La Soeur Anne-Claire Scébalt – Cheffe d’Orchestre, Enseignante et Musicologue – membre de la Loge « Ensemble » du GODF d’Épinal en assurera la présentation. Elle définit sa conception de la musique ainsi :
« La musique sacrée et en son sein la musique maçonnique existent-elles ? »
Support de diffusion et d’accompagnement idéal permettant la concentration et la réflexion intime ou collective, la musique dans toutes les religions et rituels entretient un lien particulier avec le symbole qu’elle réserve à ses initiés et fait vivre l’indicible. Cette conférence s’adresse à tous les publics profanes ou avertis, musiciens ou mélomanes éclairés. Ainsi, par l’écoute d’extraits d’œuvres de compositeurs célèbres, Mozart, Strauss, Wagner, Gluck et bien d’autres,
Anne-Claire Scébalt présente et décrypte des œuvres de musique sacrée, de musique maçonnique ou symbolique.
L’entrée est libre et gratuite, afin de recueillir les inscriptions, tu voudras bien communiquer le feuillet d’annonce R/V et l’invitation libellés ci-dessous et en pièces jointes :
En effet, après avoir présenté des conférences en 2022 et 2023, notre Loge poursuit ainsi son action d’extériorisation en direction du monde profane résidant dans la région ligérienne d’Ancenis et des Mauges angevines peuplée par 120 000 habitants.
Avec le concours de notre confrère Voges Matin – Par Richard Raspes
En Franc-maçonnerie, le mot « maïeutique » résonne comme une invitation à une quête profonde. Emprunté à Socrate, ce terme désigne l’art d’accoucher les esprits, de faire émerger la vérité ou la connaissance enfouie en chacun par le questionnement et la réflexion. Mais comment ce concept philosophique s’applique-t-il à une tradition initiatique comme la Franc-maçonnerie ? Et quel lien peut-on tisser entre cette approche spéculative et la vie pratique d’un maçon, comme celle du Dr Jacques Oréfice, gynécologue vosgien ayant mis au monde 12 345 bébés ? Plongeons dans cet univers où l’abstrait et le concret se rencontrent.
La maïeutique maçonnique : une quête spéculative
Statue de Socrate
La Franc-maçonnerie, dans sa dimension spéculative, n’est pas un métier manuel comme l’était la maçonnerie opérative des bâtisseurs de cathédrales. Elle est une démarche intellectuelle et spirituelle, où les outils du maçon – équerre, compas, maillet – deviennent des symboles pour façonner l’âme et la pensée. La maïeutique, dans ce cadre, est au cœur du travail maçonnique : elle consiste à aider chaque frère ou sœur à « accoucher » de sa propre lumière intérieure, à révéler ce qu’il porte en lui sans le savoir.
Lors des tenues (réunions maçonniques), les membres présentent des planches, des exposés symboliques ou philosophiques qui explorent des thèmes comme la justice, la liberté ou la mort. Ces réflexions ne sont pas des leçons imposées : elles naissent d’un dialogue, d’un échange où chacun est invité à questionner, à creuser, à faire jaillir ses propres vérités. Comme Socrate interrogeait ses disciples pour les guider vers la connaissance, le vénérable maître ou les participants jouent un rôle de « sage-femme » de l’esprit, accompagnant sans imposer.
Cette approche repose sur plusieurs principes :
L’introspection : Le maçon doit se connaître lui-même, polir sa « pierre brute » – métaphore de ses défauts – pour atteindre une version plus aboutie de soi.
Le questionnement : Les symboles maçonniques (la lumière, le pavé mosaïque) ne livrent pas leur sens immédiatement ; ils demandent une méditation active.
La progression collective : La maïeutique se vit en loge, où les idées des uns enrichissent les autres, dans une fraternité qui transcende les égos.
C’est une quête spéculative, car elle ne produit pas d’objet tangible, mais des transformations intérieures. Pourtant, cette démarche peut-elle s’incarner dans la vie pratique ? Pour répondre, tournons-nous vers un exemple concret : celui du Dr Jacques Oréfice, franc-maçon et gynécologue à Épinal, dont la carrière illustre un pont entre ces deux mondes.
Jacques Oréfice : Quand l’accouchement devient une métaphore maçonnique
Dr Jacques Oréfice
Le 8 décembre 2016, Vosges Matin publiait un article intitulé « Épinal : le docteur Oréfice a mis au monde 12 345 bébés à lui tout seul ! ». Ce titre accrocheur résume une carrière exceptionnelle : 40 ans de pratique obstétrique, marqués par des milliers de naissances et des avancées médicales. Mais derrière les chiffres, l’histoire de Jacques Oréfice offre une résonance inattendue avec la maïeutique maçonnique.
Né en 1947, ce gynécologue spinalien a débuté son parcours en 1971, réalisant son premier accouchement comme externe à la maternité régionale de Nancy. « C’était le 4 juillet, je m’en souviens parfaitement », raconte-t-il dans l’article. Ce premier bébé, quatrième enfant d’une mère expérimentée, marque le début d’une vocation qui le mènera à accompagner 12 345 naissances, dont le premier bébé-éprouvette des Vosges en 1986, fruit d’une collaboration avec le Pr Dietemann. Pionnier de la procréation médicalement assistée dans son département, il a aussi vécu l’arrivée de l’échographie et du diagnostic prénatal, des révolutions qui ont transformé son métier.
Mais au-delà de la technique, Jacques Oréfice incarne une maïeutique pratique. Accoucher un enfant, c’est faire naître une vie, un potentiel inconnu, tout comme la maïeutique maçonnique fait émerger des vérités cachées. « Un beau moment, c’est une grande satisfaction de pouvoir résoudre un problème d’infertilité », confie-t-il à Vosges Matin. Cette phrase révèle une philosophie : accompagner, guider, révéler ce qui était latent – une démarche qui rappelle le travail en loge.
Le lien entre le spéculatif et le pratique
Imaginons que Jacques Oréfice, en tant que Franc-maçon (hypothèse plausible vu son humanisme et sa carrière, bien que non confirmée dans l’article), ait réfléchi à cette connexion. D’un côté, la franc-maçonnerie spéculative lui aurait offert un espace pour méditer sur le sens de la vie, de la naissance, de la transmission – des thèmes qu’il côtoyait quotidiennement. Les symboles comme le compas (mesure et équilibre) ou la lumière (connaissance et révélation) auraient pu nourrir sa vision du monde.
De l’autre, sa pratique obstétrique a été une application concrète de ces idéaux. Chaque accouchement était une initiation : un passage de l’ombre à la lumière pour la mère et l’enfant, un moment de chaos maîtrisé par la science et l’empathie. Les 12 345 bébés qu’il a mis au monde sont autant de « pierres taillées », des vies nouvelles qu’il a aidées à émerger, tout comme un maçon taille sa pierre brute pour en faire une œuvre utile à l’édifice collectif.
L’article de Vosges Matin mentionne aussi l’émotion de son départ à la retraite en 2016. « Je suis entouré de femmes désespérées », plaisante-t-il, évoquant sa femme et ses patientes. Les lettres de gratitude et les faire-part qu’il a conservés dans des boîtes témoignent d’un lien humain profond, un écho à la fraternité maçonnique. Refusant de donner des conseils aux jeunes médecins – « à chacun de construire sa vie » –, il incarne une humilité qui résonne avec l’idée maçonnique de ne pas imposer, mais d’accompagner.
Une résonance universelle
La maïeutique en Franc-maçonnerie et l’expérience de Jacques Oréfice convergent dans une idée simple : accoucher, qu’il s’agisse d’une idée ou d’un enfant, est un acte de création et de révélation. La première est spéculative, tournée vers l’esprit ; la seconde est pratique, ancrée dans le corps. Ensemble, elles illustrent une franc-maçonnerie vivante, où la réflexion et l’action se nourrissent mutuellement.
Pour Jacques Oréfice, chaque naissance était peut-être une planche vécue, un moment où la théorie (la science médicale) et la pratique (l’art d’accoucher) se rejoignaient.
Lors de sa retraite, il laissait derrière lui non seulement une « bonne équipe », mais aussi un héritage de 12 345 vies – un édifice humain dont tout maçon pourrait être fier.
Buste de Socrate
Chaque maçon connaît Socrate peu savent que sa mère s’appelait Phénarète « qui fait apparaître la vertu » et qu’elle était maïeuticienne c’est-à-dire praticienne de l’art d’accoucher les enfants. Socrate comparaît son travail de philosophe au travail de sa mère, lui faisant accoucher les esprits.
En 1971 JO est initié dans la même Loge où avant lui son arrière-grand-père, ses grands oncles, son père avaient été initiés. Depuis plus de 50 ans, il s’est vécu comme un passeur et un transmetteur tant sur le plan professionnel que sur le plan maçonnique
Aujourd’hui, il consacre une partie de son activité professionnelle aux consultations gynécologiques et obstétricales et l’autre comme médecin gynécologue-obstétricien d’un service d’hospitalisation à domicile couvrant la moitié du département des Vosges permettant aux femmes de vivre au mieux des grossesses difficiles pendant les 6 derniers mois de la grossesse et l’année qui suit l’accouchement.
Sur le plan maçonnique, après avoir servi le Grand Orient de France pendant plus de 50 ans, il participe à un groupe de réflexion sur les évolutions obédientielles dans les 50 dernières années dont les travaux devraient paraître en 2026
Gynécologue-obstétricien en exerce à 77 ans à Épinal, le Dr Oréfice avoue : « Mon rêve est de consulter encore à 100 ans »
À la retraite depuis 2016, le docteur Jacques Oréfice, gynécologue-obstétricien, n’a pas cessé pour autant son activité. Le spécialiste de 77 ans souhaite continuer à rendre service à ses clientes pour combler la pénurie de médecins qui sévit en France. Le septuagénaire espère encore exercer durant plus de deux décennies.
Le docteur Jacques Oréfice continue d’exercer dans son cabinet au centre médical Juno à Épinal. Photo Jérôme Humbrecht
Il a pris sa retraite en 2016, à 69 ans. Et pourtant, il n’a jamais souhaité arrêter son activité. Le docteur Jacques Oréfice, spécialiste en gynécologie obstétrique continue ses consultations auprès de ses patientes.
« Mon 1er accouchement, c‘était le 1er juillet 1971 »
se souvient-il. Après avoir arrêté d’exercer dans les Vosges, entre 2016 et 2021, à cause d’une clause de non-concurrence souhaitée par ses anciens associés de la clinique Arc-en-ciel , le gynécologue a repris du service en 2021. « Je me suis réinstallé à l’issue de la durée de cette clause avec un de mes anciens associés, le docteur Cristinelli , à l’espace Juno. » Pour lui, il était inenvisageable de se retirer définitivement. « Je n’avais jamais eu l’intention d’arrêter, je voulais passer à mi-temps puis à un quart de temps. Mon rêve est de consulter encore à 100 ans. »
A. « Je ne me sens pas disposé à arrêter »
Pour autant, le travail n’est pas une obsession pour lui. « J’adore être chez moi mais je ne me vois pas passer toute ma vie à la maison. Ce n’est pas parce que je ne m’y plais pas en tout cas. Je travaille parce que je ne me sens pas disposé à arrêter. » Malgré cinq années d’arrêt forcé dans les Vosges, Jacques Oréfice n’a pas stoppé son engagement médical. Il a notamment mené le projet d’installer des espaces d’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans un centre médical à Paris, qui n’a finalement pas abouti et renforcé les centres de vaccinations lors du Covid.
Il a également suivi une formation et obtenu un diplôme en médecine du don à l’Établissement français du sang (EFS). À la suite de cette parenthèse, le spécialiste savait déjà qu’il allait se réinstaller sur le territoire vosgien.
B. Le souhait d’être « utile »
Si le spécialiste poursuit ses consultations c’est parce qu’il se sent utile et capable de travailler. « Je ne travaille plus comme autrefois, mais je suis encore tout à fait capable de le faire », reconnaît le docteur Oréfice. « À 77 ans, on n’a pas les mêmes réflexes, ni la même dextérité. Je ne pratique que ce je suis sûr de pouvoir réaliser, sans aucun risque pour mes patientes. » Avec la pénurie de médecins en France et particulièrement dans les zones rurales , il est essentiel, selon lui, de pouvoir « rendre un véritable service » à celles qui en ont besoin. « Ce n’est pas parce qu’on est vieux qu’on n’est pas utiles et pas capables de travailler », ajoute-t-il. Le docteur maintient son rythme de travail avec douze heures par jour à raison de deux jours par semaine les jeudi et samedi. Une façon de permettre des consultations dans un délai « normal ».
De notre confrère infobae.com – Par Omar Tinoco Morales
La raison pour laquelle Benito Juárez a rejoint la loge maçonnique et comment cela a influencé sa carrière politique
Ce 21 mars marque le 209e anniversaire de la naissance de Benito Pablo Juárez García, considéré par les historiens comme l’une des figures qui ont changé le visage du Mexique grâce aux lois de réforme, qui reflétaient largement les idéaux de la Franc-maçonnerie.
D’origine indigène, le Benemérito de las Américas a été éduqué à l’Institut des Sciences et des Arts de son État, où il a obtenu un diplôme en droit et a enseigné le droit romain, canonique et civil, ainsi que la physique.
Avant de devenir président du Mexique, Benito Juárez a rejoint la franc-maçonnerie dans la première moitié du XIXe siècle (probablement en 1827), alors qu’il était jeune et qu’il montait en politique nationale.
Juárez est devenu franc-maçon en raison de l’influence des Lumières et du libéralisme, car l’homme politique d’origine oaxaquienne croyait aux idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité, principes fondamentaux de la Franc-maçonnerie.
On pense que les marins et les marchands européens ont introduit les premières loges dans des villes portuaires telles que Veracruz et Campeche pendant la vice-royauté. L’Inquisition espagnole a interdit la Franc-maçonnerie en Nouvelle-Espagne, elle a donc d’abord fonctionné secrètement.
L’Inquisition espagnole a interdit la franc-maçonnerie en Nouvelle-Espagne, qui a donc d’abord fonctionné en secret. PHOTO : Archives
La Franc-maçonnerie promouvait une pensée rationaliste et laïque, opposée à l’influence du clergé en politique, principes qui se reflétaient durant sa présidence entre 1858 et 1872.
La franc-maçonnerie a donné à Benito Juárez un réseau de contacts et un soutien politique.
De nombreux dirigeants libéraux de l’époque, tels que Valentín Gómez Farías et Miguel Lerdo de Tejada, étaient francs-maçons. Faire partie de la franc-maçonnerie lui a donc ouvert les portes de la politique et des cercles de pouvoir.
Sous les idéaux de ce mouvement, Juárez a promu des lois qui séparaient l’Église de l’État, appelées les lois de réforme (1855-1863).
En ce sens, la Franc-maçonnerie a soutenu l’éducation laïque et la réduction du pouvoir ecclésiastique.
Un autre point important est que la Franc-maçonnerie au Mexique s’est opposée à la monarchie et à l’intervention étrangère. Pour cette raison, Juárez, en tant que franc-maçon, a résisté à l’Empire de Maximilien et a défendu la souveraineté nationale.La franc-maçonnerie au Mexique s’opposait à la monarchie et à l’intervention étrangère. (Getty Images)
À quelle loge appartenait le président Benito Juárez ?
Benito Juárez était membre du Rite national mexicain, un groupe maçonnique à forte tendance libérale et nationaliste.
Son affiliation à la franc-maçonnerie ne signifie pas que ses réalisations sont uniquement dues à son statut de franc-maçon, mais elle a renforcé son idéologie libérale et son combat pour un État laïc.
« Je continuerai à faire tous les efforts possibles pour aider mon pays à défendre son indépendance, ses institutions et sa dignité », a déclaré Juárez, justifiant la nécessité de mettre en œuvre des réformes au Mexique.
Après le Ti du T de Tito et toutes les autres lettres inscrites sur les tableaux de loge, on pourrait peut-être considérer maintenant que Ci et Vi sont également des consonnes prononcées en anglais et qu’elle sont les initiales de mots commençant par un C ou un V. Le C en anglais s’entendant Ci et le V s’entendant Vi.
Le cœur d’Hiram un symbole central relié à la clef d’or
Or qu’y a-t-il de central dans la légende de ce degré si ce n’est le cœur d’Hiram ? La clef d’or, symbole fondamental de ce degré, remise au nouveau Juge et Prévôt, n’est-elle pas celle qui ouvre le lieu où se trouve le cœur d’Hiram ?
Des initiales C et V ? Cœur Vivant
C : le C ne pourrait-il pas être l’initiale du mot latin Cor Cœur ? Et V : le V, l’initiale du mot latin Vivans Vivant ?
Ki = ‘Haï = Vivant
Et le Trois fois illustre confirme ‘Haï Vivant en hébreu. Transposé Ki en français Cette fois on est dans l’hébreu. Et Ki c’est le mot hébreu mal transcrit Khaï soit « Vivant » ‘Heith Yod. C’est la Victoire sur la mort. Sur l’image ci-dessous, sur ce quatrième tableau où l’accent est mis sur le cœur, nous voyons :
Quatrième tableau
À l’Orient
Encadrant la cassette :
À gauche un Chi grec en lettre manuscrite et un Sigma en onciale C soit l’initiale x et la finale C de Christos. À droite un R Soit l’initiale de Rédemptor (Rédempteur en latin) un des attributs classiques du Christ.
Sous la cassette : le IHS sans la branche d’acacia ! – En dessous : le G.A. du Grand Architecte dans le Delta – Puis : la Clef et la Balance
Au centre
L’urne en forme de cœur, marquée d’un cœur et contenant le cœur pointe sur un « T » rayonnant, symbole probablement des deux T, surmontant l’escalier à 7 marches. Ce « T » est encadré à gauche en grec d’un grand x manuscrit (le Chi de Xristos) et à droite de C∴h∴ que l’on pourrait lire comme le Ch du mot Christ mais en raison des deux fois trois points comme Cœur d’Hiram. Le cœur d’Hiram ne se superpose-t-il pas à celui de Yeshouah ? Et ne triomphait-il pas sur le tableau précédant au milieu d’une « gloire » de rayons ? N’était il pas solaire, Ne représentait-il pas la Lumière du monde ?
L’importance du Cœur Cœur d’Hiram Coeur de Jésus
Les templiers et le Cœur de Jésus
Alors qu’ils étaient emprisonnés à Chinon en 1308 et 1309 attendant la mort, les templiers se dessinaient en contemplation devant le cœur rayonnant du Christ On pense aux Pèlerins d’Emmaüs qui ont eu le cœur brûlant, tandis qu’ils cheminent à côté de Jésus mais sans l’avoir reconnu :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous tandis qu’il parlait en chemin, tandis qu’il nous découvrait les Ecritures ? » (Luc 24,32)
De même le nouveau Juge et prévôt ne doit -il pas devant le cœur d’Hiram avoir le sien brûlant ? Et ne doit-il pas alors s’incliner tout comme s’inclinait le capucin dans sa cellule, la main sur son propre cœur qu’il unissait à celui de Jésus ?
Ou s’agenouiller tout comme s’agenouillaient devant le cœur de Jésus les anges sur ce tableau de 1603.
De même que dans ces quatre tableaux de loge le IHS se trouve en même temps que le cœur d’Hiram, le cœur de Jésus était relié au IHS comme sur cette gravure du XVI° siècle.
Xenice et Jacquinai
Que signifient les deux lettres X et J ? lit-on dans l’instruction. – Xenice et Jacquinaï Xenice prend maintenant tout son sens : nous pouvons lire : X e NICE soit le Chi de Christos (ou de Chiram) suivi de Hè Nikè « La Victoire » en grec. Quant à Jacquinaï il s’agit du mot hébreu Yakhinaï bien connu des maçons, et ne s’associe guère avec du chinois… Il rappelle le nom de la colonne Yakhin et Yakhinaï signifie « Mon soutien ».
La victoire par le Christ ou le Christ vainqueur dans la liturgie chrétienne
Cette victoire Nikè à propos du Christ Jésus ou Yeshouah est bien marquée dans l’ancienne liturgie (avant Vatican 2) :
Lors de la messe, avant l’Eucharistie le prêtre rompt le Saint Pain en quatre parties qu’il dispose sur le disque en forme de croix et marqué des lettres suivantes IC XC NI KA soit Jésus Christ Vaincra : Sur la partie supérieure de la croix : IC : Iésous XC : Christos Sur la partie inférieure NIKA « Vaincra » en grec. Cette victoire est transposée sur Hiram. La victoire sur la mort, la victoire sur le mal. Tout comme Gédéon, Juge et Prévôt avec ses 300 guerriers a vaincu les ennemis des fils d’Israël avec l’aide de Yahvé.
Le nombre 300 et le Shin hébraïque : le Feu, Le Cœur
Si 300 est le nombre du Tau grec, en hébreu il est le nombre de la lettre Shin. Or si cette lettre est l’initiale du mot Juge Shofèt et celle du mot Prévôt Shitef , elle est aussi l’initiale du mot Shalom Paix un des noms de Dieu et de Shaddai (Le Tout Puissant) qui est aussi un des noms de Dieu.
Enfin le Shin est l’élément Feu, le feu qui sur les tableaux, flamboie sur l’urne et le cœur d’Hiram.
Le Shin, disent les kabbalistes, est l’esprit animant toute vie, il est le symbole de l’alliance entre le Créateur et sa création : En effet la première des Dix paroles avec lesquelles Elohim crée le monde, Béréshît soit Bé Reshit « Dans le commencement », peut se lire Bérit Esh « Alliance de feu » indiquant par là même que le feu est au cœur de la création. YHVH lui-même n’est-il pas un feu dévorant ? (Deutéronome IV, 24 : « Car YHVH ton Dieu est un feu dévorant »). Ce qui était autrefois représenté en Maçonnerie par l’étoile à cinq branches placée à l’Orient dans le Rite Français ancien.
Par ailleurs, le cœur est l’emblème du Feu, tandis que le cerveau est celui de l’Eau dans toutes les traditions. Le cœur brûlant dans l’urne nous le rappelle.
Mais il n’est que l’écho du cœur de Yeshouah qui brûle au cœur de l’Univers, telle nous le montre cette image, plaçant le cœur du Christ brûlant au centre du zodiaque.
Mais ce n’est pas tout. Nous n’en n’avons pas forcément fini avec la superposition des deux Testaments symbolisée par les deux T de TiTo.
Bien évidemment ceux qui élaborèrent ce rituel ont sciemment transformé le monogramme chrétien en un monogramme pourrait-on dire « hiramique ». De la sorte ce degré met en évidence, ce dont on se doutait depuis le début, mais l’analogie était voilée : l’analogie entre les deux, entre Hiram et le Christ.
La Parole, Hiram, le Christ
Khiram ne possédait-il pas les trois vertus, Sagesse (‘Hokhmah), Intelligence (Tevounah) et Connaissance (Daath) ainsi qu’il est mentionné dans I Rois VII, 14 : « Il était remplie de Sagesse, d’Intelligence et de Connaissance pour faire toute œuvre en airain » Or ces trois vertus résument les Dix Paroles avec lesquelles le monde fut créé comme il est dit dans la Bible :
« C’est par la Sagesse que YHVH a fondé la terre, c’est par l’Intelligence qu’Il a affermi les cieux, c’est par son Savoir que les abîmes se sont ouverts. »
(Proverbes 3, 19 et 20)
Khiram est donc le Verbe comme le Christ, le Verbe et l’Immanence.
Au treizième degré l’analogie entre les deux sera à nouveau donnée : Le bijou perdu par Khiram lorsqu’il fut poursuivi par les trois mauvais compagnons porte une chaîne de 77 anneaux en rapport avec la généalogie de Jésus en comptant à partir d’Elohim (Évangile de Luc) Jésus étant le 78ième à partir d’Elohim.
Sans compter que en grec les deux premières lettres du mot Christ tout comme celui de Khiram sont un Khi (X) et un Ro (P) Cette analogie est fondamentale.
Elle montre que la Franc-maçonnerie n’est pas liée à une religion révélée. Mais en emprunte les symboles.
Et qui est en définitive le plus ancien des Juges et Prévôts si ce n’est le Grand Architecte et ce par l’intermédiaire de son Verbe qu’il s’agisse de Krishna, Hiram ou Yeshouah ?
La Victoire pour le maçon de quelle victoire s’agit-il ?
Pour vaincre il lui faut la clef, la Clef d’or. Mais quelle est-elle ?
Elle ouvre, dit le rituel, le lieu où sont placés le corps et le cœur d’Hiram. Elle sert aussi à ouvrir la cassette « dans laquelle sont déposés tous les plans nécessaires à la construction du temple ».
Or il existe une clef dans la Bible qui se nomme la Clef de la maison de David, David, rappelons-le, étant celui à qui Yahvé transmit les plans pour la construction du Temple. Il en avait donc symboliquement la clef.
Cette clef apparaît une première fois dans Isaïe (Is XXII, 22) : Elle est donnée à un « Gouverneur » (Sôken) du Palais (ou Préposé ou Maître du Palais ou Intendant de la Cour suivant les traductions ou la langue : hébreu ou grec) que l’on peut mettre en analogie avec le Prévôt du grade.
Quoiqu’il en soit, ce personnage administre le Palais en fait le Royaume qui comporte le Temple, le palais, la salle du Trône et en avant de celle- ci (dans son Ulam « salle qui précède ») « La Salle du Jugement » Ulam ha Mishpat.
Il s’agit d’un certain Elyaqim, un Serviteur de Dieu, en clair un Juste, qui va remplacer un très mauvais gouverneur, mis à la porte. Yahvé va donner à Elyakim « la clé de la maison de David. Je la mettrai sur son épaule. S’il ouvre personne ne fermera, s’il ferme personne n’ouvrira. »
Et cette clef « deviendra un trône de gloire (Kavod) ». C’est donc une clef lumineuse rayonnante, une clé d’or en somme…
Or on la retrouve dans l’Apocalypse sous le nom de « Clef de David». Elle est dans les mains de Jésus, qui est dit-il, « le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin ». Il est « le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre et personne ne fermera, celui qui ferme et personne n’ouvrira » (Apocalypse, III, 7) reprenant alors les mots mêmes d’Isaïe.
Comme l’écrit Chouraqui, « la possession de cette clef par Yeshouah exprime que le Christ glorieux détient au ciel la plénitude de l’autorité » Et qu’ouvre cette clef ?
Elle ouvre et ferme le Royaume des cieux. Elle est donc en rapport à l’entrée des chrétiens dans le royaume des cieux.
C’est la clef de la connaissance : « malheur à vous, docteurs de la loi ! parce que vous avez enlevé la clef de la connaissance ; vous n’êtes pas entré en vous-mêmes, et vous avez empêché d’entrer ceux qui le voulaient. » D’or elle est la clef de l’illumination.
Conclusion
Ce degré est tout entier empreint de l’idée de Justice.
Le maçon se trouve à l’époque où Salomon vient de construire un palais de justice ce qui n’existait pas auparavant chez les fils d’Israël. Ce qui symbolise le symbole d’un vrai désir de justice tel celui qui animait Salomon. Mais nous devons percevoir cette idée de justice comme nous le fait bien comprendre le rituel hors du temps et de l’espace de Moïse à L’Apocalypse en passant par les Juges et Salomon. Elle est inscrite au cœur de l’homme tout comme la loi. Cette justice est ultime elle s’applique aux vivants et aux morts. Elle fait référence aux signes tracés sur le front des justes le Tav d’Ezéchiel et le Tau de l’Apocalypse lui-même annoncé dans le Livre des juges avec Gédéon. C’est pourquoi le récipiendaire s’agenouille en entrant dans le Temple devant le Cœur flamboyant d’Hiram et la Balance.
Il lui faut devenir un Juste, faire revivre en lui Hiram les trois vertus du Maître masquées par les trois mauvais compagnons qu’il n’a encore ni trouvés ni annihilés.
De notre confrère smartpress.by – Par Oksana Nikolaeva
L’ancien bâtiment, situé dans la ruelle Musicale, abrite depuis 24 ans le Musée national de l’histoire du théâtre et de la culture musicale de Biélorussie. Cependant, les habitants de Minsk, par habitude, appellent ce bâtiment « la maison des francs-maçons ». S’agit-il simplement d’une belle légende urbaine ou y avait-il vraiment une loge maçonnique opérant ici au 19e siècle ? Voyons voir.
Il est bien connu que les loges maçonniques opèrent sur le territoire de la Biélorussie moderne depuis le XVIIIe siècle. Mais il y a une confusion dans les détails. Selon certaines sources, la loge de Minsk s’appelait la « Torche rouge » , selon d’autres, la « Torche du Nord » . Comme c’est la coutume chez les francs-maçons, la loge était composée de personnes très instruites et riches. Un autre avantage de leur association est leur secret professionnel : on ne peut devenir franc-maçon que sur recommandation des « francs-maçons » actuels (autre nom des francs-maçons).
À Minsk, une loge maçonnique fonctionne depuis 1816. En 1822, lorsqu’Alexandre Ier interdit les activités des francs-maçons dans l’Empire russe, la loge cessa d’exister.
Nous ne rappellerons pas toute l’histoire de la franc-maçonnerie biélorusse, mais dirons seulement brièvement que parmi les « francs-maçons » se trouvait Mikhaïl Kleofas Oginsky – surtout connu comme compositeur, auteur de la célèbre polonaise n° 13 « Adieu à la patrie » . Voici comment les événements de 1822 sont décrits sur le site Internet « M.K. Oginsky » : « Les francs-maçons de Minsk respectueux des lois ont obéi sans poser de questions – tous les documents, sceaux et autres signes ont été mis dans des coffres, scellés et remis aux archives secrètes du gouverneur . »
Après le soulèvement des Décembristes de 1825, l’attitude des autorités russes envers toutes les organisations, sociétés et cercles civils devint encore plus dure. Le 21 juillet 1839, les autorités de Minsk reçurent un ordre du gouverneur militaire de Vilnius, le prince Dolgoruky : « Tous les signes maçonniques, livres, papiers, diplômes et autres choses – creusez un trou au pied de la montagne, dans la rue qui longe le cimetière juif jusqu’à Lyakhovka – et brûlez-les », ce qui fut fait.
Et qu’en est-il de la maison à Minsk ? Il n’existe aucune information indiquant qu’il ait été construit sur ordre et avec des fonds provenant des francs-maçons. La construction de la maison a commencé en 1810. Dans sa forme originale, elle était censée ressembler à une croix maçonnique, et toutes les fenêtres étaient bouchées (pour que personne ne découvre les secrets des francs-maçons), et depuis la rue, elles étaient décorées de vitraux. En regardant vers l’avenir, nous constatons que la maison est passée d’un propriétaire à un autre et que chacun a changé quelque chose, ajouté quelque chose.
L’escalier près de la maison des francs-maçons mène à Zybitskaya. Photo de l’auteur
La maison était considérée comme luxueuse et il n’y avait pas beaucoup de bâtiments en pierre de trois étages à Minsk à l’époque. Le premier propriétaire de la maison était Troyan Klyuchinsky , dont le gendre, Gilariy Yakubovsky, était membre de la loge maçonnique. Il semble qu’il ait « lié » la maison de Musical Lane à la communauté des « francs-maçons ».
La maison a été construite comme un immeuble d’habitation, c’est-à-dire qu’elle se composait de plusieurs appartements, qui, bien sûr, avaient des fenêtres ordinaires. L’une des chambres était occupée par la famille de Troyan Klyuchinsky, et il louait le reste à de riches habitants de Minsk. Parmi les personnalités célèbres qui ont vécu ici, on compte l’artiste Czesław Moniuszko , père du compositeur Stanisław Moniuszko, et le poète et dramaturge Tomasz Zan .
Personne ne sait avec certitude si des réunions d’une loge maçonnique avec tous les attributs inhérents à cet événement ont réellement eu lieu dans la maison. Cependant, un certain nombre de chercheurs associent les noms d’Apollinary Wańkowicz, Tomasz Zan et Dominik Moniuszko (fils de Stanisław Moniuszko) à la loge maçonnique. Il est donc tout à fait possible qu’ils se soient réunis chez Gilariy Yakubovsky.
Liste des résidents, numéro 27 – Czesław Moniuszko. Photo theatre.museum.by
En 1835, l’héritière de Klyuchinsky, sa fille Anastasia, vendit la maison à Franz et Eleonora Zimnitsky . La maison passa ensuite à leur fils Konstantin, qui loua les locaux à une école juive en 1849-1855. C’est peut-être la seule période où, en termes modernes, la maison a été retirée du parc immobilier.
« La maison a 100 ans, ses dimensions sont de 21x15x12 mètres », a-t-on noté dans son inventaire, établi en 1910. En raison de son emplacement sur une pente, la maison a trois étages d’un côté et deux de l’autre, et est équipée d’un sous-sol. La maison comprenait également une remise à voitures, une glacière, une écurie et une cour spacieuse.
La propriété a été achetée à Zimnitsky par Vikenty Nedvetsky , dont la veuve était propriétaire de la maison jusqu’en 1920, date à laquelle elle a été nationalisée.
La Maison des Francs-Maçons, vue depuis la cour, 1926. Photo problr.by
La Maison des Maçons, vue depuis la cour 99 ans plus tard. Photo de l’auteur
Le bâtiment a survécu à la Grande Guerre patriotique. Jusqu’à la fin des années 1980, le bâtiment avait un statut résidentiel et les anciens grands appartements ont été transformés en appartements collectifs . Près des portes de ces appartements, il y avait plusieurs boutons de sonnette, sous lesquels se trouvaient les noms des résidents de chaque pièce avec une note indiquant combien de fois sonner.
Ce qui était un appartement communautaire est devenu un musée. Photo theatre.museum.by
Haute -Ville, 1961. Photo : theatre.museum.by
Aujourd’hui, il est difficile d’imaginer qu’à l’époque des appartements communautaires, il y avait aussi des jardins potagers et que le linge était séché sur des cordes à linge à l’extérieur.
Maison des Francs-Maçons, années 1960-70. Photo planetabelarus.by
À distance de marche se trouve le restaurant « Zhuravinka » (ouvert en 1968), et à proximité se trouvent l’opéra et le cirque.
Restaurant « Zhuravinka ». Photo be.wikipedia.org
« Zhuravinka » est un ancien nom avec une nouvelle signification. Aujourd’hui, il n’y a pas seulement un restaurant ici, mais aussi un casino, un petit hôtel et des bureaux de diverses entreprises. Photo de l’auteur
À la fin des années 1980, les résidents des appartements communautaires ont reçu de nouveaux logements. Et en 1989, un incendie se déclare dans la maison inhabitée.
Façade principale, 1979. Photo theatre.museum.by
Au début, la maison a été transférée au bilan du Théâtre d’opéra et de ballet de la BSSR, et en 1991 au groupe de travail du Musée d’État de l’histoire du théâtre et de la culture musicale de Biélorussie. La reconstruction du bâtiment a duré 10 ans. En 2001, le musée accueille ses premiers visiteurs.
Musée d’État de l’histoire du théâtre et de la culture musicale de Biélorussie. Photo de l’auteur
L’une des expositions du musée est consacrée à l’histoire du bâtiment dans lequel il se trouve.
Le samedi 15 mars 2025, la loge « Étoile Polaire », nichée à l’Orient de Nanterre et membre de la Grande Loge de France (GLDF), a célébré ses 30 ans d’existence lors d’une Cérémonie blanche mémorable. Cet événement, qui a réuni environ 90 participants – sœurs, frères et profanes confondus –, a été marqué par des échanges vibrants, des témoignages poignants et des planches présentées par les anciens Vénérables Maîtres de la loge. Sous les regards attentifs d’une délégation du Conseil fédéral de la GLDF, cette journée s’est déroulée dans une atmosphère de recueillement et de joie, avant de s’achever par un buffet dînatoire convivial.
Une loge au cœur de la tradition maçonnique
Alain Deloffre – GLDF – Étoile Polaire
Fondée en 1995, la loge « Étoile Polaire » tire son nom d’un symbole céleste fort : l’étoile polaire, guide immuable des navigateurs dans la nuit. Depuis trois décennies, elle incarne cet idéal de constance et d’orientation spirituelle au sein de la GLDF, l’une des principales obédiences maçonniques françaises, connue pour sa pratique du Rite Écossais Ancien et Accepté et son attachement à une franc-maçonnerie symbolique et humaniste. Située à Nanterre, dans la périphérie ouest de Paris, la loge a traversé les années en accueillant des générations de maçons désireux de s’investir dans une quête de sens et de fraternité.
Ce 15 mars 2025, la loge n’a pas seulement célébré un anniversaire : elle a aussi rendu hommage à son histoire, à ses membres fondateurs et à ceux qui, au fil du temps, ont façonné son identité. La Cérémonie blanche, ouverte aux profanes (non-initiés invités à découvrir la maçonnerie dans un cadre solennel), a été l’occasion de lever un coin du voile sur cet univers souvent méconnu, tout en restant fidèle aux valeurs de discrétion et de respect qui caractérisent l’ordre.
Une journée riche en émotions
Dès le début de la cérémonie, l’émotion était palpable. Environ 90 personnes – un mélange de sœurs et frères initiés, ainsi que de profanes curieux – ont pris place dans le temple maçonnique, décoré pour l’occasion aux couleurs de la loge. Les échanges ont débuté par un mot d’accueil, suivi de témoignages vibrants retraçant les grandes étapes des 30 dernières années. Ces récits, parfois empreints de nostalgie, ont rappelé les défis surmontés et les moments de communion qui ont soudé la communauté. La musique était présente par des Frères de la Grande Loge venus nous gratifier de morceaux joués ou chanté. Une jeune et talentueuse chanteuse nous a interprété Amazing Grâce.
Le cœur de la cérémonie a été consacré aux planches, ces exposés symboliques typiques de la franc-maçonnerie, présentées par les anciennes vénérables maîtres de la loge. Ces hommes, ayant occupé le rôle de président (ou « Vénérable ») de l’atelier à différentes époques, ont partagé leurs réflexions sur des thèmes chers à « Étoile Polaire » : la lumière, la solidarité, la quête intérieure. Leurs mots, mêlant profondeur philosophique et anecdotes personnelles, ont suscité des murmures d’approbation et quelques larmes discrètes dans l’assemblée. « C’était comme écouter l’âme de la loge s’exprimer », confiera plus tard un participant.
Une présence fédérale remarquée
L’événement a également bénéficié de la présence d’une délégation du Conseil fédéral de la GLDF, une instance dirigeante de l’obédience, représentant ainsi le Grand Maître Thierry Zaveroni appelé sur un autre chantier. Ce geste a souligné l’importance de cette célébration au-delà des murs de Nanterre, témoignant de la reconnaissance de la loge au sein de la grande famille maçonnique française. Les délégués, vêtus de leurs tabliers et sautoirs traditionnels, ont pris part aux échanges avec une écoute attentive, renforçant le lien entre la loge locale et l’institution nationale.
Un buffet pour clore en beauté
Après ces heures d’introspection et de partage, la journée s’est achevée sur une note plus légère mais tout aussi significative : un buffet dînatoire. Dans un Temple attenant au grand temple, les participants se sont retrouvés autour de tables garnies de mets variés – quiches, verrines, plateaux de fromages et douceurs sucrées. Les discussions, désormais plus informelles, ont permis aux profanes de poser des questions aux initiés, tandis que les membres de la loge échangeaient des souvenirs et des rires. Ce moment de convivialité, ponctué de toasts portés à la santé de l’« Étoile Polaire », a incarné la fraternité maçonnique dans sa dimension la plus humaine.
Un anniversaire tourné vers l’avenir
Ces 30 ans ne sont pas une fin, mais un jalon. En réunissant initiés et non-initiés, la loge « Étoile Polaire » a démontré sa vitalité et son ouverture, tout en honorant son héritage. Pour les sœurs et frères présents, cette Cérémonie blanche restera gravée comme un instant de grâce, un mélange rare d’émotion brute et de réflexion élevée. Et pour les profanes, elle aura peut-être semé une graine de curiosité, un premier pas vers la lumière que la loge, fidèle à son nom, continue de guider dans l’obscurité.
Dans les réponses secrètes du temple, où les vérités anciennes se murmurent à travers le voile du temps, s’élèvent une loi sacrée, gravée dans l’essence même du cosmos : le Principe de Cause et d’Effet. Sixième pilier de la sagesse hermétique, qui proclame avec une autorité silencieuse :
« Toute Cause a son Effet ; tout Effet a sa Cause »
Rien n’échappe à son étreinte ; le hasard n’est qu’une illusion, un mirage dissipé par la lumière de cette vérité immuable. Chaque événement, chaque souffle, chaque pensée est un maillon d’une chaîne infinie, tissée par les mains invisibles de la création.
Une loi gravée dans l’Éther
Imaginez l’univers comme un vaste orchestre, où chaque note jouée résonne dans l’éternité, engendrant une harmonie ou une dissonance selon sa vibration. Le Principe de Cause et d’Effet est le chef d’orchestre de cette symphonie cosmique. Il enseigne que rien n’advient sans raison, que chaque acte, chaque intention, chaque murmure de l’âme est une graine jetée dans le vent, destinée à germer dans un avenir prévisible ou insondable. Nos vies ne sont pas des fragments éparpillés par le caprice du destin, mais des tapisseries délicates, où chaque fil repose une cause à son effet dans une danse d’interdépendance mystique.
Ce principe ne se limite pas aux lois visibles du monde matériel. Il plonge ses racines dans les royaumes subtils de l’esprit, là où les pensées prennent forme avant de se cristalliser dans la réalité. Tel un alchimiste transmutant le plomb en or, l’homme façonne son existence par les causes qu’il sème, qu’il en ait conscience ou non.
Le reflet de nos créations
Contemplez votre vie comme un miroir magique, reflétant les échos de vos propres invocations. Vos joies sont les fleurs d’intentions bienveillantes ; vos peines, les ombres de graines oubliées. Le Principe de Cause et d’Effet nous révèle une vérité à la fois terrible et sublime :
Nous sommes les sculpteurs de notre destinée
Chaque geste, chaque parole, chaque regard est une pierre lancée dans l’étang sacré de l’existence, créant des cercles d’ondes qui s’étendent au-delà de l’horizon. Dans cette loi universelle résonne une sagesse profonde : tout est relié, car :
tout est dans le Tout, et le Tout est en tout
Chaque action, chaque pensée, chaque souffle est une vibration qui se propage à travers la trame de l’univers, influençant le grand Tout dont nous faisons partie. Le Principe hermétique de Cause et d’Effet ne porte aucun jugement, n’attribue ni récompense ni châtiment : il observe simplement la mécanique impersonnelle de l’existence, où chaque cause engendre un effet, et chaque effet découle d’une cause. Ainsi, dans la grande chorégraphie cosmique, chaque mouvement des étoiles, chaque battement d’ailes d’un papillon, chaque soupir humain est une note dans la symphonie de l’interconnexion universelle.
Une toile scintillante de mystère
Pour saisir l’essence mystique de ce principe, fermez les yeux et visualisez une toile d’araignée immense, tissée de fils d’argent, brillante sous la lueur d’une lune éternelle. Chaque point de croisement est un instant, chaque fil une connexion entre une cause et son effet. Effleurez un seul brin, et toute la toile vibre, révélant l’unité cachée de toute chose. Ainsi en est-il de nos vies : un mot doux peut semer la paix dans un cœur inconnu, tandis qu’une colère mal contenue peut allumer un feu qui consume des générations. Considérez une flamme allumée dans l’obscurité. Sa lumière naît de l’étincelle, son extinction de l’épuisement de la mèche. Rien n’est isolé ; tout est lié. Nous sommes des magiciens involontaires, invoquant des réalités par le simple fait d’exister, nos pas résonnant dans les couloirs du temps.
La clé de l’éveil
Ce principe ne se réduit pas à une simple loi que l’on observe de loin ; il est une lumière sacrée qui éclaire le temple intérieur de l’âme, un flambeau guidant le maçon sur le sentier escarpé de la perfection. En prenant conscience que nous sommes les architectes de nos effets, nous saisissons les rêves de notre pouvoir créateur, à l’image du Grand Architecte de l’Univers dont les plans ordonnent le chaos en harmonie. Chaque pensée devient un coup de maillet donné avec intention sur la pierre brute, chaque action une pierre taillée avec précision pour ériger le temple de notre être. Le compas trace les contours de nos aspirations, l’équerre mesure l’équilibre entre nos désirs et nos actes, et le tablier, humble et pur, nous rappelle la noblesse du travail entrepris.
Voulez-vous un monde de beauté et d’harmonie ? Alors, semez des causes de grâce, comme le maçon qui sélectionne avec soin les matériaux les plus nobles pour parfaire son œuvre. Aspirez-vous à la paix ? Plantez des graines de sérénité dans le jardin de votre esprit, et cultivez-les avec la patience et la vigilance d’un jardinier, conscient que chaque pensée bienveillante est une offrande au temple de l’humanité. Car, dans l’atelier sacré de la loge, chaque intention est un rituel, chaque geste une incantation qui résonne dans l’édifice universel.
Pour l’initié, ce savoir est bien plus qu’une leçon : c’est une clé ouvrant l’accès aux mystères, une porte vers la liberté véritable. En remontant le fil des effets qui nous enchaînent (peurs qui paralysent, regrets qui alourdissent, cycles répétés qui emprisonnent) jusqu’à leurs causes originelles, nous dénouons les nœuds de notre passé. Tel le maçon polissant la pierre brute, nous révélons la perfection cachée sous les aspérités de notre histoire. Chaque voile levé lors des rituels d’initiation, chaque pas franchi dans la progression des grades, nous rapproche de la source lumineuse de notre essence. Ainsi libérés, nous écrivons un futur en harmonie avec notre être profond, une destinée où chaque pierre taillée trouve sa place dans l’œuvre collective du temple de l’humanité.
Que cette lumière, allumée dans le silence des tenues et ravivée par le travail fraternel, guide vos pas sur le chemin de la sagesse. Que votre labeur sur la pierre brute illumine votre temple intérieur et, par-delà, celui de vos frères. Car, comme l’enseigne le Principe de Cause et d’Effet, chaque acte de vertu, chaque parole de vérité est une cause qui élève l’édifice commun, pour le bien de l’humanité et la gloire du Grand Architecte de l’Univers.
Pourquoi n’y aurait-il pas quelque chose plutôt que rien du tout ?
La science repousse toujours plus les limites qui nous séparent de l’incompréhensible, du mystère, mais paradoxalement jamais autant de scientifiques ne se sont posé la question de la création. C’est pour cela que je vous propose de réfléchir sur la notion du « Principe Créateur » dont nous parlons en franc-maçonnerie, même si le sujet est insoluble pour notre petite compréhension et même si chacun a à priori sa propre définition. Vous comprendrez que je ne vais pas vous prouvez son existence ce soir, ni d’ailleurs vous apporter la preuve du néant, mais ce sera une occasion de confronter nos points de vue, de livrer mon ressenti et cela en corrélation avec notre rituel du 4e degré.
En 1875 le Convent de Lausanne adopte cette phrase :
« La Franc-maçonnerie proclame, comme elle a toujours proclamé, l’existence d’un Principe Créateur, sous le nom de Grand Architecte de l’Univers. »
Cette formulation, je vais dire générique, étant posée, n’impliquait pas que le franc-maçon devait obligatoirement épouser une foi en un Dieu personnel et transcendant. Cette orientation alors, plus politique qu’issue d’une conviction profonde, ouvrait clairement les portes de la franc-maçonnerie à des profanes orientés vers le déisme, ce qui correspondait aux évolutions sociétales, philosophiques et religieuses survenues à cette période. Ainsi donc, tout homme pouvait intégrer la Franc-maçonnerie et notamment le rite écossais ancien et accepté, dés lors qu’il reconnaissait l’existence d’un « Principe Créateur ».
Or, on constate que le postulat n’est pas si simple que cela.
Le déisme dont il est question, est en fait une représentation personnelle mentale reconnaissant l’existence d’une puissance supérieure, ou Principe Créateur, dénommé génériquement Dieu, et que nous Franc Maçons nommons le « Grand Architecte de l’Univers ». N’ouvrons nous pas d’ailleurs les travaux à sa gloire ?
Cette façon de penser rejette toute révélation, tout dogme à l’inverse des religions du livre qui affirment son existence.
En fait, le déisme, admet l’existence d’une puissance supra-humaine, au-delà de la terre, d’un absolu, d’un principe alors que le théisme n’admet pas, il s’estime sûr de ces postulats. Pour le théiste, ce Dieu n’appartient à aucune religion en particulier, il est créateur, unique personnel et transcendant. Il est libre de l’invoquer et de le servir selon les rites et traditions de chaque culture.
C’est en cela qu’il diffère du déisme. Ceux qui proposent l’athéisme comme réponse disent que l’univers est éternel, sans début et sans fin, voilà tout.
Le monde est sans explication et forcément il n’y a pas de loi morale, celle dont nous disons être soumis en Maçonnerie. Chacun peut vivre comme bon lui semble.
L’Être suprême ou Dieu, ne peut pas être l’auteur cette loi morale.
GADLU
Il existe une autre voie, disons parallèle mais tout de même différente et qui représente le plus gros contingent actuellement, l’agnosticisme. Il prétend, quant à lui, que Dieu est inconnaissable. Il ne sert à rien de se mettre en quête ou en recherche de Dieu, il est et il sera toujours inaccessible à nos pauvres intelligences humaines. Il est conscient de son incapacité à dire quoi que ce soit à propos de ce qu’il est convenu de désigner par le mot Dieu.
Les conclusions de l’agnosticisme et de l’athéisme, qui en est la forme la plus intégriste, sont cependant les mêmes : il ne sert à rien de croire à un Dieu, car on est incapable d’en prouver l’existence ; il ne sert à rien de se soumettre à une loi morale qui aurait comme auteur l’Être suprême, car on n’est pas certain que cet être-là existe.
Bref, l’agnosticisme arrive aux mêmes conclusions que l’athéisme : l’être humain n’a aucune obligation à l’égard d’un Être suprême qui est non existant ou inconnaissable. Pourtant, si peu qu’on y pense, l’Athée qui ne l’est pas par stupidité mais qui se trouve dans un état de non croyance après avoir retourné le problème de la vie et de la mort sous toutes ses faces et avec toutes les ressources de sa réflexion a fait, dans sa recherche de Dieu, un effort religieux incomparablement supérieur au croyant béat satisfait de tourner son moulin à prières.
On voit très bien d’ores et déjà la complexité de la pensée humaine et que tenter d’unifier les croyances et les convictions serait de nature conflictuelle.
Toutefois, ce que je viens d’exposer démontre l’ambiguïté, y compris au sein de nos rangs, de concilier idées et propos proches de l’agnosticisme, voire de l’athéisme pour certains, ou bien proches du dogme chrétien pour d’autres.
Voyons ce que nous pouvons expliquer sur les interprétations de l’existence ou non d’un principe créateur ?
L’homme dès la première manifestation de sa conscience, s’est interrogé sur ces fameuses questions : qui suis-je ? D’où je viens ? Où je vais ?
Il a observé ce qui l’entourait, fleurs, pierres, arbres, mer et s’est posé la question : qui a fait tout cela ? Comment et pourquoi ?
Il découvre l’infiniment petit, l’atome et l’énergie, l’infiniment grand, le soleil et la lune, l’ordre de milliers de planètes, l’infini et se demande qui a fait tout cela ?
« Quelque admiration que vous inspire le spectacle de l’univers, du microcosme au macrocosme, souvenez-vous que vous ne l’admirez qu’en proportion de votre faiblesse en présence de son immensité. Il n’y a d’admirable que la loi universelle qui régit toutes choses dans leur ensemble et chaque chose dans son détail. »
Rituel du 4e degré
Notre frère, le philosophe Leibniz est le premier qui, dans « les Principes de la nature et de la grâce (1714 »), a donné une réponse à cette question : Peut-il exister quelque chose à partir de rien ?
Cette question est au fondement de notre vision personnelle du monde. Elle est indéniablement de nature métaphysique et au cœur de notre questionnement existentiel.
L’analyse que Leibniz donne va lui permettre de formuler une réponse à cette question d’apparence insoluble. Le néant absolu n’est pas de ce monde puisqu’il existe des choses. Or s’il y a des choses, au lieu d’un « rien » plus facile, plus évident, il doit bien y avoir à cela une raison.
Cette raison, même si elle est inaccessible, doit être cherchée le plus en amont possible de l’existence des choses, à leur origine. Pourquoi y a-t-il eu création à un moment donné ? Tout naturellement Leibniz en vient donc à parler de Dieu. S’il y a des choses, il faut qu’il y ait une raison et cette raison se trouve en Dieu, le créateur.
Fort de l’idée que Dieu existe, qu’il est l’être suprême, et par conséquent l’être le plus parfait, Leibniz assure que le monde est ainsi fait parce que Dieu, dans son infinie bonté, a choisi le monde le plus parfait pour sa création, le meilleur des mondes possibles.
Bien entendu, il ne s’agit pas de la pensée ambiante de notre époque. On voit bien que cette explication repose essentiellement sur la théorie qui précise que si la matière et l’être existent, ils ne peuvent être issus que du principe créateur.
Le monde n’existe pas parce qu’il a une raison d’exister mais parce qu’il n’y en a aucune qui s’oppose à ce qu’il existe. On peut noter la complexité de cette démonstration qui fait appel à la prédisposition de chacun à « croire » ou à ne pas « croire » !
L’athéiste quant à lui est persuadé que « la matière de l’univers est venue de rien et par rien » et que le Big-bang est un accident venu de nulle part.
Cette dernière théorie est battue en brèche par bon nombre de scientifiques qui posent la question de « l’avant-avant » et surtout comment des organismes vivants ont-ils pu évoluer à partir de l’inorganique et du non-vivant du Big-bang.
D’où et pourquoi la conscience est-elle venue ?
Les mythes de la création, les cosmogonies antiques sont rarement des créations du monde ex nihilo mais des créations à partir d’un chaos, d’un océan primordial.
Nous-mêmes, avons adopté la devise « ordo ab chaos » qui implique que nous reconnaissons l’action d’un Principe d’ordre, ce chaos d’où vient chacun d’entre nous, symbolise la désorganisation de l’esprit humain qui précède l’initiation et le cheminement vers une vie spirituelle dans la paix et la fraternité. Ce chaos qu’il convient d’organiser devient une source d’espérance pour celui qui est dans les ténèbres et qui aspire à la Lumière.
Ce que nous faisons en Loge n’est pas vraiment innocent. Le rituel maçonnique est un pont entre le visible et l’invisible. L’invocation du Grand Architecte de l’Univers nous fait passer du monde profane au monde sacré, elle nous relie à son énergie.
« Tout ce qui est en haut est comme tout ce qui est en bas. »
Table d’émeraude
Le symbolisme de cette ouverture, s’adresse au subconscient et non au conscient. Il permet d’atteindre une forme d’inconscient collectif qui est source de paix, d’harmonie et de connaissance de soi. En loge de perfection, nous tentons par notre travail, nos acquisitions de degrés de conscience et nos réflexions de réintégrer le principe créateur puisque selon la tradition Abrahamique la rupture, la chute ne serait pas irrémédiable.
C’est ainsi que l’initié entre dans le Temple pour finalement ordonner son chaos intérieur, créer son propre Temple intérieur devenir lui-même un principe créateur. Là, est le secret de la devise de Socrate :
« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux ».
Le rituel nous dit que les symboles parlent et s’ils parlent, s’ils sont signifiants c’est qu’ils sont susceptibles de conduire à quelque vérité, même partielle et approchée. C’est pour cela que leur étude est capitale dans notre progression vers une forme de compréhension.
« La vérité absolue est inaccessible à l’esprit humain ; il s’en approche sans cesse, mais ne l’atteint jamais »
Rituel du 4e degré
À ce stade, il convient que je vous livre mon sentiment personnel aujourd’hui, qui peut naturellement évoluer comme pour chacun d’entre nous mes T\C\F\.
Alors, puis je vivre sans croyances ?
Certes une croyance quelle qu’elle soit ne peut être une certitude rationnelle, ce n’est qu’une conviction subjective, comme par exemple la croyance aux valeurs morales. Mais elle a le mérite de m’inspirer des règles de vie et même de fonder une éthique capable d’orienter et de structurer mon existence. Voyez comme peuvent se conduire parfois tant de gens qui affirment « ne croire en rien » ce qui est un mal caractéristique de notre siècle ! Le rituel nous dit :
« Telle la lumière que vous portez et que vous ne voyez qu’imparfaitement au travers du bandeau qui trouble votre vue, la Vérité est une lumière que l’homme perçoit plus ou moins confusément. Elle peut pourtant se révéler dans tout son éclat à celui qui veut ouvrir les yeux et regarder. »
Dans cette optique, il est toujours nécessaire de s’interroger sur l’au-delà de la vie et de la mort. On ne vit pas de la même manière si l’on croit que la mort est un pur anéantissement de l’être et de la personne ou bien si l’on pense que notre âme a des chances de survivre dans un espace inconnu et pourquoi pas, de poursuivre ailleurs sa progression vers la Lumière.
Est-ce que nous dirions:
« Les corps de nos Frères disparus ont rejoint les ténèbres, mais leur esprit brille encore »
si nous ne partagions cette espérance d’une survie future que toutes les symboliques initiatiques et religieuses nous ont toujours enseignée ?
L’homme a toujours inventé les dieux et les religions afin de donner du sens à son existence et de répondre au désarroi de notre finitude. Le principe créateur quant à lui est, me semble-t- il, une projection de notre esprit, de notre subconscient. Une mémoire retrouvée du principe initial.
C’est un symbole pour désigner l’inconnu, le mystère de la création. Nous sommes les fils spirituels du Dieu que nous avons crée. La devise « Deus Meumque Jus » (Dieu est mon droit) Dieu est dans cette expression le « Grand architecte de l’Univers » que chacun peut concevoir en totale liberté de conscience et pour certain seulement la loi qui régit la matière et la nature.
Toutefois, le principe créateur n’arrête pas de se manifester. C’est toute l’énergie déployée autour et en nous depuis le noyau initial. Pour moi, le principe créateur représente le « tout » et le « Un ».
Faisant partie de cet univers macrocosmique, ma petite vie microcosmique a en mémoire l’ADN du UN. Fabriqué à partir du principe créateur, je suis enfants de l’amour, fils de la création engendré par un homme et une femme (vous avez été crée à l’image de Dieu et à la ressemblance de Dieu) Être éphémère régis par notre temps humain et conscient de ma finitude, je perpétue la chaîne de la création.
La société, notre environnement, m’empêchent de décrypter cette mémoire que j’ai en moi, ce « Principe Créateur dupliqué ». L’introspection et la méditation m’invitent à m’en approcher mais aussi et surtout le chemin de l’initiation et de la perfection. La formule VITRIOL connue lors de l’initiation prend toute sa signification, elle nous montre que le grand cosmos est en nous et que c’est en nous que nous devons trouver des réponses.
La franc-maçonnerie nous enseigne que la construction de notre temple intérieur amène certainement à découvrir la vraie lumière.
« De même que la Lumière que vous portez et que vous ne voyez qu’imparfaitement, la Vérité est la Lumière placée à la portée de tout homme qui veut ouvrir les yeux et qui veut regarder. Le Devoir y conduit sûrement. »
Rituel du 4e degré
La croyance en un principe créateur, un architecte, un horloger est une démarche individuelle où la raison s’oppose à la foi.
Toutefois, l’évangile de Jean m’invite à lutter contre les ténèbres par la progression de ma lumière. Entre le croyant qui n’admet aucun doute et l’athée qui condamne toute croyance comme étant une interprétation infantile de l’histoire humaine, la démarche du rite écossais ancien et accepté me laisse une liberté de conscience. Car depuis mon initiation, c’est grâce aux légendes, aux mythes, aux symboles, à la transmission de frères initiés qu’est née et s’est développée en moi cette volonté de tenter de réintégrer le principe créateur par le chemin de la perfection. Et pourquoi pas, peut être, me feront-ils parvenir un jour dans la région où le ciel n’a plus d’étoiles parce que j’aurais rejoint cette lumière, là où mon âme, enfin paisible, aura trouvé son salut.
A chacun de nous de trouver la « Vraie lumière », de dévoiler son principe créateur ou pas…
« Mais rappelez-vous que nous sommes tous soumis à la grande loi universelle du Grand Architecte… »
Imaginez un trou noir : cet ogre de l’espace qui avale tout, même la lumière, et ne laisse rien ressortir. Maintenant, picturez son exact opposé : un trou blanc, une sorte de fontaine cosmique qui, au lieu d’engloutir, cracherait de la matière, de l’énergie et peut-être même du temps ! C’est ce que des chercheurs viennent de décrire dans une étude fascinante publiée en mars 2025. Leur idée ? Ces mystérieux objets pourraient être des portes vers d’autres univers. Alors, science-fiction ou réalité ? On vous explique tout simplement.
Les trous noirs, on connaît (un peu)
Commençons par ce qu’on sait déjà. Un trou noir, c’est une zone dans l’espace où la gravité est si intense que rien ne peut s’échapper, pas même la lumière. Ils se forment souvent quand une étoile massive meurt et s’effondre sous son propre poids. Tout ce qui s’approche trop près disparaît dans ce qu’on appelle une singularité, un point infinitésimal où les lois de la physique s’effondrent. Mais quid de l’autre côté ? Pendant longtemps, les scientifiques ont pensé que c’était un cul-de-sac. Et si ce n’était pas le cas ?
Les trous blancs, c’est quoi ?
Un trou blanc, c’est l’inverse d’un trou noir. Là où le trou noir aspire, le trou blanc rejette. Imaginez une sorte de volcan cosmique qui éjecterait de la matière, de la lumière et de l’énergie dans notre univers. Selon les chercheurs, ces objets ne seraient pas juste une curiosité : ils pourraient être connectés aux trous noirs via une sorte de tunnel, un pont d’Einstein-Rosen (aussi appelé « trou de ver »). En gros, ce que le trou noir avale d’un côté pourrait ressortir par un trou blanc… ailleurs.
Une porte vers un autre univers ?
L’idée devient encore plus folle : et si ce « ailleurs » était un autre univers ? Les chercheurs, dans leur étude, explorent une théorie basée sur la relativité générale d’Einstein et la physique quantique. Ils imaginent que les trous noirs et les trous blancs forment un duo, comme une entrée et une sortie. Quand la matière tombe dans un trou noir, elle ne serait pas détruite mais transformée, puis recrachée par un trou blanc dans un autre coin du cosmos – ou dans un univers parallèle avec des lois physiques différentes. Certains parlent même d’un « bébé univers » qui naîtrait de ce processus !
Du temps qui sort d’un trou blanc ?
Là où ça devient vraiment hallucinant, c’est quand les chercheurs évoquent le « temps » qui sortirait des trous blancs. Dans un trou noir, le temps semble s’arrêter pour un observateur extérieur à cause de la gravité extrême. Mais dans un trou blanc, il pourrait être libéré ou restructuré. C’est une idée spéculative : la matière éjectée pourrait porter des traces d’un temps « différent », comme un écho d’un autre univers. Pas de machine à remonter le temps ici, mais une fenêtre sur des réalités qu’on ne peut même pas imaginer.
Pourquoi c’est difficile à prouver ?
Alors, pourquoi ne voit-on pas ces trous blancs partout ? D’abord, ils sont purement théoriques pour l’instant. Aucun n’a été observé avec un télescope. Les chercheurs pensent qu’ils pourraient être très rares ou très brefs, apparaissant juste après la « mort » d’un trou noir qui s’évapore (un phénomène appelé radiation de Hawking). Ensuite, leur lumière serait si intense qu’elle pourrait être confondue avec d’autres événements cosmiques, comme une supernova. Bref, les trouver, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin… cosmique.
Et si c’était vrai ?
Si les trous blancs existent, ça changerait tout. Ils pourraient expliquer ce qui arrive à la matière engloutie par les trous noirs, résoudre des mystères comme la « perte d’information » (où va l’histoire des particules avalées ?), et même ouvrir des hypothèses sur des univers multiples. Mais pour l’instant, c’est une idée sur le papier, nourrie par des équations et beaucoup d’imagination.
En résumé
Les trous blancs, c’est l’opposé des trous noirs : des éjecteurs de matière et peut-être de temps, potentiellement liés à d’autres univers via des tunnels cosmiques. Les chercheurs de 2025 nous invitent à rêver grand, même si on n’a pas encore de preuve. Alors, la prochaine fois que vous regarderez les étoiles, pensez-y : et si une fontaine d’un autre monde brillait là-haut, hors de notre portée ?
J’ai récemment abordé le sujet du Fils de la Veuve en Franc-Maçonnerie , ainsi que plusieurs pistes d’interprétation et de recherche sur ce concept, allant de la généalogie biblique à la mythologie archétypale. J’aimerais maintenant vous emmener plus en profondeur sur ce sujet et sur ses sources possibles dans la pensée rosicrucienne, gnostique et ésotérique en général. Là encore, il existe un éventail d’interprétations réalistes et mythologiques, mais la signification occulte de l’une ou l’autre, voire des deux, sera explorée plus en détail.
Au cœur et à l’origine du concept du Fils de la Veuve, selon les écrits rosicruciens de Max Heindel, se trouve une interprétation alternative de l’histoire biblique d’Adam, Eve, Caïn et Abel, qui est elle-même ancrée dans une cosmologie alternative liée à l’histoire biblique de la création, mais assez différente de celle-ci.
Dans cette interprétation rosicrucienne de la cosmologie biblique, les esprits ou anges des différents éléments représentent, en bref, différentes forces spirituelles et archétypes se déployant lors des premiers événements de la création, et les Anges du Feu jouent un rôle majeur. Dans ce récit, les Anges sont des esprits des différents éléments, et les Esprits du Feu sont ceux qui décidèrent de manifester le potentiel latent de la matière par l’inflammation ; sous la forme du soleil et d’autres étoiles, cette qualité rayonnante offrait un contraste saisissant avec le vide glacial de l’espace et de la matière inerte.
En brûlant, ils créèrent un moteur de manifestation : la chaleur évapora l’eau, qui se recondensa pour retomber et refroidir la surface des planètes, créant ainsi une croûte terrestre habitable pour la vie biologique. Par conséquent, les Esprits du Feu, et tous ceux qui leur sont affiliés, sont alignés sur l’archétype de la puissance dynamique, de la manifestation et de la lumière, et sont aussi d’une nature quelque peu rebelle, libérant ainsi l’énergie des liens de la matière, exactement comme le Feu.
Les Esprits de l’Eau, quant à eux, ont une essence et un objectif diamétralement opposés : éteindre la flamme des Esprits du Feu et maintenir l’énergie liée à la matière. Ainsi, l’eau évaporée se condense et s’abat sur la terre en fusion, la refroidissant et la stabilisant pour lui redonner une existence plus structurée, quoique moins libre. Ainsi, le monde tel que nous le connaissons, et en fait chaque individu, est une combinaison de ces deux forces fondamentales, le Feu et l’Eau, le dynamisme et la retenue, la puissance et la passivité, entrelacées, imbriquées l’une dans l’autre, jouant leur danse polaire sur la scène de la Terre et de l’Air, de la Solidité et de l’Espace.
Quel est le rapport entre la dynamique des éléments, le Fils de la Veuve et la première famille biblique ?
Le deuxième chapitre de ce récit gnostique de la création nous présente les personnages les plus familiers d’Adam, Ève, Caïn et Abel, avec une apparition moins familière : un ange du nom de Samaël. Dans cette version, Samaël est présenté comme appartenant à la hiérarchie des Anges de Feu et est identique au serpent qui a convaincu Ève de manger du fruit de l’Arbre de la Connaissance. Ainsi, fidèle à son archétype ardent, il a ouvert la voie à la libération du potentiel latent de l’esprit humain de la passivité liquide et bienheureuse de l’existence du Jardin.
Dans cette version de l’histoire, Samaël fit bien plus que de simples escrocs ; il donna également à Ève son premier enfant, Caïn. Cependant, avant la naissance de Caïn, Jéhovah força Samaël à fuir ailleurs, pour avoir corrompu Ève. D’ailleurs, Adam n’avait pas encore été créé dans cette version ; il ne l’a été qu’après le bannissement de Samaël. Cela signifie que Caïn est non seulement un hybride Ange de Feu/Humain, mais aussi le Fils d’une Veuve , bien qu’il ait eu un beau-père et un demi-frère, Adam et Abel, respectivement. En tant qu’enfant d’un Ange de Feu, on peut affirmer sans risque de se tromper que Caïn n’avait probablement pas grand-chose en commun avec eux.
La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre, comme on dit, et bien que Caïn soit surtout connu pour le meurtre de son (peut-être demi-) frère Abel, enfant d’eau d’Adam, il fut aussi le premier à travailler à labourer le sol, indiquant son identité d’innovateur originel de l’agriculture, la base de toute civilisation, tandis que son frère d’eau Abel suivait le courant et vivait une vie tranquille d’élevage.
De plus, après son rejet par Jéhovah, apparemment pour son intelligence et son indépendance trop grandes au goût du dieu jaloux, et l’épisode fratricide qui en résulta, Caïn fonda sa propre civilisation. Ses descendants sont également considérés comme les inventeurs de la métallurgie, de l’écriture et de la musique, soit les prémices de toute innovation intellectuelle et technologique. On pourrait dire qu’ils avaient, pour ainsi dire, le Feu dans le sang, et qu’ils l’utilisèrent pour forger les fondements de la civilisation.
Pendant ce temps, le frère cadet de Caïn, Seth, et ses générations suivantes, comme leur défunt frère Abel, étaient de naissance purement humaine et avaient donc un tempérament beaucoup plus aquatique, étant pour la plupart obéissants et, bien qu’en phase avec l’esprit et l’intuition, pas si brillants, travailleurs ou innovants.
Selon le mythe, ces deux types de personnes perdurent depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. L’idée est que les individus sont généralement de l’une ou l’autre nature : soit fougueux, rebelles, intellectuels et privilégiant les œuvres à la foi, soit lucides, confiants, fidèles et obéissants, le bon troupeau qui ne fait pas de bruit et s’appuie (espérons-le) sur la direction divine, souvent celle des autorités religieuses. En fait, on pourrait aussi caractériser ces deux types de personnes comme des chèvres et des brebis.
Quel est le rapport avec la franc-maçonnerie ?
Comme vous le savez probablement, la construction du temple de Salomon est un mythe biblique important dans la tradition maçonnique.
Crédit photo Wolfgang Sauber – Hiram représenté entre les deux colonnes du temple, vitrail de St John’s Church, Chester (Angleterre, 1900)
Ce que beaucoup n’ont peut-être pas compris en étudiant la Bible, c’est que la nécessité pour Salomon d’engager Hiram Abiff, le Maître Artisan, pour construire son temple n’était pas une simple question de délégation ; Salomon était lui-même un descendant de Seth et, malgré toute sa sagesse et son sens poétique, il n’était pas particulièrement à la hauteur de la tâche consistant à concevoir et à superviser la construction du Grand Temple. Il fallait un descendant ardent de Caïn pour mener à bien cette tâche, et
Hiram Abiff était non seulement un descendant du Fils de la Veuve originel, mais aussi un Fils de la Veuve lui-même. Il est donc à la fois Fils de la Veuve et arrière-arrière-arrière-arrière-petit-fils de la Veuve.
Certains affirment que cette dualité au sein de l’humanité perdure encore aujourd’hui, l’Église représentant les fils de Seth, étanchant la soif des épuisés avec leur eau bénite à l’entrée de chaque église, les rituels du baptême et le symbolisme du bon berger et de son troupeau obéissant. Pendant ce temps, les fils de Caïn construisent, progressent intellectuellement et technologiquement, fuient l’autorité, domptent les étendues sauvages et illuminent le monde de leur Feu. Peut-être ces deux facettes, celle du bouc et du mouton, du feu et de l’eau, de l’intellect et de l’intuition, sont-elles vouées à se rencontrer, à s’entremêler et à s’équilibrer.
Quoi qu’il en soit, il est difficile de nier que la franc-maçonnerie s’appuie fortement sur le côté ardent de cette équation, comme en témoigne tout le symbolisme autour du fait d’être des artisans, des constructeurs, des intellectuels, de valoriser le travail pour l’amélioration de l’homme, l’initiative personnelle et, bien sûr, l’importance d’Hiram Abiff, le fils de la veuve et maître constructeur de la lignée teintée de feu de Caïn lui-même.
Qu’est-ce que tout cela signifie ? Comme toute mythologie, on peut l’interpréter de diverses manières ; peut-être y a-t-il une part de vérité littérale, des populations différentes issues d’un passé ancien, nées de tempéraments différents, et cette dichotomie perdure encore aujourd’hui. On pourrait aussi, cependant, y voir le symbole de nos propres polarités intérieures, notre Salomon intuitif, fils sage et aquatique de Seth, ayant besoin de l’intelligence et de la détermination de notre fils de Feu intérieur, Hiram, pour achever la grande œuvre du Temple en nous, et vice versa. Il est toujours possible de formuler ses propres théories, mais la seule façon de savoir avec certitude ce que cela signifie pour un franc-maçon est de lui poser la question.