Roland Desné (1931-2020) était un historien, philosophe et écrivain français spécialiste des Lumières. Né à Issy-les-Moulineaux, il adhère au Parti Communiste Français en 1950 et côtoie des figures éminentes comme Louis Aragon et Paul Éluard. Engagements : Il est initié en franc-maçonnerie dans la loge de Metz « La Noble Amitié » en 1974, appartenant au Grand Orient de France, qu’il quitte en 1980 pour la loge de Paris « Que sais-je ? » puis en 2000 pour la Loge « Montaigne », également parisienne. Parallèlement, il s’investit au sein de la loge d’études et de recherches « Sources », sous l’égide du Suprême Conseil du Rite écossais ancien et accepté. Il est également impliqué dans le Centre d’études et de recherches marxistes.
Événements marquants : Il contribue à l’organisation des célébrations du Bicentenaire de la Révolution française en 1989.
Éducation et carrière académique : Après des études à l’École normale supérieure de Saint-Cloud, il devient agrégé et travaille comme professeur d’université et chercheur au CNRS, finissant sa carrière comme professeur émérite à l’université de Reims où il fonde le département de littérature comparée.
Publications et contributions : Il publie dans plusieurs revues et collabore sur l’édition des œuvres de l’abbé Meslier, reçoit un prix de l’Académie française en 1972, et participe à la création de la revue « Dix-Huitième Siècle » et de l’Annuaire international des dix-huitiémistes.
Roland Desné est passé à l’Orient Éternel à Paris en 2020.
Progressive ou Progressiste ?
Le sens du mot « progressive » dans la constitution du Grand Orient de France : une réflexion de Roland Desné
Dans l’article 1er de la constitution du Grand Orient de France, la franc-maçonnerie est qualifiée de « philanthropique, philosophique et progressive ». Si les deux premiers adjectifs définissent clairement une raison d’être – l’amour de l’homme et de la sagesse –, le mot « progressive » peut sembler moins évident. Est-il question de gradation, de développement par étapes ? Roland Desné, professeur émérite et spécialiste du XVIIIe siècle, propose une analyse historique et sémantique qui éclaire ce terme.
Un mot au cœur de la définition maçonnique
Desné souligne que l’adjectif « progressive » ne désigne pas une manière d’exister, mais une raison d’être, au même titre que « philanthropique » et « philosophique ». Il ne s’agit pas de simples amateurs de progression graduelle, mais de partisans du progrès, engagés dans une dynamique de transformation et d’amélioration collective. Autrement dit, la franc-maçonnerie est « progressiste », et ce sens découle directement de l’intention des rédacteurs de 1849.
Contexte historique et évolution du mot
L’histoire lexicale du mot confirme cette interprétation. À partir du XVIIIe siècle, le terme « progressif » s’enrichit des valeurs liées au « progrès », un concept clé du siècle des Lumières. Les philosophes comme Condorcet promeuvent une vision des « progrès de l’esprit humain » qui inspire largement la franc-maçonnerie. Dès 1830, des discours officiels du Grand Orient adoptent cette orientation : « favoriser les progrès de l’esprit humain » devient une mission explicite de l’Ordre.
En 1849, lorsque « progressive » est intégré dans la constitution, il est utilisé dans son acception philosophique et sociale. Le terme exprime l’engagement des francs-maçons pour des idées favorisant la démocratie et l’émancipation sociale, en phase avec les idéaux de la révolution de 1848.
Pourquoi pas « progressiste » ?
Si le mot « progressiste » existait déjà, pourquoi les rédacteurs ne l’ont-ils pas utilisé ? Roland Desné avance une raison simple : en 1849, « progressiste » était encore un néologisme peu répandu, perçu comme moins légitime dans un texte officiel. Par tradition puriste, les rédacteurs ont préféré l’ancienneté de « progressive », bien que les deux mots soient sémantiquement proches.
Une actualisation nécessaire ?
Aujourd’hui, « progressive » est ambigu. Il évoque davantage une progression graduelle qu’un engagement pour le progrès, une confusion renforcée par l’évolution du mot « progressif ». Desné suggère qu’un futur Convent pourrait remplacer « progressive » par « progressiste » dans l’article 1er de la constitution. Ce changement clarifierait le sens et alignerait les francs-maçons modernes sur les intentions de leurs prédécesseurs, affirmant leur attachement au progrès en tant qu’idéal politique et social.
Un héritage à revendiquer
Adopter le terme « progressiste » serait une manière de réaffirmer la vocation de la franc-maçonnerie à être un acteur du progrès. En ces temps où certains n’en voient que les « dégâts », ce choix s’imposerait comme un message fort, fidèle à l’esprit des Lumières et à l’héritage des maçons du XIXe siècle. Une opportunité de conjuguer tradition et modernité.
Selon le Ministère de l’Intérieur, l’an dernier plus de 1000 faits anti-chrétiens ont été enregistrés en France. Face à cette vague de violence, deux solutions sont envisageables : soit se cacher et attendre aux abris, soit affronter et communiquer. De (trop) nombreux maçons choisissent la première solution en souvenir des victimes du passé. Heureusement, certains autres montrent l’exemple. Le Frère Paul-Adrien n’est pas franc-maçon, mais son projet pourrait servir de modèle pour dédramatiser la maçonnerie et désamorcer toutes les théories fumeuses autour de l’art royal.
Le Frère Paul-Adrien n’est pas du genre à jouer les autruches. Il le fait d’ailleurs avec un talent évident. Les résultats de sa chaîne Youtube, ouverte le 23 décembre 2011, parlent d’eux-mêmes : 430 000 abonnés, 1 014 vidéos, 80 237 936 vues. Qui dit mieux chez les maçons ?
Si nous nous plaignons que nos Loges souffrent de l’après COVID et de la désaffection pour le tablier à bavette relevé, à lui tout seul, Frère Paul-Adrien draine un demi million de personnes chaque semaine avec des sujets aussi utiles qu’impertinents :
Cliquez sur l’image pour vous rendre sur la chaine
Il a ouvert une rubrique des sujets « sensibles »
Dans cette rubrique tout y passe en totale transparence : Masturbation, avortement, porno, transgenrisme, alcool et drogue, scandales, homosexualité, argent, pédophilie, suicide, arnaques, patriarcat… (accès aux vidéos de cette rubrique)
Et même les Francs-maçons y ont droit…
Nous avions consacré plusieurs articles à Christophe Flipo, l’invité du Frère Paul-Adrien (ci-dessous). Flipo est un ancien franc-maçon converti au catholicisme. Il surfe sur la vague des illuminés convertis qui furent touchés par la grâce divine dans un lieu emblématique (lui c’est Rocamadour). Étonnamment, comme vous le verrez dans la vidéo ci-dessous, ses propos sont plutôt modérés.
Comme vous pouvez le constater, sans un budget hollywoodien, il est possible de réaliser des vidéos grand public qui plaisent et qui véhiculent une image apaisée.
Lorsque les maçons en auront fini avec les fameux secrets et leur peur de la moindre trace de peinture, ce serait une bonne idée de commencer à imiter ce genre d’expérience plutôt valorisante. Bravo au Frère Paul-Adrien.
Protégé par les autorités, le Grand Maître commence à prendre des mesures contre ceux qui réclament sa démission immédiate.
La Havane/ Aucun ingrédient ne manquait au drame dans lequel les francs-maçons cubains ont joué pendant près de dix mois cette année. Le scandale du vol de 19 000 dollars en janvier dernier à l’étage le plus élevé – et le plus sécurisé – du bâtiment de la Grande Loge à La Havane a donné lieu à un tourbillon d’accusations et de déclarations qui ont plongé l’ordre dans le discrédit. L’homme sur lequel tous avaient pointé du doigt était le Grand Maître lui-même : Mario Urquía Carreño.
Aujourd’hui encore, on ne sait pas pourquoi l’argent, qui appartenait à l’asile maçonnique de Llansó, a fait l’objet de transactions aussi irrégulières entre les hauts fonctionnaires censés le garder. Urquía Carreño, qui avait initialement assumé la responsabilité – mais non la culpabilité – du vol, s’est retranché dans ses fonctions et a trouvé un allié inattendu : le ministère de la Justice.
Protégé par les autorités, le Grand Maître commence à prendre des mesures contre ceux qui réclament sa démission immédiate. Les francs-maçons cubains, historiquement intolérants à l’égard de toute forme d’autoritarisme, ont riposté en utilisant les outils juridiques de la fraternité. Lors d’une réunion en mars, il a été expulsé des lieux aux cris de « sortez, voleur ! » Humilié par ses adversaires, mais astucieux et avisé, Urquía Carreño a démontré que ses adversaires n’avaient pas suivi correctement les règles et, avec l’aval du ministère de la Justice, il a été réintégré dans ses fonctions.
Une autre variable est venue s’ajouter à l’équation, la presse indépendante. L’attention portée à la crise était une autre arme du Grand Maître contre ses ennemis : il les accusait de révéler des choses maçonniques au profane. L’ironie de l’argument était que la Sécurité de l’État et certaines de ses chaînes de propagande – en particulier le soi-disant Guerrier Cubain – ont déchiré leurs vêtements pour un tel manque de respect de l’ordre.
Alors que la situation ne pouvait être plus surréaliste, Caridad Diego, chef du régime des affaires religieuses, est intervenue.
Alors que la situation ne pouvait être plus surréaliste, Caridad Diego, chef du régime des affaires religieuses et expérimentée en matière de dialogue avec la fraternité, est intervenue. Lors d’une réunion avec un groupe de francs-maçons, le responsable du Parti communiste a ordonné que les téléphones portables des participants soient confisqués et a avoué qu’« elle ne savait rien de ce qui se passait ». Il a toutefois exhorté à revenir dans le giron du ministère de la Justice, indispensable pour que la Grande Loge reste légale dans le pays.
En août, Urquía Carreño capitule « pour le bien de l’institution » et quitte ses fonctions. Il y a eu des mois de tension extrême et de schisme, dans la pratique, avec le Conseil Suprême du 33e Degré – la deuxième institution maçonnique la plus importante à Cuba – et avec son leader, José Ramón Viñas , son adversaire. Cela avait laissé la franc-maçonnerie au bord du gouffre institutionnel et à un pas de perdre la reconnaissance, et donc le financement, des francs-maçons dans d’autres pays. Les émigrés cubains en Floride le considéraient déjà comme un agent du contre-espionnage.
Un mois plus tard, dans un autre geste tout aussi inattendu, l’ancien Grand Maître a été arrêté au commissariat de Zanja y Dragones. Il semblait avoir perdu la faveur de ses anciens protecteurs et son statut maçonnique était remis en question. Depuis, on ne sait pas ce qu’il est devenu.
Durant des années, j’ai consacré mon temps et mon esprit à une quête incessante de connaissance. J’ai ingéré des textes avec une avidité presque insatiable, m’abreuvant à la source des mots et des idées, dans un désir ardent de saisir l’essence même du symbolisme et de maîtriser les arènes complexes de la dialectique. Chaque livre ouvert, chaque page tournée était une promesse de découverte, une invitation à plonger encore plus profondément dans les abysses de la compréhension de l’Univers.
Mon voyage intellectuel s’est déroulé sur les vastes mers du savoir, où chaque vague de connaissance semblait me rapprocher du rivage de la compréhension ultime. Mais dans cette quête, j’étais souvent pris dans les filets de l’argumentation, me débattant contre les pièges de la logique et les illusions du savoir. Le pouvoir de comprendre et de décomposer les idées en leurs composantes semblait être une arme, un outil de navigation dans ce monde.
Ces outils de l’esprit, offerts par une culture occidentale qui valorise la rationalité et les performances, étaient présentés comme des dons précieux. Ils étaient les instruments par lesquels j’espérais naviguer avec succès dans un monde en perpétuelle quête de certitudes. L’Occident, avec son héritage de pensée analytique et scientifique, m’a fourni une carte, pensais-je, qui me permettrait de décrypter le labyrinthe de l’existence.
Pourtant, à mesure que je progressais, je réalisais que ces outils, bien qu’utiles, pouvaient aussi être restrictifs. Ils encadraient la réalité dans des termes définis, enfermant parfois la vérité dans des boîtes rigides de théories et de concepts qui, bien que séduisants, risquaient de me détourner des vérités plus profondes et plus nuancées de la vie. La société qui les valorisait ne cherchait pas tant à illuminer qu’à construire des systèmes de pensée performants, efficaces, souvent au détriment de l’exploration de l’inconnu et de l’immatériel.
Ainsi, mon engagement dans cette voie s’est transformé avec le temps, devenant une introspection sur la nature même de la connaissance et de la compréhension. J’ai commencé à questionner non seulement ce que je savais, mais aussi comment je le savais, et ce que cela signifiait dans le grand schéma de ma quête personnelle de vérité et de sens.
Puis, un jour, épuisé par cette incessante quête de savoir, je me suis arrêté pour contempler le chemin parcouru. Je me suis interrogé sur ma progression dans la recherche de la spiritualité, du bonheur et du divin. À ma grande consternation, la réponse fut d’une clarté déconcertante : j’étais nulle part. J’avais accumulé des montagnes de théories, érigé des bibliothèques de savoirs, et construit des fortifications de dogmes et de croyances. Pourtant, malgré cette profusion de connaissances, je me sentais comme un naufragé sur une île déserte, isolé au milieu d’un océan de concepts intellectuels, sans un véritable lien avec la vérité spirituelle que je cherchais tant.
Mon égo, lui, s’était comporté comme le bœuf gourmand des fables de La Fontaine. Il s’était nourri avec voracité de chaque mot lu et de chaque idée apprise, engloutissant avidement les concepts comme s’ils étaient sa seule subsistance. Au fil des ans, cet égo était devenu énorme, un véritable titan de la pensée, dominé par une soif insatiable de reconnaissance intellectuelle. Mais au fond, malgré sa taille imposante, il était vide de substance véritable, une coquille brillante et sonore, résonnant d’échos vides, dépourvue de la moindre trace de la sagesse véritable que je poursuivais.
Cette prise de conscience fut un moment de révélation douloureuse. J’avais consacré des années à remplir mon esprit, à l’engraisser avec des informations et des arguments, croyant naïvement que cela me rapprocherait du divin, de la vérité ultime. Mais au lieu de cela, j’avais simplement construit autour de moi une prison de pensées, un labyrinthe intellectuel qui m’éloignait de plus en plus de la simplicité essentielle de l’existence spirituelle.
Il fallait reconnaitre que dans cette accumulation obsessive de savoir, j’avais négligé l’essence même de ce que signifie être spirituellement connecté. La spiritualité ne réside pas dans les livres ni dans les débats intellectuels, mais dans l’expérience vécue, dans les connexions silencieuses avec le monde et dans la tranquillité de l’instant présent. Mon égo, en se nourrissant des écrits et des débats, avait omis l’aspect le plus fondamental de la spiritualité : la connexion authentique avec soi-même et avec l’univers.
La vérité, cette entité insaisissable, flotte quelque part entre la simplicité pure et une complexité labyrinthique. Elle se dérobe sous des voiles subtils, s’éloignant des sentiers bien tracés par l’éducation et la culture traditionnelle qui cherchent à la capturer dans des filets de définitions rigides et de systématiques éducatives. Ces institutions souvent limitées, tendent à forger nos esprits selon des schémas préétablis, niant souvent la richesse de l’exploration personnelle et de la découverte spontanée.
Le bonheur, la spiritualité et le divin sont des concepts qui transcendent la pensée ordinaire. Ces réalités ne peuvent pas être pleinement saisies par l’intellect ni enfermées dans les cages dorées des mots. Elles résident dans une sphère de l’être qui est au-delà de l’orgueil du moi, dans cette dimension intangible et constante de nous-mêmes qui ne demande rien, qui ne réclame aucune preuve ni aucun éloge, mais qui absorbe et reflète tout ce qui est bien, beau, bon et vrai.
Cette essence de notre être observe silencieusement notre passage sur cette terre, telle un spectateur impassible. Elle ne juge pas, ne critique pas, ne s’embarrasse pas des petites vanités humaines. Elle est le témoin éternel de nos joies et de nos peines, assistant à notre spectacle d’incarnation sans jamais intervenir de manière ostensible. Sa présence est celle d’une conscience pure, un fond d’écran permanent à nos expériences éphémères, offrant un espace dans lequel nos vies se déroulent.
L’erreur courante de notre culture, axée sur l’obtention de résultats et la performance, est de négliger cette partie de l’être au profit d’une course effrénée vers des accumulations extérieures : savoir, possessions, statut. Mais la véritable compréhension de concepts aussi vastes que la spiritualité, le bonheur, ou le divin ne se trouve pas dans cette accumulation, ni dans la capacité à articuler des doctrines complexes, mais dans l’expérience vécue de se connecter avec cette essence intérieure.
Reconnaître cette vérité implique souvent de défaire ce que nous avons appris, de déconstruire les idées reçues pour retourner à un état de présence pure, où l’on peut véritablement ressentir plutôt que simplement penser ou analyser. C’est dans ce retour à l’essentiel que l’on peut, paradoxalement, atteindre les sommets de la compréhension spirituelle et du bonheur authentique, non comme des conquêtes de l’esprit, mais comme des révélations de l’être.
Permettre à cette partie essentielle de nous-mêmes de s’exprimer implique un déplacement radical de perspective, une transition de la prédominance de notre mental analytique vers une écoute plus profonde de notre essence intérieure. Cela requiert de dépasser les barrières habituelles de la pensée qui, souvent, filtre et déforme nos expériences à travers des préjugés, des attentes, ou des jugements préconçus. Quand nous commençons à vivre et percevoir à travers nos sens, en pleine conscience, nous nous ouvrons à la richesse immédiate du moment présent, capturant la vie dans sa pure expression.
Dans ce processus, nous nous détachons des réactions automatiques pilotées par le mental pour embrasser une approche plus intuitive et sensible de l’existence. Nous commençons à voir, entendre, toucher, goûter, et sentir avec une nouvelle fraîcheur, sans l’interférence constante des pensées qui tentent de catégoriser et d’analyser chaque impression. C’est une forme de redécouverte du monde, une révélation des merveilles simples qui nous entourent, souvent ignorées dans le tumulte de nos vies occupées.
Lorsque cette transformation se produit, l’amour devient la qualité naturelle de notre interaction avec le monde. Il ne se manifeste pas par des gestes grandioses ou des déclarations passionnées, mais plutôt à travers une joie simple et profonde. Dans cet état, chaque petit moment détient une perfection intrinsèque; le sourire d’un enfant, la douceur d’une brise, la couleur changeante du ciel au crépuscule, tout prend une dimension nouvelle, teintée d’émerveillement et de gratitude.
Cet amour est subtil, il n’éclate pas en feux d’artifice émotionnels, mais brille doucement, illuminant notre quotidien de sa lumière sereine. C’est un amour qui ne demande rien en retour, qui ne cherche pas à posséder ou à imposer, mais qui offre simplement, qui accepte et qui célèbre l’existence dans toute sa diversité et sa splendeur. Vivre de cette manière transforme non seulement notre propre expérience de vie, mais également celle de ceux qui nous entourent, car cet amour a le pouvoir d’inspirer, de calmer et de guérir.
En fin de compte, en laissant cette partie de nous guider nos actions et perceptions, nous redécouvrons les joies simples de l’existence et nous reconnectons à la vérité que tout, absolument tout, dans l’ici et maintenant, est déjà parfait. Nous apprenons à vivre dans un état de présence enrichissante où chaque instant est suffisant en soi, complet sans l’ajout artificiel des constructions mentales.
Cette révélation sur laquelle je médite n’implique pas un rejet du savoir ou de l’intellect ; elle propose plutôt de les transcender. Elle nous invite à explorer au-delà des frontières traditionnelles de la connaissance pour toucher à une sagesse plus authentique et profonde, celle qui se niche dans le calme de notre être intérieur et qui se manifeste dans la simplicité de notre existence quotidienne.
En regardant en arrière, je reconnais maintenant que les erreurs commises le long de ce voyage intellectuel n’étaient pas dépourvues de sens. Chaque faux pas, chaque détour m’a rapproché de cette prise de conscience cruciale : l’importance de réintégrer l’essence de mon être dans chaque aspect de ma vie. Ces erreurs m’ont enseigné que la vraie connaissance n’est pas seulement celle que l’on trouve dans les livres ou que l’on discute dans les salles de conférence. Elle réside aussi dans l’écoute attentive de la voix silencieuse de notre âme, qui parle non pas à travers les mots, mais à travers les expériences et les sensations.
Il s’agit désormais de vivre non pas en tant qu’écho de mes lectures, répétant les pensées et les idées d’autres avant moi, mais en tant que véritable expression de mon âme. Cela signifie honorer ma vérité intérieure dans mes choix, mes actions, et mes interactions. C’est un engagement à être pleinement présent dans chaque moment, à reconnaître la richesse et la leçon cachée dans les occurrences les plus simples de la vie.
Cette transformation demande un courage considérable. Il est parfois plus facile de s’accrocher aux théories et aux idées abstraites qu’à la réalité tangible de notre propre expérience spirituelle. Pourtant, c’est dans cette réalité, dans le terreau fertile de notre vie quotidienne, que nous pouvons cultiver une relation plus profonde avec nous-mêmes et avec le monde.
La véritable expression de l’âme n’est pas une quête solitaire. Elle enrichit nos relations, elle illumine notre façon de voir le monde et elle inspire les autres à chercher leur propre vérité. Vivre ainsi transforme l’existence en une œuvre d’art, où chaque geste, chaque parole, et chaque silence porte la marque de notre authenticité et de notre connexion à la vie dans toute sa splendeur. C’est une invitation permanente à vivre non seulement avec intelligence, mais avec sagesse.
Le Dr Maurizio Manzi, agissant en qualité de juge unique, a rendu l’ORDONNANCE suivante dans la procédure mentionnée dans le RG n° 48281-2 pour l’année 2024, adoptée en réserve pour l’audience du 24/12/2024.
Le Tribunal Civil de Rome, section seize, a rendu une décision significative dans le litige opposant Alessandro Manfredonia et Giulio Pennetta, membres du Grand Orient d’Italie (GOI), et l’association du Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA), contre les récentes Résolutions du gouvernement italien. La sentence a été prononcée par le juge unique, le Dr Maurizio Manzi, qui a partiellement accueilli l’appel des requérants.
Le différend est survenu après que le Grand Maître du GOI, Antonio Seminario, ait décrété la suspension de toutes relations avec le REAA, interdisant aux membres du GOI de participer aux activités du corps rituel. La décision a été adoptée par le Conseil du GOI le 13 juin 2024 et formalisée par le décret n° 10/AS.
Les requérants contestaient la validité de ce décret, arguant que :
Les instances gouvernementales italiennes n’avaient pas la légitimité pour adopter cette mesure puisqu’elles avaient été créées à la suite d’élections qui ont fait l’objet d’une contestation. La décision viole l’art. 18 de la Constitution italienne relatif à la liberté d’association. De telles décisions devraient être prises exclusivement par la Grande Loge du GOI, comme le prévoit leur Constitution.
Après une analyse minutieuse, le juge a décidé ce qui suit :
Accepte partiellement le recours et, en conséquence, suspend l’effet du décret n°10/AS du 13 juin 2024 du Grand Maître du Grand Orient d’Italie ainsi que de la résolution adoptée le même jour par le Conseil du Grand Orient d’Italie avec lequel, entre autres, les relations entre le Grand Orient d’Italie et le Rite Écossais Ancien et Accepté étaient suspendues et, par conséquent, les Frères Maîtres du Grand Orient d’Italie n’étaient pas autorisés à rejoindre le corps rituel susmentionné et/ou à participer à toute activité rituelle ou non rituelle de celui-ci.
Pour terminer l’année, François Morel pointe ses crayons de couleurs vers un personnage mythique assez peu connu des jeunes Apprenti(e)s. Nous allons donc en profiter pour partager un peu de culture sur ce Zorobabel bien mystérieux…
Qui était donc ce personnage ?
Zorobabel est un personnage des livres d’Esdras, d’Aggée et Zacharie, qui font partie de la bible hébraïque et de l’ancien testament. Il est petit-fils du roi de Juda Joachin, et devient au vie siècle av. J.-C. le gouverneur de la province perse de judée, c’est-à-dire le chef du peuple juif. Il joue un rôle déterminant dans la construction du second temple de Jérusalem, et il est cité dans le nouveau testament comme un ancêtre de Jésus de Nazareth.
Dans la franc-maçonnerie, particulièrement dans les hauts grades et les rites spécifiques comme l’Arche Royale (Royal Arch) ou le Rite d’York, Zorobabel (ou Zerubbabel) est une figure symbolique et historique significative. Voici quelques points clés concernant son rôle :
Figure Historique et Symbolique : Zorobabel est un personnage biblique mentionné dans les livres d’Esdras, d’Aggée, et de Zacharie de l’Ancien Testament. Il était le gouverneur de la province de Judée sous l’empire perse et est connu pour avoir conduit le retour des Juifs de l’exil babylonien à Jérusalem et pour avoir supervisé la reconstruction du Second Temple.
Rôle dans l’Arche Royale : Dans le contexte de l’Arche Royale, Zorobabel est souvent représenté comme l’un des trois « Principaux » ou « Princes » avec le prophète Aggée et le grand prêtre Josué. Ils sont associés à la découverte des secrets perdus de la Maçonnerie, notamment la clé pour reconstruire le Temple détruit de Salomon. Le grade de Compagnon de l’Arc Royal se concentre sur cette légende de la reconstruction.
Symbolisme et Rituel : Zorobabel symbolise la persévérance, la direction spirituelle, et le leadership dans le cadre de la reconstruction et de la redécouverte des vérités spirituelles et maçonniques. Les rituels impliquant Zorobabel mettent souvent l’accent sur la quête de la lumière, de la vérité, et de la connaissance divine.
Représentations et Paraphernalia : Dans certaines loges ou chapitres, il peut y avoir des robes, des tabliers, ou d’autres insignes portant le nom ou l’image de Zorobabel, reflétant son importance dans les rituels et l’enseignement maçonnique.
Calendrier Maçonnique : Le calendrier maçonnique de l’Arche Royale est parfois calculé à partir de l’époque où Zorobabel aurait commencé la reconstruction du Second Temple, ajoutant 530 ans à l’année chrétienne pour obtenir l’Année de l’Invention (Anno Inventionis).
Zorobabel est donc une figure qui incarne les thèmes de la restauration, de la sagesse retrouvée, et du retour à la pureté spirituelle, éléments centraux de l’enseignement des grades maçonniques plus élevés. Son rôle dans la franc-maçonnerie est étroitement lié à des notions de renaissance, de la préservation du savoir à travers les âges, et de la transformation personnelle et collective vers une plus grande spiritualité et moralité.
L’hermétisme, un ancien système philosophique attribué à hermès trismégiste, s’avère être une tradition profondément enracinée dans l’histoire humaine, depuis les temps des prophètes bibliques jusqu’aux spéculations sur le nouvel ordre mondial d’aujourd’hui. Ce courant de pensée a non seulement influencé la philosophie et la religion mais a également laissé une empreinte indélébile sur les sciences, l’art, et les mouvements sociaux à travers les âges.
Les origines bibliques et islamiques : le prophète Idris
Le prophète idris, mentionné dans le coran comme le deuxième prophète après Adam, est une figure clé dans le développement de l’hermétisme. Son nom, dérivé de « dars » (étude en arabe), symbolise sa contribution à la connaissance et à l’éducation. Idris vécut à Babylone avant le déluge de Noé, et selon les traditions islamiques, il émigra en Égypte où il devint roi, sage, et prophète. Il est crédité d’avoir fondé plusieurs sciences et d’avoir inventé l’écriture. On raconte qu’il inscrivit ses enseignements sur des piliers de pierre pour les protéger du déluge, assurant ainsi la survie de son savoir à travers les âges.
L’héritage égyptien et la déification d’Idris
En Égypte ,Idris devint Thot, le dieu de la sagesse, fusionnant ainsi sa légende avec la mythologie égyptienne. Sa présence à Héliopolis, ou la cité du soleil, marqua le début de pratiques religieuses centrées sur le culte du soleil (Râ) et l’adoration du taureau Apis, dont l’influence se répandit au-delà des frontières égyptiennes. Ce culte solaire et les symboles associés, comme le disque solaire entre les cornes du taureau, trouvèrent écho dans diverses cultures et religions.
L’influence grecque : Hermès Trismégiste
Les grecs, immergés dans la culture égyptienne, identifièrent idris à Hermès, le messager des dieux, surnommé trismégiste pour ses trois grandes bénédictions : la prophétie, la sagesse, et la souveraineté. Cette figure mythique donna naissance à l’hermétisme grec, un mélange de philosophie, d’astrologie, et de sciences occultes. Des philosophes comme Pythagore et Platon s’inspirèrent de ces enseignements, marquant le début de la philosophie occidentale.
Alexandrie et le développement de l’hermétisme
Erudit dans sa bibliothèque
Alexandrie, sous l’influence d’Alexandre le Grand, devint un pivot pour la diffusion de l’hermétisme. La ville abrita la rédaction des textes hermétiques, connus sous le nom de « hermetica« , qui explorent la nature divine, l’alchimie et l’astrologie. Ces écrits influencèrent profondément le christianisme émergeant, où des concepts comme la trinité et des éléments de la liturgie furent enrichis par des influences hermétiques.
La renaissance et l’humanisme : le retour de l’hermétisme
Lorsque les textes hermétiques furent redécouverts en Europe au XVe siècle, ils alimentèrent le feu de la renaissance, un mouvement qui réhabilitait les connaissances de l’antiquité et promouvait l’humanisme. Figures comme Marsile Ficin et Pic de la Mirandole consacrèrent ces écrits à la fois à la philosophie et à la magie, créant un pont entre la science et le spirituel, mais aussi semant les graines de conflits avec l’église catholique, qui voyait dans ces pratiques une menace à son autorité.
L’ère des Lumières et la science moderne
Isaac Newton
L’hermétisme a également laissé une marque sur la science moderne. Copernic, en remettant en question le géocentrisme, s’appuyait sur des idées hermétiques. Newton, avec sa théorie de la gravité, fusionna ses recherches scientifiques avec des principes hermétiques, contribuant ainsi à la naissance de la « science » moderne.
Les sociétés secrètes et l’héritage hermétique : la Franc-maçonnerie
La Franc-maçonnerie, une des sociétés « discrètes » les plus connues, a profondément intégré les principes et symboles de l’hermétisme dans ses rituels et sa philosophie. Les Francs-maçons utilisent des symboles comme l’équerre et le compas, qui sont directement inspirés par l’hermétisme, pour illustrer des concepts de moralité et de construction spirituelle. La Franc-maçonnerie est organisée autour de degrés d’initiation, où chaque niveau représente une étape dans la compréhension des mystères de l’univers et du soi. Les loges maçonniques, souvent décrites comme des « laboratoires de l’esprit« , encouragent le travail sur soi, la quête de la connaissance et le développement personnel, reflétant les objectifs de l’hermétisme de transformation intérieure et de perfectionnement moral.
Le terme « bâtisseurs du temple« , utilisé par les Francs-maçons, fait écho à l’idée hermétique de construire un temple intérieur, symbolisant l’édification de l’individu vers une spiritualité plus haute. Les rituels maçonniques, avec leurs symboles, allégories et mythes, visent à enseigner des vérités universelles de manière ésotérique, un processus similaire à celui des enseignements hermétiques. La Franc-maçonnerie a joué un rôle significatif dans les mouvements révolutionnaires et les changements sociaux, souvent perçue comme un contrepoids aux structures religieuses et politiques établies, prônant des idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité.
L’hermétisme contemporain : le Nouvel Ordre Mondial
Photo de la pyramide du billet de un dollar américain
Aujourd’hui, l’hermétisme est souvent évoqué dans les théories du complot autour du nouvel ordre mondial. Cette notion suggère un gouvernement mondial unique, basé sur une philosophie universelle qui pourrait unir toutes les croyances et pratiques religieuses. Les symboles hermétiques continuent de se manifester dans l’architecture, les monuments, et même dans le design monétaire, reflétant une influence qui perdure.
L’hermétisme n’est pas simplement une relique du passé mais une force vivante qui s’est adaptée et a évolué avec chaque nouvelle ère. Son impact sur la religion, la science, et la politique montre comment une tradition ancienne peut continuer à façonner notre compréhension du monde et notre quête de sagesse et d’unité. La Franc-maçonnerie, avec son héritage hermétique, continue de témoigner de cette quête de l’illumination personnelle et collective, cherchant à élever l’humanité par la connaissance et l’action morale.
La Franc-maçonnerie a inspiré de nombreux groupes maçonniques dérivés, qui offrent une extension unique de l’expérience essentielle des membres. De la personnalité enjouée des Shriners aux cours de diplômes étendus du Rite d’York, des Templiers et du célèbre Rite écossais, voici une introduction aux organismes annexes maçonniques et autres organisations affiliées.
Les corps annexes de la franc-maçonnerie
Son Altesse Royale le Prince Albert, Frederick Arthur George, duc d’York qui deviendra plus tard le roi George VI . A été affilié à la Loge Glamis n°99 dans la province du Forfarshire le 2 juin 1936 francs-maçons écossais ; Les bijoux de collier de certains indiquent qu’ils étaient des Grands Maîtres (Pro/District) . Site : Centre maçonnique, Queanbeyan, Nouvelle-Galles du Sud
Les organismes annexes maçonniques, parfois appelés organismes concordants, sont des extensions de la franc-maçonnerie. Pour appartenir à l’un d’entre eux, les candidats doivent d’abord avoir déjà obtenu les trois degrés de la maçonnerie. À partir de là, ils ont la possibilité de rejoindre autant de ces organisations qu’ils le souhaitent. (Plusieurs organismes annexes comprennent des femmes qui ont un lien maçonnique.)
Certains francs-maçons adhèrent à plusieurs de ces groupes parce qu’ils découvrent que c’est un moyen d’approfondir un aspect de la fraternité qui les intéresse. D’autres membres préfèrent concentrer leur attention sur leur loge bleue (ou « artisanale ») d’origine. C’est personnel pour chaque individu.
Voici quelques-uns des organismes maçonniques annexes les plus connus aux États-Unis, du Rite écossais et du Rite d’York à l’Étoile de l’Est :
Rite écossais : Si vous avez entendu parler d’un franc-maçon du 33e degré, vous avez entendu parler du Rite écossais. L’organisation, qui n’est pas réellement originaire d’Écosse, propose des « degrés élevés » qui développent les leçons des trois premiers degrés de la franc-maçonnerie. Le groupe est devenu célèbre dans la culture pop avec le roman de Dan Brown (et maintenant, la série en streaming) The Lost Symbol.
Rite d’York : L’ordre, le plus populaire aux États-Unis, est composé de trois organismes : le Chapitre Royal Arch, le Conseil Royal and Select Master et la Commanderie des Templiers, qui est basée sur l’histoire des guerriers médiévaux des Templiers. (Oui, les mêmes Templiers sensationnalisés dans Da Vinci Code de Dan Brown.)
Shriners International : Avez-vous déjà apprécié les fez rouges des Shriners et leurs pitreries en petites voitures lors de vos défilés locaux, ou avez-vous déjà connu un enfant qui a reçu des soins dans un hôpital pour enfants Shriners ? Le Shrine est un groupe social maçonnique réputé pour son côté amusant et son héritage de travail caritatif de grande envergure.
Order of the Eastern Star (OES) : l’OES a été la première organisation à avoir donné la parole aux femmes à l’échelle nationale. Elle est ouverte aux maîtres maçons et aux femmes de la famille, aux épouses et aux descendantes des maîtres maçons.
High Twelve : En plus des leçons de vie, la franc-maçonnerie est une question d’amitié. Ce club social pour les maîtres maçons se réunit régulièrement pour profiter de la camaraderie et soutenir les causes maçonniques.
National Sojourners : cette organisation est spécialement conçue pour les maîtres maçons qui ont servi en service actif dans les forces armées américaines.
Sanctuaire blanc de Jérusalem
Ordre de l’Amarante : Ce groupe mixte est ouvert aux maîtres maçons ainsi qu’aux femmes ayant un lien avec la franc-maçonnerie.
Sanctuaire blanc de Jérusalem : Alors que tous les ordres maçonniques exigent la croyance en un Être suprême, le Sanctuaire blanc exige spécifiquement la croyance en Jésus-Christ. Ses membres sont mixtes, comprenant à la fois des maîtres maçons et des femmes ayant un lien avec la franc-maçonnerie.
Ces groupes se réunissent souvent pour des événements partagés et pour se soutenir mutuellement, ajoutant à l’amitié et au plaisir qui sont au cœur de la franc-maçonnerie.
Vous souhaitez entrer en contact avec ces organisations en Californie ? Consultez notre liste d’ordres maçonniques ou d’organismes annexes en Californie.
Ordres maçonniques de jeunesse
Dans les années qui ont suivi la Première Guerre mondiale, les francs-maçons des États-Unis ont contribué à établir trois groupes de jeunes, dédiés aux jeunes hommes et femmes âgés de 10 à 21 ans.
Ces ordres de jeunes demeurent un moyen important pour les jeunes de s’impliquer dans leur communauté tout en développant leurs compétences en leadership et en travail d’équipe. Plus d’informations sont disponibles sur masons4youth.org.
Autres ordres maçonniques et organisations affiliées
Les groupes énumérés ci-dessous ne sont pas officiellement associés à la Grande Loge de Californie, bien que dans certains cas, ils se soient associés.
Grande Loge Féminine de Belgique : Fondée en 1999, la Loge Aletheia N°32 de Los Angeles est rattachée à la Loge Maçonnique Féminine de Belgique.
Très vénérable Prince Hall Grande Loge de Californie : Cette fraternité traditionnellement noire accepte des membres de toutes les races. Fondée en Californie en 1855, elle compte aujourd’hui des loges dans tout l’État.
Grande Loge d’Iran en exil : Depuis la révolution de 1979, la franc-maçonnerie est interdite en Iran. Aujourd’hui, la Grande Loge d’Iran en exil a son siège à Los Angeles et possède des loges dans de nombreux États américains.
Grande Loge Féminine de Californie : Avec trois loges à Los Angeles, ce groupe maçonnique féminin est connecté à la Grande Loge Féminine Unie Alma Mexicana.
Grand Orient de France : Le Grand Orient est la plus importante des obédiences maçonniques françaises. Elle regroupe deux loges californiennes : Art et Lumière à Los Angeles et Pacifica Lodge à San Francisco. Toutes deux accueillent hommes et femmes.
Le Droit Humain, Fédération Américaine : Liée à l’Ordre International de la Franc-Maçonnerie Mixte, la LDH pratique la Franc-Maçonnerie mixte, avec plusieurs loges en Californie. Les membres n’ont pas besoin d’exprimer une croyance en une divinité.
Dans cet épisode final d’Aux pieds du Maître, Alcyone décrit la qualification finale et la plus importante pour celui qui cherche à entrer sur le Chemin : l’Amour. L’Amour doit venir habiter à l’intérieur et à l’extérieur de l’aspirant s’il souhaite vraiment servir l’humanité. (Lire le n° 3)
De toutes les qualités, l’Amour est la plus importante, car s’il est assez fort chez un homme, il l’oblige à acquérir toutes les autres, et tout le reste sans lui ne serait jamais suffisant. On le traduit souvent par un désir intense de se libérer du cycle des naissances et des morts, et d’être uni à Dieu. Mais le dire de cette façon semble égoïste et ne donne qu’une partie du sens. Il ne s’agit pas tant de désir que de VOLONTÉ, de résolution, de détermination.
Pour produire son résultat, cette résolution doit remplir toute votre nature, de manière à ne laisser place à aucun autre sentiment. C’est en effet la volonté d’être un avec Dieu, non pour échapper à la fatigue et à la souffrance, mais pour que, par ton profond amour pour Lui, tu puisses agir avec Lui et comme Lui. Parce qu’Il est Amour, si tu veux devenir un avec Lui, tu dois aussi être rempli d’un désintéressement et d’un amour parfaits.
Dans la vie quotidienne, cela signifie deux choses : premièrement, vous devez veiller à ne faire de mal à aucun être vivant ; deuxièmement, vous devez toujours être à l’affût d’une occasion d’aider. Premièrement, ne pas faire de mal. Il y a trois péchés qui font plus de mal que tout le reste au monde : les commérages, la cruauté et la superstition, car ce sont des péchés contre l’amour. L’homme qui veut remplir son cœur de l’amour de Dieu doit veiller sans cesse à ces trois péchés.
Voyez ce que font les commérages. Ils commencent par de mauvaises pensées et c’est en soi un crime. Car en chacun et en toute chose il y a du bien ; en chacun et en toute chose il y a du mal. Nous pouvons renforcer l’un ou l’autre en y pensant, et ainsi nous pouvons aider ou entraver l’évolution ; nous pouvons faire la volonté du Logos, ou nous pouvons lui résister. Si vous pensez au mal chez autrui, vous faites en même temps trois mauvaises choses :
Vous remplissez votre entourage de mauvaises pensées au lieu de bonnes pensées, et ainsi vous ajoutez au chagrin du monde. Si le mal que vous pensez est présent chez cet homme, vous le renforcez et l’alimentez ; ainsi, vous rendez votre frère pire au lieu de l’améliorer. Mais en général, le mal n’est pas là, et vous l’avez seulement imaginé ; et alors vos mauvaises pensées incitent votre frère à faire le mal, car s’il n’est pas encore parfait, vous pouvez faire de lui ce que vous avez pensé de lui.
Vous remplissez votre esprit de mauvaises pensées au lieu de bonnes ; et ainsi, vous entravez votre propre croissance et vous faites de vous-mêmes , pour ceux qui peuvent voir, un objet laid et douloureux au lieu d’un objet beau et aimable.
Non content d’avoir fait tant de mal à lui-même et à sa victime, le commérage s’efforce de toutes ses forces de faire participer d’autres hommes à son crime. Il leur raconte avec empressement son histoire perverse, espérant qu’ils la croiront ; et ils se joignent alors à lui pour déverser de mauvaises pensées sur le pauvre malade. Et cela continue jour après jour, et ce n’est pas le fait d’un seul homme mais de milliers.
Commencez-vous à voir à quel point c’est un péché ignoble et terrible ? Vous devez l’éviter complètement. Ne parlez jamais en mal de quelqu’un ; refusez d’écouter quand quelqu’un parle en mal d’un autre, mais dites doucement : « Ce n’est peut-être pas vrai, et même si c’est vrai, il serait plus gentil de ne pas en parler. »
Quant à la cruauté, elle est de deux sortes : intentionnelle et non intentionnelle. La cruauté intentionnelle consiste à faire souffrir délibérément un autre être vivant ; c’est le plus grand de tous les péchés, l’œuvre du diable plutôt que celle d’un homme. Vous diriez qu’aucun homme ne pourrait faire une telle chose ; mais des hommes l’ont souvent fait et le font tous les jours. Les inquisiteurs l’ont fait ; de nombreux religieux l’ont fait au nom de leur religion. Les vivisecteurs le font ; de nombreux maîtres d’école le font habituellement. Tous ces gens essaient d’excuser leur brutalité en disant que c’est la coutume ; mais un crime ne cesse pas d’être un crime parce que beaucoup le commettent.
Le karma ne tient aucun compte des coutumes, et le karma de la cruauté est le plus terrible de tous. En Inde, du moins, il n’y a aucune excuse pour de telles coutumes, car le devoir d’innocuité est bien connu de tous. Le sort des cruels doit également tomber sur tous ceux qui vont intentionnellement tuer les créatures de Dieu et appellent cela « un jeu ». Vous ne feriez pas de telles choses, je le sais, et par amour de Dieu, lorsque l’occasion se présentera, vous vous exprimerez clairement contre elles. Mais il y a de la cruauté dans les paroles comme dans les actes, et un homme qui prononce un mot avec l’intention de blesser autrui est coupable de ce crime. Cela non plus, vous ne le feriez pas, mais parfois, un mot imprudent fait autant de mal qu’un mot malveillant. Vous devez donc vous méfier de la cruauté involontaire.
Cela vient généralement de l’insouciance. Un homme est si rempli d’avidité et d’avarice qu’il ne pense même pas aux souffrances qu’il cause aux autres en payant trop peu ou en laissant sa femme et ses enfants à moitié affamés. Un autre ne pense qu’à sa propre concupiscence et ne se soucie guère du nombre d’âmes et de corps qu’il ruine en les satisfaisant. Juste pour s’épargner quelques minutes de tracas, un homme ne paie pas ses ouvriers le jour prévu, sans penser aux difficultés qu’il leur cause. Tant de souffrances sont causées par la seule insouciance – par l’oubli de penser à l’effet qu’une action aura sur les autres. Mais le karma n’oublie jamais et ne tient pas compte du fait que les hommes oublient. Si vous souhaitez entrer sur le Sentier, vous devez penser aux conséquences de ce que vous faites, de peur de vous rendre coupable d’une cruauté irréfléchie.
La superstition est un autre mal terrible, qui a été à l’origine de nombreuses cruautés. L’homme qui en est esclave méprise les autres qui sont plus sages que lui et essaie de les forcer à faire comme lui. Songez au massacre effroyable provoqué par la superstition selon laquelle les animaux doivent être sacrifiés, et par la superstition encore plus cruelle selon laquelle l’homme a besoin de viande pour se nourrir. Songez au traitement que la superstition a infligé aux classes défavorisées de notre chère Inde, et voyez comment cette mauvaise qualité peut engendrer une cruauté sans cœur, même parmi ceux qui connaissent le devoir de fraternité.
Bien des crimes ont été commis par les hommes au nom du Dieu d’Amour, poussés par ce cauchemar de superstition ; prenez donc bien garde qu’il n’en reste en vous la moindre trace. Ces trois grands crimes, vous devez les éviter, car ils sont fatals à tout progrès, car ils pèchent contre l’amour. Mais non seulement vous devez vous abstenir du mal, mais vous devez vous efforcer de faire le bien. Vous devez être si remplis du désir intense de servir que vous soyez toujours aux aguets pour le rendre à tous ceux qui vous entourent, non seulement aux hommes, mais même aux animaux et aux plantes.
Vous devez le faire chaque jour en petites choses, afin que l’habitude s’installe et que vous ne manquiez pas la rare occasion où la grande chose se présente à vous. Car si vous aspirez à être un avec Dieu, ce n’est pas pour vous-mêmes , c’est pour que vous puissiez être un canal par lequel Son amour puisse s’écouler pour atteindre vos semblables. Celui qui est sur le Chemin n’existe pas pour lui-même, mais pour les autres ; il s’est oublié pour pouvoir les servir.
Il est comme une plume dans la main de Dieu, à travers laquelle sa pensée peut s’écouler et trouver ici-bas une expression qu’elle ne pourrait avoir sans une plume. Mais en même temps, il est aussi une plume de feu vivante, rayonnant sur le monde l’Amour Divin qui remplit son cœur. La sagesse qui vous permet d’aider, la volonté qui dirige la sagesse, l’amour qui inspire la volonté – telles sont vos qualifications. La Volonté, la Sagesse et l’Amour sont les trois aspects du Logos ; et vous, qui désirez vous enrôler pour Le servir, devez montrer ces aspects dans le monde.
La Grande Loge du Chili a été spécialement invitée à la célébration de la fête juive de Hanoukka au Palacio de La Moneda, en signe d’engagement en faveur de la diversité et de la tolérance.
José León Pinochet, Grand Délégué Spécial Relateur de la Grande Loge du Chili auprès de l’ONAR – bureau national des affaires religieuses et spirituelles – a représenté le Grand Maître Sebastián Jans P. lors de ladite cérémonie. Il appartenait au représentant du Grand Maître d’allumer l’une des huit lumières comme l’indique la tradition.
La cérémonie a été présidée par le ministre secrétaire général de la Présidence, Álvaro Elizalde, et le sous-secrétaire Macarena Lobos. Diverses autorités étaient présentes, parmi lesquelles le ministre des Affaires étrangères, Alberto van Klaveren, le ministre du Logement, Carlos Montes, des ambassadeurs et des représentants de plusieurs communautés religieuses et philosophiques, entre autres.
Hanoukka, également connue sous le nom de « Fête des Lumières », commémore le miracle du candélabre du Temple de Jérusalem, qui est resté allumé pendant huit jours alors qu’il n’y avait que suffisamment d’huile pour une journée, symbole de résistance et de foi. Le festival, célébré au siège exécutif depuis 2008, souligne l’importance de la liberté religieuse et de la coexistence dans la diversité. Au cours de l’événement, l’allumage traditionnel des bougies a eu lieu, accompagné des bons vœux des participants.
Lors de la célébration de Hanoukka, les Juifs se réunissent avec leur famille et leurs amis pour allumer des bougies, chanter et faire tourner des dreidels. Chaque bougie doit être allumée chaque jour au crépuscule et ne peut être utilisée à d’autres fins que la réflexion et la contemplation.