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Conte maçonnique de Noël

Dans la loge des Mystères de l’Écorce, l’hiver apportait avec lui la traditionnelle célébration de Saint Jean d’Hiver. La tâche de l’expert en outils, le Frère Séquoia, était simple : apporter le gui sacré pour orner le temple. Or, cette année, Frère Séquoia, peut-être distrait par les chants de Noël ou les soucis de son jardin, commit une erreur monumentale.

Au lieu du gui, il rapporta un sapin, et pas n’importe lequel, un sapin Douglas de trois mètres de haut. La scène était surréaliste : le Vénérable Maître et la Sœur premier surveillant, assis sur leurs chaises, regardaient avec une stupéfaction mêlée d’amusement, Frère Séquoia qui tentait de faire entrer ce colosse végétal dans la loge.

« Frère Séquoia, as-tu confondu notre cérémonie avec une fête de Noël forestière ? » demanda le Vénérable Maître, un sourcil levé.

« Je… j’ai pensé… le gui, c’est bien vert, non ? » bafouilla Séquoia, en s’efforçant de ne pas faire tomber les ornements précieux du temple avec les branches rebelles du sapin.

Le premier surveillant, toujours pragmatique, suggéra : « Peut-être pouvons-nous nous adapter. Après tout, un sapin, c’est aussi vert que le gui, et cela pourrait symboliser… euh… la résilience face aux erreurs inattendues ?« 

Mais les francs-maçons, connus pour leur sagacité, décidèrent de transformer cette bourde en une leçon de créativité et d’adaptation.

Ainsi, la cérémonie de la Saint Jean d’Hiver fut marquée non par le gui, mais par un sapin majestueux, symbole impromptu de l’esprit maçonnique à surmonter les défis avec humour et ingéniosité. Les membres de la loge, riant de bon cœur, décidèrent que cette année, Saint Jean d’Hiver serait célébrée sous le signe de l’improvisation, et le sapin devint la nouvelle tradition, du moins jusqu’à ce que l’expert en symboles arrive… et s’évanouisse à la vue de la scène.

INTOX : Aucun symbole maçonnique n’a été ajouté à Notre-Dame lors de sa restauration

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De notre confrère observers.france24.com – Par:Quang Pham

La cathédrale Notre-Dame de Paris va rouvrir ses portes ce soir à quelques heureux élus et demain au public, cinq ans après un incendie qui l’a presque détruite. En amont de l’ouverture, plusieurs comptes de réseaux sociaux liés à l’extrême droite ou à la Russie ont commencé à publier le 29 novembre des allégations selon lesquelles des symboles sataniques et maçonniques auraient été secrètement ajoutés à la cathédrale lors des rénovations. Cependant, les éléments qu’ils ont pointés du doigt sont tous des restaurations exactes des originaux.

« Notre-Dame ou le triomphe de la franc-maçonnerie ! », peut-on lire dans l’un des nombreux messages qui circulent largement sur X ces derniers jours. En clair, plusieurs comptes liés à la Russie ou à l’extrême droite affirment que des symboles sataniques et maçonniques ont été ajoutés à la cathédrale Notre-Dame de Paris pendant les cinq années de travaux de restauration qui ont suivi un incendie dévastateur.

Ces publications ont été vues près de deux millions de fois sur X à l’approche de la réouverture de la cathédrale, le 7 décembre. Mais ces affirmations sont dénuées de tout fondement, selon Alexandre Gady, historien de l’art et spécialiste du patrimoine culturel français.

Voici un aperçu des fausses nouvelles les plus virales concernant les symboles secrets ajoutés à la cathédrale. 

Le sol de Notre-Dame a-t-il été remplacé par un damier maçonnique ?

Un utilisateur des réseaux sociaux – qui a partagé des théories du complot dans le passé a affirmé que le sol d’origine de Notre-Dame avait été remplacé par un motif en damier noir et blanc, ce qui, selon lui, prouvait l’implication maçonnique dans les rénovations.

Le terme « franc-maçon » désigne une série d’ordres fraternels qui ont vu le jour il y a plusieurs siècles. Il existe des soupçons persistants et de nombreuses théories du complot selon lesquelles les francs-maçons exerceraient une influence puissante et cachée sur la société. 

Pour illustrer ses dires, cet internaute a partagé une capture d’écran d’images enregistrées par le média français LCI lors de la visite du président français Emmanuel Macron à la cathédrale le 29 novembre.

Cet internaute a affirmé que le sol de la cathédrale Notre-Dame avait été remplacé par un motif en damier, courant dans les loges maçonniques. En fait, ce sol est le même que l'original. © X
Cet internaute a affirmé que le sol de la cathédrale Notre-Dame avait été remplacé par un motif en damier, courant dans les loges maçonniques. En fait, ce sol est le même que l’original. © X © X

De nombreuses loges maçonniques possèdent un sol carrelé à damier, appelé « pavement en mosaïque ». Ce motif revêt une signification morale particulière pour la communauté, le noir et le blanc représentant le bien et le mal. Cependant, le sol de Notre-Dame n’a pas été remplacé par un nouveau carrelage maçonnique. Au lieu de cela, le sol a été restauré pour retrouver son aspect d’origine.

« Les motifs [noir et blanc] du carrelage de la nef datent de 1769-1774, sous le règne de Louis XV », précise Gady. Ce revêtement a été posé « à la demande du clergé », précise Gady, lors des travaux menés par Jacques-Germain Soufflot, l’architecte en chef de la cathédrale.

Comme le montre cette photo de la cathédrale prise après l’incendie de 2019 et avant sa restauration, le carrelage noir et blanc était déjà présent avant la rénovation.

À gauche, une photo de Notre-Dame après l'incendie de 2019. Le motif du revêtement de sol est visible. À droite, une photo de la cathédrale rénovée en 2024. Notre équipe a ajouté le contour rouge.
À gauche, une photo de Notre-Dame après l’incendie de 2019. Le motif du sol est visible. À droite, une photo de la cathédrale rénovée en 2024. Notre équipe a ajouté le contour rouge. © Alexis Lamenda, compte YouTube de l’Élysée

Vous pouvez en savoir plus sur les travaux de restauration effectués sur la plateforme liturgique, où se trouve l’autel, sur le site Web de l’entreprise de taille de pierre qui a effectué les rénovations. 

Un tableau sur l’une des voûtes de Notre-Dame est-il en réalité un symbole maçonnique ?

Le fond bleu étoilé d’un tableau sur la cathédrale est en réalité un « symbole des loges [maçonniques] », selon l’influenceuse pro-russe Camille Moscow. Son post présente une vidéo de l’oculus, une forme circulaire située au sommet de l’une des voûtes de Notre-Dame, sur laquelle est peint l’image d’un fond bleu étoilé et d’un personnage. 

L'internaute Camille Moscow affirme que le tableau étoilé qui orne le sommet d'une des voûtes de Notre-Dame est un symbole de la franc-maçonnerie. Il s'agit en réalité d'un symbole courant dans les édifices religieux parisiens.
L’internaute Camille Moscow affirme que le tableau étoilé qui orne le sommet d’une des voûtes de Notre-Dame est un symbole de la franc-maçonnerie. Il s’agit en réalité d’un symbole courant dans les édifices religieux parisiens. © X

En réalité, la figure sur l’oculus n’est pas du tout un symbole maçonnique, il s’agit d’une Vierge Marie et de son enfant entourés de chérubins. L’image a été peinte vers 1728-1729. Cette photo de la voûte prise avant l’incendie prouve que l’oculus n’a pas été ajouté lors des rénovations. 

« Le ciel étoilé est un symbole et une décoration courante », a ajouté Gady. « On le retrouve dans de nombreux édifices religieux à Paris. »

Par exemple, le même ciel étoilé apparaît sur les voûtes de la Sainte-Chapelle ainsi que sur l’église Saint-Germain-des-Prés, dans le 6e arrondissement de Paris.

Réelle information

Voyons maintenant le film officiel de l’incendie de Notre-Dame par le Journal Le Monde

12/12/24 à la GLDF : Conférence publique « Spiritualité et symbolisme du jeu d’échecs » avec M. Jean Poyard

AVERTISSEMENT de l’organisateur : La conférence, initialement prévue à 19h30, COMMENCera à 20h15

Dans le cadre des conférences publiques organisées par le « pôle culture » de la Grande Loge de France, l’invité de Dominique Losay, 1er Grand maître adjoint également en charge des activités culturelles, sera Jean Poyard, autour de son dernier ouvrage : Le jeu d’échecs et le mat : Perspective spirituelle et symbolique (Dervy, sept. 2024, 492 p., format impr. 16×24, 24,90 € – ebook, 16,99 €).

Voici comment l’éditeur présente le livre :

Jean Poyard

« Le présent ouvrage permettra à l’amateur d’échecs, comme à toute personne curieuse des choses de l’esprit, de découvrir dans le Livre muet des échecs un condensé de la connaissance spirituelle. La recherche du  » chaînon manquant  » de son origine mystérieuse le conduira au cœur de la science des nombres, des carrés magiques et de la spiritualité pythagoricienne.

Le jeu d’échecs nous parle de l’homme véritable, de son évolution, et de la métamorphose du monde. Si les dés symbolisent le hasard et l’aléa, le jeu d’échecs caractérise au plus haut point la volonté de l’homme de prendre son destin en main. Le combat échiquéen est celui que mène l’homme de lumière dans sa quête de la connaissance véritable qui se conquiert. C’est le combat de la victoire sur l’ignorance et la Mort. C’est le combat d’une brûlante actualité. La partie d’échecs est celle de l’homme engagé dans un chemin d’éveil de la Conscience dont le but est symbolisé par le Mat. »

Dominique Losay

Toutes les civilisations ont des jeux de société qui ont un contenu à la fois exotérique et symbolique et sont un appel à la spiritualité. Il en est ainsi de l’innocente marelle des enfants, du jeu de l’oie, comme -évidemment- des tarots, du Go… Cette fois nous parlerons des échecs.

C’est pourquoi nous sommes persuadés que cette conférence sera un appel à la réflexion et que chacun(e) en sortira éclairé. Cette conférence commencera à 20 h 15 (très précisément, l’horaire ayant dû être retardé de 3/4 d’heure contre 19h30 initialement prévues) en l’hôtel de la GLDF, 8 rue Louis Puteaux,  75017 Paris (métro Rome ou place de Clichy). Elle se terminera à 22h, conférence proprement dite et échanges avec la salle compris.

Participation gratuite, ouverte à tout public, sous réserve d’une inscription préalable : réservation obligatoire en cliquant sur le lien suivant : S’inscrire ici

Jeudi 12 décembre à 20 h 15
Grande Loge de France
8, rue Louis-Puteaux
Conférence publique :
« Spiritualité et symbolisme du jeu d’échecs »
avec M. Jean Poyard

En guise de prologue, on peut visionner l’interview de Jean Poyard par Jacques Carletto, publiée sur ce site :

Biker Comedy Club 5 : Rires et Solidarité au Théâtre Comédie Saint Martin

Dimanche 26 janvier 2025, le Théâtre Comédie Saint Martin, situé au 33 Boulevard Saint-Martin dans le 3e arrondissement de Paris, se transformera une fois de plus en un lieu de rire et de générosité avec le Biker Comedy Club 5. Organisé par les Widows Sons, ce spectacle humoristique caritatif a pour but de recueillir des fonds pour Jules et Aubin, deux enfants en situation de handicap, afin d’améliorer leur quotidien à travers l’achat de matériel adapté, le financement de soins et la promotion de loisirs.

Le principe du spectacle est simple mais touchant : les meilleurs humoristes de la scène française se réunissent pour offrir au public un après-midi de franche rigolade, où chaque éclat de rire contribuera à changer la vie de deux jeunes êtres. Bien que la programmation reste secrète jusqu’au jour du spectacle, les éditions précédentes ont vu des noms tels que Smaïn, Pascal Légitimus, Amélie Etasse, Doully, Magali Ripoll, David Azencot, Christophe Fluder, Thierry Garcia, Marina Cars, Tex… monter sur scène, promettant un casting de qualité pour cette cinquième édition.

Les Widows Sons, connus pour leur engagement communautaire et leur passion pour la moto, ont à cœur de faire de cet événement une réussite. Tous les profits générés par la vente des billets, au prix de 20 euros, seront intégralement reversés pour aider Jules et Aubin. Il est à noter que chaque centime dépensé pour les tickets contribue directement à une cause noble, et ce, sans aucun frais annexes.

Si vous souhaitez assister à ce spectacle et participer à cette belle initiative, vous pouvez réserver vos places dès maintenant sur le site www.billetreduc.com en cherchant « BIKER COMEDY CLUB ». Pour ceux qui ne peuvent pas être présents mais désirent tout de même contribuer, une cagnotte en ligne est disponible sur LEETCHI, en tapant simplement Biker Comedy Club 5.

Cet événement est plus qu’un simple spectacle; c’est un rassemblement de solidarité, de bonne humeur et de soutien. En venant, vous ne ferez pas que rire, vous ferez une différence dans la vie de deux enfants qui ont besoin de tout notre soutien.

Alors, motards ou non, amateurs d’humour ou simplement de grandes âmes, rendez-vous le 26 janvier 2025 pour une édition du Biker Comedy Club qui promet d’être inoubliable.

Ne ratez pas l’occasion de faire une bonne action tout en vous amusant. Prenez vos places, préparez vos sourires et laissez-vous séduire par la magie du rire au service des cœurs généreux.

Une Tradition de Rires et de Partage:

Le Biker Comedy Club est devenu une tradition dans le paysage culturel et caritatif de Paris. Chaque année, cette initiative réunit des amateurs de comédie et des personnes au grand cœur pour une cause qui dépasse largement le cadre du divertissement. L’an dernier, l’événement avait déjà fait beaucoup de bruit, attirant non seulement les habitués des comedy clubs, mais aussi ceux qui découvrent la magie du rire au service d’autrui.

L’Impact de Votre Rire:

L’impact de ce spectacle ne se mesure pas seulement en applaudissements, mais en vies transformées. L’argent récolté l’année dernière a permis à Jules et Aubin de bénéficier de soins spécialisés, d’équipements adaptés à leurs besoins spécifiques, et de moments de loisirs qui sont souvent hors de portée des familles touchées par le handicap. Cette année, l’objectif est encore plus ambitieux. Les organisateurs espèrent non seulement maintenir le niveau de soutien mais également élargir les horizons des deux bénéficiaires grâce aux fonds collectés.

L’Esprit de la Communauté Biker:

Les Widows Sons, qui sont à l’origine de cette manifestation, sont plus qu’un club de motards. Ils sont une fraternité maçonnique qui s’engage à aider ceux qui en ont besoin, et le Biker Comedy Club en est l’une des manifestations les plus visibles et touchantes. Leurs bolides, souvent symboles de liberté, deviennent ici des véhicules de solidarité.

Un Appel à la Générosité:

Bien sûr, le spectacle est l’épicentre de l’événement, mais l’esprit de générosité ne s’arrête pas là. Les organisateurs encouragent aussi les dons supplémentaires via la cagnotte en ligne sur Leetchi. Même si vous ne pouvez pas assister au spectacle, votre contribution peut prendre la forme d’un don, prouvant que la générosité n’a pas besoin d’une entrée pour être efficace.

Votre Place au Premier Rang du Changement:

En achetant un billet pour le Biker Comedy Club 5, vous ne réservez pas seulement un siège pour une séance d’humour; vous prenez place au premier rang d’un mouvement de changement positif. Vous devenez un acteur clé dans une histoire où chaque sourire compte, où chaque éclat de rire est une pièce de monnaie pour un avenir meilleur pour Jules et Aubin.

Le 26 janvier prochain, soyez des nôtres. Venez rire, venez partager, et surtout, venez changer des vies. Le Biker Comedy Club 5, c’est votre chance de faire la différence tout en passant un excellent moment. La salle sera pleine de rires, et votre cœur sera plein de satisfaction en sachant que vous avez contribué à éclairer le chemin de deux jeunes vies.

Pour plus d’informations ou pour réserver vos billets, rendez-vous sur billetreduc.com ou participez à la cagnotte en ligne. Ensemble, faisons de ce jour une journée mémorable de soutien et d’hilarité.

Prix : 20 euros intégralement reversé pour les enfants Jules et Aubin

réservez vos places sur www.billetreduc.com en tapant « BIKER COMEDY CLUB »
Faire un don sur la cagnotte en ligne LEETCHI en tapant Biker Comedy Club 5
Théâtre comédie Saint Martin 33 BD Saint-Martin 75003 PARIS

biker comedy club 5
Théâtre comédie Saint Martin
Dimanche 26 janvier 2025 à 14h
spectacle humoristique et caritatif Au profit de Jules et Aubin

La Loge maçonnique Vertu et Ordre de Carúpano célèbre son 210e anniversaire avec des activités philanthropiques

De notre confrère vénézuelien eltiempove.com – Par Bermúdez / Yumelys Díaz

La Loge Vertu et Ordre n° 22 de Carúpano, dans l’État de Sucre, a tenu ce lundi une conférence de presse pour rendre compte des activités qu’elle mènera au cours des deux prochaines semaines, dans le cadre des 210 ans de l’institution.

Sabath Rodríguez, vénérable maître de la loge, a détaillé les activités philanthropiques qu’ils mèneront, mais a également souligné le caractère historique et l’importance de l’institution au cours des 200 dernières années.

La loge a été fondée en 1814, lorsque la Patria Lodge 890 a été installée et que les travaux de construction ont commencé sur le bâtiment connu sous le nom de Temple maçonnique, puis elle est devenue Vertu et Ordre à partir de 1824. « Vertu et Ordre »est l’héritier de ce patrimoine qui s’est transmis en 200 ans avec ces développements.

Fraternité

Rodríguez a souligné que la franc-maçonnerie est une institution fraternelle, qui cherche à améliorer l’homme pour servir la société, elle a donc un sens philanthropique qu’elle mettra en pratique cette semaine avec une activité de don à l’hôpital Santos Aníbal Dominicci et à la maternité Candelaria. Garcia.

« Nous apporterons quelques ressources à l’hôpital comme des gants et du matériel médico-chirurgical. Nous améliorerons également les installations de la maison de retraite », a-t-il assuré.

Ils réaliseront aussi une activité récréative, lundi prochain, au Simoncito « Mi Cariño » à Charallave, où ils apporteront des cadeaux, des bonbons et un Père Noël pour célébrer Noël avec les plus petits, dont l’âge varie entre un et quatre ans. .

« Le but est de rechercher ce sourire, d’apporter cette joie de Noël aux garçons pour maintenir ce sentiment de bien-être élevé. »

Il a précisé que l’idée est de célébrer l’anniversaire, mais en laissant une trace dans la société, ce que promulgue et veut la franc-maçonnerie à tout moment.

Le 2 décembre, ils fêtaient leur anniversaire dans le Temple maçonnique, qui avait réuni les maçons Carupan. « Nous avons appelé nos Frères pour célébrer dans le ciel, à partir de 18h00. »

En janvier, ils prévoient une activité avec les loges de Sucre, Anzoátegui et la Grande Loge du Venezuela, pour organiser une rencontre inter-loges.

Le mot du mois : « Limpide »

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On s’attendrait à ce que l’origine du mot soit aussi lumineuse que la signification qui en est induite. Or, il n’en est rien. En latin, l’adjectif limpidus et la limpiditas, qui en est issue, sont des vocables peu fréquents et tardifs, et ils prêtent à méfiance dans l’histoire de la langue française dès le XIVe siècle. Faute d’une étymologie limpide, on invoque, sans aucune certitude, une obscure origine osco-ombrienne, d’une langue parlée dans la région centrale de la péninsule italienne, avant l’implantation des Latins.

Le rapprochement avec la lumière, *lux, lumen, logique au regard de la signification, est inapproprié au regard de la phonétique.

L’idée est celle de la transparence, d’une pureté sans équivoque. Et le concept fera florès dans le monde hispanique, dès le XVe siècle, avec l’exigence de limpieza de sangre. On doit pouvoir prouver qu’on n’est pas issu d’un métissage qui altèrerait la « pureté » d’une union, en mêlant les sangs, chrétien honorable d’un côté, juif ou musulman d’autre part. Haro sur le marrane ou le morisque, ces conversos qui ne seraient que des chrétiens de façade !

Cette triste persécution a trouvé des échos sinistres dans l’époque nazie !
Ce qui est intéressant dans cette revendication à la limpidité, c’est l’absurdité de penser qu’on puisse être pur, exempt de toute corruption. Alors que tout individu est, par essence, le produit d’un mélange, d’une mixité. Et on sait combien les sociétés hermétiquement closes sur elles-mêmes, endogamiques, produisent immanquablement des monstres physiologiques et des comportements monstrueux.

Pourquoi interdire à quiconque de revendiquer sa part d’ombre, son ambivalence, son ambiguïté, ce qui le rend singulier, non conforme au pluriel ambiant. Il en va de la fertilité, du renouvellement, de la richesse des relations et des sociétés.
Le regard limpide serait-il gage d’innocence ? Rien de moins assuré…
D’ailleurs, sans obscurité, la lumière est-elle envisageable ?

Annick DROGOU

La limpidité contre tout ce qui est turbide et altéré. La limpidité comme un idéal ou bien comme un fantasme de pureté, en défense de tout ce qui nous trouble ? Que dit de nous ce désir d’une eau limpide, vive comme un torrent de montagne, ou notre paresse à l’écoute d’un raisonnement limpide dans son apparente logique ? Besoin de désencombrement ou peur de la complexité ? C’est assurément toute notre ambivalence dans ce questionnement si peu limpide.

La vie bouillonne aussi comme le torrent , mais il sera bien difficile d’en faire la lecture limpide. Faut-il aimer ce qui est limpide ? C’est la lumière qu’il faut aimer quand elle se reflète dans les eaux bouillonnantes de nos jours, chargées de nos soucis, l’aimer et laisser cette eau reposer, décanter.

L’eau limpide peut-elle être une eau stagnante ? La limpidité suppose le jaillissement. Mais ce n’est pas une effervescence, un énervement. Cette eau limpide nous parle peut-être de sagesse et d’équilibre, de ces « cœurs limpides et joyeux » qu’évoquait Romain Rolland. Alchimie de la décantation, visage de la simplicité contre la duplicité. Quelle est la vérité cachée de l’eau limpide ?

Jean DUMONTEIL

Franc-maçonnerie, magnétisme et hypnose

Mais que diable, le rapprochement de la franc maçonnerie et de l’hypnose vient faire dans nos réflexions ?

Il se trouve que la maçonnerie, qui puise au XVII siècle bon nombre de ses racines, avait déjà intégré les ressources de l’alchimie, avec par exemple Elie Ashmole. Ainsi, la référence à la quête de la pierre philosophale et au vitriol peut « parler » à tout maçon.

De ce terreau ressortent les représentants de la médecine magnétique du XVIIe siècle, qui se présentent comme un courant de sagesse médicale, et qui ont, pour la plupart, subi l’ascendant des pères fondateurs du courant de la magie naturelle, tels que le médecin suisse Paracelse, Marsile Ficin, Roger Bacon. Ceux qui ont parcouru les cahiers d’Oxford connaissent bien le lien entre franc-maçonnerie et la Royal Society.

Mais l’hypnose dans tout cela ?

Estampe de Franz Anton Mesmer conservée au musée de la Révolution française – Vizille.

On situe les débuts de l’histoire de l’hypnose en France au XVIIIe siècle, où en 1778, Franz Anton Mesmer, initié à la franc-maçonnerie en Autriche, introduit le concept de magnétisme animal en France, marquant le début de l’hypnose moderne. Franz-Anton Mesmer, qui publie en 1766 à Vienne « De l’influence des planètes sur le corps humain », fut fortement influencé par les théories sur le magnétisme de ses prédécesseurs du XVIIe siècle.

Dans son livre, Mesmer s’inspire également des écrits du médecin anglais Richard Mead, et selon Frank A. Pattie, l’un de ses biographes, Mesmer aurait plagié une partie de son travail.

La diffusion de la FM et du magnétisme animal au XVIIIe siècle

Richard Mead, par Jonathan Richardson (mort en 1745)

Richard Mead (1673 – 1754), que nous venons d’évoquer, était un médecin britannique lui-même franc-maçon. Il est connu pour ses contributions importantes à la médecine, notamment son travail sur les maladies pestilentielles. Mead faisait partie d’un cercle savant composé de personnalités éminentes, incluant Benjamin Franklin, Martin Folkes, et Edward Gibbon, tous francs-maçons notoires. Ce réseau intellectuel était probablement lié à la franc-maçonnerie, qui jouait un rôle important dans la diffusion des savoirs et la formation de l’opinion publique internationale au XVIIIe siècle.

La Franc-maçonnerie de l’époque constituait un réseau transnational significatif, se développant rapidement en Europe, en Amérique, en Asie, en Océanie et en Afrique dès les années 1720-1730. Elle représentait un prototype fondateur de l’espace public international, facilitant l’échange d’idées et de connaissances entre ses membres.

L’appartenance de Mead à la franc-maçonnerie s’inscrit donc dans le contexte plus large de la circulation des savoirs et de la formation d’une communauté intellectuelle internationale au siècle des Lumières.

Pour en revenir à Mesmer, ses théories sur le magnétisme animal et ses méthodes de traitement ont suscité la méfiance et la controverse, en partie à cause de leur nature mystérieuse et des réactions spectaculaires qu’elles provoquaient chez ses patients.

Ainsi, les séances de Mesmer impliquaient souvent des réactions physiques intenses chez ses patients : des « crises » convulsives considérées comme thérapeutiques, des patients agités de mouvements violents dans la « salle des crises » ou « l’enfer des convulsions », des scènes de transe et d’extase effrayantes pour certains observateurs. Ces manifestations, incomprises à l’époque, ont pu être associées à des phénomènes diaboliques par certains critiques.

Bien que Mesmer lui-même cherchât à rationaliser des phénomènes jusqu’alors inexpliqués, ses théories ont souvent été assimilées à d’autres courants occultistes qui ont traversé la franc-maçonnerie, comme ceux de Cagliostro et le comte de Saint-Germain (relisons Gérard de Nerval).

Portrait de Armand de Chastelet, marquis de Puységur (1751-1825)

Dans le sillage de Mesmer, on trouve le somnambulisme et les sociétés harmoniques. En 1784, le marquis de Puységur, lui-même franc-maçon, découvre le somnambulisme, une forme d’hypnose plus profonde que le magnétisme mesmérien. Cette découverte a eu un impact significatif puisque Puységur fonde en 1785 la Société Harmonique des Amis Réunis à Strasbourg. Suite à la découverte du somnambulisme par le marquis de Puységur, de nombreuses loges ont adopté des pratiques d’induction d’états de transe hypnotique…

Louis-Claude de Saint-Martin, ami de Puységur, devient l’émissaire du somnambulisme dans les milieux maçonniques. Des sociétés harmoniques sont créées par les maçons pour étudier et pratiquer ces techniques.

Influence sur les pratiques maçonniques

L’intégration de ces pratiques dans la franc-maçonnerie a conduit à une transformation ésotérique de la médecine de Mesmer. Les symboles alchimiques et les interprétations mystiques ont pénétré ces échanges, mêlant catholicisme à d’autres spiritualités.

Ce courant spiritualiste du somnambulisme a persisté jusqu’au milieu du XIXe siècle et s’est intégré par la suite dans les thérapies magnétiques des médiums spirites. Cette évolution montre indéniablement la capacité de la franc-maçonnerie à absorber et transformer les pratiques ésotériques de son temps.

Plusieurs autres figures importantes ont contribué au développement des pratiques magnétiques au sein des loges maçonniques à la fin du XVIIIe siècle :

  • Alexandre de Monspey : Commandeur de l’Ordre des Chevaliers hospitaliers et franc-maçon, il s’est initié au magnétisme et a joué un rôle important dans sa diffusion au sein des loges. Ces personnages ont donc contribué à l’intégration dans certains rituels de la franc-maçonnerie des pratiques magnétiques, mêlant science, spiritualité et ésotérisme.
  • Jean-Baptiste Willermoz : Maître de la loge La Bienfaisance à Lyon, il a initié de nombreux membres à l’Ordre des Élus-Coëns, un système de hauts grades maçonniques intégrant des pratiques magnétiques.

La place des Femmes

Les femmes ont joué plusieurs rôles importants dans l’intégration des théories de Mesmer au sein des loges maçonniques, bien que leur participation ait été limitée et progressive :

Marie-Louise de Monspey (1733-1813), dite Églée de Vallière, dite l’«Agent inconnu»

Médiums et sujets : Certaines femmes déjà évoquées, comme Marie-Louise de Monspey (l’Agent inconnu), servaient de médiums lors de séances d’écriture inspirée. Leurs écrits étaient ensuite étudiés par les frères des hauts grades maçonniques.

Participantes aux loges d’adoption : Dès les années 1740 en France, des loges d’adoption ont commencé à admettre formellement les femmes, leur permettant de participer aux pratiques magnétiques et aux rituels inspirés des théories de Mesmer.

Membres des sociétés harmoniques : Après la découverte du somnambulisme par le marquis de Puységur en 1784, des femmes ont pu intégrer les sociétés harmoniques créées par les francs-maçons pour étudier et pratiquer le magnétisme animal.

Sujets d’expérimentation : Les femmes étaient souvent les sujets des expériences de magnétisme animal et de somnambulisme artificiel au sein des loges.

Il est important de noter que la participation des femmes était généralement limitée aux femmes de rang social élevé et que leur rôle restait souvent subordonné à celui des hommes dans toutes ces pratiques.

Certaines loges influencées par le magnétisme

Citons le nom de loges maçonniques particulièrement influencées par les théories de Mesmer sur le magnétisme animal à la fin du XVIIIe siècle :

  • La loge La Candeur de Strasbourg : Cette loge, à laquelle appartenait le marquis de Puységur, a joué un rôle crucial dans l’intégration du magnétisme animal et du somnambulisme dans les pratiques maçonniques.
  • La loge La Bienfaisance de Lyon : Dirigée par Jean-Baptiste Willermoz, cette loge était étroitement liée à La Candeur et a contribué à l’intégration des pratiques magnétiques dans le Rite Écossais Rectifié.
  • Les loges affiliées à la Stricte Observance Templière (S.O.T.) : Ce système de hauts grades maçonniques allemand, auquel appartenait Franz Anton Mesmer lui-même, a facilité la diffusion des théories mesmériennes dans les loges françaises.
  • Les loges pratiquant le Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA) : Ce rite, largement répandu, a intégré des éléments du magnétisme animal dans ses pratiques et rituels.
    Ces loges ont servi de terreau fertile pour l’intégration et le développement des théories de Mesmer, transformant le magnétisme animal en un puissant mouvement spirituel et thérapeutique au sein de la franc-maçonnerie.
Étienne Félix d’Henin

Le XVIIIe siècle s’achève. Mais notre histoire mêlant l’hypnose, dont le nom définitif va bientôt être créé par le Dr Braid (le terme avait déjà été utilisé par le baron Étienne Félix d’Henin de Cuvillers en 1819), et la Franc-maçonnerie est loin d’être close, car les divers courants du magnétisme vont encore faire parler d’eux jusqu’à nos jours.

Je ne résiste pas, en conclusion provisoire, à vous dévoiler une réflexion de Milton Erickson, praticien révolutionnaire de l’hypnose moderne, dont les théories et pratiques en hypnose et en thérapie avaient certaines similitudes avec les principes de la Franc-maçonnerie, en mettant l’accent sur l’auto-éducation, l’accès aux ressources intérieures et la suggestion indirecte pour aider les individus à développer leur compréhension de soi et de la vie :

« Le véritable maître spirituel est l’énergie spirituelle que l’on développe soi-même. »

Avec l’aide de nos Frères et Soeurs que venons-nous faire en loge ?

Jean Luc ELISSALDE

Décrypter le Sphinx d’un point de vue maçonnique

De notre confrère universalfreemasonry.org – Par Pamela McDown

Les Sphinx de l’Égypte antique sont restés enfouis sous le sable pendant des siècles après la chute des puissantes dynasties qui les avaient construits. Découverts une fois de plus à l’époque napoléonienne, ils ont refait surface pour révéler leurs secrets silencieux. Quelle sagesse cachée le franc-maçon peut-il tirer de leur étude ?

Quel animal a quatre pattes le matin, deux à midi et trois le soir ?

Le Sphinx pose cette énigme dans la pièce Œdipe Roi de Sophocle. Le roi Œdipe, très malin, a deviné la réponse. Il s’agit d’un être humain qui rampe lorsqu’il est bébé, se tient debout sur deux jambes à l’âge adulte et marche avec une canne dans sa vieillesse. Cette énigme m’a fait réfléchir au parcours plutôt dégrisant de l’existence humaine.

Pendant des milliers d’années, l’école de mystère égyptienne a utilisé le symbole du Sphinx pour désigner certaines qualités des « humains parfaits », des êtres surdéveloppés, des adeptes et des maîtres saints. Aujourd’hui encore, le Sphinx reste l’un des symboles les plus mystérieux de l’Antiquité. On le retrouve dans de nombreuses cultures, notamment égyptienne, grecque, assyrienne, perse et zoroastrienne, et il est mentionné dans la Bible dans le livre d’Ézéchiel. Le Sphinx est une créature mythique généralement représentée avec la tête d’un humain, le corps d’un taureau, les pattes d’un lion et les ailes d’un aigle. Dans la maçonnerie de l’Arche royale, ces éléments sont représentés comme les quatre créatures vivantes. Le Sphinx est souvent placé sur les piliers d’un temple en tant que gardien et modèle sur lequel les chercheurs de lumière doivent baser la construction de leur caractère.

Les sphinx sont énigmatiques et impénétrables. Comment un franc-maçon peut-il déchiffrer leur mystère ? Sa sagesse peut-elle guider le chercheur sur le chemin de la perfection ?

D’après le livre « Un traité sur la magie blanche » de Frère Alice Bailey, il y a un message important sur le Sphinx écrit dans les salles d’initiation, dont elle parle comme suit :

« Vouloir, savoir, oser et se taire » a une signification particulière qui n’a pas été révélée jusqu’ici et à laquelle je ne peux que faire allusion. Ceux d’entre vous qui ont la connaissance intérieure comprendront immédiatement. »

Cette déclaration a certainement piqué ma curiosité. Que signifie-t-elle ? Prenons une phrase à la fois pour ensuite spéculer sur sa signification conjointe.

Le corps d’un taureau représente la volonté. Cela signifie avoir de la détermination et de la persévérance. Notre but dans la vie est intimement lié à notre pouvoir de volonté qui produit l’action. Pour être compétent dans l’art de la franc-maçonnerie, il faut étudier, pratiquer et travailler dur. Il faut du courage pour regarder à l’extérieur ce qui est nécessaire pour le bien commun et l’évolution de l’humanité. Être comme un taureau est associé au Taureau et à l’élément Terre. Ésotériquement, ces mots se rapportent à l’unification de l’âme et de la nature inférieure, et concernent le chakra à la base de la colonne vertébrale.

Connaître représente la tête d’un être humain et fait référence à l’idée que le voyage spirituel et maçonnique est un voyage de connaissance – et que la connaissance est sans fin. Nous devons rechercher la vérité, quelle que soit la difficulté de la recherche ou des révélations. Plus important encore, un maçon apprend d’abord à « se connaître soi-même » avant de pouvoir connaître le vrai chemin. Être comme la tête d’un être humain est associé au Verseau et à l’élément Air. Frère Alice Bailey relie « Connaître » au chakra Ajna et une allusion ésotérique se trouve dans les mots « Que la Mère connaisse le Père ».

Oser représente les pattes du Lion. Le lion est un symbole de courage. Il peut être interprété comme le fait d’avoir le courage dont nous avons besoin pour grandir spirituellement. La force d’âme est l’une des quatre vertus cardinales d’un maçon. L’artisan se familiarise avec la force d’âme et la patte du Lion à un certain stade de son parcours. De la main d’un frère de confiance, le candidat est élevé à un niveau supérieur de compréhension spirituelle et, avec la force ainsi acquise, se déplace dans un royaume bien au-delà de la terre. Être comme un lion est associé au Lion et à l’élément Feu. Esotériquement, il existe un lien avec le chakra du plexus solaire, le centre de purification du désir et des forces astrales.

Le silence est représenté par les ailes de l’aigle. Cela semble évident, mais c’est un peu plus complexe qu’il n’y paraît à première vue. Pour un franc-maçon, « se taire » pourrait signifier qu’il ne faut jamais révéler les secrets maçonniques. Cela signifie également qu’il faut apprendre la valeur du silence intérieur. Rares sont les personnes qui reconnaissent que parfois le non-dit est plus important que les mots que l’on prononce. Être comme les ailes d’un aigle est associé au Scorpion et à l’élément Eau. Sur le plan ésotérique, cette expression correspond au chakra sacré qui doit retomber dans le silence pour que le véritable travail créatif puisse avoir lieu.

Mon sentiment est que lorsque les quatre maximes ésotériques sont maîtrisées en tant que formule, nous représentons en vérité la pleine manifestation de la nature divine. Un véritable maître est celui qui devient maître de sa propre vie et gouverne les forces de sa nature en conséquence.

sphinx jumeaux batîment maçonnique
sphinx jumeaux bâtiment maçonnique

La perfection n’est pas seulement un concept philosophique, mais aussi un principe intrinsèquement maçonnique. Au sein de la création divine, en tant qu’êtres humains, nous sommes des reflets de la divinité unique, des facettes du Soi immortel unique. Notre destinée est de concrétiser les talents dont nous avons été dotés. Le candidat à chaque degré maçonnique a la possibilité de faire une introspection, de réfléchir aux leçons de sa vie et à la façon dont elles l’ont guidé sur cette voie vers la perfection. De plus, il lui est également demandé de prononcer des vœux et de se réengager dans son objectif supérieur. La perfection est une quête humaine particulière. Beaucoup d’entre nous la recherchent, mais peut-on réellement l’atteindre ? Nous pouvons nous en rapprocher, mais au prix de nombreuses erreurs.

La fontaine du Palmier, ou fontaine du Châtelet, détail. Sphinx sculpté par Henri-Alfred Jacquemart.
La fontaine du Palmier, ou fontaine du Châtelet, détail. Sphinx sculpté par Henri-Alfred Jacquemart.

Ce retour à notre état originel, celui de la création divine, est souvent comparé au feu d’un affineur. De même que nous pouvons vérifier la pureté de l’or en brûlant les impuretés, de même pouvons-nous rencontrer notre moi le plus authentique en éliminant les obstacles de la vie. Cette élimination des irrégularités pour retrouver ce qui est pur et immaculé peut être comparée au chef-d’œuvre dont rêve tout sculpteur sur pierre. Alors que le maçon opératif utilise le maillet et le ciseau, le maçon spéculatif s’engage dans le processus d’affinage en utilisant l’esprit comme outil par l’étude et un échange ouvert d’idées.

En dernière analyse, je crois que les francs-maçons sont appelés à rechercher la perfection parce qu’ils peuvent nous permettre d’améliorer non seulement nous-mêmes, mais le monde entier. Ce qui compte en fin de compte, ce ne sont pas nos collections de titres, d’expériences, d’insignes ou de diplômes. Le Grand Architecte de l’Univers désire simplement que nous redécouvrions la raison de notre place sur Terre. Pourquoi sommes-nous ici ? Que nous ayons quatre, trois ou deux pattes, c’est à nous d’agir de manière décisive sur la base de cette certitude que l’existence humaine a un but. L’énigme du Sphinx devrait en fait nous ramener à cette humble prise de conscience. La plus grande énigme du Sphinx est peut-être le Sphinx lui-même. Comment déchiffrer l’énigme du Sphinx ?

La Franc-maçonnerie rend hommage dans la pampa d’Ayacucho

Du site officiel de la Grande Loge du Chili granlogia.cl

Les Grands Maîtres des Grandes Loges du Pérou et du Chili se sont rendus à la Quinua Pampa, à Ayacucho, pour rendre hommage aux francs-maçons qui ont combattu dans la bataille finale, qui a permis l’émancipation de l’Amérique du Sud, le 9 décembre 1824.

La bataille opposa les troupes royalistes et l’armée libératrice, commandée par Simón Bolívar, qui laissa les forces entre les mains de Sucre, qui aurait la responsabilité de diriger les forces, ce qui aboutit à la défaite des forces du vice-roi (présent en la bataille) et leur capitulation à la fin de cette journée.

Dans l’obélisque érigé sur cette pampa, les Grands Maîtres, MR Carlos Tejeda et MRH Sebastián Jans, ont présidé une cérémonie solennelle, avec des délégations de loges péruviennes, une occasion au cours de laquelle lesdits autorités ont hissé leurs drapeaux nationaux respectifs et ont exprimé leurs visions sur l’importance de cet événement commémoratif mémorable.

C’est la première fois qu’un Grand Maître chilien participe à une activité maçonnique dans les montagnes péruviennes, ce qui a été largement apprécié et apprécié par le Grand Maître Carlos Tejeda et le QQHH présents ce jour-là.

La Vérité absolue : Une exploration maçonnique

De notre confrère elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz

L’absolu, ce mot qui parle de lui-même sans besoin de longs discours, résonne différemment selon le voyageur. Pour l’agnostique, c’est le comble de la subjectivité. Mais pour nous, les adeptes des chemins initiatiques ou spirituels, il évoque instantanément Le Créateur, L’Un, Dieu, sous toutes ses appellations : Allah, Jéhovah, Yahvé, Krishna, l’ineffable, Adonaï, le non-manifesté, et pour les francs-maçons : GADLU.

Si l’on cherche une définition, Lázaharo Hael l’a bien résumée : « Il doit être réel par lui-même, sans dépendre de rien d’autre, immuable et éternel dans tout le temps et l’espace. » Une définition impeccable pour l’absolu, bien que certains orthodoxes religieux trouveraient ce terme presque imprononçable.

Tout dépend, bien sûr, du niveau de Conscience à laquelle on se trouve. Car, comme le dit le proverbe, « personne ne donne ce qu’il n’a pas ». L’état de conscience ne dépend ni de la connaissance ni de l’ignorance. Les Grands Illuminés nous ont laissé des traces magnifiques sans étude formelle, grâce à des cycles de vie antérieurs.

Regardez quelqu’un de serviable et altruiste ; on le qualifie souvent de « humble« . Pourtant, l’humilité n’est pas une conquête mais un reflet d’un niveau spirituel élevé, comme l’ont démontré Bouddha et Jésus avec leurs « miracles« .

Récemment, j’ai médité sur cette phrase : « La vie n’est pas un problème à résoudre, c’est un mystère à vivre. » Appliquons cela à l’absolu : « Dieu n’est pas un problème à résoudre, Il doit être compris, Il est en nous. » Il n’y a pas à chercher Dieu dehors ; Il est l’énergie qui soutient l’univers, et nous en sommes partie intégrante.

Baruch Spinoza, admiré par Einstein, a dit : « Arrêtez de croire en moi… Je ne veux pas que tu croies en moi, je veux que tu me sentes en toi. » Nous sommes un microcosme du Macrocosme, mais notre faible niveau de conscience nous voile la vérité. Nous cherchons des réponses dans l’univers, oubliant que l’enfer est notre égoïsme et que le paradis, c’est la plénitude spirituelle, le Nirvana.

Pour le maçon, Dieu est GADLU, sans nom, et nous cherchons la parole perdue, celle qui nous relie à Lui. Ce secret, intransmissible, réside dans l’interprétation et la compréhension des symboles maçonniques. L’Escalier en Colimaçon, symbole clé, où chaque marche est une opportunité de compréhension, de vibration avec la grande énergie universelle.

Pour comprendre l’Absolu, il faut être un avec Lui. Il n’y a pas d’autre chemin. Dieu n’est ni observé ni cru, Il est seulement compris en nous. Voilà le véritable secret de la franc-maçonnerie.

Pour les francs-maçons, chaque pas sur ce chemin initiatique est une danse avec l’infini, une rencontre avec l’ineffable. Nous parlons de vibrations, de canaux d’énergie, de méditation et de prières, non comme des rituels vides, mais comme des moyens de connexion avec l’essence de l’univers.

Imaginez l’univers comme un gigantesque récipient d’énergie. Pour que cette énergie divine circule en nous, nous devons créer des canaux. Ces canaux ne sont pas des tuyaux physiques mais des voies intérieures, forgées par notre vie spirituelle, nos bonnes actions, notre dévouement. C’est à travers ces voies que la sagesse nous inonde, nous permettant de remplir notre mission ici-bas avec grâce et compréhension.

Lorsque nous vibrons à l’unisson avec les Vibrations Divines, notre perception de l’univers change radicalement. Nous devenons moins attachés aux choses matérielles, plus prêts à servir, à aimer, à être. L’objet et le sujet fusionnent dans l’observation, nous devenons un avec l’Un. Voilà le cadeau des grands avatars, ceux qui ont parcouru ce chemin avant nous, laissant des traces pour nous guider.

Mais comment comprendre l’Absolu ? En devenant un avec Lui. Il n’y a pas de raccourci, pas de formule magique. Dieu n’est pas une entité à observer ou à croire aveuglément; Il est une expérience à vivre, une réalité à comprendre de l’intérieur. Pour le maçon, GADLU n’est pas un nom, mais une résonance, une fréquence à laquelle on s’accorde.

Ainsi, la quête de la parole perdue est symbolique de notre recherche intérieure, de notre chemin vers la compréhension. Cette parole, ce secret, n’est pas un mot à murmurer mais une vérité à ressentir, à interpréter à travers les symboles maçonniques. L’Escalier en Colimaçon, avec ses marches en spirale, ne nous mène pas seulement vers le haut mais vers l’intérieur, chaque palier étant une révélation, une nouvelle couche de l’infini à découvrir.

Delta lumineux
Delta lumineux

Celui qui parvient à cette compréhension, à ce niveau de vibration, touche à l’essence même de la franc-maçonnerie. Il ne s’agit pas seulement de connaître les rituels ou les mots de passe, mais de sentir, d’être, de vibrer avec l’univers dans sa totalité.

Voilà, frères et sœurs, le véritable secret, non pas caché dans des manuscrits poussiéreux ou des coffres fermés à clé, mais dans la simplicité de chaque souffle, dans le battement de chaque cœur, dans la quête infinie de l’Absolu.