Fondation de la loge L’Union à Bruxelles, 1742 (date historique)

Gardez cet article avec vous
Emportez-le partout en PDF, gardez-le pour toujours — et soutenez une presse libre et indépendante.
+ frais de traitement
Vous avez un code promo ?

Glossaire de la franc-maçonnerie

En 1742, la loge L’Union est fondée à Bruxelles, capitale des Pays-Bas autrichiens, bientôt suivie de L’Équité, que les sources datent de 1743. Ces ateliers comptent parmi les premiers jalons documentés de la franc-maçonnerie bruxelloise, après une loge mentionnée dès 1740 et l’énigmatique Parfaite Union de Mons, dont la tradition fait remonter l’existence à 1721. Leur apparition témoigne de l’essor de la sociabilité maçonnique dans les territoires de Marie-Thérèse, avant les restrictions de Joseph II en 1786 et le grand développement de la maçonnerie belge au XIXe siècle.

Date : 1742
Lieu : Bruxelles, Belgique

Les Pays-Bas autrichiens

Fondation de la loge L’Union à Bruxelles, 1742
Source : Wikimedia Commons – Georg Balthasar Probst – Public domain

Depuis les traités d’Utrecht et de Rastatt (1713-1714), les anciens Pays-Bas espagnols sont passés sous la souveraineté des Habsbourg d’Autriche. Bruxelles, siège du gouvernement général, accueille une aristocratie cosmopolite, des militaires et des négociants. Dans les années 1740, la guerre de Succession d’Autriche agite la région, que les armées françaises occupent à partir de 1745.

Des débuts difficiles à dater

Les historiens soulignent la difficulté de dater précisément l’arrivée de la maçonnerie dans ces provinces. La tradition place à Mons en 1721 la première loge, La Parfaite Union, mais on ne peut rien en affirmer avec certitude. Des loges éphémères semblent exister à Gand et à Tournai vers 1730. À Bruxelles, la plus ancienne loge aurait existé dès 1740, sans que son nom soit connu.

L’Union et L’Équité

Le Grand Orient de Belgique, dans son historique, date la loge L’Union de 1742 et la loge L’Équité de 1743. Kronobase présente les deux loges comme ouvertes ensemble en 1742 : seule L’Union est rattachée à cette année par les sources consultées. Leurs noms reflètent l’idéal de la sociabilité maçonnique des Lumières : la concorde entre frères de conditions diverses et la justice dans les rapports humains.

Une maçonnerie aristocratique et cosmopolite

Les loges des Pays-Bas autrichiens recrutent dans la noblesse, l’armée et la bourgeoisie aisée, et entretiennent des liens avec la France, l’Angleterre et les Provinces-Unies. Leur développement est associé au règne de Marie-Thérèse, dont l’époux, François-Étienne de Lorraine, avait été initié en 1731. Les loges prospèrent malgré la bulle de Clément XII de 1738, peu appliquée dans ces territoires.

Le coup d’arrêt de Joseph II

Fondation de la loge L’Union à Bruxelles, 1742
Source : Wikimedia Commons – Unidentified painter – Public domain

En janvier 1786, l’empereur Joseph II publie un édit qui encadre strictement la maçonnerie : Bruxelles n’est plus autorisée à compter que trois loges, et les loges des autres villes sont interdites. Cette mesure, accueillie avec hostilité, s’inscrit dans la politique centralisatrice qui conduit à la révolution brabançonne de 1789.

Postérité

Après la période française et hollandaise, la maçonnerie belge s’organise avec le Grand Orient de Belgique, fondé en 1833, puis connaît une forte implication dans la vie publique du royaume, notamment autour de l’Université libre de Bruxelles. Les loges des années 1740 en constituent la lointaine préhistoire bruxelloise.

Repères chronologiques

  • 1721 : fondation traditionnellement attribuée à La Parfaite Union de Mons.
  • Vers 1730 : loges éphémères à Gand et à Tournai.
  • 1740 : première loge mentionnée à Bruxelles.
  • 1742 : fondation de la loge L’Union à Bruxelles.
  • 1743 : fondation de la loge L’Équité.
  • Janvier 1786 : édit de Joseph II limitant les loges.
  • 1833 : fondation du Grand Orient de Belgique.

Le saviez-vous ?

Les débuts de la maçonnerie dans les Pays-Bas autrichiens ne se limitent pas à Bruxelles. L’histoire de la maçonnerie belge signale ainsi en 1743 à Alost la loge La Discrète Impériale, dont le nom rend hommage à la dynastie des Habsbourg. Les sources restent toutefois lacunaires et parfois contradictoires pour cette période.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia de référence.

Voir aussi dans le glossaire : Maître de loge ou Maître en chaire, Grand Orient, Orient.

Glossaire de la franc-maçonnerie

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles en relation avec ce sujet

Titre du document

DERNIERS ARTICLES