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Que nous apporte la Franc-maçonnerie ?

C’est une question qui nous est souvent posée par des profanes intrigués de nous savoir membre d’une loge. C’est très délicat d’y répondre, car il est difficile d’imaginer une réponse identique pour toutes celles et tous ceux qui ont été initiés.

Les réponses que je vous livre n’engagent donc que moi !

Initié dans une loge qui pratique le rite écossais ancien et accepté que j’ai suivi jusqu’au chapitre ; les contraintes professionnelles m’ayant obligé à déménager, j’ai ensuite appartenu à une loge qui fonctionne au Rite Français dit Groussier. Un changement d’hémiphère m’a amené à être fondateur d’une loge qui avait choisi le rite ancien et primitif de Memphis Misraïm. Le hasard a voulu que je n’ai jamais appartenu à une loge mixte. Tout cela pour évoquer les influences rituelles que j’ai subies.

De cette expérience personnelle, la franc-maçonnerie m’a appris cinq réflexions que je vous soumets.

A – Intégrer le droit à l’erreur dans la compréhension de l’autre

Etre franc-maçon c’est appartenir à une loge maçonnique. Ce que nous apporte la franc-maçonnerie provient de ce vécu dans la ou les loges que nous fréquentons ou que nous avons fréquenté ! Ce vécu constitue le secret maçonnique qui nous façonne peu ou prou !

Dans le cadre de ce vécu nous approchons d’autres membres de la loge ; de cette proximité naîtra des influences qui nous transformerons.

Après plus de 45 ans de vie maçonnique, je dirai que le premier apport important que cette démarche maçonnique m’a donné concerne l’apprentissage du droit à l’erreur !

Ce droit à l’erreur c’est d’abord le constat de mes propres erreurs et en particulier l’erreur de vouloir être exigeant !

C’est aussi l’erreur que l’on perçoit a posteriori dans une attitude, un comportement ou une réflexion émise lors d’une tenue soit par moi-même soit par un membre de la loge, un visiteur ou un officier.

Quoiqu’on dise, entende ou voit, la démarche maçonnique nous apprend à ne pas répondre, à ne pas polémiquer et à accepter, en espérant qu’un jour viendra où nous saurons rectifier !

Ce droit à l’erreur est la base de la nécessaire bienveillance qui doit imbiber nos rapports humains d’une part entre francs-maçons dans la loge, mais aussi en dehors du temple avec quiconque !

Je suis convaincu que cette compréhension du droit à l’erreur m’a permis d’une part de ne pas succomber à la tentation de la démission et d’autre part de dépasser les inévitables imperfections que l’on peut rencontrer afin de persister dans l’effort du travail personnel pour éclairer les zones sombres du vécu humain que je ne connaissais pas !

B – Apprendre à maîtriser les pulsions de violence

C’est le deuxième bienfait de la franc-maçonnerie ! Fondamentalement, la franc-maçonnerie est pacifiste ! Or l’être humain possède des pulsions de violence ! La franc-maçonnerie nous apprend à maitriser cette violence qui est aux bords de nos lèvres ou de notre main selon qu’il s’agisse de violence verbale ou physique. Le rituel maçonnique dans son contenu aborde ce difficile apprentissage ! On peut d’ailleurs s’étonner le succès qu’ont eu les loges militaires !

Remarquons que c’est un sujet rarement abordé ! Saluons le numéro 7 (juin 2024) de la Revue Sisyphe de la Grande Loge Mixte de France consacré à « La franc-maçonnerie en guerre contre la violence – Préserver un héritage de paix »

Cette maîtrise de la violence que nous apprend le rituel maçonnique à partir du 3ème degré mériterait d’être mise en exergue car elle répond exactement à une préoccupation universelle !

C’est pour maîtriser les pulsions de violence que l’on ne doit pas polémiquer en loge ! En loge on ne dialogue pas ! Chacun, chacune, apporte une pierre à la réflexion ! Donner un avis sur une contribution n’a aucun sens si ce n’est celui de s’opposer ce qui est le propre de la vie profane !

C – Comprendre l’importance d’une gouvernance collective

La loge maçonnique fonctionne, par une filiation invisible, sur le modèle de la tribu archétypique avec une différence fondamentale : alors que la tribu archétypique concède l’autorité à un chef du clan majoritaire, la gouvernance d’une loge maçonnique se conçoit sur le modèle collectif du collège des officier-e-s.

Avouons que c’est très rarement appliqué ! Comme dans le monde profane, dans de nombreuses loges le ou la Vénérable est issu-e du clan majoritaire et fonctionne avec les pleins pouvoirs ou presque !

Par absence de formation et aussi par faiblesse, la gouvernance des loges pêche par la médiocrité de la facilité.

Comprendre l’importance d’une gouvernance collective spécifique à la démarche maçonnique permet de mieux aborder la problématique de la place de la franc-maçonnerie dans la société profane !

Aujourd’hui, les obédiences recrutent pour faire du chiffre ! Ce recrutement est orienté vers les loges qui les gèrent avec toute la bonne volonté qu’il est possible mais sans ligne de conduite mûrement réfléchie.

Cette situation aboutit à un paradoxe : une demande toujours forte mais un taux d’abandon également fort qui fait qu’au total c’est la stagnation qui prime !

D – La franc-maçonnerie nous apprend la vertu de l’humilité et de la pauvreté !

Dès l’entrée dans le cabinet de réflexion, le (ou la) candidat-e à l’initiation est invité-e à réfléchir sur la condition de l’existence humaine.

Toutes les références à la réussite sociale sont présentées sous l’angle négatif de la prétention, de l’autosatisfaction et de la vanité.

On pourra me rétorquer que cela n’a pas empêché les dorures et le decorum qui trônent ici ou là, sans parler de la jouissance manifeste, observée parfois, à se prévaloir de qualités matérielles !

Apprendre l’humilité c’est accepter de n’être que peu de chose individuellement mais de pouvoir prétendre à faire beaucoup collectivement.

C’est l’humilité, la simplicité et la pauvreté qui peuvent prétendre apporter la Paix et la Sagesse dans la société !

Bien sûr il s’agit d’une intention qui nous est proposée mais qui, à ce jour, n’a pas encore été réalisée.

E – Cinq valeurs qui permettent de « s’orienter » dans ce monde si difficile

La démarche maçonnique nous invite à répandre dans le monde profane ce que nous pouvons apprendre en loge.

A mon humble avis, cinq valeurs peuvent rentrer dans ce processus de transmission :

  • La bienveillance
  • La liberté de conscience
  • La recherche spirituelle
  • Le respect d’une éthique irréprochable,
  • Le développement de la Fraternité Universelle.

Que cela soit dans notre vie personnelle ou professionnelle, au milieu d’amis ou en voyage à l’étranger, ces valeurs qui découlent de la démarche maçonnique peuvent aider celles et ceux qui les adoptent à vivre dans l’Harmonie.

Voilà ce que j’explique à celles et ceux qui me demandent ce que la franc-maçonnerie m’a apporté.

Pour aller plus loin :

Après avoir servi à l’Orient… dans la Loge

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De notre confrère universalfreemasonry.org – Par Kristine Wilson-Slack 33o

Après avoir servi à l’Orient, qu’est-ce qui caractérise le rôle de passé Maître ?

Avant de devenir Maître d’une Loge, située à l’Est du Temple, le Franc-Maçon peut débuter sa carrière dans un certain nombre de fonctions, selon l’Obédience maçonnique à laquelle il appartient. Dans certains Ordres, les Loges sont petites et le nouveau Franc-Maçon peut être amené à exercer plusieurs fonctions en même temps.

Dans mon ordre, mes premières années ont été remplies de travail au sol, de travail de secrétariat, de musique et d’une multitude de rôles différents. J’ai beaucoup appris sur les besoins des bureaux individuels ainsi que sur la façon dont ils fonctionnent en collaboration avec les autres. Était-ce optimal ? Cela me convenait et, même si certains pourraient ne pas être d’accord, c’était ce que nous avions. J’étais reconnaissant d’avoir eu l’occasion de servir et d’apprendre autant de choses si rapidement.

Ce service fut récompensé par la croissance de la Loge. Nous pûmes bientôt remplir les bureaux de personnes, chacune apprenant en profondeur sa position et sa place. Cela aussi eut ses trésors, car chaque membre fut bientôt capable de saisir toute l’essence du travail en commun pour une fin harmonieuse. Ce n’est que lorsque je fus installé comme deuxième de la Loge que j’envisageai de déménager à l’Est et de devoir être « responsable ». Le « deuxième » de la Loge siège à l’Ouest et est généralement appelé Gardien. La perspective terrifiante et inquiétante de devoir un jour prendre en charge les soins et l’alimentation de la Loge m’avait également rempli de questions : que ferais-je différemment ? Quels étaient mes plans ? Quel serait mon héritage ?

On dit que la Franc-Maçonnerie accélère l’évolution de l’homme. Cela signifie que les circonstances de la Loge changent et ondulent, ce qui amène l’Officier Maçonnique à se déplacer et à changer au mieux de ses capacités. Il faut noter que la Loge n’est pas le temple ou le bâtiment où les Francs-Maçons se réunissent ; c’est plutôt le corps des Francs-Maçons qui se réunissent pour des raisons rituelles. C’est le groupe, pas le lieu.

La Loge (un groupe de personnes) est donc le catalyseur de l’évaluation des individus qui en font partie. C’est du moins ce que je comprends.

En pratique, cela signifie que toute la planification du monde ne peut pas vous préparer à tout. En tant que « deuxième », je me souviens d’avoir été assis en face du Maître, que j’étais censé soutenir et aider, et d’avoir ressenti un sentiment d’agacement et de frustration :

Pourquoi fait-elle les choses de cette façon ? Pourquoi pas « de cette façon » ?

J’ai dû apprendre à décomposer et à démanteler. Cela peut être écrasant pour certains : si leur Maître s’écartait simplement, le « vrai » travail pourrait commencer. Quelle naïveté et quelle justesse, même si un peu hors de contrôle.

La première chose qui vient à l’esprit, en arrivant en Orient, c’est l’idée que vous n’étiez peut-être pas aussi bon franc-maçon que vous le pensiez. Je ne veux pas dire que vous ne savez pas comment diriger une Loge ; nous savons que cela vient avec la pratique. Certains sont nés pour diriger et trouvent leur chemin facile, tandis que d’autres doivent se frayer un chemin à travers les mauvaises herbes et la jungle pour se frayer un chemin.

Le Maître de l’Est apprend à remplir les papiers et à exécuter le rituel ; il peut être en mesure de former et d’éduquer d’autres personnes dans l’art de la franc-maçonnerie. Il y a toujours beaucoup de travail et une myriade de questions auxquelles il faut répondre. Cependant, siéger à l’Est amène à réfléchir sur sa propre carrière maçonnique jusqu’à ce point.

Comment traitaient-ils leurs anciens maîtres ? Comment répondaient-ils aux demandes d’aide émanant soit des officiers, soit de leurs confrères ? Traitaient-ils la Franc-Maçonnerie avec la révérence qu’elle mérite ?

Tablier-Venerable-Maitre

Souvent, la réponse est que nous savons que nous aurions pu faire mieux. Certains Maîtres surcompensent et essaient d’être encore meilleurs, quoi que cela puisse signifier. Ils penchent trop loin dans un sens, un pendule qui se balance de manière incontrôlable. Ils quittent leur Loge peut-être plus chaotique qu’ils ne l’ont trouvée. Ils peuvent aussi pencher dans le sens inverse, réalisant que le travail était beaucoup plus compliqué qu’ils ne le pensaient. Ils en viennent à laisser d’autres diriger la Loge, présumant que leurs officiers connaissent leur travail, et finalement le chaos s’infiltre. Heureusement, ces deux résultats sont rares.

S’asseoir à l’Est est beaucoup plus difficile, et à certains égards plus facile, que nous le pensions. Les maîtres se montrent à la hauteur grâce à l’humilité, à la détermination, au courage et à la compassion. Ils apprennent à lâcher prise, à déléguer et à assurer le suivi. Prendre soin de vos membres contribue grandement à leur réussite. Sont-ils parfaits ? Non. Mais, en général, ils le savent. Et ils savent qu’ils peuvent toujours faire mieux.

Et puis, dans un sifflement, ils sont terminés. Terminé.

Ils siègent désormais à la gauche du Maître, l’aidant au besoin, mais ils deviennent des observateurs silencieux. Ils deviennent l’ombre et, peut-être, pour certains, ils pensent qu’ils ne sont pas utiles. Ils sentent que la Loge avance, qu’elle avance, avec un nouveau capitaine à la barre. Il est rare que le Maître reprenne son rôle d’officier dans sa propre Loge.

Dans certaines juridictions maçonniques, la maîtrise peut ne durer qu’un an, et dans d’autres, elle peut durer jusqu’à quatre ou cinq ans. Dans la plupart des cas, l’effet est le même : il y a une période de perte et de deuil pendant laquelle le maître peut ne plus se sentir aussi pertinent que la veille.

Cette position de Maître Passé Immédiat est, pour moi, celle qui se rapporte à l’apprenti, à quelqu’un qui vient d’être initié à la Franc-Maçonnerie. C’est l’octave au-dessus de l’apprenti, créant un accord d’harmonie, de relation et de continuité au sein de la Loge.

La Loge compte sept officiers réguliers et le Maître passé complète le cycle pour amener le travail au niveau supérieur. Ils se connectent à l’expérience, à l’histoire et au rituel – pour apporter des informations précises à la génération suivante.

En termes pratiques, le Past Master est la mémoire du rituel et de la procédure. Il existe certains postes au sein de la Loge qui sont idéaux pour un Past Master, certains officiers qui nécessitent cette expérience et ces connaissances pour exécuter correctement et créer une continuité.

Leurs connaissances aident le nouveau Maître à diriger les choses de manière fluide et harmonieuse. Alors que « trois personnes dirigent la Loge », le Maître passé est véritablement un « bras gauche » pour le Maître : un confident qui peut lui fournir des informations sur le passé immédiat.

Pourtant, la plupart des Loges, Districts et Juridictions ont besoin de bien plus. Ils ont besoin que les piliers des colonnes restent forts, dynamiques et actifs. Le Maître passé peut être une force stabilisatrice non seulement pour sa Loge, mais aussi peut-être pour d’autres dans la région. Il peut être un écrivain et un bâtisseur, capable de soutenir la Franc-Maçonnerie grâce à la profondeur de son expérience. Il peut contribuer à son Ordre dans son ensemble ou à un ensemble plus large de Loges s’il le souhaite.

En fait, le Passé Maître a une gamme de services plus large que jamais auparavant ; il existe un monde de la Franc-Maçonnerie qui requiert son expérience, tout comme nous avons besoin des Maîtres des métiers pour encadrer et enseigner aux nouveaux travailleurs.

La vie du Maître du Passé ne s’estompe pas, pas du tout. Au contraire, le monde devient bien plus vaste qu’il ne pourrait l’imaginer.

Le premier grand maître philippin de la Franc-maçonnerie en Australie

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De notre confrère australien philtimes.com.au – Par Rado Gatchalian

Le 28 septembre 2024, dans l’emblématique hôtel de ville de Sydney, plus d’un millier de participants ont assisté à un événement historique lors de l’installation du 41e Grand Maître de la Grande Loge Unie de Nouvelle-Galles du Sud et du Territoire de la capitale australienne des Francs-Maçons Anciens, Libres et Acceptés. Sir Khris Albano, KCR, qui est également membre de l’Ordre des Chevaliers de Rizal, est le premier Grand Maître d’Australie d’origine philippine.

Des Grands Maîtres d’autres États d’Australie et d’autres pays comme la Russie et le Japon ont assisté à cet événement. Un grand nombre de délégations des Philippines, dirigées par le Grand Maître de la Grande Loge des Philippines, le Très Vénérable Ariel T. Cayanan, ont participé à cet événement historique en soutien total à notre compatriote philippin Khris Albano.

La franc-maçonnerie est la plus ancienne fraternité du monde et l’une des plus anciennes organisations continues de l’histoire, connue pour son objectif de rendre les hommes meilleurs.

Khris Albano a été initié à la franc-maçonnerie à la Loge Dalisay n° 14 (Grande Loge des Philippines) en août 2002, et a achevé son parcours vers le rang de Vénérable Maître en 2007. Il a été nommé Grand Maître de District en 2010. Après avoir déménagé en Australie, il s’est affilié à la Loge Jose Rizal n° 1045 en 2011, servant de précepteur pour les équipes d’exemplification démontrant les trois degrés dans diverses juridictions internationales. Il est ensuite devenu le Vénérable Maître Fondateur de la Loge Elysian n° 418 pour le mandat 2018-2019. Avant d’être élu Grand Maître, il était le Grand Maître Adjoint de l’UGL NSW-ACT.

Ézoïque

Sir Khris Albano, KCR lors de son installation en tant que Grand Maître le 28 septembre 2024 PHOTO : Romy Nieto
Sir Khris Albano, KCR lors de son installation en tant que Grand Maître le 28 septembre 2024 PHOTO : Romy Nieto
Sir Khris Albano, KCR avec son épouse Carol PHOTO : Romy Nieto
Sir Khris Albano, KCR avec son épouse Carol PHOTO : Romy Nieto

De nombreux observateurs ont noté que la franc-maçonnerie ici en Australie est désormais dominée par les Philippins. Cela ne devrait pas être une surprise car la franc-maçonnerie a joué un rôle majeur dans l’histoire des Philippines. Le premier président philippin Emilio Aguinaldo, le père de la révolution philippine Andres Bonifacio, le héros national des Philippines Dr. Jose P. Rizal et le sublime paralytique Apolinario Mabini étaient parmi les nombreuses figures clés qui appartenaient à la franc-maçonnerie et qui ont façonné l’histoire des Philippines. Ainsi, la franc-maçonnerie est une « grande chose » dans la société philippine car elle continue de suivre cet héritage historique de patriotisme, de liberté, d’excellence, de charité, de leadership et d’intégrité.

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Partout où un Philippin va, il emporte avec lui ce lien maçonnique historique et cette fierté. 

L’élection de Khris Albano à ce plus haut rôle dans la Franc-Maçonnerie fait écho au sentiment du Dr Jose P. Rizal lorsqu’il s’exclama le 25 juin 1884 lors du banquet de Madrid, en l’honneur de nos peintres philippins, les mots suivants :

« Luna et Hidalgo sont des gloires espagnoles et philippines. Elles sont nées aux Philippines, mais elles auraient pu naître en Espagne, car le génie ne connaît pas de pays, le génie germe partout, le génie est comme la lumière, l’air, le patrimoine de tous, cosmopolite comme l’espace, comme la vie, comme Dieu. »

Khris Albano a prouvé que José Rizal avait raison. Bien que les Philippins vivent dans des pays étrangers, cela ne les empêche pas de se surpasser et d’être égaux aux personnes d’autres nationalités, à tout le monde. La franc-maçonnerie favorise l’égalité entre les frères afin qu’ils puissent être au même niveau que leurs frères. 

En effet, le génie ne connaît pas de frontières.

Félicitations au Très Vénérable Grand Maître Khris Albano pour cette réalisation remarquable !

D’anciens membres d’une Loge s’enferment dans un Temple à Mérida

De notre confrère mexicain poresto.net

Expulsés de la fraternité, ils ont repris le siège historique de la Grande Loge Unie « La Péninsule Orientale » au Centre de Mérida.

Un groupe minoritaire, expulsé de la fraternité a pris d’assaut le siège historique de la Grande Loge Unie « La Péninsule Orientale », faisant de la franc-maçonnerie du Yucatan la victime de la dépossession des propriétés situées dans les 63e et 72e rues du centre historique de Mérida.

Dimanche dernier, vers 15 heures, une cinquantaine de membres Francs-maçons se sont présentés aux portes du Temple pour demander aux envahisseurs de quitter paisiblement.

Ceux-ci, après avoir remarqué la présence d’un important groupe de membres, ont fermé la porte avec un cadenas et ont empêché les représentants légaux de la Grande Loge Unie « La Péninsule Orientale de Antiguos Libres et Maçons Acceptés de la Gran Oriente de Yucatán, AC » d’entrer. Ils étaient pourtant légalement constitués et porteurs d’un pouvoir maçonnique.

Face au refus du groupe d’invasion et à la discussion qui s’intensifiait, les représentants légaux de l’association civile ont demandé le soutien de la Police Municipale à travers le numéro d’urgence 911.

À l’arrivée des éléments de la Police Municipale, auxquels se sont ajoutés ceux du Secrétariat de la Sécurité Publique de l’État , les représentants légaux et autres ont souligné le caractère flagrant du délit de dépossession de biens immobiliers.

Cependant, comme c’est souvent le cas dans ces cas-là, les éléments ont choisi de ne pas intervenir parce qu’il s’agissait d’un conflit entre individus : ils se sont limités à empêcher l’affrontement entre les parties. Le commandant Miguel Ángel Suaste Huex, directeur du secteur central de la Société de sécurité de l’État, est arrivé sur les lieux des événements , accompagné de plusieurs éléments.

Le groupe mutin a placé une plaque à l’entrée avec le nom de La Peninsular Sociedad Civil Particular, apparemment le même jour, quelques heures avant les événements. Le groupe d’envahisseurs est dirigé par José Luis Bustillos González, propriétaire du Grupo Mercantil Artex SA de CV, membre de la délégation du Yucatán de la Chambre nationale de l’industrie du vêtement (Canaive), il a été expulsé de la franc-maçonnerie du Yucatan avec un petit groupe de membres pour des infractions qui sont considérées comme des crimes au sein du groupe.

Sur place, Roger Armando Pardío Villareal a été identifié comme le représentant légal, qui était membre de la Coalition « Nous sommes tous le Yucatán », composée des partis Convergencia et Travailliste, ainsi que conseiller juridique des ejidatarios Pisté. qui Ils se sont opposés au projet Mayan Train, demandant une compensation supérieure à celle que Fonatur leur avait proposée.

Grâce à des vidéos du jour de l’altercation, qui a provoqué l’arrêt de la circulation dans la 63e rue, le capitaine de l’armée à la retraite, Miguel Ángel Contreras García, a menacé le commandant Suaste Huex de le dénoncer pour ne pas favoriser les envahisseurs.

Les pilleurs ont eu recours aux services d’une entreprise de sécurité privée, propriété de la sœur de Carlos Antonio Hagar Pachón, impliquée dans des conflits juridiques concernant des dettes commerciales et avec la Commission fédérale de l’électricité (CFE) pour vol présumé d’énergie électrique.

Il est également accusé d’avoir volé des ressources du Trésor de la Grande Loge. Selon l’histoire publiée sur son site Internet, depuis sa fondation, la Grande Loge Unie « La Péninsule Orientale » a traversé différentes étapes et est restée une référence importante pour la franc-maçonnerie mexicaine et également sous d’autres latitudes.

Le 15 août 1882, l’organisme appelé Conseil Suprême du Mexique a donné l’autorisation d’établir dans la ville de Mérida, la Grande Loge Symbolique de l’État du Yucatán du Rite Écossais Ancien et Accepté.

La lettre patente a été accordée à Olegario G. Cantón, Domingo Evia, Isidro González, Adolfo Cisneros, Luis García M., Luis Serrano et Carlos L. Tapia. Au XXe siècle, la Grande Loge « La Orientale » fut constituée le 24 avril 1913, avec les loges maçonniques « Renacimiento » n°1, « Ermilo G. Cantón » n°2 et « Galileo » n°3. Lodge (avec juridiction au Yucatán, Campeche et Quintana Roo, ainsi qu’au Belize) a travaillé dans le bâtiment maçonnique disparu qui était situé sur la 59ème rue avec la 64ème et la 62ème dans le centre historique de la capitale du Yucatan.

Le 24 juin 1923, est autorisée la formation d’une autre Grande Loge d’État, appelée « La Péninsulaire », composée des loges maçonniques « Établissement » n° 12, « Fiat Lux » n° 14 et « Fénix » n° 17. , avec juridiction au Yucatán, Campeche et Quintana Roo.

De cette Grande Loge émergera une autre du même nom, et trois grandes loges du Yucatán fusionnèrent à un moment donné dans les années 20 du 20e siècle. Finalement, le 14 septembre 1928, lors d’une assemblée maçonnique, les membres des deux grandes loges du Yucatan améliorèrent la direction du travail maçonnique grâce à leur unification.

Ainsi fut créée la Grande Loge Unie « La Péninsule Orientale », fruit de la fusion de tous les ateliers maçonniques existant à cette époque en une seule Grande Loge.

On va recruter chez les Francs-maçons !

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Ça va l’faire !

Je m’explique, je me demande si à l’intérieur de nos Loges, nous n’allons pas avoir besoin de sœurs et de frères de plus en plus spécialisés et notamment dans le domaine de la communication.

Pourquoi ne pas créer un poste de Franc-maçon(ne) dans nos ateliers avec comme titre : Expert(e) Communicant(e)

Ainsi, ce ou cette spécialiste synthétisera toute la complexité et l’importance de la charge à laquelle les ateliers aujourd’hui sont confrontés au niveau administratif pour la gestion de la communication dans la loge et entre loges, qui font que les conséquences pèsent de plus en plus sur le bon déroulement de nos travaux si nous n’agissons pas.

Ce n’est pas un constat alarmiste, mais il est bon à mon avis d’en prendre conscience et d’y réfléchir.

« La franc-maçonnerie a la réputation d’innover et d’aller de l’avant. »

Il me semble juste de faire des propositions dans ce sens même si ma réputation est peut-être plus celle d’un papillon qui flirte, parfois un peu trop avec le monde profane.

Je vous laisse en découvrir plus en visionnant la vidéo ci dessous lors du dernier « meeting solitaire » de la minute du Grand René sur le sujet :

Franc-maçonnerie et judaïsme : une histoire complète des valeurs, des défis et des contributions partagés

De notre confrère freemasonscommunity.life

La franc-maçonnerie et le judaïsme, deux traditions distinctes dotées d’une riche histoire, se sont croisées de manière fascinante au fil des siècles. Cet article explore la relation complexe entre ces deux groupes, leurs valeurs communes, leurs défis communs et les contributions importantes des francs-maçons juifs à la société, en particulier aux États-Unis.

Les Lumières et la réforme religieuse

Le siècle des Lumières a joué un rôle crucial dans la relation entre la franc-maçonnerie et le judaïsme. Le concept d’universalité des Lumières a donné naissance à une société dans laquelle les croyances religieuses n’affectaient pas les droits des citoyens. Ce changement a permis aux Juifs de participer plus pleinement à divers aspects de la société, y compris à la franc-maçonnerie.

Parallèlement, le judaïsme lui-même évoluait. Le développement du judaïsme réformé, en partie en réponse aux Lumières, enseignait une croyance continue dans les concepts fondamentaux de la religion sans exiger le respect de toutes les règles strictes d’observance. Cette évolution a facilité la participation de certains juifs à des organisations laïques comme la franc-maçonnerie.

De nombreux juifs considéraient l’adhésion à la franc-maçonnerie comme une forme d’« émancipation » des anciennes exclusions juridiques et sociales. La philosophie de la franc-maçonnerie, qui prône la fraternité entre tous les peuples, indiquait que la franc-maçonnerie accepterait les juifs comme membres, leur offrant ainsi la possibilité de s’intégrer davantage dans la société.

L’implication historique des Juifs dans la Franc-Maçonnerie

Les Juifs ont été activement impliqués dans la Franc-Maçonnerie depuis ses débuts en Amérique. Des preuves historiques montrent que les Juifs comptaient parmi les fondateurs de loges maçonniques dans sept des treize États d’origine : Rhode Island, New York, Pennsylvanie, Maryland, Géorgie, Caroline du Sud et Virginie.

Moses Michael Hays, un franc-maçon juif qui a joué un rôle crucial dans l’introduction du rite maçonnique écossais en Amérique, est une figure marquante de la franc-maçonnerie américaine naissante. Hays a été inspecteur général adjoint de la franc-maçonnerie pour l’Amérique du Nord en 1768 et grand maître du Massachusetts de 1788 à 1792. Il est intéressant de noter que Paul Revere a servi sous ses ordres en tant que grand maître adjoint.

Parmi les autres francs-maçons juifs importants du début de l’histoire américaine, on compte Solomon Bush en Pennsylvanie, Joseph Myers dans le Maryland et en Caroline du Sud, et Abraham Forst de Philadelphie en Virginie. Moses Seixas a exercé les fonctions de Grand Maître à Rhode Island de 1791 à 1800.

Les francs-maçons juifs ont également apporté une contribution significative à la Révolution américaine. Vingt-quatre officiers juifs ont servi dans l’armée de George Washington et plusieurs d’entre eux ont contribué au financement de la cause américaine. Haym Salomon, un franc-maçon juif de Philadelphie, s’est notamment fait remarquer pour ses contributions financières à l’effort de guerre et ses prêts personnels à des personnalités telles que Jefferson, Madison et Lee.

Valeurs et idéaux partagés

La franc-maçonnerie et le judaïsme partagent de nombreux thèmes et idéaux communs, ce qui peut expliquer l’affinité naturelle entre les deux traditions :

  1. Croyance en un Être suprême : Tous deux mettent l’accent sur la foi en Dieu comme principe fondamental.
  2. Comportement éthique : Les deux traditions soulignent l’importance de la conduite morale et de la gentillesse envers les autres.
  3. Charité et fraternité : aider ceux qui sont dans le besoin et favoriser un sentiment de communauté sont au cœur de la franc-maçonnerie et du judaïsme.
  4. L’accent est mis sur l’apprentissage : tous deux encouragent la formation continue et les bourses d’études.

Symboles et rituels courants

Plusieurs symboles et rituels sont importants tant dans la franc-maçonnerie que dans le judaïsme :

  1. Lumière : Les deux traditions utilisent la lumière comme un symbole important, représentant l’esprit divin et la liberté religieuse. La fête juive de Hanoucca, connue sous le nom de Fête des Lumières, partage des liens thématiques avec le symbolisme maçonnique de la lumière.
  2. Le Temple de Salomon : cette ancienne structure occupe une place importante dans les rituels maçonniques et dans l’histoire juive.
  3. Pratiques cérémonielles : les deux religions ont des cérémonies d’initiation et mettent l’accent sur le recours à des rituels pour inculquer la discipline et un comportement éthique. Par exemple, la cérémonie juive de Bar Mitzvah, qui marque le passage d’un garçon à l’âge adulte, présente certaines similitudes avec les rites d’initiation maçonniques en termes d’apprentissage de rituels et d’acceptation de nouvelles responsabilités.
  4. Respect de l’autorité et du devoir : Les deux traditions enseignent le respect des figures d’autorité (les parents et les rabbins dans le judaïsme, les dirigeants de loge dans la franc-maçonnerie) tout en mettant l’accent sur les devoirs de ceux qui occupent des postes de pouvoir.

Défis et controverses

Malgré ces valeurs communes, les relations entre la franc-maçonnerie et le judaïsme n’ont pas toujours été harmonieuses. À certaines périodes et dans certains lieux, les juifs ont été victimes de discrimination au sein des loges maçonniques. L’acceptation des juifs dans la franc-maçonnerie a beaucoup varié selon les pays et les périodes.

Au XIXe siècle en Allemagne, de nombreuses loges n’acceptaient pas les membres juifs et allaient jusqu’à interroger les frères maçonniques en visite sur leur religion à la porte de leurs loges. Divers arguments étaient utilisés pour exclure les juifs :

  1. Certains prétendaient que la franc-maçonnerie était une institution chrétienne et que les Juifs ne pouvaient pas en devenir membres à moins de se convertir.
  2. D’autres ont soutenu que seuls les chrétiens pouvaient posséder le bon caractère nécessaire pour atteindre les idéaux maçonniques.
  3. Certaines loges exigeaient des Juifs qu’ils prêtent serment sur les Évangiles chrétiens ou qu’ils mangent du porc lors des repas maçonniques, pratiques interdites dans le judaïsme.
  4. Il y avait même des arguments antisémites flagrants affirmant que les Juifs étaient racialement ou génétiquement inaptes à la franc-maçonnerie.

Il y eut cependant aussi des exemples de courage et d’ouverture. En 1890, le Dr Hermann Settegast, maître de la Royal York Lodge de Berlin, démissionna lorsque sa proposition d’interdire la discrimination religieuse dans les admissions fut rejetée. Il fonda alors une nouvelle Loge mère dont les membres étaient répartis à parts égales entre juifs et chrétiens, malgré une opposition importante.

Persécutions et attaques conjointes

Ironiquement, malgré ces tensions internes, les francs-maçons et les juifs se sont souvent retrouvés dans la même ligne de mire de leurs détracteurs. Les théories du complot liant les deux groupes sont devenues courantes, tous deux étant accusés de comploter pour saper les institutions sociales existantes.

Les fameux « Protocoles des Sages de Sion », un texte antisémite fabriqué de toutes pièces, impliquaient également les francs-maçons dans un prétendu complot juif visant à dominer le monde. Ce document, bien que démenti, a eu un impact durable sur le sentiment antisémite et antimaçonnique.

Sous le régime nazi, les deux groupes ont été sévèrement persécutés sous le slogan « Tous les francs-maçons sont juifs, tous les juifs sont francs-maçons ». De même, d’autres régimes totalitaires ont systématiquement attaqué la franc-maçonnerie et le judaïsme, considérant leur insistance sur la liberté individuelle comme une menace.

La franc-maçonnerie et le judaïsme aux États-Unis

Les États-Unis ont toujours été un refuge pour la franc-maçonnerie et le judaïsme. À quelques exceptions près, l’Amérique a conservé une tradition de tolérance envers les différentes idées, religions et croyances. Cette acceptation a permis aux deux traditions de s’épanouir et de contribuer de manière significative à la société américaine.

Les francs-maçons juifs ont joué un rôle important tout au long de l’histoire américaine, de la guerre d’indépendance à l’époque moderne. Leur implication dans la franc-maçonnerie et dans la vie civique américaine démontre la compatibilité de ces traditions avec les valeurs américaines de liberté et de pluralisme.

Il y a eu au moins 51 Grands Maîtres juifs américains, dont deux en Virginie : Solomon Jacobs en 1810-1812 et Seymour Jonas Levy en 1975. Cette statistique souligne l’implication significative des Juifs dans la franc-maçonnerie américaine.

Les temps modernes

Aujourd’hui, les Juifs continuent d’être actifs dans la franc-maçonnerie en Amérique et dans d’autres pays. Israël compte environ 60 loges maçonniques comptant 3 000 membres, ce qui témoigne de la relation continue entre le judaïsme et la franc-maçonnerie.

Cependant, des défis persistent. L’année dernière encore, un groupe appelé « Mouvement de résistance islamique – Palestine » a menacé la franc-maçonnerie et d’autres organisations « affiliées au sionisme », démontrant que le ciblage conjoint des juifs et des francs-maçons continue dans certaines parties du monde.

Conclusion

La relation entre la franc-maçonnerie et le judaïsme est complexe, marquée par des valeurs partagées, des défis communs et des contributions importantes à la société. Malgré des persécutions communes et des tensions internes occasionnelles, les deux traditions ont persévéré, unies par leur engagement en faveur de la liberté individuelle, du comportement éthique et de la fraternité universelle.

À mesure que nous avançons, il est essentiel de reconnaître et de célébrer les contributions positives de la franc-maçonnerie et du judaïsme à notre société. En favorisant la compréhension et le respect mutuels, nous pouvons continuer à bâtir sur les idéaux communs qui ont lié ces deux traditions à travers l’histoire.

Un homme reconnu coupable du meurtre de son ex-femme dans une loge maçonnique à Curitiba

De notre confrère brésilien g1.globo.com

Le crime a eu lieu en 2022. Celina Pereira Antunes était une journalière sur place et a été vue allongée sur le sol avec des signes de blessures au couteau par deux employés, selon la police. Jonathan Taborda Ribas a été condamné à 22 ans de prison pour le meurtre de son ex-femme, Celina Pereira Antunes, dans une loge maçonnique . La sentence du jury populaire a été rendue lundi (7).

Le crime a eu lieu en 2022. Celina était une journalière sur place et a été vue allongée sur le sol avec des signes de blessures au couteau par deux employés, selon la police. Revivez le crime ci-dessous.

José Valdeci, l’avocat de Jonathan, a déclaré que tout le travail avait été fait pour que ce procès soit équitable.

« Et le concile a compris, surtout parce qu’il était confesseur », a-t-il déclaré.

Outre lui, un autre membre de la famille de Ribas a été inculpé, soupçonné de fraude procédurale et de favoritisme. Ils ont été acquittés par le jury, selon l’avocat.

Souviens-toi du crime

Les images des caméras de sécurité diffusées par la police ont enregistré le moment où Jonathan, alors âgé de 29 ans, apparaît en train d’acheter un kit de barbecue dans un établissement quelques heures avant le crime.

Sur l’autre image, il est possible de voir le suspect forcer l’entrée d’une porte de temple franc-maçon.

La Franc-maçonnerie renaît chez Carlos Casares en Argentine

De notre confrère cadenanueve.com

La Loge Sadi Carnot a commencé ses activités au début du 20e siècle et refait surface au 21e siècle.

La franc-maçonnerie a repris vie à Carlos Casares avec la résurgence de la Loge Sadi Carnot, qui depuis 2019 a rouvert ses portes pour promouvoir la connaissance et la réflexion dans la communauté. Avec une riche histoire remontant au début du XXe siècle, cette loge est un exemple de la façon dont les traditions peuvent s’adapter aux temps modernes.

L’histoire de la Loge Sadi Carnot commence au début du XIXe siècle, plus précisément en 1905, lorsqu’un groupe d’éminents citoyens de Casares, tels qu’Antonio Maya, Francisco Borja et Daniel De La Sota, s’unissent pour former cette loge. Selon les recherches de la professeure et historienne Susana Sigwald, ces membres ont joué un rôle fondamental dans la vie sociale et politique de la ville, se distinguant dans la lutte pour l’autonomie sous Carlos Casares. Cependant, la loge ferme ses portes vers 1915 en raison de la crise économique qui touche le pays à cette époque.

Cet héritage historique a été brillamment compilé par Sigwald dans son livre « Sadi Carnot », récemment réédité et disponible à la bibliothèque José Ingenieros, où se trouvent également les archives historiques Antonio Maya. Ce travail fournit un contexte précieux sur l’activité maçonnique dans la région et son impact sur le développement local.

La Résurrection de la Loge Sadi Carnot

La franc-maçonnerie locale a refait surface en 2015 lorsqu’un groupe de francs-maçons a décidé de former un triangle maçonnique, étape préalable à la constitution formelle d’une loge. Cet effort a culminé en 2019 avec la réouverture officielle de la Loge Sadi Carnot, qui a commencé à attirer de nouveaux membres intéressés par ses principes de philosophie, d’éthique et de savoir.

Les réunions de loge sont un espace où les membres présentent des œuvres, appelées « planches », sur des sujets variés. Ces présentations sont lues par leur auteur, ce qui permet une analyse approfondie et enrichissante. Les participants peuvent exprimer leurs opinions et, en cas de désaccord, la création de nouveaux « conseils » est encouragée pour discuter de différents points de vue. Cette approche favorise non seulement un dialogue respectueux, mais renforce également la culture de tolérance et d’apprentissage continu au sein de la communauté.

La Loge Sadi Carnot adhère au Rite Écossais Ancien et Accepté, l’un des systèmes rituels les plus pratiqués dans la Franc-Maçonnerie mondiale. Bien que le contenu de leurs rituels reste réservé, on sait qu’ils comprennent une série d’étapes qui guident les entretiens et les discussions lors des réunions. Un symbole notable est le tablier, que les francs-maçons utilisent comme vêtement rituel. Dérivé des tabliers des anciens maçons, ce tablier varie en termes de conception selon le rang du membre et représente le lien avec les origines de la franc-maçonnerie dans les corporations de bâtisseurs.

Le terme « maçon » vient du français « maçon », qui signifie « maçon », soulignant ainsi le lien historique entre la franc-maçonnerie et les anciennes pratiques de construction. Ce lien symbolise non seulement l’édification physique, mais aussi la construction d’un caractère éthique et moral parmi ses membres.

Actuellement, la Loge Sadi Carnot cherche à s’adapter aux défis contemporains, en favorisant une plus grande ouverture et participation. L’accent mis sur l’éducation et l’échange d’idées permet à la communauté d’aborder des sujets d’actualité et pertinents, des questions philosophiques aux débats sur la politique non partisane, l’anthropologie et d’autres domaines du savoir.

À mesure que la Loge poursuit son travail, elle espère attirer un nombre croissant de parties prenantes, créant ainsi un espace inclusif où la diversité de pensée est valorisée et le développement personnel et collectif est encouragé.

La Loge Sadi Carnot de Carlos Casares est un exemple palpable de la façon dont la franc-maçonnerie peut évoluer et s’adapter aux temps modernes, en conservant son essence de recherche de connaissance et en promouvant des valeurs telles que la tolérance et le respect. En faisant revivre cette tradition, les francs-maçons Carlos Casares préservent non seulement leur histoire, mais contribuent également activement à la construction d’un avenir plus conscient et solidaire dans leur communauté.

La Franc-maçonnerie : un repaire de philo-cognitifs !

La science a mieux défini ce qu’on appelle les surdoués ou hauts potentiels. Deux catégories de « philo-cognitifs » sont décrites. Il s’avère qu’ils sont omniprésents en franc-maçonnerie. En êtes-vous ?

On s’était bien dit que la franc-maçonnerie n’était pas claire ! Dans cet article, vous comprendrez que la franc-maçonnerie est noyautée par un groupe d’individus qui avance avec des intentions masquées. Mais avant cela, il est nécessaire d’expliquer le contexte. D’abord, je vous explique comment j’ai découvert le pot aux roses.

Je me régalais de la lecture du livre «  les philo-cognitifs, ils n’aiment que penser et penser autrement », édité chez Odile Jacob et signé Fanny Nusbaum, Olivier Revol et Dominic Sappey-Marinier, des psys et/ou neurologues. En farfouillant sur internet, je découvre que le livre est un best-seller. Bon, les idées seraient elles novatrices, un peu comme le titre du bouquin le promet discrètement ?

Le livre est émaillé de citations de personnalités célèbres qui illustrent le propos. Parmi elles, un auteur revient beaucoup :  Rudyard Kipling. Et ses citations proviennent surtout de son poème «  If » !  Là ça commence un peu à carillonner dans mon ciboulot, ma vieille boulimie de compréhension se réveille, alors plein zoom sur ce que ces rhônalpins ont découvert.

Dans les années 70, il se disait dans les sphères enseignantes que certains élèves étaient doués d’une grande facilité d’apprentissage, et on s’est mis à les nommer des « surdoués ». Par contraste, pour réhabiliter un peu ceux qui ne l’étaient pas, Claude Zidi sortait son remarquable «  les sous-doués ».

La sphère psy a un peu creusé le problème, mais la notion de surdoué a manqué de définition claire. 

Il en fut de même avec l’appellation « zèbre », l’animal en question ayant bien une bizarrerie, mais par ailleurs est peureux et grégaire, ce qui collait mal avec ce qu’on cherchait à définir.

Plus près de nous encore, voici les « hauts potentiels », que tant de parents éblouis ont vanté aux enseignants. Là encore, une confusion entre des compétences très spécialisées et d’autres, bien plus généralistes, a brouillé l’image.

Une équipe lyonnaise a relevé le défi, tout en décidant d’en augmenter la solidité scientifique. Comment ?

Historiquement l’approche psychologique partait souvent d’une hypothèse concernant le fonctionnement des diverses régions du cerveau, comme le trio moi/surmoi/ça de la psychanalyse freudienne, ou le parent/enfant/adulte de l’analyse transactionnelle. Mais à présent la science détaille de mieux en mieux le fonctionnement biologique du cerveau, comme la spécialisation des zones locales et les réseaux de connectivité. Il s’agissait donc ici de prouver l’exactitude des concepts par des mesures quantitatives sur de cerveaux en pleine fonction. D’où le mix de compétences choisi pour l’équipe : psychologie et neurologie.

L’étude de nombreux adultes et enfants a abouti à proposer la notion de personnalité philo-cognitive.

Il s’agit d’abord de personnes qui pensent en permanence, et dans le but d’avoir la compréhension la plus large possible du monde et de son fonctionnement. Recherche de contrôle et anticipation en découlent logiquement. C’est ce qu’on appelle l’hyperspéculation. Tiens, ça me rappelle que nous faisons de la franc-maçonnerie spéculative.

Deuxième caractéristique :  l’hyperacuité. Ces gens ont des antennes émotionnelles plus performantes que le quidam moyen ; cela peut être un atout ou une fragilité. Et troisième caractéristique : l’hyperlatence, c’est-à-dire un réassemblage permanent des idées. La machine mouline et se réajuste sans arrêt.

Les trois caractéristiques peuvent se quantifier en mesurant les flux d’information parcourant les circuits neuronaux, les plus importants ayant pour nom réseau par défaut, réseau exécutif et réseau de la saillance.

Parmi les philo-cognitifs, les mesures permettent de distinguer deux groupes, dont les comportements sont également différents : les philo-complexes et les philo-laminaires.

Les philo-complexes seront les pourvoyeurs d’artistes flamboyants comme Serge Gainsbourg ou Salvador Dali. Individualistes, ils sont autocentrés, et auront volontiers tendance à s’opposer aux hiérarchies. Ils fournissent nos loges en esprits militants, toujours en recherche d’idées pouvant révolutionner la société.

Les philo-laminaires, eux, sont plus volontiers discrets. Ils sont toujours obnubilés par leur amour de la vérité (ah oui : un objectif de franc-maçon). Leur ego est sous contrôle, et la raison leur outil favori. Aussi, vous les verrez très rarement s’emporter bruyamment. Le consensus est leur objectif permanent, et leur désir de servir avec humilité est accompagné d’actes. Leurs paroles sont en ligne avec leurs actes. Leurs conseils et avis sont empreints de lucidité et de bienveillance. C’est pourquoi ils sont à l’aise avec les hiérarchies et les règlements : des salariés modèles pour les grosses entreprises ou administrations. Et ainsi on pense spontanément à eux pour des postes d’encadrants.

A ce stade, arrêtons-nous un instant.

Ne viens-je pas de dresser le portrait idéal d’un officier ?

Il tient ses émotions fermement en laisse, montre une écoute sans faille, sait faire passer une mesure difficile par ses explications éclairantes, basées sur sa parfaite compréhension du système. Il se veut appliquer la volonté des membres plutôt que la sienne. Il n’est jamais en retard pour suggérer toute amélioration de l’organisation et la mettre en œuvre. Il semble avoir anticipé toute difficulté. Ah, parfois, trop occupé à servir le groupe, il peut tomber d’épuisement, à moins que ce ne soit à force de réprimer ses propres sentiments ? Il faut lui expliquer qu’il y a des dangers à passer toutes ses journées à des activités intellectuelles !

Bref, je suis certain que vous tous pouvez nommer plusieurs philo-cognitifs, au moins quelques philo-complexes, mais de plus nombreux philo-laminaires, dans vos loges.

Réflexion faite, nous leur devons sans doute d’être ce que nous sommes : cette frénésie de recherche de vérité, de valeurs collectives est le ciment de notre égrégore maçonnique. Tout ceci étant posé, ne me faites pas dire que les philo-cognitifs forment la majorité de nos membres !

Recommandation à tous de lire le livre (vérifiez si vous êtes un philo-cognitif, et surtout si vous vous définissez comme « éternel cherchant » ou similaire !) et merci à ses auteurs ! 

Est-ce que les chiffres équilibrent l’amour fraternel ?

Le million ! Le million ! Le million ! Non, a priori le Trésorier d’une loge n’a pas la mission, même s’il garde le « trésor », d’amasser des millions d’autant que toute association « Loi 1901 » ne connaît ni profit, ni recherche de bénéfices… Le trésorier, donc, en bon gardien des comptes et des finances de son atelier, procédera au recouvrement et à l’encaissement des cotisations comme de toute somme due, gardera les fonds, les capitaux, etc, etc…

Pour en dresser un bilan annuel en rapport explicite et clair qu’il exposera à tous les membres. Le plus délicat, sollicitude fraternelle oblige, est de faire rapport au vénérable maître de tout défaut de paiement des ouvriers, pour requérir, éventuellement mais le plus souvent certainement, vers eux, la stricte application des dispositions de la loi maçonnique et des usages… Heureusement, il est de coutume surtout d’en aviser l’hospitalier en cas de difficultés…

Maniant le compas, la règle et surtout la calculatrice, comme le chef cuisinier manipule habilement les aliments biens dosés et les spatules, le trésorier gère dans la rigueur et l’ordre ; il place ses chiffres dans les bonnes cases et sait les expliquer ! Sur ce point, même si les comptes d’une loge ne semblent pas s’apparenter à ceux d’une holding ou même d’une petite S.A. (quoique « société » et « anonyme »…), quelques trésoriers ont l’art de transformer un bilan financier en un tourbillon de chiffres dignes des plus grands experts comptables, à embrouiller tout génie des mathématiques :

 « Vous trouverez les dépenses en bleu cobalt et le solde en bleu turquoise, en bas de page des commentaires sur les charges locatives, dont le montant est indiqué en bleu ciel. Ce qui signifie que c’est bon ! Concernant les recettes, nous comptons les cotisations en bleu outre-mer et la vente des pin’s pour la fête solsticiale en carmin. Si nous comptons 2 affiliations et 3 initiations, en retranchant les charges constatées d’avance en prune, et les produits antérieurs en vert, il est à présager pour trouver l’équilibre, en vert canard, qu’il nous faudra augmenter les cotisations. Voilà donc en résumé le bilan de l’année et si nos comptes sont positifs, il est plus prudent d’augmenter les capitations… Alors, voici les projections en violet augmentation de 2€, en vermillon 5€, en magenta de 10 €…