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Réouverture de Notre-Dame : Les prêtres arboraient-ils les couleurs des Francs-maçons ?

De notre confrère 20minutes.fr – Par Maïwenn Furic

Notre confrère 20 minutes consacrait hier un article aux couleurs des Prêtres qui ont officié durant la cérémonie de samedi à Notre-Dame. Voici en substance l’article en question.

Lors de la réouverture de Notre-Dame le 7 décembre 2024, les tenues liturgiques, dessinées par Jean-Charles de Castelbajac, ont attiré l’attention avec leurs couleurs vives : rouge, vert, bleu, jaune, blanc et doré. Ces teintes ont suscité des discussions sur les réseaux sociaux, certains internautes y voyant un clin d’œil aux couleurs des logos de la franc-maçonnerie, notamment ceux de l’Ordre de l’Étoile Orientale et de la Grande Loge Européenne de la Fraternité Universelle (GLEFU).

Les tenues arborées par les prêtres, évêques et diacres, pour l’inauguration de Notre-Dame de Paris, ont été créées par Jean-Charles de Castelbajac.  - ERIC TSCHAEN -POOL/SIPA

La cérémonie, marquée par la présence de personnalités comme Donald Trump, Volodymyr Zelensky, et des performances de Vianney, Pharrell Williams, et Clara Luciani, a été un événement majeur après près de six ans de reconstruction. Cependant, ce sont les habits des prêtres, évêques et diacres qui ont particulièrement captivé l’imagination des spectateurs, paraissant plus modernes et colorés que les traditionnelles tenues ecclésiastiques.

Un internaute a souligné que ces couleurs pourraient être associées à l’Ordre de l’Étoile Orientale, une organisation maçonnique, alimentant ainsi les spéculations sur une possible infiltration ou influence maçonnique dans la restauration de la cathédrale. Un autre commentaire, attribué à un membre de la GLEFU, évoquait même une initiative pour collecter des fonds parmi les loges maçonniques pour la reconstruction du « Temple ».

FAKE OFF

Cependant, Jean-Charles de Castelbajac a expliqué à l’AFP que son choix de couleurs était inspiré par des significations spirituelles chrétiennes : le rouge pour le sang du Christ, le bleu pour Marie, le vert pour l’espérance, et le jaune pour l’or, symbolisant la lumière divine. Il a qualifié son travail de « Mondrian médiéval », mettant l’accent sur la lumière (« lux » en latin) plutôt que sur un quelconque message maçonnique.

Il est important de noter que, bien que certains francs-maçons peuvent avoir des affiliations religieuses, la franc-maçonnerie et la religion sont souvent considérées comme incompatibles dans leur essence. L’Ordre de l’Étoile Orientale, par exemple, est une organisation maçonnique qui s’appuie sur des principes bibliques mais reste distincte des structures religieuses traditionnelles.

Ainsi, la cérémonie de réouverture de Notre-Dame, tout en étant un événement culturel et spirituel, a également servi de toile de fond pour des débats sur les symboles et les intentions derrière les choix esthétiques, rappelant à tous que dans une époque de grande visibilité, chaque détail peut être sujet à interprétation.

Existe-t-il des techniques maçonniques spécifiques ?

Si l’on étudie les écoles ésotériques et initiatiques occidentales depuis l’ancienne Égypte, on se rend compte qu’il existait des techniques tout à fait spécifiques permettant d’accomplir un véritable travail intérieur. Il ne s’agissait pas d’une démarche religieuse, mais d’une véritable pratique intérieure que nous aurons l’occasion d’aborder en détail un peu plus loin.

Or, on se rend compte aujourd’hui que rien de ce genre n’est proposé. Il semble que tout ait disparu ou ait été occulté. Bien plus, pour beaucoup de Maçons, cette interrogation n’a ni sens ni réalité. Toutefois, des observateurs attentifs de l’histoire maçonnique reconnaîtront des éléments de ces pratiques au sein des grades de perfectionnement (4ème au 33ème degrés) ainsi qu’à l’intérieur d’initiations extérieures à ces cheminements classiques. On retrouve un certain nombre de ces éléments dans ce que l’on appelle dans le monde anglo-saxon les « Allied Masonic Degrees » (Grades Alliés[1]) et les « Appendant Bodies » (Organismes Annexes[2]).

L’idée communément admise est que de petits groupes d’initiés se servirent du creuset de la franc-maçonnerie pour transmettre des techniques et des enseignements plus anciens et spécifiquement ésotériques. Ce fut vraisemblablement le cas et le mithraïsme en est un bon exemple. On ne peut toutefois pas ignorer le fait que la franc-maçonnerie spiritualiste et ésotérique définit des éléments qui lui sont propres et qui se transmirent jusqu’à aujourd’hui dans certaines loges et degrés.

L’absence de reconnaissance de la franc-maçonnerie comme véritable voie d’éveil, la conduisit à se développer d’une façon essentiellement sociale, philanthropique et humaniste, confondant ces approches avec une pratique philosophique traditionnelle.

Il est maintenant temps de donner quelques repères sur ce que sont ces techniques d’éveil. Nous pouvons en distinguer plusieurs formes sur lesquelles nous allons donner quelques aperçus. Nous y reviendrons ensuite tout au long de l’ouvrage en vous donnant des éléments que vous pourrez utiliser, que vous soyez franc-maçon ou pas.

Philosophie

Nous avons l’habitude de considérer aujourd’hui la philosophie comme un exercice essentiellement intellectuel visant à créer des systèmes de pensée expliquant le monde, l’être, la place qu’il occupe, son origine et son devenir. Or, cette sorte d’aridité purement mentale, ne correspond pas totalement à ce qu’était la philosophie dans l’Antiquité. Une partie très importante de celle-ci consistait en une série d’exercices et de pratiques spirituelles, aidant l’étudiant à avancer dans la connaissance de soi et du monde. Il n’était pas abandonné face à un texte austère ou un monde hostile. Le maître philosophe le guidait dans sa réflexion et l’aidait dans ses pratiques, lui permettant de réellement progresser dans cette quête.

La franc-maçonnerie spéculative est l’une des héritières de cette tradition philosophique. Des ateliers maçonniques utilisèrent plusieurs de ses pratiques dans le processus de progression initiatique. Bon nombre disparurent, sans doute chassées par la volonté de bannir de la franc-maçonnerie tout contenu ésotérique et toute méthode permettant un véritable travail intérieur. Induire une démarche spirituelle tout en développant une liberté d’esprit et un esprit critique sont pourtant des éléments essentiels.

Il serait intéressant de savoir de quelle école philosophique la franc-maçonnerie s’inspire. L’examen des rites d’origine montre que les connaissances philosophiques n’étaient pas très précises et semblent avoir été empruntées à différentes écoles avant d’être mêlées avec plus ou moins de bonheur. Elles demeurèrent plus tard présentes en filigranes, comme des éléments capables de justifier une approche ou une autre. Les rites, les coutumes, les gestes et mots sont toujours là, mais la signification profonde et encore plus l’activation de tous ces éléments ont disparu. Imaginez un archéologue découvrant un outil technologique inconnu alors que toute civilisation a cessé d’exister. Le franc-maçon est dans une situation similaire et la seule solution serait d’appliquer une méthode de rétro-ingénierie[3]. De la même façon qu’un anthropologue, nous pouvons tout de même écouter la voix de ceux qui maintiennent encore le flambeau de cette tradition presque disparue. Tel un archéologue, nous pouvons retirer des strates lointaines des joyaux qui prendront tout leur sens. A ce titre, et nous y reviendrons plus loin dans cet ouvrage, nul doute que la méthode philosophique maçonnique se rapproche de la tradition platonicienne et néoplatonicienne.

Pleine conscience

un sculpteur assis - Tableau de Bernard Bonave
Tableau de Bernard Bonave

Les techniques de « pleine conscience » ou de « présence consciente » visent à incarner la pratique dans l’instant, de telle sorte que nous ne soyons pas troublés par nos pensées incessantes, à la fois préoccupés du passé ou du futur. Le travail maçonnique, qu’il soit issu de la simple écoute silencieuse ou du travail rituel, ne devrait avoir d’autre but que de développer une conscience éveillée, nous permettant d’exister au monde. Rien d’extraordinaire donc en apparence dans cette pratique, pourtant si délicate à mettre en œuvre.

Imaginez que vous écoutiez attentivement la lecture d’un exposé. Combien de temps pouvez-vous soutenir votre attention sans que votre esprit vagabonde ? Êtes-vous capable simultanément d’écouter et de prendre conscience de votre respiration ou des différentes parties de votre corps ?

L’objectif est simple. Il s’agit d’atteindre un état dans lequel nous ne sommes plus enchaînés par un flot incessant de pensées, de spéculations dans fondement. Nous ne laisserons également pas nos sens nous submerger ou nous ne laisserons pas notre conscience se détacher de ce que nous ressentons. Des techniques spécifiques nous aideront à devenir ce que nous sommes, à être dans l’instant en pleine conscience. La pratique est le seul moyen d’atteindre réellement ces niveaux de d’être nous détachant du monde des illusions dont parle Platon et la spiritualité orientale.

Méditation

La méditation sert avant tout à pratiquer l’introspection. Associée à la visualisation, elle permet de créer un véritable temple intérieur, un espace sacré créé dans l’esprit du pratiquant.

C’est au cours du processus méditatif que les pensées sont disciplinées. La conscience se tourne vers elles et observe leur génération sans intervenir. C’est une pratique solitaire. La méditation se pratique également dans la loge pendant les périodes de silence ou lors de l’écoute de travaux. Cette période est importante, car il est impossible de travailler sur un phénomène que l’on n’a pas observé ou que l’on connaît mal.

L’étape suivante consiste à agir sur ses pensées et les canaliser. Cela sera fait par la concentration sur des symboles dans une première approche active. C’est là une dimension du symbolisme qui est rarement connue et pratiquée.

On peut ensuite commencer à pratiquer l’introspection en allant de plus en plus loin dans la connaissance de soi. Cette aventure est semée d’embûches et d’obstacles. Il est donc nécessaire de connaître les mécanismes en jeu et de savoir distinguer ce qui est de l’ordre de l’illusion, de l’identification ou proche de l’essence de l’être.

Sous ces deux formes, le processus devrait être enseigné de façon progressive tout au long des différents degrés afin de parvenir à une maîtrise réelle de son être, de son esprit et de ses passions.

Extrait du livre « Spiritualité maçonnique » (suivi du code universel de morale), 5e question.


[1] Les Grades Alliés maçonniques sont accessibles aux Maîtres Maçons sur invitation. Les Grades Alliés se concentrent sur l’approfondissement d’aspects spécifiques des enseignements maçonniques dans des cadres plus restreints et ciblés.

[2] Les organismes annexes, comme le Rite Écossais, ou le Rite d’York, enrichissent l’expérience maçonnique. Les Organismes Annexes proposent des systèmes étendus de grades et ont une portée plus large, souvent accompagnés de structures administratives plus importantes et de missions diversifiées.

[3] Analyse des composants pour en déduire la fonction et devenir capable de recréer le mécanisme originel tel qu’il fonctionnait et était utilisé. C’est par exemple le cas dans l’analyse de la machine d’Anticythère, sans doute le premier calculateur astronomique de l’humanité découvert dans une épave dans la mer Méditerranée.

Lycurgue : Le législateur mythique de Sparte

Au cœur des mystères de l’antiquité, entre le VIe et le IXe siècle avant J.-C., se dresse la figure légendaire de Lycurgue, fils d’Eunomus et frère de Polydectus, qui aurait refusé le trône pour se consacrer à la tutelle de son neveu, Carilaus, jusqu’à ce que ce dernier puisse régner sur Sparte vers 870 av. J.-C. Ce philosophe et législateur grec est vénéré comme le fondateur de la Sparte militaire et disciplinée, mais sa réalité historique est entourée d’un voile de mythologie.

Lycurgue, dont le nom signifie « habile et intelligent », est peut-être plus un mythe qu’un homme, un dieu plutôt qu’un législateur. Historiquement, il n’existe pas de preuves tangibles de son existence ni d’écrits qui lui soient directement attribués. Pourtant, il est crédité d’avoir façonné une Sparte basée sur l’austérité, l’égalité et la puissance militaire, guidé par l’oracle de Delphes – une « Rétro » qui a fait de Sparte une machine de guerre redoutable.

L’odyssée de Lycurgue commence par un exil volontaire. À la naissance de son neveu, potentiel roi de Sparte, il choisit de s’éloigner pour éviter les conflits familiaux. Son voyage le mène en Crète, où il étudie les lois et l’organisation sociale, se liant d’amitié avec le grand Thalès de Milet. Il poursuit son éducation à travers l’Asie, l’Ionie et l’Égypte, observant, apprenant, et s’inspirant des systèmes de gouvernement et des coutumes locales, y compris les enseignements moraux d’Homère.

À son retour, Lycurgue se lance dans une transformation radicale de Sparte. Il instaure une société où la sobriété, l’éducation, le mépris de la richesse et l’amour de la patrie sont des piliers. La Sparte de Lycurgue est une terre où tous sont égaux devant la loi et où la terre est redistribuée pour assurer cette égalité. Les pièces d’or et d’argent sont bannies, remplacées par une monnaie de fer sans valeur, rendant le commerce avec l’extérieur difficile et encourageant l’autosuffisance.

Les femmes spartiates, contrairement à leurs contemporaines grecques, sont éduquées pour la guerre, une innovation radicale où la force physique de la mère est vue comme la clé de la vigueur des enfants. À la naissance, seuls les plus forts et les mieux formés des bébés sont acceptés dans la société spartiate ; les autres, considérés comme des fardeaux, sont destinés à un sort tragique.

Cette austérité n’était pas sans critique. Comme le dit José Martí, avoir des ennemis peut être un signe de talent ou d’influence, et Lycurgue, en imposant ses lois, a certainement suscité son lot de détracteurs. Sparte, sous son influence, devient un ennemi naturel d’Athènes, incarnant un style de vie où le luxe est absent, remplacé par une discipline militaire stricte et une vie communautaire où chacun mange aux mêmes tables.

Ainsi, Lycurgue a peut-être été plus qu’un homme, un symbole d’une philosophie de vie où chaque citoyen est un maillon dans une chaîne de force et de vertu, une légende qui a fait de Sparte un modèle de puissance militaire et d’ordre social en Grèce antique. Que son existence soit mythique ou réelle, son impact sur la pensée et l’organisation de la société est indéniable, et son nom résonne encore dans les corridors de l’histoire comme celui d’un grand législateur et philosophe.

Un Héritage de Discipline et de Contradictions

Lycurgue et les deux chiens, gravure d’Otto van VeenEmblemata Horatiana (1607).

L’héritage de Lycurgue, qu’il soit réel ou mythique, a laissé une empreinte indélébile sur Sparte, transformant cette cité en une entité unique dans le paysage grec. Sa législation a été à la fois un moteur de force et une source de controverses. Dans cette Sparte, où la guerre était une vertu et où chaque citoyen était un soldat, la vie quotidienne était régie par des règles strictes qui visaient à faire de chacun un guerrier, mais aussi un membre loyal et dévoué de la communauté.

L’éducation spartiate, connue comme l’« agogé », était une épreuve de survie et de formation militaire dès le plus jeune âge. Les enfants, séparés de leurs familles, étaient soumis à un régime strict de discipline, entraînement physique et éducation morale. Cette éducation n’était pas seulement une préparation à la guerre mais une formation à la citoyenneté spartiate, où le sacrifice personnel pour le bien de la cité était la plus haute forme de patriotisme.

Cependant, le système de Lycurgue n’était pas sans ses ombres. L’égalité proclamée était en réalité une égalité pour les citoyens spartiates, laissant hors de ce cercle les ilotes, les esclaves de Sparte, et les périèques, les habitants libres mais non-citoyens. Cette hiérarchie sociale rigide était un paradoxe dans une société qui prônait l’égalité parmi ses membres. Les ilotes, en particulier, vivaient sous la menace constante de révoltes, contrôlés par une oppression systématique, ce qui contraste fortement avec les idéaux de justice et d’égalité que Lycurgue aurait voulu instaurer.

La légende de Lycurgue dit qu’après avoir mis en place ses réformes, il quitta Sparte pour ne jamais y revenir, laissant derrière lui un serment que les Spartiates ne changeraient pas ses lois tant qu’il ne serait pas de retour. Sa disparition, qu’on raconte comme un voyage vers Delphes ou une mort volontaire par jeûne pour sceller ses lois, a servi à renforcer l’idée que ses lois devaient rester immuables.

L’impact de Lycurgue sur la culture maçonnique peut être discerné dans les valeurs d’ordre, de discipline, et de recherche de la perfection personnelle et collective. Les francs-maçons, dans leur quête initiatique, peuvent voir en Lycurgue une figure allégorique de la législation de soi, où la lutte contre les passions est comparable à la formation spartiate. La discipline, la simplicité, et l’engagement vers un idéal commun sont des traits que l’on retrouve aussi dans les principes maçonniques.

Ainsi, Lycurgue reste un symbole fascinant, une figure à la croisée de la mythologie et de l’histoire, dont les lois ont façonné une société qui, malgré ses contradictions et ses ombres, continue d’inspirer par son idéal de vertu et de force collective. Dans le cadre de la franc-maçonnerie, son héritage peut être vu comme une invitation à la réflexion sur la construction de soi et de la société, sur l’équilibre entre liberté et discipline, et sur la quête de la lumière à travers l’obscurité des passions humaines.

Quel est son lien avec la Franc-maçonnerie ?

Lycurgue, bien que figure historique et mythique de l’antiquité grecque, n’a pas de lien direct et documenté avec la Franc-maçonnerie en tant qu’institution moderne… puisqu’elle n’existait pas encore. Cependant, on peut établir des connexions symboliques et philosophiques entre son héritage et certains principes maçonniques :

  1. Symbolisme de l’Initiation et de la Discipline :
    • Lycurgue est souvent cité comme un exemple de législateur qui a cherché à créer une société idéale, où chaque individu est formé à la discipline, à la vertu et à l’abnégation pour le bien commun. Cette idée de formation et d’élévation personnelle est centrale dans la franc-maçonnerie, où l’initiation symbolise une transformation de soi, un passage des ténèbres à la lumière, similaire à l’entraînement spartiate qui vise à forger des citoyens vertueux.
  2. Ordre et Structure Sociale :
    • La vision de Sparte par Lycurgue, avec son système social strict et son égalitarisme parmi les citoyens, peut être vu comme une métaphore de l’ordre et de la structure que la franc-maçonnerie cherche à inculquer dans ses membres. Les loges maçonniques sont organisées avec une hiérarchie et des rituels qui reflètent une quête d’ordre, de discipline et de fraternité.
  3. Lutte contre les Passions Humaines :
    • L’un des aspects marquants de la législation de Lycurgue est le contrôle des passions humaines pour le bien de la cité. Dans la franc-maçonnerie, un des objectifs est de travailler à la maîtrise de soi, à la tempérance et à la sagesse, combattant les vices pour atteindre une forme de perfection morale.
  4. La Quête de l’Idéal :
    • Lycurgue est souvent associé à la recherche d’une utopie sociale, une vision qui résonne avec le travail maçonnique de construction d’un temple idéal, non pas matériel mais spirituel, où chaque franc-maçon contribue à la construction d’une société meilleure.
  5. Mythe et Tradition :
    • La figure de Lycurgue, aussi historique que mythique, illustre comment les traditions et les mythes peuvent influencer l’éthique et la philosophie d’une société. La franc-maçonnerie, avec ses légendes et ses symboles, utilise également ces éléments pour enseigner des leçons morales et spirituelles.
  6. Inspiration pour les Hauts Grades :
    • Certains hauts grades maçonniques, particulièrement ceux qui incluent des références à des figures historiques ou mythiques pour illustrer des leçons morales ou spirituelles, pourraient utiliser Lycurgue comme un exemple de législateur et de réformateur, bien que ce ne soit pas explicitement mentionné dans les rituels standard.

Bien que Lycurgue ne soit pas explicitement lié à la franc-maçonnerie dans ses textes fondateurs ou ses rituels, son histoire et la philosophie de sa législation offrent un cadre symbolique et allégorique que les Francs-maçons peuvent interpréter dans leur quête de perfection morale, de discipline et d’amélioration de la société.

Au commencement était le récit… et à la fin aussi

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Le narratif que nous nous racontons reste la base de nos décisions. Selon Harari, l’IA vient change la donne et menace la civilisation ; une mise sous contrôle est nécessaire mais pas évidente.

Au commencement (Bérèshit) dieu créa le ciel et la terre, dit le début de la Genèse. Au commencement était le Verbe, ou la Parole, dit l’évangile de Jean, ou le logos, selon des lecteurs plus orientés philosophie. Ben moi je plaide pour qu’on utilise le mot « récit », ou ses substituts comme histoire, ou narratif. Ce dernier terme est le plus récent et désigne clairement un contenant, ce qui autorise une prise de distance avec le contenu.

Le récit, c’est ce qui fait que les romans se vendent beaucoup mieux que les essais. Dans le récit on peut se projeter et vivre plein d’émotions, celles des héros et héroïnes. On peut dérouler les archétypes humains, afficher les passions les plus viles comme les plus nobles. On peut passer plein de messages à l’aide de paraboles, de mythes, ou de légendes. Le mythe d’un certain Hiram a contribué largement à la pérennité de la franc-maçonnerie, tellement il fait vibrer toutes nos cordes humaines.

Le biais de confirmation est le processus renforçateur qui vient bétonner notre foi dans les récits que nous avons placés comme guides de nos vies. Son importance est à présent scientifiquement démontrée. Il fonctionne dans nos cerveaux à l’aide du « circuit de la récompense » et son agent la dopamine. Un filtre automatique met en lumière les informations qui vont dans le sens de ce nous avons envie de penser, et bloque celles qui vont dans le sens opposé.

Vous avez dit information ?

Yuval Noah Harari, auteur des best-sellers Homo Sapiens, Homo Deus et 21 leçons pour le 21e siècle, a pondu un nouveau pavé : « Nexus ». Ce terme désigne un nœud ou carrefour de réseau d’information, où se rencontrent plusieurs flux. L’ouvrage tente de réinterpréter l’histoire des civilisations à la lumière des technologies et méthodes de circulation de l’information disponibles aux dirigeants en exercice. Les dirigeants ont toujours eu à choisir entre une ligne disons libérale ou démocratique et une ligne plus dictatoriale.

Cette dernière tendance, autoritaire, se heurtait à l’époque de l’empire Romain, à la lenteur de transit de l’information depuis les confins de l’empire jusqu’à Rome. Même s’il en avait le désir, l’empereur ne pouvait rêver que la totalité de l’information passe d’abord par lui. Pas question donc de totalitarisme. Ce n’est plus le cas depuis un bon moment. Un première accélération est venue de l’imprimerie et ses capacité et vitesse de reproduction des documents écrits.

Notons en passant que l’écriture s’est surtout rendue indispensable parce que, au contraire des récits, nos cerveaux n’aiment pas stocker des monceaux de données quantitatives. Bref l’écrit est d’abord l’outil du bureaucrate. Lequel bureaucrate s’est mis à ranger ses données dans des tiroirs dans l’espoir de les retrouver si besoin ; tous ces traitements et rangements sont source d’erreurs, et les bureaucrates ont inventé des processus de correction des erreurs.

Cette capacité d’autocorrection des erreurs est une caractéristique cruciale des civilisations.

Les religions « révélées » prétendent détenir la Vérité et l’avoir saisie dans des livres sacrés. Etant d’origine surnaturelle, elle se dispense donc de doutes ou de mécanismes de correction. Il en est de même avec les idéologies totalitaires qui sont persuadées que leur contrôle centralisé de toutes les informations permet de bloquer toute dissonance. Face à cela nous avons la démocratie, construction humaine cahotante, avec souvent des menaces intérieures parmi les plus dangereuses. Mais ces démocraties ont des mécanismes d’autocorrection : la séparation des pouvoirs, la laïcité ( avec ses variantes de sécularisation ), le système parlementaire représentatif, la transparence, les libertés individuelles, des contre-pouvoirs, etc.

L’élément nouveau, déjà présent et montant rapidement en puissance, c’est l’Intelligence Artificielle (IA). Là où jusqu’ici toutes les décisions revenaient aux humains, nous allons déléguer de plus en plus de décisions à des IA. Pourquoi ? Les humains ont réussi à dominer le monde grâce à leur capacité d’analyse, dont celle de repérer des schémas répétitifs dans les messages reçus de notre environnement. On se souvient du fameux « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ». Mais le logiciel AlphaGo, dédié au jeu de go, a battu l’homme à plate couture il y a déjà 8 ans, avec une stratégie qu’aucun des millions de joueurs depuis des siècles n’avait imaginée. L’IA est bel et bien capable d’une créativité qui dépasse la nôtre !

Mais une nouvelle IA est entraînée sur une énorme masse de cas existants dans le passé.

Elle peut donc démarrer dans une direction polluée par des problèmes sociétaux ( racisme, sexisme,…) existant en filigrane dans les bases de données. Mais même si on arrive à corriger cela, l’humain est rapidement largué par le raisonnement dans le « for intérieur » de l’IA, ou ses dialogues avec d’autres IA. Dans le réseau de circulation des informations, certains Nexus, auparavant humains, seront demain des IA. Comment les contrôler ?

Nous ne devons pas oublier que l’Humanité Universelle est une utopie, même pas approchée par l’ONU, qui est un genre d’association de copropriétaires, loin d’être tous bienveillants. Certains sont déjà tentés de lâcher quelques IA bien teigneuses dans les pattes de leurs concurrents. Les dirigeants humains bienveillants ont une vue d’ensemble du monde et un sens moral. Les IA n’ont en guise de morale que les objectifs fixés par leurs concepteurs, par exemple : garder à tout prix la cible devant son écran, histoire de lui enfiler un max de pubs. Ceci n’est qu’un exemple pas trop inquiétant, mais on en voit pourtant déjà les effets sur nos jeunes. Les influenceurs et autres trolls avec arrière-pensées pullulent sur les plateformes, et ce n’était pas prévu par les libertaires qui ont conçu Internet.

Si on se retourne vers l’histoire des civilisations, on remarque que les sociétés ont certes progressé grâce à la quête de la vérité. Notre franc-maçonnerie chérie ne nous dira pas le contraire ! Mais même les démocraties les plus douces ont compris que les forces centrifuges ou clivantes, souvent internes, peuvent mettre à mal des siècles de progrès, si le chaos règne. C’est précisément là que nous en sommes. Qu’ont fait nos sociétés ? Au besoin, lâcher un peu la recherche de vérité, au profit d’un maintien de l’ordre.

Rappelons-nous la devise du REAA.

Les pessimistes, dont les complotistes et les populistes, voient le monde entier comme un champ de bataille de tous contre tous pour conquérir le pouvoir. Les optimistes, dont les démocrates et les francs-maçons, voient que la coopération, bien que moins spectaculaire que les guerres, est ce qui a permis la marche vers la civilisation. La coopération est permise si et seulement si la communication, c’est-à-dire l’échange d’informations, fonctionne. 

En parlant de pessimistes et optimistes, nous voilà de retour sur le terrain des narratifs, qui nous plaisent ou non.

Harari conclut son opus avec quelques conseils au clan auquel nous appartenons. Son but est de réduire les risques associés à l’IA et au manque de bienveillance que nous constatons dans nos communautés humaines. D’abord, veiller à ne jamais rompre entièrement les échanges d’informations entre divers bords. Ceci pourrait arriver si les réseaux internet étaient déconnectés par endroits. Ensuite, maintenir un jeu minimal de règles mondiales que tous s’engagent à respecter.

Ces règles doivent inclure qu’une part des ressources doit être consacrée aux intérêts à long terme de tous les humains. Nul doute que pour obtenir cela, il est nécessaire de continuer à forger un narratif dans lequel nous les bipèdes peuvent se retrouver… Une des difficultés selon moi réside dans la croyance très répandue que le groupe ou la communauté prime sur l’individu. C’est compréhensible puisque sans coopération l’humain aurait disparu de la surface de la terre. Mais (seule) la culture occidentale a réussi (parfois !) à ménager la chèvre des besoins du groupe et le chou des désirs individuels. Francs-maçons, à vos intelligences humaines et à vos plumes !

Les 6 piliers spirituels de l’ésotérisme

L’exploration des 6 piliers de l’ésotérisme révèle une vision profonde et complexe de la quête spirituelle, ancrée dans des principes universels et intemporels. Ces piliers offrent une structure solide pour comprendre la nature de l’existence, la relation entre l’individu et l’univers, ainsi que le chemin de transformation intérieure.

La Transmission de Connaissances de Maître Spirituel à Disciple.

Les Correspondances entre Toutes les Parties de l’Univers

Le premier pilier met en lumière le principe d’analogie, soulignant les correspondances entre toutes les parties de l’univers. Cette « doctrine des correspondances » crée un réseau d’affinités qui lie les planètes, les métaux, les plantes, les nombres, et bien d’autres éléments. Elle nous invite à voir l’univers comme un tout intégré où chaque partie reflète le tout, permettant une compréhension plus holistique de notre réalité.
Ce premier pilier invite à une compréhension plus profonde et plus intégrée du monde. En reconnaissant les correspondances entre toutes les parties de l’univers, l’ésotérisme nous encourage à voir au-delà des divisions apparentes et à découvrir les liens subtils qui unissent toute chose. Cette perspective ouvre la voie à une connaissance holistique et à une transformation intérieure basée sur l’harmonie et l’unité universelles.

La Nature Conçue comme un Être Vivant

Le deuxième pilier propose une vision de la nature comme un être vivant, interconnecté par des réseaux de sympathies et d’antipathies. Cette perspective souligne l’unité du monde, un concept central dans de nombreuses traditions spirituelles. La notion que le monde a une âme, héritée des stoïciens et des néoplatoniciens, nous rappelle que l’univers est une totalité organique, cohérente et harmonieuse.

Ce deuxième pilier de l’ésotérisme nous invite à voir la nature non pas comme un mécanisme sans vie, mais comme un organisme vivant et interconnecté. L’idée que le monde possède une âme, anima mundi, renforce l’unité et la cohérence de l’univers, montrant que chaque partie est en relation avec les autres. Les réseaux de sympathies et d’antipathies illustrent l’interdépendance de toutes les choses, offrant une vision du monde où tout est relié et harmonieux. Cette perspective encourage une attitude de respect et de vénération envers la nature, reconnaissant sa vitalité et sa sacralité intrinsèques.

Le Rôle Essentiel de l’Imagination et des Médiations

Le troisième pilier reconnaît l’importance de l’imagination et des médiations (rituels, symboles, nombres) dans l’accès aux dimensions spirituelles de la réalité. Il met en évidence la dualité du monde, à la fois matériel et immatériel, et suggère que la pensée symbolique et créative est essentielle pour percevoir les aspects cachés et plus profonds de la nature et du cosmos.
Ce troisième pilier met en lumière l’importance de l’imagination et des médiations pour explorer les réalités spirituelles qui sous-tendent le monde matériel. En reconnaissant la dimension immatérielle de l’univers, l’ésotérisme offre une voie d’accès à la connaissance profonde, à travers des outils symboliques qui transcendent la raison et la perception ordinaire. Ce pilier invite à une pratique spirituelle où l’imagination, nourrie par des rituels et des symboles, devient un chemin de découverte de soi et du cosmos.

L’Expérience de la Transmutation Intérieure

Le quatrième pilier, centré sur la transmutation intérieure, nous enseigne que l’ésotérisme n’est pas seulement un chemin de connaissance, mais aussi de transformation personnelle. L’alchimie, avec sa quête de transformation du plomb en or, symbolise le processus de purification et d’élévation de l’âme vers des idéaux de beauté, de bonté et de vérité.
Ce quatrième pilier de l’ésotérisme nous rappelle que la véritable connaissance ésotérique est un processus de transformation intérieure, visant l’illumination et la sagesse. La transmutation alchimique du plomb en or symbolise la purification et l’élévation de l’âme. Cette quête de transformation personnelle est essentielle pour accéder à une compréhension profonde et intuitive de soi et de l’univers. En reconnaissant que la connaissance opérative doit transformer l’être tout entier, l’ésotérisme nous guide vers une union harmonieuse entre le savoir théorique et l’expérience vécue, conduisant ainsi à une véritable sagesse et illumination.

La Concordance des Traditions

Le cinquième pilier affirme l’universalité de la connaissance spirituelle, transcendant les frontières culturelles et linguistiques. Il promeut une compréhension synthétique et concordante des diverses traditions spirituelles du monde, soulignant que toutes puisent à une source commune de sagesse et de savoir originels.

Le cinquième pilier de l’ésotérisme nous invite à reconnaître et à explorer l’universalité de la connaissance spirituelle. En embrassant une approche synthétique et concordante des diverses traditions, nous pouvons découvrir une sagesse universelle qui transcende les limites culturelles et linguistiques. Cette perspective nous ouvre à une compréhension plus profonde et holistique de la vérité spirituelle, révélant les liens invisibles qui unissent toutes les traditions dans une quête commune de la connaissance divine. En étudiant les enseignements des différentes traditions spirituelles, nous enrichissons notre propre cheminement spirituel et contribuons à la réalisation d’une humanité plus unie et éclairée.

L’importance de la transmission directe de connaissances

Le sixième pilier met en avant l’importance de la transmission directe de connaissances de maître spirituel à disciple. Cette relation, fondée sur la guidance et la sagesse, garantit l’authenticité et la fidélité des enseignements spirituels, assurant une continuité et une profondeur dans la quête ésotérique.

Le sixième pilier de l’ésotérisme souligne l’importance vitale de la transmission de la connaissance de maître spirituel à disciple. Cette relation dynamique et interpersonnelle garantit que les enseignements sont non seulement préservés mais aussi vécus et actualisés dans le contexte personnel du disciple. En évitant les dangers du subjectivisme et de l’orgueil, le maître guide le disciple vers une compréhension plus profonde et authentique des vérités spirituelles. En s’inscrivant dans une lignée continue de transmission, cette pratique maintient la vitalité et la pureté des traditions spirituelles à travers les âges. Le compagnonnage, en particulier, illustre bien cette relation de transmission, soulignant l’importance de l’apprentissage direct et de l’expérience partagée. En embrassant ce pilier, l’ésotérisme assure la pérennité et l’authenticité de la quête spirituelle humaine.

Synthèse

En synthétisant ces six piliers, on voit que l’ésotérisme offre une approche intégrative et transformative de la réalité. Il nous incite à reconnaître les interconnexions universelles, à percevoir la nature comme un tout vivant, à utiliser l’imagination pour accéder aux dimensions spirituelles, à s’engager dans une transformation intérieure continue, à chercher l’unité des traditions spirituelles, et à valoriser la transmission directe de sagesse. En embrassant ces principes, nous pouvons approfondir notre compréhension du monde et de nous-mêmes, et cheminer vers une existence plus harmonieuse, éclairée et authentique.

22/02/25 : Ne manquez pas l’événement maçonnique de l’année 2025 « Une vie avec Mozart » !

Préparez-vous à un voyage magique à travers le temps et la musique, où le génie de Mozart rencontre la mystique de la franc-maçonnerie. Le site bien connu de la Voûte étoilée propose un spectacle digne de ce nom pour bien démarrer l’année 2025.

La Soirée Dîner Spectacle se tiendra dans le cadre enchanteur du Chant d’Eole, une salle luxueuse à la frontière franco-belge, près de Mons en Belgique. Ce lieu, déjà célèbre pour ses Solstices, promet un spectacle scénique de haute volée avec un équipement son et lumière à couper le souffle.

Un programme inoubliable :

  • 17h30-18h : Accueil des Sœurs et Frères et de leurs accompagnants.
  • 18h-19h : Apéritif en terrasse avec du champagne pour démarrer les festivités sur une note festive.
  • 19h : Un banquet de 3 services où le plaisir gustatif rencontre l’art maçonnique.
  • 23h-1h : Bar ouvert (hors forfait) pour prolonger les discussions et l’ambiance musicale.

Un spectacle à cœur ouvert :

  • Décor et Ambiance : Imaginez trois tapis de loge accrochés aux murs, neuf bougies flottantes suspendues au-dessus de la scène, et trois stalles ornées de bougies et d’épées, dont une flamboyante. Les acteurs, vêtus d’habits d’époque, et les participants portant des masques vénitiens, vous plongeront dans une atmosphère mystérieuse et sublime.
  • Les Stars de la Soirée : Sous la direction artistique de notre TCF Eddy Caekelberghs, avec la participation de nos TT∴ CC∴ FF∴ Franck Fouqueray (450fm), Jean-Jacques Zambrowski, et Alexandre Climent au piano.

Pourquoi devriez-vous être des nôtres ?

  • Une Soirée Blanche : Conjoints et profanes sont chaleureusement invités, rendant l’événement accessible à tous ceux qui partagent notre passion pour l’art et la fraternité.
  • Capacité : Nous pouvons accueillir 350 personnes pour ce moment extraordinaire. Ne ratez pas cette occasion de vivre une expérience unique en compagnie de Sœurs et Frères de France, Belgique, Suisse et d’ailleurs.
  • Tarifs :
    • 95 € pour les abonnés à La Voûte Etoilée et leurs accompagnants profanes.
    • 150 € pour les non-abonnés et leurs accompagnants profanes.

Comment réserver ?

Différentes suggestions d’hébergement dans la région sont proposées pour ceux qui souhaiteraient prolonger cette expérience magique.

Pour plus d’informations, visitez le site officiel : Informations Complémentaires

Ne ratez pas cette soirée où la musique, l’histoire et la fraternité se rencontrent pour célébrer « Une Vie avec Mozart » dans un cadre aussi majestueux que symbolique. Réservez et préparez-vous à être enchanté !

Une soirée de musique et de mystère

Dévoilez les secrets d’une des figures les plus fascinantes de la musique classique, Wolfgang Amadeus Mozart, à travers une soirée qui promet de vous emmener au cœur de son existence, teintée par sa participation à la franc-maçonnerie.

Le voile se lève sur le spectacle :

  • Vidéo de Présentation : Pour vous donner un avant-goût de la magie qui vous attend, jetez un coup d’œil à notre vidéo d’introduction, qui vous plonge dans l’ambiance de cette soirée d’exception. Visionnez la Vidéo
  • Découvrez le Lieu : Si vous n’avez pas eu la chance de participer au Solstice d’été 2024, laissez-vous charmer par la vidéo qui montre la splendeur du Chant d’Eole. Revivez le Solstice

Un festin pour les sens :

Table,Set,Restaurant
Banquette et Salle de restaurant avec couverts dressés, table de repas
  • Culinaire : Un dîner de trois services, conçu pour ravir vos papilles autant que le spectacle ravira vos oreilles.
  • Visuel : Les décors, les costumes et la mise en scène sont pensés pour vous transporter directement dans le XVIIIe siècle, époque où Mozart a marqué l’histoire de son génie.
  • Auditif : Avec Alexandre Clement au piano et Pierre Halloy à la voix, attendez-vous à des interprétations musicales qui résonneront dans votre âme longtemps après la fin de la soirée.

Une communauté réunie :

  • Ce n’est pas seulement un spectacle; c’est une célébration de la fraternité, de la curiosité intellectuelle et de l’amour pour les arts. Que vous soyez un frère ou une sœur de la fraternité ou un amateur d’art profane, cet événement est fait pour vous.

Inscrivez-vous maintenant :

Ne laissez pas cette opportunité de vivre une soirée hors du commun vous échapper. Les places sont limitées à 350, l’intérêt pour un tel événement est indiscutable.

Pour vous inscrire, cliquez sur le lien de réservation et suivez le fil d’Ariane vers une nuit de culture, de musique et de fraternité : Formulaire de Réservation

Que ce soit pour l’amour de Mozart, la fascination pour la franc-maçonnerie, ou simplement pour passer une soirée mémorable, inscrivez-vous pour un moment qui promet de rester gravé dans votre mémoire comme une œuvre d’art maçonnique et musicale de premier ordre.

Redécouvrez la dernière grande manifestation pour la fête du solstice d’été

Une porte basse… et son alchimie initiatique

Au seuil de tout mystère maçonnique se dresse la porte basse, gardienne d’un rite ancestral d’initiation. Par cette entrée modeste, chaque initié s’incline non par contrainte mais par choix, symbolisant une naissance spirituelle dans l’humilité et l’éveil. Cette tradition résonne étrangement avec le conte immémorial de Blanche-Neige et ses sept compagnons, chacun incarnant les sept mondes de la Kabbale, un chemin mystique qui sépare l’incréé du manifesté, et chaque nain portant le fardeau et la bénédiction de découvrir ses propres voiles à lever.

Dans les tréfonds de leur mine, nos « sept nés un« , figurent les pionniers d’une exploration non pas de la terre, mais de l’âme. Chaque coup de pioche dans le noir de la roche n’est autre qu’une introspection, chaque gemme déterre un « j’aime » chuchoté par l’écho des cavernes, chaque pierre précieuse un morceau de ciel capturé. Ce langage volatil, où être « né un » se fait chant de l’Un, révèle le secret de leur quête : trouver la lumière dans l’ombre, l’unité dans la division.

Par ce passage sous la voûte basse, les maçons se dépouillent de leur ancien moi comme le nain se déleste de sa stature pour embrasser une forme plus humble.

C’est ici que commence un chemin de transformation, un pèlerinage du cœur qui promet une renaissance. Ils avancent, non plus comme des hommes piégés par leurs peurs, mais comme des êtres de lumière, aspirant à devenir simplement des « Etre », sans adjectifs, sans oripeaux, dans la pureté absolue d’un concept aussi brillant que l’or fin extrait par nos nains allégoriques.

L’acte de passer par la porte basse transcende la simple formalité rituelle pour devenir le premier pas d’un voyage initiatique où chaque geste et chaque renoncement ouvrent des portes vers une compréhension plus profonde. Ce passage symbolise une promesse infinie et un engagement à fusionner avec le Tout. Au cœur de ce parcours maçonnique, l’initié se confronte à des défis constants : lorsque le bandeau de l’ignorance tombe, il ne représente pas simplement la chute d’un voile, mais l’ouverture d’un univers entier de lumière. Ce bandeau, autrefois essentiel, devient une relique d’un passé où la cécité était nécessaire pour conserver ses illusions. Ainsi, chaque initié, par l’épreuve et l’éveil, cherche à révéler non seulement les mystères de l’univers mais également les profondeurs cachées de son propre être.

Dans ce voyage, le Vénérable Maître de la Loge incarne la sagesse et le renouveau.

Descendant de la chaire de Salomon et prenant charge de la fonction de Couvreur, sa descente est une ascension inversée, un retour humble à la porte basse qui est désormais loin d’être une simple entrée. Transformé et transmuté, il incarne désormais la lumière de l’Orient, capable de contempler directement le delta lumineux, ce triangle resplendissant qui symbolise la gnose et le passage ultime. Il devient le gardien de la Loge sur les plans les plus subtils, protecteur d’une Lumière née de l’égrégore de la Loge, couvrant de sa présence ce sanctuaire.

Son parcours au sein de la Loge bleue achevé, le Vénérable Maître n’est plus un apprenti du mystère mais un Initié qui chemine vers l’Unité.

Cette transition n’est pas une fin, mais bien le début d’un périple plus profond, une quête incessante de la vérité ultime qui unifie toutes choses.

Cette danse entre l’humilité et l’élévation forme le cœur du mysticisme maçonnique.

Comme il faut se courber pour mieux s’élever, chaque initié, à l’instar des sept nains dans leur mine, creuse non pas vers la terre mais vers le ciel, en quête de l’essence de son être. Chaque épreuve surmontée, chaque vérité dévoilée, est un pas de plus dans l’ascension vers l’illumination.

Dans cet écho entre le mythique et le rituel, chaque initié devient un alchimiste de l’âme, transformant le plomb de l’ignorance en or de la connaissance. Ce n’est pas simplement une histoire de transmutation personnelle mais un récit cosmique d’amour, de quête spirituelle et de philosophie profonde.

Chaque pierre dégrossie, chaque gemme polie est un symbole de la lumière acquise, un testament de la sagesse embrassée.

Ainsi, de la terre à la voûte étoilée, les maçons tissent une histoire où la recherche de la vérité devient une symphonie céleste, un hymne à la beauté de l’éveil spirituel. Et dans ce grand opéra de l’existence, chaque nain, chaque initié, joue sa note unique dans l’orchestre de la création, cherchant toujours, éternellement, l’harmonie avec le Grand Architecte de l’Univers.

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Un projet cubain inspiré par les idéaux de souveraineté

De notre confrère cubain granma.cu – Par Carmen Maturell Senón 

Dans le Parc Central de La Havane, les grands maîtres du Mexique, du Canada, du Guatemala, du Brésil et du Mali étaient présents. On a rappelé le lien entre la franc-maçonnerie et l’indépendance de Cuba, ainsi que l’engagement des membres à s’impliquer dans de multiples secteurs de la société.

Avec un hommage à l’Apôtre de tous les Cubains, José Martí, ont commencé les festivités du 165e anniversaire de la Grande Loge maçonnique de Cuba, qui selon son Grand Maître Mayker Filema Duarte, doit être perçue comme un projet cubain inspiré par les idéaux de souveraineté que défendaient les héros de la Patrie.

Lors de l’événement, dans le Parc Central de La Havane, étaient présents les grands maîtres du Mexique, du Canada, du Guatemala, du Brésil et du Mali, et l’on a rappelé le lien entre la franc-maçonnerie et l’indépendance de Cuba, ainsi que l’engagement des membres à s’unir dans de multiples secteurs de la société.

Filema Duarte a rappelé la contribution de la franc-maçonnerie à la culture nationale, aux valeurs d’empathie, de fraternité et d’honnêteté qui caractérisent les loges, en plus de l’aspiration à continuer à travailler pour l’humanité.

Rubens Franz, secrétaire exécutif de la Confédération maçonnique interaméricaine, a ajouté que l’émergence de la franc-maçonnerie dans les Grandes Antilles a favorisé la création d’associations maçonniques dans la région latino-américaine.

Il a souligné que, même si l’avenir de la franc-maçonnerie sur le continent peut être envisagé avec des changements et des incertitudes, il existe une éthique inébranlable de préservation des liens familiaux et de la liberté des pays.

Participaient à l’événement Caridad Diego Bello, chef du Bureau des affaires religieuses, du Comité central du Parti communiste de Cuba (PCC) ; Eloísa Valdés Pérez, chef du Département d’institutions religieuses et associations fraternelles, du Conseil des ministres ; entre autres responsables du PCC et du gouvernement. (CMS)

Atatürk était-il franc-maçon ?

De notre confrère Turc odatv.com – Par Sina Kologlu

L’histoire sans fin revit : Atatürk était-il franc-maçon… Qu’ont dit Celal Bayar et Falih Rıfkı Atay… Le sens du serment des unionistes. Les affirmations selon lesquelles Atatürk était un franc-maçon reviennent de temps en temps. Dans les livres d’Orhan Koloğlu, Sina Koloğlu a écrit sur ce qui s’est passé sous le règne d’Abdulhamid, sur les déclarations de Celal Bayar et Falih Rıfkı Atay à ce sujet et sur la source des allégations…

Un Youtubeur surnommé « Galya Turk », qui écrit qu’il parle d’histoire et de culture sur YouTube, a partagé une courte vidéo sur TikTok. Le sujet est « Atatürk était-il un franc-maçon ? Il montre un livre. Son auteur est un historien et universitaire français nommé Daniel Ligou. Il est décédé en 2013. Il a écrit des livres sur l’histoire de la franc-maçonnerie et du protestantisme. Il est franc-maçon. Il est membre du Grand Orient de France. L’un de ses ouvrages est le « Dictionnaire de la Franc – Maçonnerie »… Le Turc gaulois tourne une page. Le nom d’Atatürk est également mentionné dans cette encyclopédie sur les maçons. Turc gaulois « Oui. Il y a des données historiques ici. Il était membre de la loge Risorta et Veritas, dit-il. Il a aussi un ami avec lui. Son ami a dit : « D’accord, comment sais-tu que c’est réel ? » dit-il. « Le grand dictionnaire préparé sous la direction de mon ami Daniel Ligou »… Son ami dit : « Alors il faudra aborder cela dans la vidéo sur la religion et la laïcité. » La réponse du Turc gaulois fut : « C’est là, la question clé de cette question. Maçonnerie. »

L'histoire sans fin revit : Atatürk était-il un franc-maçon... Qu'ont dit Celal Bayar et Falih Rıfkı Atay... La signification du serment des unionistes - Photo : 2

Il y a des détails à ce sujet dans divers ouvrages de mon oncle Orhan Koloğlu, qui a fait des recherches approfondies sur les maçons et écrit des livres. Atatürk était-il un maçon ? Pourquoi a-t-il fermé les associations maçonniques ? Qu’avaient à voir les maçons avec le Comité Union et Progrès ?

L’HISTOIRE SANS FIN : ALORS, QUELLE EST LA RÉALITÉ ?

Dans son livre « Qui est ce Mustafa Kemal », Orhan Koloğlu écrit qu’une critique adressée à Atatürk par le segment religieux et nationaliste était de la franc-maçonnerie : « Lorsque la guerre mondiale a été perdue, sous l’influence des campagnes arabo-allemandes, nos religieux- Le segment nationaliste a adopté la même propagande. Et oubliant que les Arabes ont coopéré avec les Britanniques pendant la guerre… On a oublié qu’ils ont adopté la franc-maçonnerie pour contrôler cette institution sur une base nationale afin qu’elle ne tombe pas sous le contrôle de cercles étrangers (…) De plus, même si on sait qu’il a fait fermer les sociétés maçonniques, ces mêmes milieux ont également critiqué Atatürk ces dernières années « Ils ont essayé de le déclarer instrument de la même conspiration».

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ABDULHAMID : LES SYNDICALISTES ET LES MAÇONS

Le livre d’entretiens fluviaux de Koloğlu avec Barış Doster… Dans son livre « De l’histoire scientifique à l’histoire médiatique », un détail de la section « La franc-maçonnerie chez le sultan Abdulhamid et les unionistes » est en fait la preuve de l’inutilité de ce qui est dit aujourd’hui. Il est affirmé qu’il était possible pendant 30 ans de règne d’Abdulahmid de « gérer deux types d’extrémistes ». La première est la génération unioniste Jeune-Turc. Un autre extrême est celui des maçons… Il explique ainsi dans le livre : « Les pouvoirs qui dirigent le monde vont à des organisations qui se ramifient à l’intérieur du pays, et la franc-maçonnerie en fait partie ». Il ne passe pas inaperçu qu’il a toujours été tolérant envers les maçons. On sait que la coopération de ces deux-là a ouvert la voie à son détrônement.

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LA RELATION DES SYNDICALISTES ET DES MAÇONS : LA VÉRITÉ DU SERMENT SUR LE PISTOLET

Cette question est toujours évoquée à propos d’Atatürk. Orhan Koloğlu demande dans son livre : « Les unionistes voulaient-ils bénéficier de la franc-maçonnerie ? Dans sa réponse à la question, il dit : « Les projets de profit des unionistes découlent du fait que les résidents étrangers ne peuvent être intervenues sans le consentement du consul et sans l’attitude tolérante d’Abdulhamid envers les francs-maçons. Les syndicalistes ont commencé à se rassembler dans une seule loge italienne à Thessalonique, la loge macédonienne Rizorta. Au fil du temps, les membres non unionistes sont partis d’ici et la loge est devenue un lieu de rencontre pour les révolutionnaires. En fait, leur comportement, comme celui de jurer sur une arme à feu, prouve qu’ils n’ont aucune intention de propager la franc-maçonnerie. On sait qu’Enver Bey n’a aucun lien avec la franc-maçonnerie. Il n’a fait que faire bon usage de la tolérance d’Abdulhamid envers les loges et II. C’est à partir de là qu’ils ont mené l’action qui devait faire naître la monarchie constitutionnelle.»

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ATATURK ÉTAIT-IL UN MAÇON ?

Orhan Koloğlu clarifie cette question dans son livre « Les francs-maçons à l’ère républicaine » : « Il n’existe aucun document ou témoignage prouvant qu’il a adhéré. Ceux qui parlent de « contribution » ne font que répéter ce qu’ils ont entendu des autres. À mon avis, lorsqu’il était jeune officier à Salonique dans les années 1900, il s’est peut-être intéressé à la question, comme ses camarades unionistes. Cependant, il convient de noter que les civils et les officiers jeunes-turcs entraient dans les loges non pas pour pratiquer la franc-maçonnerie, mais pour cacher les réunions révolutionnaires secrètes aux yeux des espions. Le jeune Mustafa Kemal s’est peut-être également arrêté par ici. Cependant, on peut penser qu’il n’a pas fait un pas de plus parce que sa structure n’était pas adaptée à ce genre d’« obéissance complète ». On ne peut cependant pas dire qu’il soit allergique à la franc-maçonnerie. Il savait également que parmi son entourage et ses amis, il y avait des gens qui fréquentaient activement les loges. Après 1920, ses plus proches collaborateurs comprenaient aussi bien des anti-maçons que des maçons.

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IL Y AVAIT DES MAÇONS ÉTRANGERS QUI L’ONT DÉCLARÉ MAÇON

Koloğlu donne des exemples dans le livre selon lesquels il existe de nombreuses affirmations similaires aux informations contenues dans le livre mentionné sur TikTok : « Bien que le franc-maçon Tevfik Rüştü Aras, qui était son ami proche depuis l’époque de Thessalonique et parmi ses plus proches collègues jusqu’à sa mort, a déclaré qu’il n’était pas entré dans la franc-maçonnerie, Atatürk ou ceux qui insistaient le plus pour devenir maçons étaient des maçons étrangers. Dans la section Türkiye de presque toutes ses publications et encyclopédies, Atatürk fait partie des « Frères ».

Un exemple est donné dans le livre « Timbres racontant l’histoire de la franc-maçonnerie ». Ici, une page est consacrée au récit de vie et deux pages sont consacrées aux timbres illustrés.

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GERMES DÉCLARÉS MAÇONS LE 10 NOVEMBRE

Il existe un autre exemple intéressant dans le livre de Koloğlu. Le 10 novembre 1988, jour du 50e anniversaire de la mort d’Atatürk, la réunion organisée par l’Association des sciences et de la communication de Hambourg s’est tenue dans une loge maçonnique. On a vu que son nom figurait également dans la liste des maçons célèbres accrochée au mur. Son nom figure également dans la liste des maçons célèbres publiée par le New York Times en 1998.

Nous aussi avons eu des personnes

qui ont rafraîchi la thèse. Il y a aussi des exemples de notre part dans le livre : Dans les premiers jours de septembre 1970, lors de la réunion organisée par la Société pour la préservation des souvenirs d’Atatürk à Samsun, on a vu que Falih Rıfkı Atay prétendait qu’il était franc-maçon. « Il n’y a eu aucune réponse à ceux qui demandaient des preuves de cela. » Il y a un article de Tekin Erer dans le dernier journal Havadis… Koloğlu énumère ces exemples comme suit : « Il ne passe pas inaperçu que les tendances à gagner de la sympathie ou à critiquer la franc-maçonnerie en utilisant le prestige d’Atatürk soient mises en avant. »

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LES MOTS DE CELAL BAYAR ET LA RÉPONSE À LA QUESTION  » POURQUOI ATATURK A-T-IL FERME LES ASSOCIATIONS DE MAÇONNERIE ? « 

Pourquoi Atatürk a-t-il fermé l’Association maçonnique ? Koloğlu donne un résumé dans « L’histoire du scientifique au médiatique » : « Bien que la franc-maçonnerie ait tenté de se relancer en offrant à Atatürk le 33e degré et la présidence d’honneur en 1925, on sait qu’Atatürk a catégoriquement rejeté l’offre. En 1932, l’Union maçonnique internationale a tenu sa 8e Convention à Istanbul. Atatürk a interdit le travail de cette institution en 1935. Les maçons, selon leurs propres mots, ont accepté de s’endormir». À ce sujet, les paroles de Celal Bayar dans ses mémoires sont incluses dans le livre « Les maçons à l’ère de la République » : « On ne peut pas dire qu’Atatürk ait eu une quelconque sympathie ou antipathie envers les maçons. Il n’y a eu aucun comportement nuisible de la part des maçons en 1935. Cependant, comme le climat politique de l’époque montrait qu’il était plus bénéfique d’être uni, il a été jugé opportun de suspendre certaines associations. C’est la raison de la fermeture de l’Association maçonnique.

Le Dessin de François Morel « La Parole Perdue »

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Illustration de François Morel – Textes Erwan Le Bihan

La parole perdue et la mort du maître Hiram, c’est un peu comme l’histoire de la télécommande de votre télé. Un jour, Hiram, le super architecte, décide de se taper une sieste éternelle sans laisser le mot de passe du paradis des maçons. Donc, on a tous ces gars avec des tabliers, qui cherchent désespérément ce mot magique qui semble avoir été kidnappé par le même type qui a volé votre chargeur de téléphone.

On raconte que ce mot, c’était la clé pour atteindre le nirvana maçonnique, un peu comme le code ultime pour débloquer le niveau secret de la vie. Mais, oh surprise, Hiram emporte le secret dans la tombe, et depuis, tous les francs-maçons essaient de rejouer « Cluedo » en espérant découvrir qui a fait le coup et où est passé ce fichu mot. Est-ce que c’était le compagnon dans la loge avec le marteau ? Mystère.

Donc, maintenant, chaque maçon passe son temps à chercher ce mot, ce qui est un peu comme chercher un tweet de votre ex qui a été supprimé. On sait qu’il était là, mais maintenant, c’est juste un grand trou dans l’univers. On a un mot substitué, un peu comme un code de secours pour votre Wi-Fi, mais ce n’est pas la même chose. On est comme des enfants qui ont perdu leur bonbon préféré et qui doivent se contenter d’un bonbon de seconde zone.

En attendant, la légende de la parole perdue continue de faire tourner les rouages des discussions maçonniques, prouvant que même dans la mort, Hiram continue de donner du travail aux autres. C’est le genre de mystère qui fait dire : « J’aurais dû prendre des notes pendant que j’avais encore la chance. »