Jammy Schmidt (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Benjamin Schmidt, dit Jammy Schmidt, naît à Crèvecœur-le-Grand, dans l’Oise, et meurt à Prayssac, dans le Lot. Journaliste, figure du Parti radical, maire de sa commune natale de 1912 à 1940, député de l’Oise à partir de 1924, sous-secrétaire d’État au Budget et président du conseil général de l’Oise, il est aussi un franc-maçon en vue : il siège au conseil de l’ordre du Grand Orient de France.

Un journaliste picard au Parti radical

Jammy Schmidt – portrait
Source : Wikimedia Commons – Agence de presse Meurisse – Public domain

Fils d’un inspecteur du travail, Jammy Schmidt fonde et dirige Le Bonhomme picard. Il entre dès 1902 au comité exécutif du Parti radical, dont il devient l’un des militants les plus actifs dans l’Oise.

Élu maire de Crèvecœur-le-Grand en 1912, il conserve ce mandat jusqu’en 1940. C’est à ce titre qu’il célèbre le mariage de Joséphine Baker et de Jean Lion. Il entre au conseil général de l’Oise l’année suivante.

Député de l’Oise et membre du gouvernement

Entré à la Chambre des députés lors d’une élection partielle en 1924, il est réélu sous le Cartel des gauches, puis en 1928, 1932 et 1936. Il siège dans le groupe radical et devient rapporteur du budget des Régions libérées, puis du budget de l’Éducation physique en 1933 et 1934.

Quelques mois durant, il est sous-secrétaire d’État au Budget, chargé des Régions libérées, dans le gouvernement de Paul Painlevé, auprès de Joseph Caillaux, ministre des Finances. Sous le Front populaire, il est rapporteur général de la commission des finances de la Chambre.

Président du conseil général de l’Oise

Jammy Schmidt
Source : Wikimedia Commons – self – CC0

En 1931, Jammy Schmidt est élu président du conseil général de l’Oise, fonction qu’il exerce jusqu’à la suppression des conseils généraux par le régime de Vichy en 1940. La même année 1931, il publie Les Grandes Thèses radicales : de Condorcet à Édouard Herriot, préfacé par Édouard Herriot.

En juin 1940, il embarque sur le Massilia ; arrêté, il ne prend pas part au vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Une place de Beauvais porte aujourd’hui son nom.

Au conseil de l’ordre du Grand Orient

L’article Wikipédia précise que, franc-maçon, Jammy Schmidt est membre du conseil de l’ordre du Grand Orient de France, l’instance dirigeante de l’obédience. Les sources consultées ne mentionnent ni sa loge ni la date de son initiation. Son parcours illustre la proximité étroite, sous la IIIe République, entre le Parti radical et le Grand Orient.

Un radical maçon de la IIIe République

Jammy Schmidt incarne le notable radical et franc-maçon de la IIIe République, enraciné dans sa commune et son département, présent à la Chambre comme au gouvernement, et associé à la direction du Grand Orient de France. Son itinéraire résume l’alliance entre radicalisme républicain et maçonnerie qui marqua la vie politique française de l’entre-deux-guerres.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jammy Schmidt.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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