemble. Ils considèrent de nombreuses pièces distinctes les unes des autres. Mais s’ils ne voient pas ce qui les unit, ils n’iront jamais dans la bonne direction et les vérités resteront toujours cachées. » Parole de Giuliano Di Bernardo, ancien Grand Maître du Grand Orient d’Italie. Dans une interview accordée au Corriere della Calabria,  il a rappelé les raisons qui l’ont amené à quitter ses fonctions en 1993, à la suite de l’enquête sur l’infiltration de la ‘Ndrangheta dans la franc-maçonnerie coordonnée par le procureur de Palmi de l’époque, Agostino Cordova, décédé cette année. Depuis des années, Di Bernardo a été entendu par des magistrats dans des procès impliquant des gangs, des loges couvertes et des fixeurs aux accents mafieux.

« J’ai commencé il y a quelques années par mes témoignages à la Commission anti-mafia, d’abord avec celle présidée par Rosy Bindi, puis avec celle présidée par Nicola Morra », a-t-il déclaré, rappelant le peu d’objectifs atteints par les deux commissions dans ses rapports. « J’ai commencé par attirer l’attention sur P2 : j’ai dit que si P2 n’était pas clarifié, de nombreux faits qui concernent non seulement la franc-maçonnerie, mais aussi l’État italien, resteraient dans l’ombre, dans le mystère. Il ne fait aucun doute que P2 est une création de la CIA, en collaboration avec Gladio et l’OTAN », a déclaré l’ancien Grand Maître Goi. « Gelli n’était pas le franc-maçon qui utilisait le Grand Orient d’Italie de manière déviante. Gelli avait été délégué par les Grands Maîtres du Grand Orient d’Italie pour les représenter dans la gouvernance de P2, qui était la loge du Grand Maître. Donc tout ce que Gelli faisait avec le P2, il le faisait avec le consentement du Grand Maître. Rien qu’une loge déviante ». 

Licio Gelli

Le vénérable Licio Gelli, a rappelé le franc-maçon, « a suivi les instructions du gouvernement américain à travers la CIA. P2 était son bras pour le contrôle de l’Italie et de l’Europe, pour les défendre d’une éventuelle attaque de l’Union Soviétique. Le rôle joué par Gelli n’est donc pas marginal ou déviant, mais un rôle très spécifique, exercé en collaboration avec d’autres institutions qui tendaient vers le même objectif. Il fut un temps où les États-Unis voulaient que l’autonomie de la Sicile en fasse leur siège en Méditerranée, leur propriété exclusive. Et P2 fait partie de ce projet : c’est là que se manifeste la relation de P2 avec la mafia, qui participe à ce projet

Di Bernardo souligne la nécessité de revenir sur l’enquête sur P2 si nous voulons comprendre pleinement   le plan de renaissance démocratique de Licio Gelli et ses ramifications qui atteignent l’agenda politique aujourd’hui.

« Le Plan de renaissance démocratique est un élément d’une mosaïque plus large »

explique Di Bernardo.

Et à la question de savoir si ce projet de libre accès de la Sicile par les Américains, pour résumer sa pensée, incluait également la soi-disant négociation État-mafia, l’ancien Grand Maître a répondu. « C’est une phase secondaire, mais cela en fait partie. C’est déjà une phase ultérieure presque dégénérative. Je parle du moment le plus important, dans lequel se crée un syncrétisme entre une partie de l’État italien, la mafia, P2 et le gouvernement américain. C’est à partir de là que les magistrats devraient commencer à comprendre les relations entre la mafia, l’État et la franc-maçonnerie en Sicile. Et à propos de la Calabre ? »

La Calabre est impliquée dans ce projet de Gelli, qui réorganise pratiquement les familles ‘Ndrangheta et les met sous son obéissance. Je suis convaincu que si nous pouvions voir la vraie liste des P2, nous trouverions tous les chefs des clans calabrais et sicilien », a déclaré Di Bernardo. « Il faut voir la mosaïque dans la dimension diachronique. Il y a eu le moment doré où l’État, la CIA, la mafia et le P2 ont collaboré pour rendre la Sicile autonome. Gelli y contribua en réorganisant la mafia et la ‘Ndrangheta. Les choses ont ensuite changé parce que les États-Unis ont tourné leur intérêt ailleurs. Et c’est typique des États-Unis.

Aldo Moro (années 70)

Ils ont d’abord entamé les démarches pour atteindre leur objectif, puis ils ont dit que cela ne les intéressait plus, mettant P2, la mafia et l’État en crise. Cette partie de l’État est constituée de la droite du fascisme qui s’est recyclée dans la République, occupant ses sommets stratégiques. Cette droite qui a tenté d’empêcher par tous les moyens la mise en place de l’État démocratique, en collaborant avec la CIA, le P2, la mafia et les dirigeants de la franc-maçonnerie. Ce centre du pouvoir est responsable des massacres et des meurtres les plus brutaux, comme celui d’Aldo Moro ».

Mais aujourd’hui, observe Di Bernardo, « nous nous trouvons dans une situation de plus grand conflit parce qu’il n’y a plus de droite forte qui tente de maintenir un style de vie différent de celui proposé par la gauche. Aujourd’hui, on crée un état d’anarchie qui ne cesse de s’aggraver et qui détruit ou affaiblit la démocratie. » 

L’expérience du conformisme d’Asch : quand la pression de la Loge l’emporte sur l’évidence

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En 1951, le psychologue Solomon Asch a mené une expérience révolutionnaire qui a mis en lumière la puissance du conformisme social. Cette étude, devenue un classique de la psychologie sociale, démontre à quel point les individus peuvent être influencés par l’opinion du groupe, même face à une évidence visuelle. L’expérience impliquait un groupe d’étudiants participant à un prétendu test de vision.

Parmi eux, un seul « sujet naïf » ignorait le véritable objectif de l’étude, les autres étant des complices de l’expérimentateur. La tâche consistait à comparer la longueur de lignes sur des affiches.

Les résultats ont été stupéfiants : 37% des sujets naïfs se sont conformés aux réponses erronées du groupe, allant jusqu’à nier l’évidence visuelle. Plus troublant encore

75% des participants ont cédé à la pression du groupe au moins une fois au cours de l’expérience.

Asch a exploré diverses variantes, notamment l’impact de la taille du groupe et de l’unanimité. Il a constaté qu’un groupe de 3 à 4 complices suffisait pour maximiser le conformisme, et que la présence d’un seul allié réduisait considérablement la tendance à se conformer.

Cette étude soulève des questions importantes sur la prise de décision individuelle et collective. Elle met en évidence notre vulnérabilité face à la pression sociale, même lorsque nos sens nous disent le contraire. L’expérience d’Asch reste aujourd’hui une référence incontournable pour comprendre les mécanismes du conformisme et leurs implications dans divers domaines, de l’éducation à la politique.

Les variantes que Asch a testées pour étudier le conformisme

Asch a testé plusieurs variantes de son expérience originale pour étudier différents aspects du conformisme :
La taille du groupe : Asch a fait varier le nombre de participants de 1 à 15 personnes. Il a constaté que le taux de conformisme augmentait significativement avec 3 personnes (32%), puis plafonnait avec 3 à 4 complices. L’unanimité du groupe : Asch a introduit un partenaire de confiance qui donnait la bonne réponse, brisant ainsi l’unanimité. Cela a entraîné une diminution significative du taux de conformisme.

Le retrait d’un vrai partenaire : Après avoir soutenu le sujet « naïf », le partenaire se ralliait à la majorité. Contrairement aux attentes, le taux de conformisme du sujet augmentait suite à cette perte de soutien. La présence d’un dissident : Même lorsqu’un complice donnait une réponse erronée différente de la majorité, le taux de conformisme du sujet « naïf » diminuait.
Ces variantes ont permis à Asch d’explorer les facteurs influençant le conformisme, comme la pression du groupe, le soutien social et l’impact de la dissidence.

Quels liens peut-on faire entre l’expérience de Hasch et la Franc-maçonnerie ?

L’expérience de conformité d’Asch et les principes de la franc-maçonnerie peuvent sembler, à première vue, diamétralement opposés. Cependant, une analyse plus approfondie révèle des liens intéressants entre ces deux domaines.

Conformisme vs. Libre pensée

L’expérience d’Asch met en lumière la tendance humaine au conformisme, même face à une évidence contraire. Dans son étude, rappelons que 37% des participants se sont conformés aux réponses erronées du groupe, allant jusqu’à nier l’évidence visuelle. Ce phénomène contraste avec l’un des principes fondamentaux de la franc-maçonnerie : la liberté de conscience et la libre pensée.

La franc-maçonnerie proclame « le principe de la liberté absolue de conscience » comme « la pensée fondamentale et comme la clé de voûte » de son organisation. Elle encourage ses membres à penser par eux-mêmes et à remettre en question les dogmes établis. Cette approche semble s’opposer directement au conformisme observé dans l’expérience d’Asch.

Pression du groupe vs. Individualité

L’expérience d’Asch démontre la puissance de la pression sociale exercée par un groupe majoritaire. Cependant, la franc-maçonnerie, tout en étant une organisation collective, met l’accent sur le développement individuel et l’importance de la conscience personnelle. Elle accepte dans son sein des hommes de toutes les croyances philosophiques, valorisant ainsi la diversité de pensée au sein du groupe.

Rôle de l’allié

Une variante intéressante de l’expérience d’Asch a montré que la présence d’un seul allié ou dissident pouvait réduire considérablement le taux de conformisme. Ce phénomène trouve un écho dans la franc-maçonnerie, où le soutien mutuel entre « frères » est valorisé, tout en encourageant la diversité d’opinions.

Quête de vérité

Rassemblement mixte d’initiés

Bien que l’expérience d’Asch mette en évidence la tendance humaine à se conformer, même face à une erreur évidente, la franc-maçonnerie encourage une quête constante de vérité et de connaissance. Les francs-maçons sont invités à « renoncer à frapper d’ostracisme ceux de nos semblables dont la mentalité est différente de la nôtre », ce qui pourrait être interprété comme une invitation à résister au conformisme aveugle.

Régularité et conformité

La notion de « régularité » en franc-maçonnerie, qui définit les critères de reconnaissance entre obédiences, pourrait être vue comme une forme de conformisme institutionnel. Cependant, il existe une tension entre cette recherche de régularité et le principe de liberté de conscience, illustrant la complexité des relations entre conformité et individualité au sein de l’organisation.

Le conformisme en Franc-maçonnerie

L’expérience d’Asch et les principes de la franc-maçonnerie offrent des perspectives complémentaires sur la nature humaine et les dynamiques de groupe. Alors que l’expérience d’Asch révèle notre vulnérabilité face à la pression sociale, la franc-maçonnerie propose un cadre qui vise à cultiver la pensée indépendante tout en maintenant une structure collective. Cette tension entre conformité et individualité, mise en évidence par l’expérience d’Asch, est également présente dans la franc-maçonnerie. L’organisation cherche à créer un équilibre entre l’unité du groupe et la liberté individuelle, entre la régularité et la diversité de pensée. En fin de compte, tant l’expérience d’Asch que les principes maçonniques nous invitent à réfléchir sur notre propre comportement en société, sur notre capacité à résister à la pression du groupe et sur l’importance de cultiver une pensée indépendante tout en maintenant des liens sociaux forts.

La maire de Moreno Mariel Fernández et la franc-maçonnerie

De notre confrère argentin novabonaerense.com

S’il est vrai que la franc-maçonnerie argentine a apporté de grands hommes à la construction de notre État national, ce n’est qu’en 2002 qu’apparaissent les premiers groupes de femmes et on compte déjà quelque 400 membres regroupés en 15 loges.

Brochure de la loge féminin argentine

Sans parler de la relation fraternelle (secrète) entre le péronisme et la franc-maçonnerie ou la gauche socialiste/marxiste ( Marx  et  Engels ) ou  Salvador Allende  au Chili.

C’est passé inaperçu, alors que les premiers jours du premier mandat de  Mariel Fernández étaient à peine passés, que le logo Fleur de Lis apparaissait sur les pages Web de la municipalité ainsi que sur les réseaux sociaux, puis sur tous les appareils de propagande et de communication.

Brochure de la loge féminin argentine

Une brochure apportée à cette rédaction il y a quelques jours a dissipé notre doute ; On pouvait le voir avec d’autres bulletins, sur papier glacé et en couleur, il rendait compte des relations de la « grande loge féminine argentine » basée à Moreno et de leur travail commun dans la région. »

Il ne reste plus qu’à confirmer qui, avec une influence dans le gouvernement local, a rapproché l’empreinte maçonnique de Moreno, puisque le profil de Mariel Fernández ne semble pas approprié.