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L’accusation d’athéisme vise la franc-maçonnerie en la présentant comme une entreprise de destruction de la foi. Elle fut souvent utilisée par des adversaires religieux qui voyaient dans la liberté de conscience une menace contre l’obéissance doctrinale. Dans cette perspective, refuser d’imposer une croyance unique reviendrait à nier Dieu.
Une méconnaissance de la diversité maçonnique

Cette accusation méconnaît profondément la diversité maçonnique. Certaines obédiences travaillent sous l’invocation du Grand Architecte de l’Univers. D’autres affirment une liberté absolue de conscience. Des francs-maçons sont croyants, agnostiques, déistes, spiritualistes, rationalistes ou athées. La franc-maçonnerie ne se laisse donc pas réduire à un athéisme doctrinal.
Le soupçon antimaçonnique confond pluralisme et négation. Il ne comprend pas qu’un espace puisse accueillir des consciences différentes sans les contraindre à une profession de foi commune. L’athéisme devient alors un mot d’accusation plus qu’une description. Il sert à disqualifier une méthode fondée sur la recherche, le symbole et l’expérience intérieure. Là encore, l’antimaçonnisme refuse la nuance, parce que la nuance détruit son procès.
Voir aussi : Grand Architecte de l’Univers, Liberté de conscience, Indifférentisme, Religion, Laïcité.

Notice extraite de l’Abécédaire de trois siècles d’antimaçonnisme de Yonnel Ghernaouti.
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